Posts Tagged ‘Extradition’

Air cocaïne: l’Egypte extrade le Français Naudin vers la République dominicaine

mars 3, 2016

Le Caire – L’Egypte a extradé jeudi vers la République dominicaine le Français Christophe Naudin, recherché par Saint-Domingue pour son implication dans l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, a annoncé son épouse à l’AFP.

Le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne avait été arrêté le 4 février au Caire, en raison d’un mandat d’arrêt émis par la République dominicaine qui l’accuse, comme il l’a reconnu lui-même, d’avoir participé à l’évasion des deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue dans l’affaire dite Air Cocaïne.

C’est un service du ministère des Affaires étrangères qui m’a prévenu qu’il était dans l’avion, en partance pour la République dominicaine via New York, a indiqué Mme Michèle Naudin.

Un responsable du ministère de l’Intérieur égyptien a confirmé à l’AFP l’extradition de M. Naudin.

Le sénateur Olivier Cadic (UDI-UC), membre du comité de soutien de Christophe Naudin a également confirmé la décision du Caire.

On peut confirmer que Christophe Naudin a été extradé vers la République dominicaine. Il est dans l’avion, a-t-il déclaré à l’AFP.

Fin novembre, la République dominicaine avait également émis des mandats d’arrêt à l’encontre du député européen Aymeric Chauprade et de Pierre Malinowski, qui était alors assistant parlementaire à Strasbourg de M. Chauprade et de Jean-Marie Le Pen (ancien président du parti d’extrême droite Front national) pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2016 12h39)

Air Cocaïne: Un Français extradé vers la République dominicaine par l’Egypte

février 27, 2016

L’Egypte va extrader vers la République dominicaine un Français. Celui-ci est impliqué dans l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue.

Le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne avait été arrêté le 4 février au Caire, en raison d’un mandat d’arrêt émis par la République dominicaine. Il avait aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, de deux pilotes français, condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite Air Cocaïne.

Extradition ordonnée
Samedi, le parquet égyptien a ordonné l’extradition du Français, a indiqué à l’AFP un haut responsable du ministère de l’Intérieur ayant requis l’anonymat. « Les procédures pour son extradition vont commencer dimanche », a précisé ce responsable.

« Nous venons d’être informés de la décision imminente du procureur général du Caire de l’extradition de mon mari en République dominicaine », a indiqué à l’AFP son épouse.

Fin novembre, la République dominicaine avait émis un mandat d’arrêt international contre le Français, un député européen et l’assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français.

Les deux pilotes avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, les pilotes ont toujours clamé leur innocence.

Conditions rocambolesques
Le 28 octobre dernier, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, les deux hommes ont quitté clandestinement la République dominicaine dans des conditions rocambolesques et rejoint la France.

Peu après leur retour, ils ont été placés en détention provisoire début novembre par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. Le 11 février, la justice dominicaine a confirmé en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français.

Romandie.com

Un ex-cadre de la FIFA préfère éviter l’extradition aux Etats-Unis

novembre 11, 2015

L’ancien vice-président de la Confédération sud-américaine de football et de la FIFA Eugenio Figueredo a accepté d’être extradé vers l’Uruguay. L’ex-cadre est également dans le collimateur de la justice américaine, qui souhaite elle aussi l’extrader.

Lors d’une audition, M. Figueredo a accepté d’être extradé vers l’Uruguay, suite à une demande de Montevideo. L’Office fédéral de la justice (OFJ) a approuvé la demande d’extradition facilitée de l’Uruguay, sous réserve cependant que les Etats-Unis ne demandent pas à être prioritaires, a indiqué l’OFJ dans un communiqué diffusé mercredi.

En juillet dernier, Washington avait demandé l’extradition de M. Figueredo, une requête à laquelle les autorités suisses avaient donné leur aval en septembre. L’intéressé, qui possède les nationalités uruguayenne et américaine, a alors fait recours contre cette décision auprès du Tribunal pénal fédéral.

Les autorités américaines peuvent céder la priorité à l’Uruguay. Dans le cas contraire, c’est l’OFJ qui devra trancher la question de la priorité.

Deux cadres extradés
Montevideo reproche à l’ancien vice-président de la Confédération sud-américaine de football d’avoir abusé de sa fonction pour s’enrichir personnellement. Il aurait accepté des pots-de-vin de plusieurs millions en échange de l’octroi à une société américaine de droits de marketing pour la diffusion de matchs, précise l’OFJ.

Eugenio Figueredo fait partie des sept responsables de la FIFA arrêtés à Zurich en mai dernier. Deux autres cadres ont déjà été extradés. L’ex-vice-président de la FIFA Jeffrey Webb a été livré aux Etats-Unis en juillet, où il a plaidé non coupable. L’ancien président de la Confédération brésilienne de football José Maria Marin a lui été extradé vers les Etats-Unis début novembre.

Quatre autres fonctionnaires de la FIFA font l’objet d’une demande d’extradition des États-Unis.

Romandie.com

FIFA: l’OFJ autorise l’extradition du Britannique Costas Takkas

octobre 9, 2015

L’Office fédéral de la justice (OFJ) autorise l’extradition d’un cinquième dirigeant de la FIFA. Dans un communiqué diffusé vendredi, il annonce avoir accepté d’extrader Costas Takkas vers les Etats-Unis. Le Britannique a 30 jours pour faire recours.

L’ex-secrétaire général de la Fédération des îles Caïmans de football (CIFA) et attaché du président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF), est soupçonné d’avoir, « pour le compte du président de la CONCACAF, demandé et accepté des pots-de-vin de plusieurs millions de la part d’une société américaine pour l’attribution de droits de marketing » des qualifications pour les coupes du monde 2018 et 2022, précise l’OFJ.

La demande d’extradition a été envoyée par les Etats-Unis le 1er juillet. Elle se base sur un mandat d’arrêt du 20 mai 2015 émis par le parquet du district Est de New York, selon le communiqué de l’Office fédéral de la justice. Ce dernier a pu établir que toutes les conditions de l’extradition sont réunies.

Cinquième extradition validée
« A priori, en acceptant des dessous-de-table en échange de l’attribution de contrats de marketing sportif, Costas Takkas a mis à mal la libre concurrence et induit une distorsion du marché des droits médiatiques relatifs aux qualifications pour les coupes du monde », écrit l’OFJ.

Costas Takkas avait été interpellé le 27 mai 2015 à Zurich avec six autres cadres de la fédération internationale de football. C’est le cinquième dirigeant de la FIFA dont l’extradition a depuis été validée par l’OFJ, après le Costaricien Eduardo Li, le Vénézuélien Rafael Esquivel, l’Uruguayen Eugenio Figueredo et Jeffrey Webb, qui a la double nationalité britannique et des îles Caïman.

Ce dernier a accepté son transfert. Il est arrivé aux Etats-Unis en juillet, où il a plaidé non coupable.

Romandie.com

Un ex-cadre nicaraguayen de la FIFA accepte d’être extradé

août 14, 2015

L’ancien président de la fédération du Nicaragua de football Julio Rocha a accepté vendredi d’être extradé dans son pays d’origine, a indiqué vendredi l’Office fédéral de la justice (OFJ). Il pourrait toutefois être livré aux Etats-Unis.

Le 10 août 2015, l’ambassade du Nicaragua à Berne avait transmis à l’OFJ une demande formelle d’extradition concernant cet ancien responsable de la FIFA, a indiqué à l’ats le porte-parole Folco Galli. Cette dernière a été acceptée vendredi, sous réserve que les Etats-Unis ne demandent pas à être prioritaires.

Les autorités américaines peuvent en effet céder la priorité au Nicaragua. Dans le cas contraire, l’OFJ devra se prononcer formellement sur la question de la priorité.

Le Nicaragua, tout comme les Etats-Unis, soupçonnent M. Rocha d’avoir abusé de sa fonction pour s’enrichir personnellement, a précisé M. Galli.

En mai dernier, neuf hauts dirigeants du football ont été inculpés pour corruption aux Etats-Unis. Parallèlement, sept personnes, dont Julio Rocha, ont été arrêtées à Zurich.

Romandie.com

La justice britannique abandonne la procédure d’extradition contre le chef du renseignement rwandais

août 10, 2015

Londres – La justice britannique a annoncé lundi avoir abandonné la procédure d’extradition lancée en juin contre le chef des services secrets rwandais Emmanuel Karenzi Karake, arrêté à Londres à la demande de l’Espagne.

La procédure a été abandonnée aujourd’hui, lundi, a déclaré un porte-parole du tribunal de Westminster Magistrate, à Londres. Il a ajouté que les accusations spécifiées dans le mandat d’arrêt n’entraient pas dans le cadre des infractions couvertes par la procédure d’extradition britannique.

Après un examen attentif, nous ne pensons pas qu’une extradition peut être prononcée en regard des faits reprochés, selon la loi britannique, ont confirmé les services du procureur de la couronne (CPS) dans un communiqué publié en fin d’après-midi.

De son côté, le cabinet d’avocat Omnia, qui assure la défense du général Karake, a affirmé dans un communiqué que le chef des services secrets rwandais avait été libéré sans condition après que les autorités espagnoles ont concédé qu’il n’avait commis aucun crime susceptible de poursuite en Angleterre et en Espagne.

Mais selon une source judiciaire espagnole, c’est le juge (britannique qui) a estimé que le Royaume-Uni n’était pas compétent pour examiner ce genre de crimes commis hors du territoire britannique, confirmant le communiqué du CPS.

Le général Karake, personnalité clé du régime rwandais, avait été arrêté le 20 juin à l’aéroport de Heathrow à Londres, à la demande de l’Espagne qui l’accuse de crimes de terrorisme en lien avec la mort ou la disparition de neuf Espagnols au Rwanda, dont trois travailleurs humanitaires de Médecins du Monde.

Il avait été libéré sous caution quelques jours plus tard, avec obligation de se présenter une fois par jour à la police, dans l’attente d’une décision sur le fond.

Désormais, il est libre de rentrer chez lui.

La justice espagnole enquête depuis 2008 dans ce dossier. Selon l’acte d’accusation espagnol, le général Karake aurait eu connaissance et approuvé le massacre de civils entre 1994 et 1997 dans les villes (rwandaises) de Ruhengeri, Gisenyi et Cyangugu, y compris la mort de trois travailleurs humanitaires espagnols.

Karake, une figure de l’ex-rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), majoritairement tutsi et dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 et dirige le pays depuis lors, fut aussi en 2008-2009 le numéro deux de la Minuad, la mission de paix ONU-Union africaine déployée au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Fin juin, Paul Kagame avait vivement dénoncé son arrestation, évoquant l’arrogance absolue et le mépris de l’Occident.

Lundi, sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a réagi sur Twitter en se déclarant enchantée des informations en provenance de Londres. Gen. KK rentre à la maison! La procédure était inutile et abusive, a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2015 19h15)

Le Zimbabwe demande l’extradition du chasseur américain qui a tué le lion Cecil

juillet 31, 2015
Des manifestants ont accroché des pancartes et des peluches devant la porte du cabinet du dentiste américain James Walter Palmer, en hommage au lion Cecil, à Bloomongton au Minnesota, le 29 juillet 2015. © Adam Bettcher/AFP

Des manifestants ont accroché des pancartes et des peluches devant la porte du cabinet du dentiste américain James Walter Palmer, en hommage au lion Cecil, à Bloomongton au Minnesota, le 29 juillet 2015. © Adam Bettcher/AFP

Le Zimbabwe a réclamé vendredi l’extradition du dentiste américain Walter Palmer qui a chassé illégalement le lion Cecil début juillet, spécimen protégé et animal vedette du plus grand parc naturel de Hwange.

« Nous demandons aux autorités compétentes son extradition vers le Zimbabwe pour qu’il puisse être jugé pour les infractions qu’il a commises », a déclaré Oppah Muchinguri, ministre de l’Environnement, vendredi 31 juillet.

Lorsque le scandale a éclaté il y a quelques jours, « il était trop tard pour appréhender le braconnier étranger parce qu’il s’était déjà évaporé vers son pays d’origine », a-t-elle commenté.

« Cette affaire de braconnage a été bien organisée et bien financée »

Deux Zimbabwéens qui ont organisé l’expédition se retrouvent devant la justice. Le tribunal de Hwange a engagé des poursuites contre l’opérateur de safari de grande chasse Theo Bronkhorst. Il a été inculpé pour ne « pas avoir empêché une chasse illégale » et remis en liberté surveillée avant le début du procès le 5 août. Honest Ndlovu, le propriétaire de la ferme où le lion a été chassé après avoir été attiré hors de la réserve, devrait être accusé la semaine prochaine.

« Les investigations menées jusqu’à présent montrent que toute cette affaire de braconnage a été bien organisée et bien financée, pour être sûr que ça marche », a affirmé la ministre de l’Environnement, accusant le chasseur américain Walter Palmer et ses interlocuteurs locaux de s’être « tous livrés au braconnage du lion ».

Cecil, la vedette du parc

Le lion Cecil, âgé de 13 ans, était la vedette du parc en raison de sa crinière noire peu commune. L’animal faisait l’objet d’une recherche scientifique de l’université britannique d’Oxford sur la longévité des lions. L’animal était même équipé d’un collier émetteur.

Le chasseur américain a été lynché sur les réseaux sociaux par les militants de la cause animale. Dans un communiqué publié mardi 28 juillet, il a exprimé ses regrets.

Selon l’ONG zimbabwéenne Conservation Task Force, le lion aurait été appâté à l’extérieur de la réserve de Hwange avec une carcasse d’animal mort accrochée à un véhicule. Le lion a ensuite été chassé, blessé d’une flèche et finalement abattu après une traque de 40 heures.

Jeuneafrique.com

Snowden court un danger en Russie, selon son avocat

septembre 23, 2013

MOSCOU – L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden qui a trouvé refuge en Russie est toujours en danger, vivant dans un endroit secret avec des gardes du corps ce qui repousse la visite de sa famille, a déclaré lundi son avocat.

D’ex-collègues de Snowden pourraient profiter de l’arrivée de ses parents pour repérer où il se trouve. J’ai des informations que je ne peux pas dévoiler selon lesquelles le degré de danger est très important, a déclaré Me Koutcherena dans un entretien à l’hebdomadaire Itogui.

Tant que la partie américaine n’abandonnera pas ses griefs à l’égard de Snowden, on ne peut rien exclure, a poursuivi l’avocat.

Edward Snowden n’est pas apparu publiquement depuis qu’il a obtenu le 1er août un asile provisoire d’un an en Russie, après plus d’un mois dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo de Moscou où il était arrivé le 23 juin en provenance de Hong-Kong.

Washington a réclamé à plusieurs reprises l’extradition de M. Snowden, inculpé d’espionnage après avoir fait des révélations fracassantes sur la surveillance électronique mondiale effectuée par les Etats-Unis.

Il faut comprendre qu’il est recherché par un grand pays, une superpuissance, par le gouvernement américain (…) Cela représente une menace sérieuse, a déclaré Me Koutcherana dans une autre interview à la chaîne publique russe en langue anglaise RT.

Toute personne qui ose défier une superpuissance doit se rendre compte qu’ils vont la poursuivre jusqu’à la fin de ses jours. Elle ne peut pas aller dans un restaurant ou dans une boîte de nuit comme vous et moi, a-t-il ajouté.

L’avocat a dit que Snowden avait des gardes du corps privés, ce qui ne résout évidemment pas le problème de sécurité.

Il a toutefois affirmé que son client se promenait librement dans la rue.

S’il était passé, vous ne l’auriez pas reconnu. Il suffit de s’habiller autrement et de changer un peu son apparence, a-t-il souligné.

L’Américain continue d’apprendre le russe et fait des progrès, s’est félicité l’avocat.

Il apprend très vite (…) Il lui suffit de quelques heures par jour pour apprendre les bases et commencer à parler, a dit Anatoli Koutcherena.

L’avocat a par ailleurs déclaré qu’Edward Snowden n’avait dévoilé qu’une petite partie des informations dont il dispose tout en affirmant qu’il n’était pas sollicité par les services secrets russes.

Selon l’avocat, son client ne regrette pas d’avoir renoncé à sa vie aux Etats-Unis.

Il n’est pas déçu. Il est persuadé qu’il a bien fait, a-t-il souligné.

Romandie.com avec (©AFP / 23 septembre 2013 13h52)

La justice ghanéenne rejette la demande d’extradition de l’ex-porte parole de Laurent Gbagbo

août 30, 2013

Le Ghana n’extradera pas vers la Côte d’Ivoire, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l’ex-porte parole de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a annoncé vendredi un tribunal de la capitale ghanéenne, Accra.

« Je vais procéder au rejet de la demande d’extradition (…) les charges retenues contre lui, ne peuvent pas être dénuées de motivations politiques », a déclaré le juge Aboagye Tanor.

M. Koné Katinan était recherché en Côte d’Ivoire pour crimes économiques alors qu’il était ministre du Budget durant la sanglante crise post-électorale, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à l’élection présidentielle de novembre 2010, face à son principal challenger Alassane Ouattara. Cette crise a fait plus de 3000 morts.

Arrêté à Accra le 24 août alors qu’il revenait d’un voyage en Afrique du Sud, Koné Katinan a passé plusieurs semaines en prison avant d’être libéré sous caution.

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire)

Orage politique entre Washington et Moscou

août 7, 2013

Le torchon brûle entre la Maison Blanche et le Kremlin. L’affaire Snowden a terni le ciel diplomatique des deux grandes puissances du monde. Le ciel qui avait des belles éclaircies, entre temps, vient de sombrer par le refus de Barack Obama qui annule son voyage prévu au mois de septembre dans la capitale russe auprès de son homologue, Vladimir Poutine.

Dignité oblige. Le cœur serein face à l’honneur, le déshonneur de n’avoir pas obtenu l’extradition, de celui, qui hier, rendait les bons et loyaux services secrets à la nation américaine, devenu aujourd’hui, espion et bête à traquer. Défiance ou méfiance. L’affaire Snowden est un poison qui entache les relations entre les deux pays. Car après avoir passé plus d’un mois à la frontière russe, du 25 juin au 1er août, il a enfin obtenu son asile temporaire par la délivrance des documents lui donnant une réelle garantie de vie et pouvant lui permettre d’être en sécurité, sans être inquiété.

Tous les pays du monde ont un système d’espionnage. Des services secrets ou de renseignements. Ils fouillent dans la vie privée de leurs citoyens (par des écoutes téléphoniques et autres mails de nos boîtes électroniques), surveillent nos comportements dans la vie publique et scrutent parfois tous les mouvements de circulation.

Snowden en sa qualité d’agent au service d’une nation a commis une grave et lourde faute professionnelle mettant à nu l’un des systèmes secrets d’une grande puissance qui, aussitôt, trouve l’aura de son estime, fissurée dégageant un mauvais parfum de confiance. Il a manqué à son obligation de réserve. Au respect de la confidentialité. Il s’expose à la réduction totale de sa liberté et de son identité. Il a inscrit son nom dans les annales des hommes les plus recherchés par les États-Unis. Il est rentré dans le tunnel noir de la peur où il aura désormais peur de sa propre silhouette partout où il sera.

La Russie se serait placée dans la même situation que les États-Unis aurait aussi agi sans commune mesure pour traquer son citoyen de haute trahison et fuite d’informations les plus importantes de sa stratégie de fonctionnement international. Si aujourd’hui, Snowden a trahi les États-Unis, qui sait si demain, il ne trahira pas la Russie qui lui a accordé l’asile ? Encore au sommet de sa jeunesse jusqu’à la courbe et au pic de sa vieillesse, de nombreuses péripéties peuvent avoir lieu.

Avec l’annulation de son voyage, en Russie, au mois de septembre prochain, Barack Obama montre avec une fermeté et fierté politiques que l’on ne doit pas jouer avec les affaires de la nation, au prix de les sacrifier sur l’autel de l’amitié.

Bernard NKOUNKOU