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RDC: Saisie des armes dans une résidence du général Jhon Numbi

juillet 5, 2021

Avec Agences Video

Vidéo d’un massacre en RDC : sept soldats arrêtés au Kasaï

mars 18, 2017

Des soldats des FARDC à Goma, dans l’est de la RDC, en 2012. © Jérôme Delay/AP/SIPA

La justice militaire congolaise a annoncé samedi avoir arrêté sept militaires accusés de crimes de guerre dans le centre de la République démocratique du Congo secouée par une rébellion de miliciens d’un chef coutumier tué ayant fait 400 morts.

Par ailleurs, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) s’est déclarée « préoccupée » suite à des informations faisant état d’ »un nombre important de personnes tuées » en deux jours d’affrontements entre les forces de sécurité et les miliciens du chef Kamwina Nsapu, dans un communiqué samedi.

En février, une vidéo tournée dans un village du Kasaï central (centre de la RDC) largement partagée sur les réseaux sociaux montre des hommes en uniforme tirer sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, puis insulter et achever leurs victimes.

Mais le gouvernement l’avait qualifiée de « montage grossier » avant de décider de mener des enquêtes « par précaution » face aux allégations persistantes de violations graves des droits de l’Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba dans le Kasaï central.

« En rapport avec cette vidéo, nous avons mis la main sur sept suspects, tous éléments des FARDC, qui sont actuellement en détention », parmi eux des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d’une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC.

« Crimes de guerre »

« De l’instruction entreprise, de l’exploitation de la vidéo et des descentes sur les lieux des crimes, les préventions ci-après ont été retenues à charge des suspects: crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires », a ajouté le général Ponde.

Pour approfondir les investigations, « l’auditorat général se propose de requérir l’expertise exigée pour l’exploitation de données sur les téléphones cellulaires saisis, ainsi que l’exhumation de deux tombes localisées dans la périphérie de Mwanza Lomba », a indiqué le général, afin « d’identifier » les victimes et de déterminer « le mode opératoire de leurs bourreaux ».

L’auditeur général des FARDC a déclaré avoir sollicité l’appui des Cellules d’appui aux poursuites (CAP) de la mission de l’ONU en RDC (Monusco) depuis le 25 février 2016 pour la suite de l’enquête.

Samedi, la Monusco se déclare « préoccupée par les attaques des miliciens de Kamwina Nsapu contre les institutions et symboles étatiques, mais également par l’utilisation disproportionnée de la force par les forces de défense et sécurité, notamment en ciblant des civils, dont des femmes et des enfants ».

« Dans la nuit du 14 au 15 mars 2017, les opérations des forces de sécurité à Kananga ont conduit à un grand nombre de victimes », note le document.

Région du centre de la RDC, le Kasaï est le théâtre depuis septembre 2016 d’une rébellion née de la mort, le mois précédent, lors d’une opération militaire, du chef coutumier Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Les violences y ont fait au moins 400 morts depuis septembre.

Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et, depuis, sont portés disparus.

Jeuneafrique.com

RDC: 16 morts dans des combats entre l’armée et le M23

février 23, 2017

Goma (RD Congo) – L’armée congolaise a affirmé que seize personnes ont été tuées en trois jours dans des combats qui ont opposé les forces loyalistes et les rebelles du « Mouvement du 23 mars » (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo (M23).

Dans les affrontements qui ont duré ces trois derniers jours, les FARDC (Forces armées de la RDC) ont « résisté » et « ont mis en déroute » les rebelles du M23″, a déclaré à l’AFP le major Guillaume Djike, porte-parole des opérations Sukola 2 dans la province troublée du Nord-Kivu, ajoutant que « le bilan est de 16 morts ». Cinq rebelles ont été capturés et 58 autres se sont rendus.

« Aujourd’hui (jeudi) la situation est calme. Nous demandons à la population qui a fui les combats jusqu’en Ouganda de regagner le pays car la situation est déjà rétablie dans le [territoire de] Rutshuru », a déclaré au téléphone à l’AFP Liberata Buratwa, administrateur de territoire adjoint de Rutshuru.

Mi-janvier, le gouvernement congolais et de nombreux témoignages d’habitants avaient fait état de la présence dans la région de Rutshuru (Nord-Kivu) d’ex-combattants du M23 en provenance de l’Ouganda voisin.

Mais, le M23 affirme que « les ex-combattants qui retournent dans leur pays sont non-armés et n’avaient aucune intension de faire la guerre ». Il accuse le gouvernement de refuser « d’appliquer ses engagements » dont la mise en oeuvre devaient « faciliter le retour au pays des réfugiés et des ex-combattants du M23 », ce qui a « obscurci toute perspective d’un retour organisé » et a « ouvert la voie à un retour incontrôlé et individuel ».

Cependant, pour la Monusco le M23 représente « une menace actuelle » pour la sécurité dans l’est de la RDC et elle dispose « de multiples indices » sur la présence de ces ex-combattants sur le territoire congolais.

Dans un communiqué rendu public mercredi à Kampala, le M23 a estimé que « le choix du gouvernement d’imposer la guerre aux ex-combattants retournés au pays, les contraignant ainsi à se défendre, constitue un signal négatif envoyé à leurs collègues restés dans les centres de cantonnement », en Ouganda et au Rwanda. « Car, ils comprendraient qu’ils ne sont pas les bienvenus dans leur propre pays, ce qui risquerait de conforter la logique de la confrontation », a écrit son président Bertrand Bisimwa.

Dernier avatar de la rébellion à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, le M23 avait été vaincu par les FARDC appuyées par les Casques bleus en 2013, après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu. Plusieurs centaines de ses combattants avaient alors trouvé refuge en Ouganda, où ils ont été cantonnés dans la base militaire de Bihanga et au Rwanda.

L’est de la RDC, est ravagé depuis plus de vingt ans par des conflits armés menés par des groupes armés parfois soutenus par des pays voisins, et qui se livrent au pillage des ressources naturelles du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 23 février 2017 17h46)             

RDC: l’armée annonce le lancement d’une offensive contre les rebelles rwandais

janvier 29, 2015

Beni (RD Congo) – L’armée congolaise a annoncé jeudi le lancement d’une offensive contre les rebelles hutu rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), planifiée par elle seule et non conjointement avec les Nations unies, comme prévu.

Nous lançons ce jour de nouvelles opérations contre les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), a déclaré à la presse le général d’armée Didier Etumba à Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu, déchirée par les conflits armés depuis plus de 20 ans.

C’est une opération des FARDC (Forces armées de la RDC), a ajouté le général Etumba, ce sont les FARDC qui ont fait le plan.

Ce n’est pas une opération conjointe FARDC-Monusco, tout a été planifié par les FARDC, a confirmé le général de corps d’armée brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, commandant de la Force militaire de la Mission de l’ONU au Congo (Monusco).

Le gouvernement congolais et la communauté internationale avaient donné jusqu’au 2 janvier aux FDLR pour déposer les armes et se rendre, faute de quoi ils s’exposeraient à un désarmement forcé.

Le groupe rebelle n’a pas répondu à cette injonction. Le président congolais Joseph Kabila était sous forte pression internationale depuis plusieurs semaines pour donner son feu vert au plan d’opération conjoint établi par les FARDC et la Monusco.

Mais selon une source militaire, le chef de l’État n’a pas signé l’ordre d’attaquer conformément à ce plan.

L’annonce de l’offensive survient à la veille d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, où la question de la stabilisation de l’est de la RDC sera abordée.

Plusieurs experts et diplomates doutent de la détermination de Kinshasa à lutter contre les FDLR, opposées au régime du président rwandais Paul Kagame.

Plusieurs chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et sont recherchés par la justice internationale et par Kigali.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2015 13h54)

RDC: un chef rebelle tué dans le Nord-Est pendant une tentative de fuite

avril 14, 2014

Le chef rebelle congolais « Morgan » qui s’était rendu samedi dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo a été tué lundi alors qu’il tentait de s’échapper, a-t-on appris de source militaire.

« Il a voulu s’échapper, il y a eu échange de tirs entre nos élements des FARDC (armée gouvernementale) et sa bande. Morgan a été blessé aux deux jambes et il est décédé des suites de ses blessures », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Jean-Claude Kifwa, porte-parole de l’armée en province Orientale (Nord-Est).

D’après lui, Paul Salada, de son vrai nom, est décédé « dans un hélicoptère de la Monusco », la Mission de l’ONU en RDC, qui devait l’évacuer pour des soins. La Monusco n’a pas pu réagir à l’information dans l’immédiat.

Le porte-parole militaire a expliqué qu’il y avait eu « sept morts côté assaillants, deux blessés FARDC », et que « deux civils » ont été touchés quand « Morgan voulait fuir et tirait dans tous les sens ». En outre, « une trentaine » de miliciens ont été « capturés ».

Il a précisé que les affrontements se sont produits à Molokayi, à une trentaine de kilomètres d’Epulu, un parc classé au patrimoine mondial de l’Unesco et où, en juin 2012, Morgan et ses hommes avaient tué dix gardes du parc et quinze okapis, mélange de zèbre et de girafe que l’on trouve uniquement dans le nord-est congolais.

Morgan s’était rendu dans des circonstances peu claires aux FARDC avec une quarantaine de ses hommes dans le village de Badengaido, dans le district de l’Ituri, en Province-Orientale, limitrophe de l’Ouganda.

Les rebelles avaient pu conserver leurs armes – celles dont ils se sont servis pour attaquer les FARDC.

« Ils avaient des armes. C’était une question de les rassurer parce qu’ils posaient des préalables (. . . ) En fait, c’était un piège, une simulation de sa part », a souligné le porte-parole militaire.

Selon le dernier rapport des experts des Nations unies sur la RDC publié en janvier, Morgan, responsable de nombreuses violations graves des droits de l’homme (viols, enlèvements, esclavage sexuel) s’est spécialisé dernièrement dans « l’attaque de mines d’or » après avoir été longtemps actif dans le braconnage d’éléphants.

Ce bandit de grand chemin qui écume les districts du Haut-Uélé et de l’Ituri, dans l’extrême Nord-Est de la RDC bénéficierait, selon les experts de l’ONU de solides soutiens au sein du haut commandement militaire de la Province-Orientale.

Depuis la victoire des troupes gouvernementales sur la rébellion du M23 en novembre, Kinshasa a appelé toutes les milices présentes en RDC à déposer les armes sous peines d’être désarmées par la force par l’armée avec le soutien de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Jeuneafrique.com