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Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe

avril 26, 2021
Virus : gravite sans precedent en Inde, prudent relachement en Europe
Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe© AFP/Jewel SAMAD

La pandémie atteint une gravité sans précédent en Inde, où les patients continuent de mourir par manque d’oxygène dans des hôpitaux saturés, tandis que l’Europe relâche prudemment ses restrictions avec la réouverture lundi de terrasses de cafés et de restaurants en Italie et le retour des écoliers en France.

Partout dans le monde, les campagnes de vaccination tentent de dompter le Covid-19 mais le processus se heurte à la propagation express du virus et à l’émergence de variants responsables de virulentes poussées épidémiques.

Avec ses 1,3 milliard d’habitants, l’Inde, qui a enregistré dimanche un record mondial de près de 350.000 personnes contaminées en une seule journée, a été plongée dans le chaos en quelques jours par le variant « indien ».

A New Delhi, des témoins décrivent des couloirs d’hôpitaux encombrés de lits et de brancards et des familles suppliant en vain qu’on leur fournisse de l’oxygène ou une place pour leurs proches. Certains meurent au seuil de l’hôpital.

« Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit », a déploré le chef du gouvernement de la capitale Arvind Kejriwal. New Delhi, l’agglomération indienne la plus touchée, est confinée pour une semaine supplémentaire.

Avec plus de 192.000 morts, l’Inde figure au quatrième rang des pays les plus endeuillés par le Covid-19.

Les Etats-Unis ont annoncé dimanche qu’ils allaient « immédiatement » lui envoyer des composants pour la production de vaccins et des équipements médicaux.

L’Union européenne, où la détection du variant « indien » en Belgique, en Suisse et en Grèce inquiète, a promis une « assistance » à l’Inde. Même le Pakistan, son rival de toujours, lui a proposé des équipements médicaux.

L’UE poursuit AstraZeneca

Sur le front des vaccins, la clé de voute d’une potentielle sortie de crise, l’UE a annoncé lundi qu’elle attaquait en justice AstraZeneca pour ses retards de livraisons. Une procédure que le laboratoire suédo-britannique a aussitôt jugée « sans fondement ».

AstraZeneca n’a livré au premier trimestre aux pays de l’Union européenne que 30 millions de doses sur les 120 millions contractuellement prévues. Au deuxième trimestre, ce groupe ne compte en fournir que 70 millions sur les 180 millions initialement programmées.

Le cap du milliard de doses de vaccins contre le Covid, administrées dans 207 pays ou territoires, a été franchi ce week-end, selon un comptage de l’AFP à partir de sources officielles.

Et le laboratoire français Sanofi va produire aux Etats-Unis jusqu’à 200 millions de doses du vaccin américain Moderna « pour satisfaire à la demande mondiale ».

L’heure reste néanmoins à l’inquiétude dans de nombreux pays.

La Thaïlande recense désormais au total 57.500 cas de coronavirus contre seulement 29.000 début avril. Tandis que de nouvelles restrictions ont été mises en place lundi, le Premier ministre s’est vu infliger une amende pour non-port du masque.

L’Iran, le pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie, a dépassé les 70.000 morts, selon les chiffres officiels lundi, avec un record national de mortalité quotidienne (496).

« Un peu d’air frais » en Italie

Face à des opinions publiques de plus en plus rétives aux mesures réduisant leur liberté de circulation et leurs activités, certains gouvernements choisissent de desserrer l’étau avec prudence, lorsque la situation sanitaire montre quelque embellie.

En Italie, où le Premier ministre Mario Draghi a subi les pressions des dirigeants des régions et de manifestants réclamant un assouplissement des dispositifs, bars et restaurants peuvent depuis lundi servir en terrasse ; ainsi que le soir pour la première fois en six mois, même si le couvre-feu reste en vigueur à partir de 22 heures. Les salles de spectacle ont aussi rouvert.

Daniele Vespa, 26 ans, chef de salle au restaurant Baccano à Rome, ne cache pas sa joie : « C’est un début de retour à la normalité qui apporte un peu d’air frais ».

Fermé depuis six mois, le cinéma Beltrade à Milan (nord) a été le premier à ouvrir ses portes dès six heures (04H00 GMT), accueillant 82 clients qui ont commencé à faire la queue dès 5H20 pour voir « Journal intime » de Nanni Moretti.

M. Draghi a reconnu qu’il prenait un « risque calculé », l’Italie continuant d’enregistrer en moyenne plus de 300 morts du Covid-19 chaque jour, même si les contagions et le nombre des admissions en réanimation diminuent.

Le chef du gouvernement présentait en outre lundi au parlement les détails de son plan de relance grâce aux prêts et aux subventions de l’UE.

En France, où le virus continue de circuler activement avec un nombre de personnes en réanimation supérieur à celui enregistré pendant la deuxième vague épidémique, les enfants des plus petites classes ont repris le chemin de l’école lundi après trois semaines de fermeture de tous les établissements scolaires.

Collégiens et lycéens devraient retourner à l’école le 3 mai, souvent en demi-jauge.

Mais cette réouverture décidée par le président Emmanuel Macron suscite les critiques d’une partie du corps médical et les craintes d’enseignants.

En Espagne, les fêtes de San Fermin à Pampelune, qui attirent en juillet des touristes du monde entier, ont été annulées pour la deuxième année consécutive.

Le virus a fait au moins 3.109.991 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de son apparition fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi.

Par Le Point avec AFP

Covid-19: manifestations contre les restrictions en Europe, heurts en Allemagne

mars 20, 2021

Des manifestations ont rassemblé samedi des milliers de personnes en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Bulgarie ou encore en Autriche pour dénoncer la « dictature » des restrictions sanitaires contre la pandémie, et des heurts ont éclaté avec la police dans la ville allemande de Cassel.

IMAGESPlusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l'État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

© Marion PAYET IMAGES Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées à Cassel, dans l’État allemand de Hesse, pour manifester contre les mesures de restriction destinées à endiguer la progression du coronavirus en Allemagne.

Dans cette ville du centre de l’Allemagne, entre 15.000 et 20.000 personnes ont participé à la manifestation, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police locale.

Les affrontements se sont produits quand des contestataires qui s’étaient retrouvés sur une place du centre, serrés les uns contre les autres, sans masques de protection, ont tenté de se frayer un passage à travers un cordon de policiers pour se joindre à d’autres mécontents, a constaté un journaliste de l’AFP.

La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI La police repousse des manifestants réclamant la levée des mesures anti-Covid, à Cassel, en Allemagne, le 20 mars 2021

Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz au poivre pour les disperser.

