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Russie: Les familles de marins du Moskva manquant à l’appel sont en quête de réponses

avril 22, 2022

Le croiseur russe Moskva, lors d’une répétition pour la parade du jour de la marine, dans le port de Sébastopol, en Crimée, en juillet 2017. Photo : Reuters/Pavel Rebrov

Toujours sans nouvelles de membres de l’équipage du croiseur russe Moskva qui a sombré la semaine dernière au large de l’Ukraine, des Russes veulent savoir ce qu’il est advenu de leurs proches. Des témoignages sur différentes plateformes dressent des constats : non, les marins n’ont pas tous été rescapés, et l’équipage du Moskva comptait des conscrits.

Une semaine après le naufrage du vaisseau amiral de la flotte russe en mer Noire – après une explosion de munitions, selon Moscou, ou des frappes de missiles, selon l’Ukraine – les autorités russes n’ont toujours émis aucun bilan officiel du nombre de survivants, de morts et de blessés sur un équipage composé d’environ 500 personnes.

Devant le silence des autorités quant au sort de leurs proches ou les informations contradictoires qui leur sont communiquées, au moins 10 familles, selon le New York Times, ont publiquement exprimé leur frustration sur les réseaux sociaux encore permis par le Kremlin ou, encore, dans des médias russes indépendants ou internationaux.

Peu semblent avoir été plus directs que le père de Yegor Chkrebets, un jeune homme de 19 ans qui était cuisinier à bord du Moskva.

« Ils ont dit que l’équipage entier a été évacué. C’est un mensonge! Un mensonge cruel et cynique! »— Une citation de  Dmiti Chkrebets, père de Yegor Chkrebets, sur le réseau social VKontakte

Capture d’écran de la page VKontakte de Dmitri Chkrebets, montrant une photo de son fils Yegor.

Photo : Vkontakte Via Radio Free Europe/Radio Liberty

La semaine dernière, l’agence d’État russe TASS a initialement affirmé que tout l’équipage avait été secouru, en faisant ensuite disparaître en douce le mot tout.

Se tournant vers VKontakte, un équivalent russe de Facebook, Dmitri Chkrebets a dit avoir été informé que son fils ne figurait pas parmi les morts ni les blessés, mais sur une liste de marins disparus.

Comment peuvent-ils mentir avec autant de cynisme en prétendant sur les chaînes de télévision que tous sont vivants, a-t-il demandé sur Radio Free Europe/Radio Liberty.

Si la disparition du Moskva, qui jouait un rôle clé dans la coordination des navires russes en mer Noire, constitue l’un des plus grands revers matériels et aussi symboliques encaissés par Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine, pour les Russes sans nouvelles d’un fils, d’un mari, d’un père ou d’un frère, c’est évidemment une tragédie personnelle.

Faisant état au média russe indépendant Insider des recherches pour retrouver son fils, Irina Chkrebets a confié s’être rendue avec son mari dans un hôpital militaire de Crimée où étaient soignés des marins blessés.

« Nous avons regardé chaque enfant brûlé. Je ne peux pas vous dire à quel point ça a été difficile. Nous n’avons pas trouvé notre fils. Il n’y avait que 200 personnes, ils étaient plus de 500 à bord. Où sont les autres? »— Une citation de  Irina Chkrebets, mère d’Egor Chkrebets, en entrevue à Insider

Des informations contradictoires

Le commandant en chef de la marine russe, l’amiral Nikolai Yevmenov, a affirmé que l’équipage était de retour à sa base de Sébastopol, dans la péninsule de Crimée, selon Novaya Gazeta Europe, un journal russe d’enquête indépendant contraint à œuvrer en exil.

Samedi dernier, le ministère russe de la Défense a d’ailleurs diffusé une vidéo montrant une rencontre entre l’amiral Nikolai Yevmenov et des hommes présentés comme des membres de l’équipage du Moskva, au port de Sébastopol.

Des marins qui auraient été sauvés du naufrage ont participé à une cérémonie à Sébastopol la semaine dernière. Photo : Via Reuters/Ministère Russe de la Défense

Le Novaya Gazeta Europe a précisé que la partie de la rencontre où les commandants ont annoncé le nombre d’officiers présents et absents a été diffusée sans le son.

Selon les estimations des médias, il y avait cependant une centaine d’hommes, disposés sur deux rangées. Les responsables russes n’ont pas expliqué l’absence des autres membres de l’équipage.

La quête de réponses des Chkrebets, comme celle d’autres familles, se révèle un parcours du combattant.

Interviewée par le site russophone indépendant Meduza, basé en Lettonie, Anna Syromaysova, la mère d’un conscrit disparu a rapporté n’avoir pu voir aucun document officiel relatif aux victimes : Il n’y a pas de listes. Nous les recherchons nous-mêmes. Ils ne nous disent rien.

Un constat aussi dressé par Maksim Savin dans une entrevue au New York Times.

Ils ne veulent pas nous parler. Nous sommes en deuil. Ils ont enrôlé notre petit frère, et il est fort probable qu’ils ne nous le rendront jamais, a-t-il dit de son frère Leonid, un conscrit d’à peine 20 ans réfractaire à servir dans l’armée et qui ne soutenait pas la guerre, précise-t-il.

La famille s’est d’abord fait dire qu’il était disparu, puis a reçu des comptes rendus contradictoires sur les circonstances de sa mort, avant qu’un de ses interlocuteurs ne revienne à la version initiale.

On dirait que les officiers essaient de faire taire tout le monde, conclut-il.

Son récit concorde avec celui fait par Tamara Grudinina au service en langue russe de la BBC. Son fils, Sergei Grudinin, 21 ans, a été affecté au Moskva après avoir reçu une formation de base, affirme-t-elle.

On lui a tour à tour dit qu’il manquait à l’appel, qu’il était vivant et en bonne santé, et qu’il la contacterait à la première occasion et qu’il avait coulé avec le bateau.

Par crainte, peut-être, de représailles de la part d’un gouvernement qui prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison pour la diffusion d’informations mensongères, d’autres ont préféré se confier à des médias sous couvert d’anonymat ou ont effacé leurs messages sur les réseaux sociaux après avoir fait état de la disparition de leurs proches.

Le Kremlin a refusé de commenter les témoignages qui ont émergé au cours des derniers jours, disant s’en remettre au ministère de la Défense, qui n’a pas confirmé les informations.

Des Russes font état de la mort de leurs proches

Des vétérans de la flotte russe de la mer Noire ont organisé vendredi dernier une cérémonie en mémoire du croiseur lance-missiles russe Moskva.

Photo : Reuters/Alexey Pavlishak

Des médias, dont Reuters, ont rapporté qu’une cérémonie commémorative avait eu lieu à Sébastopol vendredi dernier. Les photos de l’événement montrent des couronnes de fleurs ornées d’un message honorant le navire et l’équipage, ce qui, selon Radio Free Europe/Radio Liberty, confirme indirectement que certains membres de l’équipage du Moskva ont bien été tués.

Sur le site de réseautage russe Odnoklassniki, Varvara Vakhrusheva a confirmé la mort de son mari, l’aspirant de marine Ivan Vakhrushev, à la suite d’un appel de responsables de la marine russe.

La femme d’un marin interviewée par Radio Free Europe/Radio Liberty a aussi confirmé la mort de son mari.

Yulia Tsyvova, en pleurs, a pour sa part confié au Guardian avoir reçu, lundi, un appel du ministère de la Défense l’avisant de la mort de son fils Andrei.

« Il n’avait que 19 ans, c’était un conscrit. Ils ne m’ont rien dit d’autre, aucune information sur la date des funérailles. Je suis sûre qu’il n’est pas le seul à avoir trouvé la mort. »— Une citation de  Yulia Tsyvova, au Guardian

Le site Meduza cite une source proche du commandement de la flotte russe de la mer Noire, qui affirme que 37 membres d’équipage du Moskva sont morts.

Le bilan coïncide avec celui avancé dans une entrevue accordée sous couvert d’anonymat à Novaya Gazeta Europe par la mère d’un marin qui, lui, a survécu.

Des gens ont été tués, certains ont été blessés, d’autres ont disparu […] [Mon fils] m’a appelée en pleurant à cause de ce qu’il avait vu. C’était effrayant. De toute évidence, tout le monde n’a pas survécu, a-t-elle dit, évoquant environ 40 morts.

Plusieurs des blessés ont perdu leurs membres, parce qu’il y a eu plusieurs explosions causées à la fois par les missiles et par des munitions détonées, a-t-elle ajouté.

Mon fils m’a dit que le croiseur avait été frappé depuis la terre, du côté ukrainien. Un feu ne se déclenche pas sans raison […] Ils ont essayé d’éteindre le feu par eux-mêmes, après que trois missiles Neptune eurent touché le croiseur, a-t-elle soutenu.

La femme accrédite ainsi la thèse mise de l’avant par l’Ukraine, même si celle-ci dit avoir lancé deux missiles en direction du Moskva.

Les autorités russes camouflent les informations, estime-t-elle, parce que le ministère de la Défense ne veut pas admettre une défaite de l’Ukraine. Il ne veut pas admettre qu’un tel croiseur a été endommagé.

Depuis le début de l’offensive, les autorités russes minimisent d’ailleurs leurs pertes, selon les experts.

À l’issue de la première semaine de combats, le ministère de la Défense déplorait dans ses rangs 498 morts et 1597 blessés. Il y a un mois, il confirmait un total de 1351 militaires tués et de 3825 blessés, un bilan nettement inférieur aux estimations ukrainiennes et occidentales.

Les forces ukrainiennes affirment que le nombre de militaires russes tués a désormais franchi le seuil de 20 000.

Il y a un mois, un responsable de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN estimait que le nombre de militaires russes tombés au combat au cours des quatre premières semaines du conflit se situait entre 7000 et 15 000 pour un total de 30 000 à 40 000 soldats russes tués ou blessés.

Utilisation de conscrits

Au-delà du nombre de morts gardé secret par Moscou, les témoignages des proches pointent vers un autre aspect de la guerre menée par la Russie : le recours à des conscrits, souvent très jeunes.

Rapidement après avoir lancé ce qu’il désigne comme une opération militaire spéciale, Vladimir Poutine a assuré qu’il n’enverrait pas de conscrits ou de réservistes combattre en Ukraine.

Au début du mois dernier, le ministère russe de la Défense a pourtant dû reconnaître la présence de conscrits au front, ajoutant que certains avaient été faits prisonniers. L’armée russe a argué qu’ils avaient été envoyés en Ukraine par erreur et rapatriés depuis.

La loi russe interdit de déployer ces dizaines de milliers d’hommes russes âgés de 18 à 27 ans, mobilisés chaque année pour un service militaire obligatoire d’un an, dans des opérations se déroulant à l’extérieur des frontières.

Un fait que n’a pas manqué de relever Dmitri Chkrebets.

Un conscrit qui n’est pas censé voir des combats actifs fait partie des disparus au combat. Les gars, comment peut-on être porté disparu en haute mer?!!!, a-t-il écrit sur le réseau social VKontakte.

« Je leur ai demandé directement : pourquoi vous, les officiers, êtes-vous en vie, et mon fils, un soldat conscrit, est-il mort? »— Une citation de  Dmitri Chkrebets, rapportant un échange avec les commandants du Moskva

Les personnes qui ont permis que cela se produise devraient être punies, a-t-il déclaré à Radio Free Europe/Radio Liberty.

Plus nous écrivons, plus il leur sera difficile de garder le silence sur ce qui se passe, croit Dmitri Chkrebets.

Si plusieurs de ses concitoyens craignent de prendre la parole, ce n’est pas son cas. Un homme dont le fils lui a été enlevé d’une manière aussi ignoble n’a peur de rien!

Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf avec les informations de New York Times, The Guardian, BBC, The Insider, Radio Free Europe/Radio Liberty, Novaya Gazeta Europe et Meduza

Canada/Québec: Congestion à éviter dans les cimetières

mai 18, 2020
La majorité des familles qui vivent un deuil ont décidé de reporter la cérémonie funéraire.
© Sébastien Tanguay/Radio-Canada La majorité des familles qui vivent un deuil ont décidé de reporter la cérémonie funéraire.
Pandémie oblige, des dizaines de familles ont reporté les funérailles de leur défunt dans l’espoir d’un retour à la normale. Avec l’arrivée du printemps se multiplieront maintenant les enterrements, une situation qui oblige l’industrie funéraire à s’adapter pour éviter la congestion dans les cimetières.

Avant le confinement, le curé Mario Côté officiait jusqu’à quatre cérémonies funéraires par semaine.

Depuis le 13 mars, plus rien. Les deuils s’entassent mais les églises, elles, demeurent fermées sur ordre du gouvernement.

«C’est sûr qu’il y aura un effet d’accumulation», croit François Chapdelaine, directeur général de la Compagnie Saint-Charles qui gère le cimetière du même nom.

D’autant plus que les consignes sanitaires diminuent la capacité d’accueil habituelle de l’industrie funéraire.

«Dans certains milieux, il peut y avoir une vingtaine, une trentaine, une quarantaine de funérailles en suspens, renchérit le chanoine Jean Tailleur, chancelier du diocèse de Québec. En milieu urbain, ça peut même être beaucoup plus.»

«La région de la Capitale-Nationale peut néanmoins être rassurée, elle est plus épargnée par la COVID-19 que beaucoup d’autres endroits dans le monde. Le taux de mortalité demeure gérable», constate François Chapdelaine.

Malgré tout, il faudra vraisemblablement écourter les cérémonies pour parvenir à accueillir toutes les familles dans un délai raisonnable.

Dans la métropole, où la réalité est toute autre, l’industrie funéraire peine déjà à répondre à la demande.

«Un collègue me disait il y a deux semaines qu’un salon funéraire lui a amené 35 défunts en une journée, se souvient le directeur général du Cimetière Saint-Charles. Ils ne sont pas loin du point de saturation dans la grande région de Montréal.»

Reprise des funérailles à l’église réclamée

«Malgré la stabilité observée dans la grande région de Québec, le deuil continue d’y creuser de profondes cicatrices», croit le curé Mario Côté.

«Ça me préoccupe beaucoup, s’inquiète le curé. J’ai l’impression d’avoir les pieds et les poings liés.»

Vingt et une familles en deuil attendent de dire un dernier adieu à leur défunt dans sa paroisse dans le secteur de Loretteville.

Seuls les salons funéraires, pour l’instant, peuvent accueillir de telles cérémonies. Une situation qui suscite l’incompréhension du clergé, qui doit encore tenir la porte de ses églises verrouillées.

«Nous avons la prétention de penser que dans une église avec un plafond de 30 pieds [9 m]de haut, c’est aussi sécuritaire de rassembler dix personnes que dans un salon funéraire où le plafond est à 10 pieds», souligne le chanoine Jean Tailleur, du diocèse de Québec.

Avec Radio-Canada par Sébastien Tanguay

Chili: des familles de victimes de la dictature poursuivent les ministres de Pinochet

septembre 11, 2019

 

Des proches de victimes de la dictature d’Augusto Pinochet au Chili ont déposé plainte ce mercredi 11 septembre pour complicité contre les ministres de l’ancien dirigeant, que la justice n’a jusqu’à présent pas inquiétés.

«Nous venons de déposer une plainte contre chacun de ceux qui ont occupé un poste de ministre pendant les 17 années de la dictature (…) car, pendant ces 17 ans, les meurtres n’ont pas été seulement commis par les agents de l’appareil répressif», a déclaré Lorena Pizarro, présidente du Collectif des familles de détenus-disparus (AFDD). Ces plaintes ont été déposées à l’occasion du 46e anniversaire du coup d’Etat contre le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Le 11 septembre 1973, des militaires chiliens dirigés par le général Pinochet avaient renversé ce gouvernement démocratiquement élu. Salvador Allende s’était suicidé dans son palais présidentiel pris d’assaut.

Comme chaque année, des organisations de gauche ont rappelé la mémoire des 3200 morts et disparus sous le régime de Pinochet (1973-1990), décédé en 2006 à 91 ans sans jamais avoir été condamné. «Vous savez pourquoi nous continuons à commémorer le 11 septembre ? Parce que c’est le peuple qui se souvient, pas seulement nous», a ajouté Lorena Pizarro, au premier rang d’une manifestations où étaient brandis des portraits de disparus et des oeillets rouges. Dimanche, plus de 4.000 personnes ont manifesté à Santiago pour rappeler cet épisode sombre de l’histoire chilienne, dont le souvenir continue de diviser profondément le pays. Selon les chiffres officiels, 38.000 personnes ont aussi été torturées à cette période.

Le président conservateur Sebastian Piñera, qui a entamé en mars 2018 un deuxième mandat, a décidé cette année de ne pas commémorer l’événement, préférant faire une brève allocution à la presse pour appeler les Chiliens à la réflexion et à l’unité. Jusque-là, cet anniversaire donnait lieu à une cérémonie au palais présidentiel de La Moneda. «J’invite tous mes compatriotes à réfléchir avec sérénité et bonne volonté sur les causes et les conséquences du 11 septembre 1973, à tirer les leçons et enseignements des erreurs du passé», a déclaré le chef de l’Etat. Signe des divisions qui traversent la société, un encart signé par une soixante de personnes paru dans le quotidien El Mercurio, estime que «le 11 septembre de 1973, le Chili a échappé à ce que le Venezuela est aujourd’hui». La députée du Parti communiste Carmen Hertz, dont le mari, le journaliste Carlos Berguer, a été exécuté en 1973, a exprimé «honte et dégoût devant l’encart du Mercurio équivalent à un groupe de nazis en Allemagne publiant dans un média la justification et la relativisation de la Shoah».

Selon un rapport sur les droits humains de l’Université Diego Portales, seuls 22% des cas d’exécutions ou de disparitions reconnus officiellement ont donné lieu à des condamnations entre 1995 et juin 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’UE évacue les familles et personnels non essentiels de sa délégation au Burundi

novembre 13, 2015

Bruxelles – L’Union européenne a décidé d’évacuer les familles et des personnels non essentiels de sa délégation au Burundi, secoué par des violences, sur la base d’une nouvelle évaluation des risques, ont indiqué à l’AFP deux responsables européens.

Nous avons décidé d’évacuer temporairement les familles et une partie du personnel non essentiel, mais la délégation continuera de fonctionner normalement, a précisé une source européenne.

La décision a été prise sur la base d’une nouvelle évaluation des risques liés à la situation au Burundi, a souligné la même source.

On a réduit le volume de nos personnels de façon à le réduire au staff essentiel. On voit bien que la situation est dangereuse à Bujumbura, nous prenons donc des mesures pour notre personnel et les familles qui devraient quitter le pays dans les jours qui viennent, a expliqué un autre responsable européen.

La candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon ses adversaires à la Constitution et à l’accord d’Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006), a plongé le Burundi dans une grave crise ayant fait au moins 240 morts et 200.000 réfugiés depuis fin avril. Les violences quasi quotidiennes entre groupes armés laissent craindre un retour de violences à grande échelle.

L’UE a invité le Burundi à des consultations sur les atteintes aux droits de l’homme et aux principes démocratiques, un processus prévu dans les accords de Cotonou qui, s’il échoue, peut conduire les Européens à suspendre l’aide au développement versée aux autorités.

Celles-ci doivent répondre d’ici la fin novembre à la lettre d’invitation adressée au président Pierre Nkurunziza, mais l’Union n’avait pas encore reçu vendredi de réponse formelle, selon plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles.

La Belgique, ancienne puissance coloniale, a de son côté conseillé vendredi à ses ressortissants de quitter le pays, en raison notamment des propos hostiles à la Belgique et des menaces à l’encontre des ressortissants belges (qui) ont (..) été diffusés.

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE, qui se retrouvent lundi à Bruxelles, doivent notamment faire le point sur la situation au Burundi et appeler dans un texte commun à la fin des violences.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2015 12h45)

Lufthansa promet une aide continue aux familles après le crash

avril 1, 2015

Le PDG de Lufthansa s’est recueilli dans les Alpes françaises sur les lieux du crash qui a affecté Germanwings. Remerciant les sauveteurs, les riverains et la France, il a promis une aide continue aux familles des victimes.

« Nous sommes reconnaissants », a déclaré, en français, Carsten Spohr, qui s’est recueilli devant une stèle en hommage aux victimes aux côtés du PDG de Germanwings, Thomas Winkelmann, dans la commune du Vernet, à proximité des lieux de la catastrophe, qui a fait 150 victimes.

« Je donne ma parole aux victimes, notre aide ne va pas s’arrêter cette semaine. Nous continuerons d’apporter notre aide tant qu’elle sera nécessaire », a-t-il ajouté, sans répondre à aucune question de journaliste.

M. Spohr a tenu à « remercier les centaines de personnes qui ont fait un travail formidable pour aider au cours de ces dernières semaines », citant les forces de police, la gendarmerie, l’armée, les « médecins qui aident à l’identification des victimes » ainsi que les habitants de la région. Le dirigeant s’est dit « impressionné par le professionnalisme, l’énergie, l’empathie et la sympathie qui ont été manifesté ».

MM. Spohr et Winkelmann se sont posés en hélicoptère peu avant 10h00 à Seyne-les-Alpes, base logistique des équipes de secours et d’enquête, qui continuent de travailler sur les lieux du crash à une dizaine de kilomètres de là. Ils se sont rendus au poste de commandement opérationnel, près de la chapelle ardente.

Romandie.com

Don aux familles des femmes martyres: Madame Ouattara offre des vivres pour le mois de jeûne

août 17, 2011

A l’occasion du jeûne musulman, Mme Dominique Ouattara, première dame, a décidé d’apporter son soutien aux familles des sept femmes tombées, le 03 mars dernier sous les balles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pro-Gbagbo, au plus fort de la crise post-électorale. Ce sont donc sept (07) familles de la commune martyre d’Abobo qui ont reçu, le lundi 15 Août 2011, des vivres de la première dame Mme Dominique Ouattara.

Pour l’occasion, absente du pays, elle s’est fait représenter par les sœurs cadettes de son époux, Mme Rhokia Ouattara et Sita Keita. Ces dernières étaient accompagnées par une forte délégation des membres du cabinet de la première dame.

Autre symbole. La remise de ces dons a coïncidé, comme par hasard, avec la célébration de la fête de l’Assomption symbolisant la montée de la vierge Marie au ciel, au terme de sa vie terrestre. Ce sont, au total, 49 sacs de riz, 14 sacs de sucre de 25 kg, 21 cartons de lait, 14 cartons pâtes alimentaires qui ont été offerts aux différentes familles qui ont répondu à l’appel des organisateurs.

Après avoir reçu les dons, le porte-parole des parents des femmes martyres, Bamba Mamadou, a traduit sa reconnaissance à l’endroit de la première dame, Mme Dominique Ouattara. Il a soutenu que la dame au cœur d’or ne ménage aucun effort pour les populations d’Abobo. «Nous n’avons pas de mots pour remercier la première dame. Ces dons nous disent que nous ne sommes pas seuls », a-t-il fait remarquer. Poursuivant, il a soutenu que le meurtre des sept femmes d’Abobo, le 03 Mars dernier, a été l’étincelle qui a déclenché le processus de libération du pays de l’emprise de l’ancien président Laurent Gbagbo et de ses hommes. «Nos filles qui sont décédées le 03 Mars dernier, ont déclenché le processus de libération de la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Elles ne sont pas mortes. Elles nous ont juste devancé pour veiller sur le mandat du président Alassane Ouattara ».

Des dons ont également été offerts aux Cheicks Fofana Bouacary, au Cheik Sonta à Abobo PK18, Adama Koné, à l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), à l’Association des jeunes musulmans de Côte d’Ivoire (AJEMCI), à l’organisation des établissements d’enseignement confessionnel islamique et à plusieurs mosquées du District d’Abidjan ainsi qu’à des ONG musulmanes.

Le Mandat par GT.

Enfants d’Afrique

septembre 29, 2010

Dignes enfants de ma chère Afrique
Vous avez peuplé en vagues l’Amérique
Comme des bourgeons déracinés des familles
Saignant de ses pauvres entrailles

Quand le soleil pointait à l’horizon
Sous la brise minuscule du vent
Ces bras valeureux de nos villages
Étaient utilisés comme des sauvages

A la traversée d’un point à l’autre
Du vaste océan sans ventre
Quand le bateau sur le rivage
Accostait avec ses cordes à l’arrimage

Privés de liberté auprès des maîtres
Sans valeurs humaines comme des huîtres
Ils étaient trop bons pour les champs
Avec des mains noires pour le coton

Ce coton que les mains noires
Ont planté dans la déchirure de la chair
A enrichi la grande Amérique
Pour appauvrir la très chère Afrique.

Bernard NKOUNKOU