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Allemagne : un mort et plusieurs blessés dans une explosion

juillet 27, 2021

Plusieurs personnes ont été blessées en Allemagne, ce mardi, après une explosion sur un site de traitement de déchets. Une personne a perdu la vie.

Une explosion d'origine inconnue - suivie d'un incendie localise - s'est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de dechets.
Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets.© ROBERTO PFEIL / afp / AFP

L’événement, survenu mardi 27 juillet, a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Les faits se sont déroulés à Leverkusen, dans l’ouest de l’Allemagne. Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets. Une personne est morte, seize ont été blessées, et quatre autres personnes demeurent portées disparues.

Les résidents de cette ville allemande ont été invités à rester calfeutrés après cette explosion et cet incendie, qui ont entraîné un important dégagement de fumée. « Plusieurs employés, au moins deux d’entre eux [ont été blessés] grièvement », a indiqué dans un communiqué l’entreprise Currenta, qui gère le site comprenant un centre de stockage des déchets et un incinérateur.

Garder fenêtres et portes fermées

« Les habitants de Leverkusen sont priés de se rendre dans des pièces fermées, d’éteindre la climatisation et, par précaution, de garder les fenêtres et les portes fermées », ajoute l’entreprise, dans le même communiqué, ancienne filiale du géant de la chimie Bayer. « Nous sommes profondément bouleversés par cet accident tragique et la mort d’un collaborateur », indique le communiqué. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de trouver les quatre disparus, a fait savoir la société. Parmi les seize salariés blessés, deux le sont grièvement.

Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure d’un parc industriel regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen (Rhénanie du Nord-Westphalie). Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne.

D’importants dégâts

L’appel à se calfeutrer préventivement face au dégagement de fumée a également été relayé par les services de police et les autorités locales. Les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y avait « pas de danger » pour la population de Cologne, ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

L’événement a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure du parc industriel Chempark regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen et du quartier de Bürrig.

Siège du géant de la chimie Bayer, Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne. Les groupes Evonik et Lanxess y ont également des usines. En début d’après-midi, les mesures des niveaux de pollution étaient toutes encore « dans le vert », a précisé la ville de Leverkusen sur sa page Facebook, précisant que les mesures prises l’étaient par précaution. Pour la population de Cologne, les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y a « pas de danger », ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

Des gaz toxiques dans le nuage ?

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi à Leverkusen, le directeur de Chempark, Lars Friedrich, a déclaré que l’appel à rester en intérieur était toujours en vigueur tandis que les experts se hâtaient d’identifier la composition du nuage de fumée. Le nuage peut-il contenir des gaz toxiques ? Lars Friedrich a refusé de spéculer, déclarant que rien ne pouvait être exclu. Le maire de la ville, Uwe Richrath, a parlé d’« un jour sombre pour les habitants de Leverkusen ».

Le destin de cette cité des bords du Rhin est lié depuis des décennies au secteur de la chimie, troisième branche industrielle allemande. Il a indiqué que les terrains de jeux des quartiers de Bürrig et d’Opladen seraient fermés. Il a également exhorté les habitants à rincer préventivement les fruits et légumes de leur jardin avant de les consommer. Une ligne d’assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des habitants inquiets. Il a également été demandé aux habitants de signaler toute observation de suie ou de résidus qui pourraient tomber du ciel afin qu’ils puissent être examinés.

L’incendie qui a suivi l’explosion et embrasé des cuves de solvants a pu être éteint après plusieurs heures d’intervention des pompiers. Trois des réservoirs « ont été complètement ou partiellement détruits », a déclaré Lars Friedrich, ce qui rend impossible, pour l’instant, de dire où l’explosion a commencé. De nombreux policiers, pompiers et équipes de secours ont été déployés sur les lieux, ainsi que des experts en détection de la pollution.

Par le Point avec AFP

Afghanistan: Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul

mai 8, 2021
Une explosion devant une ecole pour filles fait au moins 30 morts a Kaboul
Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul© AFP/ZAKERIA HASHIMI

Une explosion devant une école pour filles samedi à Kaboul a fait au moins 30 morts et une cinquantaine de blessés, dont des élèves, au moment où le ramadan touche à sa fin et où les forces étrangères accélèrent leur retrait d’Afghanistan, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit.

« Plus de 30 étudiants et autres compatriotes ont été tués et plus de 50 blessés. Le bilan s’alourdit », a déclaré à la presse Tareq Arian, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

L’explosion s’est produite dans le quartier hazara de Dasht-e-Barchi, dans l’ouest de la capitale afghane, au moment où ses habitants faisaient leurs courses à l’approche de la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.

« J’ai vu des corps ensanglantés dans une nuée de fumée et de poussière, tandis que certains des blessés criaient et souffraient », a déclaré à l’AFP Reza, qui a échappé à l’explosion.

« J’ai vu une femme chercher entre les corps en appelant sa fille », a-t-elle ajouté. « A ce moment-là, elle a trouvé un sac de sa fille ensanglanté et elle s’est effondrée ».

Reza a ajouté que la plupart des victimes étaient des adolescentes qui venaient de quitter leur école dans ce quartier majoritairement peuplé par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par les groupes islamistes sunnites.

L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans d’en être les responsables.

« Abominable »

« Ce groupe de sauvages n’a pas la capacité d’affronter les forces de sécurité sur le champ de bataille, alors il s’attaque à la place de façon barbare à des bâtiments publics et aux écoles de filles », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

L’ambassadeur américain par intérim dans la capitale afghane, Ross Wilson, a qualifié l’attentat, d' »abominable » et d' »attaque impardonnable contre les enfants et l’avenir de l’Afghanistan ».

De même, la mission de l’UE en Afghanistan a fustigé sur Twitter une attaque « contre des jeunes gens déterminés à améliorer le sort de leur pays ».

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, un pays accusé de soutenir les talibans, a quant à lui dénoncé une attaque « condamnable ».

La mission d’assistance des Etats-Unis en Afghanistan (UNAMA) a exprimé son « profond dégoût » après l’explosion.

Une enquête pour « attaque terroriste » a été ouverte, a déclaré à l’AFP le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur Hamid Roshan.

Les négociations piétinent

« Les gens sur place sont furieux et s’en sont pris aux ambulanciers », a déploré de son côté le porte-parole du ministère de la Santé, Dastagir Nazari.

Dans ce même quartier de Dasht-e-Barchi, en mai 2020, un groupe d’hommes armés avaient attaqué en plein jour une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières tuant 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés. MSF avait décidé par la suite de quitter ce projet.

Cet attentat particulièrement affreux n’a jamais été revendiqué, mais le président Ashraf Ghani avait accusé les talibans et le groupe Etat islamique.

Le 24 octobre, un homme s’était fait sauter dans un centre de cours particuliers dans le même quartier, provoquant la mort de 18 personnes dont des étudiants. Cet attentat n’avait pas non plus été revendiqué.

L’explosion de samedi intervient après que les Etats-Unis et les Européens ont appelé la veille à une reprise « immédiate » et « sans conditions préalables » des négociations en Afghanistan, accusant les talibans de faire régner la violence pendant le retrait des forces étrangères et de bloquer le processus de paix.

Les négociations directes inédites entre le gouvernement de Kaboul et les talibans ont débuté en septembre au Qatar mais elles piétinent. Une conférence spéciale était prévue pour fin avril en Turquie pour les relancer, mais elle a dû être reportée sine die en raison du refus de participer des talibans pour protester contre le retard du retrait américain, initialement fixé au 1er mai par l’ex-président Donald Trump.

Depuis le début du départ des forces étrangères, d’intenses affrontements sont en cours, notamment dans la province méridionale du Helmand. Des avions américains ont aidé à repousser une offensive majeure des talibans, qui a conduit des milliers d’Afghans à fuir leur domicile pour échapper aux violences, dans la région de Lashkar Gah.

Par Le Point avec AFP

Liban: Pour le FBI, l’explosion à Beyrouth a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d’ammonium

décembre 29, 2020

L’explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d’ammonium, a indiqué mardi 29 décembre le premier ministre libanais démissionnaire Hassan Diab, citant les résultats d’une enquête de la police fédérale américaine (FBI).

Le jour du drame, qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés, M. Diab avait affirmé que 2750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées depuis des années «sans mesures de précaution» dans un entrepôt du port, imputant l’explosion à la présence de cette cargaison. Des experts estimaient toutefois que la quantité de ce produit à haut risque ayant pris feu était moins importante.

Si les autorités libanaises ont refusé les appels à une enquête internationale, elles ont autorisé des enquêteurs français et ceux du FBI américain à venir au Liban pour participer aux investigations préliminaires. «Le rapport du FBI a révélé que la quantité ayant explosé était de 500 tonnes seulement», a indiqué Hassan Diab lors d’une rencontre avec des journalistes. Mais «où sont passées les autres 2200 tonnes ?», a-t-il interrogé.

L’enquête piétine toujours près de cinq mois après l’explosion qui a traumatisé la nation et dévasté des quartiers entiers de la capitale. L’opinion publique, en colère, attend toujours de savoir comment un tel drame a pu avoir lieu et réclame aux responsables de rendre des comptes.

De nombreux dirigeants, dont le président Michel Aoun et le Premier ministre, avaient été officiellement avertis du danger que représentait la présence du nitrate d’ammonium au port. Le chef du gouvernement avait présenté sa démission quelques jours après le drame, tout en se dédouanant de toute responsabilité. Mais avec trois anciens ministres, Diab a été inculpé le 10 décembre par un juge d’instruction. Ils sont accusés de «négligence et d’avoir causé des centaines de décès».

Quelques jours plus tard, l’enquête a toutefois été temporairement suspendue, deux ministres accusés ayant réclamé la récusation du juge d’instruction Fadi Sawan. La cour de cassation doit désormais trancher sur cette requête avant une reprise des procédures. Une vingtaine de personnes, notamment des responsables du port et des douanes, ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête.

Par Le Figaro avec AFP

L’ONU lance une collecte de 565 millions de dollars pour le Liban

août 14, 2020

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d'un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban.

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Les Nations unies ont lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 565 millions de dollars en faveur du Liban, dix jours après l’explosion meurtrière qui a dévasté la ville de Beyrouth. Cette aide sera notamment destinée aux efforts de reconstruction succédant à la phase de première urgence dans la capitale. Il s’agit de financer la remise en état des hôpitaux et des écoles et de fournir un toit aux sinistrés, sans abri depuis l’énorme détonation au port, où étaient stockées des tonnes de nitrate d’ammonium.

«La tâche de reconstruire la vie des habitants et permettre la guérison d’une telle dévastation ne fait que commencer», a estimé à l’ONU Najat Rochdi, une coordinatrice de l’aide humanitaire à destination du Liban. Elle a appelé la communauté internationale à ne pas lésiner en mettant la main au portefeuille, en ayant particulièrement à l’esprit «l’incroyable générosité des Libanais vis-à-vis des réfugiés syriens et palestiniens».

L’explosion du 4 août, illustrant la corruption et la mauvaise gestion de responsables politiques libanais, a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés et déclenché une colère de la rue face à laquelle le gouvernement du Premier ministre Hassan Diab a dû présenter sa démission.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

Qu’est-ce que le nitrate d’ammonium, responsable présumé de l’explosion de Beyrouth ?

août 5, 2020

 

Quelque 2750 tonnes de nitrate d’ammonium auraient été stockées dans l’entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé, causant des dizaines de morts et des dégâts sans précédent.

Nitrat

Des sacs de nitrate d’ammonium sont stockés, le 26 octobre 2001 à l’intérieur de l’usine chimique AZF de Toulouse, après l’explosion du 21 septembre qui a fait 30 morts et près de 2500 blessés ERIC CABANIS / AFP

Le nitrate d’ammonium à l’origine supposée des explosions de Beyrouth mardi est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés. Selon le premier ministre libanais, environ 2750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées dans l’entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé, causant des dizaines de morts et des dégâts sans précédent dans la capitale libanaise.

Les nitrates d’ammonium composent les engrais appelés ammonitrates, que les agriculteurs achètent en gros sacs ou en vrac. Ce ne sont pas des produits combustibles : ce sont des comburants, c’est-à-dire qu’ils permettent la combustion d’une autre substance déjà en feu. «C’est très difficile de le brûler», dit à l’AFP Jimmie Oxley, professeure de chimie à l’université du Rhode Island, qui a elle-même travaillé sur la combustion du nitrate d’ammonium. «Ce n’est pas facile de le faire détoner».

La détonation n’est possible qu’avec une contamination par une substance incompatible ou une source intense de chaleur. Le stockage doit donc suivre des règles pour isoler le nitrate d’ammonium de liquides inflammables (essence, huiles…), de liquides corrosifs, de solides inflammables ou encore de substances qui dégagent une chaleur importante, parmi d’autres interdits, selon une fiche technique du ministère français de l’Agriculture (en PDF).

De nombreuses tragédies dans le monde, accidentelles et criminelles, ont comme source le nitrate d’ammonium. La France garde notamment le souvenir tragique de l’accident de l’usine chimique AZF de Toulouse, le 21 septembre 2001. 300 tonnes de nitrates d’ammonium avaient subitement explosé, provoquant la mort de 31 personnes. La déflagration fut entendue jusqu’à 80 kilomètres à la ronde.

Le nitrate d’ammonium peut aussi être utilisé dans la construction d’engins explosifs. Le mélange ANFO est un mélange hautement explosif composé à 94% de nitrate d’ammonium et 6% de kérosène, d’essence ou de gazole, dont la puissance est comparable à celle de la TNT.

Mais la professeure Oxley nuance en rappelant que le nitrate d’ammonium est devenu indispensable à l’agriculture et à la construction. «Nous n’aurions pas ce monde moderne sans explosifs, et nous ne pourrions pas nourrir la population actuelle sans les engrais au nitrate d’ammonium», dit-elle. «Nous en avons besoin, mais il faut faire vraiment attention à ce qu’on fait avec.»

Par Le Figaro avec AFP

Explosions à Beyrouth: «Tout a commencé à s’écrouler autour de nous»

août 4, 2020
Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
© COURTOISIE Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
TROIS-RIVIÈRES — «Au début, on sent une super forte incertitude en nous. Puis, on se dit que ce n’est pas possible que ça arrive là, maintenant, que c’est trop. Ce n’est que quelques heures après qu’on pense aux événements avec rationalité. Et pendant tout ce temps, la peur est présente.»

Résidente du Liban depuis maintenant 10 ans, la Trifluvienne d’origine Virginie Lefèvre se trouvait à son lieu de travail, dans les bureaux de l’organisme non gouvernemental (ONG) à vocation humanitaire Amel, lorsque deux explosions d’envergure sont survenues en plein cœur de la capitale, mardi en fin d’après-midi. Sans grande surprise, d’intenses émotions se sont aussitôt chevauchées dans son cœur.

«Dans un premier temps, on a senti que ça tremblait. On a donc pensé à un tremblement de terre, mais je n’avais jamais senti un tel mouvement du sol. Ensuite, tout a commencé à s’écrouler autour de nous. Finalement, on a pu voir et entendre les deux explosions. On a fait le lien entre les trois incidents, mais on pensait à un attentat», a raconté Mme Lefèvre.

Quelques instants après, les ambulances ont foulé les rues. L’organisme pour lequel œuvre la Trifluvienne de 35 ans a ensuite commencé à recevoir des appels pour réclamer des dons de sang. Enfin, les médias nationaux ont fait état de la situation, avançant qu’un entrepôt désaffecté de produits dangereux situé près de feux d’artifice avait causé ces explosions, qui semblent jusqu’à présent d’origine accidentelle.

En plus de s’être mise à craindre pour sa propre sécurité dès le début des événements, Virginie Lefèvre a eu peur pour ses proches, dont certains avaient peut-être été blessés ou même tués par l’impact, qui, au moment d’écrire ces lignes, avait fait plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés à Beyrouth.

Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.

© FACEBOOK Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.
«On ressent une certaine urgence de contacter rapidement tous les gens que l’on connaît, car plus les minutes passent et plus on apprend des détails sur ce qui s’est passé. De plus, on souhaite rassurer tous ceux qui se trouvent autour de nous, qui sont inquiets. Le dernier réflexe qu’on a, c’est d’appeler la famille et les proches qui ne sont pas au Liban, qui voient les images à la télé et qui, avec raison, craignent pour nous», a exprimé la Trifluvienne.

Un vent de chaleur provenant de son Trois-Rivières natal a effectivement pu traverser l’océan et rejoindre le coeur de Mme Lefèvre, qui s’est dite surprise par ce soutien.

«On n’est pas habitué de voir les événements du Liban faire la une ailleurs dans le monde. Ça m’a donc beaucoup touchée de voir que les gens du Québec, et particulièrement de Trois-Rivières, m’écrivaient non seulement pour avoir de mes nouvelles, mais également pour s’informer de la condition des autres Libanais touchés. C’est très beau.»

Il est à noter que le bilan des victimes de ces explosions continuait de s’alourdir, mardi soir, et promettait d’augmenter encore au fur et à mesure «que des gens étaient découverts parmi les décombres».

Vouloir faire une différence

Bien que les habitants du Liban se seraient passés d’un tel incident, la Trifluvienne contactée par Le Nouvelliste a tout de même pu sourire quelques instants durant la journée grâce à la réaction de ses proches à la suite des explosions.

«Certes, on ressent actuellement un grand énervement de voir que ça arrive encore et toujours au même pays. En même temps, je constate en moi et auprès de mes amis une grande volonté de faire quelque chose pour aider les plus démunis. On a eu de la chance, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. On souhaite donc partager pour aider les moins chanceux d’entre nous.»

Comme l’organisme pour lequel elle œuvre a pour mission de faire une différence dans la vie des Libanais dans le besoin sur les plans de l’éducation, de l’alimentation, des conditions de vie ainsi que des soins, Virginie Lefèvre et ses collègues passeront les prochains jours à déployer de nombreuses équipes dans la capitale pour épauler les citoyens qui ont été touchés par ces explosions.

«On effectue vraiment un travail de terrain. Notamment, on a 25 centres médicaux sociaux répartis sur tout le Liban, six ambulances et des unités mobiles éducatives. Dès mardi soir, nos 800 membres ont pu joindre leurs efforts afin de donner suite aux appels concernant le don de sang ou la recherche de soins», a-t-elle fait savoir.

«Certains ont également été envoyés dans les rues de Beyrouth pour recenser les secteurs ayant subi les plus grands dommages. Dès demain (mercredi), nos équipes de volontaires, particulièrement des jeunes, vont aller aider des familles à nettoyer leurs domiciles ravagés par les explosions», a ajouté la Trifluvienne.

Un pays malchanceux

Évidemment, une telle tragédie aurait été dévastatrice pour n’importe quel pays du globe. Cependant, aux yeux de Virginie Lefèvre, le Liban était déjà particulièrement touché par toutes sortes de problématiques. Ce faisant, il pourrait être extrêmement difficile pour l’État de pallier l’ensemble des dommages occasionnés par ce qui est survenu à Beyrouth.

«Ces jours-ci, il y a une augmentation assez exponentielle des cas de COVID-19 au pays. De plus, l’État est extrêmement absent dans la gestion du territoire en plus d’être au bord de la faillite. Nous vivons une grave crise économique et essuyons toujours les conséquences de la crise humanitaire causée par les réfugiés syriens. Les catastrophes se succèdent ici», a mentionné la dame de 35 ans.

À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au coeur de la capitale.© COURTOISIE À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au cœur de la capitale.

Créé au Liban, l’ONG Amel a également pour mandat de faire connaître la situation vécue par ce pays à l’échelle planétaire, de sorte que «les autres pays prennent conscience qu’il est important de contribuer à enrayer les problématiques qui font rage à cet endroit», soutient Virginie Lefèvre.

Avec Le Nouvelliste par Pierrick Pichette

Iran: Au moins 18 morts dans une explosion dans une clinique de Téhéran

juin 30, 2020

Dix-huit personnes sont mortes mardi soir dans une puissante explosion dans une clinique du nord de Téhéran, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Isna, citant les services médicaux d’urgence. L’explosion, qui a eu lieu au centre de santé de Sina Athar, a également causé des dommages aux bâtiments alentours et envoyé un panache d’épaisse fumée noire dans le ciel, a rapporté la télévision d’Etat. «Une explosion a été signalée à 20 heures 56 (18 heures 26 à Paris) suivie d’un incendie à la clinique Sina Athar», ont indiqué les secours dans un communiqué. «Le décès de 13 personnes a été confirmé et six autres ont également été blessées et transférées dans un hôpital», ont-ils ajouté, avant de faire état plus tard d’un nouveau bilan de 18 morts. Quinze des victimes étaient des femmes selon la télévision d’Etat.

Le porte-parole des pompiers de Téhéran, Jalal Maleki, a affirmé pour sa part à la télévision d’Etat que l’explosion s’était produite lorsque des bonbonnes de gaz ont pris feu dans le sous-sol de la clinique. Certaines des victimes «se trouvaient dans les étages supérieurs (…) elles étaient soit des patients, soit des personnes les accompagnant» a-t-il dit. «Ils ont malheureusement perdu la vie à cause de la chaleur et de la fumée épaisse», selon lui. L’incendie a été maîtrisé plus tard, selon les secours.

Une autre explosion avait secoué la capitale iranienne dans la nuit de jeudi à vendredi. Un réservoir de gaz avait explosé dans le sud-est de Téhéran, dans le secteur de Parchin, près d’un site militaire inspecté en 2015 par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon le ministère iranien de la Défense. L’explosion avait été provoquée par la fuite de réservoirs de gaz, avaient indiqué les autorités. Le site de Parchin a été inspecté par l’AIEA avant la signature d’un accord nucléaire international en 2015. Le lieu était en particulier soupçonné d’avoir abrité des tests d’explosions conventionnelles applicables au nucléaire, ce que la République islamique avait alors démenti.

Par Le Figaro avec AFP

Chine: 10 morts, 117 blessés dans l’explosion d’un camion-citerne

juin 13, 2020

 

Au moins dix personnes sont été tuées et plus de cent blessées dans l’explosion d’un camion-citerne sur une autoroute dans l’est de la Chine qui a causé l’effondrement d’immeubles et d’usines situés à proximité, ont annoncé samedi les medias chinois. La télévision d’Etat CCTV a fait état d’un bilan de dix morts et de 117 blessés qui ont été transportés à l’hôpital.

La puissance de l’explosion a entraîné l’effondrement d’habitations et d’usines situées près du lieu de la catastrophe, qui s’est produite près de la ville de Wenling, dans la province de Zhejiang (est), a indiqué le gouvernement sur les réseaux sociaux. Un immense nuage de fumée noire s’est formé au-dessus du lieu de l’accident tandis que plusieurs voitures ont été embrasées par les flammes. Les secours s’acharnaient toujours samedi soir pour tenter de dégager des victimes piégées sous les décombres, selon CCTV.

Des vidéos publiées par les medias officiels montraient une immense boule de feu et des gens en train de crier. Sur l’une des vidéos, on voit de gros débris volant dans les airs avant d’atteindre des immeubles à proximité. Une autre montre les restes du camion-citerne et plusieurs poids-lourds encastrés dans un immeuble réduit à l’état de ruines.

De nombreuses routes ont été fermées, selon la police. Les accidents de la route sont fréquents en Chine. Selon les derniers chiffres disponibles communiqués par les autorités, 58.000 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation en 2015. Les violations du code de la route sont responsables de près de 90% des accidents mortels ou ayant fait des blessés.

En 2019, au moins 36 personnes ont été tuées et 36 blessées dans l’est de la Chine lorsqu’un autocar bondé avec un pneu crevé est entré en collision avec un camion.

Par Le Figaro avec AFP

Suède: une explosion touche un immeuble dans le centre de Stockholm

janvier 13, 2020

Une explosion d’origine indéterminée a frappé un immeuble résidentiel du centre de Stockholm dans la nuit de dimanche à lundi, sans faire de blessés, ont annoncé lundi les autorités en Suède qui connaît depuis plusieurs mois une vague d’explosions criminelles.

Des images diffusées dans la nuit montrent une façade d’immeuble dégradée, sa porte d’entrée démolie et des vitres explosées. Plusieurs voitures à proximité de bâtiment ont également été touchées par la déflagration dans le très huppé quartier d’Östermalm. «A ce stade, il n’est pas possible de dire si l’explosion s’est produite à l’intérieur ou à l’extérieur de l’immeuble», a déclaré une porte-parole de la police aux médias locaux.

Les autorités ont reçu l’alerte vers 01h00 locales et ont ensuite évacué l’immeuble. Une enquête préliminaire a été ouverte pour déterminer les causes de l’explosion. Peu après l’incident, une autre explosion s’est produite vers 03h00 locales à Uppsala, à 70 kilomètres au nord de Stockholm. Aucun lien n’a été établi pour l’heure entre les deux événements.

Classée parmi les nations plus riches et les plus prospères du monde, la Suède connaît un niveau de violences faible par rapport aux autres pays occidentaux. Mais le royaume scandinave est aux prises avec une relégation croissante de certaines catégories sociales et les écarts socio-économiques se creusent plus que dans n’importe quel autre Etat membre de l’OCDE. Dans les grandes villes, et de plus en plus dans les villes moyennes, des bandes souvent liées au trafic de drogues sévissent et se livrent une guerre sanglante.

Outre les fusillades qui font chaque année plusieurs dizaines de morts et de blessés, les groupes rivaux utilisent désormais de façon quasi ordinaire des engins explosifs, grenades à main ou thermos bourrés de poudre. Entre janvier et octobre 2019, les démineurs sont intervenus pour 99 explosions, soit le double par rapport à l’année précédente à la même époque, et 76 engins non explosés.

Par Le Figaro avec AFP