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Omicron: les contaminations flambent avant Noël, l’Europe se protège

décembre 23, 2021
Omicron: les contaminations flambent avant Noel, l'Europe se protege
Omicron: les contaminations flambent avant Noël, l’Europe se protège© AFP/JAVIER SORIANO

Les contaminations au Covid-19 flambent à travers le monde à la veille du réveillon de Noël, avec un nouveau record de cas jeudi au Royaume-Uni, contraignant de nombreux pays européens à renforcer les restrictions, comme l’Espagne qui impose de nouveau le masque en extérieur.

Un mois et demi avant l’ouverture le 4 février des Jeux olympiques d’hiver, la Chine n’a pas hésité, après la découverte de quelques dizaines de cas, à imposer un confinement strict aux 13 millions d’habitants de la ville de Xi’an (nord) en vertu de sa politique draconienne de « zéro Covid ».

Face au déferlement du variant Omicron, très contagieux, la lassitude se fait sentir, comme chez cette Parisienne de 35 ans, Dominique, croisée près de la célèbre avenue des Champs-Elysées: « Il y a une fatigue morale. Mais que peut-on y faire ? On en a marre. L’an dernier, on pensait en voir le bout, mais là on se dit que plein d’autres variants peuvent arriver ».

Une petite note d’espoir toutefois avant des fêtes de fin d’année plombées par le Covid: de premières études venues d’Afrique du Sud, d’Ecosse et d’Angleterre montrent qu’Omicron semble entraîner moins d’hospitalisations que Delta. Selon l’agence sanitaire britannique, les patients infectés par le nouveau variant ont jusqu’à 70 % de risque en moins d’être hospitalisés.

Nouveau record britannique

Au Royaume-Uni, pays frappé de plein fouet par le rebond pandémique, près de 120.000 cas supplémentaires de Covid-19 ont été enregistrés jeudi, un nouveau record. La hausse sur sept jours dépasse 50 % et le nombre d’hospitalisations commence à augmenter, notamment à Londres.

Pour l’instant, le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et l’Ecosse ont annoncé des restrictions plus sévères. Mais en Angleterre, le gouvernement de Boris Johnson temporise.

La situation britannique est observée avec attention: « C’est très important de regarder ce qui va se passer à Londres la semaine prochaine. Cela va nous en apprendre beaucoup sur la sévérité » de la maladie provoquée par Omicron, a souligné jeudi le Pr Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique français.

En attendant, l’Espagne, pourtant l’une des championnes mondiales de la vaccination, sort de nouveau masquée. Devant l’explosion des cas, le gouvernement a décidé de rendre de nouveau obligatoire le port du masque à l’extérieur à partir de jeudi. Et la justice espagnole vient d’autoriser l’instauration d’un couvre-feu nocturne dans une grande partie de la Catalogne.

La Grèce a elle aussi annoncé que le port du masque serait obligatoire en intérieur comme à l’extérieur pendant les fêtes. Toutes les festivités publiques de Noël et du Nouvel An ont été annulées.

En Suède, le télétravail doit être privilégié et les événements publics réunissant plus de 500 personnes devront exiger un pass vaccinal.

En Belgique, le monde culturel est vent debout après la décision des autorités de contraindre cinémas et théâtres à fermer à compter de dimanche.

« Prendre soin les uns des autres »

En France, où les autorités misent davantage sur la vaccination que sur de nouvelles mesures restrictives pour l’instant, le président Emmanuel Macron a appelé les Français à « prendre soin les uns des autres », notamment par des tests ou auto-tests avant de retrouver leurs proches pour les fêtes de fin d’année. Le cap des 100.000 contaminations par jour devait être franchi « d’ici à la fin du mois ».

En Asie, comme un air de déjà-vu, dans la ville chinoise de Xi’an: rues désertes, dépistage massif, quartiers bouclés.

Tous les habitants de l’ancienne capitale chinoise doivent rester chez eux « sauf raison impérative », une seule personne par foyer étant autorisée à faire les courses tous les deux jours. Toutes les entreprises « non essentielles » ont dû fermer. Les habitants ne peuvent plus quitter la ville sans autorisation et l’ensemble de la population va être dépistée.

Ces mesures rappellent le confinement de 76 jours imposé début 2020 par les autorités à Wuhan, ville du centre de la Chine où le virus avait été détecté pour la première fois fin 2019 avant de déferler sur la planète.

Ailleurs dans le monde, le variant Omicron constitue désormais 73 % des nouvelles contaminations aux Etats-Unis.

La pilule contre le Covid-19 du laboratoire Merck, destinée aux adultes à hauts risques, a été autorisée en urgence par l’Agence américaine du médicament (FDA), au lendemain de l’autorisation d’une pilule similaire développée par Pfizer.

Toujours sur le front médical, le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca a affirmé qu’une troisième dose de son vaccin contre le Covid-19 augmentait « significativement » le niveau d’anticorps contre ce variant.

« Omicron devient, ou est déjà devenu, dominant dans plusieurs pays y compris au Danemark, au Portugal et au Royaume-Uni, où les chiffres sont multipliés par deux tous les un jour et demi à trois jours, entraînant des taux inédits de transmission », selon Hans Kluge, directeur de l’OMS pour l’Europe.

Un rebond épidémique qui pourrait à terme impacter l’activité économique. La première compagnie aérienne européenne, Lufthansa, a annoncé jeudi l’annulation de 33.000 vols cet hiver, soit 10 % de son programme, à cause d’une baisse des réservations.

Considéré pour le moment comme moins mortel, le variant Omicron pourrait théoriquement entraîner un grand nombre de décès.

Le nombre de cas pourrait entraîner mécaniquement une hausse du nombre de patients hospitalisés ?notamment les non vaccinés et les personnes dites fragiles (très âgées, ou immunodéprimées par exemple) ? et une fois de plus submerger les systèmes de santé.

La pandémie a fait au moins 5.376.527 morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi. L’OMS estime que le bilan réel pourrait être deux à trois fois supérieur.

Par Le Point avec AFP

Les premiers cas de variant Omicron détectés en Europe

novembre 27, 2021

Des passagers en provenance d’Afrique australe ont été déclarés positifs à la COVID-19 à leur retour en Europe. Les autorités du Royaume-Uni ont confirmé des cas du variant Omicron chez des voyageurs et d’autres États, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas, surveillent de près des cas potentiels.

