Posts Tagged ‘Évasion’

Plus de 1800 détenus s’échappent après l’attaque d’une prison dans le sud-est du Nigeria

avril 5, 2021

Plus de 1800 détenus se sont échappés lundi 5 avril d’une prison de l’Etat d’Imo, dans le sud-est du Nigeria, après une attaque perpétrées par «des hommes armés», ont déclaré les services pénitentiaires nigérians.

«La prison d’Owerri (…) a été attaquée vers 02h15 du matin, lundi 5 avril, par des hommes armés non-identifiés et ont libéré de force 1.844 détenus», a indiqué Francis Enobore, le porte-parole des services pénitentiaires nigérian dans un communiqué, indiquant que les assaillants avaient utilisé des explosifs.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : l’État islamique revendique l’évasion spectaculaire à la prison de Béni

octobre 20, 2020
Des soldats des FARDC à Béni, le 14 décembre 2018.

Plus d’un millier de détenus ont fui la prison centrale de Kangbayi, à Béni, dans l’est de la RDC, après une attaque menée ce mardi qui a été revendiquée par l’organisation État islamique.

Les circonstances de cette spectaculaire évasion restent encore floues. L’attaque a eu lieu vers 4 h du matin, heure locale, ce mardi. « La position militaire installée à proximité de la prison a été attaquée en même temps que les gardes qui se trouvaient à la porte » de celle-ci, a expliqué le maire intérimaire de Béni, Modeste Bakwanamaha, joint par Jeune Afrique. Les assaillants étaient « en grand nombre », a-t-il précisé, affirmant que seulement « une centaine de détenus » n’avaient pas profité de l’attaque pour prendre la fuite.

Selon plusieurs sources officielles, la prison centrale de Kangbayi comptait 1447 détenus au moment de l’attaque. Selon le directeur de la prison, cité par Kivu Security Tracer (KST), les détenus étaient des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), des membres de milices Maï-Maï et des soldats des Forces armées congolaises (FARDC). Selon la même source, « seuls 145 ne se sont pas enfuis », précisent les experts du KST.

Deux prisonniers ont été tués par balles, a précisé la police congolaise sur Twitter, affirmant que l’attaque avait été menée « par des rebelles ADF ».

Revendication de l’EI

Quelques heures après l’attaque, l’organisation État islamique (EI) a revendiqué l’attaque, à travers un communiqué publié par son « agence de presse » Amaq, ont indiqué les experts de SITE Intelligence group.

« Au vu de la nature des personnes qui y étaient retenues et des attaques répétitives contre cette maison carcérale dans le passé, la prison centrale de Béni était une cible privilégiée des assaillants et aurait bénéficiée d’une haute sécurité pour faire face aux attaques de forte ampleur », a dénoncé le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). Le 11 juin 2017, prison centrale de Kangbayi avait en effet déjà été attaquée par des hommes armés présentés comme des ADF par les autorités. Ce jour-là, 930 détenus s’étaient évadés, et l’attaque avait fait onze morts.

La Lucha regrette en outre que cette évasion « renforce les bandes criminelles dans la région de Béni déjà fortement insécurisée » et souligne qu’elle a permis la fuite d’« auteurs de massacres dont on attendait depuis des années un procès public ».

Les autorités provinciales ont annoncé l’ouverture d’enquêtes sur les circonstances de cette évasion, afin que  « les auteurs soient arrêtés et répondent de leurs actes ». Selon une source sécuritaire qui s’est confiée à Jeune Afrique sous couvert d’anonymat, l’attaque aurait été permise grâce à des « complicités de certains officiers au sein de l’armée »

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Syrie: près de 500 djihadistes se sont évadés de prison, selon Moscou

octobre 22, 2019

 

Près de 500 personnes détenues dans les prisons pour djihadistes de l’Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie se sont échappées après le lancement de l’offensive turque, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

La Turquie a lancé cette opération le 9 octobre pour chasser les milices kurdes qui ont joué un rôle décisif dans la lutte contre l’EI. Le retour dans leur pays des djihadistes qu’elles ont faits prisonniers est l’une des principales craintes exprimées par les puissances occidentales depuis le début de cette offensive, qu’Ankara a accepté jeudi de suspendre pour cinq jours.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Cameroun: 160 détenus s’évadent pendant l’attaque de leur prison du Nord-Ouest

juillet 29, 2018

Des habitants fuient les violences dans la région anglophone camerounaise, Buea, 15 juillet 2018 n / © AFP / STRINGER

Au moins 160 détenus se sont évadés dans la nuit de samedi à dimanche à la faveur de l’attaque de leur prison dans la région anglophone du Nord-Ouest par des hommes armés, a appris l’AFP de sources officielles.

« Plus de 160 prisonniers de la prison de Ndop (Nord-Ouest) se sont enfuis » après l’attaque du pénitencier où ils se trouvaient qui a été incendié par un groupe armé, a affirmé une source proche des autorités régionales.

L’attaque a été confirmée par la radio d’Etat CRTV.

L’attaque par « un groupe d’assaillants » s’est « soldée par l’évasion de la majorité des 163 détenus » de le prison, selon la CRTV. Le groupe était constitué d' »une cinquantaine de personnes », a déclaré à la radio William Benoît Emvoutu Mbita, préfet du département du Ngoketunjia où se trouve Ndop.

Les assaillants qui « tiraient de partout », ont pu « défoncer les portes de la prison » avant de « mettre le feu à tous les bâtiments », a ajouté le préfet, précisant qu’ils avaient apporté du carburant pour provoquer l’incendie.

Les détenus « qui reviennent volontairement » seront transférés à la prison de Bamenda, le chef-lieu de la région, selon le préfet qui a ajouté que des opérations étaient en cours pour retrouver les évadés.

C’est la première fois depuis le déclenchement de la crise anglophone fin 2016 qu’un nombre aussi important de prisonniers réussissent à s’évader à la suite de l’attaque d’un établissement carcéral.

La sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, s’est considérablement dégradée depuis fin 2017.

Les combats y sont devenus quotidiens entre les forces de sécurité et des séparatistes armés réclamant la création d’un Etat anglophone indépendant.

Ce conflit armé de plus en plus violent en zone anglophone et celui contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du pays risquent de perturber le scrutin présidentiel prévu le 7 octobre.

Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, est candidat à un septième mandat consécutif.

Ses partisans estiment qu’il est le mieux à même de répondre à la crise anglophone, ses opposants l’accusent d’en être responsable.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2018 16h37)

France: un braqueur récidiviste s’évade par hélicoptère d’une prison

juillet 1, 2018

Paris – Un braqueur récidiviste s’est évadé dimanche matin par hélicoptère de la prison de la région parisienne où il était incarcéré, lors d’une opération « de quelques minutes » qui n’a fait ni blessé ni otage, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire.

Redoine Faïd était incarcéré à la maison centrale de Réau (région parisienne). Lors de son évasion, il a bénéficié de l’aide d’hommes « lourdement armés », a-t-on précisé de source proche de l’enquête. Redoine Faïd s’était déjà évadé de la prison de Lille-Séquedin (nord de la France) en 2013.

De source proche du dossier, on précise que l’évasion s’est faite « par hélicoptère, avec trois complices ». « L’hélicoptère a été retrouvé » à Gonesse, à une soixantaine de kilomètres de la prison, et « un dispositif de recherche a été activé dans toute l’île de France », a-t-on ajouté. Selon une source policière, l’hélicoptère serait parti du Bourget, au nord de Paris.

La police judiciaire a été saisie et « tous les moyens sont mobilisés pour localiser le fugitif », indique une source au ministère français de l’Intérieur. Les unités territoriales de la police et de la gendarmerie « ont été immédiatement alertées » et « des dispositifs coordonnées de contrôle et d’interception sont mis en place, qui tiennent compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices ».

Redoine Faïd, 46 ans, avait été condamné en appel en avril à 25 ans de réclusion pour un braquage raté en région parisienne qui avait coûté la vie en 2010 à une policière municipale, Aurélie Fouquet.

Il avait été condamné deux fois aux assises en 2017: à 10 ans de réclusion pour son évasion de la prison de Lille-Séquedin en 2013, et à 18 ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé dans le nord de la France en 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juillet 2018 11h23)                                                        

RDC: 19 détenus poursuivis pour viol s’évadent

décembre 1, 2017

 

Plusieurs détenus poursuivis pour viol se sont évadés d’une prison dans l’est de la République démocratique du Congo cette nuit, suscitant des craintes de représailles parmi leurs victimes, selon de sources locales.

« Dix-neuf détenus, sur les 20 d’une cellule de la prison de Kalehe, se sont évadés », a indiqué à l’AFP Gérard Nkwana, administrateur du territoire de Kalehe dans la province du Sud-Kivu. « La plupart sont poursuivis pour viol et vol(…). Ils ont profité de la distraction des agents de l’ordre commis à cette prison pour creuser un trou dans le mur sur la façade de derrière pour parvenir à s’échapper », a-t-il expliqué.

« Les gens qui comparaissaient en tant que plaignants et témoins risquent d’être à la merci de ces fugitifs qui risquent de se venger », a estimé Pascal Nabulera, président de la société civile de Kalehe.

Cette évasion n’a cependant rien à voir avec les 18 prévenus qui comparaissent actuellement dans un méga-procès pour viol de fillettes à Kavumu, près de Bukavu, également dans la province du Sud-Kivu.

LeFigaro.fr avec AFP

RDC: 750 millions de dollars se sont « volatilisés » à la Gécamines, selon le Centre Carter

novembre 4, 2017

Un opérateur surveille dans la Grande Cimenterie du Katanga, située à Likasi, détenue par Gécamines. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Selon un rapport dévoilé ce vendredi, la société congolaise d’exploitation du cuivre et du cobalt agirait en véritable « État parallèle » en RDC, négociant les permis avec les autres miniers et opérant sans aucune supervision des institutions d’État.

Le Centre Carter, ONG créée en 1982 par l’ancien président américain Jimmy Carter, a rendu publique ce vendredi la première partie d’un rapport sur les pratiques contractuelles et financières de la Gécamines, la société d’État qui exploite cuivre et cobalt en RDC. « Alors que le code minier de 2002 avait pour objectif de casser le monopole de la Gécamines, celle-ci est au contraire devenue le véritable gardien des ressources minières de la RDC », estiment les auteurs de « La privatisation des concessions de cuivre du Congo : une affaire d’État ».

En effet, la Gécamines ayant été autorisée à conserver ses meilleurs permis, « la plupart des investisseurs ont préféré négocier avec la société d’État pour bénéficier de ces ressources, plutôt que se lancer dans un processus d’exploration plus incertain », poursuit le Centre Carter.

Selon les contrats que les enquêteurs ont pu étudier, les joint-ventures ainsi noués ont permis à la Gécamines de générer en moyenne 262 millions de dollars (225 millions d’euros) par an entre 2009 et 2014, soit 1,5 milliards de dollars. Une manne dont seulement 5 % a été reversée au Trésor national sous forme de taxes et d’avances sur dividendes.

 

Revenus de la Gécamines comparée à ses paiements à l’État (2010-2014). © Source : Centre Carter

Des fonds transférés au groupe de Dan Gertler

Le rapport fait également état de sommes « disparues », pour un montant de 750 millions de dollars sur la période 2011-2014, « dont une partie a été transférée vers une des plus proches relations d’affaires du président, le Groupe Fleurette, de Dan Gertler, en remboursement d’un prêt. L’opacité de la gestion financière de la Gécamines, ainsi que la faiblesse de sa production officielle, alimentent la spéculation sur la possibilité d’un détournement des revenus de l’entreprise au profit d’un petit nombre d’acteurs politiques ». Ce chiffre concorde avec celui avancé en juillet par l’ONG Global Witness, dont l’étude portait sur la période 2013-2015.

Outre ces question financières, le Centre Carter dénonce aussi le jeu trouble de la société, qui a officiellement perdu son statut d’entreprise publique, « mais se sert de son caractère quasi-public pour obtenir des privilèges que ne peuvent avoir les sociétés privées ». la Gécamines peut ainsi transformer ses permis de recherche en licences d’exploitation, sans remplir les prérequis financiers, techniques et environnementaux exigés par la loi, « ce qui lui a permis d’amasser près de deux fois plus de permis que ce que prévoit le code minier ».

La Gécamines, en tant qu’entreprise publique, peut percevoir des aides émanant d’institutions financières internationales officiellement destinées aux « gouvernements africains ». En revanche, « elle invoque son statut d’entreprise privée pour échapper à la supervision du gouvernement et parer aux questions quant à ses pratiques contractuelles, ses revenus et ses dépenses », notent les auteurs, qui recommandent une plus grande transparence et une application plus stricte du code minier.

Jeune Afrique a essayé sans succès de joindre le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma Mulimbi, pour l’interroger sur ce rapport. De même, notre courrier électronique adressé au service communication de l’entreprise est resté lettre morte à l’heure où nous publions cet article.

Jeuneafrique.com par

RDC: une trentaine de détenus s’évadent d’une prison du Sud-Kivu

septembre 25, 2017
Une route dans le territoire de Mwenga, en RDC, en 2010. © Flickr/Creative Commons/Aide humanitaire et protection civile de la Commission européenne

Un total de 34 prisonniers se sont évadés le 24 septembre d’une prison de l’est de la République démocratique du Congo.

En République démocratique du Congo, on ne compte plus les évasions : le 24 septembre dans la matinée, ce sont encore 34 prisonniers qui se sont fait la belle de la prison centrale de Mwenga, au Sud-Kivu. Selon les autorités, ils ont troué le mur avec des barres de fer.

Parmi eux, 27 détenus avaient été condamnés pour viol et les autres pour vols et assassinat. Si trois des évadés ont été rattrapés, les 31 autres sont toujours dans la nature.

« Explosion de l’insécurité dans les jours à venir »

Dans cette prison, « les conditions carcérales sont déplorables à cause du manque de nourriture et de médicaments qui ne sont plus fournis », explique Désiré Masumbuko, l’administrateur de Mwenga.

« Nous craignons l’explosion de l’insécurité dans les jours à venir », déplore l’influent chef coutumier Mwami Kalenga Riziki qui a qualifié ces évadés « d’extrêmement dangereux ».

Début juin dans la province voisine du Nord-Kivu, plus de 900 prisonniers s’étaient évadés de la prison de la ville de Beni, après une attaque lancée par des inconnus. Le 17 mai, plus de 4 000 prisonniers s’étaient par ailleurs évadés de la prison de Makala dans la capitale Kinshasa après un assaut.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: comment 115 détenus sur 120 ont-ils pu s’évader de la prison de Kabinda?

septembre 7, 2017

Un policier congolais à Goma, en RDC. © Jerome Delay/AP/SIPA

Cent quinze prisonniers se sont évadés dimanche 3 septembre de la prison de Kabinda, dans la province isolée de Lomami. Jeune Afrique a contacté le directeur de l’établissement pour en savoir plus sur cette évasion dont l’ampleur ne manque pas de surprendre.

« Je suis arrivé dimanche dans l’après-midi pour leur apporter de la nourriture, témoigne Nyongoli Mutanade, le directeur de la maison carcérale de Kabinda. Il n’y avait alors aucun problème. Mais quelques instants après être parti pour la messe, j’ai été averti par un moto-taxi d’une évasion dans la prison ».

Rapidement sur place, en compagnie du procureur, le directeur ne peut que constater les dégâts. Sur 120 détenus, seuls cinq sont encore dans leurs cellules. Les autres ont filé à l’anglaise avec une facilité déconcertante, en passant directement par la grande porte.

L’étrange abandon de poste de deux policiers

« Quatre policiers étaient chargés de la surveillance de la prison, explique Nyongoli Mutanade. Mais deux d’entre eux ont abandonné leurs postes peu avant l’évasion, en emportant avec eux une arme à feu. Les deux autres sont restés sur place, mais ils n’ont même pas tiré un seul coup de fusil pour empêcher les détenus de s’évader ou simplement prévenir la population. »

Sont-ils complices de l’évasion des détenus ? « Ils ont été mis aux arrêts et sont interrogés par la justice pour essayer de déterminer leur degré d’implication », affirme le directeur, qui nous indique que quatorze détenus ont déjà été rattrapés par la police avec l’aide de la population.

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire: le scénario d’une évasion rocambolesque

septembre 4, 2017
Des policiers ivoiriens en opération, en 2015 © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

96 détenus se sont échappés de la prison de la ville Katiola, ce dimanche 3 septembre. Cette évasion, la troisième en moins d’un mois, vient renforcer le sentiment d’insécurité dans le pays.

C’est selon un scénario rocambolesque que s’est déroulée l’évasion massive de la prison de Katiola, une petite ville située au nord Bouaké. Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, il était environ 05h30 du matin dimanche 03 septembre, lorsque l’opération a débuté. Une certaine confusion régnait alors, l’heure étant celle à laquelle les « corvéables » – des détenus chargés de réaliser le ménage ou les courses pour la prison – quittent leurs cellules pour réaliser les tâches qui leur sont assignées.

En quelques minutes, trois à quatre prisonniers sont parvenus à quitter leurs cellules par un trou qu’ils avaient réalisé dans la toiture. Une fois à l’extérieur, ces hommes se sont emparés d’armes qu’ils avaient auparavant dissimulées. Profitant de l’effet de surprise, ils ont alors mis en joue certains des gardes pénitentiaires, et les ont contraints à ouvrir les cellules d’autres détenus.

Au total, 96 prisonniers de cette petite prison se sont échappés. Dans la journée, au moins une dizaine d’entre eux ont été rattrapés par les forces de l’ordre. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres évadés.

Évasion massive

Selon Joachim Koffi Kongoué, le directeur de l’administration pénitentiaire, une enquête a été ouverte pour « situer les responsabilités relativement à cette évasion. Par ailleurs, le Garde des Sceaux invite les populations à garder leur calme ». De nombreuses zones d’ombres persistent en effet tant sur le mode opératoire que sur l’identité des prisonniers évadés.

Comment une opération de cette ampleur a-t-elle été possible ? Quelles ont été les complicités ? Selon plusieurs sources, les meneurs seraient d’anciens compagnons de Yacouba Coulibaly, plus connu sous le surnom de « Yacou le Chinois ». Le détenu le plus célèbre de Côte d’Ivoire, tué en février 2016 dans une fusillade à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avait d’abord été incarcéré en 2010 pour son passé de délinquant, s’étant illustré dans des affaires de vol et d’agressions. Il était parvenu à s’échapper lors de la crise post-électorale et avait réapparu en 2011 en tant que membre des FRCI (Forces républicaine de Côte d’Ivoire) loyales à Alassane Ouattara, avant de retourner en prison. Il y avait ensuite régné en maître.

Recrudescence de l’insécurité

En moins d’un mois, c’est la troisième évasion dans le pays. Mais cette fois, le nombre de prisonniers échappés est bien plus important. Début août, 5 détenus étaient parvenus à s’enfuir de la prison de Gagnoa, dans le centre du pays, puis, le 9 août, une vingtaine de prisonniers s’étaient évadés du tribunal d’Abidjan, la capitale économique.

Alors que depuis le début de l’année la Côte d’Ivoire a été confrontée à plusieurs mutineries et que les attaques de postes de police et de gendarmerie se multiplient – la dernière a eu lieu dans la nuit du 2 au 3 septembre, à une vingtaine de kilomètre d’Abidjan -, cette recrudescence de l’insécurité inquiète. Selon les informations de Jeune Afrique, ce lundi, le président ivoirien Alassane Ouattara a convoqué un Conseil national de sécurité extraordinaire pour examiner la situation.

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