Posts Tagged ‘Extradition’

Burkina Faso : la Cour de cassation française examine la demande d’extradition de François Compaoré

mai 22, 2019

François Compaoré, à Paris le 12 septembre 2017. © Vincent Fournier/JA

 

La Cour de cassation française s’est penchée mardi sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso, où le frère de l’ex-président est mis en cause dans l’assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo.

La plus haute juridiction judiciaire française doit se prononcer le 4 juin sur le pourvoi, à l’appui duquel la défense de François Compaoré a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur les textes régissant l’extradition.

Le 5 décembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait autorisé son extradition vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert après la chute de l’ex-président Blaise Compaoré, fin octobre 2014.

Alors qu’il enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo – chauffeur de François Compaoré -, le journaliste burkinabè Norbert Zongo, 49 ans, et trois personnes qui l’accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule en décembre 1998, dans le sud du Burkina Faso.

« Vengeance »

Âgé de 64 ans, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. À ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays dans cette affaire, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

Devant la Cour de cassation, l’avocat de François Compaoré, Me François-Henri Briard, a souligné le caractère « très sensible » du dossier. L’avocat a eu des mots durs : selon lui, cette affaire concerne un « pays politiquement instable », « dans lequel la justice est délabrée », a-t-il fait valoir. Ce dossier est sensible aussi du fait du nom du requérant, dont le frère s’est réfugié en Côte d’Ivoire, a plaidé l’avocat. Une « voie facile de vengeance » est de diriger « des poursuites vers le frère », a affirmé Me Briard.

Or, pour s’assurer du respect des règles du procès équitable – indispensable pour autoriser une extradition – la chambre de l’instruction ne s’est appuyée que sur des éléments fournis par les autorités burkinabè, a observé l’avocat, remettant en cause leur impartialité. C’est « un homme mort s’il rentre au Burkina Faso », a-t-il assuré.

L’avocate générale a pour sa part expliqué que le ministère de la Justice burkinabè avait « pris l’engagement que M. Compaoré bénéficierait de conditions d’incarcération très améliorées », dans l’hypothèse d’une condamnation dans son pays. Pour être effective, une extradition doit aussi être autorisée par un décret du gouvernement français.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le parquet allemand demande l’extradition de Carles Puigdemont

juin 1, 2018

/ © AFP/Archives / Tobias SCHWARZ

Le Parquet allemand a demandé vendredi l’extradition de l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont vers l’Espagne, qui veut le juger pour rébellion et détournement de fonds à la suite de sa tentative avortée de déclaration d’indépendance.

« Le parquet général estime légale la demande de remise de Carles Puigdemont » à l’Espagne pour ces deux chefs d’accusation, a-t-il indiqué dans un communiqué.

La décision finale doit revenir au tribunal compétent du Schleswig-Holstein, dans le nord du pays, qui s’est montré jusqu’ici très sceptique sur la validité de ces chefs d’accusation au regard du droit allemand.

Aucune date précise n’a été fixée pour cette décision qui devrait toutefois intervenir dans les jours ou les semaines à venir.

Carles Puigdemont, ancien président régional de Catalogne, a été arrêté fin mars dans le nord de l’Allemagne en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne. Il s’est installé à Berlin après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire par la justice allemande dans l’attente que son cas soit tranché.

Pour le parquet allemand, tant l’accusation de détournements de fonds que celle de rébellion lors de la déclaration d’indépendance à l’automne dernier sont justifiées.

« Les éléments fournis par les autorités espagnoles montrent clairement que les violences en Catalogne peuvent être attribuées à l’individu recherché », dit le communiqué du Parquet, favorable à une mise en détention de M. Puigdemont dans l’attente de son extradition.

Mais le tribunal régional du Schleswig-Holstein a déjà refusé par deux fois des demandes du parquet d’incarcérer M. Puigdemont. Il avait ordonné en avril la remise en liberté de la figure centrale de l’indépendantisme catalan.

