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Face au rebond du Covid, les pays d’Europe se referment

juillet 27, 2020

 

Les mesures de contrôles aux frontières ou de quatorzaines forcées se multiplient à mesure que la pandémie de Covid-19 reprend.

Un petit air de déjà-vu. Alors que l’épidémie de coronavirus reprend partout en Europe, certains États membres ont commencé à durcir les entrées sur leur territoire. Certes, il n’est pas question pour le moment de fermer les frontières, comme cela avait été le cas au début de la pandémie, en mars. En ordre dispersé et sans concertation entre eux, les États membres s’étaient alors claquemurés les uns après les autres. Avant de s’entendre sur des règles communes pour permettre le passage des personnes ayant des fonctions jugées essentielles et des marchandises, aux premiers rangs desquels les biens et équipements médicaux.

Cette fois, et alors qu’il ne faut pas ruiner une saison touristique qui s’annonce très médiocre, des contrôles sont instaurés vis-à-vis des touristes venant de zones ou de pays jugés à risque: quarantaine obligatoire, test à l’arrivée ou quelques jours avant le départ, test volontaire ou pas, etc. Ces verrous se multiplient, à mesure que les contaminations repartent à la hausse dans différents pays: France, Allemagne, Espagne, Belgique, Suisse ou en Pologne. En Roumanie et en Bulgarie, la situation est encore plus inquiétante, puisque les cas ont explosé récemment.

Comme souvent en Europe, il y a, semble-t-il, autant de manières de procéder qu’il y a de pays. Mais il y a une constante: l’Espagne est de plus en plus visée par ces restrictions. Le Royaume-Uni, «toujours un peu à part» selon la formule pudique d’un diplomate européen, a annoncé samedi soir que les Britanniques revenant de ce pays se verraient imposer une quarantaine. Et Londres songe à faire de même pour les personnes de retour de France et d’Allemagne. La Norvège avait déjà annoncé vendredi une quarantaine de dix jours pour ses voyageurs en provenance d’Espagne. En France, le premier ministre, Jean Castex, a également recommandé aux vacanciers d’éviter de se rendre en Catalogne.

Des tests, sur la base du volontariat

Les mesures de restriction des derniers jours sont bien évidemment une catastrophe pour le tourisme espagnol qui représente 12,3% du PIB du pays. Ses dirigeants tentent d’ailleurs, tant bien que mal, de convaincre les touristes de ne pas annuler leur voyage. «L’Espagne est un pays sûr», a ainsi souligné la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya. «Les Espagnols ont été les premiers à mettre en place une mesure de quarantaine, réplique-t-on à Bruxelles. C’est donc un peu difficile pour eux de s’opposer à celles qui sont prises actuellement».

Alors qu’elle avait été un des premiers pays de l’UE à rouvrir ses frontières pour lancer sa saison touristique, la Grèce est, elle aussi, contrainte de réduire la voilure et d’en passer par des contrôles plus stricts à ses frontières: tout visiteur venant de Bulgarie ou de Roumanie ne pourra embarquer à bord de son avion pour la Grèce que s’il est en mesure de démontrer que le test qu’il a réalisé trois jours plus tôt est négatif. Et les Roumains souhaitant se rendre en Italie doivent maintenant en passer par une quatorzaine.

Je n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans la situation dans laquelle nous avons été de mars à mai.

Un diplomate

Toutes ces mesures sont-elles le prélude à de nouvelles fermetures de frontières au sein de Schengen? «Je n’imagine pas que l’on puisse se retrouver dans la situation dans laquelle nous avons été de mars à mai. Les restrictions actuelles sont des mesures ponctuelles et proportionnées face à une situation qui n’a rien de comparable avec celle que nous avons connue au printemps», réagit un diplomate. À l’époque, alors que les courbes de contamination flambaient, les États membres devaient aussi composer avec une pénurie de masques et de tests.

Reste que ces restrictions imposées à certains et non à d’autres risquent de laisser des traces dans une Union européenne où la solidarité a déjà été très éprouvée par la crise du coronavirus. «La difficulté, c’est que les mesures prises par un État membre concernant un autre État membre apparaissent assez vite comme un sujet politique et diplomatique, alors que ces décisions sont avant tout prises au regard de la situation sanitaire», analyse une source bruxelloise. Voilà un procès qui ne pourra être fait à la Bavière. Ce Land très touristique a choisi de ne pas stigmatiser ses visiteurs. Tous, quelle que soit leur nationalité, peuvent être testés, sur la base du volontariat, dans les stations créées à cet effet dans les aéroports locaux, et pourront bientôt l’être dans les gares de Munich et de Nuremberg, mais aussi sur les autoroutes.

Avec Le Figaro par Anne Rovan

 

Dons et stratégies autour du coronavirus

avril 10, 2020

Amazon crée un laboratoire pour dépister ses employés

Le géant du commerce en ligne Amazon affirme avoir créé son propre laboratoire pour tester ses employés américains au nouveau coronavirus, sur fond d’inquiétudes croissantes sur leur santé. Le groupe, qui employait 750.000 personnes au début de l’année dans le monde entier avant de gonfler ses effectifs pour répondre à la flambée de la demande, a affirmé avoir renforcé ses moyens pour réaliser des dépistages.

«Des employés d’Amazon avec différents savoir-faire — chercheurs scientifiques, chefs de programme, spécialistes en approvisionnement, ingénieurs en informatique — ont mis en suspens leur emploi quotidien pour rejoindre une équipe consacrée à cette initiative», a indiqué le groupe dans un post de blog jeudi soir.

Les Petits Chanteurs à la Croix de bois offrent leur album aux résident des EHPAD

La célèbre chorale des Petits Chanteurs à la Croix de bois a souhaité apporter, elle aussi, sa contribution en ces temps de crise sanitaire. Un exemplaire digital de leur album Comme un chant d’espérance va ainsi être offert aux résidents de tous les EHPAD de France, qui pourront aussi demander à recevoir à titre gratuit un exemplaire physique du CD.

Malgré le virus, des milliers de saisonniers roumains en partance vers l’Allemagne

Des milliers de saisonniers roumains attendaient vendredi de monter dans des avions pour l’Allemagne en pleine pandémie de coronavirus, malgré la fermeture des frontières en Europe et après un renforcement des normes sanitaires. Début avril, l’Allemagne a décidé de permettre l’entrée sur son territoire aux étrangers désireux de participer aux récoltes, après avoir initialement interdit leur arrivée pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19.

«Trois charters avec près de 600 passagers (au total) à leur bord attendent le feu vert du ministère des Transports pour pouvoir décoller vers l’Allemagne», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’aéroport international de Bucarest, Valentin Iordache.

Entré avec un casque blanc dans l’édifice toujours en travaux, Mgr Aupetit a pu se coiffer de sa calotte violette pour diriger la prière, accompagné par le recteur de la cathédrale Mgr Patrick Chauvet et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris,

Le Portugal va prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai

Le Portugal ne doit pas «baisser la garde» face à la pandémie de coronavirus, a affirmé vendredi le président Marcelo Rebelo de Sousa en annonçant son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai. Le premier ministre Antonio Costa a lui aussi défendu le maintien des mesures de confinement car «la levée de l’état d’urgence enverrait un message erroné au pays».

«Je prendrai l’initiative de renouveler l’état d’urgence jusqu’au 1er mai», a déclaré le chef de l’État. «En ce moment décisif, nous ne pouvons pas baisser la garde», a souligné Marcelo Rebelo de Sousa. En vigueur depuis le 19 mars et jusqu’au 17 avril inclus, l’état d’urgence sera formellement prolongé en fin de semaine prochaine pour deux semaines de plus, a-t-il précisé.

Les Nord-Irlandais appelés à dénoncer les violations du confinement

La police nord-irlandaise a annoncé vendredi avoir lancé un formulaire en ligne où les citoyens peuvent dénoncer les personnes enfreignant les consignes officielles de distanciation sociale en pleine pandémie de nouveau coronavirus.

Ce formulaire permet de signaler des personnes effectuant des déplacements «non essentiels», des réunions publiques ou privées de personnes n’appartenant pas au même ménage ou des bars restant ouverts malgré les interdictions en vigueur depuis le 28 mars dans la province britannique, a précisé la police dans un communiqué.

«Nous voulons résoudre les situations où ces restrictions ont été violées sans avoir à recourir aux pouvoirs de police ou infliger des amendes», a expliqué un responsable de la police, Alan Todd. «Cependant, en cas de violation, nous voulons que les membres du public puissent nous le dire aussi facilement que possible», a-t-il ajouté.

La première usine de cercueils d’Europe augmente la cadence

La France compte ses morts et les commandes affluent. Pour répondre à la demande, l’usine haute-saônoise du groupe OGF, numéro un français des services funéraires, s’est réorganisée pour fabriquer 410 cercueils par semaine contre 370 en temps normal. Pour suivre le rythme, les 120 salariés du site sont passés de 35 à 39,5 heures de travail hebdomadaire. «Il faut faire tenir les équipes. Mais si besoin, elles sont prévenues et sont d’accord pour venir travailler aussi le samedi», abonde Didier Pidancet, chef d’équipe au pré-triage du bois.

Créée en 1910, l’usine de Jussey produisait du charbon de bois et du parquet avant de se spécialiser dans la fabrication de cercueils à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’une des deux usines du groupe OGF qui détient un quart du marché français du secteur et fournit les professionnels PFG, Roblot et Dignité Funéraire, soit plus de 1000 points de vente dans l’hexagone.

Quelque 8000 cercueils sortent chaque année de ce site de 10 hectares où sont écorcés et tranchés les billots de chêne, séchées et découpées les plaques de bois, puis assemblés et vernis les cercueils. Le bois, du chêne essentiellement, provient des vastes forêts alentour. «On est serein, on a trois mois de stocks de bois, de colle, de clous et de vernis devant nous», note Emmanuel Garret, directeur du site. «On nous demande un peu plus de grandes tailles», note le directeur qui se refuse à y voir un effet de l’épidémie de Covid-19 qui tue d’avantage les personnes en surpoids.

Rungis : l’opérateur funéraire prendra les frais à sa charge

L’opérateur funéraire OGF, en charge de la gestion de l’accueil des cercueils à Rungis et visé par une polémique sur les tarifs pratiqués, a annoncé qu’il prendrait «à sa charge tous les frais». «Le groupe OGF ne veut pas ajouter à la douleur des familles et annonce qu’il prendra à sa charge tous les frais relatifs à ce funérarium temporaire, à compter de ce jour et jusqu’à sa fermeture», écrit-il dans un communiqué, dénonçant «une polémique tout à fait injustifiée et déplacée».

Et de préciser : «En conséquence, aucune entreprise de Pompes Funèbres ne peut facturer des frais pour l’utilisation de ce dépositoire et les services qui y sont rendus».

Amélie, médecin: «Je porte une blouse de peintre, un masque de soudeur, et des gants d’entretien»

Ils sont ceux que l’on applaudit. Le Figaro fait chaque jour le portrait des héros ordinaires de cette période extraordinaire de crise du coronavirus.
Ce vendredi, nous rencontrons Amélie, jeune médecin de 30 ans, diplômée depuis quelques semaines à peine. Elle n’imaginait pas débuter sa carrière dans ces conditions.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Margaux d’Adhémar et Luc Lenoir

Coronavirus : Trump ferme les frontières aux voyageurs en provenance d’Europe

mars 12, 2020
Le président américain Donald Trump s'est adressé à la nation, le 11 mars 2020, au sujet de la pandémie de coronavirus.
© /Getty Images Le président américain Donald Trump s’est adressé à la nation, le 11 mars 2020, au sujet de la pandémie de coronavirus.
Devant une crise qui prend de l’ampleur, Donald Trump s’est adressé mercredi soir aux Américains depuis le bureau ovale, annonçant des mesures d’aide et la suspension des voyages vers les États-Unis « en partance de l’Europe ». Certaines des actions qu’il a présentées ont semé la confusion, obligeant même le président à revenir sur un élément de son allocution.

La décision de prononcer un discours à la nation, un événement exceptionnel, contraste avec le ton rassurant employé depuis des semaines par le président Trump, qui, contrairement aux membres de son équipe, a minimisé à répétition la crise du coronavirus.

« J’ai décidé de mener plusieurs actions fortes, mais nécessaires pour protéger la santé et le bien-être de tous les Américains, afin d’éviter que de nouveaux cas atteignent notre territoire », a-t-il soutenu au fil de son allocution solennelle d’une dizaine de minutes, lue sur un télésouffleur.

« La fermeture des frontières, à laquelle échappe le Royaume-Uni, s’appliquera dès vendredi, à minuit, pour 30 jours », a précisé le président Trump.

La mesure, qui cible des personnes ayant séjourné dans la zone visée au cours des 14 jours précédant leur entrée prévue aux États-Unis, s’apparente à celle prise en janvier dernier relativement aux non-Américains s’étant rendus en Chine.

Ces interdictions s’appliqueront non seulement aux énormes échanges commerciaux et au fret, mais aussi à plusieurs autres choses au fur et à mesure que nous obtiendrons l’autorisation, a-t-il indiqué, son annonce tirant aussitôt les marchés boursiers asiatiques vers le bas et faisant chuter les prix du pétrole de plus de 2 %.

Dans un tweet envoyé quelques minutes après son allocution, le président a semblé corriger le tir. Il est très important que tous les pays et les entreprises sachent que le commerce ne sera en aucun cas touché par la restriction de 30 jours sur les voyages en provenance d’Europe. « La restriction arrête les personnes, pas les marchandises », a-t-il écrit.

Accusant au cours de son discours l’Union européenne d’avoir tardé à agir, il a affirmé qu’un nombre important de lieux où se concentraient les cas de COVID-19 avaient été ensemencés par des voyageurs venant d’Europe.

Le département d’État a par ailleurs conseillé aux Américains de reconsidérer les voyages à l’étranger.

Ces annonces surviennent dans un contexte où le nombre de cas de COVID-19 recensés sur le territoire américain a doublé en quelques jours à peine, passant selon l’Université Johns Hopkins à plus de 1300, le virus n’épargnant plus que huit États et faisant au moins 38 morts.

L’état d’urgence a été déclaré dans une quinzaine d’États américains, dont Washington, New York et la Californie, qui cumulent à eux trois près de 800 cas et la quasi-totalité des victimes. Dans l’État de Washington, la ville de Seattle, principal foyer du virus, a fermé ses écoles publiques pour au moins 14 jours.

Mesures économiques d’urgence

Lundi, les échanges ont été suspendus 15 minutes à la Bourse de New York après l'effondrement de l'indice élargi S&P 500 en pleine panique autour du krach pétrolier et des conséquences économiques du coronavirus.

© Richard Drew/Associated Press Lundi, les échanges ont été suspendus 15 minutes à la Bourse de New York après l’effondrement de l’indice élargi S&P 500 en pleine panique autour du krach pétrolier et des conséquences économiques du coronavirus.
« Ceci n’est pas une crise financière », a martelé le président Trump, au terme d’une autre journée mouvementée sur les marchés financiers, alors que le coronavirus a eu raison de 11 années de hausse ininterrompue à Wall Street. « La situation est temporaire », a-t-il insisté.

Le président américain n’a pas décrété l’état d’urgence – une hypothèse soulevée par des médias –, mais a présenté, comme il l’avait évoqué cette semaine, des mesures visant à juguler les effets économiques de la crise, comme des prêts à faible taux d’intérêt aux entreprises en difficulté ou le report de la date butoir de paiement des impôts pour certains individus et entreprises.

D’après le Washington Post, le coronavirus a entraîné la mise à pied de centaines de travailleurs, notamment dans l’industrie touristique.

Donald Trump a également fait allusion à une aide financière d’urgence aux travailleurs malades, dont il n’a cependant pas présenté la teneur.

Il a aussi appelé très fermement le Congrès à offrir rapidement aux Américains une baisse de l’impôt sur les salaires pour aider ces derniers à surmonter les impacts économiques de la pandémie. La proposition, à laquelle il a fait allusion plus tôt cette semaine, n’a pas rencontré un écho très favorable auprès des élus du Congrès, y compris au sein de son propre parti.

« Par ces mesures vigoureuses, je suis convaincu que nous réduirons considérablement la menace qui pèse sur nos citoyens et que nous vaincrons rapidement et définitivement ce virus », a-t-il soutenu, louant la réponse très rapide et le professionnalisme de son administration.

Les démocrates, eux, avaient accusé le président d’avoir tardé à réagir et de minimiser l’ampleur du problème. Celui-ci avait comparé leurs critiques à un canular.

« Nous devons mettre la politique de côté, arrêter la partisanerie et nous unir comme une seule nation et une seule famille », a lancé Donald Trump.

Un sondage de la firme Morning Consult, publié il y a quelques jours, montre que les Américains sont de plus en plus critiques de la gestion du dossier par leur président. Il y a un mois, 34 % appuyaient fermement sa façon de gérer la crise, tandis que 14 % la désapprouvaient avec autant de vigueur. Le dernier coup de sonde indique que les pourcentages sont respectivement passés à 24 % et à 31 %.

Vendredi dernier, Donald Trump avait par ailleurs donné son aval à un projet de loi bipartite du Congrès approuvant une aide d’urgence de 8,3 milliards de dollars américains pour le traitement et la prévention de la COVID-19. C’est trois fois plus que la somme qui avait été jugée nécessaire par son administration.

Selon CNN, Donald Trump a par ailleurs fait de son gendre Jared Kushner un conseiller dans ce dossier.

Des informations contradictoires

Selon la proclamation officielle publiée par la Maison-Blanche simultanément au discours à la nation, les restrictions s’appliquent plus précisément aux 26 États européens membres de la zone Schengen, un espace de libre circulation des personnes incluant par exemple l’Italie, l’Allemagne et la France, et non à la cinquantaine de pays du continent ou aux 27 pays de l’Union européenne, comme la déclaration de M. Trump le laissait supposer.

Ainsi, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse sont visés par les restrictions, mais ne sont pas membres de l’UE. Inversement, la Bulgarie, la Croatie, l’Irlande, la Roumanie et Chypre, membres de l’UE, ne sont pas ciblés.

Le président a évoqué des exemptions pour les Américains qui ont subi les contrôles appropriés, mais celles prévues dans la proclamation semblent en fait beaucoup plus vastes.

Elles s’appliquent par exemple à tout résident permanent légal des États-Unis et à son conjoint ou à tout étranger dont l’entrée ne présente pas de risque significatif […] de transmission ou de propagation du virus.

Une situation banalisée

Le président Trump a parfois envoyé des messages contredisant ceux de son équipe chargée de gérer la crise du coronavirus, dont fait partie le directeur du NIAID, Anthony Fauci (à droite).

© BRENDAN SMIALOWSKI/Getty Images Le président Trump a parfois envoyé des messages contredisant ceux de son équipe chargée de gérer la crise du coronavirus, dont fait partie le directeur du NIAID, Anthony Fauci (à droite).
Accusé par ses adversaires de prendre à la légère la menace posée à la santé publique, désormais considérée comme une pandémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le président Trump a multiplié au cours des dernières semaines les affirmations contredisant le message de son administration, véhiculant même des informations erronées.

Donald Trump, qui a comparé à plusieurs reprises la COVID-19 à la grippe saisonnière, a banalisé, lundi, le nombre de victimes susceptibles de succomber à la première, affirmant que la deuxième faisait bien plus de victimes.

La semaine dernière, il a en outre mis en doute l’information de l’OMS sur le taux de mortalité de 3,4 % de la COVID-19.

Comparaissant mercredi devant un comité de la Chambre des représentants, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci, a pour sa part martelé que la COVID-19 avait un taux de létalité de beaucoup supérieur à la grippe saisonnière.

« Les gens disent toujours : « La grippe fait ceci, la grippe fait cela », a-t-il déclaré. La grippe a un taux de mortalité de 0,1 %. Le taux de mortalité [de la COVID-19] est dix fois plus élevé. C’est la raison pour laquelle je tiens à insister sur le fait que nous devons garder une longueur d’avance dans la prévention de cette maladie. »

« Ultimement, ça va s’aggraver », a averti l’immunologiste, membre de l’équipe gouvernementale chargée de lutter contre la propagation du coronavirus et coordonnée par le vice-président Mike Pence.

Le président a plutôt cherché à se faire rassurant. « Ça va disparaître. Il faut juste rester calme. Ça va disparaître », a-t-il martelé devant les journalistes mardi.

Le Dr Fauci a en outre recommandé de ne pas tenir d’événements attirant des foules nombreuses, citant en exemple les matchs de la NBA, l’Association nationale de basketball, mais se gardant soigneusement de parler de rassemblements politiques.

La NBA a d’ailleurs par la suite suspendu sa saison jusqu’à nouvel ordre.

Donald Trump avait pour sa part déjà martelé qu’il n’était pas question d’annuler ses rassemblements partisans, qui attirent des milliers de personnes.

Mercredi soir, la Maison-Blanche a annoncé l’annulation des visites prévues au Colorado et au Nevada. Rien n’a cependant été dit au sujet du rassemblement partisan prévu à Milwaukee, au Wisconsin, la semaine prochaine.

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf

Coronavirus : l’Europe passe le cap des 500 morts, 97 nouveaux décès en Italie

mars 9, 2020

L'épidémie de coronavirus a dépassé lundi le seuil des 110.000 personnes contaminées dans le monde.

L’épidémie de coronavirus a dépassé lundi le seuil des 110.000 personnes contaminées dans le monde. AFP

Plus de 110.000 personnes ont été contaminées par le Covid-19 à travers le monde. En France, les annulations d’évènements s’accumulent et cinq députés sont désormais infectés.

Nouveau bilan dans le monde : 113.255 cas, dont 3964 décès
Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en décembre dernier, 113.255 cas d’infection ont été recensés dans 101 pays et territoires, causant la mort de 3964 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi à 18 heures. 4233 nouvelles contaminations et 173 nouveaux décès ont été recensés depuis le comptage réalisé la veille.

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie s’est déclarée, a dénombré 80.735 cas, dont 3119 décès. 40 nouvelles contaminations et 22 nouveaux décès y ont été annoncés entre dimanche et lundi. Ailleurs dans le monde, 32.520 cas (4193 nouveaux) étaient recensés lundi à 18 heures, dont 845 décès (151 nouveaux).

Les pays les plus touchés après la Chine sont l’Italie (9172 cas dont 1797 nouveaux, 463 décès), la Corée du Sud (7382 cas dont 69 nouveaux, 51 décès), l’Iran (7161 cas dont 595 nouveaux, 237 décès), la France (1191 cas dont 65 nouveaux, 21 décès).

Roumanie et Slovénie limitent drastiquement les rassemblements
La Roumanie et la Slovénie mettaient en place lundi l’interdiction des rassemblements respectivement de plus de 1000 personnes et 100 personnes pour freiner la propagation du nouveau coronavirus tandis que la Bulgarie a ordonné la fermeture de facto des salles de spectacles et même des cinémas.

Ces pays sont à ce stade modérément touchés par l’épidémie de coronavirus mais ils ont pris depuis ce week-end un éventail de mesures de prévention rigoureuses.

L’Italie ferme toutes ses stations de ski
Le gouvernement italien a annoncé lundi la fermeture de toutes les stations de ski du pays pour tenter d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui sévit dans le nord.
A Ponte di Legno, en Italie, les pistes de ski sont déjà désertées. Reuters

«Nous avons décidé de fermer toutes les stations de ski du pays dès demain matin (mardi) par ordonnance de la Protection civile», a annoncé le ministre aux Affaires régionales Francesco Boccia.

Coronavirus: tout ce que l’on sait sur la maladie
La recherche progresse rapidement dans le monde et permet de réduire les incertitudes sur le virus à l’origine du Covid-19.
L’Europe passe le cap des 500 morts, avec 97 nouveaux décès en Italie
L’Europe a passé lundi le cap des 500 décès liés au coronavirus, avec 97 nouveaux morts en Italie, selon un décompte de l’AFP.

Pays d’Europe le plus touché par le nouveau coronavirus, l’Italie a enregistré en 24 heures 97 décès, ce qui porte à 463 le nombre total de morts depuis le début de l’épidémie dans ce pays, selon un bilan officiel publié lundi par les autorités italiennes.

10 nouveaux cas en Corse
Selon le dernier bilan à 18 heures de l’ARS de Corse, 38 personnes dans l’île étaient atteintes du nouveau coronavirus, dont l’octogénaire décédé à Ajaccio. Il y a 5 cas à Bastia et 33 à Ajaccio, soit dix de plus que dimanche, dont «deux personnes hospitalisées en réanimation».

Ajaccio est considéré depuis dimanche comme un foyer de contamination ou «cluster», ce qui a conduit le préfet de Corse dimanche à fermer tous les établissements scolaires et toutes les crèches de la ville pour 14 jours, une mesure qui concerne 10.000 enfants et élèves.

Chefs de partis, présidents d’assemblées et groupes parlementaires jeudi à Matignon

Les chefs de partis, les présidents de l’Assemblée et du Sénat, les présidents de groupes parlementaires et ceux des associations d’élus seront reçus jeudi matin par Edouard Philippe afin de faire un point d’étape sur l’épidémie de coronavirus, a annoncé Matignon.

Ce rendez-vous collectif, qui doit débuter à 9 heures, est le deuxième après celui du 27 février. Il devrait permettre notamment d’aborder les mesures mises en place à l’abord du premier tour des élections municipales dimanche.

Lundi noir sur les Bourses européennes

Alors que le coronavirus continue de se propager à travers le monde, les Bourses européennes se sont effondrées, ce lundi :

• La Bourse de Paris a accusé sa pire chute sur une séance depuis 2008 : -8,39%
• La Bourse de Madrid a plongé de 7,96% à la clôture
• À Francfort, le Dax s’est effondré de 7,94%, sa plus lourde chute depuis 2001.
• La Bourse de Londres a encaissé son pire plongeon depuis octobre 2008 et la crise financière : -7,69%.

ERIC PIERMONT / AFP

Plus de 70% des malades en Chine ont guéri, selon l’OMS

Plus de 70% des personnes ayant été contaminées par le nouveau coronavirus en Chine ont guéri, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé, indiquant que le géant asiatique «est en train de maîtriser l’épidémie».

«Sur les 80.000 cas rapportés en Chine, plus de 70% ont guéri», a affirmé le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.

«La menace d’une pandémie est devenue très réelle», avertit l’OMS
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti ce lundi que «la menace d’une pandémie» du nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde, est «devenue très réelle».

«Maintenant que le coronavirus a pris pied dans de nombreux pays, la menace d’une pandémie est devenue très réelle. Mais ce serait la première pandémie de l’histoire qui pourrait être contrôlée», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le «Grand Princess» arrive dans quelque heures à Oakland
Le Grand Princess, qui transportait 3500 passagers et membres d’équipage vers Hawaï, est maintenu depuis mercredi au large des côtes californiennes. Josh Edelson / AFP

Les passagers du paquebot Grand Princess doivent débarquer à Oakland dans la baie de San Francisco vers 11 heures (locales) après avoir été maintenu 5 jours au large des côtes californiennes par mesure de précaution.

Le navire de croisière transportait 3500 passagers et membres d’équipage vers Hawaï mais des cas suspects de Covid-19 (deux passagers et 19 membres de l’équipage) ont été détectés à bord après la mort en Californie d’un passager qui avait participé à une partie de la croisière.
L’Allemagne enregistre ses deux premiers décès
L’Allemagne enregistre ses deux premiers décès de malades infectés par le nouveau coronavirus. Une femme de 89 ans est morte à Essen, en Rhénanie du Nord-Westphalie, a indiqué la mairie d’Essen dans un communiqué. L’autre décès est intervenu dans la même région, à Heinsberg, une ville proche des Pays-Bas devenue depuis plusieurs semaines un des principaux foyers d’infection outre-Rhin.
Les concerts de Madonna à Paris sont annulés

Les concerts de Madonna prévus les 10 et 11 mars à Paris ont été annulés. «Faisant suite à l’arrêté ministériel et la décision de la préfecture d’annuler tout événement de plus de 1000 personnes, c’est avec profond regret que nous annonçons l’annulation des deux derniers shows de MADAME X, précédemment reportés aux 10 et 11 mars», a annoncé son promoteur Live Nation.
Un laboratoire britannique cherche 24 cobayes

La quête du vaccin se poursuit. Au Royaume-Uni, le laboratoire Hvivo est à la recherche de 24 cobayes en vue de leur injecter deux souches atténuées du Covid-19, raconte The Times. Les volontaires seront rémunérés plus de 4000 euros. Ils s’engagent en contrepartie à rester en quarantaine pendant 14 jours. L’expérimentation doit encore recevoir l’aval des autorités sanitaires.

En attendant, les amateurs peuvent déposer leur candidature ici.

La flamme olympique allumée jeudi en catimini
La cérémonie d’allumage de la flamme olympique, prévue ce jeudi dans le stade antique d’Olympie, sera fermée au public. Seulement 100 invités, accrédités par le Comité international olympique et le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo-2020, pourront assister à la cérémonie.

La flamme des Jeux olympiques de Tokyo-2020 doit être allumée lors d’une cérémonie traditionnelle, suivie par un relais du flambeau sur le sol grec. La torche sera ensuite passée aux organisateurs tokyoïtes le 19 mars, lors d’une autre cérémonie au stade Panathénaïque d’Athènes.

Les Français ne sont plus les bienvenus en Arabie saoudite
Les autorités saoudiennes suspendent temporairement les voyages terrestres et maritimes à destination et en provenance d’Oman, de France, d’Allemagne, de Turquie et d’Espagne pour leurs ressortissants comme pour les résidents étrangers. Les voyageurs en provenance de ces pays et ceux qui s’y sont rendus dans les 14 jours ne seront pas autorisées à entrer sur le territoire, précise l’agence de presse officielle SPA.
Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar, Roland Gauron et Yohan Blavignat

L’armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans

décembre 9, 2019

 

L’armée américaine prépare son plus gros déploiement militaire en Europe depuis 25 ans, avec l’envoi, dans le cadre d’un exercice l’an prochain, de 20.000 soldats supplémentaires, pour «démontrer sa puissance militaire» face à des adversaires comme la Russie, a indiqué lundi le général Christopher Cavoli.

Quelque 9000 soldats américains déjà basés en Europe se joindront à eux pour participer à l’exercice militaire Defender-Europe 20, qui rassemblera au total 37.000 militaires alliés en mai et juin dans 10 pays européens, a précisé le général Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, à un groupe de journalistes au Pentagone. Les premiers envois de soldats et de matériels commenceront en février pour la mise en place de 13.000 pièces d’équipements qui devront franchir jusqu’à 4.000 km pour parvenir à destination.

Un défi logistique dans les pays de l’ancien bloc soviétique où les voies ferrées ne sont pas de la même largeur qu’en Europe occidentale et où les ponts ne sont pas prévus pour supporter les 70 tonnes des chars Abrams américains. Après des années de réductions d’effectifs militaires en Europe depuis la fin de la Guerre Froide, ce déploiement exceptionnel reflète le bouleversement stratégique provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, qui a «tout changé», a ajouté le général américain, s’abstenant toutefois de désigner clairement Moscou comme l’adversaire visé par les manœuvres miliaires.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de la Rochelle. Outre le pont aérien et maritime entre les Etats-Unis et l’Europe, des exercices collatéraux sont prévus, notamment une traversée de rivière en Pologne, un parachutage en Lituanie et un exercice de coordination au niveau du commandement en Allemagne. L’objectif est de «démontrer la capacité de l’armée américaine à déployer rapidement une force importante pour soutenir l’Otan et à répondre à n’importe quelle crise», a souligné l’armée américaine dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espèces menacées: des députés européens demandent l’interdiction de la chasse aux trophées

août 18, 2019

 

Plus de 50 députés européens et une cinquantaine d’organisations de défense de la nature ont appelé dimanche les parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à interdire la chasse aux trophées ciblant des animaux en danger comme les rhinocéros et les éléphants.

La CITES interdit tout commerce de plus de 1000 espèces végétales et animales considérées comme en danger d’extinction, qui sont recensées dans son annexe 1.

Dans une lettre adressée à la secrétaire générale de la CITES Ivonne Higuero, les signataires déplorent que la chasse aux trophées, ayant un caractère récréatif et considérée comme «non commerciale», ait échappé à cette interdiction.

La lettre a été rendue publique au moment où sont réunis à Genève des milliers de délégués venus de plus de 180 pays, défenseurs de l’environnement et responsables politiques, qui doivent discuter de 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages par la Convention. La question des trophées de chasse ne figure toutefois pas à l’ordre du jour de la conférence.

«Un nombre considérable de trophées d’espèces (relevant) de l’annexe 1 (du traité) sont commercialisés chaque année, dont les trophées d’espèces figurant sur la liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) en tant qu’espèces ne subsistant plus à l’état sauvage, gravement menacées (ou) en danger d’extinction, vulnérables ou proches des seuils de menace», souligne la lettre.

Les signataires appellent les parties à la Convention à «traiter les trophées de chasse de la même manière que les autres formes de commerce de la vie sauvage», et à «appliquer un moratoire immédiat sur les importations de toutes les espèces (recensées) dans l’annexe 1»

Un grand nombre d’espèces sont convoitées par les chasseurs, dont les éléphants, les rhinocéros noirs et blancs, les girafes, les crocodiles, les perroquets gris, les guépards mais aussi les primates comme les chimpanzés. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs de trophées de chasse, suivis par la Chine.

La chasse aux trophées est légale dans de nombreuses régions d’Afrique. Les touristes payent pour tirer sur un petit nombre d’animaux sélectionnées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Indonésie va renvoyer 49 conteneurs de déchets en Europe et aux Etats-Unis

juillet 2, 2019

 

L’Indonésie va renvoyer des dizaines de conteneurs de déchets vers la France et d’autres pays occidentaux, à l’instar de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est qui ne veulent plus être des décharges, ont annoncé ce mardi les autorités. Les 49 conteneurs contiendront des détritus, des déchets plastiques et des substances dangereuses en violation des règles d’importation, selon les responsables des douanes de l’île indonésienne de Batam.

«Nous nous coordonnons avec l’importateur afin de procéder à leur renvoi immédiat», a déclaré à l’AFP le porte-parole des services douaniers de cette île. Ces déchets proviennent des Etats-Unis, d’Australie, de France, d’Allemagne et de Hongkong, a-t-il précisé. Mi-juin, Jakarta avait renvoyé cinq conteneurs de déchets aux Etats-Unis, se joignant ainsi à plusieurs pays d’Asie du Sud-Est mécontents de servir de dépotoir à l’Occident.

En 2018, la Chine a soudainement cessé d’accepter les déchets plastiques du monde entier, suscitant le chaos sur le marché mondial du recyclage et obligeant les pays développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets. Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été ré-acheminées vers l’Asie du Sud-Est.

En mai, la Malaisie avait promis de renvoyer des centaines de tonnes de déchets plastiques. De leur côté, les Philippines ont renvoyé fin mai vers le Canada 69 conteneurs de détritus, provoquant un vif contentieux entre les deux pays. Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Une grande partie finit dans des décharges ou dans les mers, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ford annonce la suppression de 12.000 emplois en Europe

juin 27, 2019

Ford

Six usines Ford vont fermer leurs portes d’ici 2020 en Europe. REGIS DUVIGNAU/REUTERS

 

Le constructeur va fermer cinq usines et en vendre une d’ici fin 2020. Le groupe emploie actuellement 51.000 personnes sur le continent.

Le constructeur automobile américain Ford a annoncé jeudi que son plan de restructuration européen entraînerait au total la suppression de 12.000 emplois et la fermeture de six usines d’ici fin 2020. Le chiffre inclut les 5.400 suppressions déjà annoncés pour l’Allemagne, ainsi que les 1.700 postes qui disparaitront au Royaume-Uni dans le cadre de la fermeture d’une usine au Pays de Galles. Il s’agira « principalement de départs volontaires », a précisé Ford, qui emploie en Europe quelque 51.000 personnes et possède 24 usines. Les fermetures d’usines, dont également trois sites en Russie, un en Slovaquie et celui de Blanquefort (Gironde, sud-ouest de la France), étaient déjà annoncées, mais l’impact total sur l’emploi n’avait jusqu’ici pas été détaillé.

Cette cure d’austérité fait partie d’une vaste restructuration annoncée à l’automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus « agile » avec des procédures de prise de décisions accélérées. Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l’effet de l’explosion de l’auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l’accélération vers l’électrique. Le constructeur estime d’ailleurs être « en bonne voie pour améliorer son résultat financier en Europe » et a indiqué vouloir d’avantage se concentrer sur la mobilité électrique.

Ford a également annoncé une réorganisation de son activité européenne en trois branches indépendantes « véhicules de passagers », « utilitaires » et « import ». « Cela pourrait être la première étape d’une vente entière ou partielle » de l’activité de voitures Ford en Europe, a estimé auprès de l’AFP l’expert allemand en automobile, Ferdinand Dudenhöffer.

Par Lefigaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump accuse l’euro d’être dévalué et s’en prend encore à la Fed

juin 11, 2019

 

Le président Donald Trump a accusé mardi l’Europe de dévaluer l’euro, dans une série de tweets matinaux qui ciblent aussi, une nouvelle fois, la politique monétaire de la Réserve fédérale. «L’euro et d’autres monnaies sont dévaluées contre le dollar, causant un gros désavantage pour les États-Unis», a affirmé Donald Trump sans autre précision.

«Le taux d’intérêt de la Fed est beaucoup trop élevé et s’ajoute à un assouplissement quantitatif ridicule», ajoute-t-il dans le même message, avant de tweeter deux minutes plus tard que le taux d’inflation aux États-Unis est «TRÈS BAS, une belle chose !».

Trump, en rupture avec ses prédécesseurs qui s’abstenaient de commenter les actions de la Fed, avait déjà égratigné lundi la banque centrale, dont le comité de politique monétaire se réunit la semaine prochaine.

Un maintien des taux d’intérêt est probable à cette occasion mais la banque centrale a ouvert la porte à un assouplissement plus tard dans l’année si les tensions commerciales continuent d’impacter négativement l’économie.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Cohn-Bendit: l’extrême droite est «le cheval de Troie de Poutine» en Europe

mai 19, 2019

 

L’extrême droite européenne, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen, est «le cheval de Troie» en Europe du président russe Vladimir Poutine, a accusé ce dimanche l’ancien dirigeant écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste LREM-MoDem.

«L’extrême droite est le cheval de Troie à plusieurs têtes de Poutine en Europe», a affirmé ce proche d’Emmanuel Macron lors d’une session Facebook Live organisée par la liste Renaissance, au lendemain du scandale qui a provoqué la chute de la coalition entre la droite et l’extrême droite en Autriche.

«Marine Le Pen, l’extrême droite autrichienne, l’extrême droite allemande sont fortement liés au parti de Poutine et à Poutine», a souligné Daniel Cohn-Bendit, soulignant que «l’extrême droite autrichienne est l’alliée privilégiée du Rassemblement national». Voter pour ces listes aux élections européennes dimanche prochain reviendrait donc à élire «des gens qui pensent déconstruire l’Europe avec les Américains pour Trump, ou avec les Russes pour Poutine».

Le FPÖ avait signé, avant son arrivée au pouvoir à Vienne, un accord de coopération avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, qui lui vaut des accusations récurrentes de liens troubles avec Moscou. Daniel Cohn-Bendit a ainsi expliqué ce dimanche que «les services de renseignement allemands ont dit qu’ils ne voulaient plus travailler avec l’Autriche parce que le ministre de l’Intérieur autrichien (…) donnait aux Russes des informations que les services européens échangeaient».

Par Le Figaro.fr avec AFP