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Algérie : mourir en prison pour un post sur Facebook

avril 28, 2022

Que s’est-il passé dimanche 24 avril à la prison de Koléa ? C’est la question qui agite la toile après la mort soudaine – et pour l’instant inexpliquée – de Hakim Debbazi, un détenu d’opinion.

Hakim Debbazi. © DR

Dans la soirée du 24 avril, de nombreuses publications sur les réseaux sociaux ont annoncé la nouvelle. À 22h44, l’information est confirmée par l’avocat Tarek Merah : le détenu d’opinion Hakim Debbazi, 55 ans, sous mandat de dépôt depuis le 22 février pour des publications sur sa page Facebook jugées nuisibles à l’intérêt national, est décédé dans la prison de Koléa. 

Avant son arrestation, ce père de trois enfants qui résidait à Hadjout, une ville côtière de la wilaya de Tipaza, à l’ouest d’Alger, comptabilisait à peine 121 abonnés pour les vidéos pro-Hirak qu’il relayait. Quatre jours après son décès, son compte comptait à peine une quarantaine de « like » supplémentaires. Pas de quoi menacer le pouvoir. 

Demande de « liberté provisoire » rejetée

Aussitôt après l’annonce du décès, la Ligue algérienne des droits de l’homme a exhorté les autorités judiciaires à communiquer « sur les circonstances de cette tragique disparition », partant du principe que le sort d’un prisonnier relève de la responsabilité des autorités carcérales. Ce qui rend l’ouverture d’une enquête inévitable.

Mais ni le ministère de la Justice, ni le parquet n’ont encore réagi, entretenant ainsi les suspicions sur la cause du décès. D’autant que le détenu ne souffrait, d’après son entourage présent à son enterrement, d’aucune pathologie avant son incarcération. Mais lors du dernier parloir, le 2 avril, il s’est plaint à sa famille de douleurs thoraciques. Sa demande de « liberté provisoire » avait été rejetée.

Avant son décès, ni les membres du Collectif de défense des détenus d’opinion, ni les militants des droits de l’homme ne suivaient le dossier de ce détenu. Et il n’est pas le seul. De nombreuses familles, attestent des militants des droits humains, préfèrent ne pas médiatiser les poursuites qui touchent leurs proches pour ne pas les lier au mouvement du Hirak, durement réprimé depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune.

NI LE COLLECTIF DE DÉFENSE DES DÉTENUS D’OPINION, NI LES MILITANTS DES DROITS DE L’HOMME NE SUIVAIENT SON DOSSIER

En contrepartie de cette discrétion, les proches espèrent la clémence des juges. Une douzaine de familles qui comptent l’un de leurs membres en prison ont catégoriquement refusé toute forme d’aide, selon un militant qui suit de près le dossier des détenus d’opinion. Au moins 150 prisonniers poursuivis pour des publications sur les réseaux sociaux sont en attente de leurs procès depuis plusieurs mois.

Les tribunaux répondent rarement favorablement aux requêtes de liberté provisoire. Ces derniers jours, des membres de la défense ont alerté sur le cas de deux détenus souffrant de troubles psychologiques. Plusieurs demandes de liberté provisoire, appuyées par deux expertises judiciaires introduites par leurs avocats, ont été déboutées.

Conséquence ou non du décès de Hakim Debbazi, Ibrahim Khelil Adel, un jeune de 22 ans originaire de Laghouat, incarcéré à la prison d’El Harrach, a été libéré le 27 avril. En revanche, Ibrahim Tolmit, détenu depuis onze mois au centre pénitentiaire Tazoult, à Batna, en dépit d’un diagnostic de schizophrénie par un collège d’experts, n’a pas bénéficié de cette procédure.

Extension de la détention préventive

Ces cas ont remis au centre du débat la détention préventive, censée constituer une exception quand l’accusé ne présente pas assez de garanties pour se présenter à son procès ou lorsqu’il est poursuivi pour des faits graves.

Les organisations de défense des droits de l’homme comme la Ligue algérienne des droits de l’homme ou Amnesty International ont été les premières à monter au créneau pour réclamer la mise en place d’une commission d’enquête, dénoncer le recours abusif à la détention préventive et réclamer la création d’une commission de visite pour s’enquérir des conditions de détention.

LE POUVOIR DEMEURE ET DEMEURERA LE SEUL ET UNIQUE RESPONSABLE DE SA MORT »

Des personnalités politiques, comme le président du Mouvement pour la société et la paix (MSP), Abderrazak Makri, le vice-président de Jil Jadid, Zoheir Rouis, l’avocate Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès, ou encore Karim Tabbou, coordinateur de l’Union démocratique et sociale ont tous exprimé leur colère et appelé les autorités à faire la lumière sur les circonstances de la mort de Hakim Debbazi.

Karim Tabbou révèle ainsi que « les autorités ont annoncé à sa famille que Hakim est décédé des suites d’un arrêt cardiaque dû à une grave déficience respiratoire ». Pour lui, le « pouvoir demeure et demeurera le seul et unique responsable de sa mort ».

« Offense au président et aux institutions »

Des citoyens également indignés ont lancé une pétition sur les réseaux sociaux, dénonçant la mort de Hakim Debbazi. Un texte signé par des figures connues du Hirak, comme l’avocat et militant des droits de l’homme Mustapha Bouchachi et le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme Said Salhi.

L’affaire Hakim Debbazi a ravivé le souvenir de la mort, en 2019, de Kameleddine Fekhar, un fervent défenseur des droits des Mozabites, ou encore de celle, en 2016, du journaliste et cybermilitant Mohamed Talmat.

Fekhar était poursuivi pour « offense au président et aux institutions ». Ce médecin qui, pour dénoncer sa détention préventive, a rapidement entamé une grève de la faim, a rendu son dernier souffle le 28 mai 2019 à l’hôpital Frantz-Fanon de Blida. Sa famille réclamait régulièrement sa libération après la dégradation de son état de santé.

Mohamed Talmat, condamné à deux ans de prison ferme également pour « offense aux institutions et au président », est décédé en prison le 11 décembre 2016 à l’âge de 42 ans, après trois mois de grève de la faim. Les enquêtes ouvertes sur les circonstances de ces décès n’ont jamais rendu publiques leurs conclusions.

Avec Jeune Afrique par Rania Hamdi – à Alger

Facebook menace de fermer la page de Paul Mukendi

février 11, 2022
L'homme au micro.

Après avoir fui le Canada, le pasteur Paul Mukendi est maintenant menacé de voir son compte Facebook fermé. Photo: Facebook/Ministère Paul Mukendi

La page Facebook Paul Mukendi, qui rejoint plus de 337 000 abonnés, est menacée de fermeture. Le pasteur de 44 ans, qui a fui la justice canadienne après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle, invite désormais ses admirateurs à le suivre sur le réseau social qui sera bientôt lancé par Donald Trump.

Pour le moment, la page Facebook nommée Ministère Paul Mukendi est toujours active. Dans une publication mise en ligne le 9 février, le pasteur raconte avoir été mis en garde qu’il ne respecterait pas les standards de la communauté Facebook.

Mon bureau a fait appel de la décision auprès de Facebook, ajoute le pasteur, qui jette le blâme sur les ennemis de [son] ministère. Ces derniers auraient, selon Paul Mukendi, porté plainte après une conférence qu’il a tenue à Kinshasa, fin janvier.

Devant la menace de voir l’un de ses principaux canaux de communication bloqué, le pasteur invite désormais ses fidèles à le suivre ailleurs, notamment sur Truth Social.

Il s’agit du réseau social fondé par l’ex-président américain Donald Trump, l’an dernier, après qu’il ait été banni des grands réseaux sociaux dans le foulée de l’assaut au Capitole.Donald Trump lors d'un rassemblement à Florence en Arizona.

Donald Trump avait été banni de Twitter, Facebook et YouTube après l’assaut du 6 janvier au Capitole. Photo : Getty Images/Mario Tama

Le réseau Truth Social n’a cependant pas encore été officiellement lancé. La date prévue pour le début de ses activités en ligne est le 21 février prochain.

Des discours qui dérangent?

Contacté par Radio-Canada, Facebook n’avait aucun commentaire à faire au sujet de la possible fermeture de la page du Ministère Paul Mukendi.

On m’indique ne pas avoir plus d’informations à partager sur la page en question, répond simplement par courriel Lambert Gosselin, qui assiste Meta, la maison-mère de Facebook, dans ses relations de presse au Québec.

Il n’a donc pas été possible de savoir quels standards de la communauté Facebook auraient été enfreints par la page de Paul Mukendi. Ces standards incluent, par exemple, l’interdiction des discours haineux et des propos incitant à la haine.

Ces derniers mois, Paul Mukendi s’en est pris à de nombreuses reprises aux homosexuels, les accusant d’être responsables de ses déboires judiciaires au Canada.

En fuite depuis six mois

Le pasteur évangélique, qui se décrit comme l’apôtre de Québec, continue d’ailleurs de clamer son innocence par rapport aux crimes dont il a été reconnu coupable.

Il a fui le Canada à bord d’un avion en partance de Toronto le 18 août dernier, soit deux jours avant le début de la peine de huit ans de prison qu’il devait purger pour avoir agressé sexuellement une mineure.

Paul Mukendi a alors trouvé refuge dans son pays d’origine, la République démocratique du Congo. En décembre dernier, un deuxième procès pour une autre agression sexuelle s’est tenu à Québec, en son absence.

Une fois de plus, le pasteur a été reconnu coupable et a écopé d’une peine de deux ans de prison. Cela porte donc à 10 le nombre d’années qu’il doit maintenant purger de manière consécutive au Canada.

Or, comme il n’existe pas de traité d’extradition entre le Canada et la République démocratique du Congo, les possibilités que le fugitif soit un jour ramené au Canada sont minces.

Récemment, les oppositions politiques à Ottawa ont dénoncé l’inaction du ministre de la Justice, David Lametti, qui refuse de dire publiquement quelles démarches ont été entreprises pour tenter de ramener Paul Mukendi au pays.

Radio-Canada a tenté de joindre l’équipe de Paul Mukendi à plusieurs reprises, par téléphone, texto et courriel, et n’avait reçu aucune réponse au moment d’écrire ces lignes.

Avec Radio-Canada par Alexandre Duval

Il n’est plus possible d’identifier automatiquement des photos sur Facebook

novembre 2, 2021

Empêtré dans le scandale, le réseau social a annoncé qu’il n’utiliserait plus la reconnaissance faciale et supprimerait les données inhérentes accumulées.

Le reseau social de Mark Zuckerberg n'utilisera plus, sur sa plateforme, la reconnaissance faciale qui permet d'identifier, depuis 2010, une personne sur des photos ou des videos postees sur le reseau social.
Le réseau social de Mark Zuckerberg n’utilisera plus, sur sa plateforme, la reconnaissance faciale qui permet d’identifier, depuis 2010, une personne sur des photos ou des vidéos postées sur le réseau social.© ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Grâce à la reconnaissance faciale, les utilisateurs de Facebook peuvent identifier des personnes sur des photos ou des vidéos. Une fonctionnalité présente sur le réseau social de Mark Zuckerberg depuis 2010. Mais ce dispositif appartient désormais au passé. Mardi 2 novembre, Facebook a annoncé qu’il n’utiliserait plus, sur sa plateforme, la reconnaissance faciale.

Empêtré dans des scandales sur son modèle économique, le groupe californien a aussi indiqué qu’il supprimerait les données de reconnaissance faciale accumulées sur plus d’un milliard d’utilisateurs. « Ce changement va représenter une des plus importantes évolutions en termes d’usage de la reconnaissance faciale dans l’histoire de cette technologie », a noté Jerome Pesenti, le vice-président de la société, chargé de l’intelligence artificielle.

Certaines fonctionnalités vont disparaître

Plus d’un tiers des utilisateurs quotidiens de Facebook ont activé la reconnaissance faciale et peuvent être reconnus. Plus d’un milliard de modèles numériques de reconnaissance faciale vont ainsi être supprimés. Cette décision inattendue signifie que certains outils populaires du réseau ne fonctionneront plus : quand un utilisateur publiera une photo, l’algorithme ne devinera plus les noms des personnes présentes dessus, par exemple.

Meta, la toute nouvelle maison mère de Facebook et de ses autres plateformes (Instagram, WhatsApp…), reconnaît que cette technologie peut être utile au quotidien, notamment pour déverrouiller l’écran de son smartphone. Mais elle suscite aussi de « nombreuses inquiétudes », d’autant que les autorités n’ont pas encore fourni de « règles claires » sur son usage, a souligné Jerome Pesenti. « Étant donné l’incertitude actuelle, nous pensons que limiter l’utilisation de la reconnaissance faciale à un nombre de cas limité est approprié. »

Ce changement va représenter une des plus importantes évolutions en termes d’usage de la reconnaissance faciale dans l’histoire de cette technologie.Jerome Pesenti, vice-président de Facebook

Facebook fait actuellement face à des vagues d’accusations liées à la fuite de documents internes orchestrée par une lanceuse d’alerte. L’informaticienne Frances Haugen a assuré, devant le Congrès américain, le Parlement européen ou encore les participants du Web Summit à Lisbonne, que le réseau social faisait passer ses profits avant la sécurité des utilisateurs.

Par Le Point avec AFP

Facebook devient Meta

octobre 28, 2021

Parce qu’il estime que le secteur technologique tel qu’il est actuellement « nuit à l’innovation » et que « ce n’est pas ainsi qu’on devrait se servir de la technologie », le p.-d.g. de Facebook Mark Zuckerberg lance une offensive majeure dans une réalité virtuelle et augmentée qu’il dit « plus centrée sur l’humain ». Il en profite du même coup pour renommer son entreprise. Adieu Facebook, place à Meta.

© Justin Sullivan Getty Images via Agence France-Presse

Le p.-d.g. de Facebook a expliqué les raisons derrière ce geste à l’occasion d’une conférence qui a été diffusée à la fois sur sa plateforme sociale et dans l’environnement virtuel de ses casques Oculus jeudi en après-midi.

Dix-sept ans après sa création, la société Facebook – propriétaire du réseau social éponyme mais aussi d’Instagram, de WhatsApp et de la société de réalité virtuelle Oculus – s’appellera dorénavant Meta. Ce nom s’inspire du préfixe « meta », inspiré du grec et qui signifie en somme « au-delà ». Dans le cas de Facebook, c’est un triple sens. L’entreprise souhaite aller au-delà de son réseau social actuel. Elle veut aussi sortir du bourbier sur l’utilisation des données numériques dans lequel elle s’enlise et sur lequel elle se fait attaquer tant pas les gouvernements que par ses rivaux, y compris Apple. Elle veut aussi casser le modèle d’affaires dominant dans les technos en ce moment, qu’on surnomme souvent « l’économie de l’application » dans l’industrie.

Ce modèle place le téléphone intelligent au cœur de l’expérience technologique. Les applications sont distribuées via des boutiques virtuelles contrôlées par Apple, Google et Microsoft. Les seuls moyens d’en tirer des revenus – vendre des applis, offrir du contenu par abonnement ou afficher de la publicité – sont de se plier aux règles fixées par ses trois là.

Clairement, Mark Zuckerberg veut voir émerger un autre modèle d’affaires pour s’affranchir de ses rivaux. « Notre mission demeurera la même. Nous souhaitons rapprocher les gens. Nos applications ne changeront pas non plus. Mais désormais, nous créerons pour le metavers d’abord, et pour Facebook ensuite », a résumé le jeune milliardaire californien.

Un metavers en construction

L’autre grande nouveauté pour Facebook – Meta – verra le jour pièce par pièce. Déjà en février dernier, l’entreprise californienne présentait de nouveaux outils pour son environnement de réalité virtuelle Oculus qui donnent un aperçu de là où elle souhaite aller.

Ce que Mark Zuckerberg appelle le « metavers » (« metaverse » en anglais) est un environnement numérique et virtuel qui se superpose au vrai monde. En enfilant un casque de réalité virtuelle ou des lunettes de réalité augmentée, une personne pourrait entrer en contact avec des collègues ou des amis dans un lieu virtuel imitant un lieu de travail commun ou un hall de cinéma.

Tout est cependant à construire dans ce monde numérique parallèle. Zuckerberg en convient et le présente comme ce qu’il manquait chez Facebook pour continuer de croître. « En tant que grande entreprise, nous avons appris à bâtir de nouveaux produits. Nous avons besoin de nouveaux écosystèmes où tout le monde peut être récompensé pour leur créativité », a-t-il dit.

En plus de nouvelles applications de réalité virtuelle pour sa plateforme Oculus et de nombreux outils de programmation destinés aux créateurs d’applications intéressés à se joindre à cet environnement, Facebook a aussi dévoilé son Projet Cambria, un casque de réalité mixte qui sera commercialisé l’an prochain et qui rendra sa vision du futur un peu plus près de se réaliser.

Entre-temps, Zuckerberg devra s’attaquer à des enjeux autrement plus concrets pour sa société, s’il ne souhaite pas voir les discours haineux et la désinformation venir polluer également son metavers. La question de démanteler Facebook, qui exerce un rôle de quasi-monopole aux yeux de plusieurs de ses critiques, devra également être réglée.

Avec Le Devoir par  Alain McKenna

Une panne majeure affecte Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp

octobre 4, 2021

Les sites et applications du groupe Facebook – WhatsApp, Messenger, Facebook et Instagram – sont en panne depuis 11 h 45 lundi, selon ce que des milliers d’internautes d’un peu partout dans le monde ont rapporté au site Downdetector.com.

Les internautes sont des milliers à se plaindre d'une panne qui touche les applications et sites du groupe Facebook lundi.

© Wilfredo Lee/Associated Press Les internautes sont des milliers à se plaindre d’une panne qui touche les applications et sites du groupe Facebook lundi.

Ce site spécialisé dit avoir reçu plus de 20 000 signalements d’incidents de la part d’internautes incapables de se connecter aux différents services de l’entreprise californienne.

Selon des témoignages, les sites et applications affichent un message d’erreur stipulant qu’il est impossible de charger la page.

C’est une panne qui n’est pas passée inaperçue chez de nombreux utilisateurs, dans l’après-midi de ce lundi 4 octobre. Les réseaux sociaux Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger ne fonctionnaient plus peu avant 18 heures. Ces différentes applications, qui sont propriété de Facebook, fonctionnent selon la même infrastructure. Si les internautes n’arrivent pas à se connecter à Facebook, ils peuvent accéder à Instagram et WhatsApp. Néanmoins, aucun nouveau contenu ne charge depuis le début de la panne, survenue vers 17 h 45, heure française.

Cette panne massive affecte potentiellement des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, d’après des sites spécialisés de suivi des plateformes. Le site Down Detector montrait notamment des pannes dans des zones densément peuplées comme Washington ou Paris. « Ce site est inaccessible », « impossible de trouver l’adresse du serveur », indiquait le site de Facebook à de nombreux utilisateurs lundi vers 18 heures. La panne semblait durer depuis environ une heure.

« Nous sommes au courant que certaines personnes ont du mal à accéder à nos applications et produits. Nous travaillons à un retour à la normale le plus rapidement possible et nous présentons nos excuses pour ce désagrément », a tweeté Andy Stone, un porte-parole du groupe. L’entreprise n’a pas réagi immédiatement à une sollicitation de l’Agence France-Presse sur la panne. À Wall Street, le cours de Facebook, déjà en baisse en début de séance, accélérait ses pertes et chutait de près de 6 %.

Des révélations accablantes ces dernières semaines

La plateforme aux près de 3 milliards d’utilisateurs mensuels traverse l’une des pires crises sur sa réputation depuis deux semaines, à cause de révélations d’une lanceuse d’alerte. Ancienne ingénieure chef de produits chez Facebook, Frances Haugen a fait fuiter de nombreux documents internes, notamment au Wall Street Journal, et a accusé le groupe de « [choisir] le profit plutôt que la sûreté » de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Avant son départ de l’entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle de nombreux documents issus de recherches internes à l’entreprise et confiés notamment au Wall Street Journal. Dans un article publié à la mi-septembre, le quotidien a révélé, sur la base de ces informations, que l’entreprise effectuait des recherches sur son réseau social Instagram depuis trois ans pour en déterminer les effets sur les adolescents.

Les études évoquent notamment les liens entre le mythe du corps féminin idéal véhiculé par de nombreux contenus sur les réseaux et les risques pour la santé mentale des adolescentes complexées. La lanceuse d’alerte est aussi revenue sur le scrutin présidentiel américain de novembre 2020, quand Facebook avait modifié ses algorithmes pour réduire la diffusion de fausses informations. Mais selon Frances Haugen, « dès que l’élection a été terminée », le groupe les a reconfigurés comme avant, « pour donner la priorité à la croissance plutôt qu’à la sûreté », a-t-elle soutenu dans son entretien à l’émission 60 Minutes, sur CBS.

Elle doit être interrogée mardi par les élus américains lors d’une audition consacrée à l’impact de Facebook et Instagram sur les jeunes utilisateurs, une semaine après une longue séance de questions des sénateurs adressées à Antigone Davis, responsable de la sécurité et de l’enfance au sein de la firme.

Par Le Point avec  CBC/Radio-Canada 

La Russie veut des bases de données de Facebook et Twitter sur son territoire

mai 26, 2021

LA RUSSIE VEUT DES BASES DE DONNÉES DE FACEBOOK ET TWITTER SUR SON TERRITOIRE

© Reuters/Dado Ruvic 

MOSCOU (Reuters) – Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux doivent disposer d’ici le 1er juillet en Russie de bases de données sur leurs utilisateurs russes, sous peine d’amendes, a déclaré mercredi l’agence fédérale russe de surveillance des communications, Roskomnadzor, citée par l’agence Interfax.

Dans le cadre des efforts plus larges déployés par Moscou pour exercer un contrôle accru sur les grandes entreprises technologiques, la Russie envisage d’adopter une loi qui obligerait les entreprises technologiques étrangères à ouvrir des filiales en Russie sous peine de sanctions telles que des interdictions de publicité.

Google et Facebook ont reçu mardi des amendes pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou, tandis que Twitter est la cible depuis mars de mesures visant à ralentir l’accès à son réseau.

Facebook, Twitter et d’autres doivent localiser en Russie leurs bases de données sur les utilisateurs russes d’ici le 1er juillet ou s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 18 millions de roubles (200.000 euros) pour non-respect de la législation, a déclaré mercredi Milos Wagner, directeur adjoint de Roskomnadzor.

Facebook, Twitter et Roskomnadzor n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Facebook et Twitter ont déjà été condamnés en février 2020 à une amende de 4 millions de roubles (45.000 euros) chacun pour avoir enfreint une loi russe de 2015 exigeant que toutes les données concernant les citoyens russes soient stockées dans le pays.

Avec Reuters par (Alexander Marrow etAnastasia Teterevleva, version française Laura Marchioro)

Facebook maintient la suspension imposée à Donald Trump le 7 janvier dernier

mai 5, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Les membres du conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social ont voté en faveur du maintien de la suspension du compte de Donald Trump qui avait été décidée il y a quatre mois, le 7 janvier.

On avait alors jugé que le président américain en poste avait incité à la violence qui avait culminé avec l’insurrection meurtrière de la veille au Capitole, à Washington.

Instagram a aussi désactivé le compte du président le même jour.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

Avec La Presse Canadienne

Donald Trump apprendra mercredi s’il pourra retrouver son compte Facebook

mai 3, 2021

L’ancien président Donald Trump découvrira cette semaine s’il peut revenir sur Facebook.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social a dit qu’il annoncera sa décision mercredi sur une affaire concernant l’ancien président.

Le compte de Donald Trump a été suspendu pour avoir incité à la violence qui a conduit aux émeutes meurtrières du 6 janvier au Capitole.

Après des années à tolérer la rhétorique incendiaire de M. Trump, Facebook et Instagram ont désactivé ses comptes le 7 janvier, affirmant à l’époque qu’il serait suspendu «au moins» jusqu’à la fin de sa présidence.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Facebook «bloque» pour un mois le compte de Maduro

mars 27, 2021

Le réseau social reproche au président vénézuélien d’avoir «violé» sa politique contre la désinformation liée au Covid-19.

Facebook a annoncé samedi avoir «bloqué» pour 30 jours le compte du président vénézuélien Nicolas Maduro après les «violatons répétées» par ce dernier de la politique de l’entreprise américaine concernant la désinformation liée au Covid-19. «En raison de violations répétées de nos réglementations, nous avons bloqué la page pendant 30 jours pendant lesquels elle ne sera qu’en mode lecture», a indiqué un porte-parole à l’AFP.

Le compte de Maduro reste ouvert et visible mais il ne pourra plus faire de publications ou commentaires pendant un mois. «Nous avons retiré de la page de M. Maduro une vidéo» dans laquelle le président socialiste faisait l’éloge du médicament Carvativir, dont l’efficacité n’a pas encore été démontrée par des études médicales, précise Facebook.

Facebook avait déjà averti par le passé les administrateurs du compte de M. Maduro qu’il avait enfreint les règles. En février, M. Maduro avait d’ailleurs critiqué le réseau social, dénonçant la «censure» par Facebook d’une vidéo évoquant le Carvativir: «Ils (Facebook) disent que tant que l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) n’a pas validé, je ne peux pas parler du Carvativir. Qui dirige le Venezuela? Qui dirige le monde? Le propriétaire de Facebook?».

Par Le Figaro avec AFP

Facebook contraint par son conseil de surveillance de remettre en ligne une publication comparant Macron au diable

février 12, 2021

Le conseil estime que Facebook n’aurait pas dû modérer ce message pour incitation à la violence, et ce au nom de la liberté d’expression.

Une image extraite d’une série turque montrant un homme en armure, épée à la main, avec un texte en hindi disant : «si la langue du mécréant parle contre le prophète, alors l’épée doit être retirée du fourreau». En dessous, une série de hashtags appelant au boycott des produits français, et comparant le président Emmanuel Macron au diable. Ce message a été publié en octobre dans un groupe Facebook dédié aux musulmans indiens. La modération de Facebook a décidé de l’effacer, au motif que la publication appelait implicitement à la violence contre les non-musulmans. Son conseil de surveillance lui a donné tort, dans une décision publiée ce vendredi.

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Le conseil de surveillance de Facebook est une entité indépendante composée de 40 personnalités spécialistes de la liberté d’expression et des droits de l’homme. Cette structure a été voulue par le réseau social pour lui prodiguer des conseils sur sa modération, et pour trancher certains cas litigieux. Les internautes ayant vu une de leur publication être dépubliée par Facebook peuvent saisir le Conseil en dernier recours. Ce dernier sélectionne les dossiers les plus emblématiques et ses décisions doivent être appliquées par le réseau social sous sept jours.

Le conseil se penchera sur le cas Trump

Le conseil a commencé à rendre ses premières décisions fin janvier. Sur les sept dossiers étudiés, il n’a donné raison à Facebook qu’une seule fois.

Dans le cas de la publication indienne, «la majorité du conseil ne pense pas que le message allait causer du mal». «Si une minorité du conseil a interprété la publication comme une menace de violence en réponse au blasphème, la majorité a considéré que les références au président Macron et au boycott des produits français sont des appels à l’action qui ne sont pas nécessairement violents.»

Cette même majorité des membres du conseil «a considéré qu’au même motif que les individus ont le droit de critiquer les religions, les personnes religieuses ont le droit d’exprimer leur offense.» Facebook doit donc remettre en ligne le message incriminé. Le réseau social a répondu qu’il s’exécuterait sous sept jours.

Le conseil de surveillance a été mandaté par Facebook pour déterminer s’il doit ou non autoriser Donald Trump à publier à nouveau sur Facebook et Instagram. La décision est attendue pour fin mars.

Avec Le Figaro par Chloé Woitier