Un centre de vaccination contre la COVID-19 à Duisburg, en Allemagne (archives)

© Martin Meissner/Associated Press Un centre de vaccination contre la COVID-19 à Duisburg, en Allemagne (archives)

Au Royaume-Uni, deux cas du variant Omicron ont été rapportés samedi par le ministre de la Santé, Sajid Javid. Les deux personnes et leur entourage immédiat sont en isolement et subissent de nouveaux tests de dépistage.

Le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé samedi durcir les mesures d’entrée dans son pays afin de ralentir la propagation du variant Omicron du coronavirus.

En raison du nouveau variant, nous devons maintenant aller plus loin et mettre en place un nouveau régime de tests», a déclaré le dirigeant lors d’une conférence de presse, nous demanderons à toute personne entrant au Royaume-Uni de passer un test PCR» deux jours après son arrivée et de s’isoler jusqu’à ce qu’elle ait le résultat».

Dès dimanche, le Royaume-Uni interdira aussi les vols en provenance du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et de l’Angola.

Le variant Omicron est, selon toute vraisemblance, déjà présent en Allemagne», a annoncé sur Twitter le ministre régional des Affaires sociales, Kai Klose.

Des tests réalisés vendredi soir sur un passager arrivé en provenance d’Afrique du Sud à l’aéroport de Francfort, le principal du pays le plus peuplé de l’Union européenne, ont révélé plusieurs mutations typiques d’Omicron», a-t-il ajouté.

En raison de cette forte suspicion, cette personne est en isolement à son domicile. L’analyse complète des résultats est encore en cours», a souligné le ministre.Le premier cas potentiel du variant Omicron en Allemagne a été détecté chez un voyageur qui a atterri à Francfort.

© Michael Probst/Associated Press Le premier cas potentiel du variant Omicron en Allemagne a été détecté chez un voyageur qui a atterri à Francfort.

Les Pays-Bas aux aguets

Aux Pays-Bas, les autorités ont isolé 61 personnes déclarées positives à la COVID-19 à leur arrivée sur deux vols en provenance d’Afrique du Sud vendredi. Les autorités mènent des investigations supplémentaires pour voir si certains voyageurs portent le variant Omicron.

Les avions sont arrivés aux Pays-Bas en provenance de Johannesburg et de Le Cap, peu de temps après que le gouvernement néerlandais eut interdit les vols en provenance des pays d’Afrique australe.

Les 539 voyageurs déclarés négatifs ont été autorisés à rentrer chez eux ou à poursuivre leur voyage vers d’autres pays. En vertu de la réglementation gouvernementale, ceux qui vivent aux Pays-Bas et qui sont autorisés à rentrer chez eux doivent s’isoler pendant au moins cinq jours.

De son côté, le premier ministre tchèque Andrej Babis a affirmé samedi qu’un laboratoire local effectuait des recherches sur un prélèvement réalisé sur une femme qui s’était rendue en Namibie, qui a été déclarée positive à la COVID-19 à son retour.

Elle est rentrée par avion en République tchèque par l’Afrique du Sud et Dubaï», a tweeté M. Babis. La femme était vaccinée, elle a des symptômes modérés et nous aurons le résultat du séquençage demain».

Les autorités italiennes enquêtent elles aussi sur un possible cas du variant Omicron, après qu’une personne rentrée récemment du sud de l’Afrique a été déclarée positive à la COVID-19

La Belgique avait déjà annoncé le premier cas connu en Europe du nouveau variant Omicron. Il s’agissait d’une personne non vaccinée arrivée le 11 novembre d’Égypte par la Turquie.

Il existe un risque élevé à très élevé» que le variant Omicron se répande en Europe, estime pour sa part l’agence de santé de l’UE.

De nombreux pays ont banni les vols en provenance de différents États africains (archives).

© ALY SONG/Reuters De nombreux pays ont banni les vols en provenance de différents États africains (archives).

Restrictions aux pays d’Afrique australe

Une multitude de pays, dont le Canada, l’Australie, le Brésil, l’Iran, le Japon, la Thaïlande et les États-Unis, se sont joints à l’Union européenne et au Royaume-Uni pour imposer des restrictions aux pays d’Afrique australe en réponse aux avertissements concernant la transmissibilité du nouveau variant, en dépit des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déconseillé de prendre des mesures de restriction aux voyages.

Malgré l’arrêt des vols, il y a de plus en plus de preuves que le variant se répand déjà. Outre l’Europe, des cas ont aussi été signalés chez des voyageurs en Israël et à Hong Kong.

L’OMS a nommé le nouveau variant Omicron, le qualifiant de variant « préoccupant » en raison de son nombre élevé de mutations et de certaines preuves précoces qui démontrent qu’il possède un degré d’infection plus élevé que les autres variants.

Cela signifie que les personnes qui ont contracté la COVID-19 et se sont rétablies pourraient être sujettes à l’attraper à nouveau. Cela pourrait prendre des semaines avant de savoir si les vaccins actuels sont moins efficaces contre lui.

Propagation rapide

La propagation rapide du variant chez les jeunes en Afrique du Sud a alarmé les professionnels de la santé, même s’il n’y avait aucune indication immédiate que le variant provoque une maladie plus grave. En seulement deux semaines, Omicron a transformé une période de faible transmission du virus dans le pays en une période de croissance rapide.

Un certain nombre de sociétés pharmaceutiques, dont AstraZeneca, Moderna, Novavax et Pfizer, ont déclaré avoir mis en place des plans pour adapter leurs vaccins à la lumière de l’émergence d’Omicron.

Les fabricants de vaccins évaluent comment adapter leurs produits pour affronter le nouveau variant (archives).

© JUSTIN TALLIS/AFP Les fabricants de vaccins évaluent comment adapter leurs produits pour affronter le nouveau variant (archives).

Le professeur Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin AstraZeneca, a exprimé un optimisme prudent quant au fait que les vaccins existants pourraient être efficaces pour prévenir les maladies graves dues au variant Omicron.

Il a déclaré que la plupart des mutations semblent se trouver dans des régions similaires à celles d’autres variants.

Cela vous dit qu’en dépit de ces mutations qui existent dans d’autres variants, les vaccins ont continué à prévenir des maladies graves au fur et à mesure que nous traversons l’Alpha, le Bêta, le Gamma et le Delta», a-t-il déclaré à la radio de la BBC.

Au moins d’un point de vue spéculatif, nous avons un certain optimisme quant au fait que le vaccin devrait toujours protéger contre une forme de maladie grave du nouveau variant, mais nous devons vraiment attendre plusieurs semaines pour que cela soit confirmé.»

Il a ajouté qu’il est extrêmement improbable qu’on assiste au redémarrage d’une pandémie dans une population vaccinée comme nous l’avons vu l’année dernière».

Certains experts ont déclaré que l’émergence du variant illustrait à quel point l’accumulation de vaccins dans les pays riches menace de prolonger la pandémie.

Moins de 6 % des personnes en Afrique ont été entièrement immunisées contre la COVID-19, et des millions de travailleurs de la santé et de personnes vulnérables n’ont pas encore reçu une seule dose. Ces conditions peuvent accélérer la propagation du virus, offrant plus de possibilités pour qu’il évolue vers un variant dangereux.

Depuis fin 2019, la pandémie a fait au moins 5,18 millions de morts dans le monde, selon un décompte de l’AFP.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, de Reuters et et l’Associated Press

Covid-19 en France : la reprise de l’épidémie est-elle inquiétante ?

novembre 9, 2021

La situation sanitaire se dégrade fortement en Europe. Le point sur la situation en France, avant l’allocution d’Emmanuel Macron ce mardi.

L'epidemie de Covid-19 repart legerement a la hausse en France. (Photo d'illustration)
L’épidémie de Covid-19 repart légèrement à la hausse en France. (Photo d’illustration)© LOIC VENANCE / AFP

Emmanuel Macron prend de nouveau la parole ce mardi 9 novembre à 20 heures, sur fond de reprise épidémique. Si la situation sanitaire ne sera pas le seul sujet abordé, elle sera assurément au centre de cette allocution. Depuis plusieurs jours, l’exécutif tente notamment de résoudre le casse-tête de la troisième dose de vaccin anti-Covid pour les plus fragiles, qu’il songe à rendre obligatoire pour conserver leur pass sanitaire. À défaut de troisième dose généralisée, le chef de l’État devrait au moins adresser une piqûre de rappel aux Français : le virus est toujours là, et il faut redoubler de prudence.

L’épidémie de Covid-19 repart à la hausse depuis quelques semaines. On détecte plus de 7 000 cas par jour en moyenne, contre 4 000 il y a un mois, et ce, alors qu’on teste moins depuis la fin de la gratuité sans condition des tests. Le taux de positivité remonte lui aussi (2,75 %), il a même quasiment triplé en un mois. Le taux d’incidence, à 72,6 cas pour 100 000 habitants par semaine, est désormais bien au-dessus du seuil d’alerte de 50.

Record de morts en Europe de l’Est

Début novembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme. « Le rythme actuel de transmission » en Europe est « très préoccupant », s’inquiète l’institution, qui prévient : il pourrait y avoir un demi-million de morts sur le Vieux Continent d’ici février si rien n’est fait. Pour l’instant, les inquiétudes portent surtout sur l’Europe de l’Est, où le taux de vaccination est encore trop faible.

L’Ukraine, où à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, connaît une vague de décès sans précédent depuis le début de la pandémie en mars 2020 (plus de 600 par jour). En Russie (à peine un tiers de vaccinés), on compte plus de 1 000 morts par jour depuis le 20 octobre. Le gouvernement a imposé une semaine chômée pour tenter d’inverser la tendance, sans grand succès.

Plus près de la France, l’épidémie s’emballe également. En Allemagne, le taux d’incidence a dépassé les 200 lundi. Un tel niveau n’avait jamais été atteint outre-Rhin, et le précédent record (197,6) datait de décembre 2020. Le Danemark, lui, a dû se résoudre à réinstaurer des restrictions. Le pass sanitaire, abandonné en septembre, va notamment faire son retour.

Hospitalisations stables en France

L’Europe de l’Ouest peut toutefois garder espoir grâce à sa bonne couverture vaccinale, qui semble efficace pour lutter contre les formes graves de la maladie. Ainsi, le Royaume-Uni – où près de 70 % de la population est vaccinée – enregistre entre 30 000 et 40 000 nouveaux cas par jour depuis juillet, sans qu’on observe pour autant une hausse de la mortalité. Avec 75 % de sa population entièrement vaccinée, la France affiche l’un des meilleurs scores européens, après l’Italie (76 %), l’Espagne (78 %) et le Portugal (86 %).

Les hospitalisations sont ainsi encore contenues dans l’Hexagone, bien qu’en progression. Plus de 1 100 malades du Covid-19 sont hospitalisés en soins intensifs, et 80 nouveaux entrent chaque jour dans ces services, contre une cinquantaine début octobre. On est encore loin des 400 admissions quotidiennes à la même date en 2020, alors que les Français venaient d’être confinés pour la deuxième fois.

Pour l’instant, le gouvernement s’en est tenu à sa feuille de route. Le masque a déjà fait son retour à la rentrée des vacances de la Toussaint pour les élèves à l’école dans 39 départements, conformément aux seuils fixés début octobre – un taux d’incidence supérieur à 50 pendant plus de cinq jours faisant revenir le masque. Quant au pass sanitaire, il a été prolongé par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet 2022. Reste à voir si, lors de son allocution ce mardi, Emmanuel Macron annonce un changement de cap radical ou se contente d’un appel à la vigilance.

Avec Le Point avec Thibaut Déléaz

Une grippe saisonnière précoce et particulièrement sévère en Europe

octobre 27, 2021

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), cité par «La Dépêche, envisage une saison difficile après une année presque sans grippe.

L'ECDC craint notamment une souche plus resistante face au vaccin contre la grippe.
L’ECDC craint notamment une souche plus résistante face au vaccin contre la grippe. © Jean-François FREY / MAXPPP / PHOTOPQR/L’ALSACE/MAXPPP

Si l’adoption massive des gestes barrières se présente comme un frein au Covid-19 comme à l’ensemble des virus d’hiver, l’arrivée de la grippe saisonnière ne doit néanmois pas être prise à la légère. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), cité par nos confrères de La Dépêche, en cette fin octobre, on observe cette année une circulation particulièrement précoce de la grippe sur le territoire européen. 

Le nombre de cas est encore faible en Europe, mais « des indications montrent que la circulation de la grippe est supérieure au seuil saisonnier en Croatie, ce qui est inhabituellement précoce », indique l’ECDC. Mais à cette précocité s’ajoute un autre élément quelque peu inquiétant : une souche plus résistante au vaccin.

« La principale souche signalée au cours du dernier mois, la souche A(H3N2), qui affecte de manière disproportionnée les personnes âgées, est associée à une efficacité moindre du vaccin, souligne le Centre. C’est un signe que la prochaine saison grippale pourrait être sévère. » Alors que l’on craint une nouvelle augmentation des cas de Covid, cette nouvelle pourrait avoir de lourdes conséquences pour les personnes âgées et les personnes les plus fragiles et peser sur des systèmes de santé déjà en difficulté. 

La grippe réduite par les mesures anticovid l’an dernier

Ce possible retour vif de la grippe s’inscrit dans une tendance à la baisse, assez spectaculaire, de ce virus, enregistrée à l’hiver 2020-2021. Comme le rappelle La Dépêche, les infections grippales ont enregistré une baisse de l’ordre de 99 % au sein de l’UE. Pour l’ECDC, différents comportements adoptés face au Covid-19 ont produit ce résultat sur la grippe.

« Cela indique que les interventions non pharmaceutiques, telles que la distanciation sociale et le maintien des mesures d’hygiène, sont efficaces non seulement pour freiner la propagation du Sars-CoV-2 mais aussi de la grippe, explique le Centre. La vaccination contre le Covid-19 et la grippe offre également une bonne protection contre les maladies graves. Par ailleurs, les médicaments antiviraux, pris le plus rapidement possible après l’apparition des symptômes, sont des mesures sûres et efficaces pour le traitement de la grippe. »

Par Le Point

Covid-19 en Europe : l’OMS s’inquiète du nombre de morts

août 30, 2021

Face à la stagnation de la vaccination en Europe, l’OMS s’alarme et craint que les morts du Covid-19 explosent d’ici le mois de décembre.

Dans certains pays d'Europe, seul un soignant sur dix est vaccine.
Dans certains pays d’Europe, seul un soignant sur dix est vacciné.© CHRISTOPHE GATEAU / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Si le rythme de la vaccination n’accélère pas en Europe dans les jours et semaines à venir, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint de devoir compter encore plus de morts d’ici le mois de décembre. « La semaine dernière, le nombre de morts dans la région a augmenté de 11 %, avec une projection fiable prévoyant 236 000 morts en Europe d’ici au 1er décembre », s’ajoutant au 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux Continent, a déclaré le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse. Les pays de la région ont vu les taux d’infection augmenter à mesure que l’ancrage du variant Delta, plus contagieux, s’affirme, en particulier chez les personnes non vaccinées.

Sur les 53 États membres de la région, 33 ont signalé une hausse supérieure à 10 % de l’incidence des cas sur deux semaines, a souligné Hans Kluge. Outre la forte transmissibilité du variant Delta, un « assouplissement exagéré » des restrictions et une augmentation des voyages cet été sont à l’origine de la hausse du nombre de cas. D’autant que le rythme des vaccinations a ralenti. « Au cours des six dernières semaines, le taux a chuté de 14 %, en raison d’un manque d’accès aux vaccins dans certains pays et d’un manque d’acceptation des vaccins dans d’autres », a relevé Hans Kluge, appelant à augmenter la capacité de production et à dépasser les tentations nationalistes en partageant les doses.

Trop peu de soignants européens vaccinés

Si trois quarts des soignants dans l’ensemble de l’Europe sont vaccinés, dans certains pays européens ils ne sont qu’un sur dix, selon l’organisation onusienne. En Europe, seuls 6 % des habitants des pays à revenu faible et à revenu intermédiaire inférieur sont entièrement vaccinés, a-t-il indiqué, rappelant que l’OMS recommandait une couverture vaccinale de 80 % pour tourner la page de la pandémie. Selon des données de l’OMS, en huit mois, près de 850 millions de doses ont été administrées dans la région qui s’étend à l’Asie centrale. Dans la zone, au moins 413,26 millions de personnes sont complètement vaccinées (44,2 % de la population), d’après un comptage de l’AFP lundi.

Au niveau mondial, 5,239 milliards de doses ont été distribuées. Au total, au moins 216,3 millions de personnes ont été malades du Covid-19 dans le monde et au moins 4,5 millions sont décédées depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles. Sur le recours à un rappel ou troisième dose, proposé dans certains pays de la région, comme en Israël ou comme cela va l’être au Danemark – où il sera proposé à certaines personnes immunodéprimées –, l’OMS, qui a pour l’instant demandé un moratoire, ne l’exclut pas.

« L’administration d’une troisième dose pourrait être nécessaire à l’avenir pour des groupes de population spécifiques et/ou dans des contextes précis. Cependant, davantage de données sont nécessaires sur le moment optimal et le dosage des doses de rappel, qui peuvent différer selon les produits vaccinaux », explique un porte-parole de l’OMS Europe.

Hans Kluge presse les Européens d’accepter la vaccination

Pour Hans Kluge, « l’acceptation de la vaccination par la population est cruciale », en particulier alors que les mesures de santé publiques et sociales ont été assouplies dans de nombreux endroits. « Le scepticisme à l’égard des vaccins et le déni de la science nous empêchent de stabiliser cette crise. Ils ne servent à rien et ne sont bons pour personne. »

En cette période de rentrée scolaire, les États membres doivent mettre en place une stratégie vaccinale destinée à maintenir l’enseignement en présentiel, considéré comme vital. Il faudrait « proposer le vaccin contre le Covid-19 aux enseignants et aux autres membres du personnel scolaire en tant que groupe cible des plans de vaccination nationaux », ont indiqué l’OMS et l’Unicef Europe dans un communiqué publié plus tôt ce lundi.

À travers l’Europe, les restrictions sont disparates. Ainsi, l’instauration du pass sanitaire a franchi, lundi, une nouvelle étape en France, devenant obligatoire au travail pour 1,8 million de salariés en contact avec le public dans les restaurants, cinémas, musées, trains grandes lignes, là où il était déjà requis pour les clients.

