Posts Tagged ‘Excuses’

Vatican-Les excuses du pape saluées : « une étape nécessaire » d’un long chemin à faire

avril 1, 2022

« C’est un moment important pour les peuples autochtones » a souligné Murray Sinclair, ancien sénateur anichinabé qui a présidé la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Le pape François, lors d’une audience rassemblant les représentants des peuples autochtones au Vatican Photo: Reuters/Vatican Media

Longtemps attendues, « sur des générations » même, les excuses du pape prononcées vendredi ont été immédiatement saluées au Canada par des représentants politiques autochtones et allochtones. Des excuses outre-Atlantique en forme de préambule, en somme, avant la visite officielle du pape sur le territoire canadien cet été.

C’est une étape importante, a reconnu d’emblée le premier ministre Justin Trudeau, en assurant que le gouvernement va continuer de soutenir les communautés autochtones à travers le pays avec les ressources nécessaires pour poursuivre les recherches des tombes anonymes, dévoiler la vérité, et continuer à guérir.

Dans une déclaration écrite, le premier ministre a rappelé l’incroyable démonstration de courage des membres de la délégation qui se sont rendus au Vatican cette semaine pour continuer à demander des excuses de la part de l’Église catholique au sujet des atrocités commises dans les pensionnats pour Autochtones.

« Ces excuses n’auraient pas eu lieu si les Survivants n’avaient pas raconté leur vérité directement à l’une des institutions responsables, et s’ils n’avaient pas relaté et vécu à nouveau leurs souvenirs douloureux. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre

Seule une visite du pape sur le territoire pour obtenir des excuses in situ permettraient de répondre spécifiquement à l’appel à l’action no58 de la Commission de vérité et réconciliation, a toutefois indiqué le premier ministre.

Si plusieurs années de négociations diplomatiques ont été nécessaires pour aboutir à cet acte de reconnaissance par le Vatican, la question de l’imputabilité de l’Église reste en suspens aux yeux de nombreux observateurs autochtones.

Assumer [ses] responsabilités

L’ancien président de cette commission d’enquête qui a longuement documenté l’affaire des pensionnats a lui aussi reconnu que les excuses papales représentaient un moment important pour les peuples autochtones, pour le Canada et pour les catholiques du monde entier.

« Il est grand temps que l’Église commence à assumer la responsabilité de son rôle dans le système des pensionnats. Il s’agit d’un chapitre sombre de l’histoire colonialiste du Canada, dont l’Église a été l’un des principaux co-auteurs. »— Une citation de  Murray Sinclair, ancien sénateur anichinabé qui a présidé la Commission de vérité et réconciliation

Aujourd’hui, le pape a mis l’Église sur une meilleure voie, estime M. Sinclair. Ces excuses s’alignent sur les valeurs catholiques, dit-il, elles permettront aux croyants autochtones de revenir à la force de leur foi avec l’espoir qu’un chemin vers la réconciliation est possible.

Certains représentants autochtones émettent des réserves plus appuyées pour accompagner les formulations de gratitude usuelles.

En tant que survivant, il faut reconnaître, cette journée est importante pour l’ensemble des Premières Nations au pays, admet Jean-Charles Pietacho, chef du Conseil des Innus d’Ekuanitshit sur la Côte-Nord, même s’il déplore le fait que ces excuses interviennent trop tard pour des aînés qui ne sont plus de ce monde.

Son analyse du discours du pape? C’est un monologue qui dit ‘je m’excuse’ […], mais la réconciliation, on est encore à des kilomètres. 

Ce qui me préoccupe aussi, c’est la suite des choses, partage sans ambages l’ancien survivant innu qui prône désormais des actions concrètes.

« L’accès aux archives est important. Pourquoi nous a-t-on refusé d’accéder à ces archives? […] Qu’est-ce qu’on fait de ceux et celles qui ont commis des crimes?  »— Une citation de  Jean-Charles Pietacho, chef du Conseil des Innus d’Ekuanitshit

La seule façon de reconnaitre les torts, c’est de dire la vérité, abonde Richard Kistabish, ancien chef de la Première Nation abitibiwinni. Ce survivant du pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery, en Abitibi-Témiscamingue, se dit tout bonnement très déçu[ par le discours du pape François.

Il a oublié certains détails importants dont la découverte des corps d’enfants à Kamloops, pointe-t-il. C’est quand même l’Église catholique qui a été partie prenante à ce massacre.

Au Vatican, ces excuses ont été plus que bien accueillies par les trois délégations présentes sur place.

Avec Radio-Canada par Maud Cucchi

Canada-Ontario: Doug Ford refuse de s’excuser pour ses propos sur les immigrants

octobre 19, 2021

TORONTO — Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, refuse de s’excuser pour les commentaires qu’il a faits lundi au sujet des immigrants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Après une annonce à Windsor, lundi, M. Ford a repris sa rhétorique familière au sujet du plus gros problème de l’Ontario: la pénurie de main-d’oeuvre, en particulier dans les métiers et la construction.

Il a déclaré que les personnes qui veulent venir trimer dur comme tous les autres nouveaux Canadiens devraient venir en Ontario, mais que ceux qui veulent «toucher l’allocation et s’asseoir» devraient aller ailleurs.

Lors de la période des questions à l’Assemblée législative, mardi, la néo-démocrate Doly Begum a déclaré que ces commentaires étaient offensants pour des familles comme la sienne, qui sont venues en Ontario pour bâtir un avenir meilleur, et elle a demandé des excuses au premier ministre.

M. Ford a assuré qu’il est pour l’immigration, d’où qu’elle vienne, et que sa base est composée de gens originaires du monde entier – mais il ne s’est pas excusé pour ses propos de lundi.

Le Conseil ontarien des agences au service des immigrants estime que M. Ford ne devrait pas utiliser des figures de rhétorique xénophobes en parlant des immigrants.

Avec La Presse Canadienne

Violences sexuelles en RDC : Tedros Ghebreyesus, patron de l’OMS, s’excuse

septembre 29, 2021
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève, le 10 février 2020. © Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

Une commission indépendante chargée d’enquêter sur les violences sexuelles auxquelles se sont livrés des employés de l’OMS en RDC a conclu le 28 septembre à des « défaillances structurelles » et des « négligences individuelles » de l’organisation.

L’affaire avait fait scandale. En septembre 2020, une enquête réalisée par The New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters avait dévoilé les témoignages de dizaines de femmes racontant comment elles avaient été victimes de viols commis par des travailleurs humanitaires, alors engagés dans l’est du Congo dans le cadre de la riposte à l’épidémie d’Ebola entre 2018 et 2020.

Dans ses propos liminaires, la commission d’enquête lancée en octobre 2020 par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, dresse un tableau très sombre de la situation sur place. La commission a identifié 83 auteurs présumés, dont 21 étaient des employés de l’OMS. L’organisation a mis fin, dès la publication du rapport, au contrat de quatre d’entre eux qu’elle employait encore. Les autres avaient des contrats de courte durée. Ils seront bannis de tout emploi futur.

« Je suis désolé »

La commission constate « l’ampleur des incidents d’exploitation et d’abus sexuels lors de la riposte à la 10ème flambée d’Ebola, toute chose ayant contribué à accroître la vulnérabilité des victimes présumées, lesquelles n’ont pas bénéficié de l’aide et de l’assistance nécessaires qu’exigeaient de telles expériences dégradantes ».

« C’est un jour sombre pour l’OMS, a reconnu lors d’une conférence de presse Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui brigue un second mandat à la tête de l’organisation, une candidature pour laquelle il a reçu la semaine dernière le soutien de la majorité des pays de l’Union européenne, mais aussi du Kenya. « La première chose que je tiens à dire aux victimes et aux survivants, c’est que je suis désolé. Je suis désolé, désolé de ce qui vous a été imposé par des personnes qui étaient employées par l’OMS pour vous servir et vous protéger », a déclaré Tedros Ghebreyesus, promettant des conséquences sévères aux responsables.

