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Canada: Le dépistage rapide serait utile dans les écoles, dit une nouvelle étude

octobre 18, 2021

 

MONTRÉAL — Les tests rapides de dépistage de la COVID-19 qui sont en voie d’être déployés dans les écoles du Québec pourraient à tout le moins permettre d’éviter de renvoyer inutilement à la maison les enfants qui présentent des symptômes inquiétants, démontre une nouvelle étude québécoise.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère de l’Éducation ont récemment annoncé que ces tests seraient implantés dans les écoles de dix régions de la province, notamment à Montréal, à Laval et en Montérégie.

La docteure Caroline Quach-Thanh, du CHU Sainte-Justine, et ses collègues ont étudié l’utilisation optimale des tests rapides pour contenir les éclosions et évaluer leur efficacité en milieu scolaire.

Ils en viennent à la conclusion que les tests par réaction de polymérisation en chaîne (les tests PCR) demeurent la technique la plus sensible chez les individus symptomatiques, mais que les tests rapides ont un rôle à jouer lorsque les enfants présentent des symptômes.

«Si tu arrives le matin et que tu réalises que l’enfant tousse un peu et peut-être qu’il a un mal de gorge, si le test est négatif, l’enfant peut rester à l’école, a résumé la docteure Quach. Évidemment, si ça perdure, il faudrait aller faire un (test) PCR comme d’habitude, mais on est capable de permettre une fréquentation scolaire autour de ce test-là.»

Il se pourrait que les tests rapides ratent quelques infections au SRAS-CoV-2 comparativement aux tests PCR, mais le risque est moindre chez les patients qui présentent des symptômes. Ces tests rapides sont aussi plus efficaces lorsque la charge virale est élevée, ce qui correspond au moment où la contagion est plus grande.

La docteure Quach en vient donc à la conclusion que les tests rapides devraient être réservés en priorité aux personnes symptomatiques.

Et même s’ils pourraient permettre à certains enfants de rester à l’école ou au service de garde, dit-elle, il faudra quand même faire preuve de discernement, puisque les critères qui existaient avant la COVID pour renvoyer un jeune à la maison demeurent valides.

«Si l’enfant fait de la fièvre, qu’il ne va pas bien, qu’il n’est pas capable de suivre les activités, on devrait encore le renvoyer à la maison, a-t-elle dit. S’il fait 39 de fièvre et que le test est négatif, qu’il est amorphe, qu’il n’est pas capable de suivre ce qui se passe en classe, il y a peut-être une influenza, il y a peut-être d’autres virus qu’on ne veut pas non plus transmettre.» 

Les résultats de cette étude ont été obtenus grâce à la participation de plus de 2000 élèves du secondaire et près de 300 membres du personnel scolaires recrutés dans deux écoles secondaires de Montréal et suivis entre les mois de janvier et juin 2021.

Les chercheurs ont trouvé une plus grande proportion de cas asymptomatiques dans ces écoles participantes, ce qui voudrait dire que plus de cas ont été ratés dans les autres écoles de la province.

De plus, parmi les infections dont la source était connue, 72,5 % découlaient d’une transmission familiale et 25 % d’une transmission scolaire.

Avec Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

Violences en RDC : la justice transitionnelle doit être décolonisée

octobre 16, 2021
Un soldat de l’armée congolaise dans le camp de déplacés de Bijombo, dans l’est de la RDC. © ALEXIS HUGUET / AFP

Comment répondre aux violations massives des droits humains dans l’est de la RDC ? La justice transitionnelle peut être une solution, si elle est mise en œuvre par les Congolais eux-mêmes.

Depuis plus de trois décennies, la RDC vit au rythme des conflits et violences incessantes qui emportent des milliers de vies et causent de multiples blessures physiques et traumatismes mentaux dans toutes les communautés du pays, particulièrement dans les provinces orientales du Nord et du Sud Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika. Répondre à ces violations massives des droits humains requiert une prise en compte globale des facteurs historiques, politiques, sécuritaires, économiques et sociaux qui peuvent nous éclairer sur les mécanismes ayant conduit au chaos et à la dévalorisation de la vie humaine dans ce pays. Mais les débats restent dominés par l’activisme en faveur de la création de mécanismes de justice transitionnelle.

