Posts Tagged ‘Faustin Munene’

RDC: le général Faustin Munene transféré à Brazzaville « pour des soins »

février 6, 2018
Faustin Munene © DR

Expulsé du Gabon vers le Congo-Brazzaville le 5 janvier, l’ex-chef d’état-major de la RDC, le général Faustin Munene, recherché à Kinshasa, est arrivé ce mardi matin à Brazzaville « pour y subir un examen médical », selon le ministère de l’Intérieur congolais. Mais sa famille craint qu’il ne soit détenu par la DGST.

« Faustin Munene est bien arrivé aujourd’hui [mardi 6 janvier] à Brazzaville, en provenance d’Ewo », dans le centre-ouest du pays. Au ministère de l’Intérieur congolais, on dément « catégoriquement » toute information faisant état de la présence du général Faustin Munene dans le local de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). « Il est ici pour des soins », martèle-t-on.

Accusé de tentative de putsch en RDC et condamné par contumace à la prison à vie dans son pays par un tribunal militaire pour « complot contre la sécurité de l’État » en 2010, le général Faustin Munene a trouvé refuge au Congo-Brazzaville. Depuis quelques années, il est officiellement assigné à résidence à Ewo. Pour autant, Kinshasa n’a jamais cessé de demander son extradition. Sans succès.

Fin décembre 2017, les autorités du Congo-Brazzaville avaient perdu la trace de cet ancien chef d’état-major de la RDC. Comme nous l’avions indiqué dans les colonnes de Jeune Afrique, un hélicoptère se serait posé dans sa résidence quelques jours plus tôt, les passagers voulant l’emmener à Brazza. Paniqué, il aurait refusé de les suivre.

Que s’est-il vraiment passé ? Difficile de savoir. Toujours est-il que Faustin Munene parvient à entrer au Gabon le 31 décembre. Il sera arrêté dix jours plus tard à Moanda, près de Franceville. Après quelques tractations diplomatico-judiciaires entre le Gabon, le Congo-Brazzaville et la RDC, voire l’Angola, l’officier recherché par Kinshasa est expulsé vers le Congo-Brazzaville.

« Faustin Munene serait à la DGST », selon son fils

« Il a été conduit immédiatement dans une gendarmerie d’Ewo où il a été détenu tous ces derniers jours », croit savoir son fils Fabrice Munene, contacté par Jeune Afrique. « Nous nous inquiétons sérieusement pour sa santé. Selon les dernières nouvelles qui nous sont parvenues par des voies informelles, il [Faustin Munene] est très fatigué », poursuit-il, soulignant qu’il n’était « pas en mesure de confirmer la présence de son père dans un hôpital de Brazzzaville ». « Il serait plutôt à la DGST », lâche-t-il, sans certitude. Et pour cause ? « Nous ne sommes pas entrés en contact avec lui depuis son expulsion au Congo-Brazzaville. »

Aucun événement n’est survenu qui pourrait expliquer l’arrestation de Faustin Munene, assure Thierry Moungalla

Des « affabulations » qui hérissent Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville. « Faustin Munene reste et demeure sous notre protection », maintient-il. « C’est un homme âgé et souffrant. Il était donc prévu qu’il soit conduit à Brazzaville pour des examens médicaux appropriés après sa tentative d’escapade au Gabon », explique le ministre. « Entre son expulsion au Congo-Brazzaville et aujourd’hui, aucun événement n’est survenu qui pourrait expliquer son arrestation », assure-t-il.

À l’unanimité, les autorités du Congo-Brazzaville contactées rappellent un autre transfert de Faustin Munene en Namibie, qui se serait déroulé « il y a quelques mois », afin de bénéficier de soins médicaux appropriés « pris en charge par le gouvernement congolais ».

Du côté de la famille de l’officier, on félicite surtout Brazzaville d’avoir tenu sa promesse de ne pas extrader le général vers Kinshasa ». « Malgré les demandes de Kinshasa, papa n’a toujours pas été extradé », se réjouit Fabrice Munene, qui plaide en faveur de « plus de contacts directs » avec les officiers brazzavillois.

Jeuneafrique.com par

RDC: le général Faustin Munene arrêté au Gabon

janvier 27, 2018

Faustin Munene © DR

Les proches de l’ex-chef d’État major de la République démocratique du Congo et opposant du président Kabila, avaient perdu sa trace fin décembre. Il serait désormais au Gabon.

Il y a plus d’un an, le général Faustin Munene, accusé de tentative de putsch en République démocratique du Congo en 2010, avait été assigné à résidence à Ewo, au Congo-Brazzaville. Mi-décembre 2017, un hélicoptère, dont les occupants voulaient l’emmener à Brazza, s’y serait posé. Paniqué, il aurait refusé de les suivre.