Par Le Point avec AFP

Afghanistan : quelle nationalité pour les bébés nés en vol ?

août 29, 2021

Plusieurs Afghanes enceintes, tentant de fuir leur pays, ont donné naissance à leur bébé dans un avion les transportant en Europe ou aux États-Unis.

Le point aerien entre Kaboul et Paris a permis d'evacuer pres de 3 000 personnes entre l'Afghanistan et la France.
Le point aérien entre Kaboul et Paris a permis d’évacuer près de 3 000 personnes entre l’Afghanistan et la France.© HANDOUT / Etat Major des Armées / AFP

Depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, de nombreux Afghans tentent à tout prix de fuir leur pays. L’armée française a mis en place un pont aérien, suspendu ce dimanche 29 août, pour exfiltrer les ressortissants depuis l’aéroport de la capitale. En tout, près de 3 000 personnes ont été évacuées par l’armée française. Durant ces opérations d’évacuation, menées par une cinquantaine de pays en tout, des Afghanes ont mis au monde des bébés, au sein même de l’avion. La question se pose de la nationalité de ces enfants nés dans des circonstances extraordinaires.

Les naissances dans les avions restent un événement très rare. En effet, prendre l’avion au-delà d’un certain stade de grossesse n’est pas conseillé, voire interdit par certaines compagnies aériennes. Cela dit, en cas d’accouchement en vol, la loi de l’État en question prévaut. En France, la nationalité du nouveau-né dépendra de celle de ses parents. Il ne suffit pas d’être né dans un avion français pour obtenir la nationalité française, un des deux parents doit également être Français. Aux États-Unis, le droit du sol prévaut mais la législation prévoit que le bébé ne devient Américain que si l’appareil volait au-dessus du territoire national. Si l’accouchement a eu lieu au-dessus de l’océan, le bébé aura donc la nationalité de ses parents.

La légende des billets gratuits

D’après l’article 3 de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie, la nationalité de l’enfant dépend du pays dans lequel l’avion (ou du navire le cas échéant) est enregistré. Comme le rappelle Slate, la France a signé ce texte sans le ratifier. Ces dernières semaines, plusieurs histoires d’accouchement dans les airs ont été rapportés dans la presse. Une petite fille Afghane, née dans un avion en direction de l’Allemagne, a d’ailleurs reçu un prénom bien particulier. Ses parents l’ont prénommée « Reach », du nom de l’avion de l’armée américaine qui les a transportés depuis Kaboul.

Une légende urbaine prétend que les bébés nés dans un avion auront droit à des billets gratuits. En réalité, les compagnies aériennes fonctionnent au cas par cas. Il reste très rare d’obtenir un tel cadeau de naissance ! En 2015, Air France a offert à un bébé né entre Dakar et Paris… une peluche. Deux ans plus tard, un bébé né entre l’Arabie Saoudite et l’Inde a eu plus de chance : Jet Airways lui a offert des voyages illimités et infinis. Malheureusement, la compagnie aérienne a fermé deux ans plus tard. Autre légende urbaine : les commandants de bord ne deviennent pas automatiquement parent d’un bébé né dans leur appareil.

Par Le Point avec AFP

Huile et farine de poisson : quand l’Europe affame l’Afrique de l’Ouest

juin 4, 2021
Une flottille de pirogues sénégalaises accueille l’Arctic Sunrise de Greenpeace qui inventorie les dégâts de la surpêche en Afrique

Greenpeace Afrique dénonce les entreprises et les grandes enseignes européennes qui pillent les eaux poissonneuses d’Afrique de l’Ouest pour nourrir les saumons d’élevage ou améliorer le taux en protéines de la nourriture pour chiens et chats.

Généralement soucieux de développement durable et de commerce équitable, les consommateurs européens le savent-ils ? Lorsqu’ils achètent de la truite, du saumon, du porc, et même des aliments qui viendront nourrir leur animal domestique, il existe une forte probabilité qu’ils contribuent, malgré eux, à l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, en privant les populations locales d’une de leurs ressources les plus précieuses : le poisson.

De nombreuses enseignes célèbres sont concernées : en France (Carrefour, Auchan, Leclerc, Système U, Monoprix, Groupe Casino), en Allemagne (Aldi Süd, Lidl, Kaufland, Rewe, Metro AG, Edeka), en Espagne (Lidl España) ou encore au Royaume-Uni (Tesco, Lidl, Aldi)…

Les ONG tirent le signal d’alarme

En cause, la production exponentielle – destinée principalement aux marchés européen et asiatique – de l’huile et de la farine de poisson, au risque d’assécher les côtes ouest-africaines. Dans un rapport qui vient d’être publié (Nourrir le monstre. Comment les industries européennes de l’aquaculture et de l’alimentation animale volent la nourriture des communautés d’Afrique de l’Ouest), les ONG Greenpeace et Changing Markets tirent le signal d’alarme.

« Priver des millions d’habitants d’Afrique de l’Ouest de la source de protéines la plus fondamentale afin de nourrir les animaux ou de produire des compléments alimentaires, des cosmétiques et des produits alimentaires pour animaux de compagnie est une pratique honteuse et un mépris flagrant des lois locales et internationales », s’indigne le Dr Ibrahima Cissé, responsable de campagne à Greenpeace Afrique. Il s’en explique à JA.

Jeune Afrique Votre organisation est mobilisée sur les enjeux liés à la surpêche. Quels sont les principaux enseignements contenus dans ce rapport ?

Dr Ibrahima Cissé : Il s’inscrit dans une campagne de plaidoyers menée de longue date par Greenpeace pour dénoncer les manquements constatés dans le secteur de la pêche. C’est la troisième année consécutive que nous publions un rapport sur cette question, mais un phénomène est venu s’ajouter à la situation qui fait de la sous-région une sorte de no man’s land des océans, car c’est une zone très productive qui attire énormément de bateaux et qui est exposée à une activité de pêche illicite intense.

Cette surexploitation des ressources halieutiques se répercute sur les populations qui vivent de la pêche, provoquant des problèmes d’emploi et d’insécurité alimentaire. L’essor pris par l’industrie de la farine et de l’huile de poisson est donc, en quelque sorte, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les usines qui transforment ces produits utilisent en effet des poissons destinés à l’alimentation des populations locales pour en faire un produit destiné aux poissons élevés en aquaculture en Europe ou en Asie, mais aussi au bétail, à la volaille, aux animaux de compagnie. Et, plus marginalement, à l’industrie pharmaceutique.

Ibrahima Cissé : « L’essor de l’industrie de la farine et de l’huile de poisson utilisent des espèces destinées à l’alimentation des populations locales. »

Une pratique honteuse

Pourquoi l’huile et la farine de poisson sont-elles utilisées pour nourrir d’autres animaux, du porc au saumon ?

D’un côté, on extrait les lipides pour obtenir de l’huile. De l’autre, on assèche l’animal pour en faire de la farine. Ce sont des ingrédients nutritifs très riches. L’huile, par exemple, est riche en oméga 3. Généralement, il faut compter quatre à cinq kilos de poissons frais pour obtenir un kilo de farine et de l’huile. Cette dernière est notamment utilisée pour fabriquer les gélules d’oméga 3 ou pour divers produits issus de l’industrie pharmaceutique. Quant à la farine, elle est utilisée traditionnellement dans l’aquaculture, mais aussi pour nourrir la volaille et le bétail, car elle est très protéinée.

Depuis quand cette industrie constitue-t-elle une menace pour les populations ouest-africaines ?

Auparavant, l’huile et la farine étaient extraites des déchets des poissons pêchés, dont les filets étaient réservés à l’alimentation. Or, depuis une dizaine d’années, on utilise le poisson frais pour les produire. Les usines spécialisées dans cette activité sont passées de quelques unités à une cinquantaine au total dans les trois pays concernés. Et au lieu de travailler à partir des déchets, comme auparavant, elles s’approvisionnent désormais en poissons frais.

Des femmes sénégalaises transformatrices, du marché aux poissons de Mantulaye Dieye, à Cayar.

La sardinelle et le bonga dans les filets

Elles ciblent en particulier la sardinelle et le bonga, qui sont les plus accessibles aux populations. Les femmes de la sous-région ont l’habitude de les transformer en les salant et en les séchant pour produire du poisson fumé.

La farine est majoritairement exportée vers l’Asie, et l’huile vers l’Europe. Les femmes transformatrices se retrouvent privées de travail, car elles ne peuvent pas concurrencer ces usines. Un demi-million de tonnes de poissons sont aujourd’hui transformées en farine et en huile destinées à l’exportation alors que les populations, de leur côté, souffrent d’un problème d’accès à la nourriture. Au lieu de penser à l’alimentation des humains, on privilégie l’alimentation d’animaux d’élevage hors d’Afrique.

Quels sont les principaux pays qui alimentent ce commerce dérivé de la pêche ?

La Chine est un gros importateur de farine de poisson. Les pays de l’Union européenne importent beaucoup d’huile de poisson, à travers un réseau opaque sur lequel nous avons enquêté pendant environ dix-huit mois. Le fruit de cette investigation est présenté dans ce rapport.

LA CHINE EST UN GROS IMPORTATEUR DE FARINE DE POISSON. LES PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE IMPORTENT BEAUCOUP D’HUILE DE POISSON

Pourquoi les espèces de poissons que vous avez citées sont-elles particulièrement recherchées en vue de produire l’huile et la farine ?

D’abord, parce que, en matière de quantité, ce sont les plus disponibles. Ce qu’on appelle les petits pélagiques ont un taux de reproduction rapide, ils ne s’éloignent pas trop de la côte, ils sont donc faciles à pêcher. Et puis ils coûtent moins cher que d’autres espèces.

Votre rapport établit qu’en Europe, une large part de cette production sert à nourrir des animaux d’élevage…

L’huile et la farine sont utilisées comme intrants dans la fabrication du produit final qui servira à nourrir les poissons élevés en aquaculture, dont les saumons. Mais on les trouve également dans les aliments destinés aux porcs, aux poulets et aussi aux animaux de compagnie comme les chiens et les chats.

Le rapport entre l’apport nutritif élevé de ces aliments et leur faible coût les rend attractifs pour ceux qui fabriquent ces produits pour animaux.

Votre rapport cible particulièrement la côte ouest-africaine, de la Mauritanie au Sénégal en passant par la Gambie. Est-ce la seule région du continent concernée ?

Cette zone, qui se situe à l’intersection de plusieurs courants marins, est particulièrement poissonneuse. C’est ce qui fait qu’on y trouve une forte concentration de bateaux de pêche étrangers. Nous avons ciblé ces trois pays, mais en Afrique de l’Ouest le phénomène se prolonge jusqu’au Nigeria.

Des négociations régulières ont eu lieu, ces dernières années, entre les pays africains du littoral et l’Union européenne afin de fixer des quotas, et de limiter ainsi les effets de la surpêche. N’y a-t-il pas de garde-fous efficaces face à la situation que vous dénoncez ?

Certes, il existe des accords de pêche. Dans l’un d’eux, récent, signé avec le Sénégal, les pays de l’Union européenne sont censés cibler majoritairement le thon. Mais il existe aussi des brèches, en Mauritanie notamment. Des entreprises chinoises, turques ou autres s’installent sur place et y pratiquent la transformation avant d’exporter le produit fini. Il nous a été difficile de retracer cette chaîne d’exportation d’huile et de farine qui se retrouve in fine dans les aliments fabriqués par de grandes enseignes européennes.

Une chaîne d’intermédiaires traçable

Vous désignez clairement un certain nombre d’opérateurs à l’origine de ce commerce, ainsi que les grandes enseignes qui écoulent ces produits dans leurs hypermarchés…

Oui, on finit par y parvenir. Si Olvea, Lidl ou Leclerc achètent du poisson chez un producteur d’aquaculture basé en Europe, et que ce dernier s’approvisionne en huile de poisson chez un importateur basé en Espagne ou en France, lequel a lui-même importé son huile depuis la Mauritanie à bord d’un tanker qui l’a livrée à une usine de retraitement qui l’a vendue à son tour à un fabricant d’aliments pour animaux, il est possible de retracer cette chaîne. Mais cela nécessite un long temps d’enquête car le processus est opaque.

Quelles sont les répercussions de ce commerce pour les communautés de pêcheurs ?

Au Sénégal, au cours des derniers mois, on a commencé à voir des pêcheurs manifester face à l’assèchement de cette ressource. Il y a également la gestion des stocks partagés. Quand un pays laisse faire cette pratique, les répercussions se font sentir sur toute la sous-région. Les pays doivent donc gérer cette question en commun.

Il faut en revenir à une production de ces produits dérivés ajustée aux déchets des usines de transformation. Or, aujourd’hui, si l’on prend l’exemple du Sénégal, le nombre d’usines est largement supérieur à la capacité de production à partir des déchets. Mécaniquement, elles s’approvisionnent donc en poissons frais.

Les usines de farine et d’huile de poisson menacent la sécurité alimentaire, ainsi que les moyens de subsistance et les emplois de millions de personnes en Afrique de l’Ouest

Les autorités ouest-africaines sont-elles demeurées trop passives ?

Leur réaction s’est avérée trop timide au regard de l’ampleur du problème. Il s’agit d’une urgence qui appelle des mesures drastiques. Quand une usine investit 7 milliards de F CFA, comme à Cayar, au Sénégal, il est évident que ce n’est pas pour se contenter de traiter les déchets de poissons.

Nous avons déjà sonné l’alerte, aussi bien pour le Sénégal que pour la Gambie ou la Mauritanie. Il faut savoir que ces usines créent un nombre d’emplois dérisoire. De plus, elles polluent et créent une concurrence déloyale avec le secteur traditionnel de la transformation, qui, lui, génère de l’emploi et nourrit les populations. Si l’on reste sans réagir, cette industrie aboutira à épuiser les ressources halieutiques de la sous-région. Puis ces opérateurs plieront bagage et iront voir ailleurs.

Les consommateurs européens ont-ils un moyen de savoir, lorsqu’ils consomment du saumon ou achètent des aliments pour chats, que leur mode d’élevage ou de production a créé des ravages dans les régions africaines d’où proviennent l’huile et la farine de poisson ?

Les étiquettes ne permettent pas de retracer cet historique. C’est pourquoi le rapport que nous avons publié vient combler un vide et contribue à plus de transparence sur cette question. Nous avons cité les entreprises concernées, en espérant que cela les incitera à se désengager de ce commerce et que l’Union européenne prendra  la mesure du problème et adoptera des mesures adaptées.

Quant aux consommateurs, ce travail, surtout s’il est relayé par la presse, leur permettra de savoir qu’il est préférable de consommer du poisson plutôt que de se procurer des gélules d’oméga 3 en pharmacie.

Avec Jeune Afrique par Mehdi Ba

Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe

avril 26, 2021
Virus : gravite sans precedent en Inde, prudent relachement en Europe
Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe© AFP/Jewel SAMAD

La pandémie atteint une gravité sans précédent en Inde, où les patients continuent de mourir par manque d’oxygène dans des hôpitaux saturés, tandis que l’Europe relâche prudemment ses restrictions avec la réouverture lundi de terrasses de cafés et de restaurants en Italie et le retour des écoliers en France.

Partout dans le monde, les campagnes de vaccination tentent de dompter le Covid-19 mais le processus se heurte à la propagation express du virus et à l’émergence de variants responsables de virulentes poussées épidémiques.

Avec ses 1,3 milliard d’habitants, l’Inde, qui a enregistré dimanche un record mondial de près de 350.000 personnes contaminées en une seule journée, a été plongée dans le chaos en quelques jours par le variant « indien ».

A New Delhi, des témoins décrivent des couloirs d’hôpitaux encombrés de lits et de brancards et des familles suppliant en vain qu’on leur fournisse de l’oxygène ou une place pour leurs proches. Certains meurent au seuil de l’hôpital.

« Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit », a déploré le chef du gouvernement de la capitale Arvind Kejriwal. New Delhi, l’agglomération indienne la plus touchée, est confinée pour une semaine supplémentaire.

Avec plus de 192.000 morts, l’Inde figure au quatrième rang des pays les plus endeuillés par le Covid-19.

Les Etats-Unis ont annoncé dimanche qu’ils allaient « immédiatement » lui envoyer des composants pour la production de vaccins et des équipements médicaux.

L’Union européenne, où la détection du variant « indien » en Belgique, en Suisse et en Grèce inquiète, a promis une « assistance » à l’Inde. Même le Pakistan, son rival de toujours, lui a proposé des équipements médicaux.

L’UE poursuit AstraZeneca

Sur le front des vaccins, la clé de voute d’une potentielle sortie de crise, l’UE a annoncé lundi qu’elle attaquait en justice AstraZeneca pour ses retards de livraisons. Une procédure que le laboratoire suédo-britannique a aussitôt jugée « sans fondement ».

AstraZeneca n’a livré au premier trimestre aux pays de l’Union européenne que 30 millions de doses sur les 120 millions contractuellement prévues. Au deuxième trimestre, ce groupe ne compte en fournir que 70 millions sur les 180 millions initialement programmées.

Le cap du milliard de doses de vaccins contre le Covid, administrées dans 207 pays ou territoires, a été franchi ce week-end, selon un comptage de l’AFP à partir de sources officielles.

Et le laboratoire français Sanofi va produire aux Etats-Unis jusqu’à 200 millions de doses du vaccin américain Moderna « pour satisfaire à la demande mondiale ».

L’heure reste néanmoins à l’inquiétude dans de nombreux pays.

La Thaïlande recense désormais au total 57.500 cas de coronavirus contre seulement 29.000 début avril. Tandis que de nouvelles restrictions ont été mises en place lundi, le Premier ministre s’est vu infliger une amende pour non-port du masque.

L’Iran, le pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie, a dépassé les 70.000 morts, selon les chiffres officiels lundi, avec un record national de mortalité quotidienne (496).

« Un peu d’air frais » en Italie

Face à des opinions publiques de plus en plus rétives aux mesures réduisant leur liberté de circulation et leurs activités, certains gouvernements choisissent de desserrer l’étau avec prudence, lorsque la situation sanitaire montre quelque embellie.

En Italie, où le Premier ministre Mario Draghi a subi les pressions des dirigeants des régions et de manifestants réclamant un assouplissement des dispositifs, bars et restaurants peuvent depuis lundi servir en terrasse ; ainsi que le soir pour la première fois en six mois, même si le couvre-feu reste en vigueur à partir de 22 heures. Les salles de spectacle ont aussi rouvert.

