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Facebook a supprimé plus de 3 milliards de faux comptes

mai 25, 2019

 

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a présenté jeudi les résultats d’une gigantesque opération de nettoyage, conduisant à supprimer plusieurs milliards de faux comptes.

Confronté à la nette augmentation des tentatives de créations automatiques de comptes à des fins malveillantes, Facebook a mis en avant le chiffre vertigineux de plus de 3 milliards de faux comptes supprimés en six mois, et ce avant qu’ils ne deviennent actifs.

Dans le détail, Facebook a fermé 1,2 milliard de faux comptes au dernier trimestre 2018, puis quasiment le double, 2,2 milliards, au premier trimestre 2019, une «hausse due aux attaques automatisées d’acteurs malveillants (cherchant à) créer de larges volumes de comptes en même temps».

Des chiffres ahurissants à mettre en regard des 2,4 milliards d’usagers dits «actifs» de la plate-forme.

Oter les «contenus nocifs», «empêcher les ingérences dans les élections, nous assurer que nous avons les bons outils de confidentialité», entre autres, sont «selon moi, les sujets de société les plus importants à l’heure actuelle» et «je ne pense vraiment pas que (…) démanteler l’entreprise va les régler», a assuré Mark Zuckerberg, lors d’une conférence téléphonique consacrée au sujet.

«Nous existons dans un environnement très concurrentiel et très dynamique où de (nouveaux) services apparaissent constamment», a-t-il ajouté, rejetant toute accusation de monopole.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Facebook lance « Portal », son écran intelligent pour passer des appels vidéo

octobre 8, 2018

Londres – Facebook a annoncé lundi la commercialisation d’écrans connectés qui permettent de passer des appels vidéo via une caméra grand angle et dotée d’intelligence artificielle (IA), une mutation stratégique pour le réseau social en pleine tourmente.

« C’est un virage », dit à l’AFP Andrew Bosworth, vice-président des équipements de consommation chez Facebook.

Le groupe américain avait racheté en 2014 le fabricant de casques de réalité virtuelle Oculus, mais c’est la première fois que le géant de l’internet développe en interne un produit de grande consommation (« hardware »).

« Les appels vidéo ne cessent d’augmenter, sur Messenger et sur Whatsapp. Or les équipements actuels, sur téléphone ou sur ordinateur, sont trop limités. Nous avons donc réalisé que si nous voulions continuer d’accomplir notre mission, nous devions construire nos propres appareils », explique M. Bosworth.

A partir de lundi aux États-Unis, les consommateurs pourront pré-commander ces écrans HD, conçus pour être posés dans une pièce et passer des appels vidéo.

Le « Portal » existe en deux tailles (10 et 15 pouces, à 199 et 349 dollars) et fonctionne comme une enceinte connectée: l’utilisateur lui demande d’appeler un de ses contacts en commençant sa phrase par « Hey Portal ».

Les écrans permettront aussi de s’adresser à « Alexa », l’interface vocale d’Amazon, pour faire des courses ou contrôler certains appareils électroménagers.

Le « Portal » disposera en outre d’un écosystème fermé d’applications, pour jouer de la musique (Spotify), des vidéos (Facebook Watch), raconter des histoires aux enfants avec des effets de réalité augmentée (Story Time, un nouveau logiciel Facebook), connaître la météo ou les informations.

Grâce aux systèmes d’IA intégrés, la caméra dézoome automatiquement pour inclure un nouvel arrivant, ou, si on clique sur le visage d’un individu, le suit dans ses déplacements et peut favoriser le son de sa voix aux dépens des bruits ambiants.

– « Mission » –

En termes de sécurité, Facebook promet que ses écrans fonctionnent en circuit fermé, d’où un risque de piratage plus faible que sur un smartphone ou un ordinateur.

Un cache permet de bloquer la caméra, et un bouton de la désactiver, ainsi que le micro. Les appels sont cryptés, et les logiciels son et vidéo fonctionnent en local, dans l’appareil. Seuls les échanges vocaux avec « Portal » ou « Alexa » sont enregistrés sur les serveurs de Facebook ou Amazon, avec la possibilité de les consulter et de les supprimer.

Facebook, qui a subi fin septembre un piratage sur 50 millions de comptes, est empêtré depuis plusieurs mois dans le scandale Cambridge Analytica (CA), cette société britannique accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles d’utilisateurs à des fins politiques.

Le réseau social est accusé de laxisme et d’opacité dans la gestion des montagnes de données personnelles qu’il détient, et qui alimentent son modèle économique, basé sur la publicité ciblée.

La société veut pourtant s’affirmer comme un garant du respect de la vie privée. « Franchement, je serais inquiet si ce n’était pas nous qui fabriquions ces appareils », affirme Andrew Bosworth.

« Vous devez d’emblée concevoir ces équipements pour les utilisateurs, vous devez intégrer des mesures de sécurité et de prévention des abus dès le tout début », ajoute-t-il. « C’est la mission de notre organisation plus que ça ne l’est pour d’autres. »

Les représentants de Facebook préfèrent parler de « mission » plutôt que de modèle économique et de profits. Les appels vidéo et les enceintes connectées représentent néanmoins un marché en pleine croissance. D’après les données du réseau social, il y a eu 17 milliards d’appels vidéo sur la plate-forme Messenger en 2017, soit le double de 2016. Et pour l’instant, seules deux enceintes de la gamme « Echo » d’Amazon disposent de petits écrans.

« A ce stade, personne ne gagne d’argent avec la vente de ces appareils connectés. Mais ils sont en train de devenir le centre de la vie numérique des consommateurs et du foyer », commente Tom Morrod, directeur de recherches au cabinet IHS Markit. « Stratégiquement, c’est donc important pour Facebook de se positionner. »

Pour l’analyste, cette évolution ne va pas sans poser des questions de concurrence, avec le passage d’un internet ouvert à un monde où les requêtes des consommateurs passent par des filtres biaisés. Pour Facebook et les autres géants d’internet, « il s’agit surtout d’être le point d’entrée à d’autres opportunités de faire des affaires ».

Aux États-Unis, le cabinet eMarketer estime à plus de 60 millions le nombre d’utilisateurs d’enceintes connectées en 2018, et en prévoit 76,5 millions pour 2020.

Le réseau social ne voit d’ailleurs pas le « Portal » comme une expérience ponctuelle. « Nous voulons continuer à investir lourdement dans les appareils, non seulement à travers Oculus, mais aussi via Facebook », déclare Andrew Bosworth.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2018 13h00)                                                        

Facebook: 5 millions d’Européens touchés par la récente faille de sécurité

octobre 2, 2018

Luxembourg – La récente faille de sécurité révélée par le réseau social Facebook aurait touché quelque 5 millions d’Européens, sur les 50 millions de comptes affectés au total, a indiqué mardi à l’AFP la commissaire européenne en charge de la Justice, Vera Jourova.

Cette faille, qui a été « réparée » jeudi selon le patron du réseau social Mark Zuckerberg, a permis à des pirates d’accéder aux informations figurant sur les profils des utilisateurs (noms, genre, ville…).

« J’en saurai plus dans quelques heures ou quelques jours (mais) d’après ce que l’on sait, cinq millions d’Européens ont été touchés sur ces 50, ce qui est un nombre incroyable », a dit Mme Jourova, interrogée lors d’une réunion européenne à Luxembourg.

Le piratage de grande ampleur de Facebook a ravivé les critiques contre le réseau social, déjà sérieusement ébranlé par plusieurs controverses, en particulier autour de la protection des données personnelles.

« C’est une question pour la direction (de Facebook) de savoir si elle a la situation en main », a dit Mme Jourova, interrogée sur une éventuelle perte de contrôle du géant américain.

La taille de l’entreprise « la rend très difficile à gérer, mais ils doivent le faire parce qu’ils recueillent les données et qu’ils gagnent énormément d’argent en utilisant notre vie privée comme marchandise », a-t-elle ajouté.

Mme Jourova a estimé que la révélation rapide de l’affaire par Facebook a démontré que les nouvelles règles européennes sur la protection des données, entrées en vigueur cette année, fonctionnaient.

Cette nouvelle réglementation de l’UE – le règlement général sur la protection des données (RGPD) – donne aux régulateurs européens de nouveaux pouvoirs de contrôle et de sanctions en cas de violations par les entreprises récoltant des données personnelles.

Les arguments en faveur du RGPD ont été renforcés par un autre scandale récent concernant la collecte de données des utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, un institut de recherches politiques américano-britannique, à l’occasion des élections présidentielles américaines de 2016.

Les entreprises peuvent désormais se voir infliger une amende allant jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires annuel mondial si elles ne respectent pas les règles, y compris la notification de la violation de données dans les 72 heures.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 14h45)                                                        

Facebook piraté: « des comptes français sont concernés » (Mahjoubi)

septembre 30, 2018

Paris – « Des comptes français sont concernés » par le piratage de quelque 50 millions de profils ouverts sur le réseau social Facebook à cause d’une faille de sécurité, révélé vendredi, a affirmé dimanche Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’Etat chargé du numérique.

Après avoir pris connaissance de l’ampleur du piratage « en même temps que tout le monde », M. Mahjoubi a expliqué dans un entretien à Radio J avoir immédiatement demandé à Facebook France si des abonnés français étaient concernés par le problème.

« Aujourd’hui, ils me disent qu’ils ne sont pas capables de répondre », a-t-il souligné. Mais lui-même a vu son propre compte être « déconnecté d’urgence » dans la journée de vendredi par Facebook, comme 90 millions d’autres, a-t-il ajouté.

« On se demande (alors) ce qu’il se passe et je pense donc avoir la preuve que des comptes français sont concernés » par cet énorme piratage, a-t-il ajouté.

M. Mahjoubi a rappelé qu’il ne fallait pas oublier que les « données personnelles mises sur ces plateformes (de réseaux sociaux, ndlr) peuvent être un jour piratées ».

« Ce ne sont pas des coffre-forts ». C’est donc à « nous d’être très responsables vis-à-vis de nos données », a-t-il ajouté.

« Tant que Facebook n’aura pas donné l’intégralité des éléments concernant l’analyse du problème (la faille de sécurité, ndlr) et comment il a été utilisé par les pirates, on ne pourra pas » mesurer l’étendue de l’attaque, a-t-il précisé.

Selon M. Mahjoubi, le ou les pirates peuvent être « soit un génie, soit une organisation très structurée, soit quelqu’un de l’intérieur » au sein de Facebook.

Quelque 50 millions de comptes Facebook ont été piratés à cause d’une faille de sécurité, a révélé son patron Mark Zuckerberg vendredi, sans préciser combien de temps avait duré l’attaque informatique.

Cette affaire a ravivé les critiques contre le réseau social déjà sérieusement ébranlé par plusieurs controverses, en particulier autour la protection des données personnelles.

Selon Facebook, « presque 50 millions de comptes ont été affectés directement », les pirates ayant pu accéder aux informations de profils (noms, genre, ville…) par la fonctionnalité « Voir en tant que », qui permet de regarder son propre profil comme si on était un autre utilisateur.

Une incertitude demeure sur 40 autres millions de comptes, pour lesquels la fonctionnalité a été utilisée récemment.

Dans le doute, le groupe a déconnecté dans la nuit de jeudi à vendredi les 90 millions de comptes concernés, obligeant leurs titulaires à se reconnecter manuellement.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2018 13h24)                                                        

Facebook révèle une faille de sécurité qui a compromis 50 millions de comptes

septembre 28, 2018

San Francisco – Facebook a révélé vendredi une faille de sécurité affectant « presque 50 millions de comptes », qui a permis à des pirates de prendre le contrôle de comptes d’utilisateurs.

« La faille a été réparée hier (jeudi) soir », a indiqué vendredi le patron de Facebook Mark Zuckerberg pendant une conférence téléphonique qui a débuté vers 17H00 GMT.

Les équipes du réseau social ont « découvert un problème de sécurité affectant près de 50 millions de comptes. Nous prenons cela extrêmement au sérieux », avait écrit plus tôt le groupe dans un communiqué, ajoutant « prendre des actions immédiates ».

C’est un nouveau déboire –dont la gravité reste à déterminer– pour le premier réseau social du monde et ses plus de 2 milliards d’usagers à travers le monde.

Son action reculait en Bourse, abandonnant un peu plus de 3% à la même heure.

La confiance des utilisateurs a été passablement ébranlée depuis plusieurs mois par plusieurs scandales dont la révélation du partage de données personnelles à des fins politiques à l’insu des usagers ou encore la diffusion de messages destinés à influer secrètement sur les élections dans plusieurs pays, y compris en France ou aux Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2018 17h24)                               

Birmanie: sept ans de prison pour avoir critiqué Aug San Suu Kyi sur Facebook

septembre 19, 2018

Rangoun – Un ancien commentateur politique proche de la junte birmane a été condamné à sept ans de prison pour avoir critiqué sur Facebook la dirigeante Aung San Suu Kyi, a-t-on appris mercredi auprès du tribunal.

Ngar Min Swe a été reconnu coupable mardi de « sédition » pour « avoir écrit des posts abusifs sur Facebook contre la Conseillère d’Etat Aung San Suu Kyi, donnant aux gens des idées fausses sur elle », a déclaré à l’AFP Htay Aung, un porte-parole du tribunal.

Celui qui écrivait dans le journal officiel Global New Light of Myanmar à l’époque de la junte militaire est connu depuis des années pour ses prises de position contre l’ancienne dissidente Aung san Suu Kyi, au pouvoir depuis début 2016.

Sur Facebook, il s’est notamment emporté contre le fait que le président américain de l’époque Barack Obama avait embrassé lors de sa visite en 2014 Aung San Suu Kyi, dénonçant son accolade comme un outrage à la culture birmane, très pudique. Aung San Suu Kyi apparaît sur les photos de l’époque très gênée, et l’histoire avait à l’époque fait couler beaucoup d’encre.

« Obama est venu deux fois. Donald Trump pas encore. Attendez-vous à un baiser… Venez avant 2020 », écrit-il notamment. En 2020, des élections législatives risquent de remettre en jeu la domination du parti d’Aung San Suu Kyi au Parlement. Selon les commentateurs politiques, le parti des anciens dirigeants de la junte pourrait bien créer la surprise.

Cette affaire survient alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est empêtrée dans la gestion de la crise des Rohingyas, dénoncée par l’ONU comme un génocide par l’armée birmane.

Elle a justifié la semaine dernière à Hanoï l’emprisonnement de deux journalistes de Reuters après leur enquête sur un massacre de Rohingyas. Elle avait évoqué « l’Etat de droit » en Birmanie, mais l’indépendance de la justice est largement sujette à caution.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 11h18)                                                        

Facebook et Twitter ne s’implanteront pas en Chine (dirigeants)

septembre 5, 2018

Washington – Des dirigeants de Facebook et Twitter ont affirmé mercredi qu’ils n’avaient aucun projet de s’implanter en Chine, où les réseaux sociaux basés au États-Unis sont bloqués.

« Pour aller en Chine, il nous faudrait pouvoir garder nos valeurs et ce n’est pas possible à l’heure actuelle », a expliqué la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, devant une commission du Sénat américain.

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a fait plusieurs visites récentes en Chine.

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, a également indiqué aux membres de la commission qu’il n’avait pas l’intention de développer sa plateforme en Chine.

« Quand nous avons été bloqués, nous avons décidé que le combat n’en valait pas la peine en ce moment, et nous avons d’autres priorités », a-t-il expliqué.

Les deux plateformes sont inaccessibles en Chine, bloquées depuis 2009 par les autorités dans le cadre de leur « grande muraille électronique » visant à contrôler les contenus en ligne.

Un projet de Google de développer un moteur de recherche compatible avec la censure pour se réinstaller en Chine a suscité l’inquiétude des employés du géant de la technologie et la colère des organisations de défense des droits de l’homme, illustrant le dilemme auquel est confronté le secteur pour accéder à des marchés lucratifs.

Le projet de Google, baptisé « Dragonfly », « représenterait une capitulation alarmante de Google concernant les droits de l’homme », ont écrit quatorze associations dont Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières, dans une lettre ouverte.

L’an dernier, le premier réseau social mondial a discrètement lancé en Chine, par le biais d’un développeur local, une application de partage de photos baptisée « Colorful Balloons » (Ballons de couleur). Et il y a deux ans, Facebook avait été accusé d’avoir développé des outils permettant de filtrer les sujets interdits par la censure chinoise.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 18h50)                                                        

USA: un quart des utilisateurs de Facebook ont supprimé l’application en un an

septembre 5, 2018

New York – Un quart (26%) des utilisateurs de Facebook aux Etats-Unis ont supprimé de leur smartphone l’application du réseau social depuis un an, selon un sondage publié mercredi par l’institut indépendant Pew Research Center.

Sans surprise, le mouvement est encore plus marqué chez les 18-29 ans: 44% affirment avoir effacé l’application de leur téléphone portable entre juin 2017 et juin 2018.

Supprimer l’application ne signifie pas pour autant se désabonner de Facebook.

Le sondage a été réalisé du 29 mai au 11 juin, sur un échantillon de 3.413 utilisateurs de Facebook, issus d’un échantillon plus large de 4.594 personnes.

Le premier réseau social au monde a été mi-mai au centre du scandale lié au cabinet britannique Cambridge Analytica (CA), qui a collecté indûment les données de millions de ses usagers.

L’affaire a suscité une prise de conscience chez beaucoup d’internautes, qui se sont soudainement inquiétés de la diffusion de leurs données personnelles.

L’entrée en vigueur, fin mai, du nouveau Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) a encore attiré un peu plus l’attention des usagers sur le sujet.

Facebook a réagi en facilitant la modification des paramètres d’utilisateurs.

Sur les douze mois étudiés par le Pew Research Center, 54% des détenteurs de pages Facebook aux Etats-Unis assurent avoir modifié leurs paramètres d’utilisateurs. Parmi les 18-29 ans, la proportion monte à 64%.

Et 42% des personnes interrogées indiquent avoir volontairement cessé de consulter leur page durant plusieurs semaines, voire davantage.

Quelque 74% des usagers du réseau social ont répondu avoir effectué au moins une de ces trois actions (supprimer l’application, modifier les paramètres, ne plus consulter) durant les douze mois de la période considérée.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 11h20)                                                        

USA: Facebook veut l’accès aux données des clients de banques, selon une source proche

août 6, 2018

Facebook n’a pas précisé quelle utilisation il entendait faire des données demandées, selon la source / © AFP/Archives / Lionel BONAVENTURE

Facebook a approché de grandes banques américaines pour leur demander de partager des données de leurs clients dans l’objectif de proposer de nouveaux services sur Messenger, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.

Le célèbre réseau social a tenu il y a plusieurs mois des discussions avec Chase, la banque de détail de JPMorgan, Citi (Citigroup) et Wells Fargo, a ajouté sous couvert d’anonymat cette source, précisant que Chase avait mis fin à ces négociations.

Des contacts ont également été pris avec la banque U.S Bancorp, selon le Wall Street Journal, qui a révélé l’affaire.

Le groupe de Mark Zuckerberg souhaitait avoir des informations sur toutes les transactions financières effectuées par cartes bancaires et les soldes des comptes courants de leurs clients, a encore dit la source.

Il demandait des informations sur les commerces avec lesquels ils font affaire, et proposaient en échange aux établissements bancaires d’offrir sur Messenger, qui revendique 1,3 milliard d’utilisateurs actifs, certaines de leurs offres.

Facebook n’a en revanche pas précisé quelle utilisation il entendait faire des données demandées, selon la source.

Contactés par l’AFP, Facebook et Citigroup n’ont pas répondu dans l’immédiat, tandis que Wells Fargo n’a pas souhaité faire de commentaire.

Patricia Wexler, une porte-parole de JPMorgan Chase, a renvoyé l’AFP vers une déclaration faite au Wall Street Journal.

« Nous ne partageons pas les données des transactions effectuées par nos clients (…) et avons par conséquent rejeté certaines propositions », a-t-elle dit au quotidien.

Ces informations remettent sur le devant de la scène la question des données personnelles des utilisateurs, après le scandale Cambridge Analytica (CA), une société britannique accusée d’avoir à des fins politiques collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles d’utilisateurs du réseau social.

Cette affaire et d’autres polémiques à répétition ont affecté les résultats récents de l’entreprise et obscurci ses performances à venir, ce qui a conduit à une perte de 119 milliards de dollars de capitalisation boursière le 25 juillet dernier à Wall Street.

Facebook aurait vanté aux banques les mérites d’une fonctionnalité qui permettrait aux utilisateurs de voir le solde de leur compte courant et de les alerter en cas de fraude, affirme le Wall Street Journal.

Le réseau social se serait engagé à ne pas proposer des publicités ciblées aux clients des banques et à ne pas partager leurs données financières avec des parties tierces.

Les données personnelles des utilisateurs sont la base du modèle économique de Facebook, dont la quasi-totalité des revenus provient des ventes d’espaces publicitaires.

Un partenariat avec Facebook permettrait aux banques de combler le fossé grandissant avec les start-up spécialisées dans la finance (Fintech), qui séduisent les « millenials » (18-35 ans).

L’application Venmo (Paypal) par exemple s’est imposée comme un des principaux moyens de transfert d’argent entre particuliers par smartphone, loin devant Zelle mis en place par un consortium de grandes banques.

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 18h16)

Facebook identifie une nouvelle campagne de manipulation politique

juillet 31, 2018

San Francisco – Facebook a repéré de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections législatives américaines de novembre, se gardant d’identifier les auteurs tout en laissant les regards se tourner vers la Russie.

Le premier réseau social du monde avait été violemment critiqué l’an dernier pour avoir servi de plateforme de désinformation à des fins de manipulation politique lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, des ingérences politiques attribuées à la Russie par les services de renseignement américains.

Le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe dans cette campagne présidentielle, avait précisément ciblé il y a quelques mois de nombreux comptes Facebook et pages gérés par l' »Internet Research Agency » (IRA), soupçonnée d’être un bras numérique du Kremlin, ce que ce dernier a toujours nié vigoureusement.

« Nous sommes toujours en train d’enquêter mais quiconque a créé ce réseau de (faux) comptes a pris grand soin de cacher les véritables identités et donc nous ne savons pas encore de façon certaine qui est responsable. Ceci étant, une partie de cette activité est similaire à ce qu’a fait l’Internet Research Agency » avant et après le scrutin de 2016, a écrit mardi le patron du groupe Mark Zuckerberg sur sa page Facebook.

« Nous faisons face à des adversaires très sophistiqués et bien financés, notamment des Etats-nations, qui évoluent en permanence et tentent de nouvelles attaques », a-t-il poursuivi.

– Attiser les tensions –

Le réseau a également expliqué avoir trouvé « des liens » entre les comptes supprimés « et les comptes de l’IRA désactivés l’année dernière ».

« Le président (Donald Trump) a clairement fait savoir que son administration ne tolèrerait pas d’interférences étrangères dans notre processus électoral de la part d’une quelconque nation ou d’autres acteurs malveillants », a commenté mardi soir Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison Blanche, auprès de quelques journalistes.

Facebook a annoncé avoir cette fois supprimé 32 pages et comptes douteux (la plupart sur Facebook mais certains sur Instagram, propriété du groupe), qui selon lui relevaient d’une « action coordonnée ».

Comme en 2016, ces comptes ont diffusé des messages sur des sujets polémiques susceptibles de diviser la société américaine –comme les tensions raciales– et ont même payé pour les diffuser plus largement sur le réseau grâce à l’achat d’espaces publicitaires (« ads »), pour un total de 11.000 dollars, selon le groupe.

Facebook a cité des exemples, dont un appel à une manifestation politique en fin de semaine prochaine à Washington.

Cette nouvelle campagne a usé de moyens beaucoup plus sophistiqués pour couvrir ses traces et contourner les mesures de contrôle prises par Facebook ces derniers mois, destinées à identifier et stopper la manipulation. Les comptes et pages concernés ont notamment évité d’user des adresses IP russes (l’adresse IP permet de localiser l’origine d’une connexion à internet).

Répétant plusieurs fois qu’il ne revenait pas à Facebook d’attribuer ces tentatives de manipulation « à une organisation spécifique ou à un pays », le chef de la sécurité de Facebook Alex Stamos a estimé qu’il « revenait aux forces de l’ordre de prendre la décision » d’attribuer ces tentatives à une entité ou à un pays.

– Prévisible –

Le groupe a indiqué avoir informé forces de l’ordre et parlementaires de ses découvertes.

Le réseau social avait déjà dit s’attendre à de nouvelles tentatives de manipulation via sa plateforme à l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis cet automne. Le chef du renseignement américain Dan Coats avait d’ailleurs averti plusieurs fois que la Russie reprendrait les recettes de 2016 pour tenter d’influencer les scrutins de novembre.

Saluant les mesures prises par Facebook, le sénateur démocrate Mark Warner ne s’est quant à lui pas privé d’accuser la Russie.

« J’attends (…) que Facebook, de même que d’autres plateformes, continue à identifier l’activité des +trolls+ russes et à travailler avec le Congrès pour améliorer nos lois pour mieux protéger notre démocratie à l’avenir », a-t-il ainsi dit sur Twitter.

Pour Adam Schiff, représentant démocrate à la Chambre, « des acteurs malveillants à l’étranger utilisent exactement la même (technique) qu’en 2016 : nous diviser politiquement et idéologiquement ».

Facebook avait décelé et supprimé en 2017 de nombreuses pages et comptes douteux gérés depuis la Russie et qui servaient à attiser les tensions de la société américaine.

Au total, plus de 290.000 comptes suivaient au moins une des pages incriminées. Les plus suivies étaient « Aztlan Warriors » (consacrée à des figures historiques comme le chef indien Geronimo), « Black Elevation », « Mindful Being » ou « Resisters », qui évoquait, notamment, la question des stéréotypes de genre.

Selon un article du New York Times, relayé sur le compte Twitter de Facebook, des responsables de l’entreprise ont indiqué lors de réunions au Congrès que « la Russie pouvait être impliquée » dans cette nouvelle affaire.

Au début de l’année, la justice américaine a inculpé 13 Russes et trois entités russes pour ingérence dans les élections et le processus politique américains. Douze agents du renseignement russe ont également été inculpés aux Etats-Unis mi-juillet pour ingérence dans la présidentielle de 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2018 00h02)