Posts Tagged ‘Famine’

Yémen: 11 millions d’enfants ont désespérément besoin d’aide, alerte l’ONU

novembre 26, 2017

Un enfant yéménite souffrant de malnutrition, dans un hôpital de Sanaa, le 22 novembre 2017 / © AFP /

Plus de 11 millions d’enfants ont désespérément besoin d’aide humanitaire au Yémen, pays en guerre et en proie à la famine, a alerté dimanche le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

« Aujourd’hui, il est juste de dire que le Yémen est l’un des pires endroits sur terre pour être un enfant », a affirmé Geert Cappelaere, directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

« Deux millions d’enfants au Yémen souffrent de malnutrition aiguë (et) presque tous les petits garçons et filles yéménites » ont désespérément d’assistance humanitaire, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse dans la capitale jordanienne Amman.

« Nous estimons que toutes les 10 minutes un enfant meurt au Yémen de maladies pouvant être évitées », a ajouté le représentant onusien.

Depuis l’intervention au Yémen en mars 2015 d’une coalition arabe sous commandement saoudien pour stopper la progression des rebelles Houthis face aux forces gouvernementales, le conflit a fait plus de 8.750 morts et 50.600 blessés, selon les Nations unies.

L’ONU, qui dit craindre « la plus grande famine » de ces dernières décennies au Yémen, a appelé cette coalition à lever rapidement le blocus qu’elle impose à ce pays, faute de quoi « des milliers de victimes innocentes » vont « mourir ».

Samedi, un avion chargé d’aide humanitaire affrété par l’Unicef a atterri à Sanaa, pour la première fois depuis le renforcement début novembre du blocus en réponse à un tir de missile des Houthis intercepté au-dessus de Ryad.

Mais le port de Hodeida (ouest), par où transitent les cargaisons de nourriture et de médicaments, reste fermé, déplorent des responsables de l’ONU.

« La guerre au Yémen est malheureusement une guerre contre les enfants », a indiqué M. Cappelaere, soulignant que près de 5.000 enfants avaient été tués ou gravement blessés depuis mars 2015.

« Des milliers d’écoles et de centres de santé ont été endommagés ou entièrement détruits », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 16h16)                

Somalie: plus d’un million d’enfants menacés de malnutrition aiguë

mai 2, 2017

Des Somaliennes pèsent leurs enfants souffrant de malnutrition dans un centre médical près de Mogadiscio, le 11 avril 2017 / © AFP/Archives / MOHAMED ABDIWAHAB

Plus d’un million d’enfants sont menacés de malnutrition aiguë cette année en Somalie, pays au bord de la famine, et courent des risques très élevés de mourir, a averti mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

« La projection du nombre d’enfants qui souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë a augmenté de 50% depuis le début de l’année, à 1,4 million », a déclaré une porte-parole de l’Unicef, Marixie Mercado, précisant qu’il s’agissait de projections pour 2017.

Plus de 275.000 d’entre eux « souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë sévère en 2017 », a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

La malnutrition aiguë sévère est la forme la plus visible et la plus extrême de la dénutrition. Elle est illustrée par « un enfant fragile et squelettique qui a besoin d’un traitement urgent pour survivre », selon l’Unicef.

Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère courent des risques neuf fois plus élevés de mourir que les enfants bien nourris.

En 2011, la dernière famine en date en Somalie a tué au moins 260.000 personnes, dont la moitié d’enfants de moins de 5 ans, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

La Corne de l’Afrique est touchée par une grave sécheresse, qui a déplacé plus de 615.000 personnes en Somalie depuis novembre dernier, alors que le pays comptait déjà quelque 1,1 million de déplacés, selon l’ONU.

« La combinaison sécheresse, maladies et déplacements est mortelle pour les enfants, et nous avons besoin de faire beaucoup plus, et plus rapidement, pour sauver des vies », a affirmé le représentant de l’Unicef en Somalie, Steven Lauwerier, cité dans le communiqué.

L’Unicef déplore également que « les femmes et enfants qui se déplacent, bien souvent à pied, vers des lieux où ils espèrent trouver de l’assistance, sont souvent victimes de vol ou pire, tant durant le trajet que dans les camps ».

L’appel de fonds d’urgence de l’ONU de 720 millions de dollars (660 millions d’euros) pour la Somalie est financé à hauteur de 58%, a indiqué mardi un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Jens Laerke.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 12h57)                

Cri d’alarme du chef de l’ONU pour éviter la famine au Yémen

avril 25, 2017

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à l’ouverture d’une réunion de haut niveau sur la crise humanitaire au Yémen, à Genève, le 25 avril 2017 / © AFP / Fabrice COFFRINI

Le secrétaire général de l’ONU a lancé mardi un cri d’alarme sur la situation au Yémen, appelant la communauté internationale à financer l’aide humanitaire dans ce pays en guerre afin de mettre un terme à la plus grande crise alimentaire au monde.

« La famine peut être évitée si nous agissons rapidement », a déclaré Antonio Guterres, à l’ouverture d’une réunion sur la crise humanitaire au Yémen, organisée au siège de l’ONU de Genève avec le soutien de la Suisse et de la Suède.

« Nous voyons une génération entière qui est affamée. Nous devons agir maintenant, pour sauver des vies », a-t-il ajouté.

L’ONU a réclamé début février 2,1 milliards de dollars (2 milliards d’euros) pour aider cette année 12 millions de personnes affectées par le conflit, mais cet appel de fonds n’est financé qu’à hauteur de 15%, a expliqué le chef de l’ONU.

« Le Yémen est la plus grande crise humanitaire actuellement », a affirmé de son côté le patron des opérations humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien, insistant sur le « risque de famine ».

« Nous pouvons éviter la famine », a-t-il dit, appelant à davantage de générosité des donateurs et à une cessation des hostilités.

Environ 19 millions de personnes au Yémen, soit environ deux tiers de la population, ont un besoin urgent d’aide humanitaire, a souligné Antonio Guterres. Quelque 17 millions souffrent de la faim, ce qui fait de ce pays « la plus grande crise alimentaire au monde », a-t-il noté. Le sort des enfants est des plus sombres: « un enfant de moins de 5 ans meurt au Yémen toutes les 10 minutes de causes évitables », a-t-il déploré.

Le pays est déchiré par un conflit depuis qu’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite a commencé en mars 2015 une campagne de bombardements pour repousser les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, qui avaient pris le contrôle de la capitale Sanaa et d’autres parties du pays.

Le Yémen est presque entièrement dépendant des importations, dont une grosse partie arrive par le port de Hodeida. Les Nations unies ont appelé la coalition militaire arabe à ne pas bombarder ce port stratégique contrôlé par les Houthis.

« Si ce port devient inaccessible, fût-ce pour une période limitée, la situation humanitaire continuera de se détériorer, en particulier dans le nord du Yémen », a souligné mardi le ministre des Affaires étrangères suisse, Didier Burkhlater.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2017 11h51)

Somalie : un YouTubeur français parvient à lever plus de 2 millions d’euros contre la famine

mars 24, 2017

Une famille somalienne dans un camp de réfugiés en mars 2017, alors que le pays fait face à la plus grande catastrophe humanitaire depuis 1945. © Ben Curtis/AP/SIPA

En quelques jours, la star du web Jérôme Jarre a levé plus de 2 millions d’euros pour lutter contre la famine en Somalie. Un premier avion rempli de nourriture doit décoller lundi.

Alimentée par plus de 80 000 dons, la cagnotte grossit d’heure en heure. Une semaine après son lancement, elle atteint désormais plus de 2 300 000 euros sur la plateforme GoFundMe. Une coquette somme destinée à affréter des avions chargés de nourriture vers la Somalie, où 6,2 millions de personnes sont menacées par la famine selon l’ONU.

Une crise humanitaire dramatique

À l’origine de cet élan de générosité ? Le YouTubeur français Jérôme Jarre, véritable star sur les réseaux sociaux, qui s’est ému de la situation en Somalie après avoir appris le décès par déshydratation d’une fillette de six ans dans le pays. « L’ONU a déclaré que ce serait la plus grosse crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale », déclare-t-il dans une vidéo publiée sur Twitter le 15 mars.

Suivi par plus d’un million de followers sur Twitter, le jeune homme de 26 ans appelle dans la vidéo Turkish Airlines, la seule compagnie qui dessert le pays, à acheminer un avion rempli de nourriture. Le succès est immense. En quelques heures, le tweet est repris des dizaines de milliers de fois. Face à la déferlante, Turkish Airlines répond par l’affirmative à sa requête dès le lendemain. Selon la compagnie aérienne, un avion-cargo doit décoller lundi 27 mars avec à son bord 60 tonnes de nourriture.

Soutien des stars

Mais le YouTubeur n’en reste pas là. Il lance une cagnotte en ligne, dont les fonds sont gérés par l’association de l’acteur américain Ben Stiller. Il met également en ligne une vidéo dans laquelle il appelle les stars à se mobiliser grâce au hashtag #NominatedForSomalia. Un florilège de célébrités répondent présents, notamment l’acteur français Omar Sy.

Mais l’initiative, si elle est louable, ne devrait malheureusement pas suffire à endiguer la catastrophe humanitaire. Sur les 864 millions de dollars jugés nécessaires par l’ONU pour lutter contre la faim en Somalie, seulement un tiers de la somme a été pour le moment collecté.

Jeuneafrique.com par

Somalie: 110 décès en 48 heures à cause de la sécheresse

mars 5, 2017

Mogadiscio – Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.

« Environ 110 personnes sont mortes ces 48 dernières heures à cause de la sécheresse et de diarrhées sévères dues à l’eau dans les régions du sud de la Somalie, en particulier dans les régions de Bay et Bakool », a indiqué M. Khaire dans un communiqué daté de samedi.

« Les Somaliens, où qu’ils soient, doivent sauver leurs frères dans le besoin, qui mourront de faim si on ne les aide pas. La tâche prioritaire du gouvernement sera de venir en aide aux gens qui ont été touchés par la sécheresse, a-t-il ajouté.

Les autorités locales du village d’Awdiinle, dans la région de Bay, ont annoncé qu’au moins 69 personnes, la plupart des enfants et des personnes âgées, étaient décédées de diarrhées causées par l’eau.

« Il n’y a pas de médicaments et la maladie est maintenant devenue une épidémie », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable local de ce village, situé à 30 km de la capitale régionale Baidoa.

« C’est à cause de la sécheresse qui a provoqué une pénurie généralisée d’eau. Nous avons besoin de l’aide des agences humanitaires », a-t-il ajouté.

La Somalie a décrété fin février « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.

La Somalie est, avec le Yémen et le Nigeria, un des trois pays au bord de la famine, déjà officiellement déclarée au Soudan du Sud où elle touche 100.000 personnes.

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans ces quatre pays.

La dernière famine en date en Somalie, en 2011, résultat d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique aggravée par le conflit avec l’insurrection islamiste shebab, y avait tué 260.000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Somalie plus de 6,2 millions de personnes – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Selon l’agence onusienne, plus de 363.000 enfants sont gravement mal nourris, parmi lesquels 70.000 ont besoin en urgence d’une aide vitale.

La sécheresse a conduit à une propagation des diarrhées aiguës, du choléra et de la rougeole, et près de 5,5 millions de personnes risquent de contracter des maladies transmises par l’eau.

Romandie.com avec(©AFP / 05 mars 2017 13h26)             

Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis en Afrique de l’Est

février 27, 2017

Editorial. Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence dans sept pays.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février. SIEGFRIED MODOLA / REUTERS
Editorial du « Monde ». Voilà des années qu’on n’avait pas vu revenir sa tête de gorgone émaciée. Elle a les traits de ces gosses au gros ventre et au corps squelettique. Il y a ces files d’attentes de malheureux en guenilles venus chercher une maigre ration alimentaire dans des camps de personnes déplacées. On sait trop à quoi ressemble la famine en Afrique. Elle est là, de retour dans la partie est du continent noir. La mort rôde. L’ONU, les organisations humanitaires préviennent : la faim pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes dans les jours qui viennent.

Il faut sonner l’état d’urgence, bien sûr. Mais il y a aussi quelque chose de désespérant – d’obscène ? – à devoir constater la réapparition récurrente de la famine dans un monde qui, de façon chronique, déborde de surplus alimentaires dont on ne sait que faire. Bien sûr, la question est plus complexe. Elle ne se limite pas à la production de denrées alimentaires.

Mais tout de même, en situation extrême, comme aujourd’hui en Afrique de l’Est, les ressources devraient être faciles à dégager, même si la distribution de l’aide pose des problèmes spécifiques. Les moyens financiers ne devraient pas être trop difficiles à réunir. Bref, la répétition du drame de 2011 dans la Corne de l’Afrique, quand la sécheresse a fait quelque 260 000 victimes en Somalie, aurait quelque chose d’intolérable.

Sécheresse et guerres

Sept pays sont concernés : Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan du Sud et, dans une moindre mesure, Tanzanie. La sécheresse n’est pas la seule coupable, même si elle affecte tout le monde. La guerre doit aussi être incriminée au Soudan du Sud, de même que Boko Haram, cette puissante secte djihadiste armée, et Al-Qaida en Somalie avec les groupes de Chabab, l’ensemble bien souvent sur fond d’Etats faillis.

En tout, 20 millions de personnes, selon l’ONU, ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence en Afrique de l’Est. Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis.

Lire aussi :   La famine menace à nouveau l’Afrique de l’Est

La sécheresse ne devrait surprendre personne. Quoi qu’en pensent les Etats-Unis de Donald Trump – en plein négationnisme scientifique –, le réchauffement climatique frappe l’Afrique en première ligne. Et plus durement qu’ailleurs. « Les sécheresses y seront nombreuses, plus régulières et plus intenses », avait prévenu le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’incapacité du gouvernement central du Nigeria à venir à bout de Boko Haram affecte aussi toute la région du lac Tchad. Au Soudan du Sud, quatre ans d’une guerre civile atroce ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué la famine dans le nord du pays – où 100 000 personnes pourraient mourir de faim si elles ne sont pas aidées dans les jours qui viennent.

Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est, les sommes requises tourneraient autour de 2 milliards de dollars. C’est une petite levée de fonds dans un monde où quelque 4 000 milliards de dollars sont échangés tous les jours. Mais la distribution de l’aide est périlleuse en zone de guerre, où la question de l’accès aux populations est primordiale : « Si l’on s’y prend mal, tout cet argent peut finir dans les poches de responsables corrompus et avoir des effets pervers », prévient un expert humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »

Lemonde.fr

Menace de famine dans la région du lac Tchad

février 22, 2017

Plus de sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad, selon un haut responsable des Nations unies.

Plus de sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad Crédits : © Afolabi Sotunde / Reuters / REUTERS
Le plus important groupe de population au bord de la famine aujourd’hui dans le monde vit dans le nord-est du Nigeria et le bassin du lac Tchad, d’après le coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Sahel, Toby Lanzer. Plus de sept millions de personnes « ont à peine un repas par jour », estime-t-il.

La conférence internationale des donateurs qui doit se tenir vendredi 24 février à Oslo visera à recueillir des fonds afin de trouver les 1,5 milliard de dollars nécessaires, selon les Nations unies, pour faire face aux besoins humanitaires de la région en 2017.

Lire aussi :   La crise humanitaire autour du lac Tchad est “la plus négligée en 2016”

La région est en proie depuis sept ans à une insurrection des islamistes de Boko Haram, qui ont tué environ quinze mille personnes et provoqué l’exode de plus de deux millions d’habitants.

Le Monde.fr avec Reuters

Des milliers de personnes risquent de mourir de faim dans les zones assiégées de Syrie

février 29, 2016

Genève – La privation forcée de nourriture pourrait faire des milliers de morts dans les zones assiégées de Syrie, a déclaré lundi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

Plus de 450.000 personnes sont actuellement prises au piège dans des villes et des villages de Syrie – et parfois depuis des années, a rappelé M. Zeid à l’ouverture du Conseil des droits de l’Homme à Genève.

La nourriture, les médicaments et d’autres produits d’aide humanitaire d’urgence sont bloqués de façon répétée. Des milliers de personnes risquent de mourir de faim, a-t-il estimé.

La privation délibérée de nourriture est sans conteste interdite en tant qu’arme de guerre. Et par extension, le siège (de localités) l’est également, a rappelé le Haut-Commissaire qui s’exprimait dans la Salle des droits de l’homme au Palais des Nations.

Mettant à profit la cessation des hostilités décrétée samedi, l’ONU a annoncé qu’elle allait renforcer ses opérations humanitaires pour porter assistance dans les cinq prochains jours à plus de 150.000 personnes bloquées dans des localités syriennes assiégées par l’un ou l’autre des belligérants.

Le coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU en Syrie, Yacoub el-Hillo, a annoncé dimanche soir la livraison d’aide dès lundi et dans les jours suivants à la ville rebelle de Mouadamiyat al-Cham, dans la banlieue de Damas, assiégée par les forces gouvernementales.

Au total, l’ONU prévoit, en plus des opérations en cours, de livrer dans les cinq prochains jours de l’aide pour environ 154.000 personnes vivant dans des localités assiégées de Syrie, a-t-il ajouté.

Les Nations unies attendent le feu vert des parties au conflit pour aider environ 1,7 million de personnes situées dans des zones difficiles d’accès, a-t-il précisé.

Les évacuations sanitaires doivent être inconditionnelles, a encore déclaré M. Hillo. L’ONU appelle toutes les parties à assurer un accès inconditionnel, libre et régulier à la totalité des quelque 4,6 millions de personnes se trouvant dans des localités difficiles d’accès ou assiégées dans toute la Syrie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a de son côté réclamé lundi l’accès à ces zones afin d’acheminer de l’aide médicale.

Toutefois, beaucoup de demandes ne sont pas approuvées par les autorités syriennes, a souligné Elizabeth Hoff, représentante de l’OMS en Syrie. En 2015, l’OMS a déposé 102 demandes: 30 ont été approuvées et 72 sont restées sans réponse, a-t-elle révélé.

Le conflit en Syrie a fait en l’espace de cinq ans 270.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 29 février 2016 13h10)

Soudan du Sud : la famine menace 4,6 millions de personnes

mai 28, 2015

Des enfants souffrant de malnutrition dans un hôpital de Leer, Soudan du Sud, juillet 2014.
Des enfants souffrant de malnutrition dans un hôpital de Leer, Soudan du Sud, juillet 2014. © Nichole Sobecki/AFP

Les Nations unies lancent à nouveau un cri d’alarme au Soudan du Sud : quatre personnes sur 10 auront besoin d’une aide alimentaire d’urgence d’ici juillet en raison de la guerre civile qui ravage le pays. Et les fonds internationaux sont toujours insuffisants pour aider la population du plus jeune État du monde.

La faim menace toujours les Sud-Soudanais, aux prises avec la guerre civile depuis 17 mois. Quelque 4,6 millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire d’urgence d’ici le mois de juilet, selon la dernière évaluation des Nations Unies. De ce nombre, au moins un million d’entre eux sera déjà en situation de crise, l’étape précédant la famine.

« L’insécurité alimentaire croissante est le résultat de ce conflit qui n’a que trop duré », combiné à l’inflation galopante, peut-on lire dans le rapport de l’ONU publié mercredi. Les régions les plus affectées par l’insécurité alimentaire se situent dans l’État de Jonglei au nord du pays et celui du Haut-Nil au sud, deux des trois États les plus durement touchés par les combats. « Des millions de personnes au Soudan du Sud sont piégées par un conflit brutal, par la faim et une crise économique qui empire », résume Joyce Luma, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) au Soudan du Sud.

La guerre civile oppose depuis décembre 2013 les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar. Le conflit a déjà fait plus de 10 000 morts et deux millions de déplacés.

« Le soutien des donateurs internationaux reste très en deçà des besoins »

Le manque d’infrastructures routières oblige les organisations humanitaires à  transporter l’aide d’urgence par barge ou par avion, ce qui augmente considérablement les coûts d’opération des ONG.

Le Programme alimentaire mondial avait déjà fait état d’un déficit de financement de 212 millions d’euros de son programme dans ce pays.

L’ONG Care dénonce à son tour le manque de fonds internationaux. « L’aide apportée par les organisations humanitaires au Soudan du Sud est plus indispensable que jamais, pourtant le soutien des donateurs internationaux restant très en deçà des besoins, de nombreuses organisations humanitaires doivent faire plus avec moins », déplore Aimee Ansari, directrice de l’ONG au Soudan du Sud.

En Afrique subsaharienne, le quart de la population souffre de la faim

La situation de la faim dans le monde s’est généralement améliorée, selon les Nations unies. Le nombre d’affamés a reculé d’un quart en 25 ans, passant pour la première fois sous la barre des 800 millions de personnes. Les progrès ont été notés en Asie et en Amérique Latine.

En revanche, l’Afrique Subsaharienne compte près d’un quart de sa population en état de sous-alimentation, notamment en Centrafrique, Côte d’Ivoire, Liberie, Madagascar, Namibie, Ouganda, Tanzanie ou Zambie, où les progrès sont « très lents ».

Jeuneafrique.com avec AFP

QUE DIEU BENISSE L’AFRIQUE!

août 15, 2013

Une anthologie de textes

Appel à textes

Jeudi 15 août 2013

Projet de

Marie-Léontine Tsibinda
QUE DIEU BENISSE
L’AFRIQUE!

Une anthologie de textes, sous forme de lettre ou de poème, que nous voulons ouverte aux chercheurs, aux artistes, aux écrivains, aux universitaires, aux poètes, en langue française qui dit l’Afrique du 21ème siècle : une Afrique politique, culturelle, sociale, artistique, sportive, scientifique, chrétienne, géographique, fluviale, forestière, héroïque, florale, pastorale, humaine… Afrique unique, infinie.
Appel à textes

L’Afrique est sans doute le seul continent qui porte le monde entier sur ses épaules. Outre le fait d’être appelée le berceau de l’humanité, l’Afrique est le grenier de toute la planète et elle est bien, bien riche. Imaginez le nombre d’années qu’elle sert de mère nourricière au monde entier! Et plus elle donne plus les ressources du sol et du sous-sol se multiplient.
L’Afrique est un continent qui marche vers le destin glorieux qui est le sien.
Afrique des fauves, des contrastes, d’abondance, de vert, de pêche, de chasse, des rois. Elle a été, est et sera vue par les différentes voix qui vont faire briller par leurs textes, les mille feux d’un diamant toujours présent dans nos têtes dans cette anthologie qui voudrait mieux comprendre la façon dont cette Afrique actuelle peut redorer son existence à tous points de vue. L’Afrique est au cœur du monde. Elle établit une courroie intemporelle entre les êtres, les mots, les corps, les choses.
Méconnue, l’Afrique donne aujourd’hui une image qui ne nous laisse pas indifférent : guerre, viol, fraude, maladie, famine, pauvreté, assassinat, détournement, sécheresse, pillage, prostitution, corruption. Une Afrique aux lendemains qui ne chantent plus le chachacha des indépendances des années 60 comme le dit Le bal de Ndinga de Tchicaya ou Le soleil des indépendances de Kourouma.
D’où tire-t-elle donc cette force qui la maintient debout, pliant mais toujours debout?
Sondons ce mystère dans cette anthologie de l’espérance : Que Dieu Bénisse l’Afrique! où commence le chant de la tourterelle qui chante l’aube de la liberté d’inventer, de penser d’impulser une autre Afrique, de liberté, de pardon, de paix, d’amour, de bonheur et d’espérance.
Date limite de réception des textes : 30 décembre 2013.

Les auteurs conservent les droits sur leurs textes. Le projet aboutira à la publication en bonne et due forme de l’anthologie.

Nous vous demandons d’envoyer en pièce jointe un document au format MicrosoftWord contenant trois pages écrites en français (Times New Roman 12, interligne 1,5), ainsi qu’une brève notice biographique de 150 mots maximum, en français, sans oublier vos nom, prénom, adresse électronique, téléphone. Nous vous demanderons également de nous envoyer une photo (500 KB maximum), au format .jpg. Ces renseignements resteront absolument confidentiels, ils nous permettront juste de nous assurer du sérieux de nos interlocuteurs.

Les envois seront faits à : tsibinda@hotmail.com

Le comité de lecture se réserve tout droit de sélection et de rejet. Tout envoi fera l’objet d’un accusé de réception. Seuls les auteurs des textes retenus recevront par la suite une réponse détaillée de notre comité.

Marie-Léontine Tsibinda
tsibinda@hotmail.com