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Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada-Québec/ABI: les étudiants et travailleurs réguliers doivent gagner le même salaire, tranche la justice

juin 16, 2021

 

Les étudiants embauchés par l’Aluminerie de Bécancour doivent gagner le même salaire que les travailleurs réguliers, tranche la justice. La Cour d’appel du Québec vient de rejeter l’appel déposé par l’entreprise contre une décision du Tribunal des droits de la personne mentionnant qu’ABI fait preuve de discrimination envers cette classe de travailleurs.

La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

Le verdict du Tribunal des droits de la personne, condamnant ABI à verser entre 1 et 2,5 millions de dollars en compensation financière à quelque 230 travailleurs étudiants jugés victimes de discrimination, est ainsi maintenu à la suite de la décision de la Cour d’appel. L’indemnisation pourrait atteindre jusqu’à 15 000 $ ou 20 000 $ par travailleur.

Les parties impliquées ont reçu le verdict de la Cour d’appel mercredi, six mois après l’audition de l’appel logé par ABI. L’entreprise alléguait devant la Cour d’appel que le verdict du Tribunal des droits de la personne contenait des erreurs de droit. Ce verdict, rendu en mai 2018, indique qu’ABI a fait preuve de discrimination envers ses étudiants en leur versant un salaire horaire de 31 $ au lieu des 40 $ alloués aux travailleurs réguliers.

Rappelons que la juge du Tribunal des droits de la personne, Magali Lewis, estime que les étudiants sont victimes de discrimination en raison de leur âge et de leur statut social, ce qui contrevient aux articles 10, 19 et 46 de la Charte des droits et libertés de la personne. Dans son verdict, la juge Lewis indique que «les étudiants sont non seulement exposés aux mêmes risques que les occasionnels et les réguliers, mais ils effectuent le même travail qu’eux, aux tâches des employés qu’ils remplacent». Dans sa défense, ABI expliquait la différence salariale par le fait que les étudiants ne font pas toutes les tâches réalisées par les travailleurs réguliers.

ABI avait tenté de convaincre les trois juges de la Cour d’appel qu’aucune preuve ne venait étayer la position de la juge Lewis concernant le fait qu’être étudiant équivaut à un statut social. Selon ABI, il n’y avait pas plus de preuves de vulnérabilité et de discrimination.

L’entreprise plaidait que le syndicat devait être considéré comme étant solidairement responsable advenant une conclusion de discrimination dans ce dossier, étant donné que cette partie est signataire de la convention collective. Le contrat de travail contient une classification salariale des étudiants.

Selon la juge Lewis, le syndicat des travailleurs ne doit pas être tenu solidairement responsable avec ABI de la discrimination salariale des étudiants.

«Cette mesure a été amenée unilatéralement par ABI à la table de négociations en 1994 comme partie d’une offre finale qui, depuis et même après le dépôt par le syndicat d’une plainte à la commission, a refusé de la retirer des conventions collectives adoptées subséquemment», écrit la juge Lewis dans sa décision.

Les demandes de réactions du Nouvelliste auprès de la direction d’ABI et du Syndicat des métallos sont restées sans réponse. Il est impossible de savoir, pour l’instant, si ABI va porter sa cause en Cour supérieure.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Pourquoi le Québec séduit toujours plus d’étudiants africains

juin 15, 2021
L’Université Laval a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Grâce au soutien de ses établissements universitaires, le Québec attire depuis longtemps les étudiants francophones étrangers, dont beaucoup d’Africains. Et en recueille en retour les fruits.

Cela fait bientôt cinquante ans que le Québec ouvre en grand les portes de ses établissements d’enseignement supérieur aux étudiants du monde entier, notamment francophones. Une destination depuis longtemps appréciée des Africains pour l’accessibilité de ses formations de haut niveau. Au point que le secteur fait partie des cinq piliers identifiés par le gouvernement québécois pour asseoir sa « Vision Afrique », qui doit être dévoilée avant la fin de cette année.

Ils sont chaque année plusieurs milliers à franchir l’Atlantique pour suivre des cycles d’études professionnelles, technologiques ou universitaires, avec l’objectif, diplôme en poche, de rentrer participer au développement économique de leur pays ou de solliciter la résidence au Québec pour intégrer en quelques années un marché du travail en pleine effervescence.

« Pour 2019-2020, nous avons reçu 16 000 demandes de dossiers en provenance de 45 pays d’Afrique pour l’ensemble de nos établissements partenaires », précise Catherine Plasse-Ferland, directrice-adjointe du Pôle régional en enseignements supérieur Capitale-Nationale. Également connu sous le nom de Québec Villes Études, il regroupe depuis 2018 les principales institutions universitaires et d’études supérieures de la province du même nom.

Pénurie de main-d’œuvre

Impulsé par le ministère de l’Éducation québécois, ce regroupement des principaux acteurs de la formation entre dans la stratégie gouvernementale destinée à répondre à la pénurie de main-d’œuvre observée dans de nombreux secteurs économiques de la province, et estimée actuellement à près de 150 000 postes, dont la moitié exigerait un niveau d’étude supérieure.

L’UNIVERSITÉ LAVAL A ENREGISTRÉ UNE HAUSSE DE 60 % DE SES CONTINGENTS D’ÉTUDIANTS AFRICAINS DEPUIS 2016

Une perspective qui suscite un intérêt grandissant ces dernières années chez les bacheliers africains, toujours plus nombreux à venir tenter leur chance au Québec. L’Université Laval, le plus grand établissement francophone d’enseignement supérieur d’Amérique du Nord, particulièrement présent à travers l’Afrique, a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Même progression dans le réseau des Collèges d’enseignement général et professionnel (Cegep) qui, dans le cursus scolaire québécois, fait le pont entre le lycée et l’université, avec un diplôme équivalent à une première année de licence. Un « animal solitaire » selon Francis Brown Mastropaolo, directeur des affaires internationales de la Fédération des Cegep, « suffisamment agile au niveau des formations proposées pour répondre aussi bien au souhait de spécialisation des doctorants qu’à l’urgence des migrants de s’insérer dans le marché du travail québécois ».

Avec ses 48 collèges, implantés sur l’ensemble du territoire, le réseau des Cegep constitue la porte d’entrée idéale pour les nouveaux arrivants, qui peuvent construire leur parcours en optant pour un diplôme d’études collégiales (DEC) leur permettant de suivre un cursus de niveau universitaire ou pour une attestation d’études collégiales (AEC), dont les formations plus ou moins longues sont censées correspondre au plus près aux besoins constatés en matière de ressources humaines.

C’est notamment le cas des programmes de formation proposés par le Cegep Limoilou, définis avec le concours des chefs d’entreprise de la région et particulièrement pensés pour le public africain. La formule Cegep séduit sur le continent même, puisque les Québécois ont participé à la réforme de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel du Sénégal (Isep), lancée en 2013 par le président Macky Sall. Une première expérience a été menée avec succès à Thiès, dupliquée par la suite dans le reste du pays.

Cameroun et Mozambique

Les Cegep disposent aujourd’hui d’une cinquantaine d’accords de coopération (numérisation des formations, développement de l’entrepreneuriat, assistance technique…) en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Cameroun ou au Mozambique. « Notre approche très professionnalisante orientée sur l’employabilité des personnes commence à être largement reconnue sur le continent », constate Francis Brown Mastropaolo.

AU FIL DES GÉNÉRATIONS, LE QUÉBEC S’EST CONSTITUÉ EN AFRIQUE UN RÉSEAU UNIQUE

D’autres grands établissements, tels que l’École nationale d’administration publique (Enap) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), constituent également des voies d’accès privilégiées pour les Africains désireux d’étudier outre-Atlantique. Tous deux accueillent plusieurs centaines d’étudiants africains qui, chaque année, représentent entre 20 % et 25 % de leurs contingents étrangers respectifs.

L’Enap, qui a vu passer sur ses bancs plusieurs milliers d’Africains en près de soixante ans, propose des doctorats et des maîtrises reconnus dans de nombreux pays francophones du continent. Certains cursus ont même été délocalisés sur place, pendant que des modules de formation continue sont également proposés aux administrations locales.

