Posts Tagged ‘Étrangers’

Les frontières du Canada resteront fermées jusqu’au 21 janvier

novembre 29, 2020

Le Canada a annoncé dimanche 30 novembre une nouvelle prolongation, jusqu’au 21 janvier 2021, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de quatorze jours afin d’éviter la propagation du coronavirus.

De son côté, la frontière du Canada avec les États-Unis reste fermée jusqu’au 21 décembre, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels. Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars et elle pourrait être prolongée après le 21 décembre, a indiqué le gouvernement canadien dans un communiqué.

Le gouvernement affirme qu’il «sera en mesure» à partir du 21 janvier d’harmoniser les éventuelles prolongations de fermetures de ses frontières entre les États-Unis et les autres pays dans le monde, ainsi que le décret de quarantaine obligatoire.

Ottawa annonce également la création d’un cadre pour «examiner les demandes présentées par des organismes de sport amateur de haut niveau qui veulent organiser» des événements comme des «championnats du monde, des qualifications olympiques ou paralympiques, ainsi que des coupes du monde»

Par Le Figaro avec AFP

Afrique du Sud: le président nigérian Buhari exige plus de sécurité pour les étrangers

octobre 3, 2019

 

Le président nigérian Muhammadu Buhari a exigé jeudi 3 octobre le «renforcement et l’application» des mesures de sécurité nécessaires à la protection des étrangers en Afrique du Sud, un mois après la dernière vague de violences xénophobes.

Le mois dernier, des centaines de commerces et de biens appartenant à des étrangers ont été saccagés et incendiés, principalement à Johannesburg, la capitale économique sud-africaine. Ces troubles ont causé la mort d’au moins 12 personnes et de vives tensions entre Pretoria et Abuja, les deux principales puissances du continent. «Nous appelons au renforcement et à l’application de toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition de ces actes qui menacent non seulement nos solides relations bilatérales mais aussi notre vision d’une Afrique forte et prospère», a déclaré jeudi Muhammadu Buhari en visite d’Etat en Afrique du Sud. «Nous condamnons également les quelques rares incidents qui ont visé les intérêts économiques sud-africains au Nigeria en représailles», a-t-il ajouté devant la presse à l’ouverture de son entretien avec son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa.

Le chef de l’Etat sud-africain a de son côté une nouvelle fois exprimé «ses vifs regrets pour la violence qui a visé des étrangers dans certaines parties du pays». «Nous condamnons toutes les formes d’intolérance et n’hésiterons pas à agir contre toute forme de violences», a insisté Cyril Ramaphosa. Les deux dirigeants devaient tenir une conférence de presse à l’issue de leurs entretiens. Première puissance industrielle du continent, l’Afrique du Sud accueille des millions de migrants. Elle est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29%), la pauvreté et des inégalités criantes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Allemagne: Merkel dans l’embarras, les « chasses » aux étrangers remises en causes en cause

septembre 7, 2018

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute des « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant Angela Merkel. Le 12 avril 2018. / © AFP/Archives / MICHELE TANTUSSI

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute l’existence de « chasses » aux étrangers à Chemnitz, contredisant et embarrassant Angela Merkel au moment où elle fait face à de nouveaux remous politiques sur les migrants.

Un nouveau rassemblement à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite Pro Chemnitz est par ailleurs prévu en fin de journée dans cette ville de l’ex-RDA. La cité saxonne est depuis près de deux semaines le théâtre de manifestations et violences, suite au meurtre à l’arme blanche d’un Allemand, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

Hans-Georg Maassen a fait part vendredi dans Bild de ses sérieux doutes quant à d’éventuelles « chasses collectives » perpétrées contre des personnes d’apparence étrangère lors d’un rassemblement non autorisé de l’extrême droite le 26 août à Chemnitz. Celui qui avait mis le feu aux poudres.

Or, ces « chasses collectives » avaient été officiellement condamnées dès le lendemain par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

La dirigeante elle-même avait ensuite employé cette expression et évoqué également des images montrant « très clairement la haine » et « une poursuite contre des personnes innocentes ».

– ‘Fausse information’ –

Le chef du renseignement a également mis en doute l’authenticité d’une vidéo diffusée ce soir-là sur le compte Twitter d’un groupe d’extrême gauche « Antifa Zeckenbiss » et montrant au moins un jeune homme, probablement d’origine étrangère, poursuivi en pleine rue par des hommes vociférants.

« Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz », selon M. Maassen qui n’a fourni aucune précision.

La chaîne publique ARD, qui a effectué des recherches poussées sur ce document, a assuré à l’inverse que rien n’indiquait que cette vidéo était un « fake », s’appuyant sur les témoignages de journalistes sur place ou l’analyse des lieux.

La Fédération des journalistes allemands a critiqué les mises en cause du patron du Renseignement. « Face à ses doutes, il y a les témoignages de journalistes » sur place, qui ont assisté aux scènes et ont été eux-mêmes parfois agressés, a-t-elle dit.

La police de Chemnitz avait elle-même fait état de plaintes déposées par un jeune Afghan, un Bulgare ou encore un Syrien, suite à des agressions en marge du défilé organisé le 26 août par l’extrême droite pour dénoncer l’homicide commis le même jour.

Les violences avaient suscité un immense émoi dans un pays, où l’opinion est très polarisée sur la question des migrants depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Les mises en cause du patron du renseignement sont un pavé dans la marre pour Angela Merkel sur le plan politique car plusieurs responsables de son propre camp conservateur, à commencer par son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, et l’extrême droite, mettent en cause depuis plusieurs jours la réalité des violences contre les étrangers à Chemnitz.

– Mise en garde –

La chancelière est en grande difficulté depuis des mois sur la question migratoire.

Chaque fait divers impliquant des migrants est l’occasion pour le parti d’extrême droite (AfD) de l’attaquer et de dénoncer une hausse supposée de l’insécurité et de la délinquance depuis 2015.

Et Horst Seehofer, également président du très conservateur parti bavarois CSU – théoriquement allié de la CDU – conteste de nouveau ouvertement la politique migratoire de la chancelière.

Il a estimé jeudi que l’immigration était « la mère de tous les problèmes » de l’Allemagne, ce qu’a contesté dans la foulée Mme Merkel. Et vendredi il a apporté son soutien au patron du Renseignement, affirmant qu’il avait « toute (sa) confiance ».

Le ministre avait déjà poussé la coalition gouvernementale entre sociaux-démocrates et conservateurs au bord de l’implosion fin juin sur cette épineuse question de l’accueil des migrants.

Dans ce climat, le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, est sorti de sa réserve vendredi pour mettre en garde contre toute offensive visant la démocratie allemande et rappeler « les conséquences » des attaques subies par la République de Weimar, avant l’avènement du nazisme en 1933.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 17h04)

Afghanistan: trois employés étrangers enlevés et exécutés à Kaboul

août 2, 2018

Trois employés expatriés ont été enlevés et tués par des hommes armés à Kaboul jeudi matin et leurs corps retrouvés dans les faubourgs de la capitale afghane / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Trois employés expatriés ont été enlevés dans des circonstances encore confuses et exécutés jeudi à Kaboul, dans ce qui est qualifié d' »acte terroriste » par les autorités.

Les trois victimes, retrouvées menottées et criblées de balles, sont de nationalités indienne, macédonienne et malaisienne.

Leurs corps ont été découverts par la police à l’extérieur de Kaboul moins de deux heures après leur disparition.

Interrogée, l’ambassade d’Inde à Kaboul a confirmé la mort d’un de ses ressortissants. La représentation malaisienne à New Delhi a également confirmé dans un communiqué « la mort d’un ressortissant malaisien dont le corps a été retrouvé à 33 km au sud de Kaboul ».

Les trois hommes étaient des cuisiniers qui travaillaient pour une entreprise de restauration, a précisé à l’AFP une source de sécurité.

Personne n’a revendiqué cette opération.

« A ce stade nous pensons qu’il s’agit d’un acte de terrorisme », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Hashmat Stanikzai.

D’après ses informations, les trois hommes ont été enlevés dans l’est de la capitale afghane, à proximité de l’aéroport international.

Mais une certaine confusion demeure sur les circonstances de leur enlèvement.

Selon Bahar Mehr, conseiller de communication du ministère de l’Intérieur, ils ont quitté leurs bureaux dans l’est de la ville « vers 08H30 » (04H00 GMT) à bord d’une voiture conduite par un chauffeur.

Carte de l’Afghanistan localisant Kaboul / © AFP / afp

– Dans un champ –

« Environ une heure et demie plus tard, leurs corps ont été retrouvés dans les champs du district de Musahi », à bord d’une autre voiture.

« Les trois victimes sont des hommes dont les mains avaient été menottées. Ils ont été tués par balles. Deux d’entre eux se trouvaient dans le coffre et le troisième sur la banquette arrière », a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

Le chauffeur qui les accompagnait jusqu’à leur interception et qui a donné l’alerte a été arrêté par la police et « fait figure de suspect », a-t-il précisé.

La région de Musabi et la route menant au Logar sont réputées dangereuses avec une importante présence des talibans.

Les enlèvements sont fréquents en Afghanistan, généralement crapuleux. Mais les bandes criminelles peuvent également revendre leurs otages étrangers à des groupes terroristes comme le réseau Haqqani. Celui-ci détient toujours, depuis septembre 2016, deux professeurs – un Australien et un Américain – de l’université américaine de Kaboul.

Cependant, les Afghans, en particulier à Kaboul, sont les premières cibles des enlèvements criminels.

La situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans le pays avec la multiplication des attentats mais aussi la hausse de la criminalité, encouragée par un chômage élevé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 14h52)

Chili: 2.000 étrangers en situation irrégulière expulsés d’ici fin 2018

juin 25, 2018

Des migrants patientent au stade Victor Jara à Santiago du Chili pour légaliser leur statut auprès des autorités migratoires chiliennes, le 23 avril 2018 / © AFP/Archives / Martin BERNETTI

Quelque 2.000 étrangers en situation irrégulière au Chili, ayant des antécédents judiciaires ou purgeant une peine de prison, seront expulsés d’ici la fin de l’année, a annoncé lundi le gouvernement du président de droite, Sebastian Piñera.

Les expulsions ont commencé vendredi, dans le cadre d’un plan mis en place par le gouvernement chilien pour faire face à l’arrivée massive de migrants ces quatre dernières années, passés de 400.000 à plus de 1,1 million dans le pays, dont 300.000 sont soupçonnés d’être en situation irrégulière.

Le Chili est le premier producteur mondial de cuivre et l’un des pays les plus riches d’Amérique latine.

« Effectivement, nous envisageons environ 2.000 expulsions de notre pays, d’ici la fin de l’année, d’étrangers ayant commis des délits », a indiqué Cecilia Pérez, porte-parole du gouvernement.

La première étape du plan visera les étrangers qui, après avoir purgé une peine de prison, n’ont pas été expulsés du pays. Puis, les migrants incarcérés seront expulsés du Chili dès leur sortie de prison, a-t-elle expliqué.

Enfin, seront expulsés les migrants n’ayant pas intégré le processus de régularisation lancé en avril, auquel participent plus de 140.000 étrangers, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Les autorités espèrent que 200.000 étrangers s’inscriront à ce programme avant sa fin prévue le 22 juillet.

Mme Pérez a assuré que le Chili garde « les portes ouvertes à tous les étrangers qui viennent contribuer à notre pays, qui veulent avoir de meilleures opportunités de vie. Mais pas à ceux qui ont commis des délits dans leur pays ou qui veulent en commettre dans le nôtre ».

Les Vénézuéliens et les Haïtiens sont les communautés ayant le plus augmenté leur flux migratoire vers le Chili ces dernières années.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2018 23h24)

Les grandes écoles veulent attirer les étudiants étrangers

mars 19, 2018

Les écoles de commerce en particulier misent sur leurs Masters of Science, programmes en 18 mois accessibles aux étudiants du monde entier après un bachelor, qui équivaut à une licence.

