Posts Tagged ‘Extradition’

Affaire Jacob Zuma : deux des frères Gupta bientôt extradés vers l’Afrique du Sud

juin 7, 2022

Atul et Rajesh Gupta ont été arrêtés à Dubaï et sont en voie d’extradition vers l’Afrique du Sud, où ils sont accusés de corruption dans un vaste scandale d’État impliquant l’ex-président, Jacob Zuma.

Atul Gupta et Jacob Zuma, en mars 2012. © Creative Commons / Flickr / Gouvernement sud-africain

L’Afrique du Sud, qui cherche à amener Atul et Rajesh Gupta devant la justice depuis des années, avait annoncé, dès le lundi 7 juin, avoir reçu des informations des autorités des Émirats arabes unis, dont Dubaï fait partie, sur l’arrestation des deux frères fugitifs. « La police de Dubaï a arrêté Atul et Rajesh Gupta, parmi les suspects les plus recherchés d’Afrique du Sud, en lien avec des accusations criminelles et de blanchiment d’argent », a précisé le ministère sud-africain de la Justice dans un communiqué, avant d’annoncer, dans la nuit, la « confirmation de l’arrestation des Gupta ».

L’interpellation des deux frères a eu lieu à la suite d’un avis de recherche d’Interpol, une organisation internationale facilitant la coopération policière, actuellement dirigée par un responsable émirati.

Une audience le 6 septembre

Les autorités des deux pays sont en train de finaliser la procédure « concernant l’extradition » des frères Gupta, a précisé la police de Dubaï. Cette dernière a mis en avant la détermination des autorités à lutter contre le blanchiment d’argent, alors que l’émirat du Golfe a longtemps été accusé d’être un refuge pour les délinquants financiers du monde entier.

Ajay, Atul et Rajesh Gupta, trois frères d’origine indienne et sulfureux hommes d’affaires, sont accusés d’avoir pillé les caisses de l’État avec la complicité de Jacob Zuma, pendant ses neuf ans au pouvoir, de 2009 à 2018. Interpol a lancé, en juillet dernier, un avis de recherche contre Atul et Rajesh, au sujet d’un contrat douteux de 1,5 million d’euros impliquant une entreprise liée à la famille. Le procès en Afrique du Sud, en juillet, avait été reporté en l’absence des accusés et une nouvelle audience avait alors été fixée au 6 septembre.

Par Jeune Afrique avec AFP 

Extradition de François Compaoré : la France réclamera-t-elle d’ultimes garanties au Burkina ?

mai 2, 2022

Après la condamnation de Blaise Compaoré à la perpétuité, son frère François sera-t-il extradé pour que se tienne un nouveau procès historique à Ouagadougou ? Paris doit fournir, ce 3 mai, de nouveaux documents…

© Damien Glez

La justice burkinabè n’a pas attendu le retour de Blaise Compaoré pour condamner l’ancien président à la prison à perpétuité dans l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara, trente-cinq ans après les faits. Mais elle semble attendre le renvoi du frère au pays pour juger des faits qui lui sont reprochés. C’est que les affaires sont différentes, ainsi que les chances de voir l’un ou l’autre extradé.

Si le procès de l’ancien chef de l’État concernait l’assassinat de son prédécesseur, en 1987, la procédure judiciaire qui cerne son frère cadet traite des meurtres du journaliste burkinabè Norbert Zongo et de trois de ses compagnons, le 13 décembre 1998. Dans ce dossier comme dans le premier, circonstances et exécutants semblent connus, mais la justice devra ici établir le niveau de responsabilité. Le directeur de L’Indépendant enquêtait sur une affaire impliquant directement François Compaoré et la garde présidentielle ainsi que, indirectement, Blaise Compaoré…

Quant aux chances de voir aboutir l’extradition de l’un des deux frères, elles semblent nulles dans le cas de Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire, dont il a acquis la nationalité. En s’enfuyant en France, François a en revanche péché par excès de confiance – ou manque de jugeote. Une procédure d’expulsion progresse, même au train de sénateur qu’imposent les va-et-vient de recours français puis européens.

Peine de mort

Dès mars 2020, la France autorisait l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, autorisation validée par la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’État, en juillet 2021. Mais, en août, la Cour européenne des droits de l’homme suspendait temporairement ladite extradition, dans l’attente de garanties démentant un « risque imminent de dommage irréparable », si les autorités burkinabè venaient à prendre en charge François Compaoré. Ce sera fait, Paris et Ouagadougou mettant notamment en avant l’abolition de la peine de mort, après la chute des Compaoré…

Puis les interlocuteurs burkinabè changèrent, ce fameux 23 janvier 2022 où des militaires renversèrent le président Roch Marc Christian Kaboré. Et la Cour européenne des droits de l’homme de demander aux autorités françaises de produire à nouveau des garanties. Un document est fourni par Paris dès le 30 janvier, mais les avocats de Compaoré le jugent insuffisant, le 17 mars. Et la Cour européenne de préciser, le 21, à l’État français, que les garanties devraient être fournies « par une autorité habilitée à engager l’État burkinabè ». La France négocie alors un délai et relance des putschistes burkinabè jusque-là peu prolixes…

C’est ce mardi 3 mai que les autorités françaises entendent présenter, sous la forme d’un « deuxième mémoire en réplique », les garanties actualisées de nature à permettre l’extradition du frère de l’ancien chef de l’État burkinabè. Si cette étape s’achèvera symboliquement lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les observateurs ont conscience que la procédure d’extradition de François Compaoré est loin d’être terminée. Le coup d’État mené par le lieutenant-colonel Damiba avait déjà failli compromettre la conclusion du « procès Sankara », des juristes estimant qu’un putsch de 2022 étrangement « constitutionnalisé » invalidait des poursuites contre une atteinte à la sûreté de l’État datant de 1987…

Avec Jeune Afrique

Par Damien Glez

Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Canada: Pasteur Paul Mukendi toujours libre au Congo : Ottawa qualifié « d’irresponsable »

janvier 14, 2022

Cinq mois après la fuite du pasteur Paul Mukendi, qui devrait être en prison au Canada, le ministre fédéral de la Justice refuse encore de commenter le sujet. Une attitude « inacceptable » selon les partis d’opposition, qui demandent à David Lametti de « prendre ses responsabilités » afin de rapatrier le criminel de 44 ans.

Pourquoi le ministre Lametti refuse-t-il d’accorder une entrevue à Radio-Canada à ce sujet? Sa cédule est complètement pleine», nous répondait son attachée de presse, Chantalle Aubertin, lundi matin, dans un message texte.

Nous avons alors offert de réaliser cette entrevue à n’importe quel moment d’ici la fin du mois de janvier, une proposition qui est demeurée sans réponse.

Pendant ce temps, le pasteur évangélique Paul Mukendi est libre comme l’air en République démocratique du Congo (RDC), son pays d’origine. Pourtant, il a été condamné à 10 ans de prison pour deux agressions sexuelles commises au Canada.

L’homme qui se décrit comme «l’apôtre de Québec» a fui le 18 août dernier, deux jours avant le début de sa peine de prison, à bord d’un avion en partance de Toronto.

«C’est une claque dans la face pour la justice canadienne», commente Pierre Paul-Hus, député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, qui juge inacceptable» le silence du ministre Lametti.Pierre Paul-Hus, député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles pour le Parti conservateur du Canada

© /Radio-Canada Pierre Paul-Hus, député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles pour le Parti conservateur du Canada

Le porte-parole du Bloc québécois en matière d’affaires étrangères, Stéphane Bergeron, croit quant à lui que le profil bas du ministre Lametti est révélateur du peu d’importance qu’il a accordé à ce dossier jusqu’ici.

«Le refus du gouvernement fédéral de dire quoi que ce soit dans ce dossier révèle qu’il a fait bien peu pour tenter de rapatrier M. Mukendi», tonne-t-il.

M. Bergeron ne mâche pas ses mots : «la réaction d’Ottawa dans le dossier de Paul Mukendi envoie un bien drôle de message aux criminels canadiens et représente une invitation à prendre le large».Stéphane Bergeron, porte-parole du Bloc québécois en matière d'affaires étrangères

© Sean Kilpatrick/La Presse canadienne Stéphane Bergeron, porte-parole du Bloc québécois en matière d’affaires étrangères

Que fait Ottawa?

Malgré le refus du ministre Lametti d’accorder une entrevue, Radio-Canada a demandé au service des communications du ministère fédéral de la Justice de préciser quels gestes ont été posés par Ottawa pour tenter de ramener Paul Mukendi au pays.

Le porte-parole, Ian McLeod, a simplement rappelé par courriel qu’il n’existait aucun traité d’extradition entre le Canada et la RDC.

Il nous a ensuite référés au Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP), indiquant que le ministère de la Justice ne peut commencer une demande d’extradition «sans une demande du service de poursuites criminelles impliqué».

Contacté par Radio-Canada, le DPCP assure qu’il a effectué toutes les démarches possibles auprès des autorités compétentes afin que M. Mukendi soit traduit devant les tribunaux et «purge les peines imposées pour les crimes graves dont il a été déclaré coupable».

