Posts Tagged ‘Étudiants’

Canada: La Fondation de l’UQTR a 300 bourses à décerner

septembre 20, 2021

La Fondation de l’UQTR lance un appel de candidatures à ses étudiants qui souhaiteraient obtenir l’une de ses 300 bourses d’études.

De gauche à droite : Mario Paradis, président du conseil d’administration de la Fondation de l’UQTR, Christian Blanchette, recteur de l’UQTR et Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR.

© COURTOISIE UQTR De gauche à droite : Mario Paradis, président du conseil d’administration de la Fondation de l’UQTR, Christian Blanchette, recteur de l’UQTR et Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR.

En plus de récompenser les résultats scolaires, ces bourses reconnaissent aussi l’implication sociale, l’excellence sportive ainsi que la détermination d’étudiants qui vivent en situation de handicap ou qui font un retour aux études.

Grâce à l’apport financier de 80 donateurs, le programme de bourses de la Fondation de l’UQTR épaule depuis 35 ans des étudiants de l’UQTR dans l’obtention de leur baccalauréat, leur maîtrise ou doctorat.

Parmi les nouvelles bourses offertes, deux proviennent d’Alcoa pour la relève de 3000$ chacune. L’une s’adresse aux étudiants de 1er cycle en génie et la seconde, aux étudiants à la maîtrise en sécurité et hygiène industrielle.

«Les lauréats qui recevront leur part des quelque 600 000$ offerts cette année contribueront bientôt, par leurs talents, leurs compétences et expertises, à développer et à transformer notre milieu de vie. Il s’agit là d’un avantage extraordinaire pour nos régions et toute la société», fait valoir le recteur, Christian Blanchette.

Les étudiants intéressés ont jusqu’au 30 septembre pour poser leur candidature.

Grâce aux nombreux donateurs, la Fondation de l’UQTR remet annuellement près de 1 M$ aux étudiants de l’Université.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste 

Canada-Montréal: Retour à la normale sur le campus de McGill

septembre 14, 2021

 

De nombreux cours ont été annulés à McGill ce matin après qu’un colis suspect a été signalé sur le campus. L’incident s’est finalement révélé sans danger.

Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d'intervention du SPVM, le colis s'est avéré sans danger.

© François Sauvé/Radio-Canada Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d’intervention du SPVM, le colis s’est avéré sans danger.

Après les vérifications effectuées par les membres du Groupe tactique d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le colis s’est avéré inoffensif.

Il s’agit d’une valise qui ne contenait rien», a précisé Véronique Comtois, porte-parole du SPVM.

Le Groupe tactique d'intervention du SPVM a été dépêché sur les lieux.

© François Sauvé/Radio-Canada Le Groupe tactique d’intervention du SPVM a été dépêché sur les lieux.

Le SPVM a reçu vers 7 h 30 un appel pour un colis suspect.

En conséquence, trois bâtiments du campus ont été évacués, soit Dawson Hall, le McCall MacBain Arts Building et le Leacock Building.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada: Le NPD veut alléger le fardeau financier des étudiants

août 28, 2021

Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh a promis de s’attaquer à « la crise de la dette étudiante » et à se battre pour les programmes universitaires francophones hors Québec s’il devenait premier ministre, samedi, lors d’un arrêt de campagne à Sudbury, en Ontario.

Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

© /Radio-Canada Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

Prenant la parole devant les locaux de l’Université Laurentienne, Jagmeet Singh a annoncé diverses mesures de son plan pour venir en aide aux étudiants canadiens.

Tout d’abord, il supprimerait les intérêts sur les prêts étudiants fédéraux Ensuite, il allouerait un congé de cinq ans aux nouveaux diplômés avant de commencer à rembourser leur prêt étudiant fédéral après avoir terminé leurs études.

De plus, il annulerait jusqu’à 20 000 $ de dettes d’études. L’admissibilité à cette mesure serait basée en fonction du revenu de l’étudiant. Selon le parti, cette proposition effacerait 20 % de toutes les dettes étudiantes pendant la première année de ce programme et offrirait du soutien à 350 000 finissants.