Au fil des générations, le Québec s’est constitué en Afrique un réseau unique qui se densifie à chaque nouvelle promotion. « Quand les étudiants restent, ils rentrent dans la famille. Quand ils repartent dans leurs pays respectifs, ils sont nos meilleurs amis sur place », constate Francis Brown Mastropaolo. Dans un cas comme dans l’autre, le Québec en sort gagnant. Et les étudiants africains qui ont franchi le pas également.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Canada-Québec/Loyers à 500 $ : Legault se dit « très connecté sur la réalité »

avril 29, 2021

Le premier ministre François Legault assure qu’il sait que les Québécois paient des prix de plus en plus élevés pour leurs loyers, mais refuse tout de même de qualifier ce problème de crise du logement.

Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu'il avait tenu mercredi lors d'une étude de crédits.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu’il avait tenu mercredi lors d’une étude de crédits.

Il reconnaît cependant «qu’on a une pénurie de logements abordables» dans cinq ou six grandes villes du Québec.

«La crise qu’on vit actuellement, c’est la pandémie», a-t-il lancé jeudi en conférence de presse organisée pour revenir sur les propos qu’il a tenus mercredi lors de l’étude des crédits du ministère du Conseil exécutif.

Longuement questionné par les partis d’opposition sur les dépenses de son gouvernement, le premier ministre Legault avait alors affirmé qu’il n’y a pas techniquement de crise du logement actuellement au Québec.

Interrogé par la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, sur le prix d’un logement actuellement à Montréal, François Legault avait répondu : «Écoutez, ça dépend de la grandeur du logement, mais je dirais… ça peut peut-être commencer à 500 ou 600 $ par mois…. assez rapidement monter à 1000 $ par mois».

Revenant sur ses propos jeudi matin, le premier ministre affirme maintenant qu’il ne parlait pas à ce moment-là du prix total des logements, mais plutôt, répondant à la question de Mme Massé, de ce qu’un étudiant paie par mois pour son loyer.

«C’était très clair dans la question de Manon Massé, elle parlait des 250 000 étudiants qui vont revenir en présentiel cet automne», s’est défendu M. Legault.

«J’ai même ajouté que plusieurs étudiants se mettent à trois ou quatre pour vivre ensemble. Je parlais du prix minimum payé par étudiant, pas du prix moyen d’un loyer ou de ce qui est payé par une famille», a-t-il assuré.

Le premier ministre dit être au courant que «le loyer médian» est de 1300 $.

Mais bien qu’il jure être très conscient que le coût actuel du logement puisse être exorbitant pour certains, il rejette l’idée d’un gel des loyers pour 2021, comme le propose Québec solidaire. Il privilégie plutôt l’aide gouvernementale directe aux personnes incapables de se trouver un loyer, pour les aider à en payer une partie.

«Pensez deux minutes aux propriétaires. Si on gèle les loyers, il va se construire moins de logements», explique-t-il.

M. Legault ne prévoit pas non plus de rendre plus sévères les règles qui régissent les propriétaires de logements. «On a déjà la Régie du logement et ses mécanismes, qui n’existent pas dans d’autres provinces», fait-il valoir.

Selon lui, le Québec a connu une crise du logement au début des années 2000, avec un taux d’inoccupation des loyers de moins de 1 %, mais il croit qu’avec le taux actuel de 2,5 %, on ne peut plus parler de crise.

Il reproche au précédent gouvernement libéral de n’avoir «rien fait pendant plusieurs années» pour éviter que les loyers atteignent des prix aussi élevés.

Il insiste également sur le fait que la pandémie a eu un effet à la hausse sur le prix de l’immobilier. «Le prix a monté. Les gens n’ont pas voyagé, ils ont de l’épargne de disponible. Ils sont prêts à payer plus cher pour des maisons, pour des condos, donc ça a créé un manque encore plus grand», note-t-il.

Avec La Presse canadienne par Isabelle Maltais 

Canada-Québec: Plus d’étudiants de retour en classe cet automne à l’UQTR

mars 12, 2021

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’attend à revoir ses étudiants en classe lors de la session d’automne 2021

Les campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) seront appelés à retrouver une certaine normale dans les prochains mois.© Josée Ducharme/Radio-Canada Les campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) seront appelés à retrouver une certaine normale dans les prochains mois.

Par voie de communiqué, la direction explique que la session d’été sera comparable à celle d’hiver, où l’enseignement se tient par vidéoconférence, mais qu’on devrait ensuite réintégrer les classes pour l’automne.

La direction s’attend à recevoir le feu vert de Québec grâce à la campagne de vaccination. Une distanciation physique d’un mètre et demi devrait s’appliquer.

Le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, a expliqué en entrevue à Toujours le matin que l’établissement d’enseignement supérieur prévoit tenir l’automne prochain un certain nombre de cours à distance et beaucoup de cours en présence ou en co-modalité, c’est-à-dire lors desquels une partie des étudiants sont en classe et une autre partie d’entre eux sont à la maison.

L’enseignement à distance pourrait demeurer au-delà de la pandémie. La hausse des inscriptions à l’UQTR ne serait pas étrangère à l’élargissement des cours en ligne et hors campus, croit le recteur, qui rappelle toutefois que les campus font partie de l’ADN de la vie universitaire.

Le nombre d’activités sur le campus augmente d’ailleurs progressivement depuis quelques semaines. Des salles de classe et des salles de travail ont notamment été ouvertes pour les étudiants.

«Beaucoup d’étudiants souffrent d’isolement», a rappelé le recteur Christian Blanchette. «L’idée, c’était de leur permettre de rencontrer des étudiants, des collègues pour travailler. »

14 199 étudiants se sont inscrits à l’UQTR pour le trimestre d’hiver 2021

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québec/Enseignement supérieur: pourquoi le taux de réussite stagne depuis 10 ans

janvier 31, 2021

MONTRÉAL — Une consultation sur la réussite à l’enseignement supérieur commence lundi, alors que le taux d’obtention d’un diplôme y stagne depuis 10 ans.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le ministère de l’Enseignement supérieur juge ce taux «particulièrement bas et préoccupant à l’enseignement collégial». Il a donc lancé un Chantier sur la réussite en enseignement supérieur, qui se tiendra du 1er au 5 février.

La consultation n’inclut pas la santé mentale en temps de pandémie, qui a fait l’objet d’une autre consultation, les 26 et 27 janvier.

Le ministère explique que ce chantier a été lancé «pour résoudre divers enjeux liés à l’accès à l’enseignement supérieur, à la persévérance des étudiants dans leur projet de formation et à leur réussite».

Étudiants

Pour les étudiants de cégep, la réussite est intimement liée à la «condition étudiante» et la précarité financière. 

«Les conditions dans lesquelles évolue la personne qui est étudiante vont nécessairement affecter ses apprentissages, sa prédisposition à réussir», a fait valoir en entrevue la présidente de la Fédération étudiante collégiale,  Noémie Veilleux.

Elle explique qu’un étudiant qui vit de l’anxiété parce qu’il doit travailler en plus d’étudier, pour arriver à joindre les deux bouts, pourra plus difficilement se concentrer sur ses études. Il sera peut-être moins motivé et cela diminuera ses chances de réussite..

La FECQ revendique donc une aide financière aux études bonifiée. La ministre Danielle McCann a déjà annoncé l’ajout de 300 millions $ pour cette aide.

«On s’est approché du coût de la vie» avec cette aide supplémentaire, concède Mme Veilleux. Mais elle craint que la somme ne soit pas pleinement récurrente.

Rehausser la réussite passe aussi par l’amélioration des conditions de logement des étudiants, fait-elle valoir. Elle souligne que 30 % des étudiants au collégial sont locataires et que trop peu ont accès à des résidences au cégep.

Pour une Commission Parent 2.0

Du côté de la Fédération des enseignants de cégep, affiliée à la CSQ, la présidente Lucie Pagé invite à ne pas voir la réussite qu’avec des taux, des chiffres seulement.

Elle souligne par exemple que les cégeps accueillent beaucoup plus de jeunes avec des besoins particuliers ou avec un handicap qu’avant. Et cela a un effet sur le taux global de réussite, puisque ces jeunes font face à plus d’obstacles que les autres.

«On a augmenté l’accessibilité au cégep», ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose, fait-elle valoir.

Bien que Mme Pagé accueille favorablement ce Chantier sur la réussite, elle croit qu’il faudrait mener une réflexion plus large sur l’éducation, «une Commission Parent 2.0».

«Si on ne réfléchit pas globalement à l’éducation, au sens de l’éducation, à sa place, bien on va juste mettre des mesures: ‘on les additionne et là, vous êtes censés augmenter vos taux de réussite avec ça, parce que vous avez mis tant de mesures’. Il faut réfléchir plus globalement à l’accessibilité et à la réussite», plaide Mme Pagé.

Pour les fins de ce Chantier sur la réussite, des invitations ont été envoyées aux fédérations étudiantes, aux organisations syndicales, à tous les établissements d’enseignement collégial et universitaire, ainsi qu’aux organismes représentatifs, a précisé le ministère.

Avec Lia Lévesque, La Presse Canadienne

Canada: Les professeurs et les étudiants de l’Université de Victoria se disent surmenés

janvier 11, 2021

Une enquête interne révèle que beaucoup d’étudiants et de membres du personnel de l’Université de Victoria se sentent débordés de travail alors qu’ils se dirigent vers un autre semestre affecté par la pandémie.

Les étudiants et les professeurs de l'Université de Victoria disent avoir trop de travail.

© /iStock Les étudiants et les professeurs de l’Université de Victoria disent avoir trop de travail.

Comme de nombreux établissements postsecondaires, l’Université de Victoria est presque entièrement passée à l’apprentissage en ligne en raison de la COVID-19.

Mais selon les 5242 étudiants et 217 instructeurs interrogés dans le cadre de l’enquête effectuée du 29 octobre au 18 novembre 2020, cette transition n’est pas idéale.

«[L’enquête] reflétait à peu près à la lettre ce dont les étudiants se plaignent depuis le début de cette transition, et c’est un manque d’accessibilité à leurs cours et la quantité de travail qu’ils ont à accomplir», explique Sarina de Havelyn, directrice de la sensibilisation et relations universitaires pour la Société étudiante de l’université.

Mme de Havelyn indique que de nombreux professeurs ont ajouté des tâches quotidiennes ou hebdomadaires et des forums auxquels les étudiants doivent contribuer. Du travail supplémentaire plus difficile pour les étudiants qui ne peuvent pas trouver un espace d’étude adéquat à la maison ou pour les 10 % d’étudiants qui n’ont pas accès régulièrement à un ordinateur, selon elle.

Les instructeurs ressentent aussi la tension, dit Lynne Marks, présidente de l’Association des professeurs de l’université et professeure d’histoire.

«Ils sont totalement débordés. Ils font au moins une fois et demie plus de travail, sinon deux fois plus, et il n’y a pas assez d’heures dans une journée», soutient Mme Marks.

D’après elle, tout le monde fait de son mieux compte tenu des circonstances, d’autant plus qu’il n’y a pas de précédent solide sur lequel se baser : «Cela a été une courbe d’apprentissage pour les professeurs, pour les étudiants, mais aussi pour les personnes du centre d’apprentissage et d’enseignement qui nous disent comment enseigner.»

6 millions de dollars pour la transition

Susan Lewis, vice-présidente associée de la planification académique à l’Université de Victoria, dit qu’elle savait que la transition serait difficile. Elle note que l’université a dépensé 6 millions de dollars pour des efforts de transition, comme le financement de plus d’auxiliaires d’enseignement et d’experts en technologie, et le renforcement du soutien en santé mentale pour les étudiants.

Mme Lewis affirme que l’université compte aussi améliorer la communication entre l’administration, les étudiants et les professeurs.

«Je tiens à reconnaître la frustration ressentie par les gens lorsqu’ils ont l’impression de ne pas avoir toutes les informations ou toutes les réponses tout de suite», dit-elle. «Notre objectif est de fournir aux étudiants autant d’informations que nous pouvons leur fournir lorsque nous l’avons.»

Les cours à l’Université de Victoria reprennent lundi.

Avec  CBC/Radio-Canada avec les informations de All Points West

Canada-Québec: La tricherie aux examens préoccupe les profs de l’UQTR

décembre 7, 2020

Trois-Rivières — Si la plupart des cours se donnent à distance cette session à l’UQTR, à cause de la pandémie, il en est de même pour les examens de fin de session. Or, beaucoup de professeurs sont inquiets pour la tricherie qui semble être facilitée par l’absence physique des étudiants des salles d’examen. «Ça se discute beaucoup. Il y a en effet une grosse problématique», confirme le président du Syndicat des professeur(e)s de l’UQTR, Gilles Bronchti, qui est aussi directeur du département d’anatomie.

Gilles Bronchti, président du SPPUQTR et directeur du département d’anatomie de l’UQTR.

© ARCHIVES Gilles Bronchti, président du SPPUQTR et directeur du département d’anatomie de l’UQTR.

«On a eu un conseil syndical où ces points ont été abordés», dit-il. «Et comme directeur du département d’anatomie, c’est quelque chose dont je discute beaucoup avec mes collègues. Les universités (puisque l’UQTR n’est pas la seule à vivre cette situation) sont au courant», dit-il.

Le sujet a été traité lors de réunions de différents comités et réunions officielles avec l’Université dès le début de la pandémie, précise M. Bronchti.

Du côté de l’UQTR, le porte-parole, Jean-François Hinse, indique que «ces inquiétudes sont partagées par la direction. Présentement, nous déployons les meilleurs moyens possibles. C’est une situation qui est nouvelle pour tout le monde. C’est normal qu’on ait des défis devant nous et ça en est un. Une fois que la période d’examens sera finie, nous aurons cette expérience-là qui va nous emmener peut-être à déployer de nouveaux moyens tous ensemble, à l’Université, pour améliorer les processus», dit-il.

Gilles Bronchti indique qu’on avait évoqué, lors de réunions où ce phénomène a été soulevé, la possibilité d’utiliser des logiciels de surveillance. Toutefois, «il y a des limites à ce qu’on peut faire, car c’est vu comme des intrusions», explique-t-il.

La situation complique énormément la vie aux professeurs lorsque les examens doivent être faits à distance pour des questions sanitaires. Des professeurs interviewés par Le Nouvelliste, qui préfèrent garder l’anonymat, constatent que les étudiants usent de divers stratagèmes pour tricher en créant, par exemple, des groupes Facebook pour se donner les réponses.

Certains professeurs ont plus de 200 étudiants dans leur cours. «Je ne peux pas, moi, faire des questions à développement», plaide l’un d’eux. «Dix pages me feraient plus de 2000 pages à corriger», dit-il. Des professeurs essaient de contourner la situation en constituant plus d’une demi-douzaine d’examens différents en présentant des situations différentes qui évalueront la même chose. D’autres y vont d’examens oraux sur Zoom mais doivent eux aussi multiplier le nombre de leurs examens. «On y passe un temps fou», déplore un professeur.

Gilles Bronchti, lui, a divisé ses étudiants en petits groupes pour les soumettre à l’examen en Zoom et en oral. Il lui aura fallu questionner les étudiants sur moins de matière que d’habitude et l’examen aura pris dix heures, dit-il. Au moins, «j’ai sauvé du temps de correction», nuance-t-il.

Jean-François Hinse rappelle que l’Université s’est dotée d’un règlement sur les délits relatifs aux études dans lequel il est bien précisé qu’un étudiant qui commet un délit comme la tricherie peut encourir des sanctions disciplinaires.

«Il y a beaucoup de tricherie», admet le professeur Bronchti. «Je peux vous dire que dans des cours qui sont donnés avec des examens à distance, les notes augmentent souvent de 10 points, en moyenne, pour les mêmes cours qui étaient donnés les années précédentes avec les mêmes groupes d’étudiants ou presque.»

