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France: un célèbre braqueur en cavale vu dans une voiture transportant des explosifs

juillet 25, 2018

Pontoise (France) – Trois semaines après sa spectaculaire évasion en hélicoptère de sa prison près de Paris, le braqueur Redoine Faïd a été repéré mardi non loin de la capitale à bord d’une voiture transportant des explosifs et a échappé de peu à la police.

« Un important dispositif de recherche » a été mis en place mercredi, a affirmé à l’AFP une source proche de l’enquête, selon laquelle cet homme de 46 ans en fuite depuis le 1er juillet a été identifié sur la base d' »images » et de « témoignages ».

Mardi, peu après 16H30 (14H30 GMT), des gendarmes repèrent un véhicule à proximité d’une station-service d’une localité au nord de Paris, Piscop. Quand ils veulent contrôler ses deux occupants, ces derniers prennent la fuite. S’engage alors une course-poursuite avec les forces de l’ordre qui se termine quelques kilomètres plus loin, dans le parking couvert d’un centre commercial de la ville de Sarcelles où les deux hommes abandonnent la voiture, ont raconté à l’AFP des sources concordantes.

« Ils leur ont échappé de peu. Ca s’est joué à quelques secondes », a affirmé une source policière.

« Six pains de plastic » ont été retrouvés dans le coffre, ainsi qu’un « jeu de fausses plaques d’immatriculation », a dit cette source, et le centre commercial a été évacué afin de permettre des opérations de déminage.

La voiture a été retirée de ce parking de 100 places, où des pancartes avertissent d’une surveillance vidéo, a constaté mercredi une journaliste de l’AFP. Il compte une seule sortie pour les piétons, qui débouche sur le parking en plein air d’un magasin d’électronique.

« Habitué à la cavale », Redoine Faïd est présenté par la police comme un « individu dangereux ». Depuis son évasion, une centaine de policiers spécialisés se concentrent sur la traque de ce multirécidiviste qui s’était déjà échappé, en 2013, d’une prison du nord de la France avant d’être repris, six semaines plus tard, en banlieue parisienne.

– Hélicoptère et disqueuses –

Des analyses d’empreintes et d’ADN trouvés dans la voiture étaient en cours mercredi afin d’identifier formellement le braqueur, a déclaré une source proche de l’enquête.

Redoine Faïd a été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d' »organisateur » dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale.

Le 1er juillet, en quelques minutes à peine, il s’était évadé, aidé par un commando armé qui avait auparavant pris en otage un pilote d’hélicoptère.

Deux hommes portant des cagoules et des brassards de police, équipés de fusils d’assaut de type kalachnikov et de disqueuses, avaient sauté de l’appareil qui survolait la cour d’honneur du centre pénitentiaire de Réau, près de Melun. Après avoir scié plusieurs portes et lâché des fumigènes, ils avaient récupéré leur complice au parloir.

Le 10 juillet, les enquêteurs ont mis la main au nord de Paris sur un sac contenant notamment des armes, des cagoules et une disqueuse qu’ils soupçonnent d’avoir appartenu au commando ayant participé à son évasion.

Une semaine auparavant, le dernier véhicule connu à bord duquel le fuyard pourrait avoir pris place avait été également retrouvé dans cette région qu' »il connaît bien », avait fait valoir une source proche de l’enquête, puisque le braqueur en est originaire.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 14h35)                                                        

Attentat déjoué en France: trois kilos d’explosifs, des armes, un drapeau de l’EI retrouvés (procureur)

avril 18, 2017

Paris – Les deux hommes arrêtés mardi à Marseille (sud de la France) et soupçonnés de préparer un attentat « imminent » étaient en possession de trois kilos d’explosifs, d’armes à feu et d’un drapeau de l’organisation jihadiste Etat islamique, a déclaré le procureur de Paris.

Les deux suspects, de nationalité française, Clément B., 23 ans, et Mahiedine M., 29 ans, « deux individus aussi méfiants que déterminés », se préparaient à procéder à « une action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu’on puisse déterminer avec précision le jour, la ou les cibles visé(es) », a ajouté le procureur François Molins au cours d’une conférence de presse.

Les responsables de la sécurité de plusieurs candidats à la présidentielle avaient cependant été prévenus la semaine dernière de la dangerosité des deux hommes, dont des photos avaient été distribuées.

Le premier tour de l’élection se déroule dimanche.

Les policiers ont saisi dans l’appartement occupé par les deux hommes à Marseille trois kilos de TATP, un explosif artisanal prisé des jihadistes, une grenade artisanale, plusieurs armes à feu dont un pistolet-mitrailleur, des sacs de munitions et un drapeau de l’Etat islamique, a notamment expliqué le procureur.

La France a été frappée depuis 2015 par une série d’attentats jihadistes qui ont au total fait 238 morts. Une vingtaine de tentatives d’attentats ont été déjouées depuis début 2016, selon le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 20h23)

Projet d’attentat en Allemagne: des matériaux hautement explosifs retrouvés

octobre 8, 2016

Berlin – Des matériaux hautement explosifs ont été retrouvés samedi par la police allemande à Chemnitz (est) dans l’appartement d’un Syrien, soupçonné de préparer un attentat à la bombe et qui est en fuite, a indiqué la police locale.

Dans l’appartement concerné à Chemnitz, des matériaux hautement explosifs ont été trouvés, de nouvelles mesures d’évacuation sont nécessaires, a tweeté la police régionale judiciaire de Saxe.

Plusieurs centaines de grammes d’une substance très dangereuse qui ne peut être transportée sans précaution ont été retrouvés dans cet appartement, a précisé le porte-parole de la police de Saxe, Tom Bernhardt.

La police a interpellé trois personnes, deux près de la gare et une troisième en centre-ville.

Il s’agit de connaissances du suspect recherché qui ont été interpellées et placées en garde à vue, a indiqué M. Bernhardt, précisant qu’elles étaient actuellement interrogées.

La police de Saxe a diffusé un avis de recherche concernant Jaber Albakr, ce Syrien né en janvier 1994, vêtu d’un sweat à capuche noir orné d’un gros motif et soupçonné de préparation d’un attentat à la bombe.

Ce projet d’attentat pourrait avoir une motivation islamiste, ont indiqué des sources proches de la police à l’AFP.

Jaber Albakr est arrivé en Allemagne l’année dernière comme réfugié et se trouvait sous la surveillance des renseignements intérieurs depuis un certain temps, affirme le site internet Focus online, qui cite des sources des services de sécurité.

Il serait soupçonné d’avoir préparé un attentat à la bombe visant un aéroport allemand, d’après Focus online.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2016 17h03)

Attentats de Paris: un atelier de confection d’explosifs découvert à Bruxelles

janvier 8, 2016

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Un policier le 29 décembre 2015, à Bruxelles.afp.com/NICOLAS MAETERLINCK

Une empreinte digitale de Salah Abdeslam a été retrouvée dans un appartement de Bruxelles, ainsi que trois ceintures « qui pourraient avoir été destinées à transporter des explosifs » dont des traces ont également été décelées lors d’une perquisition menée le 10 décembre.

La presse belge le révélait ce vendredi matin: les ceintures d’explosifs qui ont servi aux terroristes lors des attentats du 13 novembre ont été confectionnées en Belgique, à Bruxelles. Une information confirmée dans la matinée par le parquet belge, qui a précisé avoir retrouvé « une empreinte digitale de Salah Abdeslam« , soupçonné d’avoir participé aux opérations en novembre dernier et qui est en fuite depuis.

« Trois ceintures confectionnées à la main » ont aussi été retrouvées dans cet appartement « et pourraient avoir été destinées à transporter des explosifs », d’après le communiqué du parquet fédéral. Cette habitation bruxelloise semble donc avoir servi d’atelier aux auteurs des attaques du13 novembre

Des traces de l’explosif utilisé à Paris

L’appartement, situé dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, avait été perquisitionné le 10 décembre, mais ces informations n’avaient pas été révélées par les autorités avant des fuites dans la presse vendredi. Dans son communiqué, le parquet fédéral « confirme la découverte de matériel destiné à la préparation d’explosifs ainsi que celle de traces de TATP« . Il s’agit de peroxyde d’acétone, un explosif instable utilisé lors des attentats du 13 novembre.