Par surcroît, il doublerait les subventions canadiennes non remboursables aux étudiants».

Les partis fédéraux doivent donner priorité aux transferts en santé, selon François Legault

« Les jeunes ne devraient pas commencer leur vie sous une montagne de dettes. Au lieu d’aider à réduire les coûts, Justin Trudeau laisse les jeunes crouler sous des dettes étudiantes aussi grosses que des hypothèques. Et la pandémie n’a fait qu’empirer les choses, a déclaré le chef.

Dans son communiqué de presse, le parti indique que les étudiants canadiens ont payé plus de quatre milliards de dollars en intérêts pour leurs prêts sous le gouvernement Trudeau. Il ajoute que plus de la moitié des étudiants ont contracté une dette et que le prêt moyen avoisine les 28 000 $.

De plus, le leader du NPD a dit qu’il viendrait en aide à l’Université Laurentienne, située à Sudbury, qui est bilingue. L’institution a récemment dû annoncer des coupures dans ses programmes francophones. Le chef dit que ça n’aurait pas dû arriver.

Nous sommes déterminés à rebâtir l’Université Laurentienne aux côtés des communautés autochtones et francophones», affirme le NPD.

Du même souffle, M. Singh dit vouloir protéger et investir dans les programmes universitaires francophones à l’extérieur du Québec. Il a reconnu que l’accès à ces services est souvent difficile, que le Canada est un pays bilingue et que que l’on doit remédier à la situation.

Avec Yannick Donahue 

Congo/Université Marien-Ngouabi : 10154 dossiers de bourses en examen

août 10, 2021

Les travaux de la sous-commission des bourses nationales, ouverts le 10 août à Brazzaville, par la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, consisteront à analyser 6598 dossiers pour les étudiants congolais sur le territoire et 3556 pour ceux qui sont à l’étranger.

La ministre de l’Enseignement supérieur recevant un lot de dossiers de bourse

« Au moment où s’ouvrent ces travaux, la question du cumul des arriérés de bourse au cours de ces dernières années se pose. Je vous invite donc, en marge de l’examen des dossiers à votre disposition, à envisager la manière dont l’état pourrait solder sa dette sociale envers les étudiants », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, en présence de son collègue de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphébatisation, Jean-Luc Mouthou, ainsi que celui de l’Enseignement technique et professionel, Ghislain Thierry Manguessa Ebome.

L’examen en cours des dossiers de bourse est, selon la ministre, un exercice important qui vise à faciliter la formation des jeunes par le soutien financier de l’Etat.

Pour sa part, la directrice générale des Actions sociales et des œuvres universitaires, Zita Inko, a précisé que, conformément aux textes en vigueur, l’analyse des dossiers portera sur l’attribution, le renouvèlement, la suspension, la suppression ou encore le rétablissement de la bourse.

Dans l’analyse des dossiers, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a invité au strict respect des dispositions en vigueur, en toute objectivité. « Il s’agira de retenir les étudiants qui méritent parce que répondant aux critères définis par les textes en vigueur », a-t-elle insisté.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Bourses académiques de l’Université de Valparaiso, USA

août 6, 2021

Tous les étudiants sont automatiquement considérés pour les bourses académiques sur la base de leur demande d’admission et des pièces justificatives. Les étudiants seront informés de toute attribution de bourse en même temps qu’ils sont informés de leur décision d’admission. 

Processus d’admission internationale

Nous avons besoin des documents suivants pour compléter votre demande :

*Votre candidature de premier cycle à l’Université de Valparaiso

*Demande d’ étudiant visiteur/d’échange

*Si vous avez l’intention de postuler en tant qu’étudiant diplômé, veuillez consulter « Postuler en tant qu’étudiant diplômé international »

*Une copie de votre passeport

*3 (trois) années de relevés de notes du secondaire, avec une traduction en anglais s’ils sont dans une autre langue.
 