Daniele Vespa, 26 ans, chef de salle au restaurant Baccano à Rome, ne cache pas sa joie : « C’est un début de retour à la normalité qui apporte un peu d’air frais ».

Fermé depuis six mois, le cinéma Beltrade à Milan (nord) a été le premier à ouvrir ses portes dès six heures (04H00 GMT), accueillant 82 clients qui ont commencé à faire la queue dès 5H20 pour voir « Journal intime » de Nanni Moretti.

M. Draghi a reconnu qu’il prenait un « risque calculé », l’Italie continuant d’enregistrer en moyenne plus de 300 morts du Covid-19 chaque jour, même si les contagions et le nombre des admissions en réanimation diminuent.

Le chef du gouvernement présentait en outre lundi au parlement les détails de son plan de relance grâce aux prêts et aux subventions de l’UE.

En France, où le virus continue de circuler activement avec un nombre de personnes en réanimation supérieur à celui enregistré pendant la deuxième vague épidémique, les enfants des plus petites classes ont repris le chemin de l’école lundi après trois semaines de fermeture de tous les établissements scolaires.

Collégiens et lycéens devraient retourner à l’école le 3 mai, souvent en demi-jauge.

Mais cette réouverture décidée par le président Emmanuel Macron suscite les critiques d’une partie du corps médical et les craintes d’enseignants.

En Espagne, les fêtes de San Fermin à Pampelune, qui attirent en juillet des touristes du monde entier, ont été annulées pour la deuxième année consécutive.

Le virus a fait au moins 3.109.991 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de son apparition fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi.

Par Le Point avec AFP

Covid-19: manifestations contre les restrictions en Europe, heurts en Allemagne

mars 20, 2021

Des manifestations ont rassemblé samedi des milliers de personnes en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Bulgarie ou encore en Autriche pour dénoncer la « dictature » des restrictions sanitaires contre la pandémie, et des heurts ont éclaté avec la police dans la ville allemande de Cassel.

IMAGESPlusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l'État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

© Marion PAYET IMAGES Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l’État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

Dans cette ville du centre de l’Allemagne, entre 15.000 et 20.000 personnes ont participé à la manifestation, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police locale.

Les affrontements se sont produits quand des contestataires qui s’étaient retrouvés sur une place du centre, serrés les uns contre les autres, sans masques de protection, ont tenté de se frayer un passage à travers un cordon de policiers pour se joindre à d’autres mécontents, a constaté un journaliste de l’AFP.

La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz au poivre pour les disperser.

Ailleurs dans la ville, la police a répliqué à coups de matraque et à l’aide d’un canon à eau à des groupes qui tentaient de franchir des barrières et qui jetaient des bouteilles.

Une manifestante porte une pancarte disant: "les esclaves modernes portent un massque", à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

© STEFAN WERMUTH Une manifestante porte une pancarte disant: « les esclaves modernes portent un massque », à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

Il y a par ailleurs eu des bagarres avec des contre-manifestants.

Le police a notamment accusé les manifestants d' »attaques répétées » contre les secouristes. « Nous ne tolérons pas de telles attaques », a-t-elle ajouté sur Twitter, mettant prématurément fin au rassemblement en raison des violations des règles d’hygiène.

Lundi, la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des 16 Etats régionaux (länder) se réuniront pour décider d’éventuelles nouvelles mesures alors que l’Allemagne avait pu procéder début mars à quelques assouplissements. 

La manifestation de Cassel s’est déroulée à l’appel du mouvement « Querdenker » ou « Anticonformiste », qui a organisé quelques-uns des plus grands rassemblements hostiles aux restrictions sanitaires en Allemagne depuis le début de la pandémie.

Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

Il fédère des membres de l’extrême gauche, des adeptes des théories du complot, des détracteurs de la vaccination ainsi que des partisans de l’extrême droite.

« Nous sommes ici aujourd’hui parce que les mesures imposées en Allemagne ne servent plus la population », a dit Helmut, un manifestant de 69 ans.

– « Ca suffit ! » –

Beaucoup d’autres villes allemandes avaient connu de tels rassemblements le week-end dernier, mais de moindre ampleur.

L’Allemagne a enregistré samedi 16.000 nouveaux cas de contamination et 207 morts de plus, d’après l’Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses, alors que la vaccination est trop lente, selon des experts, pour éviter une troisième vague du Covid-19 malgré les mesures restrictives prises des mois durant pour en freiner la propagation.Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

© Niklas HALLE’N Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

A Londres, ce sont aussi des milliers de personnes qui ont défilé pour protester contre les restrictions sanitaires, après s’être rassemblées à Hyde Park. La police de la capitale britannique a indiqué avoir interpellé 33 personnes, majoritairement pour avoir enfreint les règles en vigueur depuis janvier qui interdisent de sortir sans motif autorisé.

Aux Pays-Bas, où des émeutes avaient eu lieu en janvier après l’instauration d’un couvre-feu, la police a fait usage de canons à eau pour disperser un groupe de 500 personnes rassemblées illégalement sur la place des Musées d’Amsterdam.

Les manifestants se sont ensuite déplacés vers un canal où la police a bloqué leur progression. Ils ont été acheminés par cars vers un autre site, selon la chaîne locale AT5.

En Suisse, environ 5.000 personnes ont manifesté dans la ville de Liestal, selon la police.

Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Ca suffit ! », « Les vaccins tuent ». 

« Les esclaves modernes portent un masque », pouvait-on par ailleurs lire sur les pancartes que portaient plusieurs d’entre eux tandis qu’un homme arborait sur le visage l’inscription « Masque obligatoire, fermez votre bouche ». 

Ils estiment que le gouvernement suisse a recours à des mesures « dictatoriales » pour imposer les restrictions sanitaires, comme la fermeture des restaurants et des bars.

A Vienne, environ un millier de manifestants, dont certains d’extrême droite, ont défilé avant que la police ne les disperse, selon la presse autrichienne.

Et à Sofia, une manifestation anti-restrictions a rassemblé 500 personnes, nombre d’entre elles ne portant pas de masque.

Avec AFP par burs-mfp/gde/lpt/cls

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada