Posts Tagged ‘extrême droite’

France: Mélanchon a été enfariné au cours d’une manifestation contre l’extrême droite

juin 12, 2021

PARIS — Le chef de la France insoumise, un parti de la gauche radicale, Jean-Luc Mélanchon, a été enfariné lors d’une manifestation contre l’extrême droite, quelques jours après que le président Emmanuel Macron eut été giflé par un citoyen.

© Fournis par La Presse Canadienne

Des syndicats, des groupes communautaires et des dirigeants de la gauche française avaient exhorté les Français à manifester dans l’Hexagone, à une semaine du premier tour des élections régionales et départementales. On s’attend à une forte poussée du Ralliement national, le parti de Marine Le Pen.

M. Mélanchon manifestait à Paris lorsqu’il a été atteint par un sac de farine.

La chaîne de télévision BFMTV, qui a parlé à celui qui a lancé le sac de farine, a indiqué que celui-ci s’était décrit comme un opposant à l’ensemble «de la classe politique» et a nié être un partisan de l’extrême droite.

L’ambiance politique est actuellement délétère en France.

Un tribunal français a condamné jeudi à quatre mois d’emprisonnement un homme de 28 ans pour avoir giflé le président de la République, Emmanuel Macron, deux jours auparavant.

Vendredi, un candidat du Ralliement national et un militant ont été agressés à Arles pendant qu’ils posaient des affiches. Selon une vidéo, un homme aurait projeté ce qui semble être de l’essence avant de leur donner des coups de bâton. Le militant souffrirait d’une fracture à la jambe.

La gauche est si divisée en France depuis la victoire de M. Macron aux élections de 2017 qu’elle n’a même pas pu se rassembler pour les manifs de samedi.

Avec The Associated Press

Cohn-Bendit: l’extrême droite est «le cheval de Troie de Poutine» en Europe

mai 19, 2019

 

L’extrême droite européenne, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen, est «le cheval de Troie» en Europe du président russe Vladimir Poutine, a accusé ce dimanche l’ancien dirigeant écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste LREM-MoDem.

«L’extrême droite est le cheval de Troie à plusieurs têtes de Poutine en Europe», a affirmé ce proche d’Emmanuel Macron lors d’une session Facebook Live organisée par la liste Renaissance, au lendemain du scandale qui a provoqué la chute de la coalition entre la droite et l’extrême droite en Autriche.

«Marine Le Pen, l’extrême droite autrichienne, l’extrême droite allemande sont fortement liés au parti de Poutine et à Poutine», a souligné Daniel Cohn-Bendit, soulignant que «l’extrême droite autrichienne est l’alliée privilégiée du Rassemblement national». Voter pour ces listes aux élections européennes dimanche prochain reviendrait donc à élire «des gens qui pensent déconstruire l’Europe avec les Américains pour Trump, ou avec les Russes pour Poutine».

Le FPÖ avait signé, avant son arrivée au pouvoir à Vienne, un accord de coopération avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, qui lui vaut des accusations récurrentes de liens troubles avec Moscou. Daniel Cohn-Bendit a ainsi expliqué ce dimanche que «les services de renseignement allemands ont dit qu’ils ne voulaient plus travailler avec l’Autriche parce que le ministre de l’Intérieur autrichien (…) donnait aux Russes des informations que les services européens échangeaient».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les « nouveaux Suédois » sont tentés par l’extrême droite

septembre 9, 2018

Bureau de vote à Stockholm le 9 septembre 2018 / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un nombre croissant de Suédois d’origine étrangère sont attirés par l’extrême droite qui devrait enregistrer un score sans précédent aux élections législatives dimanche.

Selon une enquête de l’institut statistique national (SCB), 11,3% des Suédois nés à l’étranger exprimaient en mai leur sympathie pour les Démocrates de Suède (SD), un parti anti-immigration aux racines néonazies, contre seulement 1,8% avant les précédentes élections il y a quatre ans.

Une quête de « respectabilité » pour ces immigrés souvent blancs et chrétiens, mieux intégrés que les dernières vagues d’arrivants venus du Sud, explique Anders Neergaard, professeur à l’Université de Linköping et co-auteur d’un rapport intitulé « Une contradiction de base? Les immigrés militant dans le parti des Démocrates de Suède ».

Principaux leaders suédois / © AFP / Vincent LEFAI

Q. De plus en plus de Suédois d’origine étrangère soutiennent SD. Comment évoluent les choses?

R. Globalement, on peut dire que les personnes blanches ou les Suédois de première génération, particulièrement les hommes, sont le groupe qui soutiennent le plus les Démocrates de Suède tandis que les femmes le font moins.

Bureau de vote à Malmö le 9 septembre 2018n / © TT NEWS AGENCY/AFP / Johan NILSSON

Mais, parallèlement à la montée de SD, on observe une tendance montrant que la progression est plus forte parmi les personnes nées à l’étranger. C’est en partie parce que (la formation d’extrême droite) semble atteindre une sorte de plafond parmi les Suédois nés en Suède.

Q. Quelles conclusions en tirer?

La montée de la droite nationaliste en Europe / © AFP / Sabrina BLANCHARD, Thomas SAINT-CRICQ

R. Nous n’avons pas de statistiques détaillées mais, selon nos indications, différents groupes enclins à soutenir SD se dégagent. Un premier groupe, ce sont les travailleurs nordiques immigrés en Suède, tels que les Finlandais venus nombreux dans les années 1950, 1960 et jusque dans les années 1970.

Un second groupe rassemble les immigrés européens, principalement d’Europe de l’Est, venus pour travailler ou en tant que réfugiés politiques fuyant le bloc de l’Est.

Un bureau de vote à Malmö le 9 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Johan NILSSON

Troisièmement, les chrétiens de pays du Moyen-Orient où ils ont subi l’oppression de régimes musulmans: ce dernier groupe semble plus fluctuant (dans les rangs de SD, ndlr).

Et puis il y a un autre aspect (…): SD mobilise fortement les électeurs opposés aux droits LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans, ndlr) et aux droits liés au genre. On retrouve aussi cet électorat dans certains groupes d’immigrés parfois farouchement hostiles à l’homosexualité.

Q. Généralement, qu’est-ce qui les pousse à voter SD?

R. Notre étude emploie le concept de respectabilité. On a remarqué que, souvent, leur argument est de dire qu’ils se sont bien comportés. Ils sont arrivés ici dans des circonstances difficiles, se sont bien comportés et ont peu coûté à l’État suédois.

Cela s’applique en particulier aux deux premiers groupes. Ils sont venus en Suède quand il y avait une pénurie de main d’oeuvre et ils disent ‘regardez les autres qui arrivent ici et qui vivent des prestations sociales’. C’est une façon de dire qu’eux vivent des vies respectables et que ce n’est souvent pas le cas de ceux qui viennent du Sud.

Un autre aspect est lié à la blancheur de la peau, à la nordicité –spécialement chez les Finlandais–, l’européanité ou la chrétienté. Ils bâtissent un ‘nous’ (…). Beaucoup de ceux-là ont connu le racisme et la discrimination en Suède: pour les Finlandais dans les années 1960, c’était difficile même s’ils étaient blancs. Et maintenant, on voit qu’ils essaient de se définir comme une entité du ‘nous’ suédois, du ‘nous’ nordique, du ‘nous’ européen ou du ‘nous’ chrétien.

Romandie.com avec(©AFP / (09 septembre 2018 15h25)

L’inquiétude grandit en Allemagne face à l’extrême droit

août 28, 2018

Des manifestants d’extrême droite le 27 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © AFP / Odd ANDERSEN

L’inquiétude monte en Allemagne face au recours à la violence au sein des franges les plus radicales de l’extrême droite, illustré par les incidents survenus deux jours durant à Chemnitz dans un contexte électrique autour de la question migratoire.

« Bien sûr l’Histoire ne repasse pas les plats, mais lorsque des foules excitées d’extrême droite créent de l’agitation au coeur de l’Allemagne et que l’Etat de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la situation de la République de Weimar », estime mardi le magazine Der Spiegel, sur son site internet.

Une référence au régime politique démocratique né en Allemagne dans le sillage de la Première guerre mondiale, qui dut affronter régulièrement des tentatives de déstabilisation dans la rue et finit par disparaître lors de la prise du pouvoir d’Adolf Hitler en 1933.

Le pays en est encore loin, mais les « chasses collectives » contre les étrangers organisées par des sympathisants d’extrême droite dimanche dans les rues de Chemnitz, dans l’ex-RDA, puis les violences qui ont marqué lundi soir un nouveau rassemblement de plusieurs milliers d’entre eux – dont plusieurs ont défilé en faisant le salut hitlérien – constituent un choc pour le pays.

Six personnes ont été blessées lundi soir lors d’échauffourées entre manifestants et contre-manifestants d’extrême gauche.

– Nouvelle manifestation –

Une nouvelle manifestation est annoncée mardi après-midi à Dresde cette fois, ville proche de Chemnitz et capitale de l’Etat régional de Saxe, où l’extrême droite est fortement implantée. Elle y est arrivée en tête des dernières législatives en septembre 2017, créant un séisme en Allemagne.

La police anti-émeutes en action le 26 août 2018 à Chemnitz dans l’est de l’Allemagne / © dpa/AFP / Andreas SEIDEL

« Quand l’Etat abdique », s’insurge le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). « Chaos à Chemnitz », renchérit le Handelsblatt, en estimant que « l’Etat de droit a été mis hors service ».

L’élément déclencheur est survenu au cours du week-end, lorsqu’un Allemand de 35 ans a été tué à coups de couteau durant une rixe en marge d’une fête locale. La police a arrêté deux suspects, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années accusés d’avoir agi après une « altercation verbale ».

Depuis, les franges les plus radicales de la ville, et de toute la région de Saxe, mobilisent l’opinion contre l’immigration et la politique du gouvernement d’Angela Merkel, défilant aux cris de « Les étrangers dehors » ou « Nous sommes le peuple ».

Fers de lance de ces initiatives: le mouvement ultra anti-islam Pegida, né dans cette région, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), principal parti d’opposition à la chambre des députés à Berlin. Mais pas seulement.

– Alliance –

« A Chemnitz, une alliance assez incroyable mêlant des hooligans, des néonazis, l’AfD et les militants de Pegida s’est constituée. Les violences montrent que des mouvements se réunissent qui au final sont tous issus du même moule, le tout dans une atmosphère extrêmement xénophobe et agressive », a estimé la directrice de la Fondation Amadeu Antonio contre le racisme sur la chaîne de télévision n-tv.

La Saxe, bastion de l’AfD en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

Le parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, s’inquiète du raidissement idéologique au plan national.

« Il y a dans notre pays une petite frange d’extrême droite qui utilise tous les prétextes pour exporter dans la rue ses rêves de violence et d’ambiance de guerre civile », estime l’un de ses responsables, Burkhard Lischka, dans le quotidien Rheinische Post.

Le parti AfD souffle en tout cas sur les braises du meurtre survenu à Chemnitz en évoquant la nécessité de l’auto-défense face aux immigrés.

« Lorsque l’Etat n’est plus en mesure de protéger les citoyens, les gens descendent dans la rue et se protègent eux-même, c’est aussi simple que cela! » a tweeté un de ses députés nationaux, Markus Frohnmaier.

Des appels condamnés « avec la plus grande fermeté » par Angela Merkel, elle-même au centre des critiques de l’extrême droite, qui lui reproche d’avoir ouvert les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile venant notamment de Syrie et d’Irak, en 2015 et 2016.

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 12h52)

Allemagne/Migrants: Merkel dénonce des « chasses » à l’étranger de l’extrême droite

août 27, 2018

Véhicules de la police allemande stationnés dans une rue de Chmenitz le 26 août 2018, dans l’ex-RDA, après la mort d’un Allemand de 35 ans lors d’une bagarre / © dpa/AFP / Sebastian Willnow

Angela Merkel a dénoncé lundi des « chasses collectives » contre les étrangers menées par des sympathisants d’extrême droite en Allemagne en réaction au décès d’un homme lors d’une bagarre, qui a ravivé les tensions nationales autour des migrants.

Ces événements « n’ont pas leur place dans notre Etat de droit », a affirmé le porte-parole de la chancelière allemand, Steffen Seibert, lors d’un point de presse à Berlin, en les « condamnant avec la plus grande fermeté ».

« Il est important pour le gouvernement, pour tous les élus démocrates et, je pense, pour une large majorité de la population de dire clairement que de tels attroupements illégaux et chasses collectives visant des gens d’apparence ou d’origine différente, ou encore les tentatives de semer la haine dans les rues, n’ont pas leur place dans notre pays », a-t-il ajouté.

En cause: des incidents survenus la veille dans la ville de Chemnitz, dans l’ex-RDA, et qui menacent de se reproduire lundi soir.

Près d’un millier de personnes y ont défilé sans autorisation à l’appel de divers mouvements d’extrême droite à la suite du décès par arme blanche d’un Allemand de 35 ans lors d’une altercation impliquant une dizaines de personnes dans cette ville.

– ‘Etrangers dehors’ –

La police a fait état de violences des protestataires, dont certains ont jeté des bouteilles sur les forces de l’ordre. Surtout, selon plusieurs témoignages et enregistrements vidéo circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants s’en sont pris physiquement le long du parcours à des étrangers en les pourchassant.

Selon les médias locaux, les protestataires ont défilé en criant des slogans tels que « Les étrangers dehors », « Ceci est notre ville » ou encore « Nous sommes le peuple ». La police a aussi indiqué avoir reçu deux plaintes pour coups et blessures.

La maire de la ville de Chemnitz, Barbara Ludwig a exprimé son « indignation ». « Il est grave que des gens puissent ainsi se rassembler (…) courir dans la ville en menaçant des gens », a-t-elle dit à la chaîne de télévision locale MDR.

« Ceux qui se sont ainsi réunis sans autorisation voulaient provoquer le chaos et semer la peur dans la population », a-t-elle critiqué.

Les circonstances du drame lui-même, survenu dans la nuit de samedi à dimanche en marge d’une fête locale, restent pourtant encore très floues.

La police anti-émeute dans les rues de Chemnitz, ex-RDA, le 26 août 2018 après la mort d’un Allemand de 35 ans lors d’une bagarre ayant impliqué des gens de « diverses nationalités », selon la police / © dpa/AFP / Andreas SEIDEL

La police a seulement indiqué que la victime était allemande et que la bagarre avait impliqué des gens « de diverses nationalités », sans pouvoir à ce stade établir clairement si un étranger est ou non à l’origine des coups mortels.

Deux autres personnes âgées d’une trentaine d’années ont aussi été blessées dans l’altercation. Et deux jeunes d’une vingtaine d’années ont été interpellés sans qu’il soit établi s’ils sont ou non impliqués, selon la police.

– Contexte politique tendu –

L’extrême droite locale organise lundi pour le deuxième jour consécutif une manifestation à Chemnitz en début de soirée.

Le mouvement anti-immigrés et anti-islam Pegida ainsi que le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) appellent à un rassemblement près du lieu où l’altercation s’est déroulée.

Pegida a appelé le gouvernement à « renforcer la sécurité » des citoyens et « à changer » de politique. Le mouvement affirme que la victime de 35 ans a été mortellement poignardée « en voulant protéger sa femme ».

Cette affaire survient dans un contexte politique tendu en Allemagne autour de la question des étrangers. La chancelière Angela Merkel est régulièrement accusée par ses détracteurs d’avoir contribué à la hausse de la criminalité dans le pays en ouvrant les portes du pays en 2015 et 2016 à plus d’un million de demandeurs d’asile.

Les critiques proviennent notamment de l’extrême droite, très bien implantée dans l’ex-RDA. A Chemnitz même, l’AfD a attiré autant d’électeurs que le parti de centre-droit d’Angela Merkel lors des plus récents scrutins.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 12h54)

France: Hollande invoque les valeurs de la République face à l’extrême droite

décembre 9, 2015

Paris – Le président François Hollande a appelé mercredi tous les responsables politiques à la clarté et à défendre les valeurs de la République avant le second tour dimanche d’élections régionales pour lesquelles l’extrême droite française est favorite.

Dimanche dernier, le parti Front national de Marine Le Pen est arrivé en tête lors du premier tour dans six régions sur les 13 de la métropole.

Depuis lundi, gauche et droite affichent leurs divisions face à la progression de l’extrême droite dans le paysage politique français. Les socialistes ont appelé à voter en faveur de l’opposition dans deux régions. La droite, minée par des dissensions, a refusé de faire de même dans les régions où elle est arrivée en troisième position.

Les choix dans les débats nécessitent de la part de tous les responsables politiques la clarté dans les attitudes, dans les comportements, dans les choix et la défense des valeurs de la République, a déclaré le président français, cité par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire.

Son propos, qui n’identifie aucun parti, vise clairement le Front national et le parti de droite Les Républicains de l’ex-président Nicolas Sarkozy.

Soulignant que ces élections étaient importantes, le président Hollande a fait valoir que les régions ont de grandes compétences pour préparer l’avenir, a ajouté le porte-parole, en citant l’éducation, les transports, l’environnement, la formation professionnelle et l’économie.

Il s’agit de la capacité que nous avons à permettre des investissements et à donner à nos entreprises les capacités à la fois d’innover et d’exporter. C’est aussi un enjeu d’unité et républicain, a ajouté François Hollande, selon Stéphane le Foll.

La plus grande imposture de l’extrême droite c’est, sans le dire, de préparer un grand retour en arrière, a déclaré de son côté le Premier ministre, Manuel Valls.

Ils veulent retourner avant 1905, retourner vers ces guerres de religions qui sont autant de cicatrices profondes dans l’histoire de notre Nation, a-t-il dit dans un discours à la Bibliothèque nationale de France (BnF), à l’occasion de la journée de la laïcité, qui marque les 110 ans de la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat.

44,6 millions d’électeurs sont appelés dimanche à élire des listes pour diriger 13 régions en métropole. Lors du premier tour, au plan national, l’extrême droite a pris la première place devant le parti Les Républicains et la gauche au pouvoir en France.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2015 13h50)

Houellebecq publie un livre polémique sur une France islamisée

janvier 4, 2015

Enfant terrible de la littérature française, l’écrivain Michel Houellebecq fait un retour fracassant avec un nouveau roman futuriste sur une France islamisée. Le livre fait polémique avant même sa parution mercredi.

« Soumission » – dont le titre renvoie à la traduction du mot « islam », soit allégeance à Dieu – suscite des réactions aussi tranchées que son auteur. Ce roman de politique fiction « restera comme une date dans l’histoire des idées, qui marquera l’irruption – ou le retour – des thèses de l’extrême droite dans la haute littérature », pourfend le directeur du quotidien Libération, Laurent Joffrin.

Selon lui, le livre « adoube les idées du Front national ou bien celles d’Eric Zemmour ». Des idées qui trouvent un terreau fertile dans les inquiétudes d’une partie de la société française.

Pour le philosophe conservateur Alain Finkielkraut au contraire, Houellebecq « a les yeux ouverts et ne se laisse pas intimider par le politiquement correct ». Il décrit « un avenir qui n’est pas certain mais qui est plausible ».

Jouer sur la peur
Dans une interview publiée samedi par des médias américain, allemand et français, Michel Houellebecq a reconnu jouer sur la « peur », mais il a récusé toute « provocation » ciblant l’islam et affirmé seulement procéder « à une accélération de l’Histoire ». « Je condense une évolution à mon avis vraisemblable », résume-t-il à propos de son sixième roman, tiré à 150’000 exemplaires.

« J’utilise le fait de faire peur », concède l’écrivain. Mais « on ne sait pas bien de quoi on a peur, si c’est des identitaires (ndlr, extrême droite) ou des musulmans. Tout reste dans l’ombre », tempère-t-il.

« Soumission » débute en 2022, à la fin du second mandat de François Hollande. Dans une France fracturée, Mohammed Ben Abbes, chef de file de la Fraternité musulmane (parti inventé par l’auteur) bat Marine Le Pen au second tour de la présidentielle grâce au soutien de partis de gauche et de droite.

Des valeurs
Le nouveau chef de l’Etat est présenté comme un musulman « qui défend des valeurs »: patriarcat, polygamie, port du voile, retour des femmes à la maison, fin de la liberté de conscience et conversion à l’islam. Dans la foulée, le pays s’en trouve chamboulé, tout comme le narrateur, professeur à la Sorbonne devenue « université islamique ».

Agé de 56 ans, longue chevelure ébouriffée, l’oeil « placide » ou « chafouin » selon les avis, Michel Houellebecq est un habitué des controverses. Il est fréquemment taxé de misogynie voire de racisme et de xénophobie.

Romandie.com