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Canada/Décrochage universitaire: des étudiants sous pression

août 19, 2019

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© 123RF Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada.

Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada. Une importante proportion d’entre eux ne se rendent d’ailleurs même pas à la deuxième année de leur baccalauréat.

Dans un rapport de 2011, le ministère de l’Éducation du Québec notait que le taux de réussite moyen dans les programmes de baccalauréat avait augmenté de façon importante de 1988 (55,9 %) à 2009 (67,6 %).

Mais c’est encore près d’un étudiant sur trois qui ne termine pas son baccalauréat, dont près de la moitié abandonne avant la fin de leur première année d’études.

« La problématique du décrochage universitaire, c’est complexe. Il y a des variables au niveau institutionnel, des variables personnelles, au niveau familial. C’est extrêmement complexe. », explique Jérôme St-Amand, professeur en éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Selon M. St-Amand, il est inévitable que certains étudiants ne terminent pas leur parcours universitaire.

Que ce soit une mère monoparentale qui doit travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants ou un jeune dans la vingtaine qui, après avoir goûté à la vie universitaire, choisit de se tourner vers une formation professionnelle qui répond mieux à ses intérêts, les facteurs personnels pouvant mener à cette décision sont multiples.

« Je voudrais que tous ceux qu’on recrute, on soit en mesure de les faire graduer, mais il y a plein de choses qui arrivent dans la vie des étudiants qui font en sorte que certains ne restent pas ici après un an, mais ils réussissent peut-être très bien dans un autre parcours de vie aussi », affirme la registraire de l’Université d’Ottawa, Sonia Cadieux.

Jérôme St-Amand ajoute que deux facteurs récents compliquent la lutte au décrochage universitaire, soit la pénurie de main-d’œuvre et l’endettement des étudiants.

« Les étudiants aujourd’hui sont sous pression, ils ont de multiples obligations, explique le professeur de l’UQO. Les étudiants sont endettés, ils veulent travailler, mais en même temps, ils voient les conséquences néfastes sur leurs études, mais ils sont pris dans ce cercle dynamique. »

« C’est très courant qu’il manque des étudiants dans nos classes, puisqu’ils préfèrent faire de l’argent rapide plutôt que de venir en classe. Ce que ça peut causer, ce sont des retards importants sur le plan académique et de diplomation », ajoute M. St-Amand.

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Rôle de l’institution

Bien que des facteurs personnels peuvent mener à l’abandon des études universitaires, les institutions d’enseignement supérieur ont tout de même un rôle à jouer pour favoriser la persévérance, selon la professeur du département des sciences de l’éducation et présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, Stéphanie Demers.

« Une fois que l’offre de programmes est attrayante, que l’étudiant s’est inscrit et qu’il est admis, la prochaine étape en fin de compte c’est : est-ce que son expérience est cohérente avec les attentes qu’il avait de ce programme lorsqu’il a fait sa demande d’admission ? », explique Mme Demers.

« Est-ce que l’institution est capable de donner des services et du soutien suffisant aux étudiants tout au long de leur parcours scolaire ? Est-ce qu’il y a, par exemple, de l’aide psychologique ? Est-ce que les professeurs sont suffisamment disponibles ? Est-ce qu’il y a trop d’étudiants par classe et ça devient extrêmement impersonnel ? », renchérit Jérôme St-Amand.

Julien Paquette – Le Droit

Canada-Québec/Pénurie de main-d’œuvre : des étudiants en restauration à la rescousse

août 14, 2019

 

 

Le Collège Mérici met sur pied un programme de Gestion de la restauration à trois jours par semaine au lieu de cinq.

La pénurie de main-d’oeuvre frappe de plein fouet l’industrie de la restauration et le Collège Mérici tente de faire sa part pour aider les employeurs.

Avec un programme à trois jours par semaine, les étudiants seront ainsi plus disponibles pour travailler. Le responsable des admissions et du recrutement, Jacky Boucher, rapporte que cette initiative a été mise de l’avant pour répondre aux demandes de l’industrie.

Les élèves seront donc requis sur les bancs d’école uniquement du lundi au mercredi. Les heures travaillées du jeudi au dimanche seront prises en compte dans le programme d’étude.

On reconnaît le travail de nos étudiants dans le milieu de la restauration, il y a un système de reconnaissance des acquis et d’équivalence qui fait qu’on n’a pas besoin de se rasseoir sur les bancs d’école et refaire la même chose, explique M. Boucher.

Les 30 places disponibles dans ce nouveau programme sont déjà comblées avant même la rentrée scolaire, signe que l’idée ne plaît pas uniquement aux employeurs. L’établissement songe à élargir son programme dans le futur.

Par ailleurs, à l’instar de la Commission scolaire de Charlevoix le Collège Mérici a aussi choisi de retarder la rentrée scolaire cette année pour accommoder l’industrie touristique.

CBC/Radio-Canada

Congo Des étudiants congolais rapatriés « manu militari » de Cuba à Brazzaville

juin 20, 2019

Une partie des 138 jeunes avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de vingt-sept mois d’arriérés de bourse.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont rapatrié, mardi, 138 étudiants originaires de ce pays et inscrits à l’université à Cuba, dont une partie avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de leur bourse, a-t-on appris mercredi 19 juin de source diplomatique.

En mai, le gouvernement congolais avait précisé à l’AFP qu’une partie de ces étudiants rentreraient au pays pour « avoir réclamé violemment leur bourse d’étude » et l’autre pour avoir enregistré de « mauvais résultats scolaires ».

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Ces étudiants, dont certains « avec leurs bébés », sont partis mardi de Cuba et arrivés mercredi matin à Brazzaville, a indiqué une source diplomatique à La Havane.

Ils ont été escortés dans l’avion par cinq policiers et trois agents de sécurité, tous congolais.

« Tous les étudiants sont bien arrivés avec leurs dossiers académiques et le ministre de l’enseignement supérieur fera de son mieux pour leur réorientation », a précisé la même source, assurant qu’ils ne seraient pas sanctionnés dans leur pays.

« Succession d’échecs »

Le ministre congolais des affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait estimé en mai que les étudiants protestataires « avaient franchi la ligne rouge » en ayant violemment réclamé le paiement de leurs arriérés de bourse fin mars devant l’ambassade du Congo à La Havane, déclenchant l’intervention de la police cubaine. « Les autorités cubaines ne souhaitent plus les voir sur leur territoire », avait-il ajouté.

USA: Qui étudie s’appauvrit

mai 24, 2019

 

La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
© Drew Angerer Agence France-Presse La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
 

Marie-Pier Frigon, d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, a 25 ans et une dette étudiante accumulée de plus de 160 000 $US, soit l’équivalent de 210 000 $ dans son Québec d’origine. Son remboursement lui gruge 1400 $US par mois, soit environ la moitié de son revenu de chargée de communications du groupe de pression Voices for Children.

« C’est un gros stress, confie-t-elle au Devoir. C’est extrêmement difficile pour moi. Je me demande si je vais sortir de ça. J’en ai pour encore vingt ans à rembourser cette dette qui va me coûter 350 000 $ au total. Il me reste juste le minimum pour vivre. Je ne pourrai peut-être pas m’acheter de maison. »

Mme Frigon s’exprime en français, sa langue maternelle. Elle est née à Montréal et a déménagé en Californie avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle n’a pas encore demandé sa citoyenneté américaine.

