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Chine : explosion dans une usine chimique

novembre 21, 2022

Nouvel incident industriel dans une usine de la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Le bilan humain de l’explosion est encore inconnu.

Une explosion a eu lieu dans la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Il s'agirait d'un accident industriel. (Photo d'illustration)
Une explosion a eu lieu dans la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Il s’agirait d’un accident industriel. (Photo d’illustration)© STR / AFP

L’incident s’est produit à Taiyuan, la capitale de la province du Shanxi, selon Dahebao, quotidien officiel provincial qui cite les autorités. Une explosion s’est produite lundi 21 novembre dans une usine chimique du nord de la Chine, d’après le média qui n’a pas avancé de bilan humain mais des dégâts matériels dans les immeubles alentour. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent qu’un incendie s’est déclenché sur le site industriel, dégageant une fumée grise qui a formé un énorme champignon dans le ciel.

D’autres images montrent des logements au sol jonché d’éclats de verre, des gens apeurés sortir des bâtiments ou encore des montants de fenêtres tombés au pied d’immeubles, en raison du souffle de l’explosion. « Du personnel a été dépêché sur place, le feu a été éteint et le bilan humain n’est pas encore connu », a indiqué le journal Dahebao sur le réseau social Weibo, citant les autorités.

Les accidents industriels sont fréquents en Chine

Selon des habitants interrogés par des médias locaux, l’explosion s’est produite vers 17 h 25 (9 h 25 GMT) et des personnes ont été blessées par des éclats de verre. L’usine, nommée Jiangyang, avait déjà été frappée par une explosion en septembre 2021, selon Dahebao.

Des accidents industriels surviennent régulièrement en Chine, en raison souvent d’un mauvais respect des règles de sécurité. En mars 2019, l’explosion d’une usine chimique à Yancheng, ville située à 260 kilomètres au nord de Shanghai, avait causé la mort de 78 personnes et dévasté des habitations sur plusieurs kilomètres à la ronde.

Mais un des plus graves accidents industriels est celui survenu en 2015 à Tianjin (Nord). Une gigantesque explosion dans un entrepôt de produits chimiques avait fait au moins 165 morts dans cette grande ville portuaire située à 120 kilomètres au sud-est de Pékin.

Par Le Point avec AFP

Turquie: Au moins six morts dans un attentat au cœur d’Istanbul

novembre 13, 2022
Déploiement de policiers et de services d'urgence.

Des policiers et les services d’urgence sur les lieux de l’explosion dans la rue Istiklal, artère piétonne très fréquentée à Istanbul. Photo: Reuters/Kemal Aslan

Un attentat a visé dimanche le cœur battant d’Istanbul, principale ville et capitale économique de la Turquie, faisant au moins six morts et des dizaines de blessés dans l’artère commerçante très fréquentée d’Istiklal.

L’explosion de forte puissance est survenue vers 16 h 20 (heure locale), au moment où la foule était particulièrement dense dans ce lieu de promenade prisé des Stambouliotes et des touristes.

Dans une déclaration devant la presse télédiffusée en direct, le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un vil attentat qui a fait 6 morts et 53 blessés.

Les premières observations laissent subodorer un attentat terroriste, a affirmé le chef de l’État, ajoutant qu’une femme y serait impliquée, sans autre précision.

Des rumeurs ont couru immédiatement après l’explosion évoquant une attaque suicide, sans aucune confirmation ni preuve. L’attaque n’avait pas été revendiquée en début de soirée.

« Les auteurs de ce vil attentat seront démasqués. Que notre population soit sûre [qu’ils] seront punis. »— Une citation de  Recep Tayyip Erdogan, président turc

M. Erdogan a déjà été confronté à une campagne de terreur à travers le pays en 2015-2016.

Revendiquée en partie par le groupe État islamique, elle avait fait près de 500 morts et plus de 2000 blessés.

Un premier bilan du gouverneur d’Istanbul, Ali Yerlikaya, avait fait état de 4 morts et 38 blessés.

La police a aussitôt établi un large cordon de sécurité pour empêcher l’accès à la zone touchée par crainte d’une seconde explosion. Un imposant déploiement de forces de sécurité barrait également tous les accès au quartier et aux rues adjacentes, a constaté la vidéaste de l’AFP.

J’étais à 50-55 mètres de distance, il y a eu soudain un bruit d’explosion. J’ai vu trois ou quatre personnes à terre, a déclaré à l’AFP un témoin, Cemal Denizci, 57 ans.

« Les gens couraient en panique. Le bruit était énorme. Il y a eu une fumée noire. Le son était si fort, presque assourdissant. »— Une citation de  Cemal Denizci, témoin de l’explosion

Deux femmes et deux enfants inquiets après l’explosion à Istanbul.

Deux femmes et deux enfants se rendent dans une zone sécurisée après l’explosion. Photo : Getty Images/Burak Kara

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux au moment de l’explosion, celle-ci, accompagnée de flammes, a été entendue de loin et a déclenché aussitôt un mouvement de panique.

Un large cratère noir est visible sur ces images, ainsi que plusieurs corps gisant par terre à proximité.

Le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, s’est rapidement rendu sur place : J’ai été informé par les équipes de pompiers sur Istiklal. Ils poursuivent leur travail en coordination avec la police, a-t-il indiqué sur Twitter, en présentant ses condoléances aux victimes et à leurs proches.

Dans le quartier voisin de Galata, beaucoup de boutiques ont baissé leurs rideaux avant l’heure. Certains passants, arrivés en courant du lieu de l’explosion, avaient les larmes aux yeux, a constaté un journaliste de l’AFP.

À la nuit tombée, les terrasses des restaurants de ce quartier très touristique restaient en partie vides.

Censure de l’État

Le Haut conseil audiovisuel turc (RTUK) a rapidement interdit aux médias audiovisuels de diffuser des images de la scène, décision justifiée par le directeur de la communication présidentielle et proche conseiller du président Erdogan, Farhettin Altun, pour empêcher de semer la peur, la panique et l’agitation dans la société et (risquer) de servir les objectifs d’organisations terroristes.

Toutes les institutions et organisations de notre État mènent une enquête rapide, méticuleuse et efficace concernant l’incident, a-t-il promis dans une déclaration.

L’émotion est intense à Istanbul, déjà durement éprouvée par le passé. Les matchs des grands clubs de foot stambouliotes, dont le Galatasaray, ont été annulés.

La rue Istiklal, qui signifie l’Indépendance, dans le quartier historique de Beyoglu, est l’une des plus célèbres artères d’Istanbul, entièrement piétonne sur 1,4 km. Sillonnée par un vieux tramway, bordée de commerces et de restaurants, elle est empruntée par près de 3 millions de personnes par jour durant le week-end.

Elle avait déjà été touchée, en mars 2016, par une attaque suicide qui avait fait cinq morts.

En Grèce, avec laquelle Ankara entretient des relations tendues, le ministère des Affaires étrangères a condamné sans équivoque le terrorisme et exprime ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple turcs.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Poutine accuse Kiev de « terrorisme » après l’explosion au pont de la Crimée

octobre 9, 2022
Les ruines d'un bâtiment bombardé.

Les frappes russes ont touché des maisons et des immeubles d’habitation de plusieurs étages à Zaporijia. Photo : AP/Leo Correa

Le président russe Vladimir Poutine a accusé dimanche Kiev d’avoir commis un « acte terroriste » en organisant l’explosion qui a partiellement détruit samedi le pont de Crimée reliant la Russie à la péninsule annexée, suivie dans la nuit par des frappes russes meurtrières contre une ville ukrainienne.

Les auteurs, les exécutants et les commanditaires sont les services secrets ukrainiens, a résumé M. Poutine à l’issue d’une réunion avec le chef du Comité d’enquête russe, selon une vidéo diffusée par le Kremlin.

« Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste visant à détruire une infrastructure civile russe d’importance critique. »— Une citation de  Vladimir Poutine

C’était la première réaction de Vladimir Poutine à l’explosion survenue samedi au petit matin, et qui constitue un nouveau revers majeur pour la Russie, au moment où ses forces sont en difficulté en Ukraine.

Le Kremlin a indiqué que le président russe convoquait le Conseil de sécurité lundi.

L’armée ukrainienne et les services spéciaux (SBU) de Kiev n’ont ni confirmé ni démenti leur implication, et le président Volodymyr Zelensky s’est contenté d’ironiser dans une vidéo sur le temps nuageux qu’il faisait samedi en Crimée – une allusion probable à la fumée de l’incendie – bien qu’il y faisait également chaud.

Au moins 12 morts à Zaporijjia

Le président Zelensky a qualifié dimanche les militaires russes de terroristes, après des frappes sur des immeubles d’habitation de Zaporijjia, ville du sud de l’Ukraine, qui ont fait entre 12 et 17 morts selon les bilans, trois jours après de précédents bombardements qui y avaient fait 17 morts.

Un dernier bilan de l’administration régionale de Zaporijjia faisait état de 13 morts et 60 blessés, dont des femmes et des enfants.

« Aucun sens. Le mal absolu. Des terroristes et des sauvages. Depuis celui qui a donné cet ordre jusqu’à celui qui l’a exécuté. Tous ont une responsabilité. Devant la loi et devant le peuple. »— Une citation de  le président Zelensky sur son compte Telegram

Cette frappe russe a détruit des appartements privés, où des gens vivaient, dormaient sans attaquer personne, a-t-il ajouté.

Des camions de pompiers.

Les services d’urgence sont intervenus sur les lieux d’un bombardement qui a fait plusieurs morts et de nombreux blessés. Photo: AP/Leo Correa

L’armée de l’air ukrainienne a indiqué que quatre missiles de croisière, deux missiles tirés depuis des avions de chasse et d’autres missiles de type antiaérien avaient été utilisés contre la ville.

L’armée russe a affirmé dimanche avoir mené des frappes avec des armes de haute précision contre des unités de mercenaires étrangers près de Zaporijia.

Non loin de là, la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, a été reconnectée au réseau électrique dimanche.

Réouverture du pont entre la Crimée et la Russie

Au lendemain de l’énorme explosion sur le pont de Crimée, des plongeurs devaient examiner l’ouvrage dimanche pour évaluer les dégâts structurels, a annoncé le vice-premier ministre russe Marat Khousnoulline, avec de premiers résultats attendus dans la journée.

Le trafic automobile et ferroviaire avait repris partiellement dès samedi, quelques heures après la déflagration qui avait fait s’effondrer sur plusieurs travées une des voies de ce pont construit à grands frais et inauguré par Vladimir Poutine en 2018.

Les poids lourds avaient cependant été renvoyés vers des traversiers dans un premier temps.

Un convoi ferroviaire de wagons-citernes de carburant avait en outre pris feu sur le pont.

Le ministère russe des Transports a toutefois affirmé dimanche que les trains de passagers de la Crimée vers la Russie roulaient selon l’horaire habituel.

Un camion de propriété russe

Les autorités russes ont attribué l’explosion à un camion piégé dont le propriétaire est un habitant de la région russe de Krasnodar.

De la fumée noire s'échappe d'un incendie sur le pont de Crimée.

Le pont de Crimée, aussi appelé pont de Kertch, est le seul lien terrestre de la Russie avec la Crimée annexée. Photo : Getty Images/AFP

Kiev avait toutefois menacé à plusieurs reprises de frapper ce pont, symbole de l’annexion de la Crimée en 2014, qui sert aussi à l’approvisionnement des troupes russes en Ukraine.

Des images de vidéosurveillance diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une puissante explosion au moment où plusieurs véhicules circulaient sur le pont, notamment un camion que les autorités russes soupçonnent d’être à l’origine de la déflagration.

Sur d’autres clichés, on peut voir un convoi de wagons-citernes en flammes sur la partie ferroviaire du pont ainsi que deux travées d’une des deux voies routières effondrées.

Selon les enquêteurs, l’attaque survenue samedi au petit matin a fait trois morts : le conducteur du camion ainsi qu’un homme et une femme qui circulaient en voiture à proximité de la déflagration, dont les corps ont été retirés des eaux.

Des revers pour l’armée russe

L’armée russe, en difficulté sur le front de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, a assuré samedi que l’approvisionnement de ses troupes n’était pas menacé.

Depuis le début de septembre, les forces russes ont été obligées de reculer sur de nombreux points du front. Elles ont notamment dû se retirer de la région de Kharkiv et reculer dans celle de Kherson.

Un soldat de l'armée ukrainienne passe devant un convoi russe détruit.

Un membre de l’armée ukrainienne passe devant un convoi russe dans la ville de Lyman, ville récemment reprise dans la région de Donetsk. Photo : Getty Images/Yasuyoshi Chiba

Face à une armée ukrainienne galvanisée et forte des approvisionnements en armes occidentales, M. Poutine a décrété, fin septembre, la mobilisation de centaines de milliers de réservistes et l’annexion de quatre régions ukrainiennes, bien que Moscou ne les contrôle que partiellement.

Les services de sécurité russes (FSB) ont par ailleurs dénoncé dimanche une augmentation considérable des tirs ukrainiens visant des territoires russes frontaliers de l’Ukraine, dans lesquels selon eux une personne a été tuée et cinq ont été blessées au cours de la semaine écoulée.

Signe du mécontentement en haut lieu quant à la conduite des opérations, Moscou a annoncé samedi avoir nommé un nouvel homme à la tête de son opération militaire spéciale en Ukraine, le général Sergueï Sourovikine, 55 ans.

Par Canada avec Agence France-Presse

Dix personnes tuées lors d’une explosion dans une station-service en Irlande

octobre 8, 2022
Dix personnes tuees lors d'une explosion dans une station-service en Irlande
Dix personnes tuées lors d’une explosion dans une station-service en Irlande© AFP/Paul Faith

Dix personnes, dont deux adolescents et une fillette, ont été tuées dans l’explosion d’une station-service dans un village du nord-ouest de l’Irlande, a annoncé la police irlandaise samedi.

L’explosion s’est produite vendredi peu vers 15H20 (14H20GMT) dans le village de Creeslough. « Elle a fait dix victimes », a déclaré un responsable de la police lors d’une conférence de presse. Il s’agit de quatre hommes, trois femmes, deux adolescents (un garçon et une fille) et d’une fillette, en âge d’aller à l’école primaire, a-t-il détaillé.

« On ne s’attend pas à ce qu’il y ait d’autres victimes », a ajouté ce responsable. Il n’y a pas d’information sur des personnes portées disparues.

« Les informations dont nous disposons à l’heure actuelle font état d’un accident tragique », a-t-il encore dit, semblant écarter la piste d’un acte volontaire. Mais la police garde « l’esprit ouvert ».

Une photographie aérienne prise après la déflagration montre le bâtiment de la station-service détruit. Deux immeubles résidentiels de deux étages situés derrière se sont effondrés.

Un habitant du quartier, Kieran Gallagher, dont la maison se trouve à environ 150 mètres de la scène, a déclaré que la détonation lui avait fait penser à une « bombe »: « J’étais chez moi quand j’ai entendu une explosion. (…) C’était comme une bombe », a-t-il dit à la BBC.

La communauté a été frappée par « un tsunami de chagrin », a dit samedi matin, lors d’une messe dans l’église du village, le prêtre John Joe Duffy.

Les services de secours, accompagnés de chiens renifleurs pour retrouver des victimes, ont oeuvré tout au long de la nuit. Les décombres continuaient d’être ramassés samedi matin.

La police, les pompiers, les services d’ambulance et les garde-côtes irlandais étaient sur place. Ils ont été épaulés par le service d’ambulance aérienne d’Irlande du Nord ainsi qu’une équipe de spécialistes de la province britannique samedi.

L’hôpital universitaire de Letterkenny, situé à 24 kilomètres de la station-service, a été placé en situation d’urgence et a indiqué dans un communiqué qu’il s’occupait de « blessures multiples ».

Dégâts et débris

Dans un communiqué, le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, a déclaré que « ses pensées et ses prières (allaient) aujourd’hui à ceux qui ont perdu la vie et à ceux qui ont été blessés dans cette explosion dévastatrice ».

Micheal Martin a annoncé qu’il allait se rendre sur place. « C’est un si petit village que presque tout le monde connaît quelqu’un qui a perdu la vie », a-t-il dit à des journalistes samedi matin. « C’est un jour très sombre pour Donegal (le comté où se situe Creeslough, ndlr) et pour l’Irlande ».

Le ministre de l’Agriculture Charlie McConalogue, qui est un élu au parlement irlandais de la région frappée par l’explosion, a comparé les scènes de dévastation à celles du conflit nord-irlandais dans la seconde moitié du XXe siècle.

« Les scènes de l’événement rappellent les images des +Troubles+ il y a des années, au niveau des dégâts et des débris ».

Pendant trois décennies, le conflit nord-irlandais a opposé nationalistes, principalement catholiques, favorables à la réunification de l’île d’Irlande, et loyalistes, essentiellement protestants, attachés au maintien de la province sous la couronne britannique. Ce conflit avait fait environ 3.500 morts.

Le village de Creelough, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Irlande du Nord, compte environ 400 habitants.

« Nos pensées et nos prières vont aux familles et aux amis des personnes décédées, à celles qui ont été blessées et à l’ensemble de la communauté de Creeslough », a tweeté l’entreprise Applegreen, à laquelle appartient la station-service frappée par l’explosion.

Par Le Point avec AFP

Ukraine : Au moins trois morts dans l’explosion sur le pont de Crimée

octobre 8, 2022
De la fumée noire s'échappe d'un incendie sur le pont.

Le pont de Kertch est le seul lien terrestre de la Russie avec la Crimée annexée. Photo: Getty Images/AFP

Au moins trois personnes ont été tuées dans l’explosion qui a endommagé le pont de Crimée reliant la Russie à cette péninsule ukrainienne annexée, ont annoncé les enquêteurs russes, qui affirment avoir identifié le propriétaire du camion piégé.

Selon les données préliminaires, trois personnes ont été tuées à la suite de l’accident. Il s’agit probablement des passagers d’une voiture qui se trouvait près du camion quand il a explosé, a indiqué le Comité d’enquête russe dans un communiqué.

Selon cette source, les corps de deux victimes, un homme et une femme, ont déjà été sortis de l’eau.

Le Comité d’enquête, organe responsable des principales investigations criminelles en Russie, a également affirmé avoir établi l’identité du camion et de son propriétaire soupçonnés d’être à l’origine de l’explosion.

Il s’agirait d’un habitant de la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie. Une enquête a été ouverte sur son lieu de résidence. L’itinéraire du camion et les documents pertinents sont en cours d’étude, ont ajouté les enquêteurs.

L’explosion de ce camion a provoqué un vaste incendie et des dégâts samedi sur cette infrastructure routière et ferroviaire clé pour l’approvisionnement de la Crimée, péninsule annexée en 2014 par la Russie.

Il s’agit aussi d’un projet symboliquement fort reliant la Crimée à la Russie continentale, qui avait été construit à grands frais et inauguré en 2018 par Vladimir Poutine en personne.

Ce pont sert essentiellement au transport des personnes et des marchandises vers la péninsule, mais aussi aux troupes déployées en Ukraine.

L’Ukraine n’a pas officiellement revendiqué de responsabilité dans cette attaque.

Des images du pont, circulant en ligne, montrent la voie ferrée en flammes sur des dizaines de mètres et un tronçon routier effondré.

Si l’Ukraine était à l’origine de l’incendie et de l’explosion sur le pont de Crimée, le fait qu’une infrastructure aussi cruciale et aussi loin du front puisse être endommagée par les forces ukrainiennes serait un camouflet pour Moscou.

D’autant que la Russie enchaîne les revers militaires depuis le début du mois de septembre, ses troupes étant forcées de reculer aussi bien au nord-est que dans le sud du pays, notamment dans la région de Kherson, frontalière de la Crimée, dont M. Poutine revendique l’annexion.

Selon le Comité antiterroriste, deux voies routières sont endommagées, mais l’arche du pont n’est pas touchée.

Un hélicoptère déverse de l'eau sur les wagons pour tenter d'éteindre le feu.

Un hélicoptère déverse de l’eau sur les wagons pour tenter d’éteindre le feu. Photo : Getty Images/ AFP

Des vandales ukrainiens

Le chef de l’assemblée de Crimée, le Parlement régional installé par la Russie, Vladimir Konstantinov a dénoncé un coup des vandales ukrainiens.

L’Ukraine n’a fait aucun commentaire, mais le chef du cabinet de la présidence ukrainienne Andriï Iermak a publié sur Twitter une binette montrant un pont dans des nuages de fumée.

Tout ce qui est illégal doit être détruit, tout ce qui a été volé doit être rendu à l’Ukraine, a commenté sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un autre conseiller du président Volodymyr Zelensky.

Kirill Stremooussov, un responsable de l’occupation russe dans la région ukrainienne de Kherson, voisine de la Crimée, a publié sur son compte Telegram une vidéosurveillance du pont montrant une violente explosion. Selon lui, les réparations pourraient prendre deux mois.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky Photo : Reuters

Un attentat terroriste

La Russie a toujours affirmé que le pont ne risquait rien en dépit des combats en Ukraine, mais elle a menacé par le passé Kiev de représailles si les forces ukrainiennes devaient attaquer cette infrastructure ou d’autres en Crimée.

Le député russe Oleg Morozov, cité par l’agence Ria Novosti, a réclamé samedi une réplique adéquateSinon, ce type d’attentats terroristes va se multiplier, a-t-il dit.

Plusieurs explosions ont eu lieu ces derniers mois sur des installations militaires russes dans la péninsule, résultat probable d’opérations ukrainiennes, comme lorsque la base militaire de Djankoï a été ravagée en août par la déflagration d’un dépôt de munitions, provoquant un exode de touristes de la région.

Les autorités russes ont été toujours avares d’explications concernant Djankoï et d’autres incidents similaires sur des dépôts d’armements ailleurs en Russie, mais proches de la frontière ukrainienne.

À Djankoï, Moscou avait admis finalement un « sabotage », et l’armée ukrainienne avait reconnu des semaines plus tard sa responsabilité.

Un revers de plus pour la Russie

Depuis début septembre, les forces russes ont été obligées de reculer sur de nombreux points du front. Elles ont notamment été forcées de fuir la région de Kharkiv (nord-est) et de reculer dans celle de Kherson (sud).

Le président russe Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine Photo : Getty Images/Gavriil Grigorov

Devant ces revers face à une armée ukrainienne galvanisée et forte des approvisionnements en armes occidentales, le président Poutine a décrété fin septembre la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, des civils donc, pour inverser la tendance.

Il a aussi décrété l’annexion de quatre régions ukrainiennes, bien que Moscou ne les contrôle que partiellement.

L’Ukraine a quant à elle revendiqué la reprise de milliers de kilomètres carrés depuis début septembre et le lancement de sa contre-offensive en plusieurs points du front.

Le seul champ de bataille où Moscou a actuellement l’avantage se trouve aux abords de la ville de Bakhmout, dans la région de Donetsk (est), que les forces russes essaient de prendre depuis le mois d’août.

Les échecs des dernières semaines sont tels que, même dans les médias d’État, l’armée et son commandement sont la cible de critiques de personnalités en vue.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Deux explosions sous-marines enregistrées avant les fuites de Nord Stream 1 et 2

septembre 27, 2022
Une explosion dans la mer vue du ciel.

Une vue de l’explosion survenue à Nord Stream 2 au large de l’île danoise de Bornholm, dans la mer Baltique. Photo: Ministère de la Défense du Danemark

Deux explosions sous-marines « très probablement dues à des détonations » ont été enregistrées à proximité des sites des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2 peu avant leur détection, a annoncé mardi un institut sismique suédois.

Une première émission massive d’énergie d’une magnitude de 1,9 a été enregistrée dans la nuit de dimanche à lundi à 2 h 03, heure locale, au sud-est de l’île danoise de Bornholm, puis une autre de magnitude 2,3 à 19 h 04 lundi soir au nord-est de l’île, a expliqué à l’AFP Peter Schmidt, du Réseau national sismique suédois.

« Nous l’interprétons comme provenant avec la plus grande probabilité d’une forme de détonation. »— Une citation de  Peter Schmidt, du Réseau national sismique suédois

L’Institut indépendant de séismologie norvégien (NORSAR) a confirmé dans la foulée avoir lui aussi enregistré une petite explosion tôt lundi matin et une autre plus puissante lundi soir, qu’il suspecte d’être délibérées.

C’est une explosion d’importance. Il est tentant de penser que c’était le fait de quelqu’un qui savait ce qu’il faisait, a déclaré à l’AFP sa directrice, Anne Strømmen Lycke.

Avec des émissions d’énergie aussi importantes, il n’y a pas grand-chose d’autre qu’une explosion qui peut l’avoir provoquée, a souligné de son côté M. Schmidt. Les secousses ont été très soudaines, note le sismologue de l’université suédoise d’Uppsala.

Visibles du ciel

Les trois grandes fuites identifiées depuis lundi au large de l’île danoise de Bornholm sont visibles à la surface avec des bouillonnements allant de 200 mètres jusqu’à 1 kilomètre de diamètre, selon des images de l’armée danoise.

Les fuites inexpliquées sont le résultat d’une attaque terroriste planifiée par Moscou contre l’Union européenne, a affirmé mardi l’Ukraine, alors que les soupçons de sabotage se multiplient.

Objets de bras de fer géopolitiques ces derniers mois, les deux pipelines exploités par un consortium dépendant du géant russe Gazprom ne sont pas opérationnels à cause des conséquences de la guerre en Ukraine. Mais tous les deux étaient encore remplis de gaz.

Le Kremlin s’est dit extrêmement préoccupé, estimant qu’il ne fallait exclure aucune hypothèse, y compris celle d’un sabotage. Pour la première ministre danoise Mette Frederiksen, il est difficile d’imaginer que c’est accidentel et un sabotage ne doit pas être exclu.

Volodymyr Zelensky (à gauche) et Mette Frederiksen (à droite), lors d'une conférence de presse.

Selon la première ministre danoise Mette Frederiksen, qui s’était rendue en Ukraine le printemps dernier, il est difficile de penser qu’il s’agit d’un accident. Photo : AFP via Getty Images/Genya Savilov

Un accident « pas ordinaire »

L’exploitant des pipelines, le consortium Nord Stream, a dit ne pas avoir pu voir ni évaluer les dégâts, mais a reconnu le caractère exceptionnel de la situation.

« Un incident durant lequel trois tuyaux connaissent simultanément des difficultés le même jour n’est pas ordinaire. »— Une citation de  Un porte-parole du consortium NordStream

Des responsables militaires alertent régulièrement sur le risque de saboter des installations civiles sous-marines essentielles, comme des câbles de télécommunications, des liaisons électriques ou d’hydrocarbures.

Malgré l’incertitude sur la cause des fuites, Copenhague a immédiatement placé en état d’alerte orange ses infrastructures énergétiques, le deuxième niveau de vigilance le plus élevé.

Les fuites de gazoducs sont extrêmement rares et nous voyons donc une raison d’augmenter le niveau de vigilance à la suite des incidents auxquels nous avons assisté au cours des dernières 24 heures, a expliqué le directeur de l’Agence danoise de l’énergie, Kristoffer Böttzauw, promettant une surveillance approfondie des infrastructures critiques du Danemark.

Sécurité accrue des installations

Des mesures concrètes pour augmenter la sécurité des usines et des installations vont devoir être mises en place par les entreprises du secteur, notamment en ce qui concerne l’accès, la surveillance et la bonne tenue des installations.

Un ouvrier marche près de valves et de tuyaux à l'extérieur.

L’Allemagne a augmenté d’un cran la surveillance de ses infrastructures énergétiques, les fuites liées aux gazoducs étant extrêmement rares. Photo : Reuters/Hannibal HAanschke

Après l’annonce lundi soir par le consortium exploitant d’une baisse de pression subite sur Nord Stream 1, le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Dan Jørgensen, et les autorités maritimes suédoises ont confirmé mardi matin deux autres fuites en plus de celle affectant Nord Stream 2.

Toutes trois sont localisées au large de l’île danoise de Bornholm, située entre la côte sud de la Suède et la Pologne.

Construit en parallèle au gazoduc Nord Stream 1, le pipeline Nord Stream 2 était destiné à doubler la capacité d’importation de gaz russe en Allemagne. Mais sa mise en service imminente a été suspendue, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

Gazprom a progressivement réduit les volumes de gaz livrés par Nord Stream 1 jusqu’à la fermeture complète du gazoduc à la fin du mois d’août, accusant les sanctions occidentales d’avoir retardé les réparations nécessaires du pipeline.

Les autorités allemandes n’ont quant à elles pas encore réagi. Mais selon une source proche du gouvernement allemand, citée par le quotidien allemand Taggesspiegeltout parle contre une coïncidence et en faveur d’une attaque ciblée.

Navigation interdite à proximité

La navigation a été interdite dans un rayon de 5 milles nautiques (environ 9 kilomètres) autour des trois fuites, ainsi que leur survol dans un rayon d’un kilomètre.

Selon les autorités, les incidents sont sans conséquence pour la sécurité ou la santé des résidents des îles danoises voisines de Bornholm et de Christiansø.

L’impact environnemental devrait lui être local et limité, selon les premières évaluations.

Avec ses homologues polonais et norvégien, la première ministre danoise inaugurait justement mardi le Baltic Pipe, un gazoduc reliant la Pologne à la Norvège et passant à travers le Danemark.

Radio-Canada par Agence France-Presse

Russie: La fille d’un idéologue proche de Poutine tuée dans l’explosion de sa voiture

août 21, 2022
Des enquêteurs inspectent les lieux d'une explosion.

L’explosion s’est produite près de Moscou et visait le père de Daria Douguine. Photo : via Reuters/Comité d’enquête de la Russie

La fille d’un idéologue russe proche du Kremlin et fervent défenseur de l’opération militaire russe en Ukraine, Alexandre Douguine, a été tuée samedi soir dans l’explosion de sa voiture dans la région de Moscou, a indiqué dimanche le Comité d’enquête russe.

Daria Douguina, journaliste et politologue qui affichait elle aussi un soutien ouvert à l’offensive russe en Ukraine, était au volant d’une Toyota Land Cruiser au moment où celle-ci a explosé avant de prendre feu, sur une autoroute près du village de Bolchiïe Viaziomy, à une quarantaine de kilomètres de Moscou, selon le communiqué.

La jeune femme, née en 1992, a été tuée sur les lieux, précise-t-il.

Selon les enquêteurs, un engin explosif a été placé dans le véhicule, et tout porte à croire que le crime a été planifié […] et commandité, souligne le communiqué.

Une enquête pour homicide a été ouverte, ajoute le Comité, chargé des principales investigations criminelles dans le pays.

Le père était la cible

Selon des proches de la famille cités par les agences de presse russes, c’est l’intellectuel et écrivain ultranationaliste Alexandre Douguine, 60 ans, qui était visé par l’explosion, Daria ayant emprunté la voiture de son père pour ce déplacement.

Promoteur de la doctrine eurasiste, une sorte d’alliance entre l’Europe et l’Asie sous direction russe, Alexandre Douguine, qui influence une partie de l’extrême droite française, est visé depuis 2014 par les sanctions de l’Union européenne prises dans la foulée de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie.

Il se tient la tête, une voiture brûle derrière lui.

Sur cette vidéo qui a largement circulé sur Twitter, on peut voir Alexandre Douguine désemparé. Photo :  Capture d’écran – Twitter

Ces dernières années, l’Ukraine a interdit plusieurs de ses ouvrages, notamment Ukraine. Ma guerre. Journal géopolitique et Revanche eurasiatique de la Russie.

Pour sa part, Daria Douguina était visée par des sanctions britanniques depuis juillet, Londres l’accusant de diffuser en ligne des désinformations sur l’Ukraine.

Le dirigeant de la République populaire de Donetsk (DNR), autoproclamée par les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, Denis Pouchiline, a accusé dimanche les forces ukrainiennes d’être derrière l’assassinat de Daria Douguina.

Les terroristes du régime ukrainien ont tenté de liquider Alexandre Douguine, mais ont fait exploser sa fille, a affirmé M. Pouchiline sur Telegram.

Si la piste ukrainienne se confirme […], et elle doit être vérifiée par les autorités compétentes, il s’agira de la politique du terrorisme d’État mise en place par le régime de Kiev, a réagi sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Pour sa part, un conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a démenti toute implication ukrainienne dans cet attentat.

L’Ukraine n’a sans aucun doute rien à voir avec l’explosion d’hier, parce que nous ne sommes pas un État criminel, a affirmé M. Podoliak, lors d’une intervention télévisée.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Cuba: Une explosion fait au moins 18 morts et 74 blessés dans un hôtel de La Havane

mai 6, 2022
Des secouristes regardent la façade dévastée de l'hôtel.

L’explosion de l’hôtel Saratoga, à La Havane, a fait au moins 18 morts vendredi. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Au moins 18 personnes ont été tuées et 74 autres ont été blessées, vendredi, après la forte explosion qui a partiellement détruit vendredi l’hôtel Saratoga, dans le centre de La Havane, probablement due à une fuite de gaz.

Une personne mineure figure aussi parmi les victimes, selon le bilan rendu public sur Twitter par la présidence cubaine.

Plus tôt dans la journée, le premier secrétaire du Parti communiste à La Havane, Luis Antonio Torres Iribar, avait signalé que 13 personnes [étaient] portées disparues et avait prévenu : les travaux de recherche et de secours continuent dans l’hôtel, où il est possible que d’autres personnes soient coincées sous les décombres.Des secours se trouvent devant un hôtel en ruines, près du corps d'une victime sous un drap.

Le corps d’une victime de l’explosion est caché par un drap blanc devant l’hôtel Saratoga, le 6 mai 2022. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Emblématique établissement de la vieille Havane avec sa façade verte, l’hôtel, en travaux, était fermé aux touristes. Seuls s’y trouvaient à l’intérieur des employés en train de préparer sa réouverture, prévue à partir du 10 mai.

Les premières constatations indiquent que l’explosion a été provoquée par une fuite de gaz, a précisé sur Twitter le compte de la présidence cubaine.

Selon le dirigeant local du quartier historique de La Havane, Alexis Costa Silva, cité par le média d’État Cubadebate, une bombonne de gaz liquide était en train d’être changée dans l’hôtel. Le cuisinier a senti une odeur de gaz et a découvert une fissure dans le tuyau, et c’est ce qui a provoqué l’explosion.

Ce n’était ni une bombe ni un attentat, c’est un regrettable accident, a déclaré le président Miguel Diaz-Canel, arrivé sur place peu après, voulant ainsi mettre fin aux rumeurs sur les réseaux sociaux qui évoquaient les attentats à la bombe survenus dans plusieurs hôtels dans les années 1990, commandités par des exilés cubains.

Les quatre premiers étages de l’hôtel Saratoga, classé 5 étoiles avec ses 96 chambres, deux restaurants et piscine sur le toit, ont été soufflés dans l’explosion, survenue vers 11 h, heure locale, et le sol était jonché de débris et de morceaux de verre, ont constaté des journalistes de l’AFPAgence France-Presse.Plusieurs étages de l'hôtel sont exposés, sans mur de façade.

La façade et les quatre premiers étages de l’hôtel Saratoga ont été soufflés dans l’explosion, survenue vendredi. Photo : AP/Ramon Espinosa

Quelques minutes après l’explosion, un épais nuage de fumée et de poussière s’étendait sur l’avenue du Prado, où se trouve l’hôtel, à deux pas du célèbre édifice public du Capitole.

On a senti une énorme déflagration et un nuage de poussière qui est arrivé jusqu’au parc [en face de l’hôtel, NDLR], beaucoup de gens sont sortis en courant, a témoigné à l’AFPAgence France-Presse Rogelio Garcia, conducteur d’un bicitaxi qui passait devant le Saratoga au moment de l’explosion.

Il y a eu une explosion terrible et tout s’est écroulé, a aussi raconté une femme, le visage couvert de poussière, qui n’a pas voulu donner son nom.

Plusieurs véhicules ont également été détruits à proximité de cet hôtel, connu pour avoir hébergé ces dernières années plusieurs célébrités, dont Madonna, Mick Jagger, Rihanna et Beyoncé.Des voitures prises dans ds ruines de béton.

Des voitures sont enfouies sous les débris, devant l’hôtel Saratoga, lui-même lourdement endommagé vendredi par une explosion. Photo : Reuters/ Alexandre Meneghini

Construit en 1880 pour y héberger des magasins, l’immeuble avait été transformé en hôtel en 1933 et rénové comme hôtel de luxe en 2005.

Les forces de l’ordre, arrivées en nombre, ont clôturé le périmètre, tandis que les secours recherchaient d’éventuelles victimes supplémentaires dans les gravats au pied de l’hôtel. Au moins deux ambulances et cinq véhicules de pompiers étaient présents sur place, a constaté l’AFPAgence France-Presse.

Le président Diaz-Canel, qui s’est aussi rendu dans un hôpital où étaient soignés les blessés, a lancé aux médecins : Soyez les meilleurs, il faut sauver les nôtres.

Solidarité et consternation, a tweeté le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, qui a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Une école est située juste à côté de l’hôtel, mais par chance, tous les enfants ont été évacués et aucun n’a été blessé, a indiqué la présidence cubaine.Des secouristes travaillent près de l'hôtel en ruine.

Les services d’urgence tentent de retrouver des survivants dans l’explosion de l’hôtel Saratoga, à La Havane, qui a fait au moins 8 morts, une trentaine de blessés et 13 disparus. Photo : AP/Ramon Espinosa

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Nigeria : plus de cent morts dans l’explosion d’une raffinerie illégale

avril 29, 2022

DRAME. L’explosion s’est produite vendredi dans une raffinerie de pétrole clandestine, dans la région pétrolière du delta du Niger, dans le sud du pays.

Ces raffineries de petrole illegales fonctionnent en puisant le petrole brut dans les oleoducs appartenant aux compagnies petrolieres et en le distillant en produits dans des reservoirs improvises. (Image d'illustration).
Ces raffineries de pétrole illégales fonctionnent en puisant le pétrole brut dans les oléoducs appartenant aux compagnies pétrolières et en le distillant en produits dans des réservoirs improvisés. (Image d’illustration).© STEFAN HEUNIS / AFP

Un spectacle d’horreur. Une terrible explosion a eu lieu dans une raffinerie clandestine, vendredi en fin de journée, faisant moins 80 morts dans la région pétrolière du delta du Niger, dans le sud du Nigeria, déjà dévastée par des décennies de vandalisme et d’exploitation illégale d’hydrocarbures. « Nous avons retrouvé au moins 80 corps gravement brûlés sur les lieux », a déclaré dimanche à l’AFP Ifeanyi Nnaji, un responsable local de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA), précisant que le bilan pourrait encore s’alourdir. L’explosion s’est produite vendredi soir sur un site illégal situé entre les États pétroliers de Rivers et d’Imo, selon la police et les services de secours.

Déflagration meurtrière

« Nous avons appris que de nombreux corps se trouvaient dans la brousse et les forêts avoisinantes », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs véhicules et jerricans calcinés jonchaient le sol noirci de pétrole. De nombreuses personnes ont également été blessées, présentant des « brûlures graves », toujours selon M. Nnaji. « Certaines d’entre elles sont ensuite décédées à l’hôpital. »

La police a confirmé que l’explosion avait eu lieu sur le site d’une raffinerie illégale où des opérateurs et leurs clients s’étaient rassemblés pour se livrer au trafic. « Plusieurs corps brûlés, méconnaissables, sont étendus sur le sol, alors que d’autres, qui ont essayé de fuir en courant, pendent des branches des arbres », a également témoigné Fyneface Dumnamene, directeur de l’ONG Youths and Environmental Advocacy Centre (YEAC).

Certains médias locaux ont fait état de plus de 100 tués, en majorité des jeunes gens.

Des populations dans le dénuement le plus total

Ce drame n’est pas le premier du genre. De telles explosions meurtrières se produisent régulièrement au Nigeria. Premier producteur de pétrole africain, le Nigeria exporte en moyenne deux millions de barils de brut par jour, ce qui représente 90 % des revenus d’exportation du pays. Mais, là où le bât blesse, selon des sources du secteur formel, le pays perd chaque jour environ 200 000 barils de brut à cause du vandalisme et du vol de pétrole. Dans la région du delta du Niger, groupes armés et habitants des communautés locales siphonnent régulièrement le brut des pipelines appartenant aux grandes compagnies pétrolières qu’ils raffinent ensuite sur des sites illégaux et revendent au marché noir.

Malgré l’immense richesse en hydrocarbures du pays, la plupart des habitants vivent dans une grande pauvreté et accusent régulièrement les grandes compagnies pétrolières d’avoir elles aussi contribué à la pollution de leur région sans participer à son développement. Des décennies de marées noires ont dévasté des mangroves et des villages entiers, où la pêche et l’agriculture assuraient autrefois la principale source de revenus locale.

La pire explosion de pipeline au Nigeria s’est produite en octobre 1998 dans la localité de Jesse, dans le sud du pays, faisant plus de 1 000 morts parmi les habitants.

Le gouvernement a déployé l’armée pour effectuer des opérations coup de poing et détruire les raffineries illégales dans le delta du Niger, et tenter de mettre fin au pillage des ressources pétrolières. Mais le bilan de cette répression a donné de maigres résultats et des centaines de raffineries illégales continuent d’être exploitées dans les marécages et près des cours d’eau qui traversent la région. Une enquête a été diligentée pour déterminer ce qui a provoqué l’explosion survenue vendredi, a affirmé à l’AFP le patron de l’Agence nationale de détection et de réponse aux déversements de pétrole (NOSDRA), Idris Musa. « Les investigations sont en cours et l’incendie qui faisait rage après l’explosion s’est calmé », a-t-il précisé.

Avec Le Point avec AFP

L’OMS et l’UNICEF signalent une explosion des cas de rougeole dans le monde

avril 27, 2022
Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus Photo: Getty Images/Fabrice Coffrini

Les cas signalés de rougeole ont explosé de près de 80 % dans le monde au cours des deux premiers mois de l’année, ont annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF.

L’OMSOrganisation mondiale de la santé n’a eu de cesse ces derniers mois de sonner l’alarme sur le risque de catastrophe absolue si le dangereux retard pris dans la vaccination des enfants à cause de la pandémie de COVID-19 n’est pas rattrapé et si les restrictions sanitaires sont levées trop vite.

Le résultat est vertigineux : le nombre de cas a bondi de 79 % au cours des deux premiers mois de 2022, en comparaison avec la même période l’an dernier, selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF. Les deux agences de l’ONUOrganisation des Nations unies craignent désormais l’apparition de graves épidémies de rougeole, une maladie virale hautement contagieuse qui pourrait toucher des millions d’enfants en 2022.

Pour l’instant, 17 338 cas de rougeole ont été signalés dans le monde en janvier et février 2022, contre 9665 au cours des deux premiers mois de 2021. Les chiffres sont probablement plus élevés, car la pandémie a perturbé les systèmes de surveillance.

La meilleure protection contre la rougeole, qui tire son nom des plaques rouges caractéristiques sur tout le corps, est une couverture vaccinale très étendue.

Il y a eu 21 épidémies de rougeole importantes au cours des 12 derniers mois (jusqu’en avril), la plupart en Afrique et dans la région de la Méditerranée orientale.

Les pays qui ont connu les plus grandes épidémies de rougeole depuis l’année dernière sont la Somalie, le Yémen, le Nigeria, l’Afghanistan et l’Éthiopie.

La rougeole étant très contagieuse, les cas ont tendance à apparaître lorsque les niveaux de vaccination diminuent. Les deux agences onusiennes craignent que les épidémies de rougeole soient un signe avant-coureur d’épidémies d’autres maladies qui se propagent plus lentement.

La rougeole est plus qu’une maladie dangereuse et potentiellement mortelle. C’est aussi un des premiers signes qu’il y a des lacunes dans la couverture vaccinale mondiale, a souligné la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell.

Un problème de vaccination

Selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF, un nombre trop élevé d’enfants n’ont pas pu bénéficier de vaccins contre la rougeole en raison notamment des perturbations des systèmes de santé liées à la pandémie de COVID-19.

En 2020, 23 millions d’enfants dans le monde n’ont pas reçu les vaccins infantiles de base par l’intermédiaire des services de santé de routine. C’est le nombre le plus élevé depuis 2009 et 3,7 millions de plus qu’en 2019, selon l’OMSOrganisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

La pandémie de COVID-19 a interrompu les services de vaccination, les systèmes de santé ont été débordés et nous assistons maintenant à une résurgence de maladies mortelles, dont la rougeole. Pour de nombreuses autres maladies, l’impact de ces interruptions des services de vaccination se fera sentir pendant des décennies, a averti le chef de l’OMSOrganisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le moment est venu de remettre sur les rails les programmes de vaccination essentiels et de lancer des campagnes de rattrapage afin que tout le monde puisse avoir accès à ces vaccins vitaux, a-t-il demandé.

Le risque d’épidémies importantes augmente à mesure que les pays assouplissent les mesures préventives prises pour lutter contre la COVID-19, telles que le respect de la distanciation physique.

Il est encourageant de constater que les habitants de nombreuses communautés commencent à se sentir suffisamment protégés contre le COVID-19 pour reprendre davantage d’activités sociales. Mais le faire dans des endroits où les enfants ne reçoivent pas de vaccination de routine crée les conditions parfaites pour qu’une maladie comme la rougeole se propage, a averti Mme Russell.

Le déplacement de millions de personnes en raison des conflits et des crises en Ukraine, en Éthiopie, en Somalie et en Afghanistan, entre autres, augmente également le risque d’épidémies chez des populations déjà très affaiblies.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse