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Cuba: Une explosion fait au moins 18 morts et 74 blessés dans un hôtel de La Havane

mai 6, 2022
Des secouristes regardent la façade dévastée de l'hôtel.

L’explosion de l’hôtel Saratoga, à La Havane, a fait au moins 18 morts vendredi. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Au moins 18 personnes ont été tuées et 74 autres ont été blessées, vendredi, après la forte explosion qui a partiellement détruit vendredi l’hôtel Saratoga, dans le centre de La Havane, probablement due à une fuite de gaz.

Une personne mineure figure aussi parmi les victimes, selon le bilan rendu public sur Twitter par la présidence cubaine.

Plus tôt dans la journée, le premier secrétaire du Parti communiste à La Havane, Luis Antonio Torres Iribar, avait signalé que 13 personnes [étaient] portées disparues et avait prévenu : les travaux de recherche et de secours continuent dans l’hôtel, où il est possible que d’autres personnes soient coincées sous les décombres.Des secours se trouvent devant un hôtel en ruines, près du corps d'une victime sous un drap.

Le corps d’une victime de l’explosion est caché par un drap blanc devant l’hôtel Saratoga, le 6 mai 2022. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Emblématique établissement de la vieille Havane avec sa façade verte, l’hôtel, en travaux, était fermé aux touristes. Seuls s’y trouvaient à l’intérieur des employés en train de préparer sa réouverture, prévue à partir du 10 mai.

Les premières constatations indiquent que l’explosion a été provoquée par une fuite de gaz, a précisé sur Twitter le compte de la présidence cubaine.

Selon le dirigeant local du quartier historique de La Havane, Alexis Costa Silva, cité par le média d’État Cubadebate, une bombonne de gaz liquide était en train d’être changée dans l’hôtel. Le cuisinier a senti une odeur de gaz et a découvert une fissure dans le tuyau, et c’est ce qui a provoqué l’explosion.

Ce n’était ni une bombe ni un attentat, c’est un regrettable accident, a déclaré le président Miguel Diaz-Canel, arrivé sur place peu après, voulant ainsi mettre fin aux rumeurs sur les réseaux sociaux qui évoquaient les attentats à la bombe survenus dans plusieurs hôtels dans les années 1990, commandités par des exilés cubains.

Les quatre premiers étages de l’hôtel Saratoga, classé 5 étoiles avec ses 96 chambres, deux restaurants et piscine sur le toit, ont été soufflés dans l’explosion, survenue vers 11 h, heure locale, et le sol était jonché de débris et de morceaux de verre, ont constaté des journalistes de l’AFPAgence France-Presse.Plusieurs étages de l'hôtel sont exposés, sans mur de façade.

La façade et les quatre premiers étages de l’hôtel Saratoga ont été soufflés dans l’explosion, survenue vendredi. Photo : AP/Ramon Espinosa

Quelques minutes après l’explosion, un épais nuage de fumée et de poussière s’étendait sur l’avenue du Prado, où se trouve l’hôtel, à deux pas du célèbre édifice public du Capitole.

On a senti une énorme déflagration et un nuage de poussière qui est arrivé jusqu’au parc [en face de l’hôtel, NDLR], beaucoup de gens sont sortis en courant, a témoigné à l’AFPAgence France-Presse Rogelio Garcia, conducteur d’un bicitaxi qui passait devant le Saratoga au moment de l’explosion.

Il y a eu une explosion terrible et tout s’est écroulé, a aussi raconté une femme, le visage couvert de poussière, qui n’a pas voulu donner son nom.

Plusieurs véhicules ont également été détruits à proximité de cet hôtel, connu pour avoir hébergé ces dernières années plusieurs célébrités, dont Madonna, Mick Jagger, Rihanna et Beyoncé.Des voitures prises dans ds ruines de béton.

Des voitures sont enfouies sous les débris, devant l’hôtel Saratoga, lui-même lourdement endommagé vendredi par une explosion. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Construit en 1880 pour y héberger des magasins, l’immeuble avait été transformé en hôtel en 1933 et rénové comme hôtel de luxe en 2005.

Les forces de l’ordre, arrivées en nombre, ont clôturé le périmètre, tandis que les secours recherchaient d’éventuelles victimes supplémentaires dans les gravats au pied de l’hôtel. Au moins deux ambulances et cinq véhicules de pompiers étaient présents sur place, a constaté l’AFPAgence France-Presse.

Le président Diaz-Canel, qui s’est aussi rendu dans un hôpital où étaient soignés les blessés, a lancé aux médecins : Soyez les meilleurs, il faut sauver les nôtres.

Solidarité et consternation, a tweeté le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, qui a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Une école est située juste à côté de l’hôtel, mais par chance, tous les enfants ont été évacués et aucun n’a été blessé, a indiqué la présidence cubaine.Des secouristes travaillent près de l'hôtel en ruine.

Les services d’urgence tentent de retrouver des survivants dans l’explosion de l’hôtel Saratoga, à La Havane, qui a fait au moins 8 morts, une trentaine de blessés et 13 disparus. Photo : AP/Ramon Espinosa

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Nigeria : plus de cent morts dans l’explosion d’une raffinerie illégale

avril 29, 2022

DRAME. L’explosion s’est produite vendredi dans une raffinerie de pétrole clandestine, dans la région pétrolière du delta du Niger, dans le sud du pays.

Ces raffineries de petrole illegales fonctionnent en puisant le petrole brut dans les oleoducs appartenant aux compagnies petrolieres et en le distillant en produits dans des reservoirs improvises. (Image d'illustration).
Ces raffineries de pétrole illégales fonctionnent en puisant le pétrole brut dans les oléoducs appartenant aux compagnies pétrolières et en le distillant en produits dans des réservoirs improvisés. (Image d’illustration).© STEFAN HEUNIS / AFP

Un spectacle d’horreur. Une terrible explosion a eu lieu dans une raffinerie clandestine, vendredi en fin de journée, faisant moins 80 morts dans la région pétrolière du delta du Niger, dans le sud du Nigeria, déjà dévastée par des décennies de vandalisme et d’exploitation illégale d’hydrocarbures. « Nous avons retrouvé au moins 80 corps gravement brûlés sur les lieux », a déclaré dimanche à l’AFP Ifeanyi Nnaji, un responsable local de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA), précisant que le bilan pourrait encore s’alourdir. L’explosion s’est produite vendredi soir sur un site illégal situé entre les États pétroliers de Rivers et d’Imo, selon la police et les services de secours.

Déflagration meurtrière

« Nous avons appris que de nombreux corps se trouvaient dans la brousse et les forêts avoisinantes », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs véhicules et jerricans calcinés jonchaient le sol noirci de pétrole. De nombreuses personnes ont également été blessées, présentant des « brûlures graves », toujours selon M. Nnaji. « Certaines d’entre elles sont ensuite décédées à l’hôpital. »

La police a confirmé que l’explosion avait eu lieu sur le site d’une raffinerie illégale où des opérateurs et leurs clients s’étaient rassemblés pour se livrer au trafic. « Plusieurs corps brûlés, méconnaissables, sont étendus sur le sol, alors que d’autres, qui ont essayé de fuir en courant, pendent des branches des arbres », a également témoigné Fyneface Dumnamene, directeur de l’ONG Youths and Environmental Advocacy Centre (YEAC).

Certains médias locaux ont fait état de plus de 100 tués, en majorité des jeunes gens.

Des populations dans le dénuement le plus total

Ce drame n’est pas le premier du genre. De telles explosions meurtrières se produisent régulièrement au Nigeria. Premier producteur de pétrole africain, le Nigeria exporte en moyenne deux millions de barils de brut par jour, ce qui représente 90 % des revenus d’exportation du pays. Mais, là où le bât blesse, selon des sources du secteur formel, le pays perd chaque jour environ 200 000 barils de brut à cause du vandalisme et du vol de pétrole. Dans la région du delta du Niger, groupes armés et habitants des communautés locales siphonnent régulièrement le brut des pipelines appartenant aux grandes compagnies pétrolières qu’ils raffinent ensuite sur des sites illégaux et revendent au marché noir.

Malgré l’immense richesse en hydrocarbures du pays, la plupart des habitants vivent dans une grande pauvreté et accusent régulièrement les grandes compagnies pétrolières d’avoir elles aussi contribué à la pollution de leur région sans participer à son développement. Des décennies de marées noires ont dévasté des mangroves et des villages entiers, où la pêche et l’agriculture assuraient autrefois la principale source de revenus locale.

La pire explosion de pipeline au Nigeria s’est produite en octobre 1998 dans la localité de Jesse, dans le sud du pays, faisant plus de 1 000 morts parmi les habitants.

Le gouvernement a déployé l’armée pour effectuer des opérations coup de poing et détruire les raffineries illégales dans le delta du Niger, et tenter de mettre fin au pillage des ressources pétrolières. Mais le bilan de cette répression a donné de maigres résultats et des centaines de raffineries illégales continuent d’être exploitées dans les marécages et près des cours d’eau qui traversent la région. Une enquête a été diligentée pour déterminer ce qui a provoqué l’explosion survenue vendredi, a affirmé à l’AFP le patron de l’Agence nationale de détection et de réponse aux déversements de pétrole (NOSDRA), Idris Musa. « Les investigations sont en cours et l’incendie qui faisait rage après l’explosion s’est calmé », a-t-il précisé.

Avec Le Point avec AFP

L’OMS et l’UNICEF signalent une explosion des cas de rougeole dans le monde

avril 27, 2022
Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus Photo: Getty Images/Fabrice Coffrini

Les cas signalés de rougeole ont explosé de près de 80 % dans le monde au cours des deux premiers mois de l’année, ont annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF.

L’OMSOrganisation mondiale de la santé n’a eu de cesse ces derniers mois de sonner l’alarme sur le risque de catastrophe absolue si le dangereux retard pris dans la vaccination des enfants à cause de la pandémie de COVID-19 n’est pas rattrapé et si les restrictions sanitaires sont levées trop vite.

Le résultat est vertigineux : le nombre de cas a bondi de 79 % au cours des deux premiers mois de 2022, en comparaison avec la même période l’an dernier, selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF. Les deux agences de l’ONUOrganisation des Nations unies craignent désormais l’apparition de graves épidémies de rougeole, une maladie virale hautement contagieuse qui pourrait toucher des millions d’enfants en 2022.

Pour l’instant, 17 338 cas de rougeole ont été signalés dans le monde en janvier et février 2022, contre 9665 au cours des deux premiers mois de 2021. Les chiffres sont probablement plus élevés, car la pandémie a perturbé les systèmes de surveillance.

La meilleure protection contre la rougeole, qui tire son nom des plaques rouges caractéristiques sur tout le corps, est une couverture vaccinale très étendue.

Il y a eu 21 épidémies de rougeole importantes au cours des 12 derniers mois (jusqu’en avril), la plupart en Afrique et dans la région de la Méditerranée orientale.

Les pays qui ont connu les plus grandes épidémies de rougeole depuis l’année dernière sont la Somalie, le Yémen, le Nigeria, l’Afghanistan et l’Éthiopie.

La rougeole étant très contagieuse, les cas ont tendance à apparaître lorsque les niveaux de vaccination diminuent. Les deux agences onusiennes craignent que les épidémies de rougeole soient un signe avant-coureur d’épidémies d’autres maladies qui se propagent plus lentement.

La rougeole est plus qu’une maladie dangereuse et potentiellement mortelle. C’est aussi un des premiers signes qu’il y a des lacunes dans la couverture vaccinale mondiale, a souligné la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell.

Un problème de vaccination

Selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF, un nombre trop élevé d’enfants n’ont pas pu bénéficier de vaccins contre la rougeole en raison notamment des perturbations des systèmes de santé liées à la pandémie de COVID-19.

En 2020, 23 millions d’enfants dans le monde n’ont pas reçu les vaccins infantiles de base par l’intermédiaire des services de santé de routine. C’est le nombre le plus élevé depuis 2009 et 3,7 millions de plus qu’en 2019, selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

La pandémie de COVID-19 a interrompu les services de vaccination, les systèmes de santé ont été débordés et nous assistons maintenant à une résurgence de maladies mortelles, dont la rougeole. Pour de nombreuses autres maladies, l’impact de ces interruptions des services de vaccination se fera sentir pendant des décennies, a averti le chef de l’OMSOrganisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le moment est venu de remettre sur les rails les programmes de vaccination essentiels et de lancer des campagnes de rattrapage afin que tout le monde puisse avoir accès à ces vaccins vitaux, a-t-il demandé.

Le risque d’épidémies importantes augmente à mesure que les pays assouplissent les mesures préventives prises pour lutter contre la COVID-19, telles que le respect de la distanciation physique.

Il est encourageant de constater que les habitants de nombreuses communautés commencent à se sentir suffisamment protégés contre le COVID-19 pour reprendre davantage d’activités sociales. Mais le faire dans des endroits où les enfants ne reçoivent pas de vaccination de routine crée les conditions parfaites pour qu’une maladie comme la rougeole se propage, a averti Mme Russell.

Le déplacement de millions de personnes en raison des conflits et des crises en Ukraine, en Éthiopie, en Somalie et en Afghanistan, entre autres, augmente également le risque d’épidémies chez des populations déjà très affaiblies.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada-Québec: Trois blessés lors d’une explosion au Centre de valorisation des aliments de Sherbrooke

mars 23, 2022

Une quarantaine de pompiers de six casernes interviennent sur le boulevard Bourque. Photo : Radio-Canada/André Vuillemin

Une explosion causée vraisemblablement par du propane ou du gaz naturel est survenue au Centre de valorisation des aliments (CVA) à Sherbrooke. L’embrasement est majeur et une épaisse colonne de fumée est visible à plusieurs kilomètres à la ronde à Sherbrooke.

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L’embrasement est généralisé au CVA. Photo : Radio-Canada/André Vuillemin

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Les ambulanciers paramédicaux sont aussi déployés sur les lieux. Selon le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) trois personnes ont été blessées.

Ce sont des brûlures, mais nous ne connaissons pas encore l’ampleur des blessures, souligne Stéphane Simoneau, le directeur du Service de protection contre les incendies de SherbrookeSPCIS.

La déflagration a été entendue vers 8 h 30 au 6943 du boulevard Bourque.

C’est du propane et du gaz naturel qui pourraient être à l’origine. Mais il n’y avait pas de quantité anormale. C’est ce que l’enquête va nous révéler. Nous avons bon espoir de connaître l’origine, nous voulons enlever les pièces du bâtiment qui pourraient provoquer un effondrement pour avoir accès à l’information à l’intérieur, explique M. Simoneau.

Transports Québec a fermé le boulevard Bourque à la hauteur de l’avenue du Parc en raison de cet incendie, et un détour a été mis en place. La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, croit que la fermeture devrait se prolonger jusqu’à l’heure de pointe.

Un gros « boom » suivi d’une épaisse fumée

Dominic Diorio travaille tout près du lieu de la déflagration.

On pensait que c’était un accident dans notre cour intérieure. Ça fait un gros « boom ». Nos bureaux ont tremblé. Nous avons malheureusement vu que le Centre de valorisation des alimentsCVA flambait, explique M. Diorio.

C’est assez important. Nous avons des débris sur une superficie de 300 mètres. C’est une structure assez robuste et récente. Nous ne connaissons pas l’origine de l’explosion. La déflagration a fait en sorte que les gicleurs ne sont pas fonctionnels, ajoute Stéphane Simoneau.

Des pelles mécaniques ont été nécessaires pour détruire le bâtiment devenu instable en raison de la déflagration et de l’incendie.

Il y a des parties de bâtiment qui risquent de s’effondrer.  Nous voulons démanteler tranquillement pour avoir accès au point d’origine. Le défi est de maintenir notre avance sur l’incendie et défaire le bâtiment petit à petit pour trouver la cause de cet incendie. Nous voulons aussi nous assurer qu’il n’y ait pas d’autres victimes. Mais selon nos informations, il n’y en aurait pas, explique le directeur Simoneau.

La conseillère municipale Nancy Robichaud habite environ à 500 mètres du Centre de valorisation des alimentsCVA et a ressenti la déflagration. Elle croyait que le tremblement faisait suite à du dynamitage. Quelques minutes après, j’ai vu un écran de fumée. Assurément que les gens l’ont senti de loin.

La déflagration a d’ailleurs ravivé de durs souvenirs à la mairesse Évelyne Beaudin, qui habite aussi dans le secteur. De sa fenêtre, elle voyait la fumée s’échapper du Centre de valorisation des alimentsCVA.

« Comme beaucoup de gens à Sherbrooke, ç’a été de revivre avec Neptune et de voir une colonne de fumée. Ça vient nous chercher comme citoyen de Sherbrooke. »— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke.

Une nouvelle difficile à avaler pour le co-propriétaire

Le co-propriétaire du Centre de valorisation des alimentsCVA, Ashley Wallis, peine à croire ce qui se déroule.

Pour l’instant je suis sans mot. Je suis sous le choc, admet le co-propriétaire.

Il rappelle que de nombreuses entreprises utilisaient les installations du CVA. Au quotidien, 14 entreprises utilisent les installations plus celles qui utilisent les cuisines pour la transformation, explique-t-il.

L’incendie, ajoute-t-il, veut dire des pertes d’entreprises, des pertes d’emplois. Beaucoup de choses vont en découler. Il estime toutefois que l’important est de ne pas avoir de pertes humaines.La priorité était de voir que tout le monde était en vie [mais] c’est un matin difficile

« Tout le monde est sorti. C’est un petit miracle. »— Une citation de  Ashley Wallis, co-propriétaire du CVA.

Difficile de savoir ce qu’il restera du bâtiment. Les pompiers ont adopté un mode d’intervention défensif, la structure du bâtiment étant instable. Ces derniers devraient être en action toute la journée.

Il y avait beaucoup de combustible à l’intérieur, explique Stéphane Simoneau.

Une quatrième alarme a été déclenchée en matinée, ce qui indique qu’une quarantaine de pompiers de six casernes ont été appelés à intervenir.

Le SPICS a établi un réseau d’eau supplémentaire avec cinq citernes, dont certains des services incendies environnants, pour ajouter de la capacité du réseau d’aqueduc.

« L’opération va durer toute la journée. Le plus gros problème demeure l’acheminement en eau. Nous avons demandé de l’entraide pour les citernes. »— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, est allée sur place appuyer ses équipes sur le terrain.

Nous voyons toute l’importance de nos services d’urgence. Stéphane Simoneau et son équipe sont expérimentés et gardent le contrôle de la situation, a tenu à souligner Évelyne Beaudin.

La suite

Ce qui est important, c’est de passer la journée et nous allons voir par la suite les prochaines étapes, souligne pour sa part Ashley Wallis. Il y a un besoin. Il faudra démystifier tout ça. Il n’y avait rien d’inflammable, ce sont toutes des entreprises artisanales. Il y avait une unité au propane et le reste était électrique.

La mairesse de Sherbrooke explique qu’il est trop pour déterminer la forme que prendra l’aide de la Ville de Sherbrooke.

« La Ville de Sherbrooke sera au rendez-vous pour appuyer. »— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

Le CVA est un acteur important pour Sherbrooke. C’est un bâtiment de 2019. Il y avait 14 entreprises qui partagent des locaux pour faire croître leur entreprise. Je savais que des entrepreneurs étaient touchés. Notre premier réflexe est de savoir si tout le monde va bien. Je suis rassurée que personne ne soit resté à l’intérieur signale la mairesse de Sherbrooke.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travailCNESST a déployé des enquêteurs sur place étant donné que des travailleurs ont été blessés.

Avec Radio-Canada

Congo-Le 4 Mars 2012: le jour où un coup d’état contre Sassou était très facile

mars 4, 2022
 Le 4 Mars 2012: le jour où un coup d’état contre Sassou était très facile

Le 04 Mars 2012, tôt le matin l’explosion d’un dépôt de munitions de l’armée du régiment blindé à Mpila, à Brazzaville avait causé la mort officiellement de 282 citoyens et fait plusieurs blessés et surtout des sans abri suite à la destruction des maisons. Déboussolées, les autorités politiques ont cru au départ à un coup de force militaire contre Denis Sassou Nguesso qui a été mis en sécurité par sa garde. C’est aussi le jour où prendre le pouvoir était très facile à cause du KO qui a régné toute cette journée.

A Mpila, les habitants ont vu comment les éléments de la sécurité présidentielle internés dans le camp situé à proximité de la résidence privée présidentielle fuyaient se débarrassant même de leurs uniformes pour se confondre à la population. Tous étaient convaincus subir une attaque des proches du Général Adoua, révoltés par son empoisonnement imputé à Jean Dominique Okemba.

C’est un désordre total cette journée et tout le monde ne comprenait pas ce qui se passait réellement. Aux alentours du palais du peuple, d’autres éléments de la DGSP ont pris position aux alentours sur toutes les voies menant directement au palais présidentiel.

A Mpila Galienie, au domicile du Trésorier Payeur Général, Ngondo, trois véhicules de la garde républicaine sortaient des milliards du sous sol qui servait du Trésor Public parallèle pour les mettre à l’abri.

Alors que certains citoyens prenaient déjà les chemins menant à l’intérieur du pays, les victimes ne cessaient d’être acheminés vers les hôpitaux de la capitale dont le CHU, totalement débordés. C’est dans cet hôpital que Denis Sassou Nguesso va se présenter très discrètement avec une sécurité très réduite.

Face aux familles des victimes, le chef de l’État va faire profil bas, supportant toute leur colère et arrivant parfois à échanger avec elles demandant à sa garde de ne pas les intimider et de les laisser s’exprimer.

Après le départ du chef de l’État et son cortège de 4 véhicules, beaucoup ont compris que le pouvoir n’était pas une tentative de putsch. Sassou Nguesso était tellement vulnérable qu’un commando de 10 hommes allait le maîtriser sans difficulté.

En temps normal, la garde républicaine posterait des éléments autour du CHU et à toutes les entrées, mais le 4 mars, il n’y avait aucun militaire à l’entrée principale de cet hôpital, ni vers l’entrée de la morgue municipale. Denis Sassou Nguesso était livré à lui-même.

Quelques jours plus tard, après l’accalmie, toutes les personnes s’étant rapprochées de Denis Sassou Nguesso ont été interpellées et ont subi un interrogatoire musclé dans la caserne de la DGSP par les hommes de Guy Mpela. On leur a fait savoir qu’elles avaient dépassé les limites de sécurité établies par eux en étant en face du chef de l’État et surtout en échangeant avec lui sur un ton de colère.

Commémoration : le gouvernement honore les victimes du 4 mars

Comme de coutume, le gouvernement s’est souvenu le 4 mars de tous ceux qui reposent pour l’éternité au cimetière public du centre-ville de Brazzaville, suite aux explosions cette date là du camp militaire de Mpila en 2012.

Le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba déposant la gerbe de fleurs

Pour cette énième fois, c’est le ministre en charge de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Josué Rodrigue Ngouonimba, qui a accompli le devoir de mémoire au nom du gouvernement. Ainsi, en présence du maire de la ville, Dieudonné Bantsimba, de plusieurs administrateurs maires et des autorités nationales, il a déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle érigée en mémoire des morts, au cimetière du centre-ville.

« C’est un jour inoubliable. Chacun de nous a perdu des parents. C’est un jour inédit, dix ans après, nous continuons de vivre ce souvenir, et je pense que comme nous, comme vous, tous les citoyens, nous sommes en pleine période de méditation », a souligné le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba, après le dépôt de la gerbe de fleurs.

L’administrateur-maire de Talangaï s’est dit confiant de l’aboutissement du processus en ce qui concerne la prise en charge de certaines victimes. « L’Etat est conscient de ses responsabilités et les choses se font par palier, parce que vous connaissez la conjoncture économique et financière que traverse notre pays », a expliqué Privat Frédéric Ndeké. Il a indiqué que cela a toujours été un sentiment de douleur, parce que la République a perdu ses enfants de manière imprévisible à cause de ce drame. 

Plusieurs Brazzavillois ont fait aussi le déplacement du centre-ville pour rendre hommage à leurs parents inhumés sur ce site.

Lecongolais.fr avec Adiac-Congo par Guillaume Ondze

Canada: Etienne Mabiala, originaire du Congo-Brazzaville, est l’une des victimes de l’explosion survenue à Ottawa

janvier 17, 2022

Etienne Mabiala, un résident d’Ottawa âgé de 59 ans, fait partie des personnes disparues et présumées mortes à la suite de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa. Photo: Gracieuseté : Darlene Mabiala

Etienne Mabiala, un Ottavien âgé de 59 ans, fait partie des victimes de l’explosion survenue dans le sud d’Ottawa, où se trouve l’usine d’un constructeur de camions-citernes.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a confirmé la mort d’un homme et la disparition de cinq autres personnes, présumées mortes, à la suite de l’explosion survenue jeudi dans un édifice de la compagnie Eastway Tank situé au 1995, chemin Merivale, entre la promenade Cleopatra et le chemin Slack.

Etienne Mabiala, qui était électricien pour Eastway Tank, est l’une des personnes disparues et présumées mortes, ont confirmé ses filles.

Celles-ci, Darlene et Celeste, ont souligné à quel point leur père était un travailleur chevronné et un homme apprécié de tous.

Il était vraiment une bonne personne , a dit Darlene, âgée de 30 ans, au cours d’une entrevue téléphonique avec CBC.

Son sourire était le meilleur. Il illuminait la pièce , a ajouté Celeste, 28 ans.

Etienne Mabiala était aussi un mari attentionné, qui appelait leur mère à chaque heure de lunch, ont indiqué les deux jeunes femmes.Une famille assise dans un escalier.

Celeste Mabiala, Darlena Mabiala avec leur mère, Nathalie, et leur père, Etienne Photo: Courtoisie: Darlene Mabiala

Quand elles étaient enfants, il n’hésitait pas à courir plusieurs magasins pour pouvoir mettre la main sur un jouet convoité qui était difficile à trouver, se sont remémoré Darlene et Celeste.

Il nous aimait vraiment toutes, a résumé Darlene.

Il était le meilleur et, honnêtement, la maison semble vide sans lui, a ajouté Celeste.

Etienne Mabiala était électricien et ingénieur de formation. Né en juin 1962 au Congo-Brazzaville, a déménagé au Canada il y a plusieurs décennies. Avant de devenir électricien, il a travaillé comme ingénieur aéronautique pour Air Afrique au Sénégal.

Ses filles l’appelaient un « génie » dont les aptitudes en ingénierie lui permettaient non seulement de travailler sans manuel, mais aussi de les aider à résoudre des problèmes complexes de mathématiques et de sciences à l’école.

N’a pas répondu au téléphone

Mabiala récupérait généralement ses filles après le travail, mais lorsqu’elles l’ont appelé jeudi, son téléphone est tombé sur la messagerie vocale.

« Je ne sais pas s’ils vont retrouver son corps », a déclaré Darlene. « C’est la chose qui m’inquiétait le plus. C’est juste de ne pas le trouver. »

Charlotte Rothgeb, l’une des anciennes collègues de Mabiala chez Eastway Tank, a également pensé à lui lorsqu’elle a entendu parler de l’explosion.

« Il était vraiment timide », a déclaré Rothgeb.

« Mais si vous l’avez attrapé au bon moment, et si vous aviez un grand sourire sur votre visage et que vous lui disiez ‘salut’, il avait, comme, le plus grand sourire sur son visage. »

Elle a dit que les travailleurs d’Eastway étaient un groupe très uni, presque comme une famille.

« Je ne peux pas m’empêcher d’y penser. C’est tellement triste », a déclaré Rothgeb. « C’est tellement horrible. Je me sens si mal pour eux tous, comme pour toutes leurs familles. »

Alors que la famille a pleuré Etienne au cours des deux derniers jours, Darlene a déclaré qu’il y avait des choses qu’elle aurait aimé pouvoir lui dire de son vivant.

« J’ai l’impression que parfois je tenais ça pour acquis », a-t-elle déclaré. « Je souhaitais juste que je dise au revoir ce matin

Une autre victime de l’explosion a été identifiée, vendredi. Il s’agit de Rick Bastien, un résident de Luskville, en Outaouais, qui était âgé de 57 ans.

Par Radio-Canada avec les informations de Joseph Tunney, CBC

Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste

novembre 15, 2021
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni releve le niveau de la menace terroriste
Explosion de Liverpool: le Royaume-Uni relève le niveau de la menace terroriste© AFP/Paul ELLIS

Le Royaume-Uni a relevé lundi à « grave » le niveau de la menace terroriste sur le sol britannique, après l’explosion d’un taxi à Liverpool (nord de l’Angleterre), qualifiée d' »acte terroriste » par la police.

Cette attaque, qui a fait un mort – le terroriste présumé – vient rappeler « le besoin pour chacun de nous de rester vigilant », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson lors d’une conférence de presse, soulignant que « le peuple britannique ne se laissera jamais intimider par le terrorisme ».

« Nous ne cèderons jamais devant ceux qui veulent nous diviser », a-t-il ajouté.

Ce relèvement du niveau de la menace signifie que les autorités considèrent comme hautement probable une attaque terroriste.

Quatre hommes ? âgés de 20 à 29 ans ? ont été arrêtés depuis l’explosion dimanche du taxi devant un hôpital pour femmes de Liverpool, a annoncé la police qui a évoqué lundi un « acte terroriste » tout en précisant que ses motivations « restaient à déterminer ».

La ministre de l’Intérieur Priti Patel a souligné qu’il s’agissait de la deuxième attaque en un mois, après le meurtre le 15 octobre du député David Amess lors d’une permanence parlementaire à une soixantaine de kilomètres de Londres. Son auteur présumé a été inculpé pour meurtre et préparation d’actes terroristes.

Les enquêteurs pensent que l’engin explosif de Liverpool a été « fabriqué » par le passager du taxi, qui est décédé dans l’explosion.

La police a perquisitionné deux adresses à Liverpool. A l’une d’elle, avenue Rutland, « des éléments importants ont été trouvés et des recherches supplémentaires seront nécessaires aujourd’hui et potentiellement dans les prochains jours », a indiqué la police.

Le passager avait emprunté le taxi dans cette avenue, demandant au chauffeur de l’emmener à l’hôpital pour femmes, situé à dix minutes en voiture.

C’est devant cet hôpital que l’explosion est survenue dimanche matin, au moment où le Royaume-Uni commémorait les victimes des guerres, à l’occasion du « Dimanche du Souvenir ».

Elle s’est produite juste avant 11H00 (locale et GMT), heure à laquelle la nation se recueillait en silence, et à quelques centaines de mètres de la cathédrale de Liverpool où des centaines de soldats, vétérans et membres du public étaient rassemblés.

« Nous ne pouvons pas établir de lien à ce stade mais c’est une piste d’enquête que nous explorons », a déclaré lors de la conférence de presse lundi Russ Jackson, chargé de la police antiterroriste de la région, à propos de ces commémorations.

Il a précisé que les enquêteurs pensaient connaître l’identité du passager tué mais ne souhaitaient pas la révéler pour le moment.

« Bravoure incroyable »

Blessé lors de l’explosion, le chauffeur de taxi a été qualifié de « héros » par des responsables politiques et des tabloïds qui ont affirmé qu’il avait permis d’éviter des morts.

« Il semble que le chauffeur de taxi en question se soit comporté avec une présence d’esprit et une bravoure incroyables », a déclaré Boris Johnson lundi lors d’une visite dans un centre médical de Londres.

D’après The Daily Mail, le chauffeur a repéré que son passager avait l’air « suspect » et l’a enfermé dans le taxi, avant de s’échapper.