Ce tribunal, qui aura le dernier mot, a laissé entendre jusqu’ici qu’il n’était pas convaincu par les accusations de rébellion. Reste à savoir s’il changera au final son jugement ou s’il autorisera ou non une remise de M. Puigdemont pour les accusations moins graves de détournements de fonds publics.

Après la déclaration d’indépendance avortée de la Catalogne le 27 octobre, qui avait entraîné la mise sous tutelle de la région par le gouvernement central espagnol et la destitution en bloc du gouvernement de M. Puigdemont, ce dernier s’était exilé en Belgique. Il a récemment renoncé à diriger la région dans l’espoir de sortir la Catalogne de l’impasse politique avec Madrid.

Romandie.com avec (©AFP / 01 juin 2018 14h32)                

Prague extrade vers les États-Unis un hacker russe soupçonné de cyberattaques

mars 30, 2018

La République tchèque a extradé vers les Etats-Unis un citoyen russe soupçonné par Washington d’avoir commis des cyberattaques contre des cibles américaines / © AFP/Archives / Kirill KUDRYAVTSEV

La République tchèque a extradé vers les Etats-Unis un citoyen russe arrêté à Prague en 2016 et soupçonné par Washington d’avoir commis des cyberattaques contre des cibles américaines, a annoncé vendredi le ministère tchèque de la Justice.

Le ministère « confirme l’extradition du citoyen russe E. Nikouline vers les Etats-Unis », a indiqué la porte-parole du ministère, Tereza Schejbalova, sur Twitter.

L’opération d’extradition « a été réalisée dans la nuit », a-t-elle ajouté, sans fournir d’autres détails.

Evguéni Nikouline, 29 ans, a quitté Prague à destination des Etats-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi, selon plusieurs média tchèques, dont la radio publique Radiozurnal et le site http://www.respekt.

Un avion du ministère américain de la Justice de type Gulfstream, a quitté Prague peu après minuit, pour atterrir après neuf heures de vol à Manassas, près de Washington, selon le site flightaware.com.

Nikouline avait été arrêté à Prague par la police tchèque et le FBI en octobre 2016 après que Washington a accusé la Russie d’avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle aux Etats-Unis.

Moscou avait immédiatement accusé Washington de poursuivre ses citoyens. Elle a lancé par la suite à son tour un mandat d’arrêt, accusant le hacker de fraude sur internet et d’avoir volé de l’argent du système WebMoney.

L’avocat de M. Nikouline avait à l’époque déclaré à l’AFP que le FBI avait interrogé son client à deux reprises, en novembre 2016 et en février 2017, et essayé de le convaincre d’avouer des attaques contre le Parti démocratique.

Le tribunal municipal de Prague a annoncé en mai 2017 que ce citoyen russe pouvait être extradé vers les Etats-Unis ou vers la Russie, la décision définitive appartenait au ministre de la Justice, Robert Pelikan.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2018 17h21)                

Cameroun: un dirigeant séparatiste anglophone détenu au Nigeria extradé

janvier 29, 2018

Yaoundé – Le président du mouvement séparatiste anglophone au Cameroun, Sisiku Ayuk Tabe, détenu au Nigeria depuis le 5 janvier, a été extradé lundi à Yaoundé avec 46 de ses partisans, a affirmé le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

« Un groupe de 47 terroristes, (parmi lesquels se trouve) M. Ayuk Tabe, se trouve depuis quelques heures entre les mains de la justice camerounaise », a indiqué M. Tchiroma dans une déclaration à la presse. Les 47 séparatistes étaient détenus au Nigeria, a précisé le ministre à l’AFP.

« Ils répondront de leurs crimes » devant la justice camerounaise, a souligné le ministre, réaffirmant la « détermination » du Nigeria et du Cameroun « à ne jamais tolérer que leurs territoires servent de base à des activités de déstabilisation dirigées contre l’un d’entre eux ».

Début janvier, le leader des indépendantistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans avaient été arrêtés au Nigeria, où ils étaient depuis « détenus au secret », selon leur avocat et l’ONG Amnesty International.

Il n’était pas possible lundi de déterminer quand ont été arrêtés les autres séparatistes extradés depuis le Nigeria vers le Cameroun.

Mi-janvier, Amnesty International s’était inquiétée du sort des séparatistes détenus au Nigeria, estimant qu’ils « pourraient être menacés de torture et (s’exposer à un) procès inéquitable » s’ils étaient extradés du Nigeria.

Sisiku Ayuk Tabe milite pour que les deux régions anglophones du Cameroun se séparent de la partie francophone du pays. Le 1er octobre 2017, le mouvement avait publié un déclaration symbolique d’indépendance de l’Ambazonie, nom donné par les séparatistes à leur projet de pays.

Depuis plusieurs mois, l’armée a déployé des forces dans les deux régions anglophones pour contrecarrer des attaques de séparatistes présumés, de plus en plus nombreuses, faisant craindre l’émergence d’une « insurrection armée » dans la région.

Dans le même temps, le président Paul Biya et les autorités camerounaises ont accru la pression sécuritaire dans les régions anglophones du sud-ouest et du nord-ouest.

« Depuis l’arrestation des leaders séparatistes au Nigeria, il y a une dégradation sécuritaire et une multiplication des fronts entre séparatistes et l’armée camerounaise », expliquait fin janvier à l’AFP Hans De Marie Heungoup, chercheur au centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

Selon un décompte de l’AFP, établi sur la base des déclarations officielles, 19 militaires et policiers ont été tués depuis novembre, tandis que les réseaux sociaux pro-anglophones diffusent des photos de civils tués et de villages mis à sac par l’armée – sans qu’il soit possible d’en vérifier l’authenticité.

Fin janvier, une bombe artisanale a explosé au passage d’un véhicule de l’armée camerounaise à Ekok, non loin de la frontière nigériane, faisant deux blessés. C’était la première fois qu’un tel mode opératoire était utilisé sur une route des régions anglophones camerounaises.

Nombre d’hommes politiques anglophones dénoncent depuis début 2018 des « actes arbitraires (tueries, destructions de maison) » de l’armée camerounaise en zones anglophones.

Le Cameroun se prépare à des élections – dont la présidentielle – fin 2018. Selon les observateurs, la profonde crise socio-politique que Yaoundé traverse dans ses régions anglophones pourrait perturber ces scrutins.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 18h52)                                            

Burkina Faso: Roch Marc Christian Kaboré « souhaite » que la France extrade François Compaoré

novembre 5, 2017
Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à Paris le 13 avril 2017. © GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a souhaité dimanche que la justice française accepte d’extrader François Compaoré, frère de l’ancien chef de l’État, placé sous contrôle judiciaire en France dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo.

À quelques semaines d’une visite officielle du président Emmanuel Macron fin novembre à Ouagadougou, la première d’un chef d’État français depuis plus de vingt ans, M. Kaboré a aussi espéré que Paris lève prochainement le secret-défense sur ses archives concernant l’assassinat de Thomas Sankara en 1987.

« Pour nous et pour le peuple burkinabè, le souhait est que le tribunal (français) puisse extrader François Compaoré au Burkina Faso pour qu’il puisse répondre de ce qui lui est reproché », a déclaré M. Kaboré, lors d’une interview à Ouagadougou avec des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde.

« Je peux difficilement peser sur le dossier puisque c’est une question de justice, mais je considère que c’est déjà une grande victoire que le mandat d’arrêt ait connu son exécution sur le sol français », a ajouté le président burkinabè.

Arrêté dimanche dernier à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, François Compaoré, 63 ans, a été laissé libre mais sous contrôle judiciaire, dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition formulée dès le lendemain par le Burkina Faso.

Le frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré est réclamé par la justice de son pays depuis le mois de mai, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo et de trois compagnons de voyage, le 13 décembre 1998.

À la question de savoir si la France pourrait refuser d’extrader M. Compaoré au Burkina Faso parce que la peine de mort y est toujours en vigueur, le chef de l’État burkinabè a estimé que « ce ne devrait pas être un grand obstacle ».

« La peine de mort, même si elle est dans nos textes, n’est pas appliquée au Burkina Faso », a argué le président Kaboré, soulignant « qu’il y a déjà plus d’une vingtaine d’années que personne n’a été exécuté ».

Trente ans après l’assassinat toujours mystérieux du père de la révolution burkinabè Thomas Sankara, lors d’un coup d’état en octobre 1987, M. Kaboré a aussi souhaité que les autorités françaises acceptent de lever le secret-défense sur leurs archives, comme l’a officiellement réclamé le juge burkinabè en charge de l’enquête.

« Je pense que ce serait une bonne chose, ce serait une preuve de bonne foi quant à la manifestation de la vérité », a-t-il jugé.

Depuis l’ouverture de l’enquête, en mars 2015, « le dossier évolue, il y a eu 17 inculpations », a souligné le président Kaboré. « Je pense que c’est un dossier qui va connaître très rapidement un dénouement ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Feu vert à l’extradition vers les États-Unis d’un Lituanien qui aurait volé Google et Facebook

juillet 17, 2017

Vilnius – Un tribunal de Vilnius a autorisé lundi l’extradition vers les Etats-Unis un Lituanien accusé d’avoir soutiré quelque 100 millions de dollars à Google et Facebook.

« La cour a pris une décision en faveur de l’extradition du citoyen lituanien Evaldas Rimasauskas vers les Etats-Unis où il sera poursuivi au pénal », a déclaré la juge Aiva Surviliene, a constaté l’AFP.

Âgé de 48 ans, Evaldas Rimasauskas a été arrêté en mars en Lituanie à la demande des autorités de Washington qui l’accusent d’avoir trompé deux entreprises américaines en s’étant fait passer pour un fournisseur asiatique de matériel informatique dans les années 2013-2015.

L’avocate de Rimasauskas a indiqué à l’AFP que les deux géants américains de l’internet Facebook et Google étaient mentionnés dans l’acte d’accusation. La justice américaine n’avait pas identifié les entreprises victimes.

Dans une déclaration publique, les procureurs américains ont déclaré que M. Rimasauskas avait utilisé des faux comptes e-mail pour se faire passer pour « des employés et des agents » du fabricant asiatique.

Il est également accusé d’avoir fabriqué des factures, des contrats et des lettres pour inciter les entreprises à verser plus de 100 millions de dollars (87 millions d’euros) sur des comptes bancaires à l’étranger sous son contrôle.

Me Snieguole Uzdaviniene, avocate de M. Rimasauskas qui risque jusqu’à 20 ans de prison, a indiqué que son client allait faire appel de la décision du tribunal.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 16h36)                                            

Le Danemark va extrader la fille de la « Raspoutine » sud-coréenne

mars 17, 2017

Copenhague – Les autorités judiciaires danoises ont annoncé vendredi avoir décidé d’extrader la fille de l’ancienne confidente de la présidente sud-coréennee, au centre d’un gigantesque scandale de corruption qui a provoqué la destitution de Park Geun Hye à Séoul.

Chung Yoo-Ra, 20 ans, fille de Choi Soon-Sil, l’ancienne confidente de la présidente sud-coréenne, est également impliquée dans le scandale et Séoul réclamait son extradition.

Sa mère a été surnomée « Raspoutine » par les médias sud-coréens et est soupçonnée d’avoir profité de ses relations pour extorquer des millions de dollars aux conglomérats du pays.

La jeune fille a été incarcérée au Danemark début janvier, initialement jusqu’au 30 janvier, pour un visa expiré. Le parquet de Séoul avait délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« Après avoir examiné la demande d’extradition de la Corée du Sud, nous estimons que toutes les conditions sont réunies pour l’extradition », a déclaré dans un communiqué Mohammad Ahsan, directeur adjoint du bureau du procureur.

Chung Yoo-Ra, qui a protesté de son innocence, a décidé de faire appel, a annoncé son avocat Peter Martin Blinknberg à l’agence Ritzau. Elle a trois jours pour le faire devant les tribunaux danois.

Selon des médias, Chung Yoo-Ra, passionnée d’équitation, a acheté dans le passé des chevaux entraînés au Danemark. Après son arrestation, elle avait expliqué à la police se trouver au Danemark en raison de ses activités dans le sport.

Dans une des ramifications du scandale à tiroirs qui a secoué la Corée du Sud, Mme Choi est accusée d’avoir utilisé ses relations pour faire admettre sa fille dans une grande université du pays aux dépens d’autres candidats plus qualifiés.

Mme Choi est elle-même jugée pour s’être servie de sa relation avec Mme Park afin de contraindre divers conglomérats à verser près de 70 millions de dollars à des fondations douteuses.

L’ex-présidente était accusée de complicité et d’avoir laissé son amie se mêler des affaires de l’Etat.

Romandie.com (©AFP / 17 mars 2017 13h20)                   

Guinée : Toumba Diakité extradé et placé en détention à la Maison centrale de Conakry

mars 13, 2017

Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, a été extradé vers la Guinée ce dimanche 12 mars 2017. © SCHALK VAN ZUYDAM/AP/SIPA

Le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba a été extradé de Dakar vers Conakry dimanche soir. Cet ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara avait été interpellé en décembre 2016 par les services de sécurité sénégalais, après sept ans de cavale.

« Effectivement, Toumba Diakité a bien été extradé. Il est arrivé à l’aéroport menotté », a confirmé à Jeune Afrique un travailleur de l’aéroport de Conakry.

Poursuivi pour sa participation présumée dans le massacre du 28 septembre 2009 qui avait fait 150 morts selon des organisations de défense des droits de l’Homme, Aboubacar Sidiki Diakité aurait aussitôt été placé en détention à la Maison centrale de Conakry, située dans le centre administratif et des affaires de Kaloum, selon le commissaire Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale.

Toumba Diakité serait ainsi arrivé à Conakry aux environs de 19h, à bord d’un vol régulier de Brussels Airlines, accompagné de Yaya Kairaba Kaba, avocat général de la Cour d’appel de Conakry. Contacté par téléphone par Jeune Afrique, il assure qu’il « ne peu[t] parler qu’avec l’autorisation de [s]a hiérarchie ». C’est-à-dire le ministre de la Justice, Cheick Sako, qui doit rentrér en Guinée ce lundi 13 mars.

« Toumba Diakité sera présenté à un juge »

Rédacteur de la demande d’extradition, Sidy Souleymane N’diaye est procureur de la République du tribunal de première instance de Dixinn, « juridiction territorialement compétente ». Il explique que « Toumba Diakité sera présenté à un juge qui procédera à une instruction préparatoire, conformément à la législation nationale ». « Je salue au passage la coopération des autorités sénégalaises », a ajouté le procureur.

La FIDH (fédération internationale des droits de l’Homme) et ses représentants guinéens ont salué la démarche. Pour eux, l’extradition de Toumba Diakité « constitue un signal puissant en faveur de la lutte contre l’impunité en Afrique de l’Ouest ». Même réaction au sein de l’Avipa (association des victimes, parents et amis du 28 septembre), pour qui l’extradition et l’incarcération de Diakité « démontrent que la justice guinéenne a la volonté de s’attaquer à l’impunité et d’organiser un procès crédible et [attendu] ».

Me Baba Diop, l’avocat sénégalais de Toumba Diakité dénonce de son côté une violation de la procédure et soutient que son client a été expulsé et non extradé. La procédure devait être suspendue le temps que la Cour suprême sénégalaise examine son recours, pense l’avocat. Le procureur Sidy Souleymane N’diaye répond que « la Guinée n’a fait que rédiger et envoyer la demande d’extradition, dans le respect des délais. La procédure s’est déroulée au Sénégal et a été dirigée par les autorités judiciaires sénégalaises ».

Jeuneafrique.com par

Turquie: Ankara émet un mandat d’arrêt pour ses militaires qu’Athènes refuse d’extrader

janvier 26, 2017

Istanbul – Les autorités turques ont émis jeudi un mandat d’arrêt contre huit militaires ayant fui en Grèce après le putsch manqué de juillet et dont la justice grecque a refusé l’extradition, selon l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

Un tribunal d’Istanbul a accédé à la requête du parquet demandant l’émission d’un mandat d’arrêt pour les huit officiers, soupçonnés par les autorités turques d’avoir pris part à la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, selon Anadolu.

Par ailleurs, les autorités turques ont déposé une nouvelle demande d’extradition auprès des autorités grecques après l’émission du mandat d’arrêt, a indiqué l’agence de presse Dogan.

Cette décision survient peu après que la cour suprême grecque eut rejeté la demande d’extradition déposée par Ankara, suivant les réquisitions du parquet qui soulignait l’absence de garanties en Turquie pour un procès juste et équitable, selon une source judiciaire grecque.

La présidente de la cour a indiqué que leur extradition n’était pas autorisée car les huit officiers sont inculpés pour des crimes en Turquie et « ils risquent d’être torturés ».

La cour a ordonné la libération des huit officiers, en détention provisoire en Grèce depuis leur atterrissage en hélicoptère le 16 juillet dans un aéroport dans le nord du pays.

Les huit militaires turcs ont démenti à plusieurs reprises toute implication dans la tentative de coup d’Etat et affirmé qu’ils avaient décidé de fuir par peur des représailles contre des militaires lors de la reprise en main de la situation par le gouvernement turc.

Après le coup de force, les autorités turques ont lancé des purges dont l’ampleur a suscité l’inquiétude de l’Union européenne et d’ONG: plus de 43.000 personnes, dont des militaires, des magistrats et des enseignants, ont été incarcérées et plus de 100.000 limogées.

Ankara affirme que ces mesures, prises dans le cadre de l’état d’urgence, sont nécessaires pour purger les institutions des partisans du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné comme le cerveau du putsch avorté, ce qu’il nie catégoriquement.

Romandie.com avec (©AFP / 26 janvier 2017 16h13)

Air cocaïne: l’Egypte extrade le Français Naudin vers la République dominicaine

mars 3, 2016

Le Caire – L’Egypte a extradé jeudi vers la République dominicaine le Français Christophe Naudin, recherché par Saint-Domingue pour son implication dans l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, a annoncé son épouse à l’AFP.

Le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne avait été arrêté le 4 février au Caire, en raison d’un mandat d’arrêt émis par la République dominicaine qui l’accuse, comme il l’a reconnu lui-même, d’avoir participé à l’évasion des deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue dans l’affaire dite Air Cocaïne.

C’est un service du ministère des Affaires étrangères qui m’a prévenu qu’il était dans l’avion, en partance pour la République dominicaine via New York, a indiqué Mme Michèle Naudin.

Un responsable du ministère de l’Intérieur égyptien a confirmé à l’AFP l’extradition de M. Naudin.

Le sénateur Olivier Cadic (UDI-UC), membre du comité de soutien de Christophe Naudin a également confirmé la décision du Caire.

On peut confirmer que Christophe Naudin a été extradé vers la République dominicaine. Il est dans l’avion, a-t-il déclaré à l’AFP.

Fin novembre, la République dominicaine avait également émis des mandats d’arrêt à l’encontre du député européen Aymeric Chauprade et de Pierre Malinowski, qui était alors assistant parlementaire à Strasbourg de M. Chauprade et de Jean-Marie Le Pen (ancien président du parti d’extrême droite Front national) pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2016 12h39)