Posts Tagged ‘Famille’

Ayant reçu une révélation divine, elle rentre s’installer au Congo et abandonne enfants et époux en France

septembre 16, 2022

Une famille déchirée, un papa qui se retrouve seul avec les enfants en France, une épouse qui abandonne tout et rentre dans son Congo natal après une révélation divine. La famille Taty, installée depuis des années dans la banlieue parisienne s’est scindée en deux d’une manière inexplicable. Sandra, l’épouse et maman a choisi de servir Dieu dans ans son Kouilou laissant Georges et les trois enfants au pays des blancs suite à son refus de les laisser suivre leur mère.

C’est désormais au Congo, au quartier Siafoumou que Sandra a choisi de vivre afin de mieux servir son Seigneur suite à la révélation reçue en France. Sans réfléchir, elle a abandonné travail et famille et monté dans le premier vol à destination de Pointe-Noire.

Son époux parle d’une envoûtement de sa famille Vili du pays, mais, elle-même balaie d’une revers cette affirmation et met au centre de sa décision. Avant son départ, Georges a tenté vain appuyé par ses enfants de ramener son épouse à la raison en la faisant voir le mauvais côté d’une vie au Congo. Mais rien!

« Dieu est au contrôle et c’est lui qui m’a demandé de rentrer dans mon pays et je ne vois aucun mal à cela ! La France n’est pas mon pays et ce n’est pas un péché de rentrer chez soi » se justifie Sandra qui a demandé à son époux d’arrêter de manipuler leurs enfants dont la dernière, âgée de 9 ans a émis le souhait de suivre sa maman au Congo.

Avec une formation d’infirmière, Sandra était employée dans un Ehpad avec un salaire avoisinant 2000 euros par mois. Elle a renoncé à tout cela pour répondre à l’appel de Dieu qu’elle sert désormais depuis son domicile de Siafoumou à Pointe-Noire.

Avec Saxer-infos par Stany Frank

Angola : la bataille autour de l’enterrement de José Eduardo dos Santos se poursuit

août 17, 2022

Depuis le décès de l’ancien chef de l’État le 8 juillet à Barcelone, en Espagne, les membres de sa famille se livrent une bataille juridique pour déterminer où il sera inhumé. Le tribunal de Barcelone a tranché, ce mercredi 17 août, en faveur de la dernière épouse du défunt, dont la dépouille sera rapatriée en Angola.

Hommage à José Eduardo dos Santos, à Luanda, en Angola, le 11 juillet 2022. © Ampe Rogerio/EPA/EFE/MAXPPP

Le corps de l’ex-président angolais José Eduardo dos Santos sera remis à sa veuve, Ana Paula dos Santos, pour être rapatrié et inhumé en Angola, a tranché un tribunal de Barcelone dans un arrêt rendu public le 17 août. Le sort de la dépouille de l’ancien chef de l’État angolais, décédé le 8 juillet à Barcelone, est au centre d’une bataille juridique entre les différents membre de la famille dos Santos.

D’un côté, sa dernière épouse, Ana Paula, et leurs trois enfants en commun, sont favorables au rapatriement et l’inhumation en Angola de l’ancien président dans les plus plus brefs délais. De l’autre, le reste des enfants dos Santos, dont l’une de ses filles, Tchizé, sont opposés à des obsèques en Angola avant la tenue des prochaines élections générales du 24 août afin d’éviter une « récupération politique » de la cérémonie.

Illustration des tensions au sein de l’ex-famille présidentielle : Tchizé dos Santos a aussitôt fait savoir par la voix de son avocate espagnole, Carmen Varela, qu’elle allait faire appel de la décision, rendue par une juridiction pénale, tout en rappelant qu’un autre processus, celui-ci au civil, est en cours.

Dans son arrêt, daté du 16 août, le tribunal supérieur de justice de Catalogne souligne notamment, à l’appui de sa décision, que « les dépenses de logement du défunt étaient prises en charge par le gouvernement angolais » et que l’ancien chef de l’État « avait reçu des visites de responsables en Angola alors qu’il se trouvait à Barcelone ».

