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Oxfam s’excuse auprès des Haïtiens pour les dérives de son personnel

février 19, 2018

L’entrée des locaux d’Oxfam à Pétion-Ville, dans le district de Port-au-Prince, le 13 février 2018 / © AFP/Archives / HECTOR RETAMAL

L’ONG britannique Oxfam a présenté ses excuses au peuple haïtien lundi pour les dérives de certains de ses employés, exprimant sa « honte » en remettant aux autorités à Port-au-Prince son rapport d’enquête interne.

Il dépeint en onze pages une mission humanitaire en Haïti, après le séisme meurtrier de 2010, entachée de nombreuses dérives: un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement et d’intimidation tandis qu’un témoin a été menacé physiquement.

« Nous sommes venus ici (…) pour exprimer notre honte et nos excuses au gouvernement haïtien et à la population haïtienne pour ce qu’il s’est passé », a déclaré Simon Ticehurst, directeur régional d’Oxfam pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, à l’issue d’une rencontre de deux heures avec Aviol Fleurant, ministre de la Planification et de la coopération externe.

« On va maintenant solliciter des rapports de toutes sortes, audits, rapports financiers, dans un souci de reddition de comptes », a indiqué M. Fleurant, s’interrogeant sur une éventuelle « obstruction à la justice » car les autorités haïtiennes « n’ont jamais été informées de ces crimes commis dans les locaux de l’institution ».

Les autorités haïtiennes ont annoncé la semaine dernière vouloir mener leur propre enquête. L’ONG s’était engagée à leur remettre lundi une version intégrale de son rapport rédigé en 2011 et dont une version partiellement censurée a été rendue publique lundi.

Le Belge Roland Van Hauwermeiren, ancien directeur d’Oxfam en Haïti, a reconnu avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées dans des locaux financés par l’organisation. Le recours à des prostituées mineures n’a pas été exclu par Oxfam.

« C’est absolument horrible », a réagi lundi la Première ministre britannique Theresa May, jugeant ces comportements « bien en-deçà des standards que nous pouvons attendre des associations caritatives et ONG avec lesquelles nous travaillons ».

– ‘Beaucoup de filles’ –

Dans le quotidien The Times, une jeune Haïtienne, Mikelange Gabou, raconte avoir eu une relation avec Van Hauwermeiren alors qu’elle avait 16 ans et lui 61. Il lui a donné de l’argent et des couches pour son nouveau-né. Selon elle, il invitait parfois dans sa maison des femmes venues demander un emploi et leur donnait parfois de l’argent.

« Il m’aidait mais il avait beaucoup de filles », raconte-t-elle. « C’était toujours des (…) Haïtiennes. Les femmes étaient sa distraction ».

M. Van Hauwermeiren s’était défendu la semaine dernière en affirmant qu’il n’avait pas organisé d’orgies avec de jeunes prostituées. Dans une lettre publiée par des médias belges, il avait seulement reconnu avoir eu des rapports sexuels avec une « femme honorable et d’âge mûr » et maintenu qu’il ne lui avait pas versé d’argent.

Selon le rapport, sept employés d’Oxfam en Haïti ont quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête. Outre le recours à des prostituées, certains étaient également mis en cause pour harcèlement et intimidation, envers d’autres membres du personnel notamment.

Quatre ont été licenciés pour « faute grave » tandis que trois ont démissionné, dont Roland Van Hauwermeiren auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».

Oxfam dit avoir choisi de rendre public ce rapport pour « être aussi transparente que possible quant aux décisions prises durant l’enquête ». Elle affirme avoir communiqué aux autorités compétentes les noms des personnes soupçonnées

L’ONG a dévoilé vendredi un plan d’action pour empêcher de nouveaux abus sexuels et tenter ainsi d’apaiser la polémique qui a fait fuir ses soutiens.

Le ministère britannique du Développement international a imposé à chaque organisation percevant des subventions publiques, dont Oxfam, de lui faire parvenir un rapport sur les pratiques de prévention interne d’ici au 26 février.

« Nous ne travaillerons pas avec quiconque ne satisfait pas aux normes élevées que nous avons établies », a insisté Theresa May.

– Cascade de révélations –

Dans son rapport de 2011, Oxfam estimait devoir mettre en place de « meilleurs mécanismes » pour informer d’autres régions et agences du comportement problématique de certains employés.

L’organisation s’est pourtant vu reprocher d’avoir laissé les salariés incriminés rejoindre d’autres ONG, sans mise en garde. Après Oxfam, Roland Van Hauwermeiren a rejoint l’ONG française Action contre la faim au Bangladesh. Cette dernière a déploré ne pas avoir été prévenue.

Les premières révélations sur les agissements des employés d’Oxfam en Haïti en avaient entraîné d’autres, notamment sur des abus au Soudan du Sud et au Liberia.

Le scandale s’est aussi étendu à d’autres organisations humanitaires, dont Save the Children. L’ONG britannique est accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel inapproprié envers des collègues féminines.

Le directeur général d’Oxfam GB et celui de Save the Children doivent s’expliquer mardi devant une commission parlementaire britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2018 21h19)                

Le pape présente des excuses aux victimes d’abus sexuels

janvier 22, 2018

Le pape François lors d’une conférence de presse à bord de l’avion papal, le 22 janvier 2018 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François a présenté lundi « des excuses » aux victimes d’abus sexuels, après le tollé provoqué au Chili par son soutien à un évêque chilien controversé faute selon lui de « preuve » à son encontre, un mot dont il a reconnu qu’il avait « blessé ».

« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair? », avait lancé abruptement jeudi le pontife argentin, apostrophé par des journalistes au Chili.

Dans ce pays où le catholicisme est en chute, François a aussi choqué en donnant une accolade à Mgr Juan Barros, évêque soupçonné d’avoir gardé le silence sur les agissements d’un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

« Je dois présenter des excuses parce que le mot +preuve+ a blessé tant de personnes victimes d’abus », a déclaré François lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome.

« Entendre le pape leur dire en face +apportez-moi une lettre avec la preuve+, c’est une gifle et je me rends compte maintenant que mon expression n’a pas été heureuse », a-t-il dit.

Il a cependant rappelé que le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros, sans trouver « d’élément pour le condamner ». Au risque de déplaire aux Chiliens, il s’est déclaré « convaincu » de l’innocence de l’évêque.

« Vous me dites qu’il y a des victimes, mais je ne les ai pas vues, elles ne se sont pas présentées à moi », a-t-il argué, en reprenant son expression de « calomnie ».

Dans l’avion, le pape a estimé qu’il aurait dû parler d' »élément à charge ». « Le mot +preuve+ n’était pas le meilleur pour me rapprocher d’un cœur endolori », a-t-il convenu. « Je sais qu’il y a beaucoup de personnes victimes d’abus qui ne peuvent apporter de preuve ».

« Je sais combien elles souffrent », a insisté François, qui a rencontré au Chili en privé deux victimes de prêtres pédophiles. Selon le Vatican, il a « prié et pleuré » avec elles.

« Le drame des victimes d’abus est horrible, horrible. Il y a deux mois, j’ai été en contact avec une femme victime il y a 40 ans. Mariée avec trois enfants, cette femme ne communiait pas depuis cette époque, parce que dans la main du curé, elle voyait la main de l’auteur d’abus sexuels », a confié le pape.

Samedi, le cardinal Sean Patrick O’Malley -qui dirige une commission anti-pédophilie en cours de renouvellement au Vatican- avait mis en avant la sincérité de François lorsqu’il prône la tolérance zéro contre la pédophilie dans l’Église.

Mais dans une critique inhabituelle du pape, il avait jugé « compréhensible » que les propos du souverain pontife aient pu provoquer « une grande douleur ».

« Sa déclaration a été très juste », a estimé le pape dans l’avion. « Il a rappelé tout ce que j’ai fait et ce que je fais, et ce que fait l’Église, et puis il a dit la douleur des victimes ».

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 16h09)

« Pays de merde »: le groupe africain à l’ONU réclame des excuses à Trump

janvier 13, 2018

 

Le président américain Donald Trump à l’entrée de Air Force One, le 12 janvier 2018. © Andrew Harnik/AP/SIPA

 

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, « rétractation » et « excuses » au président américain Donald Trump, condamnant ses propos « racistes » rapportés la veille sur l’immigration en provenance de « pays de merde ».

Après une réunion d’urgence qui a duré quatre heures, le groupe se dit à l’unanimité « extrêmement choqué » et « condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes » de Donald Trump « telles que rapportées par les médias ».

Le groupe exige ainsi « rétractation et excuses ». Il se dit « préoccupé par la tendance continue et grandissante de l’administration américaine vis-à-vis de l’Afrique et des personnes d’origine africaine à dénigrer le continent, et les gens de couleur ».

« Pour une fois, on est unis »

Il se dit « solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés » tout en remerciant « les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques ». « Pour une fois on est unis », a souligné un ambassadeur à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

C’est lors d’une réunion sur l’immigration avec des parlementaires à la Maison Blanche que Donald Trump s’est emporté jeudi sur l’immigration en provenance de « pays de merde », des mots qu’il a partiellement contestés.

« Ce ne sont pas les mots utilisés »

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que Donald Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ».

Le président américain a réagi au tollé vendredi matin avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

Jeuneafrique.com avec AFP

France : les Comores exigent des excuses après la plaisanterie d’Emmanuel Macron sur les « kwassa-kwassa »

juin 5, 2017

Emmanuel Macron, former french Minister of economy, runs his first rally dedicated to the diagnosis made by his movement, En Marche. Palais des Congres, Strasbourg, France. October 4 2016. Emmanuel Macron, ancien ministre de l’economie, tient le premier meeting consacrÈ ‡ la restitution du diagnostic rÈalisÈ par son mouvement En Marche. Palais des Congres, Strasbourg, France – 4 octobre 2016. © Sophie DUPRESSOIR/hanslucas/AFP

Le ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Bacar Dossar, a exigé lundi des excuses du président français Emmanuel Macron, jugeant que sa plaisanterie sur les « kwassa-kwassa » était « choquante et méprisante ».

À l’occasion d’un déplacement en Bretagne, jeudi, le chef de l’Etat français avait plaisanté au sujet de ces frêles embarcations sur lesquelles périssent de nombreux migrants comoriens tentant de rejoindre Mayotte, le département français voisin.

 

« Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent », avait lancé Emmanuel Macron lors d’un échange avec des responsables d’un centre régional d’observation et de sauvetage.

« Propos choquants et méprisants »

« Ce sont des propos choquants et méprisants. Le peuple comorien a droit à la dignité et des excuses sont nécessaires », a déclaré à l’AFP Mohamed Bacar Dossar. « L’emploi du mot ‘du’ est méprisant, nous sommes choqués, on attend une mise au point sérieuse de l’Elysée. J’ai convoqué l’ambassadeur de France pour lui faire part de notre indignation », a ajouté le ministre.

Les migrants, qui partent notamment de l’île comorienne d’Anjouan, empruntent ces « kwassa-kwassa », des embarcations de fortune, pour rallier les côtes de Mayotte illégalement, parfois au péril de leur vie. Ces traversées ont causé « entre 7000 et 10 000 morts depuis 1995 », selon un rapport du Sénat français de 2012.

Pour le chef de la diplomatie comorienne, « il y a un contexte douloureux lié aux kwassa-kwassa que Macron ne peut ignorer ». « Il y a de nombreuses pertes en mer entre Anjouan et Mayotte (…) des familles perdent des proches, des fils, des enfants… Ce n’est pas un sujet qui se prête à l’humour… c’est cela qui a choqué les Comoriens », a-t-il déclaré.

La présidence comorienne a quant à elle déploré une « déclaration inconsidérée » à mettre « sur le compte de la jeunesse ». « Les traversées périlleuses des Comoriens entre Anjouan et Mayotte est un sujet qui mérite plus que la plaisanterie ou le sarcasme », a déclaré à l’AFP, Said Ali Said Ahmed, le conseiller chargé de la communication du président Azali Assoumani. « Mais maintenant que le président Macron a mis le sujet sur la place publique d’une façon inappropriée, il convient de trouver une solution à ce drame », a-t-il ajouté.

Face à l’indignation, l’Elysée avait reconnu samedi « un trait d’humour malheureux qui a pu blesser ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Rwanda : Kigali exige des excuses du Vatican pour le rôle joué par les catholiques dans le génocide

novembre 24, 2016

Performance à Kigali pour la commémoration des 20 ans du génocide rwandais, le 7 avril 2014 au stade Amahoro. © Ben Curtis/AP/SIPA

Après que l’Église rwandaise a présenté ses excuses pour le rôle des catholiques dans le génocide de 1994, le gouvernement a réagi mercredi, estimant que c’était au Vatican de faire son mea culpa.

De Kigali à Rome, il n’y a qu’un pas, que le gouvernement rwandais a franchi ce jeudi. Après avoir pris acte des excuses de la Commission épiscopale dimanche pour le rôle des catholiques dans le génocide qui a fait 800 000 morts dans le pays en 1994, les autorités ont réagi mercredi. Non contentes de ce premier mea culpa, elles estiment désormais que c’est au Vatican de faire son auto-critique.

« Des excuses du Vatican seraient justifiées »

« Au vu de l’échelle à laquelle ces crimes ont été commis, des excuses de la part du Vatican seraient amplement justifiées », a soutenu le gouvernement rwandais dans un communiqué, assurant que de telles excuses avaient déjà été présentées par l’Église catholique pour des crimes selon lui « de plus petite ampleur ».

Dimanche, une lettre d’excuses signée par les évêques des neuf diocèses du Rwanda avait donc déjà été lue dans les églises du pays à l’occasion de la clôture par le pape François de « l’Année sainte de la miséricorde ».

L’évêque Philippe Rukamba, président de la Commission épiscopale rwandaise, avait toutefois précisé qu’il s’agissait d’une demande de pardon pour des individus et non pour l’Eglise en tant qu’institution. « L’Église n’a pas participé au génocide », avait-t-il affirmé, rappelant que l’Église catholique rwandaise avait déjà formulé des excuses similaires en 2000.

Ces excuses impliqueraient l’institution, et pas seulement quelques fidèles

Kigali a qualifié ces excuses de « profondément inadéquates ». « Elles permettent uniquement de mettre en lumière la distance qui sépare l’Église catholique d’une reconnaissance complète et honnête de ses responsabilités morales et légales », a estimé le gouvernement. Ce qui explique donc cette sortie et l’interpellation directe des autorités du Vatican, qui elles, parleraient au nom de l’Église en tant qu’institution.

Depuis la fin du génocide, qui a fait 800 000 morts en 1994 selon l’ONU, essentiellement parmi la minorité tutsi, l’Église catholique a été à plusieurs reprises mise en cause pour sa proximité avec le régime hutu extrémiste de l’époque et pour l’implication de prêtres et de religieux dans les massacres.

Entre avril et juillet 1994, de nombreuses églises furent le théâtre de tueries de masse, les miliciens hutu y trouvant leurs victimes rassemblées – parfois par des prêtres qui livraient ensuite leurs ouailles aux tueurs – et sans échappatoire.

Plusieurs prêtres, religieux et religieuses catholiques du Rwanda ont été jugés pour participation au génocide, principalement par les tribunaux rwandais, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou la justice belge. Certains ont été condamnés, d’autres ont été acquittés.

Environ la moitié des Rwandais sont aujourd’hui catholiques, alors que beaucoup se sont tournés depuis la fin du génocide vers les églises pentecôtistes dites « de réveil ».

Jueneafrique.com avec AFP

Procès Gbagbo: la CPI s’excuse pour la divulgation de l’identité de témoins

février 8, 2016

La Haye – La Cour pénale internationale qui juge l’ex-dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo à La Haye a présenté lundi ses excuses pour la divulgation par erreur la semaine dernière de l’identité de plusieurs témoins dont les noms devaient rester secrets.

Ce qui s’est produit vendredi après-midi est de la plus haute et plus inexcusable gravité et c’est pour quoi la chambre, mais je voudrais dire la CPI dans son ensemble, présente ses excuses, a déclaré le juge Cuno Tarfusser à l’occasion de la reprise du procès ouvert contre le 28 janvier contre M. Gbagbo pour crimes contre l’humanité.

Qualifiant l’incident de vraiment incroyable, le magistrat qui préside le tribunal a ajouté que la chambre a ordonné une enquête interne pour établir comment cela a pu se produire et qu’elle attendait un rapport détaillé.

Le juge Tarfusser a indiqué ignorer si la précipitation, la superficialité (ou) la stupidité étaient à l’origine de cet incident en refusant de spéculer sur autre chose, comme un acte délibéré.

Le procureur Eric MacDonald avait divulgué vendredi les noms de trois témoins protégés alors que les micros retransmettant le procès sur la chaîne publique de la CPI étaient restés ouverts par erreur.

Après ces excuses et une interruption de séance, le procès de l’ex-président ivoirien âgé de 70 ans et de son co-accusé, l’ancien chef de milice Charles Blé Goudé, 44 ans, a repris avec le contre-interrogatoire par la défense d’un autre témoin protégé par le nom de code P547, mais dont l’identité avait également été dévoilée la semaine dernière par mégarde pendant les débats.

MM. Gbagbo et Blé Goudé ont plaidé non coupable des accusations concernant leur responsabilité dans les violences post-électorales qui ont fait quelque 3.000 morts en cinq mois en 2010-11.

La divulgation des identités s’est produite alors que le procureur MacDonald demandait le huis clos pour protéger trois témoins dont il a cité ensuite les noms. Ceux-ci sont clairement audibles sur la chaîne de la CPI et ils se sont rapidement retrouvés sur les réseaux sociaux.

Une quatrième identité a ensuite été dévoilée, selon des médias.

La gaffe a fait la une de la presse en Côte d’Ivoire ce weekend, même si les partisans de M. Gbagbo comme ceux de son rival, le président Alassane Ouattara, en ont minimisé la portée.

Le juge Tarfusser a appelé les parties au calme car nous ne voulons pas enflammer les choses. Nous voulons juste faire notre travail.

Il a également souligné que tenter d’approcher ou permettre d’identifier les témoins, était un crime.

La protection des témoins aux procès devant la justice internationale est cruciale car beaucoup redoutent des représailles. La CPI, créée en 2002, tente de les protéger en cachant leur identité. A la barre, leur voix est modifiée et leur visage flouté.

Romandie.com avec(©AFP / 08 février 2016 14h47)

Kunduz: Obama a présenté ses excuses à la présidente de MSF

octobre 7, 2015

Washington – Barack Obama a présenté mercredi ses excuses à la présidente de Médecins sans Frontières (MSF) après le bombardement américain d’un hôpital de l’ONG à Kunduz, en Afghanistan, qui a fait 22 morts.

Ce matin, depuis le Bureau ovale, le président Obama a parlé au téléphone avec Joanne Liu, présidente internationale de MSF, pour s’excuser et présenter ses condoléances aux équipes de MSF et aux patients qui ont été tués ou blessés lorsqu’une frappe aérienne américaine a, par erreur, touché un hôpital MSF à Kunduz, a annoncé son porte-parole Josh Earnest.

Ce dernier a précisé que le président américain, qui s’est également entretenu par téléphone avec le président afghan Ashraf Ghani, s’était engagé à ce qu’une enquête complète et transparente soit menée.

Interrogé sur la demande d’enquête internationale formulée par MSF, M. Earnest s’est borné à répéter que le président américain avait confiance dans le Pentagone pour mener une enquête transparente et objective.

Trois enquêtes, une américaine, une afghane et une de l’Otan, ont déjà été diligentées sur cette affaire.

Mais MSF, qui s’est empressée d’accoler le vocable de crime de guerre à la tragédie, a soutenu mercredi ne pas faire confiance à une enquête militaire interne.

Sa présidente a réclamé une commission internationale humanitaire pour établir les faits.

Cela n’a pas été uniquement une attaque contre notre hôpital. Cela a été une attaque contre les Conventions de Genève. Nous ne saurions le tolérer, a affirmé Mme Liu qui a aussitôt reçu le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2015 20h06)

Après le discours du Premier ministre japonais, la Chine voudrait des excuses sincères pour la seconde Guerre mondiale

août 14, 2015

Pékin – La Chine a déclaré vendredi vouloir de la part du Japon des excuses sincères pour les agressions commises lors de la seconde Guerre mondiale, quelques heures après le discours du Premier ministre Shinzo Abe qui a réitéré les sentiments de remords profonds pour les actes commis pendant cette guerre.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a formulé cette demande dans un communiqué diffusé sur son site internet, constituant la première réaction officielle de Pékin après le discours du Premier ministre japonais plus tôt dans la journée à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la seconde Guerre mondiale, lors duquel il a appelé à ce que les générations futures soient exemptées de cet exercice de condoléances et excuses officielles.

Sans citer nommément Shinzo Abe, le ministère des Affaires étrangères a indiqué avoir pris connaissance de la déclaration du dirigeant du Japon en relation avec ces excuses. Il a ajouté que le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Yesui avait exprimé la position ferme de Pékin sur ce sujet à l’ambassadeur du Japon en Chine, Masato Kitera.

Le discours de M. Abe a été étudié de près, car les souvenirs de l’invasion japonaise qui a commencé dans les années 1930 et a duré jusqu’à la capitulation nippone en 1945 sont toujours une source de colère pour le peuple.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2015 18h59)

Netanyahu s’excuse publiquement pour ses propos contre les Arabes israéliens

mars 23, 2015

Jérusalem – Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu a présenté lundi ses excuses pour avoir dénoncé le danger de la mobilisation massive des Arabes israéliens aux élections législatives du 17 mars, qu’il a remportées.

Je sais que mes déclarations la semaine dernière ont offensé certains citoyens israéliens et des membres de la communauté des Arabes israéliens. Cela n’a jamais été mon intention. Je présente mes excuses pour cela, a dit M. Netanyahu.

Ces propos, tenus lors d’une rencontre avec des Arabes israéliens à Jérusalem, ont été diffusés par les télévisions.

Quelques heures avant la fermeture des bureaux de vote, M. Netanyahu avait lancé un appel pour inciter les partisans du Likoud, son parti, à aller voter. Le pouvoir de la droite est en danger. Les électeurs arabes arrivent en masse aux urnes. Les associations de gauche les amènent avec des autobus, avait-il dit.

Cet appel avait été entendu et M. Netanyahu a remporté son troisième mandat consécutif, contrairement à ce que prédisaient les sondages.

Le président américain Barack Obama avait critiqué ces propos: Ce genre de rhétorique est contraire à la plus pure tradition israélienne.

Ayman Odeh, le numéro un de la liste arabe qui a obtenu un record de 13 sièges sur 120 aux législatives, a rejeté les excuses de M. Netanyahu.

Elles ne sont pas acceptables car Benjamin Netanyahu prévoit non seulement de faire voter des lois racistes, mais avec ses déclarations, il a contesté le droit élémentaire des arabes israéliens à aller voter pour la Knesset (le Parlement), a affirmé lundi M. Odeh à la deuxième chaîne de télévision privée.

Netanyahu ne peut pas être sincère alors qu’il n’a pas invité les représentants légitimes qui ont obtenu plus de 90% des voix de la communauté arabe pour présenter ses excuses, a-t-il ajouté.

Selon la deuxième chaîne de télévision, les Arabes israéliens reçus lundi par Benjamin Netanyahu faisaient partie de la minorité de cette communauté, qui est favorable au Likoud.

Les Arabes israéliens, descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre après la création de l’Etat d’Israël en 1948, représentent environ 20% de la population israélienne.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2015 20h08)