La perquisition a été menée « au troisième étage d’un appartement situé à Schaerbeek, rue H. Bergé. Cet appartement avait été loué sous une fausse identité, laquelle pourrait avoir été utilisée par une personne actuellement placée sous mandat d’arrêt. » C’est dans cette commune bruxelloise que les autorités perdent la trace de Salah Abdeslam. Elle s’arrête au samedi 14 novembre, lendemain des attentats, vers 14h dans une rue de Schaerbeek, où l’un des inculpés a reconnu l’avoir déposé.

De quand date l’empreinte?

Quand a-t-il pu déposer l’empreinte découverte dans l’appartement? « Nous avons trouvé l’empreinte mais nous n’avons pas d’idée de quand elle a été laissée. Une empreinte ne comporte pas de date ou d’heure », a dit un porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt. « Peut-être qu’il y est allé pour prendre sa ceinture (avant les attaques), ou bien il y est allé après. Je suppose que les deux hypothèses sont possibles ».

Depuis les attentats de Paris, la justice belge a inculpé 10 personnes pour terrorisme, dont neuf sont toujours en détention préventive. Il s’agit d’hommes soupçonnés d’avoir aidé Salah Abdeslam dans sa cavale. Ce dernier, qui a selon les enquêteurs convoyé les kamikazes du Stade de France et peut-être renoncé à commettre un attentat dans le 18e arrondissement de Paris, reste introuvable depuis qu’il a été ramené à Bruxelles en voiture au lendemain des attaques qui ont fait 130 morts dans la capitale française.

Selon le parquet, les enquêteurs belges cherchent par ailleurs toujours à déterminer avec certitude qui étaient les personnes restées en contact téléphonique depuis Bruxelles avec les assaillants de Paris et de Saint-Denis et qui pourraient être les donneurs d’ordres.

Une hypothèse sérieuse est qu’il s’agissait de deux hommes visés par un mandat d’arrêt international lancé le 5 décembre par la justice belge. Ils avaient été contrôlés le 9 septembre avec Salah Abdeslam à la frontière entre l’Autriche et la Hongrie. Ils avaient présenté de fausses cartes d’identité belges au nom de Samir Bouzid et Soufiane Kayal.

Lexpress.fr

France/attentats: une apparente ceinture d’explosifs retrouvée dans une poubelle

novembre 23, 2015

Paris – Une ceinture qui pourrait s’apparenter à une ceinture d’explosifs a été découverte lundi à Montrouge, à la périphérie sud de Paris, dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale française, a-t-on appris de sources concordantes.

Elle a été retrouvée en fin d’après-midi dans une poubelle, a indiqué une source policière.

Découverte par des éboueurs, elle semble avoir la même configuration que les gilets utilisés par les jihadistes qui se sont fait exploser dans les attaques du 13 novembre, selon une autre source policière.

Elle est en cours d’analyse pour confirmer qu’il s’agit d’explosifs, a précisé une source proche de l’enquête.

Selon cette source, Salah Abdeslam, frère d’un kamikaze et suspect clé introuvable depuis les attaques, avait été localisé par la téléphonie le soir des attentats du 13 novembre à proximité de Montrouge, dans la commune voisine de Châtillon.

Salah Abdeslam, un Français de 26 ans résidant en Belgique, pourrait être l’unique auteur direct des attaques de Paris encore vivant.

Activement recherché pour avoir au moins joué un rôle de logisticien dans les tueries, il était peut-être prêt à se faire sauter, selon l’avocate d’un des deux hommes qui ont reconnu l’avoir exfiltré vers la Belgique le 14 novembre.

Selon le procureur de Paris, François Molins, qui dirige l’enquête, les gilets ou ceintures d’explosifs portés par les kamikazes étaient composés de TATP, de piles et d’un détonateur sous forme de bouton-poussoir, ainsi que de boulons pour contribuer à aggraver encore le mécanisme et le souffle de l’explosion.

Le TATP est un explosif primaire, très volatil, constitué de peroxyde d’azote, avait expliqué le procureur au lendemain des attentats.

Romandie.com avec(©AFP / 23 novembre 2015 20h38

Syrie: Damas meurtrie par les attentats les plus sanglants en deux ans

février 22, 2013
Photo Par Louai Beshara - La série d'attentats qui a frappé Damas jeudi a fait plus de 80 morts selon un nouveau bilan, soit les attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis le début du conflit il y a près de deux ans en Syrie
  • AFP/AFP – Photo Par Louai Beshara – La série d’attentats qui a frappé Damas jeudi a fait plus de 80 morts selon un nouveau bilan, soit les attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis le début du conflit …plus  il y a près de deux ans en Syrie  moins 
  • Photo Par Louai Beshara - Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier dans la capitale syrienne depuis le début du conflit il y a près de deux ans. Les Affaires étrangères ont donné de leur côté un bilan de 53 mortsLes attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l'opposition que par le régime qui a accusé des "groupes liés à Al-Qaïda", ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l'ONU, Ban-Ki-moonPhoto Par Louai Beshara – Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier dans la capitale syrienne depuis le début du conflit il y a près de deux ans. Les Affaires étrangères ont donné de leur côté un bilan de 53 morts
  • Les attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l’opposition que par le régime qui a accusé des « groupes liés à Al-Qaïda », ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l’ONU, Ban-Ki-moon

Au total, les violences de jeudi à travers le pays ont fauché la vie de près de 290 personnes selon une ONG syrienne, soit l’un des bilans quotidiens les plus lourds dans cette guerre civile qui ne donne aucun signe de répit.

La Syrie s’enfonce de plus en plus dans la spirale de violences alors les grandes puissances restent divisées sur une solution au conflit. Jeudi, les membres du Conseil de sécurité ne sont même pas arrivés à se mettre d’accord sur le texte d’une déclaration réagissant aux attentats de Damas.

Quatre attentats ont frappé jeudi la capitale syrienne, place forte du régime de Bachar al-Assad, faisant au moins 83 morts, en majorité des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La principale attaque a eu lieu dans le centre de Damas, lorsqu’un kamikaze a fait sauter sa voiture remplie d’explosifs près de l’entrée du siège du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, tuant 61 personnes.

L’attentat a fait exploser les fenêtres de l’ambassade de Russie, sans faire de blessés, selon des agences de presse à Moscou. La Russie est l’un des rares pays appuyant le régime du président Assad et continue d’avoir une présence diplomatique à Damas.

Dans ce qui semble être une action coordonnée, un triple attentat a visé le même jour des sièges des services de sécurité dans le nord de Damas, tuant 22 personnes, dont 19 membres des forces gouvernementales, selon l’OSDH qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Une série d’attentats meurtriers ont frappé ces derniers mois Damas, visant les bâtiments gouvernementaux, des Renseignements ou de la sécurité, dont plusieurs ont été revendiqués par les jihadistes du Front Al-Nosra.

Les attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l’opposition, qui a évité cette fois-ci de pointer le régime du doigt, que par Damas qui a accusé des « groupes liés à Al-Qaïda », ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l’ONU, Ban-Ki-moon.

Moscou fustige Washington à l’ONU

Mais si M. Ban a réaffirmé « sa ferme conviction qu’une solution politique est la seule issue », celle-ci semble improbable à court terme, régime et rebelles étant déterminés à en finir avec l’autre partie coûte que coûte.

Les divisions internationales entre pays occidentaux, qui appellent au départ de M. Assad, et la Russie, qui soutient le régime, compliquent aussi la donne.

Ainsi, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU n’ont pas réussi jeudi soir à se mettre d’accord sur le texte d’une déclaration réagissant aux attentats de Damas, en raison de divergences sur les responsabilités respectives du régime et de l’opposition dans les violences en Syrie, selon un diplomate.

De son côté, la Russie a accusé les diplomates américains de bloquer une condamnation des attentats par le Conseil de sécurité, et affirmé que les Etats-Unis « encourageaient » les attaques des insurgés en bloquant les communiqués du Conseil sur les attaques en Syrie.

Le conflit a fait plus de 70.000 morts en près de deux ans et poussé à l’exode des centaines de milliers d’habitants. Selon l’OSDH, plus de 200.000 personnes ont été emprisonnées par les forces du régime et des centaines sont mortes sous la torture.

Vendredi, l’organisation de défense de droits de l’Homme Human Rights Watch a demandé un accès aux prisons syriennes après la mort il y a quelques jours d’un militant de 64 ans, Omar Aziz, décédé d’une crise cardiaque, alors qu’il était transporté à l’hôpital de la redoutable prison de Mazzé à Damas.

M. Aziz distribuait de l’aide humanitaire dans les banlieues de Damas en proie aux combats, avant d’être arrêté en novembre dernier.

AFP