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Congo/LEGENDES: LA CUVÉE DES ARTISTES ET ÉCRIVAINS LÉGENDAIRES (2)

octobre 16, 2020

 

LEGENDES : La cuvée des artistes et écrivains légendaires (2)

Comme promis, La Semaine Africaine poursuit l’évocation des artistes et écrivains légendaires de ces soixante dernières années. Les critères qui ont présidé au choix de ces légendes sont dans leur talent à la fois individuel ou collectif, la longévité et la popularité.

Sebastien Kamba

Le premier film long-métrage congolais porte le titre de ‘’La Chapelle’’. Il est l’œuvre de Sébastien Kamba, le premier cinéaste congolais qui figure aussi parmi les cinéastes africains des années 60. Il a consacré plus de 50 ans à la caméra et a réalisé plusieurs courts métrages et documentaires. Durant sa carrière, il a arraché diverses distinctions. De nombreux jeunes talentueux suivent ses pas, malgré le manque de soutien. Il s’agit de Claudia Haidara, Rufin Mbou, Amour Sauveur, Alain Nkodia…
Les peintres ont également joué leur partition aux côtés d’autres artistes. Ils ont pour la plupart affûtés leurs pinceaux à la célèbre Ecole de peinture de Poto-Poto. Hilarion Ndinga alias ‘’Magicien des couleurs’’ est sans doute l’un des rares artistes-peintres à avoir contribué au rayonnement de l’art dans sa dimension diversifiée à travers le monde.
On peut aussi parler d’Eugène Malonga, né en 1930 et décédé en 2005. Il est considéré comme l’un des cinq fondateurs de la peinture congolaise, inexistante avant 1940. Il a exposé dans de nombreux pays ; son œuvre compte plusieurs paysages et des portraits.
Avec lui Marcel Gotène, peintre, sérigraphe, né en 1939 et décédé en 2013. Navigant entre le figuratif et l’abstrait, il crée des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. A travers son art, il dénonce ce qu’il y a de négatif dans la vie quotidienne. Au cours de sa longue carrière, il a beaucoup exposé et vendu de nombreux tableaux. Dans cette liste, on peut aussi se référer à Iloki, Bernard Mouanga-Kodia, Michel Hengo, Emile Mokoko.
Après Jean Malonga (1907-1985), reconnu comme le doyen des écrivains congolais, il y a eu une panoplie d’écrivains dont beaucoup de renom. Henri Lopès (82 ans) en fait partie. Il est considéré comme l’un des représentants les plus connus de la littérature africaine moderne. En 1972, il est lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour son livre ‘’Tribaliques’’. En 1993, l’Académie française lui décerne le Grand prix de la Francophonie.

Emmanuel Boundzéki-Dongala

Alain Mabanckou, né en 1966, écrivain internationalement reconnu et prolifique. Il a remporté en 2006, le prix Renaudot pour son roman ‘’Mémoire de porc-épic’’. En 2012, il est récompensé par l’Académie française (Grand prix de littérature Henri-Gal). Installé aux Etats-Unis depuis bientôt quinze ans, il enseigne la littérature francophone à l’université de Los Angeles.

Emmanuel Boundzéki- Dongala (79 ans) a une bibliographie très fournie, avec des œuvres remarquables. Il a glané plusieurs prix et récompenses. Au nombre de ses romans figurent: ‘’Un fusil dans la main, un poème dans la poche’’ ; ‘’Le feu des origines’’, Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1988; Prix Vinilo (2010).
Jean-Baptiste Tati Loutard. Né en 1938 à Ngoyo et décédé en 2009 à Paris. Il est considéré comme l’une des voix majeures de l’Afrique francophone. Il a publié une dizaine de recueils de poésie et obtenu divers prix.
Les artistes-musiciens ! Kosmos Moutouari (…). S’il y a une voix, une musique que l’histoire congolaise retiendra ces soixante dernières années, c’est bien celle de Kosmos. Auteur-compositeur renommé et musicien remarquable, il a marqué des générations par son talent. Issu de la grande école des Bantous de la capitale sous la protection des maîtres Nino Malapet (décédé en 2012 à 77 ans), Jean-Serge Essous et Célio Nkouka (décédé en 2016). Il a aussi fait partie du célèbre Trio CEPAKOS (Célio Nkouka, Pamélo, Kosmos) de l’orchestre Le Peuple.
Recruté dans le TP OK Jazz de Kinshasa en 1963, Youlou Mabiala (73 ans) y perfectionne son art grâce aux anciens du groupe. Sa voix, son talent et ses grandes compositions accrocheuses deviennent un de ses atouts majeurs. Durant sa longue et riche carrière, il enregistre plusieurs chansons et gagne de nombreux prix. Aux côtés de Loko Massengo, un transfuge du Trio Madjesi de l’orchestre Sosoliso, et de Michel Boyibanda, du TP OK Jazz, il crée Les Trois Frères en 1977, avant de fonder son groupe Kamikaze Loninguissa en 1980.

Mamhy Klaudia

Un chanteur à la voix captivante, Ange Linaud Djendo, décédé en 1999 à 50 ans. Il était l’un des plus féconds compositeurs congolais de musique à partir des années 70. Il est allé si loin dans la création personnelle qu’il était sur la voie d’une certaine assimilation de la rumba, lorsqu’il n’oblique pas avec élégance dans la composition en français.
Théo Blaise Kounkou, un chanteur légendaire à l’aise dans toutes les formes de la rumba, de l’expression soliste au grand orchestre d’accompagnement. Il s’exprime d’une voix limpide et profonde, pleine de conviction et de jovialité communicative. Il a écrit et interprété nombres de classiques de la rumba avec le mythique African all stars.
La voix féminine s’est aussi fait entendre avec notamment, Mamhy Klaudia décédée brutalement en 1998 à Abidjan. Chanteuse exceptionnelle, elle a connu des meilleurs moments. Elle a été l’une des plus remarquables chanteuses de la musique du Congo.
La comédie et la danse sont une affaire des initiées. Dans ce domaine, Pascal Nzonzi, Mbouta Loumingou, Fortuné Batéza ont su tirer leur épingle du jeu. Et du côté de la danse moderne, des figures se sont aussi illustrées comme Emile Gentil Okemba décédé en 2018 et Chiwawa encore en activité.

Avec La Semaine Africaine par Alain-Patrick MASSAMBA

Dans un tweet, Donald Trump évoque, pour la première fois, un report de l’élection présidentielle américaine

juillet 30, 2020

 

Le président américain a mis en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi 30 juillet, pour la première fois, un possible report de l’élection présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

«Avec le vote par correspondance (…) 2020 sera l’élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l’histoire», a-t-il tweeté. «Ce sera une véritable honte pour les États-Unis. Reporter l’élection jusqu’à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité???», a-t-il ajouté. Seul le Congrès a le pouvoir de décider du report d’une élection présidentielle.

Plusieurs États américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du Covid-19. Nombreux d’entre eux autorisent ce système de vote depuis des années et n’ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump, confronté à des sondages très défavorables, brandit pourtant le spectre de fraudes massives. Ses propos sur ce thème ont poussé fin mai Twitter à signaler pour la première fois l’un de ses tweets comme étant trompeur.

Je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre

L’ancien vice-président Joe Biden

Fin avril, son adversaire démocrate, Joe Biden, avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l’élection. «Souvenez vous de ce que je vous dis, je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu», avait-il lancé. Quelques jours plus tard, Donald Trump, interrogé lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, avait catégoriquement écarté cette hypothèse. «Je n’ai jamais envisagé de changer la date (…) Pourquoi est-ce que je ferais cela?», avait-il répondu, évoquant «la propagande» du camp démocrate.

Le tweet présidentiel évoquant la possibilité d’un report du scrutin a été envoyé quelques minutes après l’annonce d’une chute historique du PIB américain au deuxième trimestre (-32,09%) sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP

The Voice : touché par un talent, Marc Lavoine évoque son ex-femme décédée

février 2, 2020

Grande émotion

Ce soir dans The Voice, plusieurs candidats se sont démarqués. L’histoire d’Ifè a tout particulièrement touché Marc Lavoine, qui a évoqué sur le plateau de l’émission Denise Pascale, sa première épouse, décédée en 2017.

« Bon, je ne vais pas te faire les violons… »Marc Lavoine avait pourtant de quoi faire pleurer avec son histoire. Depuis le début de la saison 9 de The Voice, le coach s’illustre par sa retenue. Ce samedi 1er février, il s’est livré à coeur ouvert devant Ifè, jeune chanteur de 25 ans à l’histoire tragique. Il y a trois ans, il a perdu son petit frère dont il était très proche dans un accident. Depuis, Ifè trouve refuge dans la musique et ce soir, il a touché tous les coachs. Le talent a même ému aux larmes un Marc Lavoine qui s’est laissé aller à de rares confidences sur sa première épouse, Denise Pascale. Disparue en 2017 des suites d’un cancer, le mannequin avait donné au chanteur d’Elle a les yeux revolver son premier fils, Simon, né en 1986.

Sur la scène de The Voice, Marc Lavoine n’a pas pu s’empêcher de penser à son fils aîné en voyant Ifè sur scène. « Moi j’ai un fils qui a 33 ans, qui a nos couleurs à nous deux donc, et il écoute la musique que tu joues ». C’est avec autant de pudeur que de tristesse que le coach a continué : « Sa mère l’écoutait aussi ». Sans cacher son émotion, Marc Lavoine a alors su trouver les mots pour attirer chez lui le talent : « Ça donnerait du sens à mon histoire aussi ». Ifè a été forcément touché par les mots du chanteur, qui a fait tomber le masque comme rarement sur le plateau de TF1. Marc Lavoine a attendu la toute fin d’émission pour décrocher son second talent de la soirée en la personne de Kim. Une belle surprise pour la jeune femme, qui ne s’attendait pas à ce qu’on se retourne sur elle.

Abi, l’autre talent qui a bluffé les coachs

L’autre grand gagnant de la soirée, c’est Pascal Obispo. Très en verve, le chanteur a réussi à faire venir dans son équipe Pia, une jeune femme de 22 ans très courtisée, puisqu’elle a réussi à faire oublier Billie Eilish en reprenant l’un des tubes de la star. Le coach a ensuite convaincu Abi, 21 ans, qui a bluffé tout le monde derrière son piano avant de se retourner seul sur l’étonnant Hakob, 16 ans, qui a repris Broken vow de Lara Fabian. Cette dernière a rapidement regretté de ne pas avoir buzzé. Mais la star belgo-canadienne peut se consoler avec Amaury, passionné de comédie musicale, qui a repris… Je voudrais un bonhomme de neige de La Reine des neiges.

Rita et Fayz ont rejoint l’équipe d’Amel Bent, qui a vu en la première une véritable « petite soeur » alors que le second l’a séduite autant par sa voix que par son humour décapant. Enfin, il y a eu de nombreux éliminés ce soir. Even, 18 ans, n’a pas réussi à convaincre en tout début d’émission, tout comme Corinne, une passionnée de chant qui vend du nougat et des biscuits sur les marchés. Eloïsha, ancienne de la Star Academy 6, n’a pas non plus intégré le concours de chant de TF1, tout comme le très musclé Tony, qui avait déjà connu plusieurs désillusions musicales par le passé. Célia, elle, doit son échec à quelques faussetés sur sa reprise de Tu n’es plus là d’Amel Bent. Des approximations vocales que la coach n’a pas pardonnées…

Avec Voici.fr par Cyril Delaune

Congo-Diaspora: Évocation à la mémoire d’Auguste Malanda

mai 13, 2018

La diaspora congolaise de France, vient de perdre ce 10 mai 2018, à l’hôpital de Pontoise en Région parisienne, des suites d’un cancer, l’un de ses dignes fils.

Auguste MALANDA, Président Directeur de la Société YVALANDA, spécialisée dans le transfert des fonds entre la France et le Congo, s’en est allé vers l’Orient éternel, rejoindre ceux de la diaspora, nombreux, qui l’ y avaient précédé, à l’instar de NZONGO SOUL , mort en janvier dernier.

Une perte immense pour les congolais de France, qui avaient su trouver en ce compatriote, un catalyseur de toutes leurs opérations financières vers le Congo, depuis 12 ans déjà.

Né le 10 juillet 1962 à Nkayi. Il y fera ses études primaires jusqu’en 1974,  année où il sera reçu à l’Ecole Militaire Préparatoire des Cadets de la Révolution à Brazzaville.

Après son admission au baccalauréat en 1981, série C, Il va débuter ses études supérieures au Lycée Militaire d’Aix en Provence avant d’intégrer l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon puis de Toulouse où il obtient son diplôme d’ingénieur puis son DEA en 1988.

Auguste Malanda était aussi titulaire d’un Executive MBA de l’ESSEC (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales), d’un diplôme d’Etudes Economiques et Juridiques Appliquées à la Construction et à l’Habitation de l’ICH Paris et d’une capacité professionnelle du CFPB (Centre de Formation de la Profession Bancaire) en qualité d’Intermédiaire en Opérations de Banques et Services de Paiement.

Auguste MALANDA a débuté sa carrière comme ingénieur dans l’aéronautique civile où il passera 18 ans avant de démissionner en 2006 pour se consacrer à 100% à la création d’entreprise.

En 2006, il cofonde Nextesys France, société spécialisée dans l’ingénierie et le conseil en systèmes d’informations et de télécommunications, puis il crée YVALANDA, société spécialisée dans l’ingénierie financière.

En 2009, Auguste MALANDA s’est engagé dans l’entreprenariat social pour lutter contre l’échec scolaire et le chômage massif des jeunes congolais avec deux objectifs : l’excellence pédagogique au service des enfants démunis et l’insertion professionnelle des jeunes congolais.

Il entreprend le financement sur fonds propres de la construction et de l’équipement de l’internat de Nkayi  qui sera inauguré en août 2011 et accueillera les premiers internes à la rentrée scolaire 2011-­‐ 2012. Il créera en même temps la Fondation Yvalanda, en abrégé FYERE (Fondation Yvalanda pour l’Education et la Recherche), chargée du financement et de la gestion de l’internat de Nkayi et de toutes les activités sociales, dont il présidera le conseil d’administration.

Son inhumation est prévue les jours prochains, à NKAYI, sa ville natale et toute la communauté congolaise de France, n’a pas encore finie de pleurer ce digne fils de sa diaspora, parti rejoindre l’Eternité au moment il avait encore de nombreux défis à relever en son sein.

Avec Zenga-mambu.com par Laurent