Posts Tagged ‘Étudiant’

Le dernier morceau du frigo

mai 10, 2021

Étudiant, quand passe les jours

Et approche la fin du mois

Commence le compte-à-rebours

De la précarité de ma pauvre vie

Dès lors, je réduis les repas

Pour ne pas faire de faux-pas

Dans la gestion de ma ration

Loin des parents de la nation

Dans cette vie estudiantine

Où la bourse est mesquine

Je n’ai pas droit à l’erreur

Pour tomber dans le malheur

Bernard NKOUNKOU

Un Belge de neuf ans va devenir le plus jeune diplômé universitaire du monde

novembre 16, 2019

Laurent Simons va battre un record. Agé de seulement neuf ans, le Belge va obtenir son diplôme d’ingénieur électricien de l’université de technologie d’Eindhoven à la fin du mois de décembre et devenir le plus jeune diplômé universitaire de l’histoire. Comme le rapporte Sud Presse, le garçon, doté d’un QI de 145, va ainsi devancer l’Américain Michael Kearney, diplômé en anthropologie à l’âge de 10 ans dans l’Alabama, en 1994.

Laurent Simons a terminé son cursus complet pour devenir ingénieur électricien en à peine un an et demi.

Le Belge, qui parle quatre langues (anglais, allemand, français et néerlandais) est désormais pisté par les plus prestigieuses universités du monde. L’enfant de neuf ans souhaiterait vivre en Californie « car il fait beau là-bas », mais ses parents privilégient Oxford.

Le Soir.be par Th. A.

Québec/Être parent et étudiant : une conciliation pas toujours évidente

septembre 1, 2019
Être parent et étudiant est de plus en plus courant au Québec. À l’Université Laval, c’est le cas de 1 étudiant sur 5.

Ann-Alexandre Gauthier est étudiante au doctorat. Son fils Victor, âgé de 4 ans et demi, entre au programme de prématernelle à la garderie. Cette maman de 27 ans est tombée enceinte au moment de son baccalauréat.

Elle a poursuivi ses études pendant toute sa grossesse et, heureux hasard, elle a accouché pendant la semaine de relâche scolaire.

Donc j’ai eu quatre jours de congé. Après ça, j’ai recommencé à temps plein, se remémore-t-elle.

Ann-Alexandre Gauthier, 27 ans et son fils Victor, 4 ans.

Ann-Alexandre Gauthier, 27 ans et son fils Victor, 4 ans.
 

Les étudiantes enceintes n’ont pas de congé parental, comparativement aux femmes qui sont sur le marché du travail.

Selon l’Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL), la conciliation famille, étude et travail demeure un défi au Québec, d’abord sur le plan financier.

On est maman à temps plein. Il n’y a pas de maman à temps partiel ou de papa à temps partiel, illustre la présidente de l’association, Ndeye Dieynaba Ndiag.

Quand on parle de conciliation, ça implique aussi de faire face par exemple à une certaine précarité financière, ajoute-t-elle.

En plus d’étudier, Ann-Alexandre Gauthier travaille aussi à temps partiel à l’université. Elle ne regrette pas son choix, mais elle reconnaît qu’il faut beaucoup de discipline.

J’ai appris à aimer ça et à vivre avec ça. Mais c’est sûr que c’est très exigeant et qu’il faut être quelqu’un de très, très organisé.

Ann-Alexandre Gauthier,

L’Université Laval met en place à compter de cet automne de meilleures conditions pour les parents-étudiants, en leur donnant par exemple accès à des bourses d’études. Une politique qui est saluée par l’APÉTUL, qui souhaiterait par ailleurs un effort semblable du côté du gouvernement provincial.

Il y a toujours des démarches à faire pour que les pensions alimentaires ne soient plus reconnues comme un revenu dans le calcul de l’aide financière pour les parents-étudiants, explique la présidente de l’APÉTUL.

Être parent et étudiant comporte son lot de difficultés, mais aussi certains avantages, selon Ann-Alexandre Gauthier. Par exemple, il est facile de transmettre le goût pour les études à son enfant.

Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi,? J’aime ça! », »text »: »Il me dit souvent : « Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi,? J’aime ça! » »}} » lang= »fr »>Il me dit souvent : « Maman, est-ce que je peux faire mes devoirs comme toi? J’aime ça! », lance la mère de 27 ans, en référence à son petit Victor.

CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Nicole Germain

Un étudiant de Sciences-Po Rennes convoqué devant la justice sur fond de harcèlement

juin 5, 2019

 

Un étudiant de Sciences-Po Rennes comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «dénonciation calomnieuse» envers un autre étudiant, qui avait fait une tentative de suicide, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Le prévenu, âgé de 20 ans et qui nie les faits, avait été placé une première fois en garde à vue le 23 mai pour «harcèlement moral et dénonciation calomnieuse».

Il a été de nouveau entendu ce mardi en garde à vue par les enquêteurs et déféré devant le parquet avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, prévu le 14 novembre, a précisé le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, confirmant une information de Ouest-France.

Une enquête avait été ouverte après la tentative de suicide d’un autre étudiant en mars qui avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement. Cette campagne, sous forme d’affiches d’un collectif, placardées près de l’Institut d’études politiques, dans la rue où il habite, l’accusait d’être un «violeur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo-Maroc: un assassinat crapuleux commis sur un compatriote

mai 23, 2018

 

Maroc : voici l’assassin qui a tué John le guelois (étudiant Congolais 🇨🇬) à Casablanca. L’assassin s’appelle MOUNGOUNGA Romard alias Khazam Général. L’ambassadeur du Congo au Maroc était au courant des agressions, des meurtres, des viols, vols, des intimidations que semaient cette bande.

Les Congolais résidants au Maroc sont tous complices, ils vivaient au quotidien ces dérives et non jamais alertés les autorités Marocaines en charge de la sécurité de même que les autorités Congolaises sur place à Brazzaville étaient au courant depuis plusieurs années.

 

Photo de BrazzaNews.
MOUNGOUNGA Romard alias Khazam Général, l’assassin

L’ambassadeur du Congo au Maroc 🇲🇦 complice des crimes entre les Congolais🇨🇬.

Tous les Congolais vivant au Maroc étaient informés de la violence, des agressions, des meurtres, des viols que commettaient les soit disant « Les robots » envers leur propre compatriote.

On le surnommait John le guelois, étudiant Congolais au Maroc il a été tué froidement par un groupe des jeunes congolais « Les Robots » qui sèment la terreur auprès des étudiants au Maroc 🇲🇦 .

Comme à l’accoutumée, c’est silence radio auprès de congolais depuis que les « Les Robots » ont tué John le guelois de peur de représailles de la dite gang appelé les Robots.
John à été jeté du 5ème étage et à succombé à ses blessures.

Un commentateur répondant au pseudonyme de Rol Banda dit que : « Voilà pourquoi vivre dans un milieu où vit un grand nombre de la communauté congolaise ne m’a jamais intéressé. Le milieu congolais n’apporte que des ennuis ».

Actuellement, ils aiment exceller même dans la sorcellerie pour empêcher les autres d’évoluer, empoisonnant leur existence par des associations occultes et de menées intempestives que n’osent pas dénoncer les soi-disant leaders d’opinions de la diaspora qui veulent qu’on les soutiennent dans leurs démarches du combat politique.

Un autre commentateur au petit nom de Loulou Boud dit : « Des grands papas qui humilient notre beau pays. Que la justice Marocaine, puisse bien les juger. Qu’il les juge en tant que « noir » pour que la peine soit lourde. Que le juge soit un juge raciste, un juge qui déteste les noirs. Pour une fois je serai d accord que les marocains soient racistes envers eux.

 

Photo de BrazzaNews.
John le guelois, étudiant Congolais assassiné, au Maroc
Avec Brazzanews.fr

Un étudiant abat ses parents sur le campus d’une université américaine

mars 3, 2018

Chicago – Un étudiant de 19 ans a abattu ses parents vendredi matin sur le campus de l’université de Central Michigan dans le nord des Etats-Unis, avant d’être finalement arrêté dans la soirée, a annoncé l’université.

La police avait commencé par faire état dans la matinée de coups de feu tirés dans le bâtiment « Campbell Hall » de cette université située dans la ville de Mount Pleasant, entre Chicago et Detroit.

L’université a ensuite identifié les victimes comme étant les parents du suspect, James Eric Davis. Ils résidaient dans la banlieue de Chicago.

« Les personnes décédées ne sont pas des étudiants », avait précisé dans un premier temps Central Michigan University dans un communiqué, indiquant que la police estimait que les faits pouvaient avoir « pour origine une situation familiale ».

La nuit précédant la fusillade, le suspect avait été conduit à l’hôpital après « une overdose ou une mauvaise réaction après une prise de drogues », a expliqué le porte-parole de la police du campus lors d’une conférence de presse.

Les lieux ont été placés en confinement pendant plusieurs heures, pendant que la police cherchait le jeune homme de 19 ans, qui a finalement été repéré et arrêté sans incident dans la soirée. Quelque 18.000 étudiants fréquentent le campus principal de Central Michigan University.

On ignorait dans un premier temps comment l’étudiant s’était procuré l’arme qu’il a utilisée. La législation du Michigan permet d’avoir une arme sur soi à condition qu’elle ne soit pas visible, mais l’Université interdisait tout port d’arme sur son campus.

Les fusillades sont fréquentes aux Etats-Unis, où il y a autant d’armes à feu en circulation que d’habitants.

Le débat sur la législation entourant le droit constitutionnel d’être armé dans ce pays a été relancé par les jeunes rescapés de la tuerie ayant coûté la vie à 17 personnes le 14 février dans le lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride.

Ce dernier massacre s’est ajouté à la longue liste des fusillades survenues en milieu scolaire, après notamment celle de Newtown où ont péri 26 personnes dans une école primaire en 2012, ou celle de Virginia Tech sur le campus d’une université de l’est du pays, qui avait fait 32 morts en 2007.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2018 07h40)                                            

Congo: Le général Ndenguet menace de tuer un étudiant syndicaliste

juillet 14, 2017

 

États-Unis: Décès de l’étudiant libéré par Pyongyang, Trump dénonce un « régime brutal »

juin 20, 2017

L’étudiant américain Otto Warmbier (au premier plan), sur une photo diffusée le 1er mars 2016 par l’agence officielle nord-coréenne KCNA / © KCNA/AFP/Archives / Handout

L’étudiant américain Otto Warmbier, rapatrié le 13 juin dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord, est décédé lundi, le président Donald Trump dénonçant un régime nord-coréen « brutal », dont les relations avec les Etats-Unis sont déjà extrêmement tendues.

« Beaucoup de choses terribles se sont passées. Mais au moins nous l’avons ramené chez lui pour qu’il soit avec ses parents », a déclaré le président américain peu après l’annonce, par la famille, de la mort du jeune homme de 22 ans.

Dans un communiqué, il a souligné sa détermination « à empêcher que des innocents ne subissent de telles tragédies aux mains de régimes qui ne respectent pas l’Etat de droit ou la décence la plus élémentaire ».

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a lui estimé dans un communiqué que la Corée du Nord était responsable de sa « détention » et a réclamé la libération des trois Américains encore derrière les barreaux du régime communiste.

La Chine a pour sa part déploré mardi la mort d’Otto Warmbier, appelant Washington et Pyongyang au dialogue pour résoudre leurs différends.

« Je crois qu’il s’agit d’une affaire malheureuse », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang. « Nous espérons que la Corée du Nord et les Etats-Unis la traiteront de manière appropriée ».

M. Tillerson et le chef du Pentagone Jim Mattis doivent recevoir mercredi deux des responsables chinois les plus importants afin d’approfondir le dialogue entre les deux premières puissances mondiales et tester la volonté chinoise sur le dossier nord-coréen.

– ‘Mauvais traitements’ –

« Entouré par sa famille qui l’aime, Otto est décédé aujourd’hui à 14H20 » (18H20 GMT), a écrit la famille d’Otto Warmbier.

Quand le jeune homme est revenu chez lui, à Cincinnati, dans l’Ohio (nord), il présentait de graves lésions cérébrales, selon ses médecins. « Il était incapable de parler, incapable de voir et incapable de réagir à des commandes verbales. Il semblait très mal à l’aise, presque angoissé », a rappelé sa famille lundi.

Mais « bien que nous ne n’allions plus jamais entendre sa voix, en une journée la contenance de son visage avait changé – il était en paix. Il était chez lui et nous pensons qu’il pouvait le sentir », ont ajouté ses parents Fred et Cindy.

Sa famille a dénoncé à nouveau « les mauvais traitements, atroces et barbares » que leur fils a subis selon eux en Corée du Nord, où il avait été arrêté en janvier 2016 pour avoir tenté de voler une affiche de propagande.