La directive du DPCP en matière d’extradition d’un criminel au Canada prévoit qu’il s’adresse au Service d’entraide international du ministère fédéral de la Justice en pareilles circonstances.

Une question politique

Le député conservateur Pierre Paul-Hus affirme qu’en l’absence d’un traité d’extradition, le Canada a la responsabilité d’entamer un dialogue avec la RDC.

Le ministre Lametti devrait discuter avec sa collègue Mélanie Joly, qui est ministre des Affaires étrangères, et voir à avoir des relations diplomatiques avec le Congo afin de les informer de la situation, leur demander de «bien vouloir nous retourner M. Mukendi ici au Canada.»

«On ne peut pas prétendre qu’il n’existe pas de relations entre les deux pays puisque la République démocratique du Congo est le quatrième bénéficiaire de l’aide humanitaire du Canada», ajoute son homologue du Bloc québécois, Stéphane Bergeron.

«On ne peut pas obtenir une entente politique avec un gouvernement si on ne demande rien», ironise M. Bergeron. «Je pense que le gouvernement fédéral doit rendre des comptes quant à ce qu’il a fait ou n’a pas fait dans ce dossier-là.»

Radio-Canada a aussi tenté à plusieurs reprises d’obtenir une entrevue avec le porte-parole du gouvernement de la RDC, le ministre Patrick Muyaya, en vain.

Avec Radio-Canada par Alexandre Duval

Assange risque de se suicider s’il est extradé, insiste sa défense

octobre 28, 2021
Assange risque de se suicider s'il est extrade, insiste sa defense
Assange risque de se suicider s’il est extradé, insiste sa défense© AFP/Tolga Akmen

La défense de Julian Assange a insisté jeudi sur le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks en cas d’extradition vers les Etats-Unis, malgré les assurances de Washington sur le sort qui lui serait réservé.

L’Australien de 50 ans risque 175 ans de prison aux Etats-Unis, où il est poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents classifiés.

Au deuxième jour de l’examen devant la Haute-Cour de Londres de l’appel américain, ses avocats ont plaidé que les nouveaux éléments apportés ne justifiaient aucunement de revenir sur le refus de l’extrader.

Pour essayer de convaincre les hauts magistrats londoniens, les Etats-Unis ont contesté mercredi le risque de suicide d’Assange.

Ils ont insisté sur les assurances de Washington que Julian Assange ne serait pas incarcéré au redouté centre pénitentiaire ADX Florence, dans le Colorado, surnommé l' »Alcatraz des Rocheuses », et où sont détenus à l’isolement quasi-total des membres d’Al Qaïda.

Les Etats-Unis espèrent faire annuler la décision de la juge Vanessa Baraitser, qui avait refusé l’extradition en raison du risque de suicide et de la détérioration de la santé mentale d’Assange dans le système judiciaire américain.

Pour appuyer sa décision, elle avait notamment mis en avant l’incapacité des Etats-Unis à empêcher le suicide du financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’un trafic sexuel de mineures.

« Modérément déprimé »

« Ces conclusions découlent avant tout de la nature des troubles mentaux de M. Assange et sa crainte d’être extradé étant donné le caractère exceptionnel de son dossier », a déclaré l’avocat du fondateur de Wikileaks, Edward Fitzgerald.

« Rien n’indique que ces facteurs aient aucunement changé avec ces assurances », a-t-il plaidé.

Julian Assange a refusé de comparaître jeudi, après avoir participé à une partie des débats en visioconférence depuis la prison de haute-sécurité de Belmarsh où il est détenu depuis deux ans et demi.

Il a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l’objet de poursuites pour viol, depuis abandonnées.

Il est poursuivi pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Mercredi, l’avocat représentant le gouvernement américain, James Lewis, a assuré que Julian Assange ne présentait « aucun antécédent de maladie mentale grave et durable », affirmant que même les experts mandatés par sa défense ne le trouvaient que « modérément déprimé ».

« Boule de cristal »

Il a affirmé que l’Australien avait « toutes les raisons d’exagérer ses symptômes » et mis en garde contre une décision reposant sur des prédictions faites dans une « boule de cristal » concernant son sort en cas d’extradition.

Il avait également insisté sur le fait que le psychiatre Michael Kopelman a trompé la justice en « dissimulant » le fait que son client était devenu père de deux enfants avec son avocate Stella Moris alors qu’il était cloîtré à l’ambassade d’Equateur à Londres.

Selon l’avocat de Julian Assange, les assurances apportées par les Etats-Unis n’excluent pas son incarcération dans une prison de très haute sécurité aux Etats-Unis et il n’existe « aucun fondement fiable » pour infirmer le refus d’extradition.

Il existe selon lui « un grand risque de suicide quelles que soient les mesures », a-t-il fait valoir, expliquant qu' »aucune erreur de droit n’a été identifiée » dans l’approche de la juge Baraitser.

A l’issue des débats, la Haute-Cour mettra sa décision en délibéré pendant plusieurs semaines. Mais la bataille judiciaire est loin d’être terminée.

Si les Etats-Unis obtiennent gain de cause, la décision de janvier sera annulée et la justice de nouveau amenée à trancher. Et quel que soit le perdant, il a la possibilité de demander à saisir la Cour suprême britannique.

Par Le Point avec AFP

Burkina Faso : l’extradition de François Compaoré suspendue par la CEDH

août 6, 2021
François Compaoré, à Paris, le 12 septembre 2017.

La Cour européenne des droits de l’homme a suspendu ce vendredi l’extradition de la France vers le Burkina Faso de François Compaoré. Le frère du président déchu Blaise Compaoré est mis en cause dans l’assassinat en 1998 d’un journaliste d’investigation, Norbert Zongo.

Alors que le Conseil d’État avait validé son extradition, François Compoaré a appris que la Cour européenne des droits de l’homme avait suspendu ce vendredi l’extradition de la France vers le Burkina Faso. Il est mis en cause dans l’assassinat en 1998 d’un journaliste d’investigation, Norbert Zongo.

« La Cour a décidé d’indiquer au gouvernement français, en vertu de l’article 39 » du règlement de la CEDH qui régit les « mesures provisoires », que François Compaoré « ne devrait pas être extradé vers le Burkina Faso pendant la durée de la procédure devant la Cour », a indiqué dans un communiqué laconique le bras juridique du Conseil de l’Europe.

Les mesures provisoires de la Cour « ne s’appliquent que lorsqu’il y a un risque imminent de dommage irréparable », souligne la CEDH, qui insiste sur le fait qu’elles « ne présagent pas de ses décisions ultérieures sur la recevabilité ou sur le fond des affaires en question ».

Satisfecit des avocats de Compaoré

Les avocats de François Compaoré, François-Henri Briard et Pierre-Olivier Sur, ont salué dans un communiqué une « décision indépendante et impartiale ». « La position de la Cour, qui protège désormais Paul François Compaoré des traitements inhumains et dégradants auxquels il était exposé et lui assure un procès équitable, contredit avec éclat les déclarations du Président de la République française, l’avis de la Cour d’appel de Paris, l’arrêt de la Cour de cassation et l’arrêt du Conseil d’Etat français, (…) hélas unanimes pour approuver cette mesure d’extradition », ajoutent-ils.

Le Conseil d’État français avait validé vendredi dernier l’extradition de François Compaoré, 67 ans, vers le Burkina Faso mais ses avocats avaient saisi la CEDH « afin qu’elle fasse échec à l’extradition envisagée ». La Cour, basée à Strasbourg, avait donné jusqu’à mardi soir à Paris pour fournir des garanties sur le fait qu’il ne risquait pas d’être torturé, notamment.

Trois ex-soldats déjà inculpés

Norbert Zongo, auteur de plusieurs enquêtes retentissantes dénonçant une mauvaise gouvernance sous le régime Compaoré, avait été tué avec trois de ses compagnons. Les quatre dépouilles avaient été retrouvées calcinées dans le sud du Burkina.

En juin 2019, la Cour de cassation française avait rejeté le pourvoi de François Compaoré contre son extradition vers Ouagadougou, où le dossier de l’assassinat du journaliste, classé en 2006 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert à la faveur de la chute de Blaise Compaoré.

François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy en octobre 2017, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. Mais à ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

Par Jeune Jeune Afrique avec AFP

Burkina Faso : le Conseil d’Etat valide l’extradition de François Compaoré

juillet 30, 2021

Le frère cadet de l’ancien chef de l’Etat burkinabé est poursuivi pour « incitation à assassinat » du journaliste d’investigation Norbert Zondo, tué en décembre 1998.

Francois Compaore, en 2012 à Ouagadougou
Francois Compaore, en 2012 à Ouagadougou AHMED OUOBA / AFP

La bataille juridique n’est pas terminée, mais un pas important vers un futur procès vient d’être franchi. Le conseil d’Etat a validé, vendredi 30 juillet, l’extradition vers Ouagadougou de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré qui a dirigé le Burkina Faso de 1987 jusqu’à une insurrection populaire en 2014. François Compaoré, âgé de 67 ans, est poursuivi dans le cadre de l’affaire Norbert Zongo, célèbre journaliste burkinabé tué le 13 décembre 1998 avec trois de ses compagnons (Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma, Ernest Zongo) et dont les dépouilles avaient été retrouvées calcinées dans le sud du Burkina. Leur mort avait provoqué une très vive émotion au « Pays des hommes intègres ».

Arrêté à l’aéroport de Roissy en octobre 2017 en exécution d’un mandat d’arrêt émis par Ouagadougou pour « incitation à assassinat », François Compaoré avait demandé au Conseil d’Etat d’annuler « pour excès de pouvoir » un décret français datant du 21 février 2020 accordant son extradition aux autorités judiciaires burkinabées. Mais la plus haute juridiction administrative française a considéré que ce décret, signé par Edouard Philippe et Nicole Belloubet, alors respectivement premier ministre et garde des Sceaux, ne pouvait être annulé.

Le Conseil d’Etat a rejeté cette demande en considérant notamment que « M. Compaoré n’est pas fondé à soutenir que son extradition aurait été demandée dans un but politique » et que le risque qu’il soit « exposé à des traitements inhumains ou dégradants en raison des conditions de détention dans les prisons burkinabées et de sa condition personnelle » pouvait être écarté grâce à certaines dispositions nationales et des engagements internationaux.

Journaliste d’investigation reconnu

Ses avocats, qui ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme, disent craindre pour la vie de leur client s’il devait être détenu au Burkina Faso. « Il sera malheureusement et assurément exposé à des risques, a fait savoir Maître François Briard, car le pays est en proie à une grave déstabilisation. » « Nous saisissons la Cour européenne car elle est la seule juridiction qui pourra statuer avec une vraie et juste distance dans ce dossier, veut croire Me Pierre-Olivier Sur, un autre avocat de M. Compaoré. En France, il y a une pression politique sur la justice dans cette affaire. La preuve, c’est la réponse faite par Emmanuel Macron lorsqu’il avait dit aux étudiants burkinabés [le 28 novembre 2017 à l’université de Ouagadougou] qu’il allait leur livrer François Compaoré. »

Journaliste d’investigation reconnu et directeur de l’hebdomadaire « L’Indépendant », Norbert Zongo, 49 ans, avait été assassiné alors qu’il enquêtait sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré. La mort de ce journaliste, auteur de plusieurs enquêtes retentissantes dénonçant une mauvaise gouvernance sous le régime Compaoré, avait provoqué une profonde crise politique. Classé en 2006 après un « non-lieu » qui avait suscité un tollé international, le dossier judiciaire avait été rouvert en octobre 2014 après la chute de Blaise Compaoré.

Avec Le Monde par Pierre Lepidi

Le plus gros trafiquant français de cannabis en attente d’extradition depuis Dubaï

mars 24, 2021

Moufide Bouchibi était recherché depuis plus de vingt ans. Il avait bâti un réseau d’importation de cannabis générant jusqu’à 70 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Sur les vingt dernières années, il aura sans doute fourni des centaines de milliers de Français plus ou moins intoxiqués au cannabis. Réputé principal importateur de «shit» du territoire, Moufide Bouchibi aurait été arrêté dimanche 21 mars à Dubaï, et attend désormais d’être extradé vers la France. Prudents, les policiers français attendent de voir le criminel en face pour enfin crier victoire, après des années de recherche et plusieurs tentatives d’arrestation.

Pour l’Office anti-stupéfiants, l’homme de 41 ans est une prise majeure. Voyageant sous une fausse identité à Dubaï, où le narcotrafiquant aurait placé une partie de sa fortune, il aurait été démasqué par les agents locaux, en compagnie d’un autre trafiquant. Selon Le Parisien , il a été formellement identifié notamment grâce aux empreintes digitales fournies par Interpol, et doit ce mercredi 24 mars être présenté à la justice afin d’être transféré en France. Déjà jugé, il y a été condamné à 20 ans de prison par le tribunal de Bordeaux en 2015. Celui qui est surnommé «Mouf» a toutefois la possibilité de refuser son extradition, ajoute l’AFP.

Jusqu’à 70 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel

L’histoire de l’intéressé – parcellaire tant l’homme reste mystérieux – ressemble à un scénario de thriller. Tout y est, de l’apprentissage du deal en cité aux villas de luxe sur la Méditerranée, en passant par le mentor trahi, les indics de police et, bien sûr, la violence exacerbée d’un milieu où tout est permis, et souvent le pire. Dans un long portrait qui lui est consacré par L’Obs et d’autres articles de presse de ces dernières années, on apprend que l’homme, né à Orsay (Essonne), avait appris le «métier» sous l’aile de Sophiane Hambli, un autre trafiquant d’envergure, membre d’un puissant réseau alsacien d’importation de cannabis. Emprisonné pour la première fois en 2002 après la découverte de 240 kilos de stupéfiants à son domicile, plusieurs tentatives d’évasion avaient été organisées au profit du jeune dealer. Son inspirateur emprisonné en Espagne en 2009, Moufide Bouchibi, s’était mis à son propre compte et rapidement opposé à Hambli. Ce dernier aurait même organisé depuis sa cellule l’enlèvement et la torture de son ancien protégé. En retour, Bouchibi se serait vengé sur deux hommes de main de Hambli qui avaient permis son enlèvement, l’un étant décédé et l’autre blessé dans différentes attaques.

À partir des années 2010, les enquêteurs remarquent le «haut niveau de professionnalisme» de Bouchibi, qui organisent des go-fast réguliers entre l’Espagne, point d’entrée des marchandises, et la France. Plusieurs saisies sont effectuées, sans stopper l’ascension spectaculaire du trafiquant, ni surtout pouvoir l’arrêter. «Mouf» se cache tour à tour au Maroc, ou en Algérie, où il aurait fait construire un hôtel pour plus de dix millions d’euros à Sétif. Il posséderait également plusieurs biens immobiliers à Agadir, Casablanca, Tanger et Marrakech et des villas sur la côte. Une source ayant témoigné auprès de L’Obs dit penser qu’«il avait un contact au sein de la police judiciaire et qu’il était tenu régulièrement au courant des investigations le concernant. En échange, Bouchibi acceptait de sacrifier de temps en temps une de ses petites équipes en donnant des informations sur ses propres convois».

Les services de François Thierry, patron des stups, montent alors un projet d’arrestation et se concentrent sur celui qui devient le plus important receleur de cannabis sur le territoire. Des infiltrations sont organisées. Son ancien partenaire Sophiane Hambli, qui a juré sa perte, est alors mis à contribution contre une remise de peine. Un élément donne l’ordre de grandeur des activités de Moufide Bouchibi au milieu de la décennie : deux semi-remorques venus de Tanger sont interceptés en 2015 par la Guardia Civil espagnole, contenant quelque… 48 tonnes de cannabis. Et la saisie semble finalement digérée par Bouchibi qui poursuit ses expéditions. Sans pouvoir vérifier précisément, on estime à environ 70 millions d’euros annuels le chiffre d’affaires généré par l’homme.

Une autre péripétie anéantira l’«opération Janissaire», destinée à faire tomber Bouchibi : les douanes françaises, qui ne sont pas au courant, saisissent des stupéfiants au pied de l’immeuble de Sophiane Hambli en octobre 2015. Les stups auraient autorisé ce transit. Mais les objectifs poursuivis n’étant pas divulgués, François Thierry n’est plus soutenu et perd son poste. Dans les années suivantes, Moufide Bouchibi aurait poursuivi son entreprise, notamment en important ses marchandises par bateau, et se développant dans la cocaïne.

Par Luc Lenoir avec Le Figaro et AFP agence

Les Etats-Unis extradent un ex-gardien de camp de concentration vers l’Allemagne

février 20, 2021

Un ancien gardien d’un camp de concentration nazi, soupçonné de « complicité de meurtres » aujourd’hui âgé de 95 ans, a été extradé samedi des Etats-Unis vers l’Allemagne où la justice pourrait reprendre ses poursuites à son encontre.

Un ancien gardien d'un camp de concentration nazi, aujourd'hui âgé de 95 ans, extradé des Etats-Unis vers l'Allemagne le 20 février 2021.

© Jose ROMERO Un ancien gardien d’un camp de concentration nazi, aujourd’hui âgé de 95 ans, extradé des Etats-Unis vers l’Allemagne le 20 février 2021.

Parti de l’Etat américain du Tennessee dans un avion médicalisé, l’Allemand Friedrich Karl Berger a atterri en fin de matinée à l’aéroport de Francfort (centre). Il s’est dit prêt à témoigner mais pas dans l’immédiat, selon le parquet de Celle et est reparti libre car il ne faisait pas l’objet d’un mandat d’arrêt.

Malgré son grand âge, M. Berger serait en bonne santé et en capacité de suivre un interrogatoire.

Cependant, le ministère public, qui avait abandonné fin décembre la procédure à son encontre faute de preuves suffisantes, reste pessimiste quant à l’éventualité d’un procès: il n’y aura « probablement pas » de nouvelle enquête à moins que M. Berger ne « fasse des aveux détaillés », a expliqué à l’AFP le procureur général Bernd Kolkmeier.

"Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables", a critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d'Auschwitz.

© PATRIK STOLLARZ « Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables », a critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz.

M. Berger avait déménagé dans le Tennessee en 1959 et y avait vécu sans que personne ne connaisse son passé pendant de nombreuses années. 

Ce n’est que lorsque des documents de l’époque nazie portant son nom ont été retrouvés en 1950 dans un bateau coulé dans la mer Baltique que les enquêteurs se sont mis à sa recherche.

– Complice ou contraint ? –

Il est soupçonné par la justice américaine de s’être rendu complice de la mort de prisonniers alors qu’il était gardien entre janvier et avril 1945 dans le complexe concentrationnaire à Neuengamme, au sud-est de Hambourg (nord), et dans un de ses camps extérieurs près de Meppen, en particulier lors d’une opération d’évacuation en mars 1945.

Le tribunal américain spécialisé dans les dossiers d’immigration avait décidé en mars de son renvoi vers l’Allemagne pour « avoir volontairement servi comme garde armé d’un camp de concentration où des persécutions ont eu lieu ».

Lors de ses interrogatoires aux Etats-Unis, M. Berger avait reconnu avoir été un temps gardien au sein de ce camp, déclarant cependant ne pas avoir eu connaissance de mauvais traitements infligés aux prisonniers ou de décès parmi les détenus: il estime avoir seulement obéi aux ordres.

« Nous sommes déterminés à faire en sorte que les États-Unis ne servent pas de refuge aux auteurs de violations des droits de l’homme et aux criminels de guerre », a déclaré dans un communiqué le directeur par intérim de l’agence de police douanière américaine (ICE), Tae Johnson.

Le gouvernement américain a créé en 1979 un programme dédié à la recherche et à l’expulsion des anciens nazis installés aux Etats-Unis. Depuis, 68 personnes ont donc été expulsées dans ce cadre.

La précédente avait eu lieu en août 2018 et concernait un ex-gardien SS âgé de 95 ans, Jakiw Palij, installé à New York depuis 1949. Il est cependant décédé cinq mois plus tard.

– « Echec du système judiciaire allemand » –

Le camp de concentration de Neuengamme avait été initialement fondé en 1938 comme un sous-camp du camp de concentration de Sachsenhausen, situé lui plus à l’est dans le Brandebourg. Il est ensuite devenu un camp de concentration indépendant en 1940. 

Selon le mémorial du camp, les prisonniers y étaient utilisés comme travailleurs forcés pour l’économie de guerre: 106.000 personnes y furent déportées dont 55.000 moururent, la plupart d’épuisement au travail.

Ces dernières années, l’Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camps le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice.

« Les survivants, qui sont maintenant tous très âgés, ont attendu toute leur vie que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables », a récemment critiqué Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz.

Il réagissait après la mise en accusation, début février, d’une ancienne secrétaire du camp de concentration de Stutthof (actuelle Pologne) aujourd’hui âgée de 95 ans pour complicité de meurtres par la justice allemande.

« Que cela n’arrive que maintenant est un échec et un oubli du système judiciaire allemand qui s’étend sur des décennies », avait-il fustigé.

Avec AFP par bur-dac/clp/

La Corée du Sud refuse d’extrader aux États-Unis un exploitant de site pédopornographique

juillet 6, 2020

Un tribunal sud-coréen a rejeté lundi une demande d’extradition aux Etats-Unis d’un homme reconnu coupable d’avoir dirigé l’un des plus gros sites internet de pédopornographie au monde.

Son Jong-woo, exploitant du site de pornographie enfantine sud-coréen «Welcome to Video», en vendait le contenu dans le monde entier sur le darknet pour des bitcoins, une crypto-monnaie numérique. Reconnu coupable d’avoir violé les lois sud-coréennes sur la protection de l’enfance, il a purgé une peine de 18 mois de prison se terminant en avril. Il est resté en détention depuis car il a également été inculpé à Washington et pourrait encourir une peine beaucoup plus longue aux Etats-Unis.

Ainsi des clients ont été condamnés aux Etats-Unis à des peines de 15 ans de prison, contrastant avec la peine légère purgée par Son Jong-woo en Corée du Sud, ce qui a suscité des appels à durcir la législation sud-coréenne contre la pédopornographie.

«La décision ne doit pas être interprétée comme une manière de l’exonérer»

La Haute Cour de Séoul a justifié le rejet de la demande d’extradition en faisant valoir que son départ à l’étranger pourrait «entraver l’enquête sud-coréenne sur les contenus à caractère sexuel», a rapporté l’agence de presse Yonhap. «La décision ne doit pas être interprétée comme une manière de l’exonérer», a ajouté le tribunal, selon Yonhap.

Mais cette décision a suscité des réactions négatives dans les réseaux sociaux en Corée du Sud. «Je peux presque entendre divers criminels sexuels applaudir à cette nouvelle», a déclaré un utilisateur de Twitter. «La Corée du Sud doit être le seul pays à laisser en liberté les prédateurs sexuels d’enfants», a réagi un autre. Selon le ministère américain de la Justice, 338 personnes liées au site ont été arrêtées l’an dernier à travers le monde, notamment en Corée du Sud, aux États-Unis, au Canada, en Espagne et au Brésil.

Qualifié par le gouvernement américain de «plus grand marché d’exploitation sexuelle d’enfants en termes de volumes de contenus», le site de Son donnait accès à 250.000 vidéos pornographiques d’enfants contre des paiements en bitcoins. Il a été l’un des premiers sites du darknet (réseaux cachés non référencés par les moteurs de recherche classiques) à vendre des vidéos d’exploitation d’enfants pour des bitcoins, le site affirmant qu’elles ont été téléchargées plus d’un million de fois, selon le ministère américain de la Justice.

Par Le Figaro avec AFP

La Suède extrade vers les États-Unis un Chinois accusé de blanchiment d’argent

juin 2, 2020

 

La Suède a extradé vers les Etats-Unis un ressortissant chinois accusé d’avoir blanchi plusieurs millions de dollars, a annoncé ce mardi son avocat suédois, un an après le rejet de son extradition vers la Chine où il est accusé de détournements.

Selon la justice américaine, Qiao Jianjun aurait blanchi «des millions de dollars de produits liés à des transactions frauduleuses par l’intermédiaire de banques en Chine, à Hong Kong et à Singapour» lorsqu’il était cadre de l’administration d’Etat des céréales en Chine – poste qu’il a occupé entre 1998 et 2011. Une partie de cet argent aurait servi à acheter deux propriétés près de Los Angeles, détaille le département de la Justice dans un communiqué. Il est également accusé de fraude à l’immigration.

Contacté par l’AFP, l’avocat suédois Henrik Olsson Lilja a expliqué ce mardi que son client a été extradé vendredi dernier vers les Etats-Unis, où il a régulièrement résidé depuis son départ de Chine en 2011, avant de s’installer en Autriche puis en Suède. Qiao Jianjun conteste les accusations de blanchiment portées contre lui. En juillet 2019, la Cour suprême suédoise avait rejeté une demande d’extradition vers la Chine de ce ressortissant chinois accusé là-bas de détournement de fonds publics, au motif qu’il y risquait la torture et la peine capitale.

200 millions de Yuans

En Chine, Qiao Jianjun est soupçonné par la justice de la province du Henan (centre) d’avoir détourné jusqu’à 200 millions de yuans (26 millions d’euros) entre 2008 et 2011, selon des documents remis par les autorités chinoises à la chancellerie suédoise. A l’époque, il disait contester les accusations de détournement de fonds le visant et affirmait être dans le viseur de Pékin depuis son adhésion en 2010 au Parti démocrate chinois, interdit.

Si la Cour suprême du pays scandinave estimait qu’il existait des éléments à charge sérieux à son encontre, «son extradition ne peu(vait) intervenir (…) en raison du risque de persécution dû à ses activités politiques et de traitements contraires à la Convention européenne des droits de l’Homme». Pour son avocat, les autorités suédoises «n’ont pas approuvé la demande (d’extradition) de la Chine mais aux Etats-Unis, il est soupçonné de blanchiment d’argent sur la base de supposés délits commis en Chine», a-t-il tempêté mardi. Et de poursuivre: «cela va être jugé aux États-Unis lors un procès et ils vont, espérons-le, exiger de meilleures preuves que celles des autorités chinoises qui disent simplement qu’il s’agit là de fonds illicites».

En Suède, l’extradition de ressortissants étrangers est du ressort du gouvernement mais celui-ci est tenu de suivre les arrêts de la Cour suprême. Qiao Jianjun avait été arrêté et placé en détention en Suède en juin 2018 à la demande de la justice chinoise. Remis en liberté le 19 juin 2019, il a de nouveau été arrêté une semaine plus tard dans le cadre d’une autre procédure lancée par les Etats-Unis.

Par Le Figaro avec AFP