«Plusieurs collègues m’ont rapporté avoir reçu des copiés-collés de leurs notes de cours comme réponses aux examens avec les mêmes fautes de français qui étaient dans la note de cours», illustre le président du SPPUQTR.

Cet automne, dans un cours où il a pu avoir les étudiants en présentiel pour l’examen, Gilles Bronchti a pu constater que les notes étaient de 10 % plus faibles. «On a du mal à évaluer les étudiants. Leur baisse de rendement n’est pas forcément de leur faute. C’est à cause du média, à cause de la façon d’enseigner, à cause de leur solitude aussi», résume-t-il.

Pour Gilles Bronchti, dans les circonstances, la tricherie «n’est pas forcément très grave si ça ne dure pas. Pour des diplômes professionnalisants, on pourrait se questionner au bout d’un an, un an et demi, quelle est la quantité de matière qui a été retenue. Si ça durait deux ans, ce serait vraiment une grosse question pour les professionnels qui sortiraient avec des diplômes de moindre valeur, mais pour l’instant, je dirais que c’est encore rattrapable.»

Le professeur Bronchti rappelle qu’on demande de limiter au maximum les rencontres afin d’éviter la propagation du virus. «Si je ne peux pas justifier et convaincre le comité qui s’occupe de donner les autorisations que l’examen en présence est essentiel, je vais me faire refuser l’examen en présence», indique-t-il.

«On peut le comprendre. Ils sont pris entre l’arbre et l’écorce et personne ne veut qu’il y ait une éclosion dans une université et certainement pas dans la nôtre. On a l’autorisation pour les laboratoires parce qu’on a pu dire que c’est absolument essentiel», ajoute M. Bronchti.

Quand vient le temps de déterminer s’il doit ou non y avoir absolument examen en présence, la question, signale M. Bronchti, suscite parfois des discussions entre les professeurs, «donc le fait que l’administration ne s’y retrouve pas toujours pour autoriser, je dirais, ça peut se comprendre.»

Combien y a-t-il d’étudiants qui trichent aux examens? Gilles Bronchti estime qu’il faudrait étudier la question pour y répondre

Avec  Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Canada: Les cours en ligne ont des impacts négatifs, selon des étudiants universitaires

novembre 24, 2020

Une enquête menée auprès d’étudiants, de professeurs et de bibliothécaires universitaires en Ontario suggère que le passage à l’apprentissage en ligne a eu une incidence négative sur la qualité de l’expérience éducative.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le sondage mené auprès de 2700 personnes a été commandé par la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université et est publié mardi.

Il révèle que 62 % des étudiants et 76 % des professeurs et des bibliothécaires universitaires croient que l’apprentissage en ligne a eu un impact négatif sur la qualité de l’éducation.

Rahul Sapra, président de la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université, a noté que les résultats montrent qu’un engagement significatif entre les étudiants et les professeurs est un élément fondamental du processus d’apprentissage.

«En raison de la pandémie de COVID-19 et de la ruée vers le transfert des cours en ligne, nous avons perdu cette connexion humaine et la qualité de l’éducation en souffre», a déclaré M. Sapra.

L’enquête a révélé que la sécurité financière et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée sont des points de stress importants pour les deux groupes.

La majorité des étudiants qui ont répondu au sondage se disent préoccupés par leur sécurité financière en raison des frais de scolarité élevés et de la diminution des possibilités de gagner un revenu.

«Depuis le début de la pandémie, les étudiants ont soulevé des inquiétudes quant à la qualité et à l’abordabilité de leur éducation», a souligné Kayla Weiler, représentante de l’Ontario à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. «Ces résultats indiquent en outre que les universités et le gouvernement de l’Ontario doivent prendre des mesures pour améliorer les conditions d’apprentissage et de travail.»

Les autres problèmes qu’ils ont cités sont leur santé mentale et leur capacité à gérer leurs responsabilités non universitaires, y compris la prestation de soins, pendant leurs études.

Les bibliothécaires et professeurs universitaires qui ont participé à l’enquête estiment qu’ils ne répondent toujours pas à leurs propres attentes envers eux-mêmes.

Avec La Presse Canadienne