Quand une journaliste lui a demandé s’il avait l’intention de démissionner, il a esquivé. « Je suis allé sur place 14 fois et ce problème n’a pas été soulevé. Peut-être que j’aurais dû poser des questions », a-t-il toutefois reconnu.

Perception d’impunité

La commission a révélé « la perception d’impunité du personnel de l’institution de la part des victimes présumées », tout comme le fait que face à des dizaines de victimes qui se sont présentées, il y a « une absence totale de signalement de cas » au niveau institutionnel.

Tedros Ghebreyesus a assuré que l’OMS transmettrait les allégations de viol aux autorités nationales en RDC pour qu’elles enquêtent, ainsi que dans les pays d’origine des auteurs présumés. « Deux hauts responsables ont été placés en congés administratifs et nous prenons des mesures pour nous assurer que d’autres personnes susceptibles d’être impliquées soient temporairement déchargées de tout rôle décisionnel dans cette affaire », a-t-il détaillé. Le patron de l’OMS a aussi indiqué qu’un organisme externe serait chargé d’identifier les manquements individuels au sein de son organisation.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC – Koffi Olomidé : « Je n’adresse d’excuses qu’à mes fans »

septembre 20, 2021
Koffi Olomide au Femua, à Abidjan, le 12 septembre 2021

Après son concert éclair de 18 minutes sur la scène du Femua, le 12 septembre à Abidjan, la star congolaise a choisi de s’expliquer. Jeune Afrique publie son droit de réponse.

« Le Femua est un événement culturel majeur pour l’Afrique et pour la promotion des musiques africaines sur le continent et pour les diasporas. J’ai toujours pris plaisir à y participer et toujours vécu comme un honneur d’y être convié au fil de mes années de carrière. Cependant, cette édition n’a pas eu la même saveur… Dès les prémices, de nombreux problèmes sont apparus. D’abord, d’ordre budgétaire. J’ignore les raisons de ces coupes, mais les conditions de voyage de mon équipe s’en sont ressenties. Puis, d’ordre logistique, ce qui a conduit à cette situation qu’on a choisi d’ériger en polémique. Je tiens toutefois à saluer la détermination des organisateurs qui, en dépit de ces lacunes, ont fait le maximum pour maintenir le festival.

Ce dimanche, le groupe et moi-même étions d’abord programmés à minuit. Je suis un artiste, j’ai l’expérience de la scène et sait que la programmation peut parfois être retardée. Passer une heure plus tard n’aurait pas entraîné de scandale. Mais ce n’est que vers 23 h 45, alors que nous étions prêts à faire le show, que l’on est venu nous prévenir que notre passage avait été décalé à 4 h du matin !

« La déception fut douloureuse »

En 40 années de carrière assidue, rien ne m’a jamais plus meurtri que l’idée de manquer une rencontre avec mon public ; où qu’il se trouve. Nous avons donc pris notre mal en patience et trompé l’attente en profitant de la magie des lieux de fête abidjanaise. De retour sur le festival, en avance pour être à l’heure, comme toujours, on nous annonce encore un report : nous passerons finalement à 6 heures du matin.

IMAGINEZ ENCORE L’ÉTAT DE FATIGUE QU’A DÛ COMBATTRE UN HOMME DE MON ÂGE

Mais à notre arrivée sur scène, alors que nous étions décidés à célébrer cette musique que nous aimons tant, malgré tout, la déception fut douloureuse. Imaginez ce public, mobilisé depuis la veille au soir, épuisé par une succession d’artistes des plus talentueux, qui, au petit matin – et cela est naturel –, commence à ressentir la fatigue et à déserter les lieux. Imaginez l’état de ces jeunes après une soirée enivrée par les basses et les percussions.

Si vous pouvez le ressentir, imaginez encore l’état de fatigue qu’a dû combattre un homme de mon âge après des heures d’attente ; imaginez l’état de lassitude de mes musiciens et danseurs dont on a brutalement fait redescendre l’adrénaline à trois reprises… Imaginez-nous, imaginez-moi, doyen des ambassadeurs de la musique africaine, affronter une poignée d’irréductibles clairsemés dans cet espace. Moi, surplombant l’endroit et capable d’apercevoir le sol et tout cet air rempli par le vide.

« Nous aurons d’autres rendez-vous »

J’ai vécu cet épisode comme un manque de considération envers ma personne, mes musiciens, et en particulier envers mes fans qui en ont fait les frais. Ils sont les seuls à qui j’adresse mes excuses, bien qu’on ait choisi de me jeter en pâture.

Cette affaire n’en n’est pas une mais je vous devais ma version. Abidjan, nous aurons d’autres rendez-vous. Vive la musique et vive l’Afrique. Rendez-vous le 27 novembre à Paris, pour ceux qui pourront y être, afin de partager cette passion que nous avons en commun depuis le début.

Votre Mopao »

Avec Jeune afrique par Koffi Olomidé

Canada: Doug Ford, en larmes, présente ses excuses aux Ontariens

avril 22, 2021

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a présenté ses excuses aux Ontariens pour ses décisions impopulaires des derniers jours. Il a tenu jeudi une première conférence de presse depuis la levée de boucliers qui a suivi l’introduction des dernières restrictions contre la COVID-19.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford (archives)

© Nathan Denette/La Presse canadienne Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford (archives)

Certaines de ces restrictions n’étaient pas recommandées par les experts de la santé et ont ensuite été annulées.

«Nous sommes allés trop vite. J’admets que certaines des mesures que nous avons annoncées sont allées trop loin. Nous nous sommes trompés. Nous avons fait une erreur. Ces décisions ont laissé beaucoup de gens inquiets, en colère et bouleversés. Je suis désolé, je m’excuse sincèrement», a dit le premier ministre de l’Ontario, au bord des larmes.

Il faisait notamment référence à la fermeture annoncée des structures de jeux pour enfants et des pouvoirs spéciaux accordés à la police, deux mesures qui ont soulevé la grogne des Ontariens et sur lesquelles le gouvernement a reculé en moins de 24 h.

M. Ford s’est adressé aux Ontariens de la cour arrière de la maison de sa défunte mère à Etobicoke. Il est actuellement en isolement préventif après qu’un membre de son personnel eut reçu un résultat positif après avoir subi un test de dépistage de la COVID-19. «Je réalise pleinement le privilège que j’ai de pouvoir m’isoler de manière sécuritaire.»

Le premier ministre s’est défendu, toutefois, d’être responsable de la situation sanitaire désastreuse dans laquelle se trouve l’Ontario. «Ce n’est pas moi qui ai gardé les frontières ouvertes ou qui n’ai pas obtenu assez de vaccins.»

Quant aux appels à sa démission, lancés par le chef libéral Steven Del Duca et plusieurs commentateurs politiques ontariens, Doug Ford n’a pas l’intention d’y donner suite. «Les chroniqueurs et les médias ont le droit de dire ce qu’ils veulent, a-t-il affirmé. Je vais nous sortir de cette pandémie. Je ne vais pas reculer. »

Le député libéral d’Ottawa-Sud John Fraser est quant à lui revenu à la charge en demandant à nouveau la démission du premier ministre ontarien jeudi. «Je sympathise avec lui. C’est clair qu’il travaille fort, mais il travaille mal», a-t-il mentionné en conférence de presse. «Il doit faire la bonne chose et démissionner.»

M. Fraser considère que Doug Ford agit trop lentement et écoute les mauvaises personnes en ne privilégiant pas la science dans sa gestion de la crise sanitaire en Ontario.

Des congés de maladie payés

Le premier ministre Ford a aussi confirmé l’engagement de son gouvernement, annoncé plus tôt cette semaine par ses ministres, de légiférer pour garantir des congés de maladie payés aux travailleurs essentiels. Jusqu’ici, Doug Ford rejetait pourtant l’idée avec véhémence en disant que le programme fédéral était suffisant.

Mais aucun échéancier n’a été présenté jeudi pour la mise en place de ce programme réclamé depuis des mois par les partis d’opposition et les intervenants du milieu de la santé. Pour le moment, Doug Ford se contente d’affirmer qu’il s’agira «du meilleur programme en Amérique du Nord».

Plus tôt cette semaine, le Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques de l’Ontario, qui conseille le gouvernement ontarien sur les questions liées à la pandémie, réclamait de nouvelles mesures visant l’accélération de la vaccination des travailleurs essentiels et l’offre de congés de maladie payés.

Des excuses vides

La chef de l’opposition officielle de l’Ontario, la néo-démocrate Andrea Horwath, est restée sur sa faim après le mea-culpa public de Doug Ford jeudi matin. «Ce dont nous avions besoin aujourd’hui de la part de notre premier ministre et de son gouvernement était des actions pour sauver des vies», a-t-elle déclaré en conférence de presse. «Et nous n’avons rien eu de cela.»

Selon elle, la province aurait dû annoncer des mesures concrètes concernant entre autres les congés de maladie payés, la fermeture des entreprises non essentielles et la vaccination des milieux jugés à haut risque de transmission de la COVID-19. «Ce gouvernement n’a jamais compris l’urgence d’agir pour aider l’Ontario à traverser cette pandémie mondiale», a indiqué Mme Horwath.

La chef néo-démocrate se dit particulièrement troublée par l’état de la crise actuellement et accuse le premier ministre Ford de ne prendre «aucune responsabilité quant à la gravité de la situation dans laquelle il a plongé [la province].»

Selon le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner, la résistance et l’inaction du premier ministre Ford dans le dossier des congés de maladie payés ont déjà coûté la vie de nombreux Ontariens.

«Le fait qu’il ait fallu des milliers de décès et une crise qui fait rage en Ontario pour que le premier ministre s’en rende compte est consternant», fait-il valoir.

Le chef des verts demande au gouvernement Ford de légiférer immédiatement sur des congés de maladie payés «accessibles», «permanents» et «uniformes», ainsi que sur des congés payés pour permettre aux travailleurs de se faire vacciner.

D’après un récent sondage du syndicat Unifor, la grande majorité des Ontariens souhaite l’adoption d’une loi pour garantir des congés de maladie payés par l’employeur.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Japon: l’ex-Premier ministre s’excuse devant le Parlement après un scandale

décembre 25, 2020

L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a présenté ses excuses devant le Parlement vendredi au sujet d’un scandale lié au financement de réceptions organisées pour ses partisans, à propos duquel les procureurs ont décidé de ne pas l’inculper.

L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

M. Abe, 66 ans, qui a démissionné en septembre pour raisons de santé après avoir battu des records de longévité au poste de Premier ministre (près de neuf ans), a nié toute malversation personnelle, mais a reconnu que certaines déclarations qu’il avait faites devant le Parlement s’étaient révélées erronées.

« Même si je ne le savais pas, je ressens une responsabilité morale. Je le regrette sincèrement et je m’excuse auprès de mes collègues » du Parlement, a-t-il déclaré devant la Chambre basse.

« Il s’avère que j’ai donné des explications qui sont contraires aux faits », a-t-il reconnu en s’engageant à « travailler dur pour pouvoir servir le peuple en gagnant sa confiance ».

Selon la loi japonaise, les dépenses effectuées pour des événements politiques doivent être déclarées, ce que le bureau de M. Abe n’a pas fait pour des dîners qu’un groupe politique le soutenant a organisés à plusieurs reprises la veille de la fête des cerisiers en fleurs, parrainée chaque printemps par le gouvernement.L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

© STR L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe présente ses excuses devant le Parlement, le 25 décembre 2020 à Tokyo

Son bureau aurait ainsi dépensé plus de huit millions de yens (63.000 euros) pour ces événements sur une période de cinq ans, jusqu’en 2019, ont rapporté des médias locaux.

L’ancien dirigeant avait déjà tenu jeudi une conférence de presse, pour la première fois depuis sa démission, où il s’était  excusé « sincèrement », mais affirmé qu’il n’avait pas connaissance des paiements. 

Il a été interrogé à ce sujet par des procureurs, mais ceux-ci ont annoncé jeudi qu’il ne serait pas poursuivi.

Des élus de l’opposition au Parlement ont vivement appostrophé M. Abe vendredi. « Vous n’avez aucune intention de découvrir la vérité, ni de l’expliquer au public », lui a lancé Takahiro Kuroiwa, du Parti démocrate constitutionnel (PDC).

« Pourquoi ne démissionnez-vous pas de votre mandat d’élu? », a renchéri Kiyomi Tsujimoto, également membre du PDC.

Le successeur de M. Abe, l’actuel Premier ministre Yoshihide Suga, a aussi présenté des excuses pour des déclarations erronées au sujet de ces paiements.

M. Suga a longtemps été le bras droit de M. Abe.

Ce scandale tombe à un très mauvais moment pour son gouvernement, dont la popularité a plongé face à sa gestion de la troisième vague de coronavirus que connaît le pays.

M. Abe, issu de la droite nationaliste japonaise, a survécu à plusieurs scandales alors qu’il était au pouvoir, notamment en liaison avec la fête des cerisiers en fleurs.

Le gouvernement Abe a été accusé d’y avoir invité ses partisans et même un membre de l’organisation des yakuzas, la mafia japonaise. 

Avec AFP par kh-sah/mac/ras/ia

Chine: excuses de McDonald’s pour avoir interdit un restaurant aux Noirs

avril 14, 2020

 

McDonald’s a dû présenter des excuses pour avoir interdit aux Noirs l’entrée d’un de ses restaurants du sud de la Chine, où des Africains se plaignent de discriminations sur fond de lutte contre le coronavirus.

Après plusieurs cas positifs au Covid-19 parmi la communauté nigériane de la métropole de Canton, des Africains se sont dit victimes d’expulsions, d’interdictions d’entrer dans des commerces, de placements en quarantaine et de dépistages abusifs. L’Union africaine a fait part samedi de son «extrême préoccupation».

Dans ce contexte, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux a montré un avis expliquant en anglais à la porte d’un restaurant que «les Noirs n’ont pas le droit d’entrer» dans un McDo de la ville. La chaîne américaine de restauration rapide a présenté des excuses et un des ses porte-parole a précisé mardi à l’AFP que l’établissement avait été fermé temporairement dimanche pour une séance de formation du personnel.

Parallèlement, une vingtaine d’ambassadeurs africains ont été reçus lundi à Pékin au ministère des Affaires étrangères par un secrétaire d’Etat, Chen Xiaodong. M. Chen a promis à cette occasion de «lever les mesures sanitaires concernant les Africains, à l’exception des patients confirmés» du Covid-19, selon un compte-rendu de la diplomatie chinoise. Il a appelé les ambassadeurs à «expliquer la vérité objectivement» et de façon «rationnelle» à leur pays.

Par Le Figaro avec AFP

Violences xénophobes: l’Afrique du Sud présente ses «sincères excuses» au Nigeria

septembre 16, 2019

 

Un émissaire sud-africain en visite ce lundi à Abuja a présenté ses «plus sincères excuses» au Nigeria après une vague d’attaques xénophobes à Johannesburg et ses environs, des violences à l’origine de tensions entre les deux grandes puissances du continent.

L’ancien ministre Jeff Radebe a rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, lui faisant savoir que son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa réitérait «ses plus sincères excuses». «Ces événements ne représentent pas les valeurs que nous défendons», a rappelé Jeff Radebe. Le chef de l’Etat sud-africain avait été hué par la foule samedi au Zimbabwe, lors des obsèques de Robert Mugabe, et avait affirmé se «tenir ici comme un frère africain» et «présenter ses excuses et exprimer son regret». Le président Buhari, qui avait pris les rênes d’une vive réaction sur le reste du continent africain, a assuré à l’envoyé sud-africain que les «relations entre les deux pays seraient consolidées».

L’Afrique du Sud a été touchée par une vague de violences xénophobes qui ont fait une douzaine de morts et des dégâts considérables, dont des biens de Nigérians, particulièrement dans les townships et le centre-ville de Johannesburg. De nombreux pays africains ont vivement réagi et le Nigeria, qui rivalise depuis des années avec l’Afrique du Sud pour la place de première puissance économique du continent, a pris la tête du mouvement. Muhammadu Buhari et Cyril Ramaphosa devraient se rencontrer lors d’une visite d’Etat en Afrique du Sud le mois prochain. Après le Nigeria, la mission emmenée par Jeff Radebe doit faire étape au Niger, au Ghana, au Sénégal, en Tanzanie, en République démocratique du Congo et en Zambie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Facebook s’offre une page de pub dans la presse pour s’excuser à nouveau

mars 25, 2018

Facebook a présenté dimanche dans la presse britannique ses excuses et les « regrets » de son patron Mark Zuckerberg / © AFP / JOSH EDELSON

Embourbé dans le scandale de détournement des données personnelles, Facebook s’est offert une pleine page de publicité dimanche dans la presse britannique et américaine pour présenter de nouveau ses excuses, et les « regrets » de son patron Mark Zuckerberg.

« Nous avons une responsabilité: protéger vos données. Si nous n’y parvenons pas, nous ne les méritons pas », écrit le jeune milliardaire américain dans ce message, publié dans six journaux britanniques (Sunday Times, Mail On Sunday, Observer…), et trois américains (New York Times, Washington Post, Wall Street Journal).

Le groupe californien est dans la tempête depuis les révélations sur les pratiques de la société Cambridge Analytica (CA), accusée d’avoir récupéré à leur insu les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook et de les avoir utilisées pour peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

S’il ne fait aucune mention de cette société, dont le siège londonien a été perquisitionné dans la nuit de vendredi à samedi, Mark Zuckerberg évoque en revanche le chercheur russe Alexandre Kogan, auteur d’une application dont aurait profité CA pour acquérir ces données.

« Peut-être avez-vous entendu parler d’une application quiz conçue par un chercheur universitaire qui a fait fuiter des données de millions d’utilisateurs de Facebook en 2014. C’était un abus de confiance, et je regrette que nous n’ayons pas fait davantage sur le moment », dit M. Zuckerberg, sur un ton qui rappelle son premier message d’excuses, publié mercredi.

« Nous prenons maintenant des mesures pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas », assure celui qui a lancé le plus grand réseau social du monde depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004.

« Nous empêchons déjà les applications de ce genre d’accéder à autant de données. Et désormais, nous limitons la quantité de données auxquelles les applications peuvent accéder lorsque vous vous identifiez en utilisant Facebook ».

« Nous enquêtons également sur chaque application ayant eu accès à un grand nombre de données avant que nous ne réglions le problème. Nous nous attendons à ce qu’il y en ait d’autres. Et quand nous les trouverons, nous les interdirons et informerons les personnes affectées », assure M. Zuckerberg

Ce scandale, désastreux en termes d’image pour Facebook, lui a déjà fait perdre 14% en Bourse cette semaine et plus de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mars 2018 14h50)                

Facebook toujours dans la tourmente malgré les excuses de son patron

mars 22, 2018

San Francisco – Les excuses tardives et les promesses du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, étaient loin jeudi d’éteindre la polémique autour de l’utilisation indue de données personnelles de millions d’utilisateurs par la firme britannique Cambridge Analytica.

« J’ai vu la nuit dernière que Mark Zuckerberg s’était excusé et avait dit qu’ils allaient faire des changements. Mais, franchement, je ne pense pas que ces changements aillent assez loin », a déclaré jeudi le ministre britannique de la Culture Matt Hancock sur la BBC.

« Beaucoup de questions restent sans réponses », a commenté sur Twitter le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui a dit attendre « avec impatience d’autres explications » du patron de Facebook, invité à venir s’exprimer à Strasbourg.

« Cela ne va pas suffire », a sèchement commenté, sur Facebook d’ailleurs, un élu démocrate à la Chambre des représentants, David Cicilline, pour qui Mark Zuckerberg « devait s’exprimer devant le Congrès américain ».

– « Vraiment désolé » –

Rompant un silence assourdissant depuis le début de la pire crise jamais connue par sa jeune entreprise, dans un contexte de défiance montante face aux mastodontes d’internet, le milliardaire de 35 ans a fini mercredi par s’exprimer sur sa page Facebook, sur CNN et dans le New York Times.

« Cela a constitué un abus de confiance très important et je suis vraiment désolé », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne télévisée. Il a assuré aussi qu’il « serait heureux » de venir témoigner devant le Congrès.

Dans le New York Times, celui qui a lancé le plus grand réseau social du monde depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004, a promis de « réparer le système pour que ce genre de choses ne se reproduise pas ».

Estimant que « les actions les plus importantes avaient déjà été prises » en 2014 pour contrôler des applications tierces telles que celle utilisée par Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg a néanmoins concédé: « Lorsque nous avons examiné les systèmes cette semaine, il y avait certainement d’autres choses que nous pensons devoir verrouiller également ». Il a aussi dit que chacun des 50 millions d’utilisateurs potentiellement exposés au scandale serait personnellement averti.

Mais le patron de Facebook a aussi reconnu qu’il fallait que le groupe réponde d’abord lui-même à la question de savoir s’il « n’y a pas d’autres Cambridge Analytica (..) dans la nature », en clair d’autres applications susceptibles de siphonner et de transmettre des informations privées. « C’est quelque chose que nous devons mettre sous contrôle ».

Le groupe californien est dans la tempête depuis que Cambridge Analytica est accusé d’avoir utilisé ses données d’utilisateurs. Grâce à elles, cette société britannique de communication stratégique aurait développé un outil informatique permettant de cibler des électeurs, afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Cambridge Analytica, dont le patron vient d’être suspendu, aurait profité d’une application de tests psychologiques, « Thisisyourdigitallife », développée par le chercheur russe Alexandre Kogan, lequel refuse de porter le chapeau tout seul. La société britannique « nous a assurés que tout était parfaitement légal et en conformité avec les conditions d’utilisation » de Facebook, a dit à la BBC cet enseignant en psychologie à l’université de Cambridge.

La question est désormais de savoir si Facebook a volontairement ignoré que de telles applications pouvaient engranger des données privées, exploitables ensuite à des fins économiques ou politiques, ce que le groupe dément farouchement.

– « Zuckerberg n’a prévenu personne » –

Selon un ancien responsable d’exploitation de Facebook, Sandy Parakilas, interrogé par une commission parlementaire britannique, « Facebook était au courant de ce qui se passait et n’a prévenu personne ».

Mark Zuckerberg « connaissait les risques », déclare pour sa part à l’AFP Arthur Messaud, militant de la Quadrature du Net, association de défense des libertés sur internet.

Le patron de Facebook a fait de « simples annonces de bonne volonté », estime ce juriste, pour qui la vraie révolution serait que le réseau social modifie ses « Conditions générales d’utilisation ».

« Lorsqu’on s’inscrit sur Facebook, par défaut on accepte une série de choses, qu’il s’agisse de l’accès des applications à nos données, ou des publicités ciblées », critique-t-il.

Sans attendre l’acte de contrition de Mark Zuckerberg, des cabinets d’avocats américains ont annoncé avoir déposé des plaintes et recours en nom collectif (« class action »), et une campagne d’appels à se désabonner (#deletefacebook) a été lancée. Les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête.

L’action Facebook a chuté en Bourse en début de semaine, avec une conséquence immédiate pour Mark Zuckerberg: il a vu sa fortune passer de 75 à 69 milliards de dollars environ, selon le pointage de l’agence Bloomberg.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2018 13h16)