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La Russie veut des bases de données de Facebook et Twitter sur son territoire

mai 26, 2021

LA RUSSIE VEUT DES BASES DE DONNÉES DE FACEBOOK ET TWITTER SUR SON TERRITOIRE

© Reuters/Dado Ruvic 

MOSCOU (Reuters) – Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux doivent disposer d’ici le 1er juillet en Russie de bases de données sur leurs utilisateurs russes, sous peine d’amendes, a déclaré mercredi l’agence fédérale russe de surveillance des communications, Roskomnadzor, citée par l’agence Interfax.

Dans le cadre des efforts plus larges déployés par Moscou pour exercer un contrôle accru sur les grandes entreprises technologiques, la Russie envisage d’adopter une loi qui obligerait les entreprises technologiques étrangères à ouvrir des filiales en Russie sous peine de sanctions telles que des interdictions de publicité.

Google et Facebook ont reçu mardi des amendes pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou, tandis que Twitter est la cible depuis mars de mesures visant à ralentir l’accès à son réseau.

Facebook, Twitter et d’autres doivent localiser en Russie leurs bases de données sur les utilisateurs russes d’ici le 1er juillet ou s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 18 millions de roubles (200.000 euros) pour non-respect de la législation, a déclaré mercredi Milos Wagner, directeur adjoint de Roskomnadzor.

Facebook, Twitter et Roskomnadzor n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Facebook et Twitter ont déjà été condamnés en février 2020 à une amende de 4 millions de roubles (45.000 euros) chacun pour avoir enfreint une loi russe de 2015 exigeant que toutes les données concernant les citoyens russes soient stockées dans le pays.

Avec Reuters par (Alexander Marrow etAnastasia Teterevleva, version française Laura Marchioro)

Facebook maintient la suspension imposée à Donald Trump le 7 janvier dernier

mai 5, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Les membres du conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social ont voté en faveur du maintien de la suspension du compte de Donald Trump qui avait été décidée il y a quatre mois, le 7 janvier.

On avait alors jugé que le président américain en poste avait incité à la violence qui avait culminé avec l’insurrection meurtrière de la veille au Capitole, à Washington.

Instagram a aussi désactivé le compte du président le même jour.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

Avec La Presse Canadienne

Donald Trump apprendra mercredi s’il pourra retrouver son compte Facebook

mai 3, 2021

L’ancien président Donald Trump découvrira cette semaine s’il peut revenir sur Facebook.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social a dit qu’il annoncera sa décision mercredi sur une affaire concernant l’ancien président.

Le compte de Donald Trump a été suspendu pour avoir incité à la violence qui a conduit aux émeutes meurtrières du 6 janvier au Capitole.

Après des années à tolérer la rhétorique incendiaire de M. Trump, Facebook et Instagram ont désactivé ses comptes le 7 janvier, affirmant à l’époque qu’il serait suspendu «au moins» jusqu’à la fin de sa présidence.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Facebook «bloque» pour un mois le compte de Maduro

mars 27, 2021

Le réseau social reproche au président vénézuélien d’avoir «violé» sa politique contre la désinformation liée au Covid-19.

Facebook a annoncé samedi avoir «bloqué» pour 30 jours le compte du président vénézuélien Nicolas Maduro après les «violatons répétées» par ce dernier de la politique de l’entreprise américaine concernant la désinformation liée au Covid-19. «En raison de violations répétées de nos réglementations, nous avons bloqué la page pendant 30 jours pendant lesquels elle ne sera qu’en mode lecture», a indiqué un porte-parole à l’AFP.

Le compte de Maduro reste ouvert et visible mais il ne pourra plus faire de publications ou commentaires pendant un mois. «Nous avons retiré de la page de M. Maduro une vidéo» dans laquelle le président socialiste faisait l’éloge du médicament Carvativir, dont l’efficacité n’a pas encore été démontrée par des études médicales, précise Facebook.

Facebook avait déjà averti par le passé les administrateurs du compte de M. Maduro qu’il avait enfreint les règles. En février, M. Maduro avait d’ailleurs critiqué le réseau social, dénonçant la «censure» par Facebook d’une vidéo évoquant le Carvativir: «Ils (Facebook) disent que tant que l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) n’a pas validé, je ne peux pas parler du Carvativir. Qui dirige le Venezuela? Qui dirige le monde? Le propriétaire de Facebook?».

Par Le Figaro avec AFP

Facebook contraint par son conseil de surveillance de remettre en ligne une publication comparant Macron au diable

février 12, 2021

Le conseil estime que Facebook n’aurait pas dû modérer ce message pour incitation à la violence, et ce au nom de la liberté d’expression.

Une image extraite d’une série turque montrant un homme en armure, épée à la main, avec un texte en hindi disant : «si la langue du mécréant parle contre le prophète, alors l’épée doit être retirée du fourreau». En dessous, une série de hashtags appelant au boycott des produits français, et comparant le président Emmanuel Macron au diable. Ce message a été publié en octobre dans un groupe Facebook dédié aux musulmans indiens. La modération de Facebook a décidé de l’effacer, au motif que la publication appelait implicitement à la violence contre les non-musulmans. Son conseil de surveillance lui a donné tort, dans une décision publiée ce vendredi.

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Le conseil de surveillance de Facebook est une entité indépendante composée de 40 personnalités spécialistes de la liberté d’expression et des droits de l’homme. Cette structure a été voulue par le réseau social pour lui prodiguer des conseils sur sa modération, et pour trancher certains cas litigieux. Les internautes ayant vu une de leur publication être dépubliée par Facebook peuvent saisir le Conseil en dernier recours. Ce dernier sélectionne les dossiers les plus emblématiques et ses décisions doivent être appliquées par le réseau social sous sept jours.

Le conseil se penchera sur le cas Trump

Le conseil a commencé à rendre ses premières décisions fin janvier. Sur les sept dossiers étudiés, il n’a donné raison à Facebook qu’une seule fois.

Dans le cas de la publication indienne, «la majorité du conseil ne pense pas que le message allait causer du mal». «Si une minorité du conseil a interprété la publication comme une menace de violence en réponse au blasphème, la majorité a considéré que les références au président Macron et au boycott des produits français sont des appels à l’action qui ne sont pas nécessairement violents.»

Cette même majorité des membres du conseil «a considéré qu’au même motif que les individus ont le droit de critiquer les religions, les personnes religieuses ont le droit d’exprimer leur offense.» Facebook doit donc remettre en ligne le message incriminé. Le réseau social a répondu qu’il s’exécuterait sous sept jours.

Le conseil de surveillance a été mandaté par Facebook pour déterminer s’il doit ou non autoriser Donald Trump à publier à nouveau sur Facebook et Instagram. La décision est attendue pour fin mars.

Avec Le Figaro par Chloé Woitier

Le bénéfice net de Facebook double quasiment à 5,2 milliards de dollars au deuxième trimestre

juillet 30, 2020

 

Son chiffre d’affaires à progressé de 11% pour atteindre 18,7 milliards de dollars, un résultat supérieur aux attentes des analystes.

Pandémie ou pas, Facebook a vu son chiffre d’affaires progresser de 11% au deuxième trimestre, à 18,7 milliards de dollars, un résultat supérieur aux attentes des analystes.

Son bénéfice net a, lui, quasiment doublé à plus de 5 milliards de dollars, grâce à la comparaison avec celui publié en juillet 2019 quand le réseau social avait dû payer une amende record infligée par les autorités américaines. Facebook, qui fait l’objet de nombreuses critiques et enquêtes sur son modèle économique, a vu son titre bondir de 7% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

Par Le Figaro avec AFP

Hongkong: Facebook et WhatsApp ne répondront plus aux demandes d’information sur les utilisateurs

juillet 6, 2020

Le réseau social et son service de messagerie souhaitent entreprendre une évaluation plus approfondie de la loi sur la sécurité nationale.

Facebook et son service de messagerie WhatsApp ont annoncé lundi qu’ils ne répondraient plus aux demandes d’informations relatives à leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hong Kong, dans un souci de faire respecter la liberté d’expression.

«Nous suspendons l’examen des demandes du gouvernement concernant les données des utilisateurs de Hong Kong en attendant une évaluation plus approfondie de la loi sur la sécurité nationale», a dit un porte-parole de Facebook. Cette évaluation permettra un «examen rigoureux et des consultations avec des experts internationaux des droits de l’Homme» sur la situation de l’île en la matière. «Nous pensons que la liberté d’expression est un droit humain fondamental et soutenons le droit des personnes à s’exprimer sans craindre pour leur sécurité et sans redouter d’autres répercussions», a expliqué cette source.

Le réseau social explique qu’il a une procédure mondiale pour répondre aux demandes des gouvernements. L’examen de chaque demande tient compte à la fois de la politique interne de Facebook, des lois locales ainsi que des normes internationales concernant les droits humains.

Le droit à une conversation privée en ligne

Le régime communiste de Pékin a imposé à Hong Kong un texte visant à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse au mouvement de contestation lancé l’an dernier contre le pouvoir central dans l’ancienne colonie britannique. Le texte est très controversé car il viole, selon ses détracteurs, le principe «Un pays – deux systèmes» censé garantir à l’ancienne colonie britannique des libertés inconnues ailleurs en Chine.

De son côté, WhatsApp souligne que «les gens ont le droit d’avoir une conversation privée en ligne». Il rappelle que son cryptage de bout en bout protège quotidiennement les messages de 2 milliards de personnes dans le monde. «La confidentialité n’a jamais été aussi importante que maintenant, et nous restons déterminés à fournir des services de messagerie privés et sécurisés à nos utilisateurs à Hong Kong», a ajouté un porte-parole.

Par Le Figaro avec AFP

Facebook refuse de supprimer les publications de Donald Trump

mai 30, 2020

Twitter avait signalé une publication du président américain pour «apologie de la violence».

Donald Trump, se sentant victime d’une censure politique, a engagé une bataille contre Twitter qui a supprimé l’une de ses publications concernant les émeutes dans le Minnesota. Contrairement au réseau social à l’oiseau bleu, Facebook a décidé de ne pas masquer les messages du président américain.

Dans une publication sur son réseau social, le fondateur Mark Zuckerberg a expliqué son choix : «Je sais que beaucoup de gens nous en veulent de ne pas avoir modéré les publications du président, mais nous pensons que nous devons permettre toute expression tant qu’elle n’implique pas de risque imminent.«

Il avait déjà défendu cette prise de position sur Fox News : «Nous avons une politique différente. J’ai simplement la conviction que Facebook ne devrait pas être l’arbitre de la vérité de ce que les gens disent sur Internet«. Ce qui lui a valu d’être pointé du doigt par de nombreux internautes, estimant qu’il prenait le parti de Donald Trump.

Twitter a signalé la publication de Donald Trump pour «apologie de la violence», bien que celle-ci reste toujours visible. Le président américain avait réagi aux affrontements à Minneapolis (Minnesota) «Quand les pillages démarrent, les tirs commencent. Merci !», a-t-il publié.

Un acte qui a poussé Donald Trump a signé un décret sur les réseaux sociaux afin de limiter la protection et la latitude dont ils bénéficient dans la modération de leurs contenus.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Facebook doit payer 9 millions $ pour indications trompeuses sur la confidentialité

mai 19, 2020
Facebook versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l'enquête du Bureau.
© Amr Alfiky/Associated Press Facebook versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l’enquête du Bureau.
Facebook devra payer neuf millions de dollars pour avoir donné des indications trompeuses sur la confidentialité aux Canadiens au sujet de la protection des renseignements personnels sur Facebook et Messenger, conclut le Bureau de la concurrence.

Dans un communiqué rendu public mardi, le Bureau explique que le réseau social versera également une somme supplémentaire de 500 000 $ pour les coûts de l’enquête.

Il s’agit d’un règlement enregistré aujourd’hui auprès du Tribunal de la concurrence, et dans le cadre duquel Facebook a accepté de ne pas donner d’indications fausses ou trompeuses à propos de la divulgation de renseignements personnels, précise le Bureau.

Cette décision intervient après une enquête qui a porté entre autres sur les pratiques de Facebook entre août 2012 et juin 2018.

Le Bureau de la concurrence reproche à Facebook d’avoir laissé croire aux utilisateurs qu’ils pouvaient limiter l’accès à leurs renseignements personnels et leur consultation à l’aide de fonctionnalités de protection des renseignements personnels, comme la page générale des « Paramètres de confidentialité », la page « À propos » et le menu de sélection d’audience des publications.

Avec CBC/Radio-Canada et Msn

Des données de 267 millions de comptes Facebook vendues pour 770 $

avril 21, 2020
Facebook est la cible de plusieurs critiques en raison de sa gestion des données personnelles de ses utilisateurs et utilisatrices.
© Dado Ruvic/Reuters Facebook est la cible de plusieurs critiques en raison de sa gestion des données personnelles de ses utilisateurs et utilisatrices.
Une collection de noms, d’adresses courriel, de dates de naissance et de numéros de téléphone de 267 millions d’utilisateurs et utilisatrices de Facebook est offerte pour 770 $ sur le web caché (dark web), rapporte la firme de cybersécurité Cyble.

Aucun mot de passe ne figure dans la base de données. Cyble estime par contre que, vue leur nature sensible, les données pourraient être utilisées par des cybercriminels pour des campagnes d’hameçonnage ou de courriels indésirables.

Si le nombre de 267 millions de comptes vous dit quelque chose, c’est qu’il s’agirait des mêmes comptes qui ont fait l’objet d’une fuite de données rapportée en décembre 2019. À l’époque, Facebook disait penser qu’il s’agissait d’informations obtenues avant les changements effectués ces dernières années pour mieux protéger les données des personnes.

La fuite touchait surtout les internautes américains. Les données auraient été récupérées par des pirates vietnamiens grâce à un système de robots automatisés qui copient toutes les données auxquelles ils parviennent à accéder, selon le chercheur Bob Diachenko, qui a fait la lumière sur la fuite.

Cyble recommande de resserrer les paramètres de sécurité de votre compte Facebook afin qu’un maximum d’informations soit privé. La firme conseille aussi de changer son mot de passe par mesure de précaution.

Il est possible de savoir si son compte fait partie de la fuite à l’aide de l’outil « Am I Breached? » de Cyble. Semblable à la célèbre archive de données volées Have I Been Pwned, ce site permet de vérifier si son adresse courriel figure dans des fuites de données.

Avec CBC/Radio-Canada