Nous accepterons les relevés de notes non officiels pour l’examen des demandes. medjouel.com vous informe que les relevés de notes officiels sont requis lors de l’inscription s’ils ne sont pas fournis au moment de la demande

Vos relevés de notes sont considérés comme officiels si : ils sont envoyés directement par votre conseiller d’orientation ou un autre responsable de l’école secondaire.

Vous les apportez sur le campus dans une enveloppe scellée et timbrée provenant directement de votre lycée.

Ils sont envoyés directement par un évaluateur de diplômes, tel que les évaluateurs de diplômes d’études (ECE), World Education Services (WES) ou similaire.

Ils sont fournis par un organisme de parrainage gouvernemental ou un agent d’Education USA.

Résultats des tests et preuve de compétence en anglais
Si vous êtes un étudiant international et avez besoin d’un visa pour étudier aux États-Unis, vous devez répondre aux exigences du test d’anglais de l’Université de Valparaiso.

Comment répondre aux exigences du test d’anglais

Soumettez l’un des éléments suivants : SAT, ACT, TOEFL, IELTS, iTEP, IGCSE A et O Levels, ou International Baccalaureate (IB). Vous pouvez soumettre plus d’un type de test sur votre demande.

Si vous êtes un étudiant transféré d’un collège ou d’une université américaine et que vous avez terminé avec succès 24 heures de crédit, vous avez satisfait à nos exigences de test d’anglais.

Si vous avez terminé 2 ans et que vous êtes diplômé / avez obtenu votre diplôme d’un lycée aux États-Unis, vous avez satisfait à nos exigences en matière de test d’anglais.

Si vous avez obtenu un A ou un B à l’examen d’anglais pour les niveaux IGCSE A/O, vous avez satisfait à nos exigences de test d’anglais.

Si votre pays de résidence permanente est le Royaume-Uni (Royaume-Uni) ou l’Australie, nous renoncerons à votre exigence de test d’anglais.

L’Université de Valparaiso a plusieurs partenariats d’université à université. Ce n’est que grâce à ces partenariats que les étudiants peuvent maîtriser l’anglais grâce à un protocole d’accord convenu.

Les admissions internationales de l’Université de Valparaiso accepte actuellement le test Duolingo (que vous pouvez passer en ligne chez vous) en raison de la fermeture du centre de test du virus Covid-19. Nous comprenons que ces fermetures peuvent avoir un impact sur vous et rendre difficile de répondre aux exigences du test de compétence en anglais pour l’admission en ce moment.

Les notes suivantes sont acceptables :

SAT (score de lecture et d’écriture minimum de 500)

ACT (score en anglais minimum de 24)

TOEFL (75 iBT minimum)

L’IELTS (6.0 minimum) doit avoir moins de 2 ans pour être validé.

iTEP (3.8 ou supérieur)

PTE (56 ou plus)

Examen d’anglais GCE ou GCSE (niveaux A/O) (note A ou B)

Examen d’anglais de niveau supérieur de l’IB (note de 5, 6 ou 7, ou note A ou B)

Duolingo (100 ou plus) à la lumière de Covid-19 (sujet à changementLes scores doivent être envoyés via Duolingo qui est gratuit. Nous n’accepterons pas les copies PDF des rapports de score et nous validerons vos scores via Duolingo. Achèvement du niveau 112 dans un centre de langues ELS. L’admission conditionnelle peut être disponible pour certains étudiants qui n’ont pas encore satisfait à nos exigences de maîtrise de l’anglais.

Soumettre les pièces justificatives via

Télécharger sur votre portail de candidature étudiant

Téléchargement par e-mail : intl.materials@valpo.edu

Télécopieur : 001-219-464-6898

Courrier : 1620 Chapel Drive, Valparaiso, IN 46383, États-Unis

Des questions ? Courriel intl.undergrad@valpo.edu

Appliquer maintenant

Avec adiac-Congo par concoursn

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada-Québec/ABI: les étudiants et travailleurs réguliers doivent gagner le même salaire, tranche la justice

juin 16, 2021

 

Les étudiants embauchés par l’Aluminerie de Bécancour doivent gagner le même salaire que les travailleurs réguliers, tranche la justice. La Cour d’appel du Québec vient de rejeter l’appel déposé par l’entreprise contre une décision du Tribunal des droits de la personne mentionnant qu’ABI fait preuve de discrimination envers cette classe de travailleurs.

La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

Le verdict du Tribunal des droits de la personne, condamnant ABI à verser entre 1 et 2,5 millions de dollars en compensation financière à quelque 230 travailleurs étudiants jugés victimes de discrimination, est ainsi maintenu à la suite de la décision de la Cour d’appel. L’indemnisation pourrait atteindre jusqu’à 15 000 $ ou 20 000 $ par travailleur.

Les parties impliquées ont reçu le verdict de la Cour d’appel mercredi, six mois après l’audition de l’appel logé par ABI. L’entreprise alléguait devant la Cour d’appel que le verdict du Tribunal des droits de la personne contenait des erreurs de droit. Ce verdict, rendu en mai 2018, indique qu’ABI a fait preuve de discrimination envers ses étudiants en leur versant un salaire horaire de 31 $ au lieu des 40 $ alloués aux travailleurs réguliers.

Rappelons que la juge du Tribunal des droits de la personne, Magali Lewis, estime que les étudiants sont victimes de discrimination en raison de leur âge et de leur statut social, ce qui contrevient aux articles 10, 19 et 46 de la Charte des droits et libertés de la personne. Dans son verdict, la juge Lewis indique que «les étudiants sont non seulement exposés aux mêmes risques que les occasionnels et les réguliers, mais ils effectuent le même travail qu’eux, aux tâches des employés qu’ils remplacent». Dans sa défense, ABI expliquait la différence salariale par le fait que les étudiants ne font pas toutes les tâches réalisées par les travailleurs réguliers.

ABI avait tenté de convaincre les trois juges de la Cour d’appel qu’aucune preuve ne venait étayer la position de la juge Lewis concernant le fait qu’être étudiant équivaut à un statut social. Selon ABI, il n’y avait pas plus de preuves de vulnérabilité et de discrimination.

L’entreprise plaidait que le syndicat devait être considéré comme étant solidairement responsable advenant une conclusion de discrimination dans ce dossier, étant donné que cette partie est signataire de la convention collective. Le contrat de travail contient une classification salariale des étudiants.

Selon la juge Lewis, le syndicat des travailleurs ne doit pas être tenu solidairement responsable avec ABI de la discrimination salariale des étudiants.

«Cette mesure a été amenée unilatéralement par ABI à la table de négociations en 1994 comme partie d’une offre finale qui, depuis et même après le dépôt par le syndicat d’une plainte à la commission, a refusé de la retirer des conventions collectives adoptées subséquemment», écrit la juge Lewis dans sa décision.

Les demandes de réactions du Nouvelliste auprès de la direction d’ABI et du Syndicat des métallos sont restées sans réponse. Il est impossible de savoir, pour l’instant, si ABI va porter sa cause en Cour supérieure.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Pourquoi le Québec séduit toujours plus d’étudiants africains

juin 15, 2021
L’Université Laval a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Grâce au soutien de ses établissements universitaires, le Québec attire depuis longtemps les étudiants francophones étrangers, dont beaucoup d’Africains. Et en recueille en retour les fruits.

Cela fait bientôt cinquante ans que le Québec ouvre en grand les portes de ses établissements d’enseignement supérieur aux étudiants du monde entier, notamment francophones. Une destination depuis longtemps appréciée des Africains pour l’accessibilité de ses formations de haut niveau. Au point que le secteur fait partie des cinq piliers identifiés par le gouvernement québécois pour asseoir sa « Vision Afrique », qui doit être dévoilée avant la fin de cette année.

Ils sont chaque année plusieurs milliers à franchir l’Atlantique pour suivre des cycles d’études professionnelles, technologiques ou universitaires, avec l’objectif, diplôme en poche, de rentrer participer au développement économique de leur pays ou de solliciter la résidence au Québec pour intégrer en quelques années un marché du travail en pleine effervescence.

« Pour 2019-2020, nous avons reçu 16 000 demandes de dossiers en provenance de 45 pays d’Afrique pour l’ensemble de nos établissements partenaires », précise Catherine Plasse-Ferland, directrice-adjointe du Pôle régional en enseignements supérieur Capitale-Nationale. Également connu sous le nom de Québec Villes Études, il regroupe depuis 2018 les principales institutions universitaires et d’études supérieures de la province du même nom.

Pénurie de main-d’œuvre

Impulsé par le ministère de l’Éducation québécois, ce regroupement des principaux acteurs de la formation entre dans la stratégie gouvernementale destinée à répondre à la pénurie de main-d’œuvre observée dans de nombreux secteurs économiques de la province, et estimée actuellement à près de 150 000 postes, dont la moitié exigerait un niveau d’étude supérieure.

L’UNIVERSITÉ LAVAL A ENREGISTRÉ UNE HAUSSE DE 60 % DE SES CONTINGENTS D’ÉTUDIANTS AFRICAINS DEPUIS 2016

Une perspective qui suscite un intérêt grandissant ces dernières années chez les bacheliers africains, toujours plus nombreux à venir tenter leur chance au Québec. L’Université Laval, le plus grand établissement francophone d’enseignement supérieur d’Amérique du Nord, particulièrement présent à travers l’Afrique, a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Même progression dans le réseau des Collèges d’enseignement général et professionnel (Cegep) qui, dans le cursus scolaire québécois, fait le pont entre le lycée et l’université, avec un diplôme équivalent à une première année de licence. Un « animal solitaire » selon Francis Brown Mastropaolo, directeur des affaires internationales de la Fédération des Cegep, « suffisamment agile au niveau des formations proposées pour répondre aussi bien au souhait de spécialisation des doctorants qu’à l’urgence des migrants de s’insérer dans le marché du travail québécois ».

Avec ses 48 collèges, implantés sur l’ensemble du territoire, le réseau des Cegep constitue la porte d’entrée idéale pour les nouveaux arrivants, qui peuvent construire leur parcours en optant pour un diplôme d’études collégiales (DEC) leur permettant de suivre un cursus de niveau universitaire ou pour une attestation d’études collégiales (AEC), dont les formations plus ou moins longues sont censées correspondre au plus près aux besoins constatés en matière de ressources humaines.

C’est notamment le cas des programmes de formation proposés par le Cegep Limoilou, définis avec le concours des chefs d’entreprise de la région et particulièrement pensés pour le public africain. La formule Cegep séduit sur le continent même, puisque les Québécois ont participé à la réforme de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel du Sénégal (Isep), lancée en 2013 par le président Macky Sall. Une première expérience a été menée avec succès à Thiès, dupliquée par la suite dans le reste du pays.

Cameroun et Mozambique

Les Cegep disposent aujourd’hui d’une cinquantaine d’accords de coopération (numérisation des formations, développement de l’entrepreneuriat, assistance technique…) en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Cameroun ou au Mozambique. « Notre approche très professionnalisante orientée sur l’employabilité des personnes commence à être largement reconnue sur le continent », constate Francis Brown Mastropaolo.

AU FIL DES GÉNÉRATIONS, LE QUÉBEC S’EST CONSTITUÉ EN AFRIQUE UN RÉSEAU UNIQUE

D’autres grands établissements, tels que l’École nationale d’administration publique (Enap) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), constituent également des voies d’accès privilégiées pour les Africains désireux d’étudier outre-Atlantique. Tous deux accueillent plusieurs centaines d’étudiants africains qui, chaque année, représentent entre 20 % et 25 % de leurs contingents étrangers respectifs.

L’Enap, qui a vu passer sur ses bancs plusieurs milliers d’Africains en près de soixante ans, propose des doctorats et des maîtrises reconnus dans de nombreux pays francophones du continent. Certains cursus ont même été délocalisés sur place, pendant que des modules de formation continue sont également proposés aux administrations locales.

Au fil des générations, le Québec s’est constitué en Afrique un réseau unique qui se densifie à chaque nouvelle promotion. « Quand les étudiants restent, ils rentrent dans la famille. Quand ils repartent dans leurs pays respectifs, ils sont nos meilleurs amis sur place », constate Francis Brown Mastropaolo. Dans un cas comme dans l’autre, le Québec en sort gagnant. Et les étudiants africains qui ont franchi le pas également.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Canada-Québec/Loyers à 500 $ : Legault se dit « très connecté sur la réalité »

avril 29, 2021

Le premier ministre François Legault assure qu’il sait que les Québécois paient des prix de plus en plus élevés pour leurs loyers, mais refuse tout de même de qualifier ce problème de crise du logement.

Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu'il avait tenu mercredi lors d'une étude de crédits.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre Legault est revenu sur les propos qu’il avait tenu mercredi lors d’une étude de crédits.

Il reconnaît cependant «qu’on a une pénurie de logements abordables» dans cinq ou six grandes villes du Québec.

«La crise qu’on vit actuellement, c’est la pandémie», a-t-il lancé jeudi en conférence de presse organisée pour revenir sur les propos qu’il a tenus mercredi lors de l’étude des crédits du ministère du Conseil exécutif.

Longuement questionné par les partis d’opposition sur les dépenses de son gouvernement, le premier ministre Legault avait alors affirmé qu’il n’y a pas techniquement de crise du logement actuellement au Québec.

Interrogé par la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, sur le prix d’un logement actuellement à Montréal, François Legault avait répondu : «Écoutez, ça dépend de la grandeur du logement, mais je dirais… ça peut peut-être commencer à 500 ou 600 $ par mois…. assez rapidement monter à 1000 $ par mois».

Revenant sur ses propos jeudi matin, le premier ministre affirme maintenant qu’il ne parlait pas à ce moment-là du prix total des logements, mais plutôt, répondant à la question de Mme Massé, de ce qu’un étudiant paie par mois pour son loyer.

«C’était très clair dans la question de Manon Massé, elle parlait des 250 000 étudiants qui vont revenir en présentiel cet automne», s’est défendu M. Legault.

«J’ai même ajouté que plusieurs étudiants se mettent à trois ou quatre pour vivre ensemble. Je parlais du prix minimum payé par étudiant, pas du prix moyen d’un loyer ou de ce qui est payé par une famille», a-t-il assuré.

Le premier ministre dit être au courant que «le loyer médian» est de 1300 $.

Mais bien qu’il jure être très conscient que le coût actuel du logement puisse être exorbitant pour certains, il rejette l’idée d’un gel des loyers pour 2021, comme le propose Québec solidaire. Il privilégie plutôt l’aide gouvernementale directe aux personnes incapables de se trouver un loyer, pour les aider à en payer une partie.

«Pensez deux minutes aux propriétaires. Si on gèle les loyers, il va se construire moins de logements», explique-t-il.

M. Legault ne prévoit pas non plus de rendre plus sévères les règles qui régissent les propriétaires de logements. «On a déjà la Régie du logement et ses mécanismes, qui n’existent pas dans d’autres provinces», fait-il valoir.

Selon lui, le Québec a connu une crise du logement au début des années 2000, avec un taux d’inoccupation des loyers de moins de 1 %, mais il croit qu’avec le taux actuel de 2,5 %, on ne peut plus parler de crise.

Il reproche au précédent gouvernement libéral de n’avoir «rien fait pendant plusieurs années» pour éviter que les loyers atteignent des prix aussi élevés.

Il insiste également sur le fait que la pandémie a eu un effet à la hausse sur le prix de l’immobilier. «Le prix a monté. Les gens n’ont pas voyagé, ils ont de l’épargne de disponible. Ils sont prêts à payer plus cher pour des maisons, pour des condos, donc ça a créé un manque encore plus grand», note-t-il.

Avec La Presse canadienne par Isabelle Maltais