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Canada: Etienne Mabiala, originaire du Congo-Brazzaville, est l’une des victimes de l’explosion survenue à Ottawa

janvier 17, 2022
Un homme sourit à la caméra.

Etienne Mabiala, un résident d’Ottawa âgé de 59 ans, fait partie des personnes disparues et présumées mortes à la suite de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa. Photo: Gracieuseté : Darlene Mabiala

Etienne Mabiala, un Ottavien âgé de 59 ans, fait partie des victimes de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa, où se trouve l’usine d’un constructeur de camions-citernes.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a confirmé la mort d’un homme et la disparition de cinq autres personnes, présumées mortes, à la suite de l’explosion survenue jeudi dans un édifice de la compagnie Eastway Tank situé au 1995, chemin Merivale, entre la promenade Cleopatra et le chemin Slack.

Etienne Mabiala, qui était électricien pour Eastway Tank, est l’une des personnes disparues et présumées mortes, ont confirmé ses filles.

Celles-ci, Darlene et Celeste, ont souligné à quel point leur père était un travailleur chevronné et un homme apprécié de tous.

Il était vraiment une bonne personne , a dit Darlene, âgée de 30 ans, au cours d’une entrevue téléphonique avec CBC.

Son sourire était le meilleur. Il illuminait la pièce , a ajouté Celeste, 28 ans.

Etienne Mabiala était aussi un mari attentionné, qui appelait leur mère à chaque heure de lunch, ont indiqué les deux jeunes femmes.Une famille assise dans un escalier.

Celeste Mabiala, Darlena Mabiala avec leur mère, Nathalie, et leur père, Etienne Photo: Courtoisie: Darlene Mabiala

Quand elles étaient enfants, il n’hésitait pas à courir plusieurs magasins pour pouvoir mettre la main sur un jouet convoité qui était difficile à trouver, se sont remémoré Darlene et Celeste.

Il nous aimait vraiment toutes, a résumé Darlene.

Il était le meilleur et, honnêtement, la maison semble vide sans lui, a ajouté Celeste.

Etienne Mabiala était électricien et ingénieur de formation. Né en juin 1962 au Congo-Brazzaville, a déménagé au Canada il y a plusieurs décennies. Avant de devenir électricien, il a travaillé comme ingénieur aéronautique pour Air Afrique au Sénégal.

Ses filles l’appelaient un « génie » dont les aptitudes en ingénierie lui permettaient non seulement de travailler sans manuel, mais aussi de les aider à résoudre des problèmes complexes de mathématiques et de sciences à l’école.

N’a pas répondu au téléphone

Mabiala récupérait généralement ses filles après le travail, mais lorsqu’elles l’ont appelé jeudi, son téléphone est tombé sur la messagerie vocale.

« Je ne sais pas s’ils vont retrouver son corps », a déclaré Darlene. « C’est la chose qui m’inquiétait le plus. C’est juste de ne pas le trouver. »

Charlotte Rothgeb, l’une des anciennes collègues de Mabiala chez Eastway Tank, a également pensé à lui lorsqu’elle a entendu parler de l’explosion.

« Il était vraiment timide », a déclaré Rothgeb.

« Mais si vous l’avez attrapé au bon moment, et si vous aviez un grand sourire sur votre visage et que vous lui disiez ‘salut’, il avait, comme, le plus grand sourire sur son visage. »

Elle a dit que les travailleurs d’Eastway étaient un groupe très uni, presque comme une famille.

« Je ne peux pas m’empêcher d’y penser. C’est tellement triste », a déclaré Rothgeb. « C’est tellement horrible. Je me sens si mal pour eux tous, comme pour toutes leurs familles. »

Alors que la famille a pleuré Etienne au cours des deux derniers jours, Darlene a déclaré qu’il y avait des choses qu’elle aurait aimé pouvoir lui dire de son vivant.

« J’ai l’impression que parfois je tenais ça pour acquis », a-t-elle déclaré. « Je souhaitais juste que je dise au revoir ce matin

Une autre victime de l’explosion a été identifiée, vendredi. Il s’agit de Rick Bastien, un résident de Luskville, en Outaouais, qui était âgé de 57 ans.

Par Radio-Canada avec les informations de Joseph Tunney, CBC

Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste

novembre 15, 2021
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni releve le niveau de la menace terroriste
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste© AFP/Paul ELLIS

Le Royaume-Uni a relevé lundi à « grave » le niveau de la menace terroriste sur le sol britannique, après l’explosion d’un taxi à Liverpool (nord de l’Angleterre), qualifiée d' »acte terroriste » par la police.

Cette attaque, qui a fait un mort – le terroriste présumé – vient rappeler « le besoin pour chacun de nous de rester vigilant », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson lors d’une conférence de presse, soulignant que « le peuple britannique ne se laissera jamais intimider par le terrorisme ».

« Nous ne cèderons jamais devant ceux qui veulent nous diviser », a-t-il ajouté.

Ce relèvement du niveau de la menace signifie que les autorités considèrent comme hautement probable une attaque terroriste.

Quatre hommes ? âgés de 20 à 29 ans ? ont été arrêtés depuis l’explosion dimanche du taxi devant un hôpital pour femmes de Liverpool, a annoncé la police qui a évoqué lundi un « acte terroriste » tout en précisant que ses motivations « restaient à déterminer ».

La ministre de l’Intérieur Priti Patel a souligné qu’il s’agissait de la deuxième attaque en un mois, après le meurtre le 15 octobre du député David Amess lors d’une permanence parlementaire à une soixantaine de kilomètres de Londres. Son auteur présumé a été inculpé pour meurtre et préparation d’actes terroristes.

Les enquêteurs pensent que l’engin explosif de Liverpool a été « fabriqué » par le passager du taxi, qui est décédé dans l’explosion.

La police a perquisitionné deux adresses à Liverpool. A l’une d’elle, avenue Rutland, « des éléments importants ont été trouvés et des recherches supplémentaires seront nécessaires aujourd’hui et potentiellement dans les prochains jours », a indiqué la police.

Le passager avait emprunté le taxi dans cette avenue, demandant au chauffeur de l’emmener à l’hôpital pour femmes, situé à dix minutes en voiture.

C’est devant cet hôpital que l’explosion est survenue dimanche matin, au moment où le Royaume-Uni commémorait les victimes des guerres, à l’occasion du « Dimanche du Souvenir ».

Elle s’est produite juste avant 11H00 (locale et GMT), heure à laquelle la nation se recueillait en silence, et à quelques centaines de mètres de la cathédrale de Liverpool où des centaines de soldats, vétérans et membres du public étaient rassemblés.

« Nous ne pouvons pas établir de lien à ce stade mais c’est une piste d’enquête que nous explorons », a déclaré lors de la conférence de presse lundi Russ Jackson, chargé de la police antiterroriste de la région, à propos de ces commémorations.

Il a précisé que les enquêteurs pensaient connaître l’identité du passager tué mais ne souhaitaient pas la révéler pour le moment.

« Bravoure incroyable »

Blessé lors de l’explosion, le chauffeur de taxi a été qualifié de « héros » par des responsables politiques et des tabloïds qui ont affirmé qu’il avait permis d’éviter des morts.

« Il semble que le chauffeur de taxi en question se soit comporté avec une présence d’esprit et une bravoure incroyables », a déclaré Boris Johnson lundi lors d’une visite dans un centre médical de Londres.

D’après The Daily Mail, le chauffeur a repéré que son passager avait l’air « suspect » et l’a enfermé dans le taxi, avant de s’échapper.

« Le chauffeur de taxi, dans ses efforts héroïques, a réussi à éviter ce qui aurait pu être une catastrophe absolument horrible à l’hôpital », a déclaré la maire de Liverpool, Joanne Anderson sur la BBC, confirmant qu’il avait « verrouillé les portes » du véhicule.

Il a depuis quitté l’hôpital où il était soigné, selon la police.

La police antiterroriste est chargée de l’enquête avec, selon la BBC, le soutien du service de renseignement MI5.

Appel à la vigilance

La police locale avait expliqué avoir été alertée vers 11H00 et être immédiatement intervenue.

Des images ont montré une large fumée grise s’échappant des lieux de l’explosion et un véhicule carbonisé.

Phil Garrigan, chef des pompiers du Merseyside, a déclaré que l’incendie du véhicule était « complètement développé » à l’arrivée des véhicules de secours.

La police a exhorté la population à « rester calme mais vigilante ».

Par Le Point avec AFP

Russie: 16 morts dans l’incendie d’une usine d’explosifs

octobre 22, 2021

Un incendie a ravagé vendredi une usine d’explosifs dans l’ouest de la Russie, faisant au moins 16 morts et un disparu, le pays étant régulièrement touché par ce type de catastrophes meurtrières.

Des pompiers luttent contre l'incendie dans une usine d'explosifs et de produits chimiques dans la région de Riazan (ouest de la Russie), le 22 octobre 2021

© Yuri KADOBNOV Des pompiers luttent contre l’incendie dans une usine d’explosifs et de produits chimiques dans la région de Riazan (ouest de la Russie), le 22 octobre 2021

Le sinistre s’est déclaré dans un atelier du site industriel Elastik, spécialisé dans la fabrication d’explosifs industriels et de munitions, et situé dans la région de Riazan, à environ 200 km au sud de Moscou.

Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

© Handout Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

Le ministère russe des Situations d’urgence a indiqué que le feu s’est déclaré lors « d’un processus technique », sans donner plus de détails. 

Les autorités régionales ont initialement fait état de 15 morts, avant d’annoncer plus tard qu’un homme hospitalisé avec de graves brûlures avait succombé à ses blessures.

« Officiellement, 16 personnes sont mortes dans cet incident », a indiqué le gouvernement de la région de Riazan dans un communiqué. « Le sort d’une personne reste inconnu, les services de secours sont en train de la rechercher », a-t-il précisé. 

En tout, 170 secouristes et des dizaines de véhicules de pompiers ont été dépêchés sur les lieux. Le ministre russe des Situations d’urgence par intérim, Alexandre Tchouprian, s’y est rendu également.

Incendie dans une usine d'explosifs en Russie: les secours sur place

© Fournis par AFP Incendie dans une usine d’explosifs en Russie: les secours sur place

– « Entreprise stratégique » –

Selon son site internet, Elastik est considéré comme une « entreprise stratégique » par le gouvernement russe et appartient au conglomérat public Rostec, qui fournit des produits industriels et de haute technologie aux secteurs civils et militaires. 

Après avoir fait faillite en 2015, les ateliers d’Elastik sont utilisés depuis 2017 par d’autres entreprises actives dans le secteur des explosifs, selon l’agence de presse Interfax. 

Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

© Handout Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

L’atelier concerné a été entièrement détruit par les flammes, selon les secouristes.

Ces derniers ont diffusé des images où l’on voit de la fumée flotter au-dessus d’une construction partiellement soufflée et des débris carbonisés. Le site semble être au milieu d’une forêt.

Le ministère russe des Situations d’urgence a souligné que les populations des localités voisines n’étaient pas en danger.

L’incendie a pu être causé par une « violation des processus technologiques » et des « normes de sécurité », selon une source au sein

Le Comité d’enquête russe, chargé des principaux dossiers criminels, a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête pour « violation des règles de sécurité sur un site dangereux ».

– Incendies et explosions –

Les explosions ou incendies accidentels sont courants en Russie du fait de la vétusté des infrastructures, souvent soviétiques, ou du non-respect des normes de sécurité.

En décembre 2020, 11 personnes avaient péri lors d’un feu à l’intérieur d’une maison de retraite de la région de l’Oural.

En janvier 2020, ce sont 11 et quatre personnes qui sont mortes lors d’incendies séparés à Tomsk (centre) et Moscou dans des logements pour migrants.

Le plus grave incendie de ces dernières années a eu lieu en 2018 à Kemerovo (centre), en Sibérie. 64 personnes, principalement des enfants, étaient alors mortes piégées par les flammes dans un centre commercial dont plusieurs sorties de secours étaient inopérantes. 

A Saint-Petersbourg (nord-ouest), c’est une usine historique, la manufacture Nevski, qui a été détruite par le feu en avril 2021. Le bâtiment délabré et partiellement abandonné abritait notamment des ateliers industriels.

Les accidents dans les usines, les sites de stockage d’explosifs ou de feux d’artifices sont également chose courante en Russie, surtout dans les dépôts de munitions de l’armée. Ils peuvent alors durer plusieurs jours.

En octobre 2020, un feu de broussailles avait provoqué un incendie et de puissantes explosions dans un tel dépôt d’armes dans la région de Riazan, entraînant l’évacuation d’environ 2.000 personnes des villages voisins. 

Avec AFP par mp/rco/mba

Une explosion aurait fait au moins 100 victimes en Afghanistan

octobre 8, 2021

KABOUL — Une centaine de personnes auraient été tuées ou blessées vendredi par une explosion dans une mosquée chiite du nord de l’Afghanistan, a indiqué un dirigeant taliban.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué. L’explosion est survenue à Kunduz, la capitale de la province du même nom, mais les militants de Daech (le groupe armé État islamique) s’en prennent de longue date à la minorité chiite en Afghanistan.

Le chef adjoint de la police de la province de Kunduz, Dost Mohammad Obaida, a dit que la majorité des victimes ont été tuées. L’attentat pourrait avoir été perpétré par un kamikaze qui s’était mêlé aux fidèles.

Il pourrait s’agir de l’attentat le plus meurtrier depuis que les forces de l’OTAN et des États-Unis sont parties d’Afghanistan à la fin du mois d’août et que les talibans ont pris le contrôle du pays. Daech a lancé plusieurs attaques meurtrières contre les talibans.

L’explosion s’est produite pendant les prières du vendredi à la mosquée Gozar-e-Sayed Abad. La prière du vendredi midi est le fait saillant de la semaine religieuse musulmane, et les mosquées sont typiquement bondées.

Des photos et des vidéos de l’attentat montrent des secouristes transportant un corps enveloppé dans une couverture de la mosquée vers une ambulance. L’escalier devant la mosquée était couvert de sang.

Avec Samya Kullab et Tameem Akhgar, The Associated Press

Allemagne : un mort et plusieurs blessés dans une explosion

juillet 27, 2021

Plusieurs personnes ont été blessées en Allemagne, ce mardi, après une explosion sur un site de traitement de déchets. Une personne a perdu la vie.

Une explosion d'origine inconnue - suivie d'un incendie localise - s'est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de dechets.
Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets.© ROBERTO PFEIL / afp / AFP

L’événement, survenu mardi 27 juillet, a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Les faits se sont déroulés à Leverkusen, dans l’ouest de l’Allemagne. Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets. Une personne est morte, seize ont été blessées, et quatre autres personnes demeurent portées disparues.

Les résidents de cette ville allemande ont été invités à rester calfeutrés après cette explosion et cet incendie, qui ont entraîné un important dégagement de fumée. « Plusieurs employés, au moins deux d’entre eux [ont été blessés] grièvement », a indiqué dans un communiqué l’entreprise Currenta, qui gère le site comprenant un centre de stockage des déchets et un incinérateur.

Garder fenêtres et portes fermées

« Les habitants de Leverkusen sont priés de se rendre dans des pièces fermées, d’éteindre la climatisation et, par précaution, de garder les fenêtres et les portes fermées », ajoute l’entreprise, dans le même communiqué, ancienne filiale du géant de la chimie Bayer. « Nous sommes profondément bouleversés par cet accident tragique et la mort d’un collaborateur », indique le communiqué. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de trouver les quatre disparus, a fait savoir la société. Parmi les seize salariés blessés, deux le sont grièvement.

Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure d’un parc industriel regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen (Rhénanie du Nord-Westphalie). Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne.

D’importants dégâts

L’appel à se calfeutrer préventivement face au dégagement de fumée a également été relayé par les services de police et les autorités locales. Les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y avait « pas de danger » pour la population de Cologne, ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

L’événement a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure du parc industriel Chempark regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen et du quartier de Bürrig.

