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Colombie: Washington offre une prime pour capturer des dissidents des Farc

juin 18, 2020

 

Les Etats-Unis ont offert jeudi une prime pouvant atteindre dix millions de dollars pour la capture de deux dissidents de l’ex-guérilla des Farc en Colombie, qui ont repris les armes.

Le département d’Etat a annoncé cette récompense en échange de toute information permettant d’arrêter et condamner Ivan Marquez ou Jesus Santrich. Une prime de cinq millions était déjà en vigueur pour Ivan Marquez, mais elle a été relevée jeudi.

A l’issue de l’accord de paix de 2016 entre le gouvernement de Bogota et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), 13.000 anciens combattants ont été désarmés et l’ancienne guérilla s’est transformée en parti politique. Mais le pays sud-américain connaît toujours un conflit armé qui, en plus de cinquante ans, a fait près de neuf millions de victimes, morts, disparus et déplacés.

Le nombre de dissidents est estimé à 2300 par Bogota. Ivan Marquez, qui était le numéro deux des Farc et leur négociateur en chef, a annoncé en août qu’il reprenait les armes pour rejoindre la dissidence, comme l’avait déjà fait Jesus Santrich. Ce dernier avait pris le maquis l’an dernier quand les Etats-Unis avaient réclamé son extradition.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a accusé les deux hommes de participer au trafic de drogue et de bénéficier du soutien du dirigeant socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, que Washington veut chasser du pouvoir.

Par Le Figaro avec AFP

Colombie: le dissident des Farc le plus recherché blessé dans des combats

septembre 15, 2018

Bogota – Walther Arizala, alias « Guacho », le dissident de l’ancienne guérilla des Farc le plus recherché par la Colombie et l’Equateur, a été blessé samedi dans un affrontement avec l’armée colombienne à la frontière des deux pays, a annoncé le président Ivan Duque.

« On nous informe que +Guacho+ a été blessé ce matin et les forces de l’ordre sont en ce moment en train d’encercler la zone où il a été touché pour pouvoir le trouver », a déclaré le chef de l’Etat colombien lors d’une cérémonie en public.

Lors de cet accrochage, cet ex-guérillero « a été blessé par deux impacts de balles », a annoncé de son côté le président équatorien Lenin Moreno sur son compte Twitter.

« C’est une bonne nouvelle pour le pays. Il n’y aura pas d’impunité », s’est-il félicité.

Un soldat colombien a été tué au cours de cette opération, a déclaré à l’AFP une source au sein de l’armée.

Ex-guérillero des Farc ayant rejeté l’accord de paix signé fin 2016 à la suite duquel la plus ancienne rébellion des Amériques a déposé les armes et s’est transformée en parti politique, « Guacho » est depuis devenu le bras armé du cartel mexicain de Sinaloa, selon les autorités.

Il est accusé de l’enlèvement et du meurtre d’une équipe de presse équatorienne fin mars et de l’enlèvement, en avril, d’un couple d’Equatoriens assassinés en captivité par les dissidents.

Dans la foulée, la Colombie et l’Equateur avaient lancé une intense chasse à l’homme, des deux côtés de la frontière, contre le groupe dissident de « Guacho ».

Sans commandement unifié, les rebelles dissidents opèrent dans des zones isolées de Colombie où ils se disputent les revenus générés par le narcotrafic et les mines illégales. Selon les renseignements militaires, ils compteraient quelque 1.200 combattants.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 21h19)

Colombie: l’ex-guérilla Farc se retire de l’élection présidentielle

mars 8, 2018

Bogota – L’ex-guérilla Farc a annoncé jeudi qu’elle se retirait de l’élection présidentielle en Colombie, prévue fin mai, suite aux problèmes de santé de son leader et candidat, Rodrigo Londoño, alias Timochenko.

L’intervention cardiaque à laquelle a dû se soumettre Timochenko mercredi « nous amène à retirer notre aspiration à la présidence », a déclaré en conférence de presse l’ex-commandant guérillero Ivan Marquez, candidat au Sénat lors des législatives de dimanche.

Une semaine après avoir souffert d’un infarctus, Rodrigo Londoño, âgé de 59 ans, a dû subir un pontage coronarien.

La clinique de Bogota, où a été effectuée cette « revascularisation coronarienne avec pontage », avait précisé mercredi dans un communiqué que l’état de santé du leader des Farc évoluait de manière « satisfaisante », mais qu’il était sous « thérapie respiratoire intensive » du fait de problèmes dus au tabagisme.

