Posts Tagged ‘Excuses’

Canada: Doug Ford, en larmes, présente ses excuses aux Ontariens

avril 22, 2021

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a présenté ses excuses aux Ontariens pour ses décisions impopulaires des derniers jours. Il a tenu jeudi une première conférence de presse depuis la levée de boucliers qui a suivi l’introduction des dernières restrictions contre la COVID-19.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford (archives)

© Nathan Denette/La Presse canadienne Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford (archives)

Certaines de ces restrictions n’étaient pas recommandées par les experts de la santé et ont ensuite été annulées.

«Nous sommes allés trop vite. J’admets que certaines des mesures que nous avons annoncées sont allées trop loin. Nous nous sommes trompés. Nous avons fait une erreur. Ces décisions ont laissé beaucoup de gens inquiets, en colère et bouleversés. Je suis désolé, je m’excuse sincèrement», a dit le premier ministre de l’Ontario, au bord des larmes.

Il faisait notamment référence à la fermeture annoncée des structures de jeux pour enfants et des pouvoirs spéciaux accordés à la police, deux mesures qui ont soulevé la grogne des Ontariens et sur lesquelles le gouvernement a reculé en moins de 24 h.

M. Ford s’est adressé aux Ontariens de la cour arrière de la maison de sa défunte mère à Etobicoke. Il est actuellement en isolement préventif après qu’un membre de son personnel eut reçu un résultat positif après avoir subi un test de dépistage de la COVID-19. «Je réalise pleinement le privilège que j’ai de pouvoir m’isoler de manière sécuritaire.»

Le premier ministre s’est défendu, toutefois, d’être responsable de la situation sanitaire désastreuse dans laquelle se trouve l’Ontario. «Ce n’est pas moi qui ai gardé les frontières ouvertes ou qui n’ai pas obtenu assez de vaccins.»

Quant aux appels à sa démission, lancés par le chef libéral Steven Del Duca et plusieurs commentateurs politiques ontariens, Doug Ford n’a pas l’intention d’y donner suite. «Les chroniqueurs et les médias ont le droit de dire ce qu’ils veulent, a-t-il affirmé. Je vais nous sortir de cette pandémie. Je ne vais pas reculer. »

Le député libéral d’Ottawa-Sud John Fraser est quant à lui revenu à la charge en demandant à nouveau la démission du premier ministre ontarien jeudi. «Je sympathise avec lui. C’est clair qu’il travaille fort, mais il travaille mal», a-t-il mentionné en conférence de presse. «Il doit faire la bonne chose et démissionner.»

M. Fraser considère que Doug Ford agit trop lentement et écoute les mauvaises personnes en ne privilégiant pas la science dans sa gestion de la crise sanitaire en Ontario.

Des congés de maladie payés

Le premier ministre Ford a aussi confirmé l’engagement de son gouvernement, annoncé plus tôt cette semaine par ses ministres, de légiférer pour garantir des congés de maladie payés aux travailleurs essentiels. Jusqu’ici, Doug Ford rejetait pourtant l’idée avec véhémence en disant que le programme fédéral était suffisant.

Mais aucun échéancier n’a été présenté jeudi pour la mise en place de ce programme réclamé depuis des mois par les partis d’opposition et les intervenants du milieu de la santé. Pour le moment, Doug Ford se contente d’affirmer qu’il s’agira «du meilleur programme en Amérique du Nord».

Plus tôt cette semaine, le Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques de l’Ontario, qui conseille le gouvernement ontarien sur les questions liées à la pandémie, réclamait de nouvelles mesures visant l’accélération de la vaccination des travailleurs essentiels et l’offre de congés de maladie payés.

Des excuses vides

La chef de l’opposition officielle de l’Ontario, la néo-démocrate Andrea Horwath, est restée sur sa faim après le mea-culpa public de Doug Ford jeudi matin. «Ce dont nous avions besoin aujourd’hui de la part de notre premier ministre et de son gouvernement était des actions pour sauver des vies», a-t-elle déclaré en conférence de presse. «Et nous n’avons rien eu de cela.»

Selon elle, la province aurait dû annoncer des mesures concrètes concernant entre autres les congés de maladie payés, la fermeture des entreprises non essentielles et la vaccination des milieux jugés à haut risque de transmission de la COVID-19. «Ce gouvernement n’a jamais compris l’urgence d’agir pour aider l’Ontario à traverser cette pandémie mondiale», a indiqué Mme Horwath.

La chef néo-démocrate se dit particulièrement troublée par l’état de la crise actuellement et accuse le premier ministre Ford de ne prendre «aucune responsabilité quant à la gravité de la situation dans laquelle il a plongé [la province].»

Selon le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner, la résistance et l’inaction du premier ministre Ford dans le dossier des congés de maladie payés ont déjà coûté la vie de nombreux Ontariens.

«Le fait qu’il ait fallu des milliers de décès et une crise qui fait rage en Ontario pour que le premier ministre s’en rende compte est consternant», fait-il valoir.

Le chef des verts demande au gouvernement Ford de légiférer immédiatement sur des congés de maladie payés «accessibles», «permanents» et «uniformes», ainsi que sur des congés payés pour permettre aux travailleurs de se faire vacciner.

D’après un récent sondage du syndicat Unifor, la grande majorité des Ontariens souhaite l’adoption d’une loi pour garantir des congés de maladie payés par l’employeur.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Japon: l’ex-Premier ministre s’excuse devant le Parlement après un scandale

décembre 25, 2020

L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a présenté ses excuses devant le Parlement vendredi au sujet d’un scandale lié au financement de réceptions organisées pour ses partisans, à propos duquel les procureurs ont décidé de ne pas l’inculper.

L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

M. Abe, 66 ans, qui a démissionné en septembre pour raisons de santé après avoir battu des records de longévité au poste de Premier ministre (près de neuf ans), a nié toute malversation personnelle, mais a reconnu que certaines déclarations qu’il avait faites devant le Parlement s’étaient révélées erronées.

« Même si je ne le savais pas, je ressens une responsabilité morale. Je le regrette sincèrement et je m’excuse auprès de mes collègues » du Parlement, a-t-il déclaré devant la Chambre basse.

« Il s’avère que j’ai donné des explications qui sont contraires aux faits », a-t-il reconnu en s’engageant à « travailler dur pour pouvoir servir le peuple en gagnant sa confiance ».

Selon la loi japonaise, les dépenses effectuées pour des événements politiques doivent être déclarées, ce que le bureau de M. Abe n’a pas fait pour des dîners qu’un groupe politique le soutenant a organisés à plusieurs reprises la veille de la fête des cerisiers en fleurs, parrainée chaque printemps par le gouvernement.L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

Son bureau aurait ainsi dépensé plus de huit millions de yens (63.000 euros) pour ces événements sur une période de cinq ans, jusqu’en 2019, ont rapporté des médias locaux.

L’ancien dirigeant avait déjà tenu jeudi une conférence de presse, pour la première fois depuis sa démission, où il s’était  excusé « sincèrement », mais affirmé qu’il n’avait pas connaissance des paiements. 

Il a été interrogé à ce sujet par des procureurs, mais ceux-ci ont annoncé jeudi qu’il ne serait pas poursuivi.

Des élus de l’opposition au Parlement ont vivement appostrophé M. Abe vendredi. « Vous n’avez aucune intention de découvrir la vérité, ni de l’expliquer au public », lui a lancé Takahiro Kuroiwa, du Parti démocrate constitutionnel (PDC).

« Pourquoi ne démissionnez-vous pas de votre mandat d’élu? », a renchéri Kiyomi Tsujimoto, également membre du PDC.

Le successeur de M. Abe, l’actuel Premier ministre Yoshihide Suga, a aussi présenté des excuses pour des déclarations erronées au sujet de ces paiements.

M. Suga a longtemps été le bras droit de M. Abe.

Ce scandale tombe à un très mauvais moment pour son gouvernement, dont la popularité a plongé face à sa gestion de la troisième vague de coronavirus que connaît le pays.

M. Abe, issu de la droite nationaliste japonaise, a survécu à plusieurs scandales alors qu’il était au pouvoir, notamment en liaison avec la fête des cerisiers en fleurs.

Le gouvernement Abe a été accusé d’y avoir invité ses partisans et même un membre de l’organisation des yakuzas, la mafia japonaise. 

Avec AFP par kh-sah/mac/ras/ia

Chine: excuses de McDonald’s pour avoir interdit un restaurant aux Noirs

avril 14, 2020

 

McDonald’s a dû présenter des excuses pour avoir interdit aux Noirs l’entrée d’un de ses restaurants du sud de la Chine, où des Africains se plaignent de discriminations sur fond de lutte contre le coronavirus.

Après plusieurs cas positifs au Covid-19 parmi la communauté nigériane de la métropole de Canton, des Africains se sont dit victimes d’expulsions, d’interdictions d’entrer dans des commerces, de placements en quarantaine et de dépistages abusifs. L’Union africaine a fait part samedi de son «extrême préoccupation».

Dans ce contexte, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux a montré un avis expliquant en anglais à la porte d’un restaurant que «les Noirs n’ont pas le droit d’entrer» dans un McDo de la ville. La chaîne américaine de restauration rapide a présenté des excuses et un des ses porte-parole a précisé mardi à l’AFP que l’établissement avait été fermé temporairement dimanche pour une séance de formation du personnel.

Parallèlement, une vingtaine d’ambassadeurs africains ont été reçus lundi à Pékin au ministère des Affaires étrangères par un secrétaire d’Etat, Chen Xiaodong. M. Chen a promis à cette occasion de «lever les mesures sanitaires concernant les Africains, à l’exception des patients confirmés» du Covid-19, selon un compte-rendu de la diplomatie chinoise. Il a appelé les ambassadeurs à «expliquer la vérité objectivement» et de façon «rationnelle» à leur pays.

Par Le Figaro avec AFP

Violences xénophobes: l’Afrique du Sud présente ses «sincères excuses» au Nigeria

septembre 16, 2019

 

Un émissaire sud-africain en visite ce lundi à Abuja a présenté ses «plus sincères excuses» au Nigeria après une vague d’attaques xénophobes à Johannesburg et ses environs, des violences à l’origine de tensions entre les deux grandes puissances du continent.

L’ancien ministre Jeff Radebe a rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, lui faisant savoir que son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa réitérait «ses plus sincères excuses». «Ces événements ne représentent pas les valeurs que nous défendons», a rappelé Jeff Radebe. Le chef de l’Etat sud-africain avait été hué par la foule samedi au Zimbabwe, lors des obsèques de Robert Mugabe, et avait affirmé se «tenir ici comme un frère africain» et «présenter ses excuses et exprimer son regret». Le président Buhari, qui avait pris les rênes d’une vive réaction sur le reste du continent africain, a assuré à l’envoyé sud-africain que les «relations entre les deux pays seraient consolidées».

L’Afrique du Sud a été touchée par une vague de violences xénophobes qui ont fait une douzaine de morts et des dégâts considérables, dont des biens de Nigérians, particulièrement dans les townships et le centre-ville de Johannesburg. De nombreux pays africains ont vivement réagi et le Nigeria, qui rivalise depuis des années avec l’Afrique du Sud pour la place de première puissance économique du continent, a pris la tête du mouvement. Muhammadu Buhari et Cyril Ramaphosa devraient se rencontrer lors d’une visite d’Etat en Afrique du Sud le mois prochain. Après le Nigeria, la mission emmenée par Jeff Radebe doit faire étape au Niger, au Ghana, au Sénégal, en Tanzanie, en République démocratique du Congo et en Zambie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Facebook s’offre une page de pub dans la presse pour s’excuser à nouveau

mars 25, 2018

Facebook a présenté dimanche dans la presse britannique ses excuses et les « regrets » de son patron Mark Zuckerberg / © AFP / JOSH EDELSON

Embourbé dans le scandale de détournement des données personnelles, Facebook s’est offert une pleine page de publicité dimanche dans la presse britannique et américaine pour présenter de nouveau ses excuses, et les « regrets » de son patron Mark Zuckerberg.

« Nous avons une responsabilité: protéger vos données. Si nous n’y parvenons pas, nous ne les méritons pas », écrit le jeune milliardaire américain dans ce message, publié dans six journaux britanniques (Sunday Times, Mail On Sunday, Observer…), et trois américains (New York Times, Washington Post, Wall Street Journal).

Le groupe californien est dans la tempête depuis les révélations sur les pratiques de la société Cambridge Analytica (CA), accusée d’avoir récupéré à leur insu les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook et de les avoir utilisées pour peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

S’il ne fait aucune mention de cette société, dont le siège londonien a été perquisitionné dans la nuit de vendredi à samedi, Mark Zuckerberg évoque en revanche le chercheur russe Alexandre Kogan, auteur d’une application dont aurait profité CA pour acquérir ces données.

« Peut-être avez-vous entendu parler d’une application quiz conçue par un chercheur universitaire qui a fait fuiter des données de millions d’utilisateurs de Facebook en 2014. C’était un abus de confiance, et je regrette que nous n’ayons pas fait davantage sur le moment », dit M. Zuckerberg, sur un ton qui rappelle son premier message d’excuses, publié mercredi.

« Nous prenons maintenant des mesures pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas », assure celui qui a lancé le plus grand réseau social du monde depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004.

« Nous empêchons déjà les applications de ce genre d’accéder à autant de données. Et désormais, nous limitons la quantité de données auxquelles les applications peuvent accéder lorsque vous vous identifiez en utilisant Facebook ».

« Nous enquêtons également sur chaque application ayant eu accès à un grand nombre de données avant que nous ne réglions le problème. Nous nous attendons à ce qu’il y en ait d’autres. Et quand nous les trouverons, nous les interdirons et informerons les personnes affectées », assure M. Zuckerberg

Ce scandale, désastreux en termes d’image pour Facebook, lui a déjà fait perdre 14% en Bourse cette semaine et plus de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2018 14h50)                

Facebook toujours dans la tourmente malgré les excuses de son patron

mars 22, 2018

San Francisco – Les excuses tardives et les promesses du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, étaient loin jeudi d’éteindre la polémique autour de l’utilisation indue de données personnelles de millions d’utilisateurs par la firme britannique Cambridge Analytica.

« J’ai vu la nuit dernière que Mark Zuckerberg s’était excusé et avait dit qu’ils allaient faire des changements. Mais, franchement, je ne pense pas que ces changements aillent assez loin », a déclaré jeudi le ministre britannique de la Culture Matt Hancock sur la BBC.

« Beaucoup de questions restent sans réponses », a commenté sur Twitter le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui a dit attendre « avec impatience d’autres explications » du patron de Facebook, invité à venir s’exprimer à Strasbourg.

« Cela ne va pas suffire », a sèchement commenté, sur Facebook d’ailleurs, un élu démocrate à la Chambre des représentants, David Cicilline, pour qui Mark Zuckerberg « devait s’exprimer devant le Congrès américain ».

– « Vraiment désolé » –

Rompant un silence assourdissant depuis le début de la pire crise jamais connue par sa jeune entreprise, dans un contexte de défiance montante face aux mastodontes d’internet, le milliardaire de 35 ans a fini mercredi par s’exprimer sur sa page Facebook, sur CNN et dans le New York Times.

« Cela a constitué un abus de confiance très important et je suis vraiment désolé », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne télévisée. Il a assuré aussi qu’il « serait heureux » de venir témoigner devant le Congrès.

Dans le New York Times, celui qui a lancé le plus grand réseau social du monde depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004, a promis de « réparer le système pour que ce genre de choses ne se reproduise pas ».

Estimant que « les actions les plus importantes avaient déjà été prises » en 2014 pour contrôler des applications tierces telles que celle utilisée par Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg a néanmoins concédé: « Lorsque nous avons examiné les systèmes cette semaine, il y avait certainement d’autres choses que nous pensons devoir verrouiller également ». Il a aussi dit que chacun des 50 millions d’utilisateurs potentiellement exposés au scandale serait personnellement averti.

Mais le patron de Facebook a aussi reconnu qu’il fallait que le groupe réponde d’abord lui-même à la question de savoir s’il « n’y a pas d’autres Cambridge Analytica (..) dans la nature », en clair d’autres applications susceptibles de siphonner et de transmettre des informations privées. « C’est quelque chose que nous devons mettre sous contrôle ».

Le groupe californien est dans la tempête depuis que Cambridge Analytica est accusé d’avoir utilisé ses données d’utilisateurs. Grâce à elles, cette société britannique de communication stratégique aurait développé un outil informatique permettant de cibler des électeurs, afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Cambridge Analytica, dont le patron vient d’être suspendu, aurait profité d’une application de tests psychologiques, « Thisisyourdigitallife », développée par le chercheur russe Alexandre Kogan, lequel refuse de porter le chapeau tout seul. La société britannique « nous a assurés que tout était parfaitement légal et en conformité avec les conditions d’utilisation » de Facebook, a dit à la BBC cet enseignant en psychologie à l’université de Cambridge.

La question est désormais de savoir si Facebook a volontairement ignoré que de telles applications pouvaient engranger des données privées, exploitables ensuite à des fins économiques ou politiques, ce que le groupe dément farouchement.

– « Zuckerberg n’a prévenu personne » –

Selon un ancien responsable d’exploitation de Facebook, Sandy Parakilas, interrogé par une commission parlementaire britannique, « Facebook était au courant de ce qui se passait et n’a prévenu personne ».

Mark Zuckerberg « connaissait les risques », déclare pour sa part à l’AFP Arthur Messaud, militant de la Quadrature du Net, association de défense des libertés sur internet.

Le patron de Facebook a fait de « simples annonces de bonne volonté », estime ce juriste, pour qui la vraie révolution serait que le réseau social modifie ses « Conditions générales d’utilisation ».

« Lorsqu’on s’inscrit sur Facebook, par défaut on accepte une série de choses, qu’il s’agisse de l’accès des applications à nos données, ou des publicités ciblées », critique-t-il.

Sans attendre l’acte de contrition de Mark Zuckerberg, des cabinets d’avocats américains ont annoncé avoir déposé des plaintes et recours en nom collectif (« class action »), et une campagne d’appels à se désabonner (#deletefacebook) a été lancée. Les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête.

L’action Facebook a chuté en Bourse en début de semaine, avec une conséquence immédiate pour Mark Zuckerberg: il a vu sa fortune passer de 75 à 69 milliards de dollars environ, selon le pointage de l’agence Bloomberg.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2018 13h16)                                            

Oxfam s’excuse auprès des Haïtiens pour les dérives de son personnel

février 19, 2018

L’entrée des locaux d’Oxfam à Pétion-Ville, dans le district de Port-au-Prince, le 13 février 2018 / © AFP/Archives / HECTOR RETAMAL

L’ONG britannique Oxfam a présenté ses excuses au peuple haïtien lundi pour les dérives de certains de ses employés, exprimant sa « honte » en remettant aux autorités à Port-au-Prince son rapport d’enquête interne.

Il dépeint en onze pages une mission humanitaire en Haïti, après le séisme meurtrier de 2010, entachée de nombreuses dérives: un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement et d’intimidation tandis qu’un témoin a été menacé physiquement.

« Nous sommes venus ici (…) pour exprimer notre honte et nos excuses au gouvernement haïtien et à la population haïtienne pour ce qu’il s’est passé », a déclaré Simon Ticehurst, directeur régional d’Oxfam pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, à l’issue d’une rencontre de deux heures avec Aviol Fleurant, ministre de la Planification et de la coopération externe.

« On va maintenant solliciter des rapports de toutes sortes, audits, rapports financiers, dans un souci de reddition de comptes », a indiqué M. Fleurant, s’interrogeant sur une éventuelle « obstruction à la justice » car les autorités haïtiennes « n’ont jamais été informées de ces crimes commis dans les locaux de l’institution ».

Les autorités haïtiennes ont annoncé la semaine dernière vouloir mener leur propre enquête. L’ONG s’était engagée à leur remettre lundi une version intégrale de son rapport rédigé en 2011 et dont une version partiellement censurée a été rendue publique lundi.

Le Belge Roland Van Hauwermeiren, ancien directeur d’Oxfam en Haïti, a reconnu avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées dans des locaux financés par l’organisation. Le recours à des prostituées mineures n’a pas été exclu par Oxfam.

« C’est absolument horrible », a réagi lundi la Première ministre britannique Theresa May, jugeant ces comportements « bien en-deçà des standards que nous pouvons attendre des associations caritatives et ONG avec lesquelles nous travaillons ».

– ‘Beaucoup de filles’ –

Dans le quotidien The Times, une jeune Haïtienne, Mikelange Gabou, raconte avoir eu une relation avec Van Hauwermeiren alors qu’elle avait 16 ans et lui 61. Il lui a donné de l’argent et des couches pour son nouveau-né. Selon elle, il invitait parfois dans sa maison des femmes venues demander un emploi et leur donnait parfois de l’argent.

« Il m’aidait mais il avait beaucoup de filles », raconte-t-elle. « C’était toujours des (…) Haïtiennes. Les femmes étaient sa distraction ».

M. Van Hauwermeiren s’était défendu la semaine dernière en affirmant qu’il n’avait pas organisé d’orgies avec de jeunes prostituées. Dans une lettre publiée par des médias belges, il avait seulement reconnu avoir eu des rapports sexuels avec une « femme honorable et d’âge mûr » et maintenu qu’il ne lui avait pas versé d’argent.

Selon le rapport, sept employés d’Oxfam en Haïti ont quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête. Outre le recours à des prostituées, certains étaient également mis en cause pour harcèlement et intimidation, envers d’autres membres du personnel notamment.

Quatre ont été licenciés pour « faute grave » tandis que trois ont démissionné, dont Roland Van Hauwermeiren auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».

Oxfam dit avoir choisi de rendre public ce rapport pour « être aussi transparente que possible quant aux décisions prises durant l’enquête ». Elle affirme avoir communiqué aux autorités compétentes les noms des personnes soupçonnées

L’ONG a dévoilé vendredi un plan d’action pour empêcher de nouveaux abus sexuels et tenter ainsi d’apaiser la polémique qui a fait fuir ses soutiens.

Le ministère britannique du Développement international a imposé à chaque organisation percevant des subventions publiques, dont Oxfam, de lui faire parvenir un rapport sur les pratiques de prévention interne d’ici au 26 février.

« Nous ne travaillerons pas avec quiconque ne satisfait pas aux normes élevées que nous avons établies », a insisté Theresa May.

– Cascade de révélations –

Dans son rapport de 2011, Oxfam estimait devoir mettre en place de « meilleurs mécanismes » pour informer d’autres régions et agences du comportement problématique de certains employés.

L’organisation s’est pourtant vu reprocher d’avoir laissé les salariés incriminés rejoindre d’autres ONG, sans mise en garde. Après Oxfam, Roland Van Hauwermeiren a rejoint l’ONG française Action contre la faim au Bangladesh. Cette dernière a déploré ne pas avoir été prévenue.

Les premières révélations sur les agissements des employés d’Oxfam en Haïti en avaient entraîné d’autres, notamment sur des abus au Soudan du Sud et au Liberia.

Le scandale s’est aussi étendu à d’autres organisations humanitaires, dont Save the Children. L’ONG britannique est accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel inapproprié envers des collègues féminines.

Le directeur général d’Oxfam GB et celui de Save the Children doivent s’expliquer mardi devant une commission parlementaire britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2018 21h19)                

Le pape présente des excuses aux victimes d’abus sexuels

janvier 22, 2018

Le pape François lors d’une conférence de presse à bord de l’avion papal, le 22 janvier 2018 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François a présenté lundi « des excuses » aux victimes d’abus sexuels, après le tollé provoqué au Chili par son soutien à un évêque chilien controversé faute selon lui de « preuve » à son encontre, un mot dont il a reconnu qu’il avait « blessé ».

« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair? », avait lancé abruptement jeudi le pontife argentin, apostrophé par des journalistes au Chili.

Dans ce pays où le catholicisme est en chute, François a aussi choqué en donnant une accolade à Mgr Juan Barros, évêque soupçonné d’avoir gardé le silence sur les agissements d’un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

« Je dois présenter des excuses parce que le mot +preuve+ a blessé tant de personnes victimes d’abus », a déclaré François lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome.

« Entendre le pape leur dire en face +apportez-moi une lettre avec la preuve+, c’est une gifle et je me rends compte maintenant que mon expression n’a pas été heureuse », a-t-il dit.

Il a cependant rappelé que le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros, sans trouver « d’élément pour le condamner ». Au risque de déplaire aux Chiliens, il s’est déclaré « convaincu » de l’innocence de l’évêque.

« Vous me dites qu’il y a des victimes, mais je ne les ai pas vues, elles ne se sont pas présentées à moi », a-t-il argué, en reprenant son expression de « calomnie ».

Dans l’avion, le pape a estimé qu’il aurait dû parler d' »élément à charge ». « Le mot +preuve+ n’était pas le meilleur pour me rapprocher d’un cœur endolori », a-t-il convenu. « Je sais qu’il y a beaucoup de personnes victimes d’abus qui ne peuvent apporter de preuve ».

« Je sais combien elles souffrent », a insisté François, qui a rencontré au Chili en privé deux victimes de prêtres pédophiles. Selon le Vatican, il a « prié et pleuré » avec elles.

« Le drame des victimes d’abus est horrible, horrible. Il y a deux mois, j’ai été en contact avec une femme victime il y a 40 ans. Mariée avec trois enfants, cette femme ne communiait pas depuis cette époque, parce que dans la main du curé, elle voyait la main de l’auteur d’abus sexuels », a confié le pape.

Samedi, le cardinal Sean Patrick O’Malley -qui dirige une commission anti-pédophilie en cours de renouvellement au Vatican- avait mis en avant la sincérité de François lorsqu’il prône la tolérance zéro contre la pédophilie dans l’Église.

Mais dans une critique inhabituelle du pape, il avait jugé « compréhensible » que les propos du souverain pontife aient pu provoquer « une grande douleur ».

« Sa déclaration a été très juste », a estimé le pape dans l’avion. « Il a rappelé tout ce que j’ai fait et ce que je fais, et ce que fait l’Église, et puis il a dit la douleur des victimes ».

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 16h09)

« Pays de merde »: le groupe africain à l’ONU réclame des excuses à Trump

janvier 13, 2018

 

Le président américain Donald Trump à l’entrée de Air Force One, le 12 janvier 2018. © Andrew Harnik/AP/SIPA

 

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, « rétractation » et « excuses » au président américain Donald Trump, condamnant ses propos « racistes » rapportés la veille sur l’immigration en provenance de « pays de merde ».

Après une réunion d’urgence qui a duré quatre heures, le groupe se dit à l’unanimité « extrêmement choqué » et « condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes » de Donald Trump « telles que rapportées par les médias ».

Le groupe exige ainsi « rétractation et excuses ». Il se dit « préoccupé par la tendance continue et grandissante de l’administration américaine vis-à-vis de l’Afrique et des personnes d’origine africaine à dénigrer le continent, et les gens de couleur ».

« Pour une fois, on est unis »

Il se dit « solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés » tout en remerciant « les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques ». « Pour une fois on est unis », a souligné un ambassadeur à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

C’est lors d’une réunion sur l’immigration avec des parlementaires à la Maison Blanche que Donald Trump s’est emporté jeudi sur l’immigration en provenance de « pays de merde », des mots qu’il a partiellement contestés.

« Ce ne sont pas les mots utilisés »

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que Donald Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ».

Le président américain a réagi au tollé vendredi matin avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

Jeuneafrique.com avec AFP

France : les Comores exigent des excuses après la plaisanterie d’Emmanuel Macron sur les « kwassa-kwassa »

juin 5, 2017

Emmanuel Macron, former french Minister of economy, runs his first rally dedicated to the diagnosis made by his movement, En Marche. Palais des Congres, Strasbourg, France. October 4 2016. Emmanuel Macron, ancien ministre de l’economie, tient le premier meeting consacrÈ ‡ la restitution du diagnostic rÈalisÈ par son mouvement En Marche. Palais des Congres, Strasbourg, France – 4 octobre 2016. © Sophie DUPRESSOIR/hanslucas/AFP

Le ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Bacar Dossar, a exigé lundi des excuses du président français Emmanuel Macron, jugeant que sa plaisanterie sur les « kwassa-kwassa » était « choquante et méprisante ».

À l’occasion d’un déplacement en Bretagne, jeudi, le chef de l’Etat français avait plaisanté au sujet de ces frêles embarcations sur lesquelles périssent de nombreux migrants comoriens tentant de rejoindre Mayotte, le département français voisin.

 

« Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent », avait lancé Emmanuel Macron lors d’un échange avec des responsables d’un centre régional d’observation et de sauvetage.

« Propos choquants et méprisants »

« Ce sont des propos choquants et méprisants. Le peuple comorien a droit à la dignité et des excuses sont nécessaires », a déclaré à l’AFP Mohamed Bacar Dossar. « L’emploi du mot ‘du’ est méprisant, nous sommes choqués, on attend une mise au point sérieuse de l’Elysée. J’ai convoqué l’ambassadeur de France pour lui faire part de notre indignation », a ajouté le ministre.

Les migrants, qui partent notamment de l’île comorienne d’Anjouan, empruntent ces « kwassa-kwassa », des embarcations de fortune, pour rallier les côtes de Mayotte illégalement, parfois au péril de leur vie. Ces traversées ont causé « entre 7000 et 10 000 morts depuis 1995 », selon un rapport du Sénat français de 2012.

Pour le chef de la diplomatie comorienne, « il y a un contexte douloureux lié aux kwassa-kwassa que Macron ne peut ignorer ». « Il y a de nombreuses pertes en mer entre Anjouan et Mayotte (…) des familles perdent des proches, des fils, des enfants… Ce n’est pas un sujet qui se prête à l’humour… c’est cela qui a choqué les Comoriens », a-t-il déclaré.

La présidence comorienne a quant à elle déploré une « déclaration inconsidérée » à mettre « sur le compte de la jeunesse ». « Les traversées périlleuses des Comoriens entre Anjouan et Mayotte est un sujet qui mérite plus que la plaisanterie ou le sarcasme », a déclaré à l’AFP, Said Ali Said Ahmed, le conseiller chargé de la communication du président Azali Assoumani. « Mais maintenant que le président Macron a mis le sujet sur la place publique d’une façon inappropriée, il convient de trouver une solution à ce drame », a-t-il ajouté.

Face à l’indignation, l’Elysée avait reconnu samedi « un trait d’humour malheureux qui a pu blesser ».

Jeuneafrique.com avec AFP