Siège du géant de la chimie Bayer, Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne. Les groupes Evonik et Lanxess y ont également des usines. En début d’après-midi, les mesures des niveaux de pollution étaient toutes encore « dans le vert », a précisé la ville de Leverkusen sur sa page Facebook, précisant que les mesures prises l’étaient par précaution. Pour la population de Cologne, les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y a « pas de danger », ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

Des gaz toxiques dans le nuage ?

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi à Leverkusen, le directeur de Chempark, Lars Friedrich, a déclaré que l’appel à rester en intérieur était toujours en vigueur tandis que les experts se hâtaient d’identifier la composition du nuage de fumée. Le nuage peut-il contenir des gaz toxiques ? Lars Friedrich a refusé de spéculer, déclarant que rien ne pouvait être exclu. Le maire de la ville, Uwe Richrath, a parlé d’« un jour sombre pour les habitants de Leverkusen ».

Le destin de cette cité des bords du Rhin est lié depuis des décennies au secteur de la chimie, troisième branche industrielle allemande. Il a indiqué que les terrains de jeux des quartiers de Bürrig et d’Opladen seraient fermés. Il a également exhorté les habitants à rincer préventivement les fruits et légumes de leur jardin avant de les consommer. Une ligne d’assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des habitants inquiets. Il a également été demandé aux habitants de signaler toute observation de suie ou de résidus qui pourraient tomber du ciel afin qu’ils puissent être examinés.

L’incendie qui a suivi l’explosion et embrasé des cuves de solvants a pu être éteint après plusieurs heures d’intervention des pompiers. Trois des réservoirs « ont été complètement ou partiellement détruits », a déclaré Lars Friedrich, ce qui rend impossible, pour l’instant, de dire où l’explosion a commencé. De nombreux policiers, pompiers et équipes de secours ont été déployés sur les lieux, ainsi que des experts en détection de la pollution.

Par le Point avec AFP

Afghanistan: Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul

mai 8, 2021
Une explosion devant une ecole pour filles fait au moins 30 morts a Kaboul
Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul© AFP/ZAKERIA HASHIMI

Une explosion devant une école pour filles samedi à Kaboul a fait au moins 30 morts et une cinquantaine de blessés, dont des élèves, au moment où le ramadan touche à sa fin et où les forces étrangères accélèrent leur retrait d’Afghanistan, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit.

« Plus de 30 étudiants et autres compatriotes ont été tués et plus de 50 blessés. Le bilan s’alourdit », a déclaré à la presse Tareq Arian, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

L’explosion s’est produite dans le quartier hazara de Dasht-e-Barchi, dans l’ouest de la capitale afghane, au moment où ses habitants faisaient leurs courses à l’approche de la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.

« J’ai vu des corps ensanglantés dans une nuée de fumée et de poussière, tandis que certains des blessés criaient et souffraient », a déclaré à l’AFP Reza, qui a échappé à l’explosion.

« J’ai vu une femme chercher entre les corps en appelant sa fille », a-t-elle ajouté. « A ce moment-là, elle a trouvé un sac de sa fille ensanglanté et elle s’est effondrée ».

Reza a ajouté que la plupart des victimes étaient des adolescentes qui venaient de quitter leur école dans ce quartier majoritairement peuplé par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par les groupes islamistes sunnites.

L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans d’en être les responsables.

« Abominable »

« Ce groupe de sauvages n’a pas la capacité d’affronter les forces de sécurité sur le champ de bataille, alors il s’attaque à la place de façon barbare à des bâtiments publics et aux écoles de filles », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

L’ambassadeur américain par intérim dans la capitale afghane, Ross Wilson, a qualifié l’attentat, d' »abominable » et d' »attaque impardonnable contre les enfants et l’avenir de l’Afghanistan ».

De même, la mission de l’UE en Afghanistan a fustigé sur Twitter une attaque « contre des jeunes gens déterminés à améliorer le sort de leur pays ».

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, un pays accusé de soutenir les talibans, a quant à lui dénoncé une attaque « condamnable ».

La mission d’assistance des Etats-Unis en Afghanistan (UNAMA) a exprimé son « profond dégoût » après l’explosion.

Une enquête pour « attaque terroriste » a été ouverte, a déclaré à l’AFP le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur Hamid Roshan.

Les négociations piétinent

« Les gens sur place sont furieux et s’en sont pris aux ambulanciers », a déploré de son côté le porte-parole du ministère de la Santé, Dastagir Nazari.

Dans ce même quartier de Dasht-e-Barchi, en mai 2020, un groupe d’hommes armés avaient attaqué en plein jour une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières tuant 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés. MSF avait décidé par la suite de quitter ce projet.

Cet attentat particulièrement affreux n’a jamais été revendiqué, mais le président Ashraf Ghani avait accusé les talibans et le groupe Etat islamique.

Le 24 octobre, un homme s’était fait sauter dans un centre de cours particuliers dans le même quartier, provoquant la mort de 18 personnes dont des étudiants. Cet attentat n’avait pas non plus été revendiqué.

L’explosion de samedi intervient après que les Etats-Unis et les Européens ont appelé la veille à une reprise « immédiate » et « sans conditions préalables » des négociations en Afghanistan, accusant les talibans de faire régner la violence pendant le retrait des forces étrangères et de bloquer le processus de paix.

Les négociations directes inédites entre le gouvernement de Kaboul et les talibans ont débuté en septembre au Qatar mais elles piétinent. Une conférence spéciale était prévue pour fin avril en Turquie pour les relancer, mais elle a dû être reportée sine die en raison du refus de participer des talibans pour protester contre le retard du retrait américain, initialement fixé au 1er mai par l’ex-président Donald Trump.

Depuis le début du départ des forces étrangères, d’intenses affrontements sont en cours, notamment dans la province méridionale du Helmand. Des avions américains ont aidé à repousser une offensive majeure des talibans, qui a conduit des milliers d’Afghans à fuir leur domicile pour échapper aux violences, dans la région de Lashkar Gah.

Par Le Point avec AFP

Liban: Pour le FBI, l’explosion à Beyrouth a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d’ammonium

décembre 29, 2020

L’explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d’ammonium, a indiqué mardi 29 décembre le premier ministre libanais démissionnaire Hassan Diab, citant les résultats d’une enquête de la police fédérale américaine (FBI).

Le jour du drame, qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés, M. Diab avait affirmé que 2750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées depuis des années «sans mesures de précaution» dans un entrepôt du port, imputant l’explosion à la présence de cette cargaison. Des experts estimaient toutefois que la quantité de ce produit à haut risque ayant pris feu était moins importante.

Si les autorités libanaises ont refusé les appels à une enquête internationale, elles ont autorisé des enquêteurs français et ceux du FBI américain à venir au Liban pour participer aux investigations préliminaires. «Le rapport du FBI a révélé que la quantité ayant explosé était de 500 tonnes seulement», a indiqué Hassan Diab lors d’une rencontre avec des journalistes. Mais «où sont passées les autres 2200 tonnes ?», a-t-il interrogé.

L’enquête piétine toujours près de cinq mois après l’explosion qui a traumatisé la nation et dévasté des quartiers entiers de la capitale. L’opinion publique, en colère, attend toujours de savoir comment un tel drame a pu avoir lieu et réclame aux responsables de rendre des comptes.

De nombreux dirigeants, dont le président Michel Aoun et le Premier ministre, avaient été officiellement avertis du danger que représentait la présence du nitrate d’ammonium au port. Le chef du gouvernement avait présenté sa démission quelques jours après le drame, tout en se dédouanant de toute responsabilité. Mais avec trois anciens ministres, Diab a été inculpé le 10 décembre par un juge d’instruction. Ils sont accusés de «négligence et d’avoir causé des centaines de décès».

Quelques jours plus tard, l’enquête a toutefois été temporairement suspendue, deux ministres accusés ayant réclamé la récusation du juge d’instruction Fadi Sawan. La cour de cassation doit désormais trancher sur cette requête avant une reprise des procédures. Une vingtaine de personnes, notamment des responsables du port et des douanes, ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête.

