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États-Unis-Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables

septembre 24, 2021
Migrants refoules a cheval: Biden veut faire "payer" les policiers responsables
Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables© AFP/PAUL RATJE

Joe Biden a promis vendredi que les policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens allaient « payer » pour ces actes « scandaleux », des propos musclés alors qu’il est critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière, jugée inhumaine par la gauche, laxiste par la droite.

« C’est scandaleux », a dit le président américain, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette scène.

« Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences », a dit Joe Biden depuis la Maison Blanche, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique, près de Del Rio.

Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin.

Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d’esclaves.

Suite à la diffusion de ces images, la police aux frontières va temporairement cesser d’utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, avaient annoncé jeudi les autorités américaines.

Interrogé par une journaliste pour savoir s’il prenait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu vendredi: « Bien sûr que j’en prends la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible (…) de voir des gens traités de cette manière ».

1.400 Haïtiens expulsés

« C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et par la construction d’un mur sur la frontière.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d’expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière. Plus de 1.400 d’entre eux ont déjà été rapatriés par avion, au moment où le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l’insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu’elle considère être du laxisme provoquant un appel d’air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions « inhumaines ».

Par Le Point avec AFP

À Port-au-Prince, la colère des Haïtiens expulsés des États-Unis

septembre 21, 2021

Avec TV5

Rwanda : l’avocat belge de Paul Rusesabagina expulsé du pays

août 22, 2021
Paul Rusesabagina assiste à une audience du tribunal à Kigali, au Rwanda, le 26 février 2021.

L’avocat de l’ancien hôtelier dont l’histoire a inspiré le film « Hôtel Rwanda » et qui attend le verdict de son procès pour « terrorisme », a été expulsé samedi soir du Rwanda pour « avoir enfreint la loi sur l’immigration ».

Les autorités rwandaises reprochent à l’avocat Vincent Lurquin, arrivé lundi dans le pays avec un visa touristique, de s’être présenté vendredi à une audience d’un tribunal de Kigali « pour représenter Paul Rusesabagina en portant un uniforme d’avocat », alors que « son visa lui permettait de visiter le pays (…) mais pas de travailler », a expliqué à l’AFP Regis Gatarayiha, chef de la Direction générale de l’Immigration et de l’Emigration du Rwanda. Il a été expulsé par avion vers 20h40 heure locale (18H40 GMT) et « est désormais interdit d’entrer au Rwanda », a-t-il précisé.

Vincent Lurquin est l’avocat de Paul Rusesabagina en Belgique – pays où il réside et dont il possède la nationalité – mais ne le défendait pas officiellement lors du procès qui s’est tenu de février à juillet à Kigali pour son soutien présumé au Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d’attaques meurtrières au Rwanda. Il est défendu par une avocate rwandaise.

La prison à vie a été requise contre l’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines à Kigali, aujourd’hui âgé de 67 ans, rendu célèbre en 2004 par le film « Hôtel Rwanda » qui raconte comment il a sauvé plus de 1 000 personnes au cours du génocide de 1994. Ce virulent opposant au président Paul Kagame est visé par neuf chefs d’accusation, dont celui de « terrorisme ».

« Depuis un an, il n’a pas pu faire le choix de son avocat, c’est un droit élémentaire », avait fustigé vendredi à Kigali l’avocat bruxellois, en déplorant s’être vu refuser l’accès à la prison où Paul Rusesabagina est détenu dans l’attente du verdict.

« Comportement tordu »

La date de l’annonce du verdict, initialement prévue vendredi, a été fixée au 20 septembre, a annoncé le tribunal lors de l’audience à laquelle s’est rendu Vincent Lurquin.

Le Barreau du Rwanda avait condamné sur Twitter le fait qu’il se soit rendu à l’audience « en tant qu’avocat, en robe d’avocat, alors qu’il n’est pas membre du Barreau du Rwanda et qu’il n’est pas autorisé à exercer au Rwanda » et l’avait sommé « d’expliquer son comportement ».

« Il a violé l’article 279 du code pénal qui criminalise le fait de porter un uniforme dans l’intention de tromper le public. C’est la même chose qu’une personne qui porte un uniforme de médecin ou de soldat de manière trompeuse », avait déclaré à l’AFP le président du Barreau, Julien Kavaruganda.

La porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo, avait également dénoncé un « comportement tordu », « une violation flagrante des règles de la pratique juridique au Rwanda », tandis qu’un conseiller du président Paul Kagame, Mauro de Lorenzo, a fustigé une « tactique de communication minable pour détourner l’attention sur lui parce qu’il sait que son “client” est coupable ».

Paul Rusesabagina a participé à la fondation en 2017 du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont le FLN est considéré comme le bras armé. Mais il nie toute implication dans des attaques menées par ce groupe en 2018 et 2019, qui ont fait neuf morts.

Procès « politique »

Paul Rusesabagina et sa défense ont boycotté les audiences depuis mars, protestant contre un procès « politique » rendu possible par son « enlèvement » et contre la violation de ses droits à la défense. Ses avocats et ses proches ont régulièrement dénoncé l’impossibilité de le rencontrer depuis son arrestation dans des conditions troubles à Kigali en août 2020.

Vivant en exil depuis 1996 aux États-Unis et en Belgique, il a été arrêté à la descente d’un avion qu’il pensait être à destination du Burundi. Le gouvernement rwandais a admis avoir « facilité le voyage » vers Kigali, mais affirmé que l’arrestation était « légale » et que « ses droits n’ont jamais été violés ».

Ce procès a suscité de nombreuses réactions internationales: les États-Unis, qui lui ont décerné la médaille présidentielle de la liberté en 2005, le Parlement européen et la Belgique ont exprimé leurs préoccupations sur les conditions de son arrestation et l’équité du procès.

La famille et les proches de Paul Rusesabagina ont dénoncé un procès qui a été « un spectacle mis en place par le gouvernement rwandais pour faire taire un critique et refroidir toute dissidence future », selon la Fondation Hôtel Rwanda qui le soutient.

Par Jeune Afrique avec AFP

L’Académie navale américaine expulse 18 aspirants pour tricherie dans un examen

août 20, 2021

ANNAPOLIS, Md. — L’Académie navale des États-Unis a expulsé 18 aspirants des Forces navales et en a sanctionné 82 autres après une enquête sur de la tricherie dans un examen de physique en ligne effectué en décembre, ont annoncé vendredi des responsables.

© Fournis par La Presse Canadienne

Lorsque 653 aspirants de marine ont passé l’examen final de physique générale I via un site web en décembre, les instructions écrites et verbales interdisaient l’utilisation de sources extérieures, y compris d’autres sites web, ont expliqué des responsables. Mais après avoir appris que des sources extérieures pourraient avoir été utilisées, le surintendant a lancé une enquête. Les violations ont été découvertes par diverses sources, y compris des conversations d’aspirants sur une plateforme de discussion anonyme.

Les responsables ont identifié 105 aspirants qui ont probablement accédé à des ressources non autorisées et ont annoncé vendredi que 18 d’entre eux ont été expulsés de l’Académie navale. Quatre-vingt-deux autres personnes qui ont violé le concept de l’honneur ont été sanctionnées et ont participé à un programme de rattrapage de cinq mois. Quatre aspirants des Forces navales n’étaient pas en infraction et un autre est en attente de jugement.

«Le développement du caractère est un processus continu et les aspirants doivent faire le choix de vivre honorablement chaque jour et de gagner la confiance qui accompagne un service dans les Forces navales ou les Marines. Cet incident démontre que nous devons mettre davantage l’accent sur le caractère et l’intégrité au sein de l’ensemble de la brigade», a déclaré le surintendant vice-amiral Sean Buck dans un communiqué.

La pandémie a exigé de la flexibilité dans l’administration des examens et les enquêteurs ont déterminé que le département de physique utilisait des garanties pour empêcher la tricherie et que les instructions indiquaient explicitement que les ressources extérieures étaient interdites, ont déclaré des responsables. La plus grande vulnérabilité identifiée par les enquêteurs a été une surveillance inadéquate.

L’école conseille maintenant fortement aux instructeurs d’utiliser des examens en personne sur papier, et si un appareil électronique est requis, un surveillant doit être en mesure de voir l’écran de chaque aspirant ou un programme de sécurité du navigateur doit être activé. L’académie bloquera des sites web lorsque le corps professoral s’entendra sur le fait que les abus potentiels l’emportent sur la valeur éducative. Les aspirants rédigeront et signeront également une promesse d’honneur au début de chaque examen.

Une «conférence d’honneur» d’une journée s’est tenue en avril avec une formation intensive et des discussions sur l’honneur, et les responsables ont déclaré qu’un accent renouvelé serait mis sur le développement du caractère et le développement professionnel tout au long de cette année universitaire.

Un élu du Maryland Dutch Ruppersberger, président du conseil des visiteurs de l’Académie, a déclaré dans un communiqué qu’il soutenait les conclusions de l’enquête, qui semble, selon lui, avoir été «approfondie et juste».

«Le concept d’honneur de l’Académie est clair et quiconque le viole doit être tenu responsable, a déclaré M. Ruppersberger. Les aspirants doivent gagner le privilège d’étudier dans l’une des institutions les plus prestigieuses de notre pays et leur caractère et leur conduite doivent être dignes à tout moment.»

By The Associated Press

Madagascar-Frédéric Joureau : Expulsé de justesse !

août 10, 2021

Frédéric Joureau, premier conseiller de l’Ambassade de France à Madagascar, a été expulsé.

Pour rappel des faits, cet individu fait partie des premiers suspects soupçonnés d’être l’un des cerveaux de l’opération Apollo 21 visant la destitution du Président de la République par assassinat.

Vendredi 6 août 2021, nous avons annoncé à la Gazette de la Grande île qu’un certain FJ faisait partie des cerveaux de cette affaire et que nous dévoilerions son nom le samedi 7 août.

Une fois son nom et sa photo dévoilés au grand public, l’individu a été expulsé de Madagascar. Sans aucune explication, il a tout de suite pris son envol. Une expulsion de justesse, car s’il était resté un jour de plus à Madagascar, la population ne l’aurait pas laissé tranquille.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Le Canada reprend ses expulsions

décembre 1, 2020

À compter du 30 novembre, des milliers de demandeurs d’asile déboutés pourront être renvoyés du pays.

Le 17 mars dernier, l'ASFC avait décidé de suspendre la plupart de ses mesures de renvoi.© Graham Hughes La Presse canadienne Le 17 mars dernier, l’ASFC avait décidé de suspendre la plupart de ses mesures de renvoi.

En pleine deuxième vague de COVID-19, le Canada va recommencer les expulsions, a appris Le Devoir. Suspendues, sauf exception, depuis le début de la pandémie, les mesures de renvoi, qui concernent des milliers de demandeurs d’asile déboutés, seront en effet de nouveau exécutées par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

« À compter du 30 novembre 2020, l’Agence reprendra les opérations de renvoi pour tous les ressortissants étrangers interdits de territoire au Canada », lit-on dans une communication officielle de l’ASFC. Cette décision semble avoir été motivée par la réouverture progressive des pays, l’instauration de stratégies des compagnies aériennes pour minimiser les risques de propagation et l’émergence des divers scénarios de vaccins.

L’ASFC a tenu à préciser que la décision d’arrêter les expulsions pendant la pandémie « était une mesure exceptionnelle qui n’était pas partagée par la communauté internationale ». Rappelons que, le 17 mars dernier, elle avait décidé de suspendre la plupart de ses mesures de renvoi. Seules les personnes ayant participé à des activités criminelles ou celles qui voulaient volontairement partir étaient renvoyées.

Pour Guillaume Cliche-Rivard, président de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), c’est une « très mauvaise nouvelle ». « Ça veut dire que les gens qui étaient en attente et dans l’espoir de régulariser leur statut, certains avec le programme qui vise les anges gardiens, pourront être renvoyés avant », a-t-il dit. « Ces gens jouent pourtant un rôle important dans tous les secteurs de notre société. Ça comprend les personnes comme les agents de sécurité qui font le guet dans les établissements de santé ou ceux qui nettoient dans les CHSLD, qui ne sont visées par aucun programme [de régularisation], mais qu’on ne peut pas se permettre de perdre. »

Moment mal choisi

Pour lui, à quelques semaines de Noël et au plus fort de la deuxième vague, le moment pour reprendre les expulsions ne peut pas être plus mal choisi. « On est en pleine recrudescence avec 1400 cas par jour. Qu’on soit en mesure de laisser partir certaines personnes me semble complètement illogique », a déploré Me Cliche-Rivard. « Ce même gouvernement qui nous dit de ne pas sortir et d’éviter de prendre l’avion nous dit qu’il va renvoyer des gens dans leurs pays en ce moment. »

Si elle trouve « absurde » de recommencer les renvois ces jours-ci, Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d’Haïti et co-porte-parole de la Coalition pour la régularisation des statuts, ne s’en étonne pas. « Ils choisissent un moment où on ne va pas faire trop attention à ça. C’est dans leur habitude. On est un peu avant Noël, et tout le monde est occupé à autre chose », dit-elle. Cela ne l’empêche pas de voir cela comme une bien mauvaise nouvelle. « Ça veut dire que les personnes qui sont des demandeurs d’asile déboutés, et qui justement pourraient bientôt voir leur statut se régulariser, sont à risque d’être expulsées. »

Renvoyer des anges gardiens ?

Pour l’heure, l’entente de régularisation des anges gardiens, qui doit entrer en vigueur d’ici la fin de l’année, vise les personnes ayant travaillé dans le domaine de la santé, dans les soins directs aux patients. Avec la reprise des expulsions, Mme Villefranche craint que ces personnes ne soient expulsées avant que le programme n’entre en vigueur, de même que les quelque 5000 demandeurs d’asile déboutés qui sont déjà au pays et qui pourraient être inclus dans le même programme s’il était élargi à tous les travailleurs des services essentiels. « Toutes ces personnes qu’on visait en demandant l’élargissement du programme pourraient être renvoyées », déplore-t-elle.

Selon Guillaume Cliche-Rivard, l’ASFC, qui relève du ministère de la Sécurité publique du Canada, ne détient pas d’informations précises sur la personne qui est renvoyée, notamment sur l’emploi qu’elle occupe. « L’Agence ne sait pas le travail que font les gens. Peut-être que des procédures pourraient être suspendues à l’endroit de certaines personnes qui occupent des emplois dans les services essentiels, mais en ce moment, légalement, rien ne l’empêche d’expulser un préposé aux bénéficiaires. »

Des recours possibles

Les demandeurs d’asile déboutés pourront toutefois se prévaloir, comme d’habitude, des divers mécanismes tels que les appels, les contrôles judiciaires et les demandes de résidence permanente pour motifs humanitaires. L’examen des risques avant renvois, pour s’assurer que les personnes ne sont pas renvoyées dans un endroit du monde où elles courent un risque, sera également possible.

Ni l’Agence des services frontaliers du Canada ni le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont été en mesure de donner davantage d’explications sur cette décision. Les ressortissants de certains pays, où la situation locale est considérée comme trop dangereuse, comme Haïti, la Syrie et la République démocratique du Congo, ne peuvent pas être expulsés, car ils font partie des personnes figurant sur la liste canadienne des sursis aux renvois.

Avec Le Devoir par Lisa-Marie Gervais 

Canada: Comité des langues officielles: l’expulsion de la députée Lambropoulos demandée

novembre 19, 2020

OTTAWA — L’opposition à Ottawa estime que la députée libérale Emmanuella Lambropoulos n’a plus sa place au sein du comité permanent des langues officielles en raison de récents propos controversés.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le conservateur Alain Rayes a lancé le bal, à la période de questions de mercredi, en réclamant l’expulsion de Mme Lambropoulos du comité duquel elle est membre depuis 2018. 

Jeudi, c’était au tour du bloquiste Stéphane Bergeron de dire que l’élue montréalaise «n’a peut-être plus sa place au sein du comité des langues officielles, tout simplement».

Le député, tout comme son chef Yves-François Blanchet, soupçonne que le sentiment de Mme Lambropoulos est répandu chez les libéraux fédéraux.

«Peut-être que Mme la députée de St-Laurent s’est simplement fait l’expression du sentiment réel qui prévaut au sein du Parti libéral (du Canada). D’autant que la présidente du parti au Québec allait beaucoup plus loin que s’interroger. Elle allait jusqu’à dire que la loi 101 qui fait du français la langue officielle du Québec est une loi oppressante», a souligné M. Bergeron lors d’un point de presse jeudi matin. 

«Si le Parti libéral est sérieux quant au respect de la Loi sur les langues officielles et sur le fait qu’il veuille véritablement protéger le français au Québec, je crois que Mme la députée de St-Laurent n’a peut-être plus sa place au sein du comité des langues officielles, tout simplement. On ne lui demande pas de démissionner comme députée, mais peut-être peut-elle être plus utile ailleurs», a-t-il argué.

Mme Lambropoulos fait les manchettes depuis qu’elle a mis en doute le déclin du français à Montréal et au Québec dans une question posée – en anglais – lors de la séance de ce comité, vendredi dernier. 

Elle a depuis reconnu, dans une déclaration écrite, que sa question était «insensible».

Le comité des langues officielles se réunissait de nouveau jeudi après-midi. 

Par Catherine Lévesque avec La Presse Canadienne

Inde: expulsion de deux employés de l’ambassade pakistanaise accusés d’espionnage

juin 1, 2020

 

Deux employés de l’ambassade du Pakistan ont été expulsés d’Inde lundi 1er juin, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la représentation diplomatique, après les accusations d’espionnage formulées par New Delhi et démenties par Islamabad.

Le gouvernement de Narendra Modi a annoncé dimanche soir avoir interpellé ces deux responsables et leur avoir intimé de quitter l’Inde dans les 24 heures «pour s’être livrés à des activités d’espionnage».

Les deux Pakistanais sont retournés dans leur pays lundi matin en passant par le poste-frontière de Wagah, au Penjab (nord de l’Inde), a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’ambassade pakistanaise en Inde.

Islamabad a convoqué le chargé d’affaires indien au Pakistan pour lui signifier sa «condamnation» de cette expulsion. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères pakistanais a affirmé que les accusations d’espionnage sont «sans fondements» et a estimé que l’expulsion des deux employés constitue une «violation claire» de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Selon la presse indienne, les deux employés de l’ambassade tentaient de se procurer des informations sur la sécurité nationale indienne en échange d’argent.

Par Le Figaro avec AFP

Canada/Jeune Camerounaise expulsée: «ce n’est qu’un au revoir, Québec»

janvier 28, 2020

La Camerounaise expulsée promet de revenir

Une jeune programmeuse camerounaise a promis de revenir un jour au Québec, quelques instants avant d’en être expulsée lundi soir pour avoir travaillé après la fin trop rapide de ses études.

« Ce n’est qu’un au revoir, Québec. Je veux revenir vivre avec vous », a soufflé Rose Eva, 23 ans, en larmes, avant de franchir les contrôles de sécurité lundi soir à l’aéroport Montréal-Trudeau, d’où elle a quitté le sol canadien.

  • Écoutez l’entrevue de Stéphane Handfield, avocat spécialiste en immigration avec Jonathan Trudeau à QUB Radio

Elle était entourée d’une vingtaine d’amis et de membres de sa famille habitant au Québec, fort émotifs.

« Je suis anéantie. Je suis tombée en amour avec les Québécois qui sont tellement chaleureux. Merci aux Québécois qui ont fait tant pour moi. Desquels j’ai tellement appris », a-t-elle assuré.

Travail non permis

La Camerounaise est arrivée au Québec en 2017 pour suivre une technique en programmation informatique à l’Institut Teccart à Montréal. Elle a ajouté ce diplôme à une maîtrise en finances de l’Université de Yaoundé, au Cameroun.

Immigration Canada lui reproche de ne pas avoir cessé de travailler la journée même de l’obtention de son diplôme, puis d’avoir fait modifier son visa.

Étant montée en grade plus vite que prévu grâce à ses efforts, Rose Eva a plutôt continué de travailler pendant quelques semaines à la boutique de vêtement qui l’a employée à temps partiel durant ses études. Elle ne se doutait pas que ce ne lui était pas permis.

On lui demande donc de quitter le Canada même si elle a reçu plusieurs offres d’emploi après que son histoire eut été médiatisée. Il faut dire que ses compétences sont recherchées au Québec.

De retour au Cameroun, elle pourra tenter sa chance pour revenir au pays.

Son dernier espoir d’éviter de retourner dans son pays natal lundi était l’appui du ministre de l’Immigration, qui n’est pas intervenu.

Avec Le Journal de Montréal.com par Stéphane Sinclair

Jeune programmeuse camerounaise expulsée du pays: trop parfaite pour le Canada

janvier 27, 2020

Une Camerounaise quittera le pays aujourd’hui pour avoir travaillé après avoir fini ses études trop rapidement

Jeune programmeuse expulsée du pays: trop parfaite pour le Canada – Entrevue avec Rose Eva
La jeune programmeuse camerounaise sera finalement expulsée du pays ce soir pour avoir travaillé après avoir réussi ses études en un temps record.

SAINT-JÉRÔME | La jeune programmeuse camerounaise sera finalement expulsée du pays ce soir pour avoir travaillé après avoir réussi ses études en un temps record et alors qu’elle reçoit des offres d’emploi fermes de compagnies informatiques en pleine pénurie de main-d’œuvre.

«Je suis dévastée. Je n’arrive pas à comprendre la logique derrière mon expulsion. Nous sommes en pénurie de main-d’œuvre. Je parle français et je m’étais adaptée», a soupiré Rose Eva, 23 ans, rencontrée pendant qu’elle préparait sa valise, hier, à Saint-Jérôme.

  • Rose Eva était à l’émission Franchement dit sur QUB radio: 

Elle sera expulsée aujourd’hui, à moins d’un miracle. Son vol de Royal Air Maroc doit décoller à 20 h de l’aéroport Montréal-Trudeau.

Son erreur, selon les fonctionnaires d’Immigration Canada : elle aurait dû cesser de travailler la journée même de l’obtention de son diplôme, puis faire modifier son visa d’étudiante pour pouvoir être employée sans aller à l’école.

On lui demande donc de quitter le Canada, même si elle a reçu des offres d’emplois fermes après que son histoire eut été médiatisée une première fois.

Deux autres offres lui ont été faites après d’autres entrevues la semaine dernière.

«Ils m’ont dit qu’ils avaient vraiment besoin de mes compétences», souligne Rose Eva.

Fernande Messina console sa soeur Rose Eva alors qu’elle faisait ses valises hier à Saintt-Jérôme en raison de son expulsion du pays le dimanche 26 janvier 2020 / Photo: collaboration spéciale Stéphane Sinclair

Double formation

Rose Eva est arrivée au Québec en 2017 pour faire une technique en programmation informatique à l’Institut Teccart à Montréal.

Elle possédait déjà une maîtrise en finances de l’Université de Yaoundé au Cameroun, son pays natal. Sa sœur habitait déjà à Saint-Jérôme, ce qui a facilité sa venue au pays.

La jeune femme étudiait à temps plein et travaillait à temps partiel dans une boutique de vêtements de Mirabel, comme la loi le lui permettait.

À force d’efforts, elle a réussi à prendre de l’avance pour terminer son programme avant les autres étudiants. Elle a obtenu son diplôme le 17 septembre dernier, soit trois mois plus tôt que prévu. Son visa expirait seulement en mars.

Pas de mensonge

Le 28 décembre, Rose Eva s’est présentée aux douanes de Lacolle afin de demander le statut de résidente permanente.

Après une série de questions, on lui a demandé la date de fin de ses études et si elle avait travaillé par la suite. La Camerounaise a répondu honnêtement.

Son objectif était d’avoir un emploi au Québec dans le domaine de la programmation de logiciels pour des banques ou des commerces qui veulent vendre leurs produits en ligne.

«On a tous eu un coup de foudre pour elle», dit un patron

Le député bloquiste de Rivière-du-Nord, Rhéal Éloi Fortin, a dit que le ministre de l’Immigration du Canada, Marco Mendicino, a confirmé prendre le dossier de Rose Eva en main il y a une semaine.

Le cabinet du ministre québécois de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Simon Jolin-Barrette, serait aussi intervenu auprès du gouvernement fédéral.

Le directeur du programme Immigration à la Fédération des chambres de commerce du Québec, Benoît Malric, aurait lui aussi posé un geste en sa faveur.

«C’est un non-sens. On a besoin d’elle. Les lois doivent être adaptées à la pénurie de main-d’œuvre du Québec», a dit M. Malric.

Le Tribunal a néanmoins validé l’avis d’expulsion jeudi dernier.

Rose Eva a commencé à faire ses valises hier et a profité de la neige une dernière fois.

«Même la neige va me manquer, dit-elle. Merci quand même pour tout, et au revoir, Québec!»

La jeune femme pourra refaire une demande de résidence permanente seulement dans un an.

«On a été quatre à la rencontrer en entrevue et on a tous eu un coup de cœur pour elle. On la veut avec nous», dit Stéphanie Sauvé, directrice Innovation et croissance RH chez Beslogic.

Avec Le Journal de Montréal.com par Stéphane Sinclair