« Tentative d’homicide »

Jose Eduardo dos Santos, qui a dirigé l’Angola de 1979 à 2017, est décédé à l’âge de 79 ans dans une clinique de Barcelone, où il avait été hospitalisé après un arrêt cardiaque le 23 juin. Son placement en soins intensifs avait révélé de très vives tensions au sein de la famille dos Santos, notamment entre sa dernière épouse, Ana Paula, et sa fille Welwitschea « Tchizé » dos Santos (44 ans). Cette dernière avait ainsi porté plainte en Espagne quelques jours avant le décès de son père pour « tentative d’homicide ». Elle accusait le médecin personnel de son père et Ana Paula d’être responsables de la détérioration de l’état de santé de l’ancien président, et avait, par la suite, réclamé une autopsie, jugeant le décès « suspect ».

« Depuis leur séparation en 2017 et jusqu’au mois d’avril dernier, Ana Paula n’avait pas rendu visite à Barcelone » à l’ex-chef de l’État angolais, avait également assuré « Tchizé » dos Santos dans un communiqué publié par ses avocats. Elle était opposée au retour du corps de son père en Angola, affirmant qu’il souhaitait « être enterré dans l’intimité en Espagne », où il vivait depuis 2019, et non dans son pays « avec des funérailles nationales qui pourraient favoriser le gouvernement actuel » du président João Lourenço lors du scrutin du 24 août, selon un communiqué de ses avocats.

Une mort naturelle

Dans un premier temps, la justice espagnole s’était opposée à la remise du corps à la famille de l’ancien président angolais, le temps d’effectuer des analyses complémentaires à l’autopsie et d’identifier « le ou les membres de la famille » à qui remettre la dépouille. Le tribunal confirme que l’autopsie a conclu à une « mort naturelle », avec des problèmes d’ »insuffisance cardiaque » et de « surinfection pulmonaire ».

Le successeur de dos Santos à la tête de l’Angola, João Lourenço, qui est candidat à sa réélection, a décrété le mois dernier sept jours de deuil national en hommage à son prédécesseur. Mais, à son arrivée au pouvoir en 2017,  il avait surpris en lançant une vaste campagne contre la corruption visant notamment la famille dos Santos. Né dans un quartier populaire de la capitale Luanda, José Eduardo dos Santos avait mis en place une gouvernance opaque, favorisant sa famille et ses proches, et fondée sur la confusion entre ressources publiques et privées. Une autre de ses filles, Isabel dos Santos, avait été sacrée en 2013 la femme la plus riche d’Afrique.

Par Jeune Afrique avec AFP

Égypte : un Français retrouvé un an après sa disparition

août 16, 2022

Yann, un étudiant parisien de 27 ans, n’avait plus donné de nouvelles depuis le 4 août 2021. Il est finalement rentré à Paris, rapporte BFMTV.

Yann Bourdon n'avait plus donne de signe de vie depuis plus d'un an.
Yann Bourdon n’avait plus donné de signe de vie depuis plus d’un an. © Capture d’écran Facebook

Uniquement équipé de son sac à dos, Yann Bourdon s’était lancé dans un périple à pied à travers l’Europe en 2020, avant de finir en Égypte. L’étudiant en histoire à la Sorbonne n’avait toutefois plus donné de nouvelles à sa famille depuis le 4 août 2021. Plus d’un an plus tard, le jeune homme a finalement été retrouvé. Sain et sauf, il est rentré en France, rapporte BFMTV, mais ne souhaite pas communiquer sur ce qu’il lui est arrivé cette dernière année.

« Le 9 août dernier, on a eu l’information que Yann s’était présenté au consulat français du Caire. Il a communiqué, par un appel téléphonique, avec sa sœur, en premier lieu, pour la prévenir qu’il était présent au consulat français, qu’il allait bien. Par la suite, il a appelé sa mère pour lui donner aussi de ses nouvelles », détaille Sarah Sakouti, avocate de Yann Bourdon, à BFM Paris Île-de-France.

« Nous devions attendre des informations des autorités égyptiennes pour savoir quelle était la prochaine étape, et finalement, c’est l’agence de sécurité nationale égyptienne elle-même qui a pris le billet d’avion de Yann pendant la nuit du 9 au 10, et il est arrivé en France le 10 août », ajoute-t-elle.

It is with pleasure and relief that we inform you that on August 9, 2022 Yann presented himself at the French Consulate in Cairo, Egypt and returned to France the next day.
Thank you all for your help and support in the search for our loved one. pic.twitter.com/TpCQhfXBGl— Disparition.Yann.Bourdon.au.Caire (@yann_missing) August 15, 2022

La disparition du jeune backpacker reste un mystère à l’heure actuelle. « Nous tenons à respecter son silence quant aux raisons de sa disparition depuis le 4 août 2021 et le laisser retrouver les siens », a déclaré le Comité de justice dans un communiqué. La veille du 4 août, Yann Bourdon séjournait dans une auberge de jeunesse. Sa famille a commencé à s’inquiéter de ne plus recevoir de nouvelles, avant de signaler sa disparition en novembre. Un mois plus tard, ils ont découvert que son compte bancaire avait entièrement été vidé le 7 août.

Avec Le Point

La famille de Rushdie « soulagée » qu’il ne soit plus sous assistance respiratoire

août 14, 2022
Salman Rushdie parle au micro sur une estrade.

L’auteur Salman Rushdie prend du mieux, selon sa famille (archives). Photo : Getty Images/Thomas Lohnes

La famille de Salman Rushdie s’est dite « extrêmement soulagée » dimanche que l’écrivain britannique ne soit plus sous assistance respiratoire. Elle a assuré que son sens de l’humour restait « intact » malgré la gravité de ses blessures.

Mon père est toujours dans un état critique à l’hôpital et reçoit un traitement intensif et continu, a indiqué son fils, Zafar Rushdie, dans un tweet envoyé au nom de la famille.

Nous sommes extrêmement soulagés qu’hier [samedi], il ait été débranché du respirateur et de l’apport en oxygène, et qu’il ait pu dire quelques mots, a-t-il ajouté.

Bien que ses blessures soient graves et de nature à changer sa vie, son habituel sens de l’humour vif et provocateur reste intact, a poursuivi Zafar Rushdie, qui dirige une agence de relations publiques établie à Londres.

Il a remercié les membres du public qui sont venus défendre l’auteur des Versets sataniques lors de l’attaque vendredi dans l’État de New York ainsi que les agents de police et les soignants qui lui ont porté assistance.

Des secours s'affairent autour de Salman Rushdie, qui vient d'être attaqué à l'arme blanche.

Les secours sont rapidement intervenus pour secourir Salman Rushdie qui venait d’être agressé à l’arme blanche. Photo: AP/Joshua Goodman

Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques et cible depuis plus de 30 ans d’une fatwa de l’Iran, avait été placé sous respirateur après avoir été poignardé vendredi au cou et à l’abdomen dans l’État de New York par un homme qui a été arrêté.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Burkina Faso : Blaise Compaoré demande pardon au peuple et à la famille de Thomas Sankara

juillet 26, 2022

Ce mardi, une délégation venue de Côte d’Ivoire a livré un message de l’ancien président à Paul-Henri Sandaogo Damiba. Cette démarche intervient moins de trois semaines après un bref retour de l’ex-chef de l’État à Ouagadougou.

Blaise Compaoré dans le palais présidentiel, à Ouagadougou, le 8 juillet 2022, après un sommet des anciens chefs de l’État avec le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. © OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

« J’appelle nos compatriotes, les filles et fils de l’intérieur comme de l’extérieur, à une union sacrée à la tolérance et à la retenue, mais surtout au pardon, pour que prévale l’intérêt supérieur de la nation », écrit l’ancien président Blaise Compaoré dans un courrier adressé aux Burkinabè et livré ce 26 juillet par une délégation venue de Côte d’Ivoire, où vit l’ex-chef de l’État depuis son exil, en 2014.

Trente-cinq ans plus tard

Les mots les plus marquants sont ceux destinés à la famille de Thomas Sankara : « Je demande pardon au peuple burkinabè pour tous les actes que j’ai pu commettre pendant mon magistère, plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noël Sankara. J’assume et déplore, du fond du cœur, toutes les souffrances et drames vécus par toutes les familles durant mes mandats à la tête du pays et [leur] demande de m’accorder leur pardon. »

Des mots écrits alors que Blaise Compaoré a été condamné en avril dernier à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de l’ancien président, il y a trente-cinq ans. Sera-t-il entendu ? La famille de Thomas Sankara n’avait pas encore réagi mardi en fin d’après-midi.

Soutien ivoirien

La délégation venue de Côte d’Ivoire a rencontré le président de la transition, le colonel putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, à Kosyam, ce mardi 26 juillet, pour lui remettre le message. Elle était composée de Djamila Compaoré, la fille de l’ancien président, et d’Ally Coulibaly, l’un des plus fidèles collaborateurs d’Alassane Ouattara. Yéro Boly, le ministre burkinabè chargé de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, était également présent.

Ally Coulibaly a expliqué le sens de cette démarche. Il a souligné le « soutien » d’Alassane Ouattara au processus lancé par Damiba. « Pour lui [le président ivoirien], la condition pour que le Burkina Faso puisse s’en sortir, c’est la cohésion et l’union des fils et filles de ce pays. […] Alassane Ouattara souhaiterait que le peuple frère du Burkina Faso entende ce message extrêmement fort de l’ancien président Blaise Compaoré à qui il accorde l’hospitalité en Côte d’Ivoire depuis huit ans par humanisme et en raison des valeurs auxquelles il croit, au nombre desquelles la dignité humaine et le respect de l’intégrité des personnes. »

Rencontre à haut risque

La lettre de Blaise Compaoré est datée du 8 juillet, date à laquelle Damiba avait convié tous les anciens chefs de l’État burkinabè à une rencontre de « réconciliation ». Un rendez-vous à haut risque à cause des réticences d’une partie de l’opinion publique à l’égard du retour de Blaise Compaoré dans son pays natal.

Ces retrouvailles ne s’étaient d’ailleurs pas déroulées comme prévu. Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier dernier par Damiba, avait décidé à la dernière minute, sous la pression de ses partisans, de ne pas effectuer le déplacement. Michel Kafando et Yacouba Isaac Zida avaient également décliné l’invitation.

Blaise Compaoré s’est néanmoins réjoui d’avoir pu rentrer au pays. Dans son courrier, il exprime « sa profonde reconnaissance aux autorités de la transition ».

Avec Jeune Afrique

Angola : après la mort de « Zedu », la bataille dos Santos-Lourenço continue

juillet 14, 2022

Les obsèques de l’ancien président José Eduardo dos Santos, décédé le 8 juillet à Barcelone, font l’objet de discussions tendues entre l’exécutif angolais et la famille du défunt.

José Eduardo dos Santos, ici photographié en 2012 avec l’ex-première dame Ana Paula, est décédé le 8 juillet à Barcelone, en Espagne. © STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Ce sont des négociations d’un type particulier : se mettre d’accord sur la date, le lieu et les conditions d’un enterrement, celui de l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos. Depuis son décès le 8 juillet à Barcelone, en Espagne, où il vivait depuis avril 2019, des discussions tendues, rapportées notamment par l’agence de presse Lusa, se déroulent entre la famille de l’ancien chef de l’État, dont deux de ses filles Isabel et Tchizé dos Santos, et l’exécutif angolais, dirigé par l’actuel président et successeur de dos Santos, João Lourenço.

D’un côté, la présidence angolaise, qui a décrété sept jours de deuil national et annoncé l’ouverture d’espaces de recueillement dans toutes les provinces du pays, entend organiser en Angola des funérailles d’État, en accord avec le statut d’ancien président de José Eduardo dos Santos.

NOUS COMPTONS SUR LA PRÉSENCE DE TOUS, SANS AUCUNE EXCEPTION

Dès l’annonce du décès, l’exécutif a créé un comité ministériel pour organiser les obsèques et, ce lundi 11 juillet, João Lourenço est allé lui rendre hommage dans un espace spécialement aménagé à Luanda, au Mausolée d’Agostinho Neto, monument célébrant le souvenir du premier président de l’Angola indépendant.

Branche d’olivier

« Nous comptons sur la présence de tous, sans aucune exception [lors des obsèques] », a affirmé le chef de l’État, insistant sur le fait qu’il ne « voyait pas de raison à ce que la famille, qui se trouve à l’étranger, ne puisse pas accompagner son être cher ». Une déclaration en forme de branche d’olivier alors que les relations avec le camp dos Santos sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir de Lourenço et le lancement par ce dernier d’une croisade anti-corruption visant notamment l’ancienne famille présidentielle. Critiqué pour cette stratégie, y compris au sein de son propre camp, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), et devant affronter des élections générales le 24 août, João Lourenço ne peut voir que d’un bon œil des obsèques nationales célébrant l’union de son camp et du pays tout entier.

Sans surprise, les enfants dos Santos refusent une récupération politique des funérailles de leur père. « João Lourenço et son gouvernement ont, avec la complicité de la direction du MPLA, harcelé José Eduardo dos Santos jusqu’à son décès. Aujourd’hui, ils veulent organiser son enterrement. Comment une fille qui aime son père peut garder son calme face à tant d’hypocrisie et de malveillance ? », a déclaré sur Instagram l’une des filles de l’ancien président, Tchizé, qui a demandé une autopsie autant pour faire la lumière sur les causes de la mort de son père que retarder un éventuel transfert à Luanda. Les résultats préliminaires de l’autopsie, réalisée le week-end dernier, font dores-et-déjà état d’une « mort naturelle ».

Récupération politique

Selon le quotidien portugais Expresso, Isabel dos Santos, fille aînée de José Eduardo dos Santos et demi-sœur de Tchizé, ne serait pas opposée à des obsèques en Angola à condition qu’elles se tiennent après les élections et avec l’assurance qu’elle et Tchizé ne soient pas inquiétées par la justice angolaise. Alors que son demi-frère José Filomeno dos Santos a été condamné pour fraude à cinq ans de prison (une décision dont il a fait appel), Isabel dos Santos est visée par plusieurs procédures judiciaires en Angola et au Portugal ouvertes sur des accusations de corruption qu’elle réfute.

LA FAMILLE DOS SANTOS NE PRÉSENTE PAS UNE POSITION UNIE DANS LES DISCUSSIONS AVEC LES AUTORITÉS ANGOLAISES

Fin juin, la justice angolaise a ainsi tenté d’entendre la femme d’affaires alors qu’elle se trouvait aux Pays-Bas, en vain. Pour compliquer la donne, la famille dos Santos ne présente pas une position unie dans les discussions avec les autorités angolaises, l’ex-première dame, Ana Paula dos Santos, et l’une des sœurs de José Eduardo dos Santos, Marta dos Santos, paraissant plus enclines à coopérer et favorables à des funérailles en Angola.

Preuve des difficultés, la réunion qui s’est tenue ce week-end et les échanges qui ont suivi n’ont débouché sur aucun accord. Pour mener les discussions, la présidence angolaise a notamment dépêché à Barcelone le ministre d’État et chef de la « Maison militaire », Francisco Furtado, le ministre des Affaires étrangères, Téte António, et le procureur général de la République, Helder Pitta Grós. Lors de la réunion, ils avaient face à eux, selon l’agence Lusa, Ana Paula dos Santos, les trois enfants issus de son union avec l’ancien président et un autre des fils, Joess dos Santos – Isabel dos Santos, José Eduardo Paulino dos Santos « Coréon Dú » (le frère de Tchizé), la sœur du défunt Marta dos Santos et six neveux ayant participé par vidéoconférence.

Le sujet de la remise du corps de l’ancien président et de son éventuel transfert à Luanda est désormais devant la justice espagnole qui, selon Lusa, doit se prononcer sur le dossier dans la semaine.

Avec Jeune Afrique par Estelle Maussion

Canada: Une famille de Québec jette l’ancre après quatre ans en mer

juillet 2, 2022
Julie Savard et Jean Legault sont debout dans le voilier, accompagnés de leurs trois enfants.

La famille Savard-Legault s’est rendue aux îles Marquises à l’hiver 2020. Photo : Facebook : Caractère

C’est la fin d’un périple autour du monde qui aura duré plus de quatre ans pour une famille de Québec. À bord de leur voilier, Julie Savard et Jean Legault ont visité plus d’une vingtaine de pays avec leurs trois filles âgées de huit à dix ans. Un voyage qu’ils ont pris plaisir à documenter sur les médias sociaux.

Une dizaine de proches attendaient avec impatience vendredi matin au Yacht-Club de Québec l’arrivée du voilier nommé Caractère avec, à son bord, la famille Savard-Legault.

Parti en mer il y a quatre ans dans le but de réaliser son rêve, le couple de parents était très heureux d’être de retour. Oui, c’est la fin de quelque chose, mais c’est la fébrilité de revoir nos proches et de revenir habiter dans notre belle ville de Québec, mentionne d’entrée de jeu Julie Savard.

À part un court séjour au Québec en décembre 2019, la famille de cinq a vécu les quatre dernières années sur le bateau. Cinq sur un 41 pieds, c’est limité comme espace, mais on était conscients de ça au départ, ajoute Mme Savard, qui s’occupait aussi de l’enseignement scolaire de leurs trois filles.

Les trois enfants de Julie Savard et Jean Legault pêchent depuis leur voilier.

Les enfants de Julie Savard et Jean Legault ont pu apprendre à pêcher au fil de leur aventure. Photo : Facebook : Caractère

Si vivre la pandémie confiné sur un bateau a été un moindre mal, la fermeture de frontières a forcé la famille à tracer un trait sur certaines destinations comme l’Océanie et de demeurer plus longtemps en Polynésie française. On a été accueillis là-bas au début de la pandémie de façon incroyable, raconte le père de famille, Jean Legault.

Le bateau sans mât est accosté aux îles Caïmans.

Le bateau sans mât est accosté aux îles Caïmans. Photo : Facebook : Caractère

Périodes plus difficiles

L’aventure ne s’est pas déroulée sans quelques périodes plus difficiles. À l’automne 2020, en pleine pandémie, Mme Savard a pris d’urgence un vol vers le Québec pour être au chevet de son père, qui est mort peu de temps après. Perdre un proche alors qu’on était à l’étranger, ça n’a pas été facile, assure-t-elle.

Puis, en mai dernier, à plus de 300 milles nautiques au large, entre le Panama et les Îles Caïmans, le voilier a perdu son mât. Il y a quelque chose qui a cassé, ç’a été très stressant et très dangereux, avoue le père, Jean Legault, qui a piloté le navire. Heureusement, personne ne s’est blessé et la famille avait assez d’essence en réserve pour se rendre au port le plus proche.

Un voilier dans la baie de New York.

Le Caractère lors de son passage à New York Photo : Facebook : Caractère

Changement de plan

Cette dernière mésaventure a modifié les plans de la famille, car il était impossible de se procurer un nouveau mât en chemin. Alors qu’ils devaient initialement revenir à la mi-juillet par le golfe du Saint-Laurent, les Savard-Legault ont plutôt opté pour un retour devancé, par le lac Champlain. Sans mât ni voile, c’est très désagréable en mer de n’utiliser que le moteur, raconte M. Legault.

Un dizaine de personnes près de la rive qui attendent la famille Savard-Legault. Au loin se trouve le voilier des Savard-Legault.

Des proches attendaient la famille Savard-Legault impatiemment au Yatch-Club de Québec vendredi midi. Photo : Radio-Canada

Maintenant de retour, les membres de la famille Savard-Legault ont bien l’intention de retourner vivre dans leur maison, sans toutefois se départir de leur voilier. On n’a pas de projet de voyage à court ou à moyen terme, mais qui sait, peut-être à la retraite, conclut la mère de famille.

Avec Radio-Canada

Burkina Faso : la famille Sankara ne réclame qu’un euro symbolique

avril 29, 2022

Après le verdict au procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, les familles des victimes attendent de savoir quels dommages et intérêts leurs seront accordés.

© Glez

« La justice n’est pas une affaire d’argent », semble indiquer la famille Sankara en accueillant, le 6 avril dernier, la condamnation de Blaise Compaoré, Hyacinthe Kafando et Gilbert Diendéré à la prison à perpétuité, 35 ans après l’assassinat de l’ancien président du Conseil national de la révolution burkinabè. Alors que le tribunal militaire décidera, le 10 mai, d’éventuelles compensations financières à l’endroit des parties civiles, les parents du défunt ne demandent qu’un franc symbolique de dommages et intérêts.

Comme pour mieux souligner le caractère politique de la tragédie d’octobre 1987, les avocats souhaitent que l’État soit solidairement responsable des préjudices, les exécutants des faits ayant reçu des ordres de certains dirigeants d’alors.