Par Le Figaro avec AFP

L’ONU lance une collecte de 565 millions de dollars pour le Liban

août 14, 2020

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d'un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban.

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban, dix jours après l’explosion meurtrière qui a dévasté la ville de Beyrouth. Cette aide sera notamment destinée aux efforts de reconstruction succédant à la phase de première urgence dans la capitale. Il s’agit de financer la remise en état des hôpitaux et des écoles et de fournir un toit aux sinistrés, sans abri depuis l’énorme détonation au port, où étaient stockées des tonnes de nitrate d’ammonium.

«La tâche de reconstruire la vie des habitants et permettre la guérison d’une telle dévastation ne fait que commencer», a estimé à l’ONU Najat Rochdi, une coordinatrice de l’aide humanitaire à destination du Liban. Elle a appelé la communauté internationale à ne pas lésiner en mettant la main au portefeuille, en ayant particulièrement à l’esprit «l’incroyable générosité des Libanais vis-à-vis des réfugiés syriens et palestiniens».

L’explosion du 4 août, illustrant la corruption et la mauvaise gestion de responsables politiques libanais, a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés et déclenché une colère de la rue face à laquelle le gouvernement du Premier ministre Hassan Diab a dû présenter sa démission.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

Qu’est-ce que le nitrate d’ammonium, responsable présumé de l’explosion de Beyrouth ?

août 5, 2020

 

Quelque 2750 tonnes de nitrate d’ammonium auraient été stockées dans l’entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé, causant des dizaines de morts et des dégâts sans précédent.

Nitrat

Des sacs de nitrate d’ammonium sont stockés, le 26 octobre 2001 à l’intérieur de l’usine chimique AZF de Toulouse, après l’explosion du 21 septembre qui a fait 30 morts et près de 2500 blessés ERIC CABANIS / AFP

Le nitrate d’ammonium à l’origine supposée des explosions de Beyrouth mardi est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés. Selon le premier ministre libanais, environ 2750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées dans l’entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé, causant des dizaines de morts et des dégâts sans précédent dans la capitale libanaise.

Les nitrates d’ammonium composent les engrais appelés ammonitrates, que les agriculteurs achètent en gros sacs ou en vrac. Ce ne sont pas des produits combustibles : ce sont des comburants, c’est-à-dire qu’ils permettent la combustion d’une autre substance déjà en feu. «C’est très difficile de le brûler», dit à l’AFP Jimmie Oxley, professeure de chimie à l’université du Rhode Island, qui a elle-même travaillé sur la combustion du nitrate d’ammonium. «Ce n’est pas facile de le faire détoner».

La détonation n’est possible qu’avec une contamination par une substance incompatible ou une source intense de chaleur. Le stockage doit donc suivre des règles pour isoler le nitrate d’ammonium de liquides inflammables (essence, huiles…), de liquides corrosifs, de solides inflammables ou encore de substances qui dégagent une chaleur importante, parmi d’autres interdits, selon une fiche technique du ministère français de l’Agriculture (en PDF).

De nombreuses tragédies dans le monde, accidentelles et criminelles, ont comme source le nitrate d’ammonium. La France garde notamment le souvenir tragique de l’accident de l’usine chimique AZF de Toulouse, le 21 septembre 2001. 300 tonnes de nitrates d’ammonium avaient subitement explosé, provoquant la mort de 31 personnes. La déflagration fut entendue jusqu’à 80 kilomètres à la ronde.

Le nitrate d’ammonium peut aussi être utilisé dans la construction d’engins explosifs. Le mélange ANFO est un mélange hautement explosif composé à 94% de nitrate d’ammonium et 6% de kérosène, d’essence ou de gazole, dont la puissance est comparable à celle de la TNT.

Mais la professeure Oxley nuance en rappelant que le nitrate d’ammonium est devenu indispensable à l’agriculture et à la construction. «Nous n’aurions pas ce monde moderne sans explosifs, et nous ne pourrions pas nourrir la population actuelle sans les engrais au nitrate d’ammonium», dit-elle. «Nous en avons besoin, mais il faut faire vraiment attention à ce qu’on fait avec.»

Par Le Figaro avec AFP