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Gabon : l’ancien ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue exclu du parti au pouvoir

août 3, 2019

L’ex-ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue. © DR

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a exclu de ses rangs Ali Akbar Onanga Y’Obegue pour « atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité ». Une décision qui n’a pas surpris grand monde à Libreville : l’ancien ministre ne manque pas d’ennemis…

Le conseil disciplinaire du PDG a exclu Ali Akbar Onanga ce jeudi 1er août. Ex-secrétaire général du gouvernement, fidèle de la première heure du président Ali Bongo Ondimba, il est accusé d’avoir fait des « déclarations tendant non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militantes et militants du Parti démocratique gabonais, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du DCP [directeur de cabinet de la présidence] traduit par le camarade secrétaire général à l’ensemble des militants ».

Sur sa page Facebook, Ali Akbar Onanga, par ailleurs député de la circonscription de Léconi Lékori (Haut-Ogooué), a écrit en revenant d’une récente tournée du parti dans sa région que le secrétaire général du parti au pouvoir, Eric Dodo Bounguendza, est le « seul remplaçant du Distingué camarade » Ali Bongo Ondimba après l’Accident vasculaire cérébral (AVC) de ce dernier, fin octobre.

Lors d’une tournée fin juin dans le Haut-Ogooué du directeur de cabinet de la présidence, Brice Laccruche Alihanga, Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait brillé par son absence. Depuis l’épisode de l’accident vasculaire cérébral présidentiel, on le disait en délicatesse avec Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet d’ABO. En outre, il n’avait pas fait mystère de ses visées sur le poste de directeur de cabinet.

Philippe Ngaipé et Nicole Assélé aussi limogés

Ali Akbar Onanga Y’Obegue avait d’ailleurs déjà perdu de sa superbe en janvier, lorsqu’il avait été limogé de son poste de ministre de l’Agriculture. Et le chemin pourrait devenir de plus en plus glissant : selon nos informations, il a été convoqué deux fois la semaine dernière à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), un organe chargé de la lutte contre la corruption.

Jeudi, le conseil disciplinaire du PDG a également exclu le député Philippe Ngaipé, soupçonné d’avoir commandité un crime rituel à Léconi. Par ailleurs, Nicole Assélé, fille du général Jean Boniface Assélé et cousine d’Ali Bongo Ondimba, a été démise de sa nouvelle fonction de directrice de la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP), jeudi en Conseil des ministres. Elle avait été remerciée fin juillet de son poste à la direction de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), après de nombreuses tensions au sein de la structure.

Jeuneafrique.com par Caroline Chauvet

Venezuela: l’opposition déboussolée après son exclusion de la présidentielle

janvier 26, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores (d), lors d’un rassemblement, le 23 janvier 2018 à Caracas / © AFP/Archives / JUAN BARRETO

Déjà divisée et affaiblie, l’opposition vénézuélienne se voit contrainte de se réorganiser après la décision de justice l’écartant de la course à la présidentielle, prévue d’ici fin avril, ouvrant la voie à la réélection de Nicolas Maduro.

Avec cette décision surprise, tombée dans la nuit de jeudi à vendredi, la Cour suprême de justice ordonne à l’autorité électorale d' »exclure la +Table de l’Unité démocratique+ (MUD) » du scrutin. La coalition de la MUD rassemble une trentaine de partis allant de la droite dure au centre.

La plus haute autorité judiciaire, accusée de servir le président socialiste, autorise en outre le Conseil national électoral (CNE) à repousser de six mois, soit après l’élection, l’inscription des principaux partis d’opposition. Ce processus était initialement prévu samedi et dimanche.

Parmi les formations écartées figurent D’abord la justice de l’ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles, Volonté populaire de la figure de l’opposition Leopoldo Lopez et Action Démocratique de l’ancien président du Parlement Henry Ramos Allup.

Capriles et Lopez ont été privés de leurs droits civiques et le second est également assigné à résidence, accusé d’avoir encouragé des manifestations antigouvernementales en 2014 qui ont fait 43 morts.

Impopulaire, à la tête d’un pays ruiné et cerné par les sanctions internationales, Nicolas Maduro avait déjà pris de court mardi l’opposition en avançant la date du scrutin, prévu fin 2018, et en se disant prêt à y participer.

« On va gagner l’élection présidentielle et on va le faire haut la main! », s’est félicité mercredi le chef de l’Etat lors d’un discours, fixant un objectif de 10 millions de voix. Le Venezuela compte quelque 19 millions d’inscrits sur les listes électorales.

– ‘Atteinte à l’équité’ –

« Le TSJ annule le ticket d’entrée de la MUD, la plus populaire de l’histoire du pays », a souligné auprès de l’AFP l’analyste politique Eugenio Martinez. Il faisait référence à la victoire de la coalition d’opposition aux élections législatives de fin 2015, qui avait déclenché une crise politique dans ce pays où toutes les institutions étaient jusqu’alors aux mains des chavistes, du nom de l’ex-président socialiste Hugo Chavez (1999-2013).

La France a condamné vendredi le sort réservé au camp antigouvernemental.

« En décidant d’exclure (..) la coalition d’opposition « Mesa de Unidad Democratica » (MUD), les autorités vénézuéliennes ont une nouvelle fois porté atteinte à l’équité de ces élections, après avoir modifié le calendrier électoral sans concertation avec l’opposition », a déploré le ministère français des Affaires étrangères.

La crise politique au Venezuela s’est doublée d’une grave crise économique, déclenchant des manifestations violentes contre le président Maduro qui ont fait 125 morts d’avril à juillet 2017. A la pénurie de médicaments et d’aliments, s’ajoute une inflation totalement hors de contrôle, attendue à 13.000% en 2018, selon les dernières prévisions du FMI, publiées jeudi.

Le 18 janvier, les 28 pays de l’UE ont donné leur feu vert à de nouvelles sanctions en réponse à la répression de l’opposition au Venezuela, les premières visant des responsables du régime de Nicola Maduro, dont le numéro deux du pouvoir et le ministre de l’Intérieur.

Qualifiant Maduro de « dictateur », les Etats-Unis, suivis par le Canada, ont gelé ses avoirs et interdit à leurs banques et à leurs citoyens d’acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords avec le gouvernement vénézuélien.

En Amérique latine, le Venezuela, autrefois soutenu par les gouvernements de gauche, tels que l’Argentine, le Brésil et le Pérou, apparaît bien seul après le virage régional à droite.

Cependant, malgré la levée de boucliers internationale et des voyants économiques au rouge vif, Maduro, 55 ans, tient bon, en partie grâce au soutien de puissants alliés, la Russie et la Chine, et à sa manne pétrolière.

Divisée et sans leader, l’opposition vénézuélienne se trouve désormais dos au mur avec la décision de la Cour suprême. La MUD, qui n’avait pas encore réagi vendredi, va devoir se réorganiser et de choisir sa stratégie, dans les urnes ou dans la rue.

« Le contrôle institutionnel de Maduro et son habilité à façonner le résultat des élections font des mouvements sociaux le principal catalyseur d’un éventuel changement de régime », souligne le cabinet d’analyse Eurasia group.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 17h27)                

Sept nageurs russes exclus des Jeux olympiques de Rio

juillet 25, 2016

Le nageur russe Vladimir Morozov, ici en août 2015, médaillé aux Jeux olympiques de Londres en 2012, a été exclu des Jeux de Rio par la fédération internationale de natation.

Le nageur russe Vladimir Morozov, ici en août 2015, médaillé aux Jeux olympiques de Londres en 2012, a été exclu des Jeux de Rio par la fédération internationale de natation. ALEXANDER NEMENOV / AFP
Sept nageurs russes, dont trois médaillés des Jeux de Londres 2012, ont été privés de participation aux Jeux olympiques de Rio, lundi 25 juillet, par la Fédération internationale de natation (FINA). La FINA est ainsi la première fédération internationale à exclure des sportifs russes sur la base des critères fixés dimanche par le Comité international olympique (CIO), qui a chargé les fédérations de chaque discipline de décider, au cas par cas, de la qualification ou non des sportifs russes, selon leurs antécédents en matière de dopage.

Lire aussi :   Jeux olympiques : le CIO critiqué de toutes parts après sa décision de ne pas exclure la Russie

Ioulia Efimova, Mikhail Dovgalyuk, Natalia Lovtcova et Anastasia Krapivina, nageuse en eau libre, ont été retirés de la liste initiale des 387 sportifs fixée par le Comité olympique russe (ROC) pour avoir précédemment été sanctionnés pour dopage. Vladimir Morozov, Lobintsev et Daria Ustinova ont eux été déclarés non éligibles pour les Jeux de Rio en raison de leur apparition dans le rapport dit « McLaren », commandé par l’Agence mondiale antidopage et révélant le système de « dopage d’Etat » dans le sport russe.

L’agent de Ioulia Efimova a indiqué que la nageuse allait faire appel de son exclusion devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

74 sportifs russes exclus des Jeux

Vladimir Morozov, Ioulia Efimova et Nikita Lobintsev avaient été médaillés à Londres, il y a quatre ans. Vladimir Morozov, spécialiste du 100 m et 50 m nage libre et de dos, triple champion du monde en petit bassin, avait obtenu le bronze en relais 4 × 100 m, en compagnie de Nikita Lobintsev, qui avait également été médaillé d’argent à Pékin en 2008 sur 4 × 200 m. Ioulia Efimova, quadruple championne du monde en grand bassin, avait décroché le bronze à Londres sur le 200 m brasse.

Après l’exclusion de 67 des 68 athlètes présentés par le ROC, à la suite du jugement du Tribunal arbitral du sport de Lausanne qui a reconnu le droit à la Fédération internationale d’athlétisme de suspendre collectivement l’athlétisme russe, le 21 juillet, ce sont donc 74 sportifs russes sur 387 qui sont désormais privés de participation aux Jeux de Rio.

Lemonde.fr avec AFP

Schengen: l’Autriche menace la Grèce d’une exclusion provisoire, Berlin proteste

janvier 23, 2016

Berlin – La ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, a menacé samedi la Grèce d’une exclusion provisoire de Schengen si Athènes ne renforce pas ses contrôles aux frontières face à l’afflux de migrants, hypothèse qualifiée de pseudo-solution par le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier.

Si le gouvernement d’Athènes n’entreprend pas enfin plus pour la sécurité des frontières extérieures de l’UE, alors nous devrons parler de façon ouverte d’une exclusion provisoire de la Grèce de l’espace (de libre circulation) Schengen, a déclaré Mme Mikl-Leitner à l’édition dominicale du journal Die Welt, selon des propos diffusés samedi.

Des pseudo-solutions comme l’exclusion d’Etats hors de l’espace Schengen ne font rien avancer, surtout, elles ne réduisent pas le flux des migrants et divisent l’Europe, a réagi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, dans un entretien aux journaux du groupe de presse Funke-Mediengruppe.

Pour Mme Mikl-Leitner, lorsqu’un Etat (de l’espace) Schengen ne remplit pas durablement ses obligations et n’accepte l’aide qu’à reculons, alors il n’y a aucune interdiction d’y réfléchir. A ses yeux, l’idée que la frontière gréco-turque ne puisse pas être contrôlée est un mythe.

La patience de nombreux Européens a atteint ses limites (…) On a beaucoup parlé, maintenant, il faut agir. Il s’agit de protéger la stabilité, l’ordre et la sécurité en Europe, a encore insisté Mme Mikl-Leitner.

Il n’y aura pas de solution à la crise des réfugiés si la solidarité disparaît, a commenté M. Steinmeier.

Nous devons au contraire tirer dans le même sens et concentrer toutes nos forces pour lutter contre les causes qui poussent les réfugiés à fuir, pour renforcer les frontières extérieures de l’UE et parvenir à une répartition juste (des demandeurs d’asile) au sein de l’Europe, a-t-il ajouté.

La Grèce, qui fait face à une grave crise économique et doit se serrer la ceinture, est accusée depuis des mois de ne pas suffisamment protéger ses frontières qui sont également des frontières extérieures de l’Union européenne.

Des centaines de milliers de migrants sont arrivés sur les îles grecques en provenance des côtes turques. Ils tentent ensuite de poursuivre leur odyssée vers d’autres pays européens, en particulier l’Allemagne.

La présidence du Conseil de l’UE avait écarté en décembre l’hypothèse d’une exclusion de la Grèce de l’espace Schengen.

Il n’est pas juridiquement possible d’exclure un Etat de la zone Schengen, avait assuré le ministre luxembourgeois de l’Immigration, Jean Asselborn, dont le pays assurait alors la présidence du Conseil.

Ce scénario d’une suspension ou d’une exclusion de la Grèce de cette zone de libre circulation avait été évoqué dans plusieurs médias.

La porte-parole du Premier ministre grec Alexis Tsipras avait toutefois démenti être menacée par l’UE d’une sortie de cet espace.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2016 15h16)

Burkina Faso : le candidat du parti de Compaoré exclu de la présidentielle

août 30, 2015

Ouagadougou – Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a publié samedi la liste provisoire des candidats à la présidentielle du 11 octobre, excluant le candidat du parti du président déchu Blaise Compaoré, a-t-on appris de source officielle.

La déclaration de candidature de M. Eddie Constance Komboïgo, candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, l’ex- parti au pouvoir) doit être rejetée, écrit le Conseil constitutionnel.

Le droit n’a pas été dit, c’est plutôt la politique qui a beaucoup pesé, a réagi M. Komboïgo, y voyant une manœuvre pour exclure le CDP.

Nous contestons la décision du Conseil constitutionnel… Nous allons dénoncer mais nous allons respecter, a-t-il poursuivi, appelant les jeunes de son parti à éviter l’affrontement.

Mardi, M. Komboïgo, chef du CDP, a été déclaré inéligible aux législatives d’octobre qui doivent se tenir le même jour que la présidentielle. Or, pour le juge constitutionnel, cette décision s’applique à l’élection présidentielle du 11 octobre.

Au total, sur 22 candidats enregistrés, six ont été recalés par le Conseil constitutionnel: la liste provisoire fait donc état de 16 candidats.

Parmi les recalés figure également Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’Alliance pour la Fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), un grand allié au pouvoir Compaoré. Il a été exclu pour les mêmes motifs.

Conformément à une loi votée en avril, le Conseil constitutionnel avait déclaré mardi inéligibles aux législatives 42 partisans de Blaise Compaoré pour avoir soutenu l’ancien président dans son projet de modifier la Constitution afin de pouvoir se représenter.

De nouvelles personnes ont depuis été jugées inéligibles. Leur nombre total s’élevait ainsi samedi non plus à 42, mais à 52.

S’ils pensent que nous avons commis des bêtises et que le peuple nous vomit, laissez-nous aller aux élections et le peuple va nous rejeter, a suggéré M Komboïgo.

Le CDP va travailler à sauver le 11 octobre 2015, en remplaçant ces personnes par des jeunes dynamiques, a-t-il assuré.

La liste définitive des candidats à la présidentielle sera publiée à l’issue des recours, possibles jusqu’au 6 septembre. Seuls ceux qui ont été retenus sur la liste provisoire peuvent contester les candidatures de leurs adversaires.

Deux anciens ministres du dernier gouvernement de Compaoré poursuivis devant la Haute Cour de justice en même temps que M. Compaoré figurent toujours sur la liste provisoire: l’ex ministre des Sports Yacouba Ouédraogo, candidat d’un petit parti, et l’ancien chef de la diplomatie de Compaoré, le général Djibrill Bassolé.

Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Cependant, les partis de l’ex-majorité ont toujours la possibilité de remplacer les candidats déclarés inéligibles par de nouveaux candidats.

Blaise Compaoré, qui voulait changer la Constitution afin de pouvoir se représenter, a été chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire à l’issue de 27 ans de règne.

Un régime dit de transition, dirigé par le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida, a été mis en place après la chute de M. Compaoré. Il doit prendre fin avec les élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2015 01h11)

Côte d’Ivoire: le parti de Laurent Gbagbo se dit « exclu » des législatives

novembre 11, 2011

Abidjan, Le parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo s`est dit vendredi « exclu » des législatives du 11 décembre par le
gouvernement du chef de l`Etat Alassane Ouattara, alors que des négociations ont été menées ces dernières semaines pour obtenir sa participation.

La publication, jeudi, de la liste des candidats par la Commission
électorale indépendante (CEI) apporte la « preuve » que « les autorités actuelles ne veulent pas en fait de la participation » du Front populaire ivoirien (FPI) aux législatives, a déclaré le président par intérim du parti, Miaka Oureto.

« Nous ne comprenons pas que vous puissiez être en discussion avec des gens et qu’à leur insu vous arrêtiez tout. Ca veut dire que vous les excluez », a-t-il lancé devant la presse à l’issue d’un entretien avec le nouveau chef de l`Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), le Néerlandais Bert Koenders.

« Nous allons en tirer les enseignements », a-t-il ajouté. M. Oureto a « salué » la liberté provisoire accordée mercredi à vingt personnalités de son camp, mais rappelé que le FPI réclame toujours la
libération de ses autres « camarades » détenus depuis la fin de la sanglante crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, ainsi qu’un « rééquilibrage » de la CEI, actuellement aux mains des pro Ouattara.

A l`issue d`une autre rencontre vendredi avec une délégation de l`ancienne coalition au pouvoir, dont le FPI est le chef de file, M. Koenders a jugé que le pays « a besoin d`un Parlement pour sortir définitivement de la crise ».

Il a indiqué « plaider pour la participation de tous afin d`avoir un
Parlement représentatif », selon un communiqué publié par l`Onuci.
La CEI a publié jeudi la liste des candidats aux législatives – 946
prétendants, dont 439 indépendants, pour 255 sièges – alors que le FPI n`a toujours pas annoncé s`il comptait y prendre part.

Toutefois, « des candidats FPI sans étiquette » concourront comme
« indépendants », a affirmé à l`AFP un vice-président de la CEI, Sourou Koné. En outre, de petits partis alliés au FPI ont officiellement déposé des candidatures in extremis.

De leur côté, le parti de M. Ouattara et ses alliés iront en rangs
dispersés au scrutin, ayant dû renoncer dans de nombreuses circonscriptions à présenter des candidats uniques en raison notamment de très fortes rivalités
locales.

Née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la
présidentielle de novembre 2010, la crise post-électorale a fait quelque 3.000 morts. Au moins 80 personnalités du régime déchu, civiles et militaires, restent inculpées et détenues, dont l`ex-président et son épouse Simone.

AFP