Posts Tagged ‘Exécution’

Dix prix Nobel exhortent Ryad à ne pas exécuter 14 chiites

août 12, 2017

L’Archevêque Desmond Tutu lors d’une messe le 7 octobre 2016 à Cape Town / © AFP/Archives / Rodger Bosch

Dix prix Nobel du monde entier dont l’archevêque sud-africain Desmond Tutu ont exhorté l’Arabie saoudite à ne pas exécuter 14 Saoudiens de la minorité chiite condamnés après des protestations organisées en 2012.

« Stoppez les exécutions », s’intitule la lettre adressée au roi Salmane d’Arabie saoudite et au prince héritier Mohammed ben Salmane, les seules personnes qui peuvent aujourd’hui décider de surseoir à ces peines capitales.

En l’absence du roi Salmane, en visite privée à l’étranger, le prince héritier a pris les rênes du pouvoir dans ce royaume sunnite ultraconservateur. Il lui revient de signer ou pas le décret d’exécution.

« Tendez la main de la pitié » aux condamnés, plaident encore les dix personnalités internationales, dont plusieurs prix Nobel de la paix comme les anciens présidents sud-africain Frederik de Klerk et du Timor Oriental José Ramos-Horta, le Polonais Lech Walesa ou l’Irlandaise Mairead Maguire.

Ils évoquent notamment le cas d’un jeune étudiant saoudien, Mujtaba al-Sweika, « brillant » mais arrêté à l’âge de 18 ans à l’aéroport de Ryad alors qu’il partait vers une université américaine. « Parmi les charges retenues contre lui, le fait qu’il ait créé un groupe Facebook et posté des images de manifestations » de militants chiites dans l’est de l’Arabie saoudite, écrivent les signataires en demandant la clémence à son égard.

Ils dénoncent aussi le cas d’Ali al-Nimr, un jeune homme arrêté quand il était mineur pour avoir posté des appels à manifester et dont l’oncle Nimr al-Nimr, un dignitaire chiite saoudien très connu, a été exécuté début 2016.

En juillet, la Cour suprême saoudienne a confirmé la peine de mort prononcée contre ces 14 Saoudiens chiites. Les défenseurs des droits de l’Homme craignent une exécution imminente.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé les autorités saoudiennes d’avoir extorqué des confessions par la force et estiment que les condamnés n’ont pas bénéficié d’un procès équitable.

Les 14 chiites ont été condamnés en lien avec des manifestations dans la région de Qatif qui concentre la plus grande partie de la minorité chiite saoudienne. Ces derniers se considèrent marginalisés et discriminés par le pouvoir sunnite.

La Province orientale où est située Qatif, riche en pétrole, est régulièrement secouée par des violences attribuées par les autorités à des « éléments terroristes » ou des trafiquants de drogue.

Cette semaine, les autorités saoudiennes ont affirmé avoir rétabli l’ordre dans la ville d’Awamiya, dans la région de Qatif, après des troubles.

Awamiya, ville natale du dignitaire chiite Nimr al-Nimr, avait été l’épicentre de manifestations contre le pouvoir dans la foulée du Printemps arabe en 2011.

Ryad a exécuté 75 personnes cette année, un des taux les plus élevés dans le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 12h56)

Boko Haram a exécuté publiquement huit villageois qui s’opposaient à l’application rigoriste de l’islam dans le nord-est du Nigeria

juillet 11, 2017

Plus de 2,1 millions de personnes ont fui Boko Haram, comme cet enfant du camp de déplacés Bakassi, dans le nord-est du Nigeria, le 7 juillet 2017 / © AFP / STEFAN HEUNIS

Boko Haram a exécuté publiquement huit villageois qui s’opposaient à l’application rigoriste de l’islam dans le nord-est du Nigeria, selon une vidéo très violente visionnée par l’AFP.

Les victimes, les yeux bandés, sont allongées face vers le sol lorsqu’elles sont abattues à bout portant par quatre hommes armés et masqués. Les images montrent une foule qui exulte en assistant à cette scène.

Juste avant l’exécution, un homme portant un turban blanc affirme à la foule que les villageois condamnés sont des « apostats (qui) ont abandonné l’islam ».

« Ces personnes ne sont pas différentes des miliciens qui nous combattent, des espions et des soldats nigérians », poursuit l’homme non identifié en haoussa, une des langues les plus parlées dans le nord du Nigeria et dans la région du lac Tchad.

Les villageois ont défié la « police de la charia » – les membres de Boko Haram qui assurent l’application d’une interprétation stricte de la loi islamique – et ont menacés de se battre, affirme l’homme au turban, avertissant que quiconque osant défier les jihadistes connaitrait un sort semblable.

Aucun indice ne permet de savoir quand ni où ces images insoutenables ont été tournées, mais la végétation luxuriante semble indiquer que c’était durant la saison des pluies en cours.

La vidéo montre d’autres violentes punitions dont une lapidation à mort pour adultère, une décapitation pour trafic de drogue, des amputations pour vol et une flagellation pour consommation d’alcool.

Le message de Boko Haram semble être conçu pour contredire les revendications de l’armée nigériane selon laquelle les jihadistes sont sur le point d’être vaincus.

Le groupe, qui a prêté allégeance à l’État islamique, avait annoncé la création d’un califat à l’apogée de sa puissance en août 2014, après s’être emparé de larges pans de territoires dans le nord-est du Nigeria.

En octobre 2014, une vidéo similaire montrait un homme condamné à mort pour adultère, une amputation pour vol et un couple fouetté pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage.

Une autre vidéo diffusée le même mois affirmait montrer la décapitation d’un pilote de l’armée de l’air capturé après que son avion de combat ait été abattu.

Depuis le début de 2015, des opérations de contre-insurrection impliquant des troupes du Nigeria et de ses voisins (Cameroun, Tchad, Niger) ont largement affaibli le groupe jihadiste, mais le groupe reste actif, multipliant les attentat-suicides et les attaques contre les populations civiles et les positions de l’armée.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 16h35)                

La Corée du Nord veut exécuter l’ex-présidente sud-coréenne Park

juin 28, 2017

/ © POOL/AFP/Archives / JUNG YEON-JE

La Corée du Nord a menacé mercredi d' »infliger la peine de mort » à la présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye, l’accusant d’avoir ourdi un complot pour assassiner son leader Kim Jong-Un.

Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle KCNA, le ministère de la Sécurité et le parquet de Corée du Nord ont accusé Mme Park, actuellement incarcérée et jugée pour corruption en Corée du Sud, d’avoir donné son feu vert à un plan des services secrets sud-coréens pour liquider Kim Jong-Un.

« Nous faisons savoir, chez nous et à l’étranger, que nous infligerons la peine de mort à la traîtresse Park Geun-Hye », affirme ce communiqué.

Pyongyang a également menacé de tuer l’ex-directeur des services de renseignement sud-coréens Lee Byung-Ho.

« A partir de cet instant, ils pourront faire face à une mort misérable comme des chiens n’importe quand, n’importe où et de n’importe quelle façon », avertit le communiqué.

Pyongyang a exigé de la Corée du Sud qu’elle lui livre Mme Park et M. Lee en les accusant d' »infâme terrorisme d’Etat contre la magistrature suprême » de Corée du Nord.

En mai dernier, le ministère de la Sécurité nord-coréen avait affirmé avoir découvert un complot fomenté, selon lui, par les serices secrets américains et sud-coréens pour assassiner Kim Kong-Un à l’aide d’une arme biochimique.

Mme Park a été destituée en décembre 2017 par l’Assemblée nationale sud-coréenne, et a vu son immunité levée en mars dernier. Elle a été incarcérée et est actuellement jugée pour pour 18 chefs, y compris corruption, coercition et abus de pouvoir. Elle risque la prison à vie.

En février 2017, le demi-frère en disgrâce du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Nam, avait été assassiné dans l’aéroport de Kuala Lumpur par deux femmes qui lui avaient jeté au visage un agent neurotoxique, le VX, une version hautement mortelle du gaz sarin. Séoul avait immédiatement accusé Pyongyang d’avoir orchestré cet assassinat.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2017 16h08)                

Plus de 250 personnes exécutées par l’EI à Mossoul et dans ses environs cette semaine

octobre 28, 2016

Genève – Plus de 250 personnes ont été massacrées et près de 8.000 familles kidnappées par le groupe État Islamique (EI) cette semaine, à Mossoul et dans ses alentours, alors que les troupes irakiennes s’approchaient de cette ville du nord de l’Irak, a annoncé vendredi à Genève l’ONU.

Selon une porte-parole du Haut-commissariat pour les droits de l’homme, les jihadistes ont exécuté par balles 24 anciens membres des forces armées irakiennes mardi et 190 le lendemain. Ces 190 personnes ont été massacrées à la base militaire d’Al-Ghazlani, dans la ville de Mossoul.

En outre, mercredi, 42 personnes civiles ont été tuées d’une balle dans la tête dans la base militaire Al-Izza, en dehors de Mossoul, pour avoir apparemment refusé de suivre les instructions de l’EI.

Le Haut-commissariat pour les droits de l’homme a commencé en début de semaine à dresser une liste des atrocités qu’aurait commises l’EI, indiquant qu’il s’agissait d’informations préliminaires nécessitant plus de recherches. Selon sa porte-parole, Ravina Shamdasani, les dernières allégations ont été corroborées dans la mesure du possible, et le nombre total de personnes tuées pourrait être supérieur.

Le Haut-commissariat a par ailleurs indiqué que les extrémistes avaient kidnappé près de 8.000 familles autour de Mossoul. Des informations crédibles suggèrent que l’EI a forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers dans les districts autour de Mossoul, dans le but vraisemblable de se servir d’eux comme boucliers humains, selon l’ONU.

La porte-parole a ajouté que les jihadistes employaient une stratégie dépravée et lâche face à l’offensive des troupes d’élite irakiennes, soutenues par les États-Unis, lancée le 17 octobre pour reconquérir Mossoul, dernier bastion de l’EI en Irak.

L’ONU avait indiqué mardi avoir reçu des informations sur l’exécution de dizaines de personnes, dont 50 policiers, perpétrées par les jihadistes de l’EI à l’approche des troupes irakiennes de Mossoul.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2016 15h24)

Iran : un scientifique nucléaire, accusé d’espionnage, a été exécuté

août 7, 2016

Shahram-Amiri-Iran

Le porte-parole de la justice iranienne, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, a finalement mis un terme à vingt-quatre heures de suspense autour de l’exécution du scientifique nucléaire Shahram Amiri. «Sa peine de mort a été appliquée, car lors de son procès, il a été démontré qu’il espionnait au profit des Etats-Unis», a déclaré le porte-parole dimanche 7 août, lors d’un point presse.

Selon Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, Shahram Amiri a établi des liens avec «le premier ennemi de notre pays, c’est-à-dire les Etats-Unis» et il «leur a fourni des informations» sur la République islamique d’Iran.

Un jour plus tôt, la famille de Shahram Amiri avait annoncé son exécution aux médias persanophones basés à l’étranger. Sa mort, survenue mercredi 3 août, est d’autant plus choquante pour sa famille que, selon elle, ce scientifique nucléaire avait été condamné à dix ans de prison. Version qualifiée de «mensongère» par le porte-parole de la justice, même si jamais aucun média officiel iranien n’avait évoqué la peine capitale prononcée contre cet Iranien.

«Après que sa condamnation [à mort] a été confirmée, il a bénéficié d’un laps du temps, mais il ne s’est pas repenti et a même essayé d’envoyer de fausses informations depuis la prison vers l’extérieur», a déclaré Gholam-Hossein Mohseni-Ejei.

Kidnappé par Washington 

Shahram Amiri a disparu en 2009 alors qu’il était en pèlerinage en Arabie saoudite. Quelques temps plus tard, il a publié une vidéo dans laquelle il disait avoir été kidnappé par l’Agence centrale du renseignement américain (CIA) et transféré aux Etats-Unis, dans le but de «mettre la pression politique sur l’Iran» et de «prouver les mensonges que répètent les Etats-Unis» contre son pays natal.

Ensuite, la chaîne américaine ABC a rapporté que Shahram Amiri collaborait avec les services de renseignement américains. ABC a publié une vidéo où l’Iranien disait être sain et sauf et libre aux Etats-Unis, où il voulait poursuivre ses études. Au même moment, d’autres médias américains ont soutenu que l’Iranien avait demandé l’exil aux Etats-Unis.

Téhéran, de son côté, n’a jamais cessé de condamner «l’enlèvement» de ce citoyen iranien et de menacer de poursuivre l’affaire devant les instances politiques et judiciaires internationales.

Accueilli en héros

Un an plus tard, en juillet 2010, Shahram Amiri est enfin rentré à Téhéran, où il a été accueilli en héros par certaines autorités, notamment le ministre adjoint des affaires étrangères, Hassan Ghashghavi. Lors des entretiens avec des médias iraniens, M. Amiri a répété la version officielle iranienne, c’est-à-dire l’enlèvement par Washington et les pressions exercées par les Etats-Unis pour qu’il fasse de faux aveux contre la République islamique d’Iran.

Les médias américains ont, de leur côté, rapporté qu’il aurait été payé «cinq millions de dollars», soit 4,5 millions d’euros, pour ses renseignements sur le programme nucléaire de Téhéran et qu’il serait rentré en Iran à cause des pressions exercées sur sa famille restée en Iran.

Malgré l’accueil chaleureux réservé à Shahram Amiri à son retour en Iran, il a été arrêté et condamné à dix ans de prison, disent les membres de sa famille.

Le porte-parole de la justice s’est également vanté que ce dossier ait été l’un des exemples où les services de renseignement américains ont été trompés par l’Iran. «Les Américains croyaient que notre service de renseignement n’était pas au courant de leurs agissements», a-t-il ajouté. Laissant ainsi entendre que les Iraniens étaient dès le départ conscients de l’intention de Shahram Amiri avant son voyage en Arabie saoudite.

Des zones d’ombre

La nouvelle de sa pendaison a provoqué de nombreuses questions, notamment sur la vraie nature de sa disparition en Arabie saoudite et la véracité de l’accusation d’espionnage. Si Shahram Amiri était un espion à la solde des Etats-Unis, pourquoi a-t-il été accueilli en héros en Iran ? Pourquoi sa condamnation à mort n’a-t-elle été mentionnée nulle part avant que celle-ci soit appliquée le 3 août ?

L’Iran et les Etats-Unis n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran par des étudiants islamistes en novembre 1979, quelques mois après la révolution iranienne. Les tensions entre l’Iran et la communauté internationale se sont pourtant apaisées après l’accord sur le dossier nucléaire de Téhéran avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie), plus l’Allemagne, en juillet 2015.

Lemonde.fr

Un otage canadien exécuté par ses ravisseurs aux Philippines

avril 25, 2016

Ottawa – Le Canadien John Ridsdel, enlevé en septembre aux Philippines, a été exécuté par ses ravisseurs, le groupe islamiste Abu Sayyaf, a annoncé lundi le Premier ministre Justin Trudeau en se déclarant outré.

La responsabilité de ce meurtre commis de sang froid revient entièrement au groupe terroriste qui a pris la victime en otage, a-t-il déploré lors d’une brève déclaration télévisée.

Un autre Canadien, Robert Hall, enlevé avec M. Ridsdel le 21 septembre dernier en compagnie de sa conjointe philippine dans la marina d’un complexe hôtelier, est toujours détenu et des efforts pour sa libération sont en cours, a précisé M. Trudeau.

Le Canada condamne sans réserve la brutalité des ravisseurs du groupe Abu Sayyaf, a ajouté le chef du gouvernement canadien.

Plus tôt dans la journée, la police philippine avait indiqué avoir retrouvé la tête décapitée d’un étranger sur l’île de Jolo (1.000 km au sud de Manille), quelques heures après l’expiration d’un ultimatum fixé par Abu Sayyaf.

En mars, MM. Hall et Ridsdel étaient apparus émaciés sur une vidéo diffusée par le groupe jihadiste, aux côtés d’un Norvégien, Kjartan Sekkingstad, enlevé en même temps qu’eux. Ils déclaraient qu’ils seraient exécutés si une rançon de plusieurs millions d’euros n’était pas versée.

Dans une vidéo précédente, les ravisseurs exigeaient un milliard de pesos (20 millions d’euros) pour chacun des trois otages étrangers.

Le groupe Abu Sayyaf a prêté allégeance à l’organisation extrémiste sunnite Etat islamique qui contrôle des pans de territoire en Irak et en Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2016 20h43)

Arabie: 5 nouvelles exécutions dans des affaires criminelles

mars 1, 2016

Ryad – Trois Saoudiens, un Qatari et un Jordanien, condamnés à mort dans des affaires criminelles, ont été décapités au sabre mardi, ce qui porte à 69 le nombre des exécutions en Arabie saoudite depuis le début de l’année.

A Tabouk (nord), deux Saoudiens, Slimane et Ahmed Messaoudi, ont été exécutés après avoir été condamnés à la peine capitale pour trafic d’amphétamines, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Un troisième Saoudien, Kassadi Atoudi, a été décapité dans la région méridionale de Jazane où il avait été condamné à mort pour le meurtre d’un proche, selon la même source.

Le Qatari, Mohamed Jarboui, a été exécuté dans la région d’Al-Ahsa (est), où il avait été condamné à mort pour le meurtre d’un Saoudien.

Abdallah Tayaha, un Jordanien condamné pour trafic d’amphétamines, a été exécuté dans la région de Jawf, située dans l’extrême nord-ouest saoudien, selon le ministère saoudien de l’Intérieur.

Le 2 janvier, 47 personnes ont été mises à mort pour terrorisme dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran.

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultraconservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.

Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mars 2016 12h29)

La branche armée du Hamas annonce avoir exécuté un de ses membres

février 7, 2016

Gaza (Territoires palestiniens) – La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a annoncé dimanche avoir exécuté un de ses membres, condamné à mort par une cour martiale, une première dans l’histoire des brigades Ezzedine al-Qassam.

Les brigades Qassam annoncent que la peine de mort prononcée contre leur membre Mahmoud Echtaoui a été appliquée ce jour à 16 heures, indique la branche armée du Hamas dans un communiqué.

Ce texte ne détaille pas les accusations à l’encontre du combattant, sinon le fait que la justice militaire et islamique des brigades a prononcé cette peine car il avait violé les règles et l’éthique du groupe.

Des accusations d’espionnage au profit d’Israël pesaient contre M. Echtaoui, un haut responsable des brigades Qassam, notamment en charge des tunnels, principal outil stratégique du mouvement, ont expliqué sous le couvert de l’anonymat des sources proches de la formation.

C’est la première fois que les brigades Qassam annoncent l’exécution d’un de leurs membres condamné au sein même du mouvement.

Avec cette annonce, estiment des observateurs, la branche armée du Hamas cherche à faire un exemple au sein de ses troupes sur la question ultra-sensible du recrutement par Israël d’informateurs dans ses rangs.

Selon ces mêmes sources, M. Echtaoui était en charge d’une très importante unité d’hommes au sein des brigades Qassam et surtout un proche collaborateur de Mohammed Deif, l’insaisissable chef des brigades que l’armée israélienne a une nouvelle fois tenté d’assassiner après cinq échecs lors de la dernière guerre dans la bande de Gaza à l’été 2014.

Il était en outre responsable de tunnels creusés sous la bande de Gaza, dont de nombreux le long de la frontière avec Israël.

La destruction de ces galeries souterraines, qui ont servi par le passé à attaquer le territoire israélien, était l’un des objectifs primordiaux de l’offensive israélienne menée en juillet-août 2014 contre l’enclave palestinienne.

Depuis le début de l’année 2016, quatre peines de mort ont été infligées à des Gazaouis accusés d’espionnage au profit d’Israël.

Le Centre palestinien des droits de l’Homme (PCHR), l’une des organisations les plus actives pour la défense des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés, rapportait fin décembre que neuf peines capitales avaient été prononcées dans la bande de Gaza en 2015 et deux en Cisjordanie occupée, dirigée par l’Autorité palestinienne.

Outre les peines de mort prononcées par des tribunaux, civils ou militaires, le Hamas a récemment procédé à des exécutions pour collaboration, décidées par des tribunaux révolutionnaires et parfois menées sur la place publique.

La plus frappante avait eu lieu en pleine guerre en 2014 lorsque des hommes portant des uniformes de la branche armée du Hamas avaient fusillé six hommes devant la principale mosquée de la ville de Gaza, à la sortie de la grande prière.

Selon la loi palestinienne, les collaborateurs, meurtriers et trafiquants de drogue encourent la peine de mort.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2016 17h38)

Un djihadiste francophone de l’EI exécute un prisonnier et menace

janvier 30, 2016

 Djihadiste

L’Etat islamique (EI) a mis en ligne samedi une vidéo d’exécution par balles dans laquelle un bourreau cagoulé parle en français. L’homme profère des menaces contre « les mécréants » et menace l’Espagne et le Portugal.

Dans une vidéo de près de huit minutes, diffusée par la branche média de la province de Ninive du groupe, cinq hommes tuent d’une balle dans la tête cinq prisonniers en tenue orange, présentés comme des « espions ». Les cinq victimes s’expriment en arabe sur les raisons de leur capture.

Le djihadiste parlant en français, dont les mèches blondes dépassent d’une cagoule brune qui ne laisse entrevoir que ses yeux, est le seul bourreau à prendre la parole. Il est vêtu d’un treillis alors que les autres bourreaux portent une tenue noire.

Il évoque des ennemis de l’EI « en pleine débâcle » et les prévient de s’attendre à quelque chose qui leur fera oublier « le 11 septembre et les attentats de Paris ».

Espagne et Portugal menacés
Le djihadiste francophone évoque également l’Espagne et le Portugal, assurant que l’EI vise le retour d’Al-Andalus, nom des territoires de la péninsule Ibérique sous domination musulmane entre le VIIIe et le XVe siècles. Il cite notamment les villes de Tolède et Cordoue.

Avant que les cinq bourreaux procèdent aux exécutions, filmées dans un site en ruine, non localisé, le djihadiste aborde les raids aériens contre le groupe djihadiste en Syrie et en Irak, qui se heurtent au « bouclier du califat ».

L’EI a proclamé en juin 2014 un « califat » sur les pans de territoire qu’il contrôle en Syrie et en Irak, où il fait régner sa loi et a multiplié les exactions.

Romandie.com

Syrie: un jihadiste tue sa mère qui voulait le faire quitter l’EI

janvier 8, 2016

Beyrouth – Un jihadiste syrien de 20 ans a exécuté en public sa mère qui avait tenté de le convaincre d’abandonner le groupe Etat islamique (EI), a affirmé vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Le mère, Lina, une postière de 40 ans, a effectué les 50 km reliant Tabaqa, où elle habite, à Raqa, capitale de facto de l’EI, pour implorer son fils, Ali Saqr, de la suivre en lui exprimant ses craintes qu’il trouve la mort dans des bombardements de la ville par la coalition conduite par les Etats-Unis.

Le jeune homme, qui a appartenu successivement aux modérés de l’Armée syrienne libre (ASL) et au Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, avant l’EI, a aussitôt informé ses supérieurs qui ont arrêté cette femme pour apostasie .

Il a ensuite abattu mercredi sa mère d’une balle dans la tête devant une centaine de personnes rassemblées sur une place de Raqa face à la Poste.

L’OSDH a recensé un cinquantaine de crimes méritant la mort chez l’EI. Parmi eux figurent notamment l’adultère, l’homosexualité, la zoophilie et le fait pour un jihadiste d’exposer ses parties génitales.

Trahir des musulmans, critiquer un sermon religieux, travailler avec la coalition, couper des routes et … capturer et torturer un militant anti-EI ou un adversaire armé sans autorisation des autorités jihadistes, figurent parmi la liste des actions considérées comme un délit par l’EI.

L’EI s’est fait connaître pour ses atrocités, notamment les exécutions par décapitation, la mise à mort par le feu ou la destruction de monuments appartenant au patrimoine mondial de l’humanité.

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2016 13h27)