Ajouter encore la réputation flatteuse des écoles françaises à l’étranger… « Le MSc est le format le plus connu hors de France, rappelle François Bonvalet, directeur général de Toulouse Business School (TBS). La spécialisation y est moins marquée que dans les MS. Ils nous permettent d’attirer beaucoup de bons élèves étrangers, mais aussi quelques Français désireux d’étudier en langue anglaise. »

Rien d’étonnant, donc, si certaines écoles offrent ­désormais un large portefeuille de ces programmes. Toulouse Business School en aligne onze – dont trois en français sur son campus de Casablanca, au Maroc –, pour environ 250 inscrits. Skema en compte 17, avec la possibilité d’effectuer le cursus sur deux sites, grâce aux campus de l’école en Chine, aux Etats-Unis et au Brésil.

En réalité, ce sont surtout les business schools qui jouent la carte des MSc. A elles seules, elles proposent 84 des quelque 110 programmes disponibles. Les écoles d’ingénieurs, elles, misent plutôt sur les masters pour séduire les étudiants internationaux.

Cerise sur le gâteau, ces programmes se vendent bien : de 8 900 à 10 100 euros, par exemple, pour le MSc « innovation, création et entrepreneurship » du groupe ESC Troyes – mais la formation est accessible gratuitement en « double cursus » pour les élèves de la grande école, et de 13 000 à 16 000 euros pour les MSc de TBS. Certains franchissent même la barre des 20 000 euros. De quoi contribuer à équilibrer les comptes, à un moment où nombre d’écoles font face à des restrictions budgétaires.

Lemonde.fr  par Jean-Claude Lewandowski

Attentat dans un hôtel de Kaboul: au moins 18 morts dont 14 étrangers

janvier 21, 2018

Un membre des forces de sécurité afghanes monte la garde devant l’hôtel Intercontinental de Kaboul, le 21 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l’attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l’hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

« Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L’attentat, qui a duré une douzaine d’heures, a été revendiqué par les talibans.

« Plusieurs Ukrainiens » figurent parmi les victimes, a déclaré de son côté à l’AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères à Kiev, Vasyl Kyrylych, sans donner de nombre exact. « D’autres informations seront annoncées lundi matin », selon un communiqué du même ministère.

Un précédent bilan de l’attentat faisait état de 5 morts, dontun ou deux ressortissants étrangers, mais les autorités avaient précisé ne pas avoir terminé de fouiller l’hôtel à la recherche de victimes.

La violence de l’attaque laissait d’emblée craindre un bilan beaucoup plus lourd avec des assaillants dépeints comme tirant à vue dans la salle à manger avant de forcer les chambres pour prendre des clients en otages, parfois immédiatement abattus. Ils avaient en outre déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.

Selon M. Danish, le commando était composé de six hommes. L’attaque n’a pris fin que plus de douze heures plus tard, vers 09H30 dimanche (06H00 GMT), une fois les assaillants abattus par les unités afghanes avec le soutien de la coalition occidentale sous mandat de l’Otan – la Norvège notamment a annoncé avoir contribué au dénouement.

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers », avait auparavant annoncé M. Danish. Il a précisé que six membres des forces spéciales afghanes, réputées pour leur excellence, ont été blessés.

Le porte-parole des taliban Zabiullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités » et que l’attaque a tué des « dizaines » d’entre eux.

– Equipages manquants –

La compagnie aérienne afghane Kam Air a déploré « seize disparus parmi les 42 membres de son personnel qui se trouvaient dans l’hôtel, dont des pilotes et membres d’équipage », a expliqué à l’AFP son PDG, le capitaine Samad Usman Samadi.

La compagnie a évoqué un peu plus tard « des morts et des blessés ».

Selon M. Danish, « le commando est arrivé par le nord pour entrer dans l’hôtel par la cuisine avant de gagner le hall où il a ouvert le feu sur les clients et les gardes de sécurité ».

L’électricité a été coupée dans le quartier et l’hôtel, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, plongé dans l’obscurité toute la nuit à l’exception de hautes flammes qui s’échappaient du toit.

« Je suis sorti, mais plus d’une centaine de mes collègues et amis sont toujours entre la vie et la mort. Priez pour eux s’il vous plaît », a écrit sur Facebook un client rescapé, Aziz Tayeb.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l’établissement. De Washington, le département d’Etat appelait à signaler l’éventuelle présence d’Américains.

– Gardes inexpérimentés –

Au terme d’une nuit de cauchemar, le jour s’est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l’hôtel qui s’est échappé grâce à sa connaissance des lieux a mis en cause la sécurité de l’hôtel, affirmant à l’AFP que « les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n’ont pas riposté, ils n’avaient aucune expérience ».

Selon M. Danish, une nouvelle compagnie privée était chargée depuis début janvier de la sécurité de l’hôtel, jusqu’alors assurée par les forces gouvernementales.

« Nos équipes enquêtent pour comprendre comment les terroristes se sont infiltrés. S’il y a eu des négligences, elles seront sanctionnées ».

L’Intercontinental de Kaboul, l’un des deux cinq étoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques. Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L’établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d’attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Elles avaient conduit l’ONU et certaines ambassades à décréter l’état d’alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l’autre cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l’AFP et sa famille.

La violence reste endémique en Afghanistan, seize ans après le débarquement des Occidentaux fin 2001. Dans le nord du pays, à Balkh, au moins 18 policiers ont été enlevés et abattus dans la nuit de samedi à dimanche par des insurgés talibans dans un village, selon le chef adjoint de la police, Abdul Raziq Qaderi.

A Herat (ouest), au moins huit civils ont péri dans l’explosion de leur véhicule qui a sauté sur une mine, imputée aux talibans par des responsables locaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 16h13)

France: le gouvernement veut porter à 90 jours la rétention des étrangers en attente d’expulsion

septembre 28, 2017

Le gouvernement veut porter à 90 jours la rétention des étrangers en attente d'expulsion

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement dans l’attente de son renvoi forcé. Ci-dessus, le centre de rétention de Lingolsheim, près de Strasbourg, en avril 2012. PATRICK HERTZOG/AFP

Dans son projet de loi sur l’immigration, dont l’Agence France-Presse a obtenu une copie, et qui doit encore être transmis au Conseil d’État, le gouvernement prévoit aussi un tour de vis sur la rétention des «dublinés», ces migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés y être renvoyés pour le traitement de leur demande d’asile.

Pour mieux lutter contre l’immigration irrégulière, le gouvernement envisage d’allonger à 90 jours, contre 45 aujourd’hui, la durée de la rétention pour les étrangers en attente d’expulsion, dans son projet de loi sur l’immigration, dont l’Agence France-Presse s’est procuré copie.

Selon ce texte «pour un droit d’asile garanti et une immigration maîtrisée», qui doit encore être transmis au Conseil d’Etat, «la durée maximale de la rétention ne doit pas (…) excéder quatre-vingt-dix jours». Mais «à titre exceptionnel» le juge pourrait ensuite ordonner une prolongation «de quinze jours», dans le cas où l’étranger ferait «obstruction» à son éloignement.

La rétention administrative permet de retenir un étranger faisant l’objet d’une décision d’éloignement dans l’attente de son renvoi forcé. À 90 jours, la France «resterait dans la fourchette basse de la moyenne européenne», a toutefois souligné une source proche du dossier, en rappelant que l’Allemagne par exemple prévoyait un délai de 180 jours.

Décriée par les associations, la rétention donne le temps aux pouvoirs publics de mener les démarches de renvoi auprès du pays d’origine. Or beaucoup d’Etats renâclent à émettre les «laissez-passer consulaires» nécessaires, ce qui freine les reconduites. Pour convaincre les «récalcitrants», Emmanuel Macron a nommé début septembre un ambassadeur ad hoc.

» Lire aussi – Migrations: la France se dote d’un ambassadeur

Dans le sillage du message de fermeté du président de la République sur l’immigration irrégulière, le régime de la «retenue» pour vérification du droit au séjour serait également durci, puisqu’elle passerait de 16 heures à «24 heures».

«Nous reconduisons beaucoup trop peu»

Emmanuel Macron, début septembre.

Le texte prévoit également un tour de vis sur la rétention des «dublinés», ces migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés y être renvoyés pour le traitement de leur demande d’asile. La procédure est longue, complexe, et seuls 10% étaient effectivement transférés l’an dernier. Pour augmenter les taux, les «dublinés» pourraient être placés en rétention dès que la demande a été déposée auprès de l’Etat compétent, alors que jusqu’à présent, il fallait attendre que l’arrêté de transfert ait été pris, selon le texte.