Sitôt ses études secondaires terminées, elle a entamé une formation en photographie à l’Academy of Art, université privée de San Francisco, à plus de 21 000 $ par année. Elle ne se qualifiait pas pour des bourses et ses parents ont endossé ses emprunts à des banques privées. « J’avais 18 ans et je n’avais pas conscience de ce que ça voulait dire, de m’endetter autant avec des paiements qui reviennent chaque mois. »

La coûteuse formation a duré cinq ans, jusqu’en août 2017. Elle a ensuite assez vite quitté San Francisco et son coût de la vie exorbitant. Il y a deux mois, elle a décidé de lancer un appel à l’aide sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe. « Parce qu’un ami m’a dit que parfois du monde riche paie pour ces affaires-là, dit-elle. Je n’espère pas vraiment que ça va marcher. Jusqu’à maintenant, je n’ai reçu que 100 $… »

Un océan rouge 

La recherche « student loan » donne plus de 23 000 dossiers sur GoFundMe et « student tuition », 25 200 pages. Une large majorité semblent en provenance des États-Unis. Le site sert aussi beaucoup, beaucoup à rechercher du financement pour payer les frais médicaux.

Les données du problème global donnent le vertige. La dette des prêts étudiants états-uniens dépasse maintenant les 1500 milliards $US. On répète : plus de 2 billions de dollars canadiens.

La moyenne de l’endettement pour scolarité s’établit maintenant à environ 30 000 $US par étudiant et fait une autre culbute quand on ajoute la part versée par les parents. La moyenne des bourses oscille autour de 15 000 $ par année.

Par comparaison, en 2015, l’emprunt moyen par étudiant universitaire auprès de diverses sources (État, banques ou parents) était de 26 800 $ au Canada, avec de fortes disparités allant de 12 500 $ environ au Québec à 35 200 $ au Nouveau-Brunswick.

Plus de 44 millions d’Américains remboursent des prêts liés à leurs études. Ce découvert dépasse les sommes dues par les détenteurs de cartes de crédit de tout le pays. Des experts redoutent d’ailleurs que la prochaine bulle financière à éclater vienne des dettes d’étude.

Trois facteurs expliquent cette coulée au fin fond du rouge : les droits de scolarité de plus en plus élevés (+ 85 % en 25 ans) ; la faiblesse du système des bourses ; puis la culture nationale qui encourage les étudiants du vaste pays à quitter le nid familial pour entrer dans l’âge adulte en s’installant à gros frais supplémentaires sur un campus, pendant plusieurs années.

Faire payer les riches 

La charité et l’entraide prennent plusieurs formes. Le milliardaire Robert F. Smith a profité dimanche de son discours devant 396 finissants de l’université Morehouse à Atlanta, tous des hommes afro-américains, pour annoncer qu’il allait se charger de la totalité de leurs dettes d’étude. En fait, sa richissime famille va créer une fondation qui va prendre en charge les prêts évalués à environ 40 millions de dollars, en récoltant au passage des abattements fiscaux.

Ces comptes établissent donc la moyenne de la dette à rembourser à quelque 100 000 $ par tête à mortier.

Tout en reconnaissant l’indéniable et généreuse contribution du citoyen Smith, un éditorial du New York Times publié il y a quelques jours soulignait à quel point cette situation témoigne d’un système vicié jusque dans sa moelle. La fiscalité des États-Unis ne prélève pas assez d’argent aux riches (16,5 % au fédéral) pour assurer l’école gratuite pour tous et la philanthropie ne règle ce problème qu’à la toute petite pièce.

Le sociofinancement sert d’ailleurs aussi à faire de l’activisme autour du problème social. Sur GoFundMe, le projet Scared to Debt demande 250 000 $ pour réaliser cet été un film sur le sujet de la dette étudiante. Plus de 40 personnes ont déjà donné 22 000 $ en une semaine.

Des candidats démocrates à l’investiture présidentielle promettent de s’y attaquer politiquement. La sénatrice Elizabeth Warren propose d’annuler une partie des dettes étudiantes et de mettre en place un réseau de garderies et de maternelles abordables en prélevant un impôt sur les grandes fortunes.

Marie-Pier Frigon se définit comme « très, très démocrate », même si elle ne peut pas encore voter aux États-Unis. Elle appuie les idées de Bernie Sanders qui veut lui aussi éliminer la dette étudiante et rendre l’éducation gratuite pour ne pas reproduire le cercle infernal. Elle doute cependant que cette utopie concrète se réalise.

« Pour y arriver, il faut un président qui ne fait pas de compromis et un Congrès démocrate, dit-elle en terminant l’entrevue. Je ne sais pas si c’est possible dans le climat politique actuel, mais si ça arrivait, je serais vraiment contente. »

Passer le chapeau 
L’Ontarienne Na’Shantéa Miller prend le problème à rebours en cherchant à financer ses études aux États-Unis avant de s’y engager. Elle a postulé à Oxford, à McGill, à l’Université de Toronto, à la London School of Economics et à Harvard. Elle a été acceptée partout.
Elle souhaite intégrer le programme de maîtrise en politiques publiques de la Harvard Kennedy School. Les charges scolaires et de vie sont fixées à environ 110 000 $CAN par année pour deux ans, disons près d’un quart de million de dollars au total dans une école qui n’offre pratiquement aucune bourse.

« C’est beaucoup d’argent, dit-elle au Devoir. Mais c’est la chance d’une vie, et j’ai décidé de tenter ma chance avec le sociofinancement. J’aime mieux essayer et voir ce qui arrive plutôt que de ne rien faire et de le regretter. »

La jeune femme de 24 ans a jusqu’au 15 juin pour s’inscrire à Boston. Elle a environ 40 000 $ en poche. Elle cherche 75 825 $ par l’entremise de GoFundMe pour boulonner sa première année de formation. Elle en avait amassé un peu moins de la moitié (34 000 $) en date de jeudi.

Pressecanadienne.ca par Stéphane Baillargeon

Algérie: les étudiants dans la rue pour le 2e mardi du mois de ramadan

mai 14, 2019

 

De nombreux étudiants ont manifesté mardi à Alger pour réclamer le départ du pouvoir des «voleurs» et des «traîtres» liés au régime du président déchu Abdelaziz Bouteflika, selon un journaliste de l’AFP. Ils ont aussi manifesté sans incident dans d’autres villes universitaires d’Algérie, selon le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie) et les réseaux sociaux. A Alger, l’essentiel du cortège s’est dispersé dans le calme en début d’après-midi.

Dans le centre de la capitale, plusieurs milliers d’étudiants, rassemblés devant la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement des manifestations algéroises, sont parvenus à forcer, sans violence, plusieurs cordons de policiers pour rejoindre le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement).

Alors que le mois de ramadan, durant lequel l’essentiel des Algériens se privent notamment de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, entre dans sa 2e semaine et malgré la chaleur, la mobilisation des étudiants à Alger n’a pas semblé faiblir.

«Vous avez pillé le pays, voleurs!», ont crié d’une seule voix en direction de l’APN, les étudiants qui manifestent tous les mardis depuis le début du mouvement de contestation inédit dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février. «FLN, traîtres!», a-t-on également entendu, en référence au Front de libération nationale, l’ancien parti unique qui domine la vie politique depuis l’indépendance en 1962. Le FLN reste présidé par Abdelaziz Bouteflika, contraint de quitter le pouvoir le 2 avril, après 20 ans à la tête de l’Etat, sous les pressions conjuguées de la rue et de l’armée.

Les policiers ont repoussé et bloqué sur les trottoirs les manifestants qui voulaient bloquer la circulation mais aucun heurt sérieux n’a été constaté.

Les étudiants ont ensuite rallié le tribunal du centre d’Alger, où ils ont scandé «Où est la Justice?», alors qu’une série d’arrestations de riches et puissants hommes d’affaires, du frère et conseiller d’Abdelaziz Bouteflika mais aussi d’une responsable politique et d’un général à la retraite critiques du chef d’état-major de l’armée suscitent la polémique. Les observateurs craignent que ces arrestations servent à offrir des «têtes» à la contestation tout en procédant à une «purge» au sein du pouvoir dans le cadre de luttes des clans au sommet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Indonésie: 34 étudiants en théologie morts dans une église, 52 disparus

octobre 1, 2018

Palu (Indonésie) – Les secouristes indonésiens ont découvert les corps de 34 étudiants en théologie dans une église sur l’île des Célèbes, envahie par une coulée de boue après le séisme de vendredi, a annoncé mardi une porte-parole de la Croix Rouge locale.

« Trente-quatre corps au total ont été retrouvés par l’équipe » de secouristes, a déclaré à l’AFP Aulia Arriani.

Elle a précisé que 86 étudiants avaient été initialement portés disparus alors qu’ils participaient à une retraite religieuse dans le district de Sigi Biromaru, dans le nord de l’île.

Selon Mme Ariani, l’endroit est très difficile d’accès. « Le problème le plus important, c’est de se déplacer à pied dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps », a-t-elle rapporté.

Le centre de l’île des Célèbes a été dévasté par un séisme suivi d’un tsunami vendredi soir, qui a tué au moins 844 personnes. Dans la ville côtière de Palu notamment, les vagues ont emporté des habitants, des morceaux de bâtiments, des voitures et la végétation.

Le bilan final devrait être plus élevé, certaines zones n’ayant pas encore été atteintes par les secours mardi. Le district de Sigi Biromaru est l’une de ces zones reculées, au sud-est de Palu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 00h45)

Des lycéens de Parkland entament une tournée aux États-Unis pour le contrôle des armes

juin 16, 2018

Des manifestants marchent dans les rues de Chicago pendant le rassemblement « La route du changement », organisé pour le contrôle des armes, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

Des lycéens de Parkland (Floride), où un ancien élève a tué 17 personnes en février, ont entamé vendredi à Chicago une tournée en autocar à travers les Etats-Unis, pour inciter les jeunes Américains à voter contre le lobby des armes, la NRA.

La tournée nationale, intitulée « Route vers le changement » (« Road to Change » en anglais) doit traverser 20 des cinquante Etats du pays, parmi lesquels le Texas, un Etat conservateur où les armes sont reines et le droit de les porter défendu par les autorités, jusqu’aux scrutins du 6 novembre.

A chacune des 50 étapes, les organisateurs veulent convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et les informer sur les candidats locaux qui demandent une réforme des réglementations sur les armes à feu ou ceux qui reçoivent des fonds de la NRA pour défendre le droit constitutionnel de posséder une arme.

Les lycéens ont choisi Chicago comme première étape de leur périple car la 3e ville des Etats-Unis est frappée par une violence endémique: on y a recensé 950 fusillades depuis le début de l’année, et plus de 220 meurtres.

Le musicien américain Chance the Rapper s’adresse à la foule pendant le rassemblement « La route vers le changement », à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

L’idée est d’attirer l’attention non seulement sur les tueries de masse qui font la Une des médias, mais aussi sur les tueries du quotidien, qui contribuent à un bilan annuel de quelque 33.000 morts par armes à feu aux Etats-Unis.

« Nos voix, vos voix unies sont plus fortes que tout », a déclaré l’une des lycéennes de Parkland, Kyrah Simon, devant une foule de plus d’un milliers de jeunes réunis au départ de la tournée.

Les élèves de Parkland sont à l’origine d’une mobilisation pour exiger une régulation plus stricte des armes à feu qui avait conduit plus d’un million de personnes à défiler dans les rues fin mars.

L’activiste lycéenne Emma Gonzales, survivante de la fusillade de Parkland en Floride (au centre), lors du rassemblement « Route du changement » à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

La Floride, un Etat très souple en matière de vente d’armes, a depuis adopté des mesures timides de restriction, notamment en relevant de 18 à 21 ans l’âge limite pour acheter une arme à feu.

Vendredi à Chicago, les lycéens de Parkland ont pris soin de rester en retrait, laissant d’autres jeunes militants prendre la parole devant la foule.

« Des gens sont tués chaque jour à Chicago, et pas parce qu’ils font quelque chose de mal », a souligné Trevon Bosley, dont le frère a été tué sur le parking d’une église.

Des célébrités s’étaient également jointes au mouvement, comme Will.I.Am du groupe The Black Eyed Peas, qui a appelé à « des lois correctes sur les armes » de manière à ce que « les timbrés ne se baladent pas avec des armes militaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 08h44)

Cuba: les autorités inquiètes du bas niveau des étudiants congolais

mai 30, 2018
Parte hacia Haití, brigada del Contingente Internacional de Médicos Especializados en el Enfrentamiento de Desastres y Graves Epidemias “Henry Reeve”, por las graves afectaciones ocasionadas en esa nación por el huracán Matthew, está conformada por 38 profesionales con experiencia higiénico-epidemiológica, el Aeropuerto Internacional José Martí, en La Habana, el 8 de octubre de 2016. ACN FOTO/Marcelino VAZQUEZ HERNANDEZ/sdl

Les autorités cubaines ont manifesté leur inquiétude sur le niveau intellectuel des étudiants congolais admis dans leur système éducatif. Contrairement aux équato-guinéens, santoméens ou angolais, les résultats scolaires des congolais sont bas. Les propres étudiants responsabilisent leur gouvernement qui ne leur verse plus de bourse d’études depuis des mois.

Oscar Vargas Lopez, responsable au ministère de l’éducation cubaine, a affirmé être inquiet du bas niveau intellectuel des étudiants originaires du Congo Brazzaville. Cette inquiétude a été transmise aux autorités consulaires dans une note le mois passé, sans qu’une réponse explicative n’éclaircisse cette situation. Plus de 1000 étudiants congolais sont admis dans diverses universités de l’île, grâce à un accord de coopération entre les deux pays. Selon Oscar Vargas Lopez, les professeurs se plaignent du peu d’engouement montré par les congolais pendant les cours.

Du côté des étudiants, on admet les faits tout en responsabilisant le gouvernement qui ne leur verse plus la bourse d’études depuis plus d’une année. Le manque d’argent dans un pays comme Cuba ne favorise pas un climat de sérénité. Ces étudiants sont censés prendre en charge la santé des congolais dans l’avenir, à travers les douze hôpitaux en construction dans les départements du pays. Il est claire que nous sommes en face des personnes mal formées qui causeront du tort demain aux patients.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Congo/fausses bourses Suisses: 320 étudiants Mbochis escroqués par le ministère des Affaires étrangères

avril 26, 2018

Dans un communiqué publié et signé par le secrétaire des affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger Cyprien Sylvestre Mamina, et estampillé « large diffusion », on portait à la connaissance des congolais de l’offre de 500 bourses d’études et emplois de la confédération Helvétique. Comme avec les bourses cubaines, les parents des étudiants Mbochis et même des fonctionnaires se sont taillés la part du gâteau qui s’est avéré être une grande escroquerie. 320 prétendus étudiants ont déboursé chacun 1.000.000 frs pour figurer dans la liste.

Finalement au Congo, certaines autorités ont eu le courage cynique d’arnaquer même les pauvres étudiants, l’avenir de demain. On comprend pourquoi l’éducation dans ce pays jadis un modèle en Afrique Centrale en matière d’éducation est devenu la risée du monde.

   

Ni plus ou moins que le ministère des affaires étrangères, à travers son secrétariat a organisé une arnaque dans un secteur très prisé par les congolais, à savoir quitter ce pays contrôlé par le clan Sassou. Conscient qu’actuellement 6 congolais sur 10 habitants Brazzaville et Pointe-Noire rêverait s’en aller à l’étranger, Cyprien Sylvestre Mamina a «  tapé sur le côté le plus pêté pêté » en inventant une offre de 500 bourses d’études de la Suisse aux étudiants et employés congolais.

Convaincus de la fiabilité de l’information, publiée à travers un communiqué officiel, de nombreux étudiants congolais s’y sont intéressés. Et comme au Congo, dans ce genre de deal, on privilégie d’abord la famille et la contrée, 320 Mbochis sont tombés facilement.