Il serait entré au Gabon le 31 décembre – date à laquelle ses proches ont perdu le contact avec lui – avant d’y être arrêté, le 10 janvier.

Jeuneafrique.com

RDC – Congo : regain de méfiance entre les deux pays

octobre 29, 2011

Après l’attaque de la petite ville de Lukolela, le 7 octobre, les relations entre les deux Congos sont loin d’être au beau fixe. Cette fois encore, la RDC accuse son voisin d’héberger des personnes hostiles à son régime.

Lukolela, petite bourgade installée sur les bords du fleuve Congo, dans la province de l’Équateur, en RDC, et Loukolela, son vis-à-vis au Congo-Brazzaville, n’avaient jamais attiré l’attention des médias. Le 7 octobre, tout a changé. Ce jour-là, à Kinshasa, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, publie un communiqué. Il est question d’une attaque armée menée contre Lukolela par « une bande d’éléments en provenance de Loukolela français [sic] en République du Congo-Brazzaville ». Cinq « assaillants » sont arrêtés, pendant que les autres se replient sur Loukolela.

D’après Lumanu, les captifs détiennent « un ordre de mission signé par Faustin Munene », ce général, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, poursuivi par la justice, arrêté à Brazzaville en février et dont Kinshasa réclame en vain l’extradition. Piqué au vif, le Congo-Brazzaville réagit. Son ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, parle d’un « montage » dont l’objectif serait de servir de prétexte à un report de la présidentielle du 28 novembre, à laquelle Joseph Kabila est candidat.

Le 11 octobre, une délégation conduite par Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu se rend à Brazzaville avec, en main, les preuves supposées des accusations de Kinshasa. Prudent, il précise que « dire qu’une action a été menée en RD Congo par des gens venus du pays voisin ne signifie pas que ce pays ait commandité cette action ». Quant à Raymond Zéphirin Mboulou, il s’explique sur sa sortie médiatique remarquée : « Chaque fois qu’il se passe quelque chose en RD Congo, nous sommes toujours incriminés. Nous déplorons cette attitude. Il est vrai que des ressortissants du Congo-Kinshasa vivent sur notre territoire. S’il y a des problèmes liés à leur présence, nos deux pays doivent trouver des solutions. »

Détachement Buffalo

Dans un document interne de l’Agence nationale de renseignements (ANR) dont Jeune Afrique a obtenu copie, les noms des cinq individus arrêtés à Lukolela, leurs coordonnées ainsi que celles de leurs contacts à Brazzaville sont mentionnés. Le document précise qu’ils ont appartenu au détachement Buffalo, qui avait, en 1998-1999, combattu dans la région du Pool aux côtés des miliciens de Denis Sassou Nguesso, avant de se retrouver en situation irrégulière à Brazzaville. Ils font partie des ressortissants de la RD Congo arrêtés depuis août pour séjour illégal. Ils ont été ensuite recrutés par leur ancien chef, le colonel Faustin Bosenge Lokasola, ex-membre des Forces armées zaïroises, également en exil, qui agirait pour le compte du général Faustin Munene.

Selon Brazzaville, Kinshasa cherche un prétexte pour reporter son scrutin présidentiel

Le document ajoute que « de l’argent ainsi que des pièces d’identité de la République du Congo leur ont été remis sur instruction du général Essongo, commandant de l’armée de terre […], pour faciliter leur déplacement de Brazzaville vers la localité de Bouemba […], où ils furent accueillis par un officier de la Direction générale de la surveillance du territoire qui a assuré leur encadrement et leur embarquement vers Lukolela via Makotipoko ».

À Brazzaville, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou estime que la rencontre avec Lumanu a permis de dissiper les malentendus. « Nous avons une expérience en matière de démobilisation de forces hostiles dont nos frères de Kinshasa peuvent s’inspirer, affirme-t-il. Ils peuvent amnistier ces ex-combattants et les recruter au sein de l’armée, de la police, ou leur assurer une réinsertion sociale. »

Jeuneafrique.com par Tshitenge Lubabu M.K.

Congo : Faustin Munene mal en point

juin 8, 2011

L’état de santé du général Faustin Munene, un ancien officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ne cesse de se détériorer depuis une semaine.

Détenu depuis le mois de janvier au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), à Brazzaville, il a dû être transporté à deux reprises à l’hôpital militaire. Munene est au cœur d’une vive polémique entre les deux Congos. Kinshasa, qui l’accuse d’être à l’origine d’une attaque lancée le 27 février contre la résidence de Joseph Kabila, réclame en vain son extradition. Son évacuation sanitaire vers un pays européen est apparemment très sérieusement envisagée.

Jeuneafrique.com