Le président de la République, qui a demandé que le texte soit adopté «au premier semestre 2018», fait une nette distinction entre les réfugiés et les «migrants économiques», qui n’ont pas vocation selon lui à rester sur le territoire. «Nous reconduisons beaucoup trop peu», avait-il affirmé début septembre, en promettant des dispositions dans le projet de loi «pour permettre d’améliorer les retours vers les pays d’origine» comme le font «nos voisins, en particulier l’Allemagne». Au 1er semestre, l’Allemagne a expulsé 12.545 personnes. C’est autant que la France en 2016, alors que 91.000 personnes en situation irrégulière avaient été interpellées.

Plus de générosité pour les titres de séjour

Ce discours de fermeté s’accompagne d’une volonté affichée de mieux intégrer les réfugiés: le budget de la mission «asile et immigration» devrait augmenter de 25% l’an prochain, selon le projet de loi de Finances dévoilé mercredi, avec une hausse de «plus de 30%» pour la politique d’intégration à l’horizon 2020. Le projet de loi prévoit ainsi des dispositions «en faveur de l’attractivité et de l’accueil des talents et compétences», notamment pour faciliter le séjour des étudiants cherchant un emploi.

Sur la question de l’asile, il se montre plus généreux pour les titres de séjour: les personnes ayant obtenu la protection subsidiaire, qui donnait jusque là droit à un titre d’un an, bénéficieraient désormais d’une carte pluriannuelle «d’une durée maximale de quatre ans». Mais le texte prévoit aussi que l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) pourrait juger irrecevable un dossier lorsque le demandeur «peut être réadmis dans un pays tiers sûr» – c’est-à-dire un pays sûr par lequel il aurait transité. La mesure, bien que prévue au niveau européen, risque de faire grincer des dents à l’Ofpra: dans un entretien à l’AFP en juin, son patron Pascal Brice avait dit ses inquiétudes sur cette notion qui pour lui n’est «pas compatible avec le droit d’asile».

Lefigaro.fr avec AFP agence

Washington réclame à l’Iran la « libération immédiate » de tous les prisonniers américains

juillet 16, 2017

Conférence de presse du président Hassan Rohani à l’occasion du premier anniversaire de l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire iranien, le 17 janvier 2017 / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Les Etats-Unis réclament à l’Iran la « libération immédiate » de tous les Américains « injustement détenus » par la République islamique, a indiqué dimanche à l’AFP un responsable du département d’Etat après qu’un Américain accusé d' »infiltration » eut été condamné à dix ans de prison par la justice iranienne.

« Le régime iranien continue de détenir des ressortissants américains et d’autres étrangers sur la base de poursuites inventées en matière de sécurité nationale », a tonné ce responsable dans un contexte de très nette crispation entre Washington et Téhéran depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2017 16h37)                

Nigeria: Boko Haram se prépare à enlever des étrangers

mai 6, 2017

 

Une voiture de l’armée nigériane patrouille dans la ville de Banki, dans le nord-est du Nigeria, le 26 avril 2017 / © AFP/Archives / FLORIAN PLAUCHEUR

La Grande-Bretagne a affirmé vendredi que le groupe jihadiste Boko Haram se préparait à kidnapper des étrangers dans le nord-est du Nigeria.

Le Foreign Office à Londres a dit avoir reçu des rapports selon lesquels le groupe jihadiste « planifiait activement » l’enlèvement d’étrangers travaillant dans le pays dans la région de Bama, située dans l’État de Borno au nord-est du pays.

L’ambassade américaine à Abuja a déclaré dans un message à ses ressortissants que ce rapport était « crédible ».

Dans un avis aux voyageurs, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont indiqué que la zone concernée se situe « le long de l’axe Banki-Kumshe », à la frontière avec le Cameroun.

Depuis deux ans, les insurgés ont été chassés de la plupart des territoires dont ils s’étaient emparés en 2014 pour fonder un califat islamique. Mais malgré cet affaiblissement, les attaques et attentats-suicides continuent.

Le conflit, qui dure depuis huit ans, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés, dévastant la région et rendant des millions de personnes dépendantes de l’aide humanitaire.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2017 11h14)