Timochenko, dernier commandant de ce qui fut la plus puissante guérilla d’Amérique issue en 1964 d’une insurrection paysanne, avait annulé tout meeting électoral public depuis le 9 février, suite à des manifestations violentes à son encontre.

Le parti de la Force alternative révolutionnaire commune (Farc) a été créé en septembre dernier à l’issue du désarmement des quelque 7.000 combattants de l’ancienne guérilla, comme prévu par l’accord de paix signé en novembre 2016 avec le président Juan Manuel Santos.

Ivan Marquez a affirmé que la Farc se maintient pour les législatives et a appelé à un dialogue avec tous les secteurs politiques afin de tendre des ponts pour réaliser une grande convergence nationale ».

« Le fait de ne pas participer directement avec un candidat à la course pour la présidentielle ne veut pas dire que nous n’ayons pas de voix face aux autres candidats », a-t-il ajouté, en affirmant qu’aucun rapprochement n’a été initié.

Timochenko se plaçait en queue des sondages pour le premier tour de la présidentielle prévu le 27 mai, avant un second le 17 juin pour désigner le successeur de M. Santos, chef de l’Etat depuis 2010 et qui ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.

Timochenko a souffert ces dernières années de plusieurs problèmes de santé, dont un autre infarctus pendant les négociations de paix menées à Cuba de 2012 à 2016, et un léger AVC en juillet dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2018 14h09)                                            

Colombie : un employé de l’ONU otage de dissidents des Farc libéré

juillet 5, 2017

Bogota – Des dissidents de la guérilla colombienne des Farc ont libéré un employé de l’ONU qu’ils retenaient en otage depuis début mai, a annoncé mercredi l’organisation internationale.

« Nous sommes très reconnaissants de la décision de le libérer sans lui faire de mal. Il se trouve dans de bonnes conditions » de santé, a indiqué à l’AFP la directrice du Centre d’information de l’ONU, Helene Papper.

« Nous nous occupons actuellement de toute la logistique pour le transférer à Bogota », a-t-elle ajouté.

Ce fonctionnaire colombien de l’ONU, Harley Lopez, avait été enlevé le 3 mai par des dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans le département de Guaviare (sud-ouest), au moment même de la visite du Conseil de sécurité des Nations unies, venu exprimer son soutien au processus de paix avec cette guérilla.

Il aurait été libéré dans la même zone, et une délégation du groupe d’élite de la police luttant contre les enlèvements et les extorsions va s’y rendre « pour s’occuper de la situation », a indiqué ce groupe.

Le ministère de la Défense a confirmé la libération sur Twitter, précisant que c’est M. Lopez lui-même qui « a informé ses supérieurs qu’il a été libéré par ses ravisseurs », décrits comme faisant partie du « crime organisé ».

Depuis la signature en novembre dernier d’un accord de paix historique entre les Farc, plus ancienne guérilla du pays, et le gouvernement, certains guérilleros ont refusé ce texte et sont entrés en dissidence. Ils se consacrent désormais au narcotrafic.

L’ONU a une mission en Colombie, où elle doit rester jusqu’en septembre, incluant 450 observateurs chargés de superviser le désarmement de la guérilla, conclu la semaine dernière, et vérifier le cessez-le-feu.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juillet 2017 16h13)                                            

Colombie: « Nous n’avons plus besoin » des armes

juin 17, 2017

L’un des plus hauts dirigeants des Farc Jaime Alberto Parra, aka Mauricio Jaramillo à Colinas en Colombie, le 14 juin 2017 / © AFP / RAUL ARBOLEDA

Les armes ? « Nous n’en avons plus besoin », assure Mauricio Jaramillo, l’un des plus hauts dirigeants des Farc, principale guérilla de Colombie qui s’est engagée pour la paix et devrait achever d’ici mardi son désarmement.

Son vrai nom est Jaime Parra, mais il en a changé au moment d’intégrer, il y a près de 40 ans, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Egalement surnommé « Le médecin » de part son métier, M. Jaramillo, 62 ans, est membre du secrétariat des Farc et responsable de la libération des guérilleros emprisonnés, dans le cadre de l’accord de paix visant à mettre fin à un demi-siècle de conflit armé, le plus ancien d’Amérique latine.

Présent au lancement des négociations de paix à Cuba, qui ont duré quatre ans, il supervise aujourd’hui, dans la commune de Colinas (sud), l’une des 26 zones du pays où les quelque 7.000 combattants des Farc sont regroupés en vue de remettre leurs armes d’ici le 20 juin à l’ONU et préparer leur retour à la vie civile.

QUESTION: Que signifie pour les Farc le fait de rendre les armes ?

REPONSE: Quand nous avons pris cette décision, c’était une décision principalement politique. Nous savons où nous allons, ce que nous faisons. Les armes, ce n’est que du métal, ce n’est pas un fétiche pour nous. Elles ont rempli une fonction déterminée à un moment déterminé, aujourd’hui nous prenons une décision politique et nous n’en avons plus besoin.

Q: Vous avez dénoncé un retard dans le processus d’amnistie de certains guérilleros, prévu dans l’accord de paix. Où en est-on aujourd’hui ?

R: Actuellement, je crois que nous en sommes à environ 1.000 camarades amnistiés. Il reste encore beaucoup de gens (à amnistier), plus de 2.000 je crois. Il y a un grand retard.

Q: Où se trouvent les 1.000 guérilleros amnistiés?

R: Certains doivent encore se présenter devant la JEP (Juridiction spéciale pour la paix, créée dans le cadre de l’accord), ils se trouvent à Mesetas (l’une des zones de concentration). Les autres sont déjà libres (environ 300).

Il y en même qui sont déjà ici, ils ont été libérés et sont venus ici en disant: « Nous voulons travailler avec vous, c’est possible ? ». Et bien sûr, tous peuvent venir s’ils le veulent.

Q: La zone de Colinas où vous vous trouvez est-elle une zone compliquée, en raison de la présence de dissidents des Farc ?

R: Ici il y a eu des problèmes (…), quand je suis arrivée, le premier que j’ai rencontré, c’est Gentil (Duarte), un guérillero depuis plus de 30 ans. Ce jour-là, il est parti (pour la dissidence). C’est une décision qu’il a prise, chacun prend ses décisions et les assume.

Au total, environ une centaine d’entre eux sont partis d’ici.

Q: Que va-t-il se passer pour les membres du secrétariat des Farc ? Est-il possible que l’un de vous soit condamné à une peine de restriction de liberté (alternative à la prison prévue dans l’accord de paix)?

R: C’est la JEP qui le dira. C’est possible qu’une telle situation arrive et dans ce cas, nous allons l’accepter car c’est un accord de paix entre deux forces et l’une des conclusions a été celle-ci: la JEP (…). Si elle agit d’une certaine manière et que cela nous concerne, nous allons l’accepter.

Ce que nous voulons surtout, c’est que la vérité apparaisse, c’est l’unique manière de parvenir à la paix.

Q: Comment voyez-vous la guérilla aux élections générales de 2018 ? Présentera-t-elle un candidat présidentiel ?

R: Nous avons d’abord le congrès du parti (prévu en août). Là, nous déciderons de beaucoup de choses, il y aura une définition concrète de nos stratégies, nos objectifs et notre façon d’y faire face.

L’un de nos mots d’ordre est clairement défini: nous allons lutter contre la corruption, cela est clair. Aussi, nous allons lutter principalement pour que, dans ce pays, la violence se termine.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 12h11)                

Nobel : le chef de la guérilla des Farc félicite le président Santos

octobre 7, 2016

La Havane – Le chef des Farc, Timoleon Jimenez ou Timochenko, a félicité vendredi le président colombien pour son prix Nobel de la paix, soulignant le rôle des pays qui ont accompagné les négociations menées depuis près de quatre ans à La Havane.

Je félicite le président Juan Manuel Santos, les pays garants, Cuba et la Norvège, et les (pays) accompagnants, le Venezuela et le Chili, sans lesquels la paix serait impossible, a-t-il écrit sur Twitter.

Dans un premier message de réaction posté deux heures auparavant sur le même réseau social, le chef des Farc s’était contenté d’affirmer que le seul prix que la guérilla souhaite obtenir était celui de la paix avec la justice sociale.

De son côté, le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) Ivan Marquez, chef de l’équipe de négociateurs de la rébellion à Cuba, a souhaité que le prix Nobel de la paix insuffle au président Santos la force de donner vie à l’accord (de paix) final et dignité à tous les Colombiens, dans un message également publié sur Twitter.

Ivan Marquez et Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou Timochenko, étaient retournés dans la capitale cubaine après la signature d’un accord de paix historique avec le président Santos, le 26 septembre à Carthagène.

Cet accord avait ensuite été rejeté, à la surprise générale, lors d’un référendum organisé dimanche, plongeant dans l’incertitude le processus de paix.

Au fil des décennies, le complexe conflit armé colombien a impliqué les Farc, issues en 1964 d’une insurrection paysanne, mais aussi d’autres guérillas d’extrême gauche, des milices paramilitaires d’extrême droite et les forces armées. Il a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2016 15h21)