« Le chauffeur de taxi, dans ses efforts héroïques, a réussi à éviter ce qui aurait pu être une catastrophe absolument horrible à l’hôpital », a déclaré la maire de Liverpool, Joanne Anderson sur la BBC, confirmant qu’il avait « verrouillé les portes » du véhicule.

Il a depuis quitté l’hôpital où il était soigné, selon la police.

La police antiterroriste est chargée de l’enquête avec, selon la BBC, le soutien du service de renseignement MI5.

Appel à la vigilance

La police locale avait expliqué avoir été alertée vers 11H00 et être immédiatement intervenue.

Des images ont montré une large fumée grise s’échappant des lieux de l’explosion et un véhicule carbonisé.

Phil Garrigan, chef des pompiers du Merseyside, a déclaré que l’incendie du véhicule était « complètement développé » à l’arrivée des véhicules de secours.

La police a exhorté la population à « rester calme mais vigilante ».

Par Le Point avec AFP

Russie: 16 morts dans l’incendie d’une usine d’explosifs

octobre 22, 2021

Un incendie a ravagé vendredi une usine d’explosifs dans l’ouest de la Russie, faisant au moins 16 morts et un disparu, le pays étant régulièrement touché par ce type de catastrophes meurtrières.

Des pompiers luttent contre l'incendie dans une usine d'explosifs et de produits chimiques dans la région de Riazan (ouest de la Russie), le 22 octobre 2021

© Yuri KADOBNOV Des pompiers luttent contre l’incendie dans une usine d’explosifs et de produits chimiques dans la région de Riazan (ouest de la Russie), le 22 octobre 2021

Le sinistre s’est déclaré dans un atelier du site industriel Elastik, spécialisé dans la fabrication d’explosifs industriels et de munitions, et situé dans la région de Riazan, à environ 200 km au sud de Moscou.

Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

© Handout Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

Le ministère russe des Situations d’urgence a indiqué que le feu s’est déclaré lors « d’un processus technique », sans donner plus de détails. 

Les autorités régionales ont initialement fait état de 15 morts, avant d’annoncer plus tard qu’un homme hospitalisé avec de graves brûlures avait succombé à ses blessures.

« Officiellement, 16 personnes sont mortes dans cet incident », a indiqué le gouvernement de la région de Riazan dans un communiqué. « Le sort d’une personne reste inconnu, les services de secours sont en train de la rechercher », a-t-il précisé. 

En tout, 170 secouristes et des dizaines de véhicules de pompiers ont été dépêchés sur les lieux. Le ministre russe des Situations d’urgence par intérim, Alexandre Tchouprian, s’y est rendu également.

Incendie dans une usine d'explosifs en Russie: les secours sur place

© Fournis par AFP Incendie dans une usine d’explosifs en Russie: les secours sur place

– « Entreprise stratégique » –

Selon son site internet, Elastik est considéré comme une « entreprise stratégique » par le gouvernement russe et appartient au conglomérat public Rostec, qui fournit des produits industriels et de haute technologie aux secteurs civils et militaires. 

Après avoir fait faillite en 2015, les ateliers d’Elastik sont utilisés depuis 2017 par d’autres entreprises actives dans le secteur des explosifs, selon l’agence de presse Interfax. 

Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

© Handout Incendie dans une usine de poudre à canon et de produits chimiques à Riazan dans le sud-est de Moscou, le 22 octobre 2021

L’atelier concerné a été entièrement détruit par les flammes, selon les secouristes.

Ces derniers ont diffusé des images où l’on voit de la fumée flotter au-dessus d’une construction partiellement soufflée et des débris carbonisés. Le site semble être au milieu d’une forêt.

Le ministère russe des Situations d’urgence a souligné que les populations des localités voisines n’étaient pas en danger.

L’incendie a pu être causé par une « violation des processus technologiques » et des « normes de sécurité », selon une source au sein

Le Comité d’enquête russe, chargé des principaux dossiers criminels, a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête pour « violation des règles de sécurité sur un site dangereux ».

– Incendies et explosions –

Les explosions ou incendies accidentels sont courants en Russie du fait de la vétusté des infrastructures, souvent soviétiques, ou du non-respect des normes de sécurité.

En décembre 2020, 11 personnes avaient péri lors d’un feu à l’intérieur d’une maison de retraite de la région de l’Oural.

En janvier 2020, ce sont 11 et quatre personnes qui sont mortes lors d’incendies séparés à Tomsk (centre) et Moscou dans des logements pour migrants.

Le plus grave incendie de ces dernières années a eu lieu en 2018 à Kemerovo (centre), en Sibérie. 64 personnes, principalement des enfants, étaient alors mortes piégées par les flammes dans un centre commercial dont plusieurs sorties de secours étaient inopérantes. 

A Saint-Petersbourg (nord-ouest), c’est une usine historique, la manufacture Nevski, qui a été détruite par le feu en avril 2021. Le bâtiment délabré et partiellement abandonné abritait notamment des ateliers industriels.

Les accidents dans les usines, les sites de stockage d’explosifs ou de feux d’artifices sont également chose courante en Russie, surtout dans les dépôts de munitions de l’armée. Ils peuvent alors durer plusieurs jours.

En octobre 2020, un feu de broussailles avait provoqué un incendie et de puissantes explosions dans un tel dépôt d’armes dans la région de Riazan, entraînant l’évacuation d’environ 2.000 personnes des villages voisins. 

Avec AFP par mp/rco/mba

Une explosion aurait fait au moins 100 victimes en Afghanistan

octobre 8, 2021

KABOUL — Une centaine de personnes auraient été tuées ou blessées vendredi par une explosion dans une mosquée chiite du nord de l’Afghanistan, a indiqué un dirigeant taliban.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué. L’explosion est survenue à Kunduz, la capitale de la province du même nom, mais les militants de Daech (le groupe armé État islamique) s’en prennent de longue date à la minorité chiite en Afghanistan.

Le chef adjoint de la police de la province de Kunduz, Dost Mohammad Obaida, a dit que la majorité des victimes ont été tuées. L’attentat pourrait avoir été perpétré par un kamikaze qui s’était mêlé aux fidèles.

Il pourrait s’agir de l’attentat le plus meurtrier depuis que les forces de l’OTAN et des États-Unis sont parties d’Afghanistan à la fin du mois d’août et que les talibans ont pris le contrôle du pays. Daech a lancé plusieurs attaques meurtrières contre les talibans.

L’explosion s’est produite pendant les prières du vendredi à la mosquée Gozar-e-Sayed Abad. La prière du vendredi midi est le fait saillant de la semaine religieuse musulmane, et les mosquées sont typiquement bondées.

Des photos et des vidéos de l’attentat montrent des secouristes transportant un corps enveloppé dans une couverture de la mosquée vers une ambulance. L’escalier devant la mosquée était couvert de sang.

Avec Samya Kullab et Tameem Akhgar, The Associated Press

Allemagne : un mort et plusieurs blessés dans une explosion

juillet 27, 2021

Plusieurs personnes ont été blessées en Allemagne, ce mardi, après une explosion sur un site de traitement de déchets. Une personne a perdu la vie.

Une explosion d'origine inconnue - suivie d'un incendie localise - s'est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de dechets.
Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets.© ROBERTO PFEIL / afp / AFP

L’événement, survenu mardi 27 juillet, a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Les faits se sont déroulés à Leverkusen, dans l’ouest de l’Allemagne. Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets. Une personne est morte, seize ont été blessées, et quatre autres personnes demeurent portées disparues.

Les résidents de cette ville allemande ont été invités à rester calfeutrés après cette explosion et cet incendie, qui ont entraîné un important dégagement de fumée. « Plusieurs employés, au moins deux d’entre eux [ont été blessés] grièvement », a indiqué dans un communiqué l’entreprise Currenta, qui gère le site comprenant un centre de stockage des déchets et un incinérateur.

Garder fenêtres et portes fermées

« Les habitants de Leverkusen sont priés de se rendre dans des pièces fermées, d’éteindre la climatisation et, par précaution, de garder les fenêtres et les portes fermées », ajoute l’entreprise, dans le même communiqué, ancienne filiale du géant de la chimie Bayer. « Nous sommes profondément bouleversés par cet accident tragique et la mort d’un collaborateur », indique le communiqué. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de trouver les quatre disparus, a fait savoir la société. Parmi les seize salariés blessés, deux le sont grièvement.

Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure d’un parc industriel regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen (Rhénanie du Nord-Westphalie). Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne.

D’importants dégâts

L’appel à se calfeutrer préventivement face au dégagement de fumée a également été relayé par les services de police et les autorités locales. Les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y avait « pas de danger » pour la population de Cologne, ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

L’événement a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure du parc industriel Chempark regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen et du quartier de Bürrig.

Siège du géant de la chimie Bayer, Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne. Les groupes Evonik et Lanxess y ont également des usines. En début d’après-midi, les mesures des niveaux de pollution étaient toutes encore « dans le vert », a précisé la ville de Leverkusen sur sa page Facebook, précisant que les mesures prises l’étaient par précaution. Pour la population de Cologne, les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y a « pas de danger », ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

Des gaz toxiques dans le nuage ?

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi à Leverkusen, le directeur de Chempark, Lars Friedrich, a déclaré que l’appel à rester en intérieur était toujours en vigueur tandis que les experts se hâtaient d’identifier la composition du nuage de fumée. Le nuage peut-il contenir des gaz toxiques ? Lars Friedrich a refusé de spéculer, déclarant que rien ne pouvait être exclu. Le maire de la ville, Uwe Richrath, a parlé d’« un jour sombre pour les habitants de Leverkusen ».

Le destin de cette cité des bords du Rhin est lié depuis des décennies au secteur de la chimie, troisième branche industrielle allemande. Il a indiqué que les terrains de jeux des quartiers de Bürrig et d’Opladen seraient fermés. Il a également exhorté les habitants à rincer préventivement les fruits et légumes de leur jardin avant de les consommer. Une ligne d’assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des habitants inquiets. Il a également été demandé aux habitants de signaler toute observation de suie ou de résidus qui pourraient tomber du ciel afin qu’ils puissent être examinés.

L’incendie qui a suivi l’explosion et embrasé des cuves de solvants a pu être éteint après plusieurs heures d’intervention des pompiers. Trois des réservoirs « ont été complètement ou partiellement détruits », a déclaré Lars Friedrich, ce qui rend impossible, pour l’instant, de dire où l’explosion a commencé. De nombreux policiers, pompiers et équipes de secours ont été déployés sur les lieux, ainsi que des experts en détection de la pollution.

Par le Point avec AFP