Milices ethniques

Par justice transitionnelle, les Nations unies entendent « l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation ».  Dans le contexte congolais, les débats sont étroitement centrés sur le Mapping Report. Publié en août 2010, ce rapport du Haut-commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme inventoriait les « 617 incidents les plus graves » survenus entre mars 1993 et juin 2003, pouvant, « s’ils sont dument enquêtés et prouvés […], suggérer la commission de multiples violations des droits de l’homme». Les dits incidents couvraient notamment les violences au Shaba/Katanga et au Nord Kivu à partir du début 1993, celles précédant et accompagnant les deux guerres du Congo (1996-1998/1998-2001) ainsi que la difficile transition vers un gouvernement post-rebellions (2001-2003).

Parmi leurs auteurs présumés se trouvent diverses milices congolaises souvent organisées sur des bases ethniques, les forces armées régulières congolaises, les mouvements armés, notamment l’AFDL, le MLC, et les forces en provenance des pays voisins de la RDC, dont les armées rwandaise (APR/RDF), ougandaise (UPDF), burundaise (FAB), zimbabwéenne (ZDF) et angolaise (FAA).

Dans ses conclusions, le rapport recommandait « une politique holistique de justice transitionnelle qui s’appuierait sur la création de mécanismes divers et complémentaires », notamment un tribunal mixte pour la RDC ; une Commission vérité et réconciliation ; des programmes de réparation et de réformes institutionnelles. La juridiction mixte devrait mener des enquêtes approfondies devant éventuellement conduire à des poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes commis dans le pays.

Au terme d’une campagne médiatique plutôt réductrice autour du Rapport Mapping et face aux protestations ou aux objections des pays voisins de la RDC, ce travail est quasiment tombé dans l’oubli. Il a resurgi ces dernières années grâce à l’activisme de personnalités telles que le Dr. Denis Mukwege, Prix Nobel 2018, d’acteurs politiques comme Martin Fayulu (coalition Lamuka) ainsi que de membres de la société civile portés par leurs soutiens internationaux, surtout européens.

Théories complotistes, rapport politique

Mais cet activisme soulève bien des interrogations tant il procède d’une lecture plutôt sélective du rapport. Ainsi, lors de sa publication, la tempête médiatique soulevée par l’évocation des «  attaques contre les réfugiés hutu », qualifiées de génocidaire, était en totale contradiction avec le silence quasi absolu sur les violences dirigées contre les Banyamulenge et les Tutsi congolais. De même, la qualité de victime ou de bourreau est attribuée aux uns et aux autres de manière fantaisiste, suivant le principe de l’objectivité sélective.

L’exemple le plus frappant est l’attitude paradoxale des personnalités comme Martin Fayulu qui promeuvent le Rapport Mapping ainsi qu’un vague concept de « génocide congolais » en souscrivant aux théories complotistes sur la balkanisation et l’occupation tutsi-rwandaise de la RDC tout en niant toute présence de Banyamulenge dans le pays.

IL NE FAUT PAS FÉTICHISER LE RAPPORT MAPPING ET IGNORER LES RÉALITÉS CONTEMPORAINES, Y COMPRIS LES ATROCITÉS EN COURS

Deuxièmement, l’usage sélectif du Rapport Mapping comme fondement d’une future justice transitionnelle en RDC rétrécit, de manière artificielle, les limites matérielles et temporelles des débats sur la responsabilisation pénale pour les violations des droits humains en RDC. En effet, celles-ci ont perduré au-delà de la décennie 1993-2003 couverte dans le document, jusqu’à aujourd’hui. Diverses sources, notamment l’ONU et le Baromètre sécuritaire du Kivu, ont récemment recensé dans les provinces orientales plus d’une centaine de groupes armés, essentiellement locaux, régulièrement accusés de multiples exactions. Les forces régulières (FARDC) et des groupes armés étrangers s’illustrent également par leurs abus envers des populations civiles.

De ce fait, une poursuite de justice transitionnelle qui fétichise le Rapport Mapping tout en ignorant les réalités contemporaines, y compris des atrocités en cours, revêt un caractère plus politique qu’une sincère défense des droits des victimes.

Décolonisation de la justice

En effet, l’activisme déployé pour la création d’un Tribunal pour la RDC trahit une certaine volonté d’externalisation des responsabilités pour tous les crimes commis dans le pays. Comme le déclarait récemment un député provincial sud-kivutien favorable à une justice international(isée) – et par ailleurs chantre du discours anti-banyamulenge-tutsi –, la justice pour laquelle il milite viserait à la condamnation des acteurs étrangers (rwandais, ougandais, burundais…) qu’il considère comme seuls responsables des violations commises en RDC. Cet argument trahit une lecture erronée du Rapport Mapping et surtout l’absence de regard introspectif sur les responsabilités congolaises dans les conflits, violences et autres maux qui gangrènent le pays.

INVESTIR DANS LA CAPACITÉ DES JURIDICTIONS CONGOLAISES AUSSI BIEN POUR LES VIOLATIONS PASSÉES QUE PRÉSENTES, SERAIT SALUTAIRE AU MOMENT OÙ L’AFRIQUE

Finalement – et c’est ici que se situe l’argument décolonial – le militantisme actuel, qui réduit la justice transitionnelle en RDC à une cour internationale ou mixte, est un aveu d’incapacité ou d’absence de volonté des acteurs congolais. La justice devant les tribunaux internationaux ou mixtes est essentiellement symbolique en ce sens qu’elle ne peut instruire qu’un nombre limité de dossiers. Après tout, la Cour pénale internationale a déjà mené des poursuites et reste saisie du dossier depuis 2004. Étant donné les coûts exorbitants que nécessite une telle démarche, investir dans la capacité des juridictions congolaises à délivrer la justice pour tous, aussi bien pour les violations passées que présentes, serait salutaire au moment où l’Afrique est appelée définir son avenir.

Avec le soutien d’institutions telles qu’Avocats sans frontières et l’International Centre for Transitional Justice, les juridictions congolaises ont démontré leur potentiel à surmonter les défis structurels – tels que la corruption institutionnalisée – pour instruire des dossiers, souvent très sensibles et médiatisés, sur certains crimes. La plainte récemment déposée devant les juridictions congolaises sur les crimes commis dans la région de Minembwe et les discours de haine s’inscrit dans ce cadre. Plutôt que de dépenser des ressources sur des juges, procureurs et experts de justice étrangers providentiels, un renforcement institutionnel de la capacité des praticiens congolais du droit à délivrer une justice véritablement indépendante, impartiale et inclusive contribuerait à une réelle décolonisation des interventions visant la justice, la paix et la sécurité en RDC et dans sa région est.

Félix Mukwiza Ndahinda

Avec Jeune Afrique par Félix Mukwiza Ndahinda

Chercheur congolais installé aux Pays-Bas.

Afghanistan: Les femmes pourront étudier à l’université, mais pas avec les hommes

septembre 12, 2021

AFGHANISTAN: LES FEMMES POURRONT ÉTUDIER À L'UNIVERSITÉ, MAIS PAS AVEC LES HOMMES

© Reuters/Mohammad Ismail 

(Reuters) – Les femmes afghanes qui le souhaitent seront autorisées à étudier à l’université, mais il sera mis fin à la mixité des cours, a annoncé dimanche le ministre de l’Education supérieure du gouvernement taliban, Abdul Baqi Haqqani.

En accord avec la Charia, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse à Kaboul, les classes seront séparées entre hommes et femmes, les cours dispensés aux étudiantes le seront dans la mesure du possible par des enseignantes, et les jeunes femmes devront porter le voile intégral.

Abdul Baqi Haqqani a précisé que la non-mixité serait désormais de rigueur en Afghanistan et que les programmes d’enseignement seraient revus dans les mois qui viennent.

Avec Reuters par (Bureau d’Islamabad, version française Sophie Louet)

Pourquoi le Québec séduit toujours plus d’étudiants africains

juin 15, 2021
L’Université Laval a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Grâce au soutien de ses établissements universitaires, le Québec attire depuis longtemps les étudiants francophones étrangers, dont beaucoup d’Africains. Et en recueille en retour les fruits.

Cela fait bientôt cinquante ans que le Québec ouvre en grand les portes de ses établissements d’enseignement supérieur aux étudiants du monde entier, notamment francophones. Une destination depuis longtemps appréciée des Africains pour l’accessibilité de ses formations de haut niveau. Au point que le secteur fait partie des cinq piliers identifiés par le gouvernement québécois pour asseoir sa « Vision Afrique », qui doit être dévoilée avant la fin de cette année.

Ils sont chaque année plusieurs milliers à franchir l’Atlantique pour suivre des cycles d’études professionnelles, technologiques ou universitaires, avec l’objectif, diplôme en poche, de rentrer participer au développement économique de leur pays ou de solliciter la résidence au Québec pour intégrer en quelques années un marché du travail en pleine effervescence.

« Pour 2019-2020, nous avons reçu 16 000 demandes de dossiers en provenance de 45 pays d’Afrique pour l’ensemble de nos établissements partenaires », précise Catherine Plasse-Ferland, directrice-adjointe du Pôle régional en enseignements supérieur Capitale-Nationale. Également connu sous le nom de Québec Villes Études, il regroupe depuis 2018 les principales institutions universitaires et d’études supérieures de la province du même nom.

Pénurie de main-d’œuvre

Impulsé par le ministère de l’Éducation québécois, ce regroupement des principaux acteurs de la formation entre dans la stratégie gouvernementale destinée à répondre à la pénurie de main-d’œuvre observée dans de nombreux secteurs économiques de la province, et estimée actuellement à près de 150 000 postes, dont la moitié exigerait un niveau d’étude supérieure.

L’UNIVERSITÉ LAVAL A ENREGISTRÉ UNE HAUSSE DE 60 % DE SES CONTINGENTS D’ÉTUDIANTS AFRICAINS DEPUIS 2016

Une perspective qui suscite un intérêt grandissant ces dernières années chez les bacheliers africains, toujours plus nombreux à venir tenter leur chance au Québec. L’Université Laval, le plus grand établissement francophone d’enseignement supérieur d’Amérique du Nord, particulièrement présent à travers l’Afrique, a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Même progression dans le réseau des Collèges d’enseignement général et professionnel (Cegep) qui, dans le cursus scolaire québécois, fait le pont entre le lycée et l’université, avec un diplôme équivalent à une première année de licence. Un « animal solitaire » selon Francis Brown Mastropaolo, directeur des affaires internationales de la Fédération des Cegep, « suffisamment agile au niveau des formations proposées pour répondre aussi bien au souhait de spécialisation des doctorants qu’à l’urgence des migrants de s’insérer dans le marché du travail québécois ».

Avec ses 48 collèges, implantés sur l’ensemble du territoire, le réseau des Cegep constitue la porte d’entrée idéale pour les nouveaux arrivants, qui peuvent construire leur parcours en optant pour un diplôme d’études collégiales (DEC) leur permettant de suivre un cursus de niveau universitaire ou pour une attestation d’études collégiales (AEC), dont les formations plus ou moins longues sont censées correspondre au plus près aux besoins constatés en matière de ressources humaines.

C’est notamment le cas des programmes de formation proposés par le Cegep Limoilou, définis avec le concours des chefs d’entreprise de la région et particulièrement pensés pour le public africain. La formule Cegep séduit sur le continent même, puisque les Québécois ont participé à la réforme de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel du Sénégal (Isep), lancée en 2013 par le président Macky Sall. Une première expérience a été menée avec succès à Thiès, dupliquée par la suite dans le reste du pays.

Cameroun et Mozambique

Les Cegep disposent aujourd’hui d’une cinquantaine d’accords de coopération (numérisation des formations, développement de l’entrepreneuriat, assistance technique…) en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Cameroun ou au Mozambique. « Notre approche très professionnalisante orientée sur l’employabilité des personnes commence à être largement reconnue sur le continent », constate Francis Brown Mastropaolo.

AU FIL DES GÉNÉRATIONS, LE QUÉBEC S’EST CONSTITUÉ EN AFRIQUE UN RÉSEAU UNIQUE

D’autres grands établissements, tels que l’École nationale d’administration publique (Enap) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), constituent également des voies d’accès privilégiées pour les Africains désireux d’étudier outre-Atlantique. Tous deux accueillent plusieurs centaines d’étudiants africains qui, chaque année, représentent entre 20 % et 25 % de leurs contingents étrangers respectifs.

L’Enap, qui a vu passer sur ses bancs plusieurs milliers d’Africains en près de soixante ans, propose des doctorats et des maîtrises reconnus dans de nombreux pays francophones du continent. Certains cursus ont même été délocalisés sur place, pendant que des modules de formation continue sont également proposés aux administrations locales.

Au fil des générations, le Québec s’est constitué en Afrique un réseau unique qui se densifie à chaque nouvelle promotion. « Quand les étudiants restent, ils rentrent dans la famille. Quand ils repartent dans leurs pays respectifs, ils sont nos meilleurs amis sur place », constate Francis Brown Mastropaolo. Dans un cas comme dans l’autre, le Québec en sort gagnant. Et les étudiants africains qui ont franchi le pas également.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Canada/Mystérieuse maladie au N.-B.: 2 expertes disent qu’on ne doit pas céder à la panique

mars 20, 2021

 

De nombreuses questions demeurent sans réponse au sujet de la présence d’un syndrome neurologique dégénératif au Nouveau-Brunswick.

© Fournis par La Presse Canadienne

Deux expertes de l’Université de l’Alberta, Valerie Sim et Debbie McKenzie, étudient les maladies à prions qui sont causées par une protéine anormalement repliée dans le cerveau. Ces maladies provoquent un dépérissement du cerveau et les organes atteints sont souvent criblés de trous, explique la Pre Sim.

Parmi elles, on retrouve la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie rare et mortelle chez l’humain, la maladie de la vache folle chez les bovins et la maladie débilitante chronique, qui affecte le cerf, le wapiti, l’orignal et le renne.

«En ce moment, je dirais que c’est une bonne chose que les autorités du Nouveau-Brunswick regardent cela plus en détail, dit la Pre Sim. Cela ne signifie pas avec certitude qu’il existe un syndrome neurologique progressif. Cela signifie simplement qu’il existe un schéma intéressant et que nous avons besoin de plus d’informations.»

Une mention du syndrome inconnu est apparue pour la première fois dans une circulaire du 5 mars de la médecin hygiéniste en chef adjointe, la Dre Cristin Muecke, aux diverses associations professionnelles médicales de la province. Elle demande à tous ceux qui soupçonnent avoir rencontré un patient atteint de la maladie de les orienter vers une clinique spécialisée.

Les symptômes sont similaires à ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, un trouble cérébral dégénératif et mortel, a déclaré jeudi la médecin-hygiéniste en chef, la médecin hygiéniste en chef de la province, Jennifer Russell.

Il y a 43 cas faisant l’objet d’une enquête dans la province, avec 35 cas confirmés et huit cas suspectés, a indiqué Mme Russell. Les cas ont été en grande partie détectés par des médecins de la région de Moncton et du nord-est de la province, a-t-elle mentionné. Le premier remonte en 2015.

Selon les deux scientifiques, il est peu probable qu’il s’agisse d’une maladie à prions encore inconnue, même si cela est déjà arrivé par le passé. En 1996, une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob a été découverte au Royaume-Uni, signale la Pre McKenzie.

Ces maladies sont facilement identifiables par une autopsie en raison des lésions cérébrales qu’elles causent.

L’hypothèse que la maladie est causée par une sorte de toxine est sensée, souligne la Pre McKenzie. Elle mentionne que les autorités ont affirmé que les cas sont concentrés dans des zones précises.

«Ce serait en fait plus étrange, dans un sens, si la maladie était répandue dans tout le Nouveau-Brunswick ou dans tout le Canada atlantique, souligne-t-elle. Nous devons parler de quelque chose de très, très différent.»

Elle craint que d’en retracer les origines soit difficile. Premièrement, le premier patient a contacté la maladie il y a un certain temps déjà. Secundo, la perte de mémoire est l’un des symptômes de la maladie.

«Je suggérerais de ne pas trop s’inquiéter, dit la Pre McKenzie. On a besoin de beaucoup plus d’informations sur la source ou la cause sous-jacente de ces problèmes.»

Elle espère les gens consulteront un médecin s’ils présentaient l’un des symptômes associés à la maladie.

La Pre Sim dit qu’il reste encore de nombreuses questions auxquelles il faut répondre avant de conclure que les cas résultent tous d’une seule cause, en particulier une cause inconnue. Les symptômes révélés jusqu’à présent — une démence à progression rapide ainsi que des spasmes musculaires, une atrophie, des hallucinations et une foule d’autres complications — impliquent une grande partie du cerveau et pourraient survenir pour de nombreuses raisons différentes, a-t-elle déclaré.

«Des syndromes neurologiques progressifs et inexpliqués se produisent dans toutes les régions du pays et du monde, simplement parce que nous ne savons pas tout, souligne la Pre Sim. Nous n’avons pas découvert toutes les choses possibles qui peuvent arriver au cerveau.»

Avec Sarah Smellie, La Presse Canadienne

Programme de bourses master Sophie Germain France 2021

novembre 27, 2020

Découvrez le programme de bourses master Sophie Germain Université Paris-Saclay en France pour l’année universitaire 2021-2022. Retrouvez les conditions et documents exigés pour postuler à cette bourse d’étude.

Groupe Cible :

  • Pays Cibles : Tous
  • Groupe : Tous

Organisme d’accueil :

  • Nom de la bourse : bourses master Sophie Germain
  • Organisme : Université Paris-Saclay
  • Données sur la bourse :
  • Année de la bourse : 2021
  • Pays : France
  • Organisme : Université Paris-Saclay
  • Niveau d’étude : Master
  • Spécialité de la bourse : Mathématique
  • Montant de la Bourse : N/A
  • Date limite pour Postuler : 31 janvier 2023

Description de la bourse :

La Fondation Mathématique Jacques Hadamard (FMJH) offre des bourses de master pour une durée d’un à deux ans à des étudiants français ou étrangers.

Elles sont destinées à des étudiants qui souhaitent s’inscrire dans l’un des programmes (hors parcours « Formation à l’Enseignement supérieur en Mathématiques ») du Master « Mathématiques et applications » porté par les institutions membres de la FMJH.

Un jury sélectionne les lauréats en appliquant les critères définis par le Conseil Scientifique de la FMJH, au premier rang desquels figure l’excellence.

Ce programme ayant pour but d’encourager des jeunes talents à se diriger vers la recherche en mathématiques, les candidats sont invités à accorder un soin particulier à la rédaction de la lettre de motivation figurant dans leur dossier.

Comment postuler ?

Chaque année universitaire, deux appels à candidatures sont lancés successivement pour les bourses de l’année suivante :

  1. Premier appel d’octobre au 31 janvier : il concerne prioritairement les étudiants internationaux (hors Europe) dont le projet d’études en France nécessite l’inscription préalable à Campus France pour obtenir un visa.
  2. Deuxième appel de février au 1er mai : il concerne plus généralement les ressortissants de l’Union européenne (Espace Schengen) et les internationaux disposant déjà d’un titre de séjour en France en cours de validité.

Avec Adiac-Congo par Par Concoursn

Bourse d’étude Yale Young African Scholars (YYAS)

novembre 13, 2020

La mission de YYAS est d’exposer les jeunes leaders les plus brillants d’Afrique à diverses possibilités de poursuivre des études supérieures et de les doter des compétences nécessaires pour servir leurs communautés et le monde. Conformément à la mission d’accessibilité éducative de Yale, YYAS est gratuit pour tous les élèves.

Date limite d’inscription : 16 février 2021

Un participant typique de YYAS doit avoir :

Excellents dossiers académiques

Potentiel de leadership démontré

Solides compétences en communication écrite et verbale

Un désir et une capacité à travailler en collaboration avec des pairs

Persévérance et détermination face aux défis

Normes élevées de conduite personnelle et professionnelle

La capacité de lire, d’analyser et de réfléchir sur de grandes quantités de matériel difficile en anglais.

Maturité démontrée et intérêt à s’engager dans des discussions sur les questions intellectuelles, morales et politiques en Afrique

Veuillez noter que YYAS est un programme d’accès à l’université qui donne la préférence aux étudiants très performants et à faible revenu (HALI) qui n’ont pas d’orientation universitaire dans leur école ou leur communauté.

Pour postuler, les candidats doivent remplir toutes les conditions suivantes :

Âge : Vous devez être âgé d’au moins 14 ans à la date limite de candidature (16 février 2021) pour être considéré. Veuillez noter qu’un étudiant typique de YYAS a entre 15 et 18 ans.

Anglais : Vous devez être capable de participer à un programme académique rigoureux dispensé en anglais.

Citoyenneté : Vous devez être citoyen ou résident permanent d’un pays africain. YYAS acceptera également les demandes de réfugiés vivant dans un pays africain.

Niveau scolaire : Vous devez être un étudiant actuel de 11e année (ou l’équivalent international).

Date d’obtention du diplôme : Si vous fréquentez une école dans l’hémisphère nord, vous devez être diplômé de l’école secondaire au plus tard en mai / juin 2022. Si vous fréquentez une école dans l’hémisphère sud, vous devez obtenir votre diplôme d’études secondaires au plus tôt en novembre / décembre 2021 et au plus tard le novembre / décembre 2022.

Si vous êtes actuellement dans votre dernière année ou trimestre d’études secondaires, si vous avez déjà obtenu votre diplôme d’études secondaires ou si vous êtes étudiant à l’université, vous n’êtes pas admissible à postuler.

Si vous êtes un ancien YYAS ou YYGS / a, vous ne pouvez  pas postuler pour YYAS. (* Cependant, si vous êtes un ancien de YYAS / a, vous pouvez postuler à YYGS si vous êtes éligible.)

Des questions ? Veuillez nous envoyer un courriel à african.scholars@yale.edu.

Besoin d’aide ?

Contactez le personnel de YYAS avec des questions lorsque vous remplissez la demande. Plus vous nous contactez tôt, plus nous sommes susceptibles de vous aider dans les délais.

Notification de décision :

Veuillez consulter les informations  pour connaître les dates limites, dates et heures importantes et spécifiques. Les décisions d’admission seront publiées à la mi-avril.

Lien pour postuler : https://apply.globalscholars.yale.edu/apply/?sr=c59fbefa-e744-40f0-8c55-…

Avec Adiac-Congo par Yali Network

Le cancer devient la première cause de décès dans les pays riches

septembre 3, 2019

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Des médecins utilisent une nouvelle technologie pour combattre le cancer à l’hôpital de Créteil. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Selon deux enquêtes publiées ce mardi, il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies».

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d’âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes publiées ce mardi 3 septembre.

Il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies», selon les chercheurs. Les maladies cardiaques représentent plus de 40% des décès, soit environ 17,7 millions de décès en 2017. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès.

Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant plus de gens que les maladies cardiaques, d’après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l’Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis. «Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (…), les maladies cardiovasculaires n’étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé», selon Gilles Deganais, professeur émérite à l’Université Laval, au Québec et coauteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l’échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde «d’ici quelques décennies seulement», avance-t-il.

L’étude porte sur plus de 160.000 adultes suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D’après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque que ceux des pays riches.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les Européens cherchent à contourner les sanctions contre l’Iran

septembre 15, 2018

Paris – Les Européens envisagent d’instaurer un circuit commercial alternatif, une sorte de troc à grande échelle, pour contourner les sanctions américaines et permettre à l’Iran de continuer à exporter du pétrole.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne pourraient ainsi créer un véhicule dédié (Special purpose vehicle – SPV) agissant comme une bourse d’échanges qui permettrait de traiter de manière isolée les transactions commerciales avec l’Iran, ont rapporté vendredi deux médias allemands, l’hebdomadaire Der Spiegel et le quotidien économique Handelsblatt.

Si par exemple l’Iran vendait du pétrole à une entreprise espagnole, et qu’un fabricant allemand de machines-outils équipait une installation à Téhéran, la somme correspondant à la livraison du pétrole servirait directement à payer le fournisseur allemand.

« C’est du troc sophistiqué. L’acheteur paie des droits de compensation qui donnent (à l’Iran) un droit d’achat de biens de première nécessité », confirme un haut responsable français à l’AFP sous couvert de l’anonymat, précisant que des pays tiers comme la Chine ou l’Inde pourront y être associés.

L’option est à l’étude parmi plusieurs autres et vise à créer des « canaux de paiement indépendants » avec l’Iran, a indiqué de son côté une porte-parole du ministère allemand des Finances, interrogée par l’AFP.

Le président américain Donald Trump s’est retiré en mai de l’accord international sur le nucléaire iranien, censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et le sortir parallèlement de son isolement économique grâce à une levée des sanctions qui l’étranglaient.

– Des « moyens techniques » –

Washington a rétabli depuis une série de lourdes sanctions visant aussi les entreprises ou pays étrangers qui continueraient de faire affaire avec Téhéran. Sous la menace, nombre de grands groupes (Total, Daimler..) très engagés aux Etats-Unis ont depuis cessé toute activité avec l’Iran par craintes de représailles américaines.

Le 4 novembre, une nouvelle vague de sanctions frappera directement les exportations de pétrole iraniennes et les opérations bancaires avec ce pays qui va se retrouver de facto déconnecté des circuits financiers internationaux.

L’Iran détient les quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et nombre de pays, en Asie particulièrement, ont besoin de se fournir en brut iranien, d’autant que leurs raffineries sont spécialement conçues pour traiter cette variété de pétrole-là et pas une autre.

En créant une bourse d’échanges, les Européens pourraient « réduire les paiements transfrontaliers au départ ou à destination de l’Iran », relève un document de la Commission européenne cité par le Handelsblatt. Les banques internationales, très exposées au risque américain, resteraient ainsi à l’écart des transactions.

« Pour nous, la question c’est de trouver des moyens techniques pour que l’Iran puisse continuer d’importer et exporter en dépit des sanctions américaines sans que les opérateurs européens soient eux-mêmes sanctionnés », résume un diplomate européen.

La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne sont déterminées à sauvegarder l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien – dont elles sont cosignataires avec la Russie et la Chine – afin de prévenir une reprise du programme iranien susceptible de déclencher une course à l’arme atomique dans la région.

– Une question de souveraineté –

Elles s’inquiètent aussi d’un affaiblissement du président iranien Hassan Rohani, ardent défenseur de l’accord nucléaire mais qui pour l’heure n’en a pas engrangé les bénéfices économiques escomptés.

« Les mesures prises par Washington (..) risquent de renforcer les éléments les plus durs du régime », avertit le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« Washington pense que ces pressions sont susceptibles de provoquer un changement d’attitude du régime, voire du régime lui-même; or nous ne le croyons pas », ajoutait-t-il dans une interview fin août à l’hebdomadaire français L’Express.

Les Européens dénonçent aussi, à travers les sanctions américaines, une atteinte à leur souveraineté ainsi qu’à leurs intérêts économiques, et pas seulement en Iran.

Berlin redoute notamment que des sanctions de Washington contre la Russie ne pénalisent l’industrie allemande dans ce pays.

Face à de telles menaces, « nous devons réagir et renforcer l’autonomie et la souveraineté de l’Europe en matière commerciale, économique et financière », martèle le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 09h56)                                                        

France: une baguette de pain à base de farine… d’insectes

mai 30, 2018

 

 

Une partie de la farine du pain provient de vers torréfiés et écrasés. (Illustration/CCO)

Devrons-nous bientôt tous manger des insectes pour préserver la planète et ses ressources ? L’idée n’est pas nouvelle, mais elle fait son chemin. La preuve, des étudiants de Nancy ont récemment proposé des baguettes de pain réalisées à partir de farine de vers d’élevage.

On ne sait pas trop quoi en penser, mais il semble que le résultat soit plutôt convaincant. C’est ce qu’affirment les personnes ayant déjà goûté à la baguette à la farine d’insectes créé par des étudiants de l’école de commerce de Nancy, l’ICN Business school, et présentée à la Foire de Nancy. Oui vous avez bien lu, une baguette à la farine d’insectes ! Le « pourquoi ? » de leur création, Lucile, Victor et Ludovic l’expliquent à l’Est Républicain. « Ça donne un pain riche en protéines, en vitamines en oméga 3. Il y a un réel apport énergétique. Nous avons travaillé en collaboration avec une nutritionniste pour mettre au point cette baguette aux insectes », affirment-ils.

S’ils ont choisi de travailler des vers d’élevage grillés et réduits en poudre, ça n’est pas pour rien. La consommation d’insectes pourrait, selon des médecins et nutritionnistes, et même la FAO, l’agence des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture, devenir essentielle dans un avenir pas si lointain.  D’ici 2050, les projections de populations indiquent qu’il devrait il y avoir entre 9 et 10 milliards d’humains sur Terre, sans que les ressources pour produire suffisamment de viande « classique », source de protéines, ne puisse suivre.

La multiplication des élevages géants, trop grands consommateurs d’eau ou encore de terrains, est donc impensable. À l’inverse, les élevages d’insectes s’avèrent être d’une sobriété remarquable. Selon les chiffres de la FAO, un élevage de grillons comestibles demande six fois moins de nourriture, et donc autant d’eau et de surface agricole, que son équivalent en bovins, ou encore quatre fois fois qu’un élevage de moutons. Élever des insectes est aussi beaucoup moins polluant.

Si nous ne sommes pas encore accoutumés à en manger, la visibilité de ces nouveaux produits augmente. D’ailleurs, pour réaliser leur baguette innovante, nos étudiants nancéens ont utilisé de la farine d’insectes en provenance d’un élevage de Clermont-Ferrand. Il existe également désormais de nombreux produits disponibles dans le commerce, allant des gâteaux apéritifs aux pâtes, réalisés à bas d’insectes. À vos fourneaux !

Par Akhillé Aercke avec TWC France