Posts Tagged ‘Famille’

Noël sous Covid : branle-bas de combat en famille

décembre 18, 2022

Pour la troisième année d’affilée, les rassemblements familiaux se joueront sur fond d’épidémie. De quoi mettre les nerfs de certains à rude épreuve…

« J’éprouve une grande lassitude… » souffle Alexandre. Après deux années de fêtes de Noël marquées par le Covid-19 et à moins d’une semaine du réveillon, la neuvième vague du virus (doublée d’une intense épidémie de grippe) sème de nouveau le trouble dans les esprits. Et divise certaines familles. « Je sais bien que je devrais porter le masque dans le métro… Est-ce que je suis un petit-fils indigne ? » interroge le jeune Parisien de 27 ans, tiraillé entre dénégation et principe de précaution. « J’oscille entre déni et culpabilité… »

Un sentiment accru par une « petite musique » selon laquelle « celui qui vient de la capitale serait le plus à risque et donc le plus susceptible de gâcher la fête », alors même que « le reste de la famille aurait été irréprochable », grince le vingtenaire, originaire de la campagne lyonnaise. « C’est pourtant l’un de mes cousins qui s’est avéré positif l’année dernière, au lendemain du réveillon… » pointe le jeune homme, avec ironie.

«Je vous en supplie »

À rebours, Nathalie Olivier, résidant elle aussi dans la capitale, prône « la précaution maximale ». « Je fuis la foule et ne prends plus les transports que lorsque c’est nécessaire. » Marquée par l’annulation du dernier réveillon de Noël (en raison de cas positifs déclarés au sein de sa famille), la Parisienne n’en demeure pas moins lucide : « On ne peut pas être derrière tout le monde. »

Alors, sur le groupe WhatsApp dévolu aux festivités, la quadra joue la corde sensible, quitte à réactiver le traumatisme : « Soyez prudents, je vous en supplie, rappelle-t-elle régulièrement. Ne rejouons pas le scénario de l’année dernière… » Dans l’attente de gagner la maison de famille nantaise (où vingt convives sont attendus), elle envisage le pire : « J’ai peur qu’une personne n’ait pas respecté les gestes barrières et fasse tout tomber à l’eau. »

Un sentiment « légitime ». « En cas de résultat positif au Covid et si les festivités comptent avec des personnes fragiles, le plus responsable est encore d’y renoncer », rappelle ainsi Pascal Crépey, épidémiologiste à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), qui en appelle au « bon sens » des Français (gestes barrières, masque, vaccin).

«Stratégie opérante »

« Et les enfants ? » Pour Arnaud G., père de famille, habitant La Rochelle, c’est encore « autour d’eux que se cristallisent le plus de tensions ». Depuis un mois, le quadragénaire reçoit appels et SMS de sa cadette « presque quotidiennement ». « Elle me demande de préserver maman [72 ans] de ce que mes enfants [10 et 12 ans] pourraient bien lui transmettre, souffle-t-il. C’est terriblement culpabilisateur… »

« On ne va quand même pas les laisser réveillonner seuls ! » désamorce alors le Rochelais dans un rire, forcé de reconnaître une « stratégie opérante » : « J’ai promis de les faire tester avant notre arrivée. C’est encore ce que je peux faire de mieux… »

Avec Radio-Canada par Alice Pairo-Vasseur

Congo-P/Noire : incapable de le bouffer, les sorciers de sa famille racontent partout qu’il a le sida

décembre 14, 2022
 P/Noire : incapable de le bouffer, les sorciers de sa famille racontent partout qu’il a le sida

On vient d’apprendre qu’une personne atteinte du VIH ne peut être victime des sorciers de sa famille. C’est le cas de Jonas M, cadre à la Bralico et résidant au quartier Thystère de Pointe-Noire. Les sorciers de sa famille qui l’ont programmé pour ce mois de décembre se seraient rendus compte que dans son sang circulait le virus du sida, rendant impossible leur mission. Ils ont commencé à raconter partout sur sa séropositivité.

Cette fois-ci les sorciers d’une famille Vili sont aux abois, leur proie des fêtes de fin d’année est impossible d’être «mangée». Ces sorciers sont en colère au point de répandre partout que Jonas M a le sida.

Dans leur deuxième monde, les sorciers de cette famille qui ont fait leur choix sur Jonas M, se sont retrouvés confrontés à un grand dilemme susceptible de nuire à leur propre santé. Il s’est avéré que leur choix serait atteint du sida et risquait de se contaminer. Ils ont dû renoncer avec regret à leur plan. Le sida aurait sauvé Jonas M d’être ensorcelé.

Jonas M qui a appris auprès des siens sur son état de santé s’est indigné de cette exposition sur la place de sa maladie. Son médecin qu’il a consulté a nié catégoriquement en être l’auteur, affirmant que le sermon d’hypocras le lui interdisait. Finalement, Jonas M a compris dans les prières que c’étaient les sorciers de sa famille qui salissaient son nom après leur échec nocturne contre sa vie.

Avec Le Congolais.fr

Congo-Brazzaville : accusé à tort d’être un franc-maçon il renie sa famille

novembre 25, 2022
 Brazzaville : accusé à tort d’être un franc-maçon il renie sa famille

L’appartenance à la secte maçonnique est devenue l’accusation principale aux personnes qui réussissent dans une famille. C’est le cas de Christian M qui a pris la décision de couper tous les liens avec sa famille, après avoir été accusé à tort d’être responsable de la mort d’un de ses neveux. Lui, qui voue une haine pour la franc-maçonnerie a été accusé d’en être membre à cause des petits moyens financiers dont il dispose.

La colère de Christian M a créé en lui cet esprit de séparation définitive avec celle qu’il croyait être sa famille. Tout allait bien pourtant jusqu’à ce qu’il trouve enfin du travail comme cadre dans une société privée basée à Brazzaville.

Avec son salaire, il va organiser sa vie en y mettant de l’ordre. Très vite il acquiert une parcelle et y construit une villa avec une annexe pour les locataires. Quelques mois plus tard, il s’offre une voiture et se présente auprès de sa belle-famille pour officialiser sa relation sentimentale.

Tout de suite, sa propre famille lui prête des idées et commence à lier son organisation sociale à la Franc-maçonnerie bien qu’il continue toujours de fréquenter son église de réveil. Certains iront jusqu’à le traiter d’homosexuel qui livrerait ses fesses à une autorité politique pour de l’argent.

Mais tout va se précipiter avec le décès de l’un de ses neveux par accident de la circulation. Étant donné que c’est lui qui avait préparé sa rentrée scolaire, il est tout de suite pointé du doigt. On lui interdit de se présenter à la veillée mortuaire au risque de sacrifier d’autres membres de la famille. C’est un pasteur qui l’aurait désigné coupable.

Christian M qui ne se reproche de rien, a pris la difficile décision de rompre tous les liens avec sa famille pour ne plus être pointé du doigt aux malheurs qui surviendront. Il a préféré s’isoler avec sa femme et son fils avec beaucoup de chagrin.

Avec Le Congolais.fr

Congo-Brazzaville/Moukondo : une famille refuse la dot d’un cadre des finances soupçonné être un détourneur des fonds publics

octobre 31, 2022
 Moukondo : une famille refuse la dot d’un cadre des finances soupçonné être un détourneur des fonds publics

Ce père de famille ne transige pas avec le manque des valeurs chez une personne et très jalouse de la dignité de sa famille. Il a opposé son refus catégorique à la dot de sa fille par un homme connu pour être un grand voleur de l’argent public. « Pour rien au monde ma fille n’épousera un voleur et je ne suis pas prêt à être un receleur des biens du peuple » a coupé court cet homme face aux pressions de certains membres de sa famille.

Il y a encore des Congolais de valeurs qui ne se vendent pas pour des miettes des voleurs. C’est le cas de Monsieur Ossebi, un retraité des impôts dont la fille devrait être dotée par un cadre des finances. Une humiliation que ce dernier n’oubliera jamais de sa vie.

Après une période de relation sentimentale, un cadre des finances a voulu officialiser les choses avec celle qu’il pensait faire sa troisième femme. Une fille de 27 ans sans enfant et fonctionnaire au ministère de la santé. Après avoir envoyé la lettre de demande aux parents de sa conjointe, il a été invité à se présenter accompagné de sa famille pour une communication importante de sa belle-famille.

C’est au quartier Moukondo du quatrième arrondissement de Brazzaville qu’il s’est ramené avec ses parents et quelques proches. Monsieur Ossebi qui a aussi invité pour la circonstance quelques membres de sa famille a remercié ses hôtes d’avoir répondu à son invitation avant de larguer ses missiles de croisière qui ont causé des dégâts inoubliables au prétendant de sa fille.

Il a dit avoir bel et bien reçu la lettre de demande de la main du fiancé de sa fille et après l’avoir examinée avec les siens, la décision de la rencontre a été prise pour clarifier les choses.

Monsieur Ossebi après cette brève introduction a remonté son parcours scolaire et professionnel rempli de loyauté, dignité et surtout d’éthique. Toujours dans son allocution, il a expliqué comment il a élevé et scolarisé ses enfants sans le moindre argent externe à son salaire. Tous ses biens immobiliers ont aussi été acquis grâce à la sueur de son front et est fière d’avoir servi le Congo dans les impôts sans être trompé dans les magouilles.

Pour lui, il était imaginaire que sa fille qui a été élevée sur des valeurs puisse se mettre en couple avec une personne qui n’en possède pas et qui est connue pour être un voleur des fonds publics. «  Cher fils, j’entends souvent que vous vantez vos biens ici et là…J’aimerais juste vous rappeler qu’avec votre salaire, il vous est impossible d’amasser tous ses biens ! ..Brazzaville est petite et on se connaît tous… Vos pratiques arrivent dans nos oreilles sans le moindre effort…En un mot, vous volez l’argent du Congo et c’est à cause de vous que certains compatriotes sont dans le malheur »

Une douche froide que le prétendant n’a su digérer devant sa famille et ses proches et a proférer des menaces contre Monsieur Ossebi avant d’être prié de quitter la concession. La famille Ossebi a fait savoir à leur fille qu’elle ne répondra pas de ce qui pourrait advenir si elle insistait sur sa relation avec ce voleur.

Avec Le Congolais.fr

Ayant reçu une révélation divine, elle rentre s’installer au Congo et abandonne enfants et époux en France

septembre 16, 2022

Une famille déchirée, un papa qui se retrouve seul avec les enfants en France, une épouse qui abandonne tout et rentre dans son Congo natal après une révélation divine. La famille Taty, installée depuis des années dans la banlieue parisienne s’est scindée en deux d’une manière inexplicable. Sandra, l’épouse et maman a choisi de servir Dieu dans ans son Kouilou laissant Georges et les trois enfants au pays des blancs suite à son refus de les laisser suivre leur mère.

C’est désormais au Congo, au quartier Siafoumou que Sandra a choisi de vivre afin de mieux servir son Seigneur suite à la révélation reçue en France. Sans réfléchir, elle a abandonné travail et famille et monté dans le premier vol à destination de Pointe-Noire.

Son époux parle d’une envoûtement de sa famille Vili du pays, mais, elle-même balaie d’une revers cette affirmation et met au centre de sa décision. Avant son départ, Georges a tenté vain appuyé par ses enfants de ramener son épouse à la raison en la faisant voir le mauvais côté d’une vie au Congo. Mais rien!

« Dieu est au contrôle et c’est lui qui m’a demandé de rentrer dans mon pays et je ne vois aucun mal à cela ! La France n’est pas mon pays et ce n’est pas un péché de rentrer chez soi » se justifie Sandra qui a demandé à son époux d’arrêter de manipuler leurs enfants dont la dernière, âgée de 9 ans a émis le souhait de suivre sa maman au Congo.

Avec une formation d’infirmière, Sandra était employée dans un Ehpad avec un salaire avoisinant 2000 euros par mois. Elle a renoncé à tout cela pour répondre à l’appel de Dieu qu’elle sert désormais depuis son domicile de Siafoumou à Pointe-Noire.

Avec Saxer-infos par Stany Frank

Angola : la bataille autour de l’enterrement de José Eduardo dos Santos se poursuit

août 17, 2022

Depuis le décès de l’ancien chef de l’État le 8 juillet à Barcelone, en Espagne, les membres de sa famille se livrent une bataille juridique pour déterminer où il sera inhumé. Le tribunal de Barcelone a tranché, ce mercredi 17 août, en faveur de la dernière épouse du défunt, dont la dépouille sera rapatriée en Angola.

Hommage à José Eduardo dos Santos, à Luanda, en Angola, le 11 juillet 2022. © Ampe Rogerio/EPA/EFE/MAXPPP

Le corps de l’ex-président angolais José Eduardo dos Santos sera remis à sa veuve, Ana Paula dos Santos, pour être rapatrié et inhumé en Angola, a tranché un tribunal de Barcelone dans un arrêt rendu public le 17 août. Le sort de la dépouille de l’ancien chef de l’État angolais, décédé le 8 juillet à Barcelone, est au centre d’une bataille juridique entre les différents membre de la famille dos Santos.

D’un côté, sa dernière épouse, Ana Paula, et leurs trois enfants en commun, sont favorables au rapatriement et l’inhumation en Angola de l’ancien président dans les plus plus brefs délais. De l’autre, le reste des enfants dos Santos, dont l’une de ses filles, Tchizé, sont opposés à des obsèques en Angola avant la tenue des prochaines élections générales du 24 août afin d’éviter une « récupération politique » de la cérémonie.

Illustration des tensions au sein de l’ex-famille présidentielle : Tchizé dos Santos a aussitôt fait savoir par la voix de son avocate espagnole, Carmen Varela, qu’elle allait faire appel de la décision, rendue par une juridiction pénale, tout en rappelant qu’un autre processus, celui-ci au civil, est en cours.

Dans son arrêt, daté du 16 août, le tribunal supérieur de justice de Catalogne souligne notamment, à l’appui de sa décision, que « les dépenses de logement du défunt étaient prises en charge par le gouvernement angolais » et que l’ancien chef de l’État « avait reçu des visites de responsables en Angola alors qu’il se trouvait à Barcelone ».

« Tentative d’homicide »

Jose Eduardo dos Santos, qui a dirigé l’Angola de 1979 à 2017, est décédé à l’âge de 79 ans dans une clinique de Barcelone, où il avait été hospitalisé après un arrêt cardiaque le 23 juin. Son placement en soins intensifs avait révélé de très vives tensions au sein de la famille dos Santos, notamment entre sa dernière épouse, Ana Paula, et sa fille Welwitschea « Tchizé » dos Santos (44 ans). Cette dernière avait ainsi porté plainte en Espagne quelques jours avant le décès de son père pour « tentative d’homicide ». Elle accusait le médecin personnel de son père et Ana Paula d’être responsables de la détérioration de l’état de santé de l’ancien président, et avait, par la suite, réclamé une autopsie, jugeant le décès « suspect ».

« Depuis leur séparation en 2017 et jusqu’au mois d’avril dernier, Ana Paula n’avait pas rendu visite à Barcelone » à l’ex-chef de l’État angolais, avait également assuré « Tchizé » dos Santos dans un communiqué publié par ses avocats. Elle était opposée au retour du corps de son père en Angola, affirmant qu’il souhaitait « être enterré dans l’intimité en Espagne », où il vivait depuis 2019, et non dans son pays « avec des funérailles nationales qui pourraient favoriser le gouvernement actuel » du président João Lourenço lors du scrutin du 24 août, selon un communiqué de ses avocats.

Une mort naturelle

Dans un premier temps, la justice espagnole s’était opposée à la remise du corps à la famille de l’ancien président angolais, le temps d’effectuer des analyses complémentaires à l’autopsie et d’identifier « le ou les membres de la famille » à qui remettre la dépouille. Le tribunal confirme que l’autopsie a conclu à une « mort naturelle », avec des problèmes d’ »insuffisance cardiaque » et de « surinfection pulmonaire ».

Le successeur de dos Santos à la tête de l’Angola, João Lourenço, qui est candidat à sa réélection, a décrété le mois dernier sept jours de deuil national en hommage à son prédécesseur. Mais, à son arrivée au pouvoir en 2017,  il avait surpris en lançant une vaste campagne contre la corruption visant notamment la famille dos Santos. Né dans un quartier populaire de la capitale Luanda, José Eduardo dos Santos avait mis en place une gouvernance opaque, favorisant sa famille et ses proches, et fondée sur la confusion entre ressources publiques et privées. Une autre de ses filles, Isabel dos Santos, avait été sacrée en 2013 la femme la plus riche d’Afrique.

Par Jeune Afrique avec AFP

Égypte : un Français retrouvé un an après sa disparition

août 16, 2022

Yann, un étudiant parisien de 27 ans, n’avait plus donné de nouvelles depuis le 4 août 2021. Il est finalement rentré à Paris, rapporte BFMTV.

Yann Bourdon n'avait plus donne de signe de vie depuis plus d'un an.
Yann Bourdon n’avait plus donné de signe de vie depuis plus d’un an. © Capture d’écran Facebook

Uniquement équipé de son sac à dos, Yann Bourdon s’était lancé dans un périple à pied à travers l’Europe en 2020, avant de finir en Égypte. L’étudiant en histoire à la Sorbonne n’avait toutefois plus donné de nouvelles à sa famille depuis le 4 août 2021. Plus d’un an plus tard, le jeune homme a finalement été retrouvé. Sain et sauf, il est rentré en France, rapporte BFMTV, mais ne souhaite pas communiquer sur ce qu’il lui est arrivé cette dernière année.

« Le 9 août dernier, on a eu l’information que Yann s’était présenté au consulat français du Caire. Il a communiqué, par un appel téléphonique, avec sa sœur, en premier lieu, pour la prévenir qu’il était présent au consulat français, qu’il allait bien. Par la suite, il a appelé sa mère pour lui donner aussi de ses nouvelles », détaille Sarah Sakouti, avocate de Yann Bourdon, à BFM Paris Île-de-France.

« Nous devions attendre des informations des autorités égyptiennes pour savoir quelle était la prochaine étape, et finalement, c’est l’agence de sécurité nationale égyptienne elle-même qui a pris le billet d’avion de Yann pendant la nuit du 9 au 10, et il est arrivé en France le 10 août », ajoute-t-elle.

It is with pleasure and relief that we inform you that on August 9, 2022 Yann presented himself at the French Consulate in Cairo, Egypt and returned to France the next day.
Thank you all for your help and support in the search for our loved one. pic.twitter.com/TpCQhfXBGl— Disparition.Yann.Bourdon.au.Caire (@yann_missing) August 15, 2022

La disparition du jeune backpacker reste un mystère à l’heure actuelle. « Nous tenons à respecter son silence quant aux raisons de sa disparition depuis le 4 août 2021 et le laisser retrouver les siens », a déclaré le Comité de justice dans un communiqué. La veille du 4 août, Yann Bourdon séjournait dans une auberge de jeunesse. Sa famille a commencé à s’inquiéter de ne plus recevoir de nouvelles, avant de signaler sa disparition en novembre. Un mois plus tard, ils ont découvert que son compte bancaire avait entièrement été vidé le 7 août.

Avec Le Point

La famille de Rushdie « soulagée » qu’il ne soit plus sous assistance respiratoire

août 14, 2022
Salman Rushdie parle au micro sur une estrade.

L’auteur Salman Rushdie prend du mieux, selon sa famille (archives). Photo : Getty Images/Thomas Lohnes

La famille de Salman Rushdie s’est dite « extrêmement soulagée » dimanche que l’écrivain britannique ne soit plus sous assistance respiratoire. Elle a assuré que son sens de l’humour restait « intact » malgré la gravité de ses blessures.

Mon père est toujours dans un état critique à l’hôpital et reçoit un traitement intensif et continu, a indiqué son fils, Zafar Rushdie, dans un tweet envoyé au nom de la famille.

Nous sommes extrêmement soulagés qu’hier [samedi], il ait été débranché du respirateur et de l’apport en oxygène, et qu’il ait pu dire quelques mots, a-t-il ajouté.

Bien que ses blessures soient graves et de nature à changer sa vie, son habituel sens de l’humour vif et provocateur reste intact, a poursuivi Zafar Rushdie, qui dirige une agence de relations publiques établie à Londres.

Il a remercié les membres du public qui sont venus défendre l’auteur des Versets sataniques lors de l’attaque vendredi dans l’État de New York ainsi que les agents de police et les soignants qui lui ont porté assistance.

Des secours s'affairent autour de Salman Rushdie, qui vient d'être attaqué à l'arme blanche.

Les secours sont rapidement intervenus pour secourir Salman Rushdie qui venait d’être agressé à l’arme blanche. Photo: AP/Joshua Goodman

Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques et cible depuis plus de 30 ans d’une fatwa de l’Iran, avait été placé sous respirateur après avoir été poignardé vendredi au cou et à l’abdomen dans l’État de New York par un homme qui a été arrêté.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Burkina Faso : Blaise Compaoré demande pardon au peuple et à la famille de Thomas Sankara

juillet 26, 2022

Ce mardi, une délégation venue de Côte d’Ivoire a livré un message de l’ancien président à Paul-Henri Sandaogo Damiba. Cette démarche intervient moins de trois semaines après un bref retour de l’ex-chef de l’État à Ouagadougou.

Blaise Compaoré dans le palais présidentiel, à Ouagadougou, le 8 juillet 2022, après un sommet des anciens chefs de l’État avec le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. © OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

« J’appelle nos compatriotes, les filles et fils de l’intérieur comme de l’extérieur, à une union sacrée à la tolérance et à la retenue, mais surtout au pardon, pour que prévale l’intérêt supérieur de la nation », écrit l’ancien président Blaise Compaoré dans un courrier adressé aux Burkinabè et livré ce 26 juillet par une délégation venue de Côte d’Ivoire, où vit l’ex-chef de l’État depuis son exil, en 2014.

Trente-cinq ans plus tard

Les mots les plus marquants sont ceux destinés à la famille de Thomas Sankara : « Je demande pardon au peuple burkinabè pour tous les actes que j’ai pu commettre pendant mon magistère, plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noël Sankara. J’assume et déplore, du fond du cœur, toutes les souffrances et drames vécus par toutes les familles durant mes mandats à la tête du pays et [leur] demande de m’accorder leur pardon. »

Des mots écrits alors que Blaise Compaoré a été condamné en avril dernier à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de l’ancien président, il y a trente-cinq ans. Sera-t-il entendu ? La famille de Thomas Sankara n’avait pas encore réagi mardi en fin d’après-midi.

Soutien ivoirien

La délégation venue de Côte d’Ivoire a rencontré le président de la transition, le colonel putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba, à Kosyam, ce mardi 26 juillet, pour lui remettre le message. Elle était composée de Djamila Compaoré, la fille de l’ancien président, et d’Ally Coulibaly, l’un des plus fidèles collaborateurs d’Alassane Ouattara. Yéro Boly, le ministre burkinabè chargé de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, était également présent.

Ally Coulibaly a expliqué le sens de cette démarche. Il a souligné le « soutien » d’Alassane Ouattara au processus lancé par Damiba. « Pour lui [le président ivoirien], la condition pour que le Burkina Faso puisse s’en sortir, c’est la cohésion et l’union des fils et filles de ce pays. […] Alassane Ouattara souhaiterait que le peuple frère du Burkina Faso entende ce message extrêmement fort de l’ancien président Blaise Compaoré à qui il accorde l’hospitalité en Côte d’Ivoire depuis huit ans par humanisme et en raison des valeurs auxquelles il croit, au nombre desquelles la dignité humaine et le respect de l’intégrité des personnes. »

Rencontre à haut risque

La lettre de Blaise Compaoré est datée du 8 juillet, date à laquelle Damiba avait convié tous les anciens chefs de l’État burkinabè à une rencontre de « réconciliation ». Un rendez-vous à haut risque à cause des réticences d’une partie de l’opinion publique à l’égard du retour de Blaise Compaoré dans son pays natal.

Ces retrouvailles ne s’étaient d’ailleurs pas déroulées comme prévu. Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier dernier par Damiba, avait décidé à la dernière minute, sous la pression de ses partisans, de ne pas effectuer le déplacement. Michel Kafando et Yacouba Isaac Zida avaient également décliné l’invitation.

Blaise Compaoré s’est néanmoins réjoui d’avoir pu rentrer au pays. Dans son courrier, il exprime « sa profonde reconnaissance aux autorités de la transition ».

Avec Jeune Afrique

Angola : après la mort de « Zedu », la bataille dos Santos-Lourenço continue

juillet 14, 2022

Les obsèques de l’ancien président José Eduardo dos Santos, décédé le 8 juillet à Barcelone, font l’objet de discussions tendues entre l’exécutif angolais et la famille du défunt.

José Eduardo dos Santos, ici photographié en 2012 avec l’ex-première dame Ana Paula, est décédé le 8 juillet à Barcelone, en Espagne. © STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Ce sont des négociations d’un type particulier : se mettre d’accord sur la date, le lieu et les conditions d’un enterrement, celui de l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos. Depuis son décès le 8 juillet à Barcelone, en Espagne, où il vivait depuis avril 2019, des discussions tendues, rapportées notamment par l’agence de presse Lusa, se déroulent entre la famille de l’ancien chef de l’État, dont deux de ses filles Isabel et Tchizé dos Santos, et l’exécutif angolais, dirigé par l’actuel président et successeur de dos Santos, João Lourenço.

D’un côté, la présidence angolaise, qui a décrété sept jours de deuil national et annoncé l’ouverture d’espaces de recueillement dans toutes les provinces du pays, entend organiser en Angola des funérailles d’État, en accord avec le statut d’ancien président de José Eduardo dos Santos.

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Dès l’annonce du décès, l’exécutif a créé un comité ministériel pour organiser les obsèques et, ce lundi 11 juillet, João Lourenço est allé lui rendre hommage dans un espace spécialement aménagé à Luanda, au Mausolée d’Agostinho Neto, monument célébrant le souvenir du premier président de l’Angola indépendant.

Branche d’olivier

« Nous comptons sur la présence de tous, sans aucune exception [lors des obsèques] », a affirmé le chef de l’État, insistant sur le fait qu’il ne « voyait pas de raison à ce que la famille, qui se trouve à l’étranger, ne puisse pas accompagner son être cher ». Une déclaration en forme de branche d’olivier alors que les relations avec le camp dos Santos sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir de Lourenço et le lancement par ce dernier d’une croisade anti-corruption visant notamment l’ancienne famille présidentielle. Critiqué pour cette stratégie, y compris au sein de son propre camp, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), et devant affronter des élections générales le 24 août, João Lourenço ne peut voir que d’un bon œil des obsèques nationales célébrant l’union de son camp et du pays tout entier.

Sans surprise, les enfants dos Santos refusent une récupération politique des funérailles de leur père. « João Lourenço et son gouvernement ont, avec la complicité de la direction du MPLA, harcelé José Eduardo dos Santos jusqu’à son décès. Aujourd’hui, ils veulent organiser son enterrement. Comment une fille qui aime son père peut garder son calme face à tant d’hypocrisie et de malveillance ? », a déclaré sur Instagram l’une des filles de l’ancien président, Tchizé, qui a demandé une autopsie autant pour faire la lumière sur les causes de la mort de son père que retarder un éventuel transfert à Luanda. Les résultats préliminaires de l’autopsie, réalisée le week-end dernier, font dores-et-déjà état d’une « mort naturelle ».

Récupération politique

Selon le quotidien portugais Expresso, Isabel dos Santos, fille aînée de José Eduardo dos Santos et demi-sœur de Tchizé, ne serait pas opposée à des obsèques en Angola à condition qu’elles se tiennent après les élections et avec l’assurance qu’elle et Tchizé ne soient pas inquiétées par la justice angolaise. Alors que son demi-frère José Filomeno dos Santos a été condamné pour fraude à cinq ans de prison (une décision dont il a fait appel), Isabel dos Santos est visée par plusieurs procédures judiciaires en Angola et au Portugal ouvertes sur des accusations de corruption qu’elle réfute.

LA FAMILLE DOS SANTOS NE PRÉSENTE PAS UNE POSITION UNIE DANS LES DISCUSSIONS AVEC LES AUTORITÉS ANGOLAISES

Fin juin, la justice angolaise a ainsi tenté d’entendre la femme d’affaires alors qu’elle se trouvait aux Pays-Bas, en vain. Pour compliquer la donne, la famille dos Santos ne présente pas une position unie dans les discussions avec les autorités angolaises, l’ex-première dame, Ana Paula dos Santos, et l’une des sœurs de José Eduardo dos Santos, Marta dos Santos, paraissant plus enclines à coopérer et favorables à des funérailles en Angola.

Preuve des difficultés, la réunion qui s’est tenue ce week-end et les échanges qui ont suivi n’ont débouché sur aucun accord. Pour mener les discussions, la présidence angolaise a notamment dépêché à Barcelone le ministre d’État et chef de la « Maison militaire », Francisco Furtado, le ministre des Affaires étrangères, Téte António, et le procureur général de la République, Helder Pitta Grós. Lors de la réunion, ils avaient face à eux, selon l’agence Lusa, Ana Paula dos Santos, les trois enfants issus de son union avec l’ancien président et un autre des fils, Joess dos Santos – Isabel dos Santos, José Eduardo Paulino dos Santos « Coréon Dú » (le frère de Tchizé), la sœur du défunt Marta dos Santos et six neveux ayant participé par vidéoconférence.

Le sujet de la remise du corps de l’ancien président et de son éventuel transfert à Luanda est désormais devant la justice espagnole qui, selon Lusa, doit se prononcer sur le dossier dans la semaine.

Avec Jeune Afrique par Estelle Maussion