Son compagnon de voyage Danny Gratton est le seul Occidental à l’avoir vu être arrêté. « Otto n’a pas opposé de résistance. Il ne semblait pas avoir peur », a-t-il confié au Washington Post lundi.

Présenté à la presse étrangère quelques semaines après son arrestation, Otto Warmbier avait déclaré, en pleurs, avoir fait « la pire erreur de (sa) vie ».

Après l’annonce de son décès, l’agence de voyages Young Pioneer Tours, par laquelle Otto Warmbier s’était rendu à Pyongyang, a annoncé sur Facebook qu’elle renonçait à emmener des Américains en Corée du Nord. « Le risque pour les Américains visitant la Corée du Nord est trop élevé », a déclaré l’agence.

Venu en Corée du Nord dans le cadre d’un voyage organisé pour le Nouvel An, le jeune Américain avait été jugé en moins d’une heure et condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016.

Peu après son procès, il avait plongé dans un coma dont les causes restent inconnues, selon ses médecins. Le type de lésions neurologiques dont il souffrait résulte d’ordinaire d’un arrêt cardio-respiratoire.

L’équipe médicale avait d’autre part démonté l’explication fournie par le régime nord-coréen en indiquant n’avoir pas relevé de trace de botulisme dans l’organisme du jeune homme.

Portant la veste de son fils sur ses épaules, Fred Warmbier avait exprimé son émotion et son indignation jeudi lors d’une conférence de presse, se disant « fier » de son fils, « qui s’est retrouvé chez un régime paria ces 18 derniers mois, maltraité et terrorisé ».

– Stratégie des otages –

La mort d’Otto Warmbier survient dans un contexte de tensions exacerbées entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur le programme d’armement nucléaire que Pyongyang continue de développer.

Le régime communiste, qui a un piètre bilan en matière de droits de l’homme, est isolé sur la scène internationale en raison de ses ambitions militaires. La Corée du Nord a multiplié les tirs de missiles depuis le début de l’année, suscitant à chaque fois la colère de Washington et les condamnations de l’ONU.

Trois Américains sont toujours détenus en Corée du Nord, deux hommes qui enseignaient dans une université de Pyongyang financée par des groupes chrétiens étrangers et un pasteur Américano-Coréen accusé d’espionnage au profit de Séoul.

D’anciens détenus comme Kenneth Bae ont fait état de longues journées de labeur, de problèmes médicaux et d’abus psychologiques. Mais d’autres ont parlé de conditions de détention tolérables.

Reste à savoir si la mort de l’étudiant va porter un coup fatal à la stratégie nord-coréenne –bien huilée– des otages, qui servent de monnaie d’échange diplomatique.

Des spécialistes ont jugé improbable que Pyongyang ait délibérément fait plonger un ressortissant américain dans le coma.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 13h40)                

Russie-Congo: Décès de l’étudiant Ridel IBI

avril 10, 2017

NÉCROLOGIE

RUSSIE : un étudiant Congolais << Brazzaville >> IBI Ridel vient de mourir, il n’a pas pu supporter la crise ( les impayés de la bourse depuis plus de 10 mois ) .

En Russie où les étudiants congolais vivent une situation délicate, plus de 10 mois sans bourse et certaines tombent déjà à cause de Denis Sassou Nguesso.

C’est une délicate mission qui nous incombe aujourd’hui. C’est avec une immense tristesse et beaucoup d’émotion que le Bureau Fédéral a le regret de vous annoncer le décès de notre compatriote Congolais, l’étudiant IBI Ridel de la ville de Rostov sur le Don. Il a rendu son dernier souffle ce Lundi 10/04/2017 aux environs de 3h du matin chez lui au foyer. Tout ce qui sera entrepris en faveur de l’illustre disparu, vous sera communiqué ultérieurement. >>

Cet avis tient lieu de faire-part.

C’est une délicate mission qui nous incombe aujourd’hui. C’est avec une immense tristesse et beaucoup d’émotion que le Bureau fédéral a le regret de vous annoncer le décès de notre compatriote congolais, l’étudiant IBI Ridel de la ville de Rostov sur le Don. Il a rendu son dernier souffle ce lundi 10 avril 2017, aux environs de 3h du matin, chez lui au foyer.

Tout ce qui sera entrepris en faveur de l’illustre disparu, vous sera communiqué ultérieurement.

Cet avis tient lieu de faire-part.

<< C’est une délicate mission qui nous incombe aujourd’hui. C’est avec une immense tristesse et beaucoup d’émotion que le Bureau Fédéral a le regret de vous annoncer le décès de notre compatriote Congolais, l’étudiant IBI Ridel de la ville de Rostov sur le don. Il a rendu son dernier souffle ce Lundi 10/04/2017 aux environs de 3h du matin chez lui au foyer. Tout ce qui sera entrepris en faveur de l’illustre disparu, vous sera communiqué ultérieurement. >>

Cet avis tient lieu de faire-part. #Bureau_fédéral

Ridel

Ref-image : sur la photo, IBI Ridel (en septembre 2016) prenant la parole lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’ Association des Etudiants et Stagiaires Congolais en Fédération de Russie (A.E.S.C.F.R) .

 

Avec Brazzanews.fr

« J’étudie au Danemark, hors Erasmus, et je touche plus qu’un smic »

février 28, 2017

Séduit par le « bonheur intérieur brut » élevé du pays, Paul Vignes, 20 ans, n’a pas été déçu : il apprécie son bachelor de marketing (sans frais de scolarité), l’ambiance, son job étudiant et les 750 euros de bourse associés…


Paul Vignes, 20 ans, témoigne de son année en bachelor de commerce au Danemark.

Paul Vignes, 20 ans, témoigne de son année en bachelor de commerce au Danemark. Paul Vignes
Agé de 20 ans, Paul Vignes est, depuis septembre, un étudiant heureux en 3e année de marketing au Danemark. Dans ce témoignage, il raconte comment il a choisi ce pays, ses démarches pour s’y installer, et son quotidien sur place.

« J’ai décidé cette année de partir continuer mes études en terre inconnue. Ayant effectué l’intégralité de ma scolarité à Paris, ainsi qu’un BTS commerce international, le temps était venu pour moi de prendre mon envol.

Mon regard s’est porté sur les pays scandinaves et en particulier le Danemark. Pourquoi ce pays et un pas autre, me direz-vous ? La réponse est relativement simple : son BIB, « bonheur intérieur brut ». Ces dernières années, le Danemark était dans le top 3 des classements visant à déterminer le bonheur des pays dans le monde. La qualité de l’enseignement et l’ouverture du pays sur l’international ont été deux autres critères qui ont su me motiver.

J’ai postulé en avril dernier, pour finalement intégrer, fin août, le VIA University College, situé à Horsens, qui propose un bachelor reconnu au niveau licence par l’Etat Français, intitulé International Sales and Marketing Management. J’avais repéré cette école sur le site de l’éducation nationale danoise, qui référence l’ensemble des programmes disponibles aussi bien aux Danois qu’aux étrangers ne parlant pas la langue. Je ne suis pas passé par Erasmus car toutes les informations nécessaires dont j’avais besoin étaient clairement indiquées sur le site de l’école.

J’ai pu intégrer directement la 3e année, grâce à mes bons résultats au BTS et un bon niveau d’anglais – attesté par un score supérieur à 88 au TOEFL ou via le Test Cambridge. Cela s’est fait d’autant plus simplement que les services administratifs de l’université, et plus généralement du pays, sont un de leurs gros points forts. J’ai su quelques jours après avoir candidaté que j’étais accepté.

Le plus fou dans tout ça ? Ma scolarité ne me coûte absolument rien ! Le Danemark est connu pour proposer une éducation gratuite pour tous les Danois et les Européens. Mes seules dépenses en ce domaine sont quelques livres de cours.

Une chose à savoir en revanche : au Danemark, et en particulier dans les grandes villes, trouver un logement demande beaucoup d’efforts, à moins d’avoir de gros moyens ou beaucoup de chance. J’avais prévu le coup, en épluchant quatre mois à l’avance toutes les annonces sur Internet et sur les groupes Facebook spécialisés, que j’ai facilement trouvées en recherchant “Housing Aarhus” ou encore “Roomates Aarhus”. J’ai fini par trouver une colloc avec un Danois et une Espagnole, tous deux étudiants, tous deux sympathiques.

Je vis désormais à Aarhus, deuxième plus grande ville du Danemark avec 300 000 habitants, et je mets une heure à rejoindre mon école, en train et en bus. Située sur la plus grande île du pays, à environ trois heures et demie de voiture de Copenhague, et autant vous dire que mon voyage Paris-Aarhus ne fut pas une mince affaire. Lever aux aurores pour prendre le RER puis l’avion et enfin le bus. Résultat des courses : départ 8 heures, arrivée 19 heures.

Dès mon arrivée au Danemark, les démarches administratives ont été ma priorité numéro un. Tout étranger, y compris européen, désirant rester plus de trois mois sur le sol danois, doit obtenir le « numéro CPR ». Composé de 10 chiffres, il s’agit du numéro indispensable, requis pour ouvrir un compte bancaire, souscrire un abonnement téléphonique, obtenir un médecin référent, ou même emprunter un livre à la bibliothèque… Je l’ai pour ma part obtenu après trois semaines d’attente, ce qui reste finalement très raisonnable étant donné le nombre important de candidatures fin août, début septembre.

Côté cours, les universités danoises sont réputées pour la qualité de leur enseignement et je n’ai en effet pas été déçu. Les professeurs ont tous une grande expérience professionnelle, ils sont tous très pédagogues et proches des étudiants. Les écoles sont en très grande majorité publiques et donc gratuites. Le système d’enseignement danois est sensiblement différent du système français. Fini les longues journées 8 h-18 h, fini les quantités monstrueuses de travail à préparer pour le lendemain. Ici, les seuls « devoirs » demandés sont de venir préparé en classe, c’est-à-dire avoir lu les chapitres dont le cours traitera le lendemain. J’ai aussi moins d’examens mais plus de projets en groupes, car le travail en équipe au Danemark est privilégié et très apprécié en entreprise.

J’ai la chance d’être dans une classe très cosmopolite, où plus de 15 nationalités sont mélangées, majoritairement européennes. Ce mix de cultures est une chance incroyable et permet un échange constant de connaissances multiculturelles, en particulier durant les projets en groupes. Et les professeurs ont une approche différente de celle en vigueur en France : ils nous forcent à penser différemment, moins académiquement, en insistant sur la pratique. L’université organise le plus souvent possible des rencontres et « meet-up » avec des entreprises et personnalités danoises qui nous permettent d’élargir notre spectre de connaissances et de nous ouvrir au monde extérieur – dans mon cas, au monde des affaires.

Ce n’est pas un secret, le coût de la vie au Danemark est plus élevé qu’en France. La TVA est la même pour tous les produits : qu’il s’agisse d’acheter des pâtes ou bien des vêtements, comptez 25 % de TVA. S’ajoutent à cela des taxes sur certains produits, notamment sur les oléagineux ou des fruits à coque, et des « taxe gras » et « taxe sucre ». Mieux vaut apporter son Nutella de France, sauf si dépenser 8 € dans un petit pot de 250 grammes est une option.

Néanmoins, être étudiant ne rime pas forcément avec précarité. En effet, le système danois propose aux étudiants une bourse de 750 €, à condition d’exercer un travail rémunéré d’au moins 10 à et 12 heures par semaine à côté de ses études. En travaillant, vous paierez des impôts et la bourse vous permet de ”récupérer” indirectement les impôts payés. Vous pouvez dépasser 12 heures par semaine sans problème, à condition que votre salaire mensuel ne dépasse pas 11 845 Kr, soit l’équivalent de 1 592 €. Cela paraît inconcevable en France mais au Danemark, gagner plus du smic tout en étant étudiant est chose commune ! J’ai eu la chance de trouver un poste dans une entreprise de e-commerce nommée Trendhim et non des moindres, puisque je suis Country Marketing Manager France, le job idéal pour un Français étudiant le marketing. J’y travaille environ 11 heures par semaine, et mon salaire ainsi que la bourse me permettent de couvrir toutes mes dépenses. Pouvoir être indépendant financièrement à 20 ans, sans aide de ses parents, c’est franchement le pied…

Vous l’aurez compris, le Danemark est un pays où il fait bon étudier et bon vivre. On y accorde une grande importance à l’éducation. Les gens y sont accueillants, souriants, et ont le sens de l’humour. L’aspect social est très présent et partager une bière entre amis est chose courante. Ne vous attendez cependant pas à voir un ciel bleu tous les jours : le pays n’est pas réputé pour sa météo très clémente, alors si l’envie vous prenait de venir étudier au Danemark, pensez à votre petite laine et à vos moufles ! »

 

Pour contacter Paul Vignes : Facebook, Linkedin, Trendhim

Lemonde.fr par Claire Ané ,Journaliste au Monde.fr