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Attaque de New York: le FBI a trouvé le 2e Ouzbek recherché

novembre 1, 2017

Washington – La police fédérale américaine a annoncé mercredi avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche dans l’enquête sur l’attaque qui endeuillé New York mardi.

« Mukhammadzoir Kadirov a été localisé, nous recherchons encore des informations le concernant que le public détiendrait », a indiqué la branche du FBI de New York dans un communiqué.

« Nous ne sommes plus à la recherche de cette personne », a de son côté déclaré en conférence de presse à New York un responsable du FBI, William Sweeney.

Les policiers ont interpellé l’auteur de l’attentat, Sayfullo Saipov, également né en Ouzbékistan, et accusé d’avoir volontairement fauché une vingtaine de cyclistes et piétons mardi à Manhattan, faisant huit morts.

M. Saipov, qui a été blessé par balle lors de son interpellation, a été interrogé par les enquêteurs sur son lit d’hôpital.

Il a expliqué avoir été inspiré par des vidéos de l’organisation l’Etat islamique (EI), qu’il a visionnées sur son téléphone portable.

Durant l’entretien, il s’est déclaré satisfait de son acte. Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d’hôpital un drapeau de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 23h19)                                            

États-Unis: Las Vegas, un homme abat 58 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste

octobre 2, 2017

Les lieux de la fusillade qui a fait au moins 58 morts le 2 octobre 2017 à Las Vegas / © AFP / Mark RALSTON

Un sexagénaire américain a tué 58 spectateurs d’un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis. Les autorités ont réfuté « à ce stade » tout lien avec l’organisation Etat islamique, qui a revendiqué la tuerie.

Perché dans un étage élevé d’un hôtel adjacent, surarmé, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, Stephen Craig Paddock. Il s’est suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

Le groupe Etat islamique a affirmé, via son organe de propagande Amaq, que l’homme s’était converti à l’islam il y a plusieurs mois et qu’il en était un « soldat », sans toutefois étayer cette affirmation.

Mais le FBI a déclaré, peu après, n’avoir établi « aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international ».

Le bilan humain n’a cessé d’augmenter au cours de la nuit et dans la matinée de lundi: il est désormais de 58 morts et 515 blessés, dépassant celui de la boîte gay d’Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient péri.

Le président Donald Trump, lors d’une déclaration à la Maison Blanche en milieu de matinée, n’a rien dit sur l’état de l’enquête, consacrant son allocution à un appel à l’unité de la nation. Il se rendra mercredi à Las Vegas.

« Notre unité de ne peut pas être brisée par le mal, nos liens ne peuvent pas être défaits par la violence et, bien que nous ressentions de la colère face à l’assassinat insensé de nos compatriotes, c’est l’amour qui nous définit aujourd’hui », a-t-il déclaré, sans répondre aux questions de la presse.

Stephen Paddock s’était installé au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, massif établissement qui offrait une vue dégagée sur le festival de musique country « Route 91 Harvest ».

– Longues rafales –

Plus de 22.000 spectateurs écoutaient alors le chanteur Jason Aldean, en pleine chanson. Des images amateurs montrent l’incrédulité puis la panique peu après les premiers tirs, vers 22H08 heure locale dimanche.

De longues et terribles rafales sont audibles. Entre les tirs, des gens tentent une échappée, sautant comme ils le peuvent des barrières. D’autres se couchent à plat ventre, certains protégeant de leurs corps les plus vulnérables.

Les mobiles du tireur sont inconnus à ce stade. Dans la nuit la police s’était déjà refusée à évoquer la piste terroriste, le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo qualifiant l’homme de « loup solitaire ».

Stephen Paddock, 64 ans, habitait la ville de Mesquite, 18.000 habitants, située à quelque 120 kilomètres de Las Vegas, toujours dans le Nevada.

Il était arrivé au Mandalay Bay le 28 septembre et y a apporté lui-même les armes, a déclaré le shérif, sans que le personnel de l’hôtel n’ait rien remarqué. A l’aide d’un outil comme un marteau, il a brisé les vitres de la chambre pour pouvoir mieux tirer.

Le shérif a déclaré que l’homme s’est suicidé avant que les unités d’intervention de la police ne pénètrent de force dans sa chambre. Plus de 10 fusils y ont été retrouvés.

La police avait dans les heures suivant la fusillade lancé un avis de recherche pour la compagne du tireur, Marilou Danley. Les forces de l’ordre ont finalement pu lui parler. Elle se trouve à l’étranger, sans précision du pays, et n’est pas suspectée d’être impliquée.

Le frère du tueur, Eric Paddock, est apparu stupéfait devant les caméras. Son frère, a-t-il dit, n’avait « pas d’affiliation religieuse ou politique » et « n’était pas du tout un fan des armes ».

– ‘Au-delà de l’horreur’ –

Les rafales ont commencé alors que le chanteur Jason Aldean se produisait sur scène. Lui et son groupe sont sains et saufs. « La soirée a été au-delà de l’horreur », a-t-il écrit sur Instagram.

« On a entendu pop-pop-pop-pop. On a pensé que c’était des feux d’artifice ou des pétards. Et on a réalisé que ce n’était pas le cas, que c’étaient des coups de feu », a raconté une spectatrice, Monique Dekerf à la chaîne CNN.

Le son des rafales, audible dans quantité de vidéos amateurs, ressemble à celui émis par les armes automatiques, où un tireur peut garder son doigt appuyé sur la détente pour continuer à tirer de façon continue. Ces armes sont interdites depuis les années 1930 aux Etats-Unis, mais les versions semi-automatiques, où il faut relâcher la gâchette entre chaque balle, sont autorisées à la vente.

Plusieurs dirigeants étrangers ont réagi à la tragédie, notamment la Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron. « Pensée émue pour nos partenaires et amis américains qui ont eu à subir la violence contemporaine à il y a quelques heures », a-t-il écrit sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 18h45)

États-Unis: Donald Trump accuse l’ex-chef du FBI James Comey de lâcheté dans un tweet

juin 11, 2017

Washington – Donald Trump a accusé dimanche l’ex-chef du FBI James Comey de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, révélant que le président américain lui aurait demandé d’abandonner un pan de l’enquête sur l’affaire russe.

« Je pense que les fuites de James Comey vont avoir beaucoup plus d’importance que quiconque ne l’aurait jamais pensé. Complètement illégