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Le concert historique de Fally Ipupa s’est tenu à Paris, malgré les menaces des « combattants »

février 29, 2020

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris.

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris. © Francois Grivelet pour JA/REA 

La star congolaise a pu se produire vendredi soir devant des milliers de spectateurs. Des groupes d’opposants congolais radicaux ont pourtant tout fait pour empêcher le concert de Fally Ipupa, à l’AccorHotels Arena.

Les dernières heures précédant le concert de Fally Ipupa à Paris laissaient craindre le pire. Un incendie spectaculaire, déclenché par des feux de scooters et de poubelles, a d’abord enfumé, dans l’après-midi, le quartier de la gare de Lyon, proche de l’AccorHotels Arena du XIIe arrondissement. Ce n’est que vers 18h30, à un peu plus d’une heure du début théorique de l’événement, que les pompiers ont maîtrisé les flammes.

Vous risquez gros en y allant

Mais les intimidations ne se sont pas arrêtées là. Plusieurs centaines de “combattants”, la plupart des hommes jeunes et déterminés, se sont donnés rendez-vous aux abords de la salle de 20 000 places dans le but d’empêcher le concert. « C’est annulé », « Vous risquez gros en y allant », « Vous êtes fiers de ce que vous faites ? » « Là-haut, Dieu vous voit ! »… Mêlant mensonges et menaces, empoignant parfois des spectateurs ou les bousculant, les combattants ont tenté le tout pour le tout.

C’était sans compter sur un impressionnant dispositif de sécurité. Métros fermés, dizaines de fourgons de gendarmerie, barrières métalliques… Des contrôles de billets ont été mis en place à distance de la salle pour trier spectateurs et agitateurs. Et le parcours menant à l’enceinte de l’AccorHotels n’avait rien à envier à la sécurité des aéroports : boissons et parapluies confisqués, consigne obligatoire pour les sacs, fouilles, passage sous un portique de détection de métal : rien n’a été laissé au hasard.

Faire la fête, loin des querelles politiques

Après cette parenthèse pesante, qui a tout de même réussi à intimider une petite partie du public, on découvrait une ambiance totalement différente. Sapeurs, familles au complet, Africains de tous les pays, s’étaient donné rendez-vous pour chanter et danser. Bref, faire la fête, loin des querelles politiques.

« Bien sûr, on a eu un peu peur en voyant les dernières infos, mais après l’Olympia annulé en 2017, c’était ce soir ou jamais », confiait une maman ivoirienne venue avec sa fille applaudir « l’aigle » depuis la fosse. En regardant le public rire et papoter, on pouvait même penser qu’il s’agissait d’un concert presque comme un autre.

Presque, seulement. La première partie, du spectacle, avec notamment Robinio Mundibu, l’un des protégés de Fally, a commencé avec une quarantaine de minutes de retard du fait des incidents dans une salle à moitié vide. Et ce n’est qu’après un long entracte (sans doute pour attendre que la jauge se remplisse) que la star de la soirée a fait une entrée triomphante.

Après une vidéo montrant un aigle survoler Kinshasa et les grandes métropoles occidentales, le rideau s’est levé sur une gigantesque structure gonflable du rapace qui a lentement elle-même « pris son envol. »

“Jour historique”

Sa Majesté Fally, en peignoir et baskets, une couronne revisitée posée sur la tête, pouvait enfin commencer à chanter… après un long silence dans la capitale française. La chanson inaugurale « La vie est belle », sonnait comme un pied de nez aux combattants.

Le concert, maîtrisé de bout en bout, a été une véritable démonstration de force. Fally, en forme vocalement, était accompagné sur scène par une quarantaine de danseurs, chanteurs et musiciens, dans la grande tradition congolaise. Il a su alterner tubes urbains façon Tokooos et classiques rumba, multipliant les costumes et faisant le show pendant plus de deux heures.

Sur scène, quelques personnalités sont apparues : les chanteurs Mokobé et Bramsito, l’actrice et réalisatrice Angela Bassett… Mais c’est surtout le Franco-Congolais Dadju qui a retenu l’attention avec un tour de chant inspiré et en clamant tout haut ce que beaucoup de spectateurs pensaient tout bas : « Aujourd’hui est un jour historique, c’est une grande victoire pour le Congo ! »

Mais quelques minutes avant 23h30, un agent venait glisser un mot à l’oreille de Fally, visiblement agacé. Le chanteur était contraint de terminer son concert, assez brutalement, à l’heure convenue avec la salle, sans avoir le temps d’interpréter tous les tubes qu’il avait répétés pour la soirée.

Avant de quitter la scène la star congolaise a néanmoins promis de venir rapidement faire à nouveau l’événement en France. On espère le retrouver dans une ambiance plus apaisée.

Avec Jeuneafrique par Léo Pajon

France: Incendie de véhicules aux abords de la gare de Lyon

février 28, 2020

Fally

La préfecture de police indique qu’il s’agit d’exactions commises en marge du concert d’une star congolaise. L’évacuation partielle des lieux a été ordonnée.

Des incidents avaient lieu ce vendredi 28 février aux abords de la gare de Lyon à Paris, rue de Bercy. La préfecture indique qu’il s’agit d’«exactions» commises en marge du concert d’une star congolaise, Fally Ipupa, qui doit se produire ce vendredi soir à Bercy. «La police intervient pour faire cesser la manifestation», a fait savoir la préfecture de police de Paris, évoquant notamment des incendies de poubelles et de scooters, dégageant une épaisse fumée noire.

Peu après 18 heures, la préfecture de police a indiqué que «l’évacuation de la gare est en cours» et appelé les usagers à éviter le secteur. La SNCF a précisé de son côté que seule la partie souterraine de la gare a été évacuée.

Par mesure de sécurité, les RER A et D ne marquaient pas l’arrêt peu avant 18 heures en station. Sur la ligne 14, le trafic est interrompu entre Madeleine et Bibliothèque François Mitterrand jusqu’à environ 18h45.

Le chanteur congolais Fally Ipupa, adulé en République démocratique du Congo, est la cible des opposants au régime du président Félix Tshisekedi. Il ne s’était pas produit sur une scène française depuis plus de 10 ans en raison de la menace que font peser ces opposants. En 2017, il avait dû renoncer à un concert à La Cigale.

Une forte présence policière était par ailleurs prévue ce vendredi soir en marge de ce concert.

Par Le Figaro

Claudia Sassou confesse avoir couché avec Fally Ipupa dans un avion

décembre 1, 2017

Dans cette confession, Claudia Sassou affirme avoir fait la volonté du chanteur de la RDC Fally Ipupa qui paraît-il le lui demandait depuis un moment.

La chargée en communication et fille du chef de l’État Congolais, Claudia Sassou Nguesso continue d’être au centre des débats à cause de sa nymphomanie. Dans une conversation circulant en privé dans le réseau social whatsapp, on peut l’entendre confesser avoir fait l’amour dans un avion avec l’artiste chanteur de la RDC Fally Ipupa. «  J’ai été généreuse au lit » affirme-t-elle.

Si généreuse que pour réaliser le rêve de la star Kinoise, elle a pris un billet d’avion par la compagnie allemande Lufthansa entre Johannesburg et Francfort, opéré par un Airbus 380. Les deux amoureux ayant pris place dans une chambre luxueuse ont fait l’amour toute la durée du vol.

Dans la même note vocale whatsapp, la fille du chef de l’État affirme aussi l’avoir fait dans un bateau et dans une piscine à Edou. S’adressant sans doute à une personne de confiance, Claudia Sassou a avoué n’avoir jamais été baisé aussi bien dans sa vie par un homme se référant à un jeune  vivant à Mpila Galieni.

Elle a surpris le même jeune homme avec une autre fille et celui-ci de peur aurait paraît-il quitté le Congo.

L’artiste chanteur Fally Ipupa a vécu une relation amoureuse avec Claudia Sassou il y a quelques années avant que son frère Kiki et son père ne menacent le chanteur de s’éloigner de Coco au risque de subir leur foudre.

Mais Claudia se souvient de ce voyage en Airbus 380 où elle a été très généreuse sexuellement avec Fally Ipupa qui lui aurait tout demandé. «  A un moment, on avait honte que les hôtesses nous entendent. C’était trop bon et je n’arrêtais pas de jouir et gémir » confesse la fille de Denis Sassou Nguesso.

Claudia Sassou qui écoutait aussi les secrets intimes de son interlocuteur, avoue avoir fait maintes fois l’amour au téléphone avec son ex dont nous taisons le nom. « Chaque matin avant d’aller au bureau, on s’appelait et on le faisait jusqu’à ce que je jouisse. Et même au bureau quand je m’ennuyais je l’appelais pour le faire… »

L’unique regret sexuel de Claudia Sassou est de ne pas pu avoir dans son lit un ex ministre.

 

Sacer-infos.com By Stany Franck

Fally Ipupa, le prince congolais de la rumba mondialisée

février 9, 2016

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Fally Ipupa au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo près d’Abidjan, le 26 avril 2015. Crédits : SIA KAMBOU / AFP
On le surnomme Dicap la Merveille, El Maravilloso, El Magnifico et on en passe. La marque des grands de la scène musicale congolaise. Autant de « galons » pour ce général 5 étoiles de la rumba gagnés sur ce champ de bataille de Kinshasa où la concurrence entre artistes est aussi impitoyable qu’aux Etats-Unis, où les groupes apparaissent et prennent fin aussi vite qu’une pluie tropicale.

Fally Ipupa va fêter cette année ses dix ans de carrière solo et celui qui fait partie du club très privé des stars du continent s’est donné pour objectif d’être la première vedette de son pays à conquérir le marché mondial. « J’ai fait le tour de l’Afrique, je n’ai plus rien à y prouver, affirme-t-il. Je veux aller de l’autre côté, donner du plaisir aux publics asiatiques, européens ou américains. »

Rumba survitaminée

Le jeune homme introverti né à Bandal, le quartier des musiciens de la capitale, après des débuts timides dans une myriade de formations, s’est mué en beau gosse ambitieux au fil des ans. En 1999, son transfert, à l’âge de 22 ans, dans le groupe Quartier Latin, la célébrissime formation du non moins célébrissime Koffi Olomidé, fit déjà couler beaucoup d’encre.

Le temps d’affiner son talent exceptionnel de chanteur et en 2006, il se lance dans une carrière solo avec son premier album Droit chemin ; du ndombolo (cette rumba survitaminée qui branche les jeunes) aux accents neufs et un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires, pirates ou non, écoulés sur le continent et dans la diaspora (dont un disque d’or en France). Deux autres opus, Arsenal de belles mélodies (2009) et Power-Kosa Leka (2013) l’imposeront définitivement.

« La musique congolaise a été l’histoire d’un véritable gâchis, lâche Fally Ipupa. Mes aînés, les Tabu Ley, Kanda Bongo Man, Werrason et autres JB Mpiana n’ont jamais voulu s’exporter hors du continent puisqu’ils y gagnaient énormément d’argent. » A quelques nuances près toutefois : Franco avait esquissé le grand saut vers le marché mondial avant de mourir en 1989. Papa Wemba avait, lui aussi, tenté une approche avec trois albums (Le Voyageur, Emotion et Molokaï) réalisés sous la houlette de la rock-star tiers-mondiste, Peter Gabriel, entre 1992 et 1998 ; et puis il y eut la chance exceptionnelle offerte à Koffi Olomidé quand les feux de l’actualité française et européenne se braquèrent sur son concert (une première pour une star africaine !) en 2000 dans la salle parisienne de Bercy archi-comble, une chance qu’il ne sut ou ne voulut pas saisir.

Mais pourquoi les rumberos d’antan auraient-ils eu à se soucier du marché occidental, eux qui régnaient alors en maîtres absolus sur les hit-parades de Dakar à Johannesburg, eux qui, accueillis tels des chefs d’Etat, remplissaient des stades et passaient (en option) par la case palais présidentiel toucher des bonus sonnants et trébuchants ? Il est loin, ce temps, semble dire Dicap la Merveille, 39 printemps au compteur. Papa Wemba a maintenant 66 ans, Koffi 60, Werrason 51. Une nouvelle génération a pris le pouvoir. Une génération qui a connu la mondialisation dès le plus jeune âge et pour qui surfer sur Internet est aussi naturel que taper dans un ballon de foot et résider à Paris aussi simple que vivre au pays, entouré des siens et immergé dans les traditions.

Les réseaux sociaux pour entretenir le buzz

« Dès l’âge de 17 ans, je fréquentais les kiosques de rue dans Kin pour jouer sur Nintendo, se rappelle Fally. Mais j’ai vraiment commencé à me servir de l’ordinateur en 2004 quand j’ai gagné un peu d’argent. » A l’instar d’un artiste français ou britannique, il se met à l’heure numérique, s’appuie sur les réseaux sociaux comme un élément majeur de sa stratégie pour entretenir le buzz, « même si le Web est encore un luxe pour nous ». « J’ai ouvert un blog en 2006 à l’occasion de la sortie de Droit chemin. Je dispose d’une page Facebook depuis 2007. Quant à mon compte Instagram, il est le plus visité de la RD Congo, avec plus de 3 000 visites par jour ! », s’exclame-t-il fièrement.

Nouveau pas en avant en avril 2013 : il signe un contrat portant sur trois albums avec la multinationale AZ/Capitol/Universal. Et depuis la mi-2015, il travaille sur son prochain CD en studio à Paris, en quête de la pierre philosophale qui lui ouvrirait les portes de la gloire mondiale. Et plus question de centaines de fans se faufilant dans les couloirs de ces « temples du son », à quêter des miettes de chansons ou un mot de la vedette comme c’est la coutume lorsqu’un un Koffi ou un JB Mpiana grave un nouveau disque, mais juste le staff nécessaire… le travail à l’occidentale autrement dit !

« Je veux qu’on écoute de la musique africaine car j’ai cette culture dans le sang, mais modulée pour les oreilles du monde entier », confie-t-il. Et très logiquement, Fally a réuni les ingrédients nécessaires à cette conquête internationale : un producteur, Skalpovitch (alias Skalp), qui s’est imposé dans le show-biz français comme un hit-maker (Magic System, Indila, Black M, Kendji Girac…), des textes en lingala, anglais et français, une musique entre european dance, rumba et ndombolo. Et surtout un nombre substantiel de featurings, ces produits d’appel indispensables à la réussite d’un album en 2016 : Black M, R.Kelly, la star de la soul-love américaine, et bien d’autres encore. On raconte même que Stromae, M. « Papaoutai », grand admirateur de l’idole kinoise, serait de la partie ! « Il peut conquérir les charts français, européens, voire au-delà, estime Skalp, j’y crois. »

Lemonde.fr par Jean-Michel Denis (contributeur Le Monde Afrique)