L’alliance et l’arme

Les ayants droit de Thomas Sankara insistent à ce point sur la primauté de la vérité qu’ils exigent que le certificat de décès soit délivré conformément aux faits, alors que le document de l’époque stipule que le président s’est éteint d’une « mort naturelle ». La famille veut également que ses effets personnels lui soient restitués, notamment son alliance et son arme.

Si le panache des Sankara prend des airs de mansuétude, la vérité et la justice conduiront-elles à la réconciliation qui a largement truffé les discours des régimes successifs ?

N’est pas nation arc-en-ciel qui veut, mais Blaise Compaoré espérerait quitter le quartier abidjanais de Cocody-Ambassades et finir ses jours dans son Faso natal. Évoqué par le nouveau ministre d’État chargé de la Cohésion sociale et de la Réconciliation nationale Yéro Boly – ancien cacique du compaorisme -, un projet d’amnistie gagnerait à être précédé de la bienveillance des familles de victimes.

« Prendre un thé avec Blaise Compaoré ? »

Avant même les dernières conclusions du tribunal, Adama Ouédraogo dit « Damiss » a mis les pieds dans le plat. Dans une tribune s’adressant à la veuve Mariam Sankara, le journaliste-écrivain pose une question directe : « Et si vous partiez à Abidjan prendre le thé avec Blaise Compaoré ? » Et d’invoquer Nelson Mandela rendant visite aux architectes de l’apartheid. Relayée par la presse, la tribune suscite un débat sur les réseaux.

Le thé abidjanais devrait donc refroidir. Tous les acteurs du procès n’affichent pas le même désintéressement que la famille Sankara. Les parents d’autres victimes de la tragédie réclament des centaines de millions de francs d’indemnisation. L’État lui-même a demandé un peu plus d’un milliard cent quarante-cinq millions de francs CFA pour les préjudices financiers, matériels et moraux subis. Requête rejetée par les avocats de la défense…

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Congo/Pointe-Noire: P/N: 230 casiers de bière, 40 dames-jeannes de vin rouge dans la liste de dot à l’OCH

avril 13, 2022
 P/N: 230 casiers de bière, 40  dames-jeannes de vin rouge dans la liste de dot à l’OCH

La famille de Jean Réné Missamou a dénoncé de vive voix le comportement arnaqueur de la belle-famille de leur fils en lisant la liste de dot qui leur était parvenue. En dehors des choses habituelles, on a constaté dans la liste la présence d’une demande de 230 casiers de bière et 40 dames-jeannes de vin rouge. Ce que la famille du fiancé a dénoncé d’immédiat opposant aussi leur refus d’accéder à cette demande.

Après cinq ans de vie commune, Jean Réné Missamou, enseignant de son état a enfin pris la décision d’honorer le mère de ses deux filles devant sa famille et l’État. Mais malgré toutes les aides multiformes qu’il apporte à sa belle-famille, il a été surpris par la liste de dot.

« J’ai l’impression que ta famille veut ouvrir un bar en profitant de moi » a fait savoir le fiancé à sa conjointe Francia. La pauvre qui n’approuve pas le comportement de sa famille a tenté en vain de les convaincre de renoncer à leur abus, les rappelons de passage de toutes les aides de son fiancé.

Le père de la mariée s’est dit contraint par ses frères et sœurs de faire respecter les vœux de la famille au risque de nuire à la vie de sa fille dans son foyer.

Au Congo, plusieurs familles profitent désormais de a dot de leurs filles pour exagérer dans les demandes. Une sorte de vente qui parfois termine mal. La famille Missamou s’est opposée catégoriquement à la requête de la famille de Francia, menaçant de tout annuler en cas d’insistance.

Le mariage a été reporté aux dernières nouvelles à cause d’un manque d’entente entre les deux familles sur la dot.

Avec Lecongolais.fr

Les sanctions contre Moscou exposent la vie privée bien gardée de Poutine

avril 7, 2022
Les sanctions contre Moscou exposent la vie privée bien gardée de Poutine© RIA-NOVOSTI/AFP/Archives/MIKHAIL METZEL

Les sanctions occidentales visant non seulement le cercle rapproché du président russe, mais aussi sa famille, ont jeté une lumière inhabituelle sur la vie privée de Vladimir Poutine, maintenue d’ordinaire dans une stricte opacité.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont annoncé les premières sanctions contre les deux filles adultes du chef de l’Etat issu de son premier mariage avec Lyudmila. La pression monte aussi en parallèle sur Alina Kabaeva, ancienne gymnaste dont certains médias et opposants affirment qu’elle serait sa maîtresse, allégations jamais confirmées par le Kremlin.

Poutine est pour le moins discret sur sa vie privée. Les médias d’Etat le montrent habituellement travaillant ou voyageant seul, trop occupé à servir le pays pour jouir de loisirs privés.

L’unique entorse à cette omerta fut son apparition publique avec Lyudmila à l’entracte d’un ballet à Moscou en 2013, l’occasion d’annoncer une séparation consommée finalement un an plus tard.

Les médias russes prénomment les deux filles de cette union Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, mais Poutine n’y a jamais fait référence. « Mes enfants vont bien. Ils sont à Moscou (…). Tout va bien dans leur vie privée et leurs carrières professionnelles. Je suis fier d’eux », a-t-il déclaré dans un de ses rares commentaires publics en 2012.

Le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a refusé de commenter les nouvelles sanctions contre Maria et Katerina, jugeant que cette décision « parlait d’elle même ».

Mais les longues absences en public de leur mère Lyudmila, et son air maussade lorsqu’elle apparaissait, avaient suscité de multiples spéculations sur la vie privée de l’homme fort de Moscou bien avant son divorce.

En 2008, un petit tabloïd, Moskovsky Korrespondent, avait affirmé que Poutine souhaitait épouser Alina Kabaeva. Furieux, celui-ci avait invité les journalistes à garder leur « nez plein de morve » à l’écart de sa vie privée.

Le journal de l’homme d’affaires Alexander Lebedev, dont le fils Yevgeny est devenu une figure des médias en Grande-Bretagne, avait publié des excuses circonstanciées avant de fermer boutique définitivement.

Mais cette relation entre Poutine et la gymnaste est restée dans les esprits et fait l’objet d’une enquête du dissident Alexei Navalny, publiée juste avant son arrestation en janvier 2021.

« Cercle restreint »

L’opposant affirmait que Kabaeva jouissait d’un réseau de propriétés de luxe en Russie, ainsi que d’un poste grassement payé au conseil d’administration du groupe public National Media Group (NMG), offert par l’oligarque Yuri Kovaltchouk, proche de Poutine et lui-même frappé de sanctions individuelles aujourd’hui.

« Il ne fait pas de doute qu’Alina Maratovna Kabaeva a dansé mieux que quiconque avec un ballon et un ruban mais n’aurait aucune compétence à gérer des sociétés audiovisuelles et des journaux sans sa connexion avec Poutine », affirmait Navalny.

Des informations sur les réseaux sociaux l’ont localisée actuellement en Suisse et une pétition revendiquant 75.000 signatures exige des sanctions à son encontre. « Pourquoi, vu le volume de sanctions contre la Russie, continuez-vous maintenant de l’accueillir avec sa famille quand Poutine détruit la vie de millions de gens ? », interroge le texte.

Selon la télévision suisse RTS, citant un communiqué officiel, le gouvernement fédéral a examiné le dossier mais n’a trouvé « aucune indication que cette personne se trouvait en Suisse ».

Georgy Alburov, chercheur au sein du fonds anti-corruption de Navalny, a jugé inconcevable qu’elle échappe à des sanctions. « Elle fait partie du cercle restreint de Poutine, elle est un membre de sa famille qui profite de sa situation », a-t-il estimé, précisant que son rôle dans un média officiel faisait d’elle une « propagandiste russe majeure ».

Les opposants affirment aussi que la liaison prêtée à Poutine avec Kabaeva n’est pas exclusive. En novembre 2020, le site d’investigation en ligne Proekt a affirmé qu’une certaine Svetlana Krivonogikh s’était vu octroyer des parts dans la banque Rossia, et ce par le même Yuri Kovaltchouk.

En 2003, elle a donné naissance à une fille avec Vladimir pour patronyme. Le Kremlin avait refusé de commenter un article dépourvu « d’éléments sérieux ».

Par Le Point avec AFP