Parmi les conditions d’obtention de cette bourse fantôme, figurait en bonne place le paiement d’une somme d’un million de francs cfa. Somme dérisoire pour tous ses voleurs de la république désireux de placer leurs rejetons hors du pays.

De nombreux fonctionnaires, ont aussi choisi l’occasion, pour réaliser leur rêve de s’éloigner à jamais de Sassou Nguesso et sa famille. Ils ont versé aussi la dite somme pour compléter leurs dossiers.

La Suisse qui a eu vent de cette arnaque organisée par le ministère des affaires étrangères du Congo, a réagi par la publication d’un communiqué qui dément et met à nue les velléités boukoutoires sur les étudiants des autorités diplomatiques congolaises.

Cyprien Sylvestre Mamina qui était pressenti comme ambassadeur du Congo en France, et qui est à la tête de cette grosse arnaque aura-t-il la décence de rembourser les sommes versées par tous ses étudiants, employés et prétendus étudiants ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Pété-pété: mou, crédule, naïf

Boukoutoires: cupides, escroqueries

Six étudiants congolais de Cuba en Espagne

avril 19, 2018

Six (6) étudiants Congolais de Brazzaville ayant fui Cuba retenus à l’aéroport de Madrid en Espagne 🇪🇸.

Six (6) étudiants d’origine Congolaise (Brazzaville) en provenance de la Havane à Cuba, et qui affirment être du Congo Brazzaville, sont retenus depuis trois jours au terminal 4 de l’aéroport de Madrid. Ces six personnes ont sollicité l’asile politique et se trouvent dans la salle de rétention de cet aéroport en attente de la réponse du ministère de l’intérieur.

Les policiers en service au terminal 4 de l’aéroport Adolf Suarez de Madrid, ont retenu six personnes originaires du Congo Brazzaville, qui n’avaient pas de passeport sur eux lors des contrôles. La police d’immigration procède souvent à des pré-contrôles au pied de l’avion, et c’est lors d’un de ces contrôles, le samedi 8 avril, sur un vol de la compagnie aérienne Iberia en provenance de la Havane, que les policiers ont remarqué la présence de six voyageurs n’ayant pas sur eux un document de voyage.

Conduits au poste de police, les six personnes ont affirmé être originaires du Congo Brazzaville et ont sollicité l’asile politique. Après quelques vérifications, les six Congolais ont été placés dans la salle de rétention en attente d’être auditionnés par les services habilités.

Le CEAR ( commission espagnole d’aide aux réfugiés) a mis à leur disposition un avocat et une traductrice d’origine de la RDC. Le mardi 10 avril, un fonctionnaire du ministère de l’intérieur s’est déplacé à l’aéroport de Madrid pour les entendre. Selon le témoignage de la traductrice, les six Congolais ont déclaré avoir quitté précipitamment Cuba où ils étudiaient pour échapper aux représailles des autorités Cubaines à cause des dénonciations sur leurs conditions de vie.

Les étudiants Congolais à Cuba étudient dans des conditions difficiles, découlant du non paiement des leur bourse d’études par le gouvernement Congolais. Depuis des semaines, ils protestent sur des réseaux sociaux pour attirer l’attention des autorités de Brazzaville, en faisant état de toutes les difficultés qu’ils rencontrent. Une situation qui aurait selon eux poussé les autorités de Brazzaville à exiger leur rapatriement auprès de celles de Cuba.

C’est pour éviter de se retrouver en prison au Congo, qu’ils ont décidé de ne pas poursuivre leur vol et solliciter l’asile politique en Espagne. Joint au téléphone par ce journal, l’avocat des six étudiants Congolais a déclaré être confiant sur une suite favorable à leur demande d’asile. « Nous avons transmis au ministère de l’intérieur des informations sur la situation politique au Congo, où des personnes sont détenues à cause de leurs opinions politiques, des informations qui jouent en faveur de nos clients » a déclaré l’avocat, qui attend une réponse avant la fin de cette semaine.

Avec Brazzanews.fr