Ailleurs dans la ville, la police a répliqué à coups de matraque et à l’aide d’un canon à eau à des groupes qui tentaient de franchir des barrières et qui jetaient des bouteilles.

Une manifestante porte une pancarte disant: "les esclaves modernes portent un massque", à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

© STEFAN WERMUTH Une manifestante porte une pancarte disant: « les esclaves modernes portent un massque », à Liestal, en Suisse, le 20 mars 2021

Il y a par ailleurs eu des bagarres avec des contre-manifestants.

Le police a notamment accusé les manifestants d' »attaques répétées » contre les secouristes. « Nous ne tolérons pas de telles attaques », a-t-elle ajouté sur Twitter, mettant prématurément fin au rassemblement en raison des violations des règles d’hygiène.

Lundi, la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des 16 Etats régionaux (länder) se réuniront pour décider d’éventuelles nouvelles mesures alors que l’Allemagne avait pu procéder début mars à quelques assouplissements. 

La manifestation de Cassel s’est déroulée à l’appel du mouvement « Querdenker » ou « Anticonformiste », qui a organisé quelques-uns des plus grands rassemblements hostiles aux restrictions sanitaires en Allemagne depuis le début de la pandémie.

Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

© ARMANDO BABANI Manifestation contre les restrictions sanitaires à Cassel (Allemagne), le 20 mars 2021

Il fédère des membres de l’extrême gauche, des adeptes des théories du complot, des détracteurs de la vaccination ainsi que des partisans de l’extrême droite.

« Nous sommes ici aujourd’hui parce que les mesures imposées en Allemagne ne servent plus la population », a dit Helmut, un manifestant de 69 ans.

– « Ca suffit ! » –

Beaucoup d’autres villes allemandes avaient connu de tels rassemblements le week-end dernier, mais de moindre ampleur.

L’Allemagne a enregistré samedi 16.000 nouveaux cas de contamination et 207 morts de plus, d’après l’Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses, alors que la vaccination est trop lente, selon des experts, pour éviter une troisième vague du Covid-19 malgré les mesures restrictives prises des mois durant pour en freiner la propagation.Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

© Niklas HALLE’N Manifestation à Londres contre les restrictions sanitaires, le 20 mars 2021

A Londres, ce sont aussi des milliers de personnes qui ont défilé pour protester contre les restrictions sanitaires, après s’être rassemblées à Hyde Park. La police de la capitale britannique a indiqué avoir interpellé 33 personnes, majoritairement pour avoir enfreint les règles en vigueur depuis janvier qui interdisent de sortir sans motif autorisé.

Aux Pays-Bas, où des émeutes avaient eu lieu en janvier après l’instauration d’un couvre-feu, la police a fait usage de canons à eau pour disperser un groupe de 500 personnes rassemblées illégalement sur la place des Musées d’Amsterdam.

Les manifestants se sont ensuite déplacés vers un canal où la police a bloqué leur progression. Ils ont été acheminés par cars vers un autre site, selon la chaîne locale AT5.

En Suisse, environ 5.000 personnes ont manifesté dans la ville de Liestal, selon la police.

Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Ca suffit ! », « Les vaccins tuent ». 

« Les esclaves modernes portent un masque », pouvait-on par ailleurs lire sur les pancartes que portaient plusieurs d’entre eux tandis qu’un homme arborait sur le visage l’inscription « Masque obligatoire, fermez votre bouche ». 

Ils estiment que le gouvernement suisse a recours à des mesures « dictatoriales » pour imposer les restrictions sanitaires, comme la fermeture des restaurants et des bars.

A Vienne, environ un millier de manifestants, dont certains d’extrême droite, ont défilé avant que la police ne les disperse, selon la presse autrichienne.

Et à Sofia, une manifestation anti-restrictions a rassemblé 500 personnes, nombre d’entre elles ne portant pas de masque.

Avec AFP par burs-mfp/gde/lpt/cls

L’Europe isole le Royaume-Uni sur fond d’une nouvelle variante de la COVID-19

décembre 20, 2020

Les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique suspendent les vols provenant du Royaume-Uni. La France, l’Allemagne et l’Autriche y songent également, après les déclarations du premier ministre britannique sur une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus SARS-CoV-2, qui serait « hors de contrôle ».

Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l'isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

© Niklas Halle’n/afp via getty images Les voyageurs britanniques seront vraisemblablement coincés chez eux, avec l’isolement rapide du pays par les autres nations européennes.

Quant à l’Espagne, elle demande une réponse « coordonnée » de l’Union européenne. «L’objectif est de protéger les droits des citoyens européens à travers la coordination et en évitant des mesures unilatérales», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autorités britanniques ont annoncé samedi dans la soirée un reconfinement de Londres, du sud-est de l’Angleterre et d’une partie de l’est du pays. Cette mesure contraint plus de 16 millions d’habitants à rester chez eux et à renoncer aux retrouvailles de Noël.

Le reconfinement interdit l’ouverture des commerces non essentiels et tous les déplacements en dehors de ces zones, placées sous le niveau d’alerte 4, le plus élevé décrété au pays.Les restaurants et bars y étaient déjà fermés depuis mercredi.

Plus contagieux

Le premier ministre Johnson a indiqué que le Royaume-Uni avait informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation plus rapide de la nouvelle souche, «jusqu’à 70 %», a-t-il précisé.

De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde.

Les observations des experts sur cette souche apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent n’ont rien de rassurant. Le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, a déclaré samedi que cette nouvelle variante, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme «dominante», ayant entraîné «une très forte hausse» des hospitalisations en décembre.

Le nombre de cas de COVID-19 ne cesse d’augmenter partout sur la planète, mais quelques pays semblent avoir réussi à se mettre à l’abri de la pandémie. La plupart de ceux qui peuvent se vanter de ce haut fait sont des petites nations insulaires isolées dans le Pacifique, pour qui la géographie est devenue un atout incommensurable durant la pandémie. Voici une liste de dix pays qui n’ont pas eu de cas de COVID-19.

Samedi, le premier ministre Johnson expliquait que rien n’indiquait que cette nouvelle souche de virus était plus mortelle, qu’elle cause une forme plus grave de la maladie, ou qu’elle réduit l’efficacité des vaccins.

Des mutations sous observation

Cette mutation du coronavirus a poussé l’OMS à demander à ses membres européens de «renforcer leurs procédures de contrôle et de prévention» de la COVID-19.

Au niveau mondial, l’OMS recommande «à tous les pays d’accroître leurs capacités de séquençage du virus Sars-Cov-2 quand c’est possible et de partager les données au niveau international, notamment si les mêmes mutations problématiques sont identifiées».

Selon l’OMS, outre «des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse», la variante «pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic», là aussi selon «des informations préliminaires». L’organisation affirme qu’il n’y a en revanche «aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie», même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

Hors du territoire britannique, neuf cas causés par cette nouvelle souche ont été rapportés au Danemark, ainsi qu’un aux Pays-Bas et un en Australie, note l’OMS.

Par ailleurs, plusieurs autres pays ont signalé à l’OMS d’autres variantes qui portent certains des changements génétiques de la variante britannique.

L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions et note une évolution du paysage épidémiologique, notamment avec davantage de patients plus jeunes, sans comorbidités, qui développent des formes graves de la maladie.

Le pays «mène des recherches supplémentaires pour mieux comprendre le lien», indique l’OMS.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : les pays d’Europe qui se reconfinent, là où la révolte gronde

novembre 1, 2020

À Rome, Madrid et Vienne, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les restrictions imposées par les différents gouvernements.

Redevenus l’épicentre de la pandémie de coronavirus, les pays européens multiplient les restrictions ou restaurent le confinement, suscitant la montée de l’impatience de leurs populations ou une révolte ouverte, comme en Espagne où les manifestations se multiplient.

Sur l’ensemble de l’Europe, le nombre de cas supplémentaires enregistrés a bondi de 41% en une semaine, représentant la moitié des cas signalés ces sept derniers jours dans le monde. Une flambée des cas qui risque de submerger les hôpitaux et a poussé les gouvernement à restreindre à nouveau la liberté de mouvement de leurs citoyens et à fermer des pans entiers de l’économie, notamment dans la culture et le commerce.

Face à ces restrictions et à la crainte de casse sociale accrue, des défilés ont eu lieu samedi soir 31 octobre, pour la deuxième nuit consécutive, dans plusieurs villes espagnoles, suivis d’affrontements avec la police et d’actes de vandalisme et de pillage.

Les troubles les plus importants se sont produits à Madrid, où de nombreux manifestants scandant «Liberté!» ont mis le feu à des bennes à ordures et érigé des barricades de fortune sur la Gran Via, la principale artère du centre de la capitale.

L’opposition aux mesures de restrictions a aussi donné lieu à des heurts samedi soir à Rome entre la police et des centaines de manifestants, après des incidents similaires la veille à Florence et dans d’autres grandes villes ces derniers jours.

Colère des commerçants

En France, où un reconfinement d’un mois a été mis en place vendredi jusqu’au 1er décembre, la colère des petits commerçants jugés non essentiels et donc contraints de fermer, est de plus en plus vive : ils dénoncent la concurrence déloyale des grandes surfaces – autorisées à rester ouvertes – et des plateformes en ligne, dont Amazon. Le premier ministre pourrait cependant décider la fermeture dans les grandes surfaces «des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité», a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe avec au moins 46.555 morts, le premier ministre Boris Johnson a annoncé un reconfinement de l’Angleterre à partir de jeudi et jusqu’au 2 décembre (sachant que le Pays de Galles était déjà confiné, et l’Irlande du Nord en confinement partiel). Et selon son ministre Michael Gove dimanche, il pourrait être prolongé au-delà, ce qui alimente l’angoisse des milieux économiques.

Ce reconfinement est «un cauchemar avant Noël», s’est ainsi alarmée Helen Dickinson, directrice générale de la fédération des commerçants britanniques British Retail Consortium (BRC).

En Autriche, «un second confinement est mis en place à compter de mardi et ce jusqu’à fin novembre», a annoncé le chancelier Sebastian Kurz. Le pays de 8,8 millions d’habitants enregistre désormais plus de 5000 cas quotidiens, contre seulement 1000 début octobre, pour 1109 décès depuis l’émergence de la pandémie.

En Belgique, pays au monde où le coronavirus circule le plus, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a appelé la population à ne pas faire de shopping ce dimanche, à la veille d’un durcissement du confinement pour six semaines. De longues files d’attente ont été observées samedi dans certains magasins ou rues commerçantes. Ces files «sont dangereuses et c’est justement ce que nous ne voulons pas voir», a déclaré Frank Vandenbroucke.

En Allemagne, qui a également durci les restrictions pour ralentir la pandémie, le monde de la culture, qui doit fermer ses portes pour plusieurs semaines, se sent particulièrement mal loti. «Ces derniers mois, nous avons l’impression d’avoir moins de valeur que les voitures, les avions ou les footballeurs», ont dénoncé de nombreux chanteurs et artistes dans une lettre ouverte.

«Sauver Noël»

La Grèce a décidé un confinement partiel d’un mois à Athènes et dans les autres grandes ville du pays à partir de mardi. Comme ailleurs, l’objectif est d’«essayer de sauver les fêtes de Noël», a expliqué le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

En Italie, le gouvernement a imposé ces derniers jours ce que les médias qualifient de «semi-confinement»: un couvre-feu dans plusieurs grandes régions, la fermeture des bars et des restaurants à 18h00, ainsi que celle des salles de sport, de cinéma et de concert. Selon la presse italienne, le gouvernement envisage d’annoncer lundi un confinement des grandes villes du pays, à commencer par Milan et Naples. «La courbe épidémiologique est encore très élevée», a déclaré le ministre de la Santé, Roberto Speranza, adepte d’un confinement généralisé. «Soit on la plie, soit on est dans le pétrin».

Les pays européens constituent la troisième région la plus touchée avec 10,46 millions de cas, derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (11,3 millions de cas) et l’Asie (10,57).

Par Le Figaro avec AFP

Face au rebond du Covid, les pays d’Europe se referment

juillet 27, 2020

 

Les mesures de contrôles aux frontières ou de quatorzaines forcées se multiplient à mesure que la pandémie de Covid-19 reprend.

Un petit air de déjà-vu. Alors que l’épidémie de coronavirus reprend partout en Europe, certains États membres ont commencé à durcir les entrées sur leur territoire. Certes, il n’est pas question pour le moment de fermer les frontières, comme cela avait été le cas au début de la pandémie, en mars. En ordre dispersé et sans concertation entre eux, les États membres s’étaient alors claquemurés les uns après les autres. Avant de s’entendre sur des règles communes pour permettre le passage des personnes ayant des fonctions jugées essentielles et des marchandises, aux premiers rangs desquels les biens et équipements médicaux.

Cette fois, et alors qu’il ne faut pas ruiner une saison touristique qui s’annonce très médiocre, des contrôles sont instaurés vis-à-vis des touristes venant de zones ou de pays jugés à risque: quarantaine obligatoire, test à l’arrivée ou quelques jours avant le départ, test volontaire ou pas, etc. Ces verrous se multiplient, à mesure que les contaminations repartent à la hausse dans différents pays: France, Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse ou en Pologne. En Roumanie et en Bulgarie, la situation est encore plus inquiétante, puisque les cas ont explosé récemment.

Comme souvent en Europe, il y a, semble-t-il, autant de manières de procéder qu’il y a de pays. Mais il y a une constante: l’Espagne est de plus en plus visée par ces restrictions. Le Royaume-Uni, «toujours un peu à part» selon la formule pudique d’un diplomate européen, a annoncé samedi soir que les Britanniques revenant de ce pays se verraient imposer une quarantaine. Et Londres songe à faire de même pour les personnes de retour de France et d’Allemagne. La Norvège avait déjà annoncé vendredi une quarantaine de dix jours pour ses voyageurs en provenance d’Espagne. En France, le premier ministre, Jean Castex, a également recommandé aux vacanciers d’éviter de se rendre en Catalogne.

Des tests, sur la base du volontariat

Les mesures de restriction des derniers jours sont bien évidemment une catastrophe pour le tourisme espagnol qui représente 12,3% du PIB du pays. Ses dirigeants tentent d’ailleurs, tant bien que mal, de convaincre les touristes de ne pas annuler leur voyage. «L’Espagne est un pays sûr», a ainsi souligné la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya. «Les Espagnols ont été les premiers à mettre en place une mesure de quarantaine, réplique-t-on à Bruxelles. C’est donc un peu difficile pour eux de s’opposer à celles qui sont prises actuellement».

Alors qu’elle avait été un des premiers pays de l’UE à rouvrir ses frontières pour lancer sa saison touristique, la Grèce est, elle aussi, contrainte de réduire la voilure et d’en passer par des contrôles plus stricts à ses frontières: tout visiteur venant de Bulgarie ou de Roumanie ne pourra embarquer à bord de son avion pour la Grèce que s’il est en mesure de démontrer que le test qu’il a réalisé trois jours plus tôt est négatif. Et les Roumains souhaitant se rendre en Italie doivent maintenant en passer par une quatorzaine.

Je n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans la situation dans laquelle nous avons été de mars à mai.

Un diplomate

Toutes ces mesures sont-elles le prélude à de nouvelles fermetures de frontières au sein de Schengen? «Je n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans la situation dans laquelle nous avons été de mars à mai. Les restrictions actuelles sont des mesures ponctuelles et proportionnées face à une situation qui n’a rien de comparable avec celle que nous avons connue au printemps», réagit un diplomate. À l’époque, alors que les courbes de contamination flambaient, les États membres devaient aussi composer avec une pénurie de masques et de tests.

Reste que ces restrictions imposées à certains et non à d’autres risquent de laisser des traces dans une Union européenne où la solidarité a déjà été très éprouvée par la crise du coronavirus. «La difficulté, c’est que les mesures prises par un État membre concernant un autre État membre apparaissent assez vite comme un sujet politique et diplomatique, alors que ces décisions sont avant tout prises au regard de la situation sanitaire», analyse une source bruxelloise. Voilà un procès qui ne pourra être fait à la Bavière. Ce Land très touristique a choisi de ne pas stigmatiser ses visiteurs. Tous, quelle que soit leur nationalité, peuvent être testés, sur la base du volontariat, dans les stations créées à cet effet dans les aéroports locaux, et pourront bientôt l’être dans les gares de Munich et de Nuremberg, mais aussi sur les autoroutes.

Avec Le Figaro par Anne Rovan

 

Dons et stratégies autour du coronavirus

avril 10, 2020

Amazon crée un laboratoire pour dépister ses employés

Le géant du commerce en ligne Amazon affirme avoir créé son propre laboratoire pour tester ses employés américains au nouveau coronavirus, sur fond d’inquiétudes croissantes sur leur santé. Le groupe, qui employait 750.000 personnes au début de l’année dans le monde entier avant de gonfler ses effectifs pour répondre à la flambée de la demande, a affirmé avoir renforcé ses moyens pour réaliser des dépistages.

«Des employés d’Amazon avec différents savoir-faire — chercheurs scientifiques, chefs de programme, spécialistes en approvisionnement, ingénieurs en informatique — ont mis en suspens leur emploi quotidien pour rejoindre une équipe consacrée à cette initiative», a indiqué le groupe dans un post de blog jeudi soir.

Les Petits Chanteurs à la Croix de bois offrent leur album aux résident des EHPAD

La célèbre chorale des Petits Chanteurs à la Croix de bois a souhaité apporter, elle aussi, sa contribution en ces temps de crise sanitaire. Un exemplaire digital de leur album Comme un chant d’espérance va ainsi être offert aux résidents de tous les EHPAD de France, qui pourront aussi demander à recevoir à titre gratuit un exemplaire physique du CD.

Malgré le virus, des milliers de saisonniers roumains en partance vers l’Allemagne

Des milliers de saisonniers roumains attendaient vendredi de monter dans des avions pour l’Allemagne en pleine pandémie de coronavirus, malgré la fermeture des frontières en Europe et après un renforcement des normes sanitaires. Début avril, l’Allemagne a décidé de permettre l’entrée sur son territoire aux étrangers désireux de participer aux récoltes, après avoir initialement interdit leur arrivée pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19.

«Trois charters avec près de 600 passagers (au total) à leur bord attendent le feu vert du ministère des Transports pour pouvoir décoller vers l’Allemagne», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’aéroport international de Bucarest, Valentin Iordache.

Entré avec un casque blanc dans l’édifice toujours en travaux, Mgr Aupetit a pu se coiffer de sa calotte violette pour diriger la prière, accompagné par le recteur de la cathédrale Mgr Patrick Chauvet et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris,

Le Portugal va prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai

Le Portugal ne doit pas «baisser la garde» face à la pandémie de coronavirus, a affirmé vendredi le président Marcelo Rebelo de Sousa en annonçant son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai. Le premier ministre Antonio Costa a lui aussi défendu le maintien des mesures de confinement car «la levée de l’état d’urgence enverrait un message erroné au pays».

«Je prendrai l’initiative de renouveler l’état d’urgence jusqu’au 1er mai», a déclaré le chef de l’État. «En ce moment décisif, nous ne pouvons pas baisser la garde», a souligné Marcelo Rebelo de Sousa. En vigueur depuis le 19 mars et jusqu’au 17 avril inclus, l’état d’urgence sera formellement prolongé en fin de semaine prochaine pour deux semaines de plus, a-t-il précisé.

Les Nord-Irlandais appelés à dénoncer les violations du confinement

La police nord-irlandaise a annoncé vendredi avoir lancé un formulaire en ligne où les citoyens peuvent dénoncer les personnes enfreignant les consignes officielles de distanciation sociale en pleine pandémie de nouveau coronavirus.

Ce formulaire permet de signaler des personnes effectuant des déplacements «non essentiels», des réunions publiques ou privées de personnes n’appartenant pas au même ménage ou des bars restant ouverts malgré les interdictions en vigueur depuis le 28 mars dans la province britannique, a précisé la police dans un communiqué.

«Nous voulons résoudre les situations où ces restrictions ont été violées sans avoir à recourir aux pouvoirs de police ou infliger des amendes», a expliqué un responsable de la police, Alan Todd. «Cependant, en cas de violation, nous voulons que les membres du public puissent nous le dire aussi facilement que possible», a-t-il ajouté.

La première usine de cercueils d’Europe augmente la cadence

La France compte ses morts et les commandes affluent. Pour répondre à la demande, l’usine haute-saônoise du groupe OGF, numéro un français des services funéraires, s’est réorganisée pour fabriquer 410 cercueils par semaine contre 370 en temps normal. Pour suivre le rythme, les 120 salariés du site sont passés de 35 à 39,5 heures de travail hebdomadaire. «Il faut faire tenir les équipes. Mais si besoin, elles sont prévenues et sont d’accord pour venir travailler aussi le samedi», abonde Didier Pidancet, chef d’équipe au pré-triage du bois.

Créée en 1910, l’usine de Jussey produisait du charbon de bois et du parquet avant de se spécialiser dans la fabrication de cercueils à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’une des deux usines du groupe OGF qui détient un quart du marché français du secteur et fournit les professionnels PFG, Roblot et Dignité Funéraire, soit plus de 1000 points de vente dans l’hexagone.

Quelque 8000 cercueils sortent chaque année de ce site de 10 hectares où sont écorcés et tranchés les billots de chêne, séchées et découpées les plaques de bois, puis assemblés et vernis les cercueils. Le bois, du chêne essentiellement, provient des vastes forêts alentour. «On est serein, on a trois mois de stocks de bois, de colle, de clous et de vernis devant nous», note Emmanuel Garret, directeur du site. «On nous demande un peu plus de grandes tailles», note le directeur qui se refuse à y voir un effet de l’épidémie de Covid-19 qui tue d’avantage les personnes en surpoids.

Rungis : l’opérateur funéraire prendra les frais à sa charge

L’opérateur funéraire OGF, en charge de la gestion de l’accueil des cercueils à Rungis et visé par une polémique sur les tarifs pratiqués, a annoncé qu’il prendrait «à sa charge tous les frais». «Le groupe OGF ne veut pas ajouter à la douleur des familles et annonce qu’il prendra à sa charge tous les frais relatifs à ce funérarium temporaire, à compter de ce jour et jusqu’à sa fermeture», écrit-il dans un communiqué, dénonçant «une polémique tout à fait injustifiée et déplacée».

Et de préciser : «En conséquence, aucune entreprise de Pompes Funèbres ne peut facturer des frais pour l’utilisation de ce dépositoire et les services qui y sont rendus».

Amélie, médecin: «Je porte une blouse de peintre, un masque de soudeur, et des gants d’entretien»

Ils sont ceux que l’on applaudit. Le Figaro fait chaque jour le portrait des héros ordinaires de cette période extraordinaire de crise du coronavirus.
Ce vendredi, nous rencontrons Amélie, jeune médecin de 30 ans, diplômée depuis quelques semaines à peine. Elle n’imaginait pas débuter sa carrière dans ces conditions.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Margaux d’Adhémar et Luc Lenoir

Coronavirus : Trump ferme les frontières aux voyageurs en provenance d’Europe

mars 12, 2020
Le président américain Donald Trump s'est adressé à la nation, le 11 mars 2020, au sujet de la pandémie de coronavirus.
© /Getty Images Le président américain Donald Trump s’est adressé à la nation, le 11 mars 2020, au sujet de la pandémie de coronavirus.
Devant une crise qui prend de l’ampleur, Donald Trump s’est adressé mercredi soir aux Américains depuis le bureau ovale, annonçant des mesures d’aide et la suspension des voyages vers les États-Unis « en partance de l’Europe ». Certaines des actions qu’il a présentées ont semé la confusion, obligeant même le président à revenir sur un élément de son allocution.

La décision de prononcer un discours à la nation, un événement exceptionnel, contraste avec le ton rassurant employé depuis des semaines par le président Trump, qui, contrairement aux membres de son équipe, a minimisé à répétition la crise du coronavirus.

« J’ai décidé de mener plusieurs actions fortes, mais nécessaires pour protéger la santé et le bien-être de tous les Américains, afin d’éviter que de nouveaux cas atteignent notre territoire », a-t-il soutenu au fil de son allocution solennelle d’une dizaine de minutes, lue sur un télésouffleur.

« La fermeture des frontières, à laquelle échappe le Royaume-Uni, s’appliquera dès vendredi, à minuit, pour 30 jours », a précisé le président Trump.

La mesure, qui cible des personnes ayant séjourné dans la zone visée au cours des 14 jours précédant leur entrée prévue aux États-Unis, s’apparente à celle prise en janvier dernier relativement aux non-Américains s’étant rendus en Chine.

Ces interdictions s’appliqueront non seulement aux énormes échanges commerciaux et au fret, mais aussi à plusieurs autres choses au fur et à mesure que nous obtiendrons l’autorisation, a-t-il indiqué, son annonce tirant aussitôt les marchés boursiers asiatiques vers le bas et faisant chuter les prix du pétrole de plus de 2 %.

Dans un tweet envoyé quelques minutes après son allocution, le président a semblé corriger le tir. Il est très important que tous les pays et les entreprises sachent que le commerce ne sera en aucun cas touché par la restriction de 30 jours sur les voyages en provenance d’Europe. « La restriction arrête les personnes, pas les marchandises », a-t-il écrit.

Accusant au cours de son discours l’Union européenne d’avoir tardé à agir, il a affirmé qu’un nombre important de lieux où se concentraient les cas de COVID-19 avaient été ensemencés par des voyageurs venant d’Europe.

Le département d’État a par ailleurs conseillé aux Américains de reconsidérer les voyages à l’étranger.

Ces annonces surviennent dans un contexte où le nombre de cas de COVID-19 recensés sur le territoire américain a doublé en quelques jours à peine, passant selon l’Université Johns Hopkins à plus de 1300, le virus n’épargnant plus que huit États et faisant au moins 38 morts.

L’état d’urgence a été déclaré dans une quinzaine d’États américains, dont Washington, New York et la Californie, qui cumulent à eux trois près de 800 cas et la quasi-totalité des victimes. Dans l’État de Washington, la ville de Seattle, principal foyer du virus, a fermé ses écoles publiques pour au moins 14 jours.

Mesures économiques d’urgence

Lundi, les échanges ont été suspendus 15 minutes à la Bourse de New York après l'effondrement de l'indice élargi S&P 500 en pleine panique autour du krach pétrolier et des conséquences économiques du coronavirus.

© Richard Drew/Associated Press Lundi, les échanges ont été suspendus 15 minutes à la Bourse de New York après l’effondrement de l’indice élargi S&P 500 en pleine panique autour du krach pétrolier et des conséquences économiques du coronavirus.
« Ceci n’est pas une crise financière », a martelé le président Trump, au terme d’une autre journée mouvementée sur les marchés financiers, alors que le coronavirus a eu raison de 11 années de hausse ininterrompue à Wall Street. « La situation est temporaire », a-t-il insisté.

Le président américain n’a pas décrété l’état d’urgence – une hypothèse soulevée par des médias –, mais a présenté, comme il l’avait évoqué cette semaine, des mesures visant à juguler les effets économiques de la crise, comme des prêts à faible taux d’intérêt aux entreprises en difficulté ou le report de la date butoir de paiement des impôts pour certains individus et entreprises.

D’après le Washington Post, le coronavirus a entraîné la mise à pied de centaines de travailleurs, notamment dans l’industrie touristique.

Donald Trump a également fait allusion à une aide financière d’urgence aux travailleurs malades, dont il n’a cependant pas présenté la teneur.

Il a aussi appelé très fermement le Congrès à offrir rapidement aux Américains une baisse de l’impôt sur les salaires pour aider ces derniers à surmonter les impacts économiques de la pandémie. La proposition, à laquelle il a fait allusion plus tôt cette semaine, n’a pas rencontré un écho très favorable auprès des élus du Congrès, y compris au sein de son propre parti.

« Par ces mesures vigoureuses, je suis convaincu que nous réduirons considérablement la menace qui pèse sur nos citoyens et que nous vaincrons rapidement et définitivement ce virus », a-t-il soutenu, louant la réponse très rapide et le professionnalisme de son administration.

Les démocrates, eux, avaient accusé le président d’avoir tardé à réagir et de minimiser l’ampleur du problème. Celui-ci avait comparé leurs critiques à un canular.

« Nous devons mettre la politique de côté, arrêter la partisanerie et nous unir comme une seule nation et une seule famille », a lancé Donald Trump.

Un sondage de la firme Morning Consult, publié il y a quelques jours, montre que les Américains sont de plus en plus critiques de la gestion du dossier par leur président. Il y a un mois, 34 % appuyaient fermement sa façon de gérer la crise, tandis que 14 % la désapprouvaient avec autant de vigueur. Le dernier coup de sonde indique que les pourcentages sont respectivement passés à 24 % et à 31 %.

Vendredi dernier, Donald Trump avait par ailleurs donné son aval à un projet de loi bipartite du Congrès approuvant une aide d’urgence de 8,3 milliards de dollars américains pour le traitement et la prévention de la COVID-19. C’est trois fois plus que la somme qui avait été jugée nécessaire par son administration.

Selon CNN, Donald Trump a par ailleurs fait de son gendre Jared Kushner un conseiller dans ce dossier.

Des informations contradictoires

Selon la proclamation officielle publiée par la Maison-Blanche simultanément au discours à la nation, les restrictions s’appliquent plus précisément aux 26 États européens membres de la zone Schengen, un espace de libre circulation des personnes incluant par exemple l’Italie, l’Allemagne et la France, et non à la cinquantaine de pays du continent ou aux 27 pays de l’Union européenne, comme la déclaration de M. Trump le laissait supposer.

Ainsi, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse sont visés par les restrictions, mais ne sont pas membres de l’UE. Inversement, la Bulgarie, la Croatie, l’Irlande, la Roumanie et Chypre, membres de l’UE, ne sont pas ciblés.

Le président a évoqué des exemptions pour les Américains qui ont subi les contrôles appropriés, mais celles prévues dans la proclamation semblent en fait beaucoup plus vastes.

Elles s’appliquent par exemple à tout résident permanent légal des États-Unis et à son conjoint ou à tout étranger dont l’entrée ne présente pas de risque significatif […] de transmission ou de propagation du virus.

Une situation banalisée

Le président Trump a parfois envoyé des messages contredisant ceux de son équipe chargée de gérer la crise du coronavirus, dont fait partie le directeur du NIAID, Anthony Fauci (à droite).

© BRENDAN SMIALOWSKI/Getty Images Le président Trump a parfois envoyé des messages contredisant ceux de son équipe chargée de gérer la crise du coronavirus, dont fait partie le directeur du NIAID, Anthony Fauci (à droite).
Accusé par ses adversaires de prendre à la légère la menace posée à la santé publique, désormais considérée comme une pandémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le président Trump a multiplié au cours des dernières semaines les affirmations contredisant le message de son administration, véhiculant même des informations erronées.

Donald Trump, qui a comparé à plusieurs reprises la COVID-19 à la grippe saisonnière, a banalisé, lundi, le nombre de victimes susceptibles de succomber à la première, affirmant que la deuxième faisait bien plus de victimes.

La semaine dernière, il a en outre mis en doute l’information de l’OMS sur le taux de mortalité de 3,4 % de la COVID-19.

Comparaissant mercredi devant un comité de la Chambre des représentants, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci, a pour sa part martelé que la COVID-19 avait un taux de létalité de beaucoup supérieur à la grippe saisonnière.

« Les gens disent toujours : « La grippe fait ceci, la grippe fait cela », a-t-il déclaré. La grippe a un taux de mortalité de 0,1 %. Le taux de mortalité [de la COVID-19] est dix fois plus élevé. C’est la raison pour laquelle je tiens à insister sur le fait que nous devons garder une longueur d’avance dans la prévention de cette maladie. »

« Ultimement, ça va s’aggraver », a averti l’immunologiste, membre de l’équipe gouvernementale chargée de lutter contre la propagation du coronavirus et coordonnée par le vice-président Mike Pence.

Le président a plutôt cherché à se faire rassurant. « Ça va disparaître. Il faut juste rester calme. Ça va disparaître », a-t-il martelé devant les journalistes mardi.

Le Dr Fauci a en outre recommandé de ne pas tenir d’événements attirant des foules nombreuses, citant en exemple les matchs de la NBA, l’Association nationale de basketball, mais se gardant soigneusement de parler de rassemblements politiques.

La NBA a d’ailleurs par la suite suspendu sa saison jusqu’à nouvel ordre.

Donald Trump avait pour sa part déjà martelé qu’il n’était pas question d’annuler ses rassemblements partisans, qui attirent des milliers de personnes.

Mercredi soir, la Maison-Blanche a annoncé l’annulation des visites prévues au Colorado et au Nevada. Rien n’a cependant été dit au sujet du rassemblement partisan prévu à Milwaukee, au Wisconsin, la semaine prochaine.

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf

Coronavirus : l’Europe passe le cap des 500 morts, 97 nouveaux décès en Italie

mars 9, 2020

L'épidémie de coronavirus a dépassé lundi le seuil des 110.000 personnes contaminées dans le monde.

L’épidémie de coronavirus a dépassé lundi le seuil des 110.000 personnes contaminées dans le monde. AFP

Plus de 110.000 personnes ont été contaminées par le Covid-19 à travers le monde. En France, les annulations d’évènements s’accumulent et cinq députés sont désormais infectés.

Nouveau bilan dans le monde : 113.255 cas, dont 3964 décès
Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en décembre dernier, 113.255 cas d’infection ont été recensés dans 101 pays et territoires, causant la mort de 3964 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi à 18 heures. 4233 nouvelles contaminations et 173 nouveaux décès ont été recensés depuis le comptage réalisé la veille.

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie s’est déclarée, a dénombré 80.735 cas, dont 3119 décès. 40 nouvelles contaminations et 22 nouveaux décès y ont été annoncés entre dimanche et lundi. Ailleurs dans le monde, 32.520 cas (4193 nouveaux) étaient recensés lundi à 18 heures, dont 845 décès (151 nouveaux).

Les pays les plus touchés après la Chine sont l’Italie (9172 cas dont 1797 nouveaux, 463 décès), la Corée du Sud (7382 cas dont 69 nouveaux, 51 décès), l’Iran (7161 cas dont 595 nouveaux, 237 décès), la France (1191 cas dont 65 nouveaux, 21 décès).

Roumanie et Slovénie limitent drastiquement les rassemblements
La Roumanie et la Slovénie mettaient en place lundi l’interdiction des rassemblements respectivement de plus de 1000 personnes et 100 personnes pour freiner la propagation du nouveau coronavirus tandis que la Bulgarie a ordonné la fermeture de facto des salles de spectacles et même des cinémas.

Ces pays sont à ce stade modérément touchés par l’épidémie de coronavirus mais ils ont pris depuis ce week-end un éventail de mesures de prévention rigoureuses.

L’Italie ferme toutes ses stations de ski
Le gouvernement italien a annoncé lundi la fermeture de toutes les stations de ski du pays pour tenter d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui sévit dans le nord.
A Ponte di Legno, en Italie, les pistes de ski sont déjà désertées. Reuters

«Nous avons décidé de fermer toutes les stations de ski du pays dès demain matin (mardi) par ordonnance de la Protection civile», a annoncé le ministre aux Affaires régionales Francesco Boccia.

Coronavirus: tout ce que l’on sait sur la maladie
La recherche progresse rapidement dans le monde et permet de réduire les incertitudes sur le virus à l’origine du Covid-19.
L’Europe passe le cap des 500 morts, avec 97 nouveaux décès en Italie
L’Europe a passé lundi le cap des 500 décès liés au coronavirus, avec 97 nouveaux morts en Italie, selon un décompte de l’AFP.

Pays d’Europe le plus touché par le nouveau coronavirus, l’Italie a enregistré en 24 heures 97 décès, ce qui porte à 463 le nombre total de morts depuis le début de l’épidémie dans ce pays, selon un bilan officiel publié lundi par les autorités italiennes.

10 nouveaux cas en Corse
Selon le dernier bilan à 18 heures de l’ARS de Corse, 38 personnes dans l’île étaient atteintes du nouveau coronavirus, dont l’octogénaire décédé à Ajaccio. Il y a 5 cas à Bastia et 33 à Ajaccio, soit dix de plus que dimanche, dont «deux personnes hospitalisées en réanimation».

Ajaccio est considéré depuis dimanche comme un foyer de contamination ou «cluster», ce qui a conduit le préfet de Corse dimanche à fermer tous les établissements scolaires et toutes les crèches de la ville pour 14 jours, une mesure qui concerne 10.000 enfants et élèves.

Chefs de partis, présidents d’assemblées et groupes parlementaires jeudi à Matignon

Les chefs de partis, les présidents de l’Assemblée et du Sénat, les présidents de groupes parlementaires et ceux des associations d’élus seront reçus jeudi matin par Edouard Philippe afin de faire un point d’étape sur l’épidémie de coronavirus, a annoncé Matignon.

Ce rendez-vous collectif, qui doit débuter à 9 heures, est le deuxième après celui du 27 février. Il devrait permettre notamment d’aborder les mesures mises en place à l’abord du premier tour des élections municipales dimanche.

Lundi noir sur les Bourses européennes

Alors que le coronavirus continue de se propager à travers le monde, les Bourses européennes se sont effondrées, ce lundi :

• La Bourse de Paris a accusé sa pire chute sur une séance depuis 2008 : -8,39%
• La Bourse de Madrid a plongé de 7,96% à la clôture
• À Francfort, le Dax s’est effondré de 7,94%, sa plus lourde chute depuis 2001.
• La Bourse de Londres a encaissé son pire plongeon depuis octobre 2008 et la crise financière : -7,69%.

ERIC PIERMONT / AFP

Plus de 70% des malades en Chine ont guéri, selon l’OMS

Plus de 70% des personnes ayant été contaminées par le nouveau coronavirus en Chine ont guéri, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé, indiquant que le géant asiatique «est en train de maîtriser l’épidémie».

«Sur les 80.000 cas rapportés en Chine, plus de 70% ont guéri», a affirmé le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.

«La menace d’une pandémie est devenue très réelle», avertit l’OMS
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti ce lundi que «la menace d’une pandémie» du nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde, est «devenue très réelle».

«Maintenant que le coronavirus a pris pied dans de nombreux pays, la menace d’une pandémie est devenue très réelle. Mais ce serait la première pandémie de l’histoire qui pourrait être contrôlée», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le «Grand Princess» arrive dans quelque heures à Oakland
Le Grand Princess, qui transportait 3500 passagers et membres d’équipage vers Hawaï, est maintenu depuis mercredi au large des côtes californiennes. Josh Edelson / AFP

Les passagers du paquebot Grand Princess doivent débarquer à Oakland dans la baie de San Francisco vers 11 heures (locales) après avoir été maintenu 5 jours au large des côtes californiennes par mesure de précaution.

Le navire de croisière transportait 3500 passagers et membres d’équipage vers Hawaï mais des cas suspects de Covid-19 (deux passagers et 19 membres de l’équipage) ont été détectés à bord après la mort en Californie d’un passager qui avait participé à une partie de la croisière.
L’Allemagne enregistre ses deux premiers décès
L’Allemagne enregistre ses deux premiers décès de malades infectés par le nouveau coronavirus. Une femme de 89 ans est morte à Essen, en Rhénanie du Nord-Westphalie, a indiqué la mairie d’Essen dans un communiqué. L’autre décès est intervenu dans la même région, à Heinsberg, une ville proche des Pays-Bas devenue depuis plusieurs semaines un des principaux foyers d’infection outre-Rhin.
Les concerts de Madonna à Paris sont annulés

Les concerts de Madonna prévus les 10 et 11 mars à Paris ont été annulés. «Faisant suite à l’arrêté ministériel et la décision de la préfecture d’annuler tout événement de plus de 1000 personnes, c’est avec profond regret que nous annonçons l’annulation des deux derniers shows de MADAME X, précédemment reportés aux 10 et 11 mars», a annoncé son promoteur Live Nation.
Un laboratoire britannique cherche 24 cobayes

La quête du vaccin se poursuit. Au Royaume-Uni, le laboratoire Hvivo est à la recherche de 24 cobayes en vue de leur injecter deux souches atténuées du Covid-19, raconte The Times. Les volontaires seront rémunérés plus de 4000 euros. Ils s’engagent en contrepartie à rester en quarantaine pendant 14 jours. L’expérimentation doit encore recevoir l’aval des autorités sanitaires.

En attendant, les amateurs peuvent déposer leur candidature ici.

La flamme olympique allumée jeudi en catimini
La cérémonie d’allumage de la flamme olympique, prévue ce jeudi dans le stade antique d’Olympie, sera fermée au public. Seulement 100 invités, accrédités par le Comité international olympique et le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo-2020, pourront assister à la cérémonie.

La flamme des Jeux olympiques de Tokyo-2020 doit être allumée lors d’une cérémonie traditionnelle, suivie par un relais du flambeau sur le sol grec. La torche sera ensuite passée aux organisateurs tokyoïtes le 19 mars, lors d’une autre cérémonie au stade Panathénaïque d’Athènes.

Les Français ne sont plus les bienvenus en Arabie saoudite
Les autorités saoudiennes suspendent temporairement les voyages terrestres et maritimes à destination et en provenance d’Oman, de France, d’Allemagne, de Turquie et d’Espagne pour leurs ressortissants comme pour les résidents étrangers. Les voyageurs en provenance de ces pays et ceux qui s’y sont rendus dans les 14 jours ne seront pas autorisées à entrer sur le territoire, précise l’agence de presse officielle SPA.
Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar, Roland Gauron et Yohan Blavignat

L’armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans

décembre 9, 2019

 

L’armée américaine prépare son plus gros déploiement militaire en Europe depuis 25 ans, avec l’envoi, dans le cadre d’un exercice l’an prochain, de 20.000 soldats supplémentaires, pour «démontrer sa puissance militaire» face à des adversaires comme la Russie, a indiqué lundi le général Christopher Cavoli.

Quelque 9000 soldats américains déjà basés en Europe se joindront à eux pour participer à l’exercice militaire Defender-Europe 20, qui rassemblera au total 37.000 militaires alliés en mai et juin dans 10 pays européens, a précisé le général Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, à un groupe de journalistes au Pentagone. Les premiers envois de soldats et de matériels commenceront en février pour la mise en place de 13.000 pièces d’équipements qui devront franchir jusqu’à 4.000 km pour parvenir à destination.

Un défi logistique dans les pays de l’ancien bloc soviétique où les voies ferrées ne sont pas de la même largeur qu’en Europe occidentale et où les ponts ne sont pas prévus pour supporter les 70 tonnes des chars Abrams américains. Après des années de réductions d’effectifs militaires en Europe depuis la fin de la Guerre Froide, ce déploiement exceptionnel reflète le bouleversement stratégique provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, qui a «tout changé», a ajouté le général américain, s’abstenant toutefois de désigner clairement Moscou comme l’adversaire visé par les manœuvres miliaires.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de la Rochelle. Outre le pont aérien et maritime entre les Etats-Unis et l’Europe, des exercices collatéraux sont prévus, notamment une traversée de rivière en Pologne, un parachutage en Lituanie et un exercice de coordination au niveau du commandement en Allemagne. L’objectif est de «démontrer la capacité de l’armée américaine à déployer rapidement une force importante pour soutenir l’Otan et à répondre à n’importe quelle crise», a souligné l’armée américaine dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espèces menacées: des députés européens demandent l’interdiction de la chasse aux trophées

août 18, 2019

 

Plus de 50 députés européens et une cinquantaine d’organisations de défense de la nature ont appelé dimanche les parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à interdire la chasse aux trophées ciblant des animaux en danger comme les rhinocéros et les éléphants.

La CITES interdit tout commerce de plus de 1000 espèces végétales et animales considérées comme en danger d’extinction, qui sont recensées dans son annexe 1.

Dans une lettre adressée à la secrétaire générale de la CITES Ivonne Higuero, les signataires déplorent que la chasse aux trophées, ayant un caractère récréatif et considérée comme «non commerciale», ait échappé à cette interdiction.

La lettre a été rendue publique au moment où sont réunis à Genève des milliers de délégués venus de plus de 180 pays, défenseurs de l’environnement et responsables politiques, qui doivent discuter de 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages par la Convention. La question des trophées de chasse ne figure toutefois pas à l’ordre du jour de la conférence.

«Un nombre considérable de trophées d’espèces (relevant) de l’annexe 1 (du traité) sont commercialisés chaque année, dont les trophées d’espèces figurant sur la liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) en tant qu’espèces ne subsistant plus à l’état sauvage, gravement menacées (ou) en danger d’extinction, vulnérables ou proches des seuils de menace», souligne la lettre.

Les signataires appellent les parties à la Convention à «traiter les trophées de chasse de la même manière que les autres formes de commerce de la vie sauvage», et à «appliquer un moratoire immédiat sur les importations de toutes les espèces (recensées) dans l’annexe 1»

Un grand nombre d’espèces sont convoitées par les chasseurs, dont les éléphants, les rhinocéros noirs et blancs, les girafes, les crocodiles, les perroquets gris, les guépards mais aussi les primates comme les chimpanzés. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs de trophées de chasse, suivis par la Chine.

La chasse aux trophées est légale dans de nombreuses régions d’Afrique. Les touristes payent pour tirer sur un petit nombre d’animaux sélectionnées.

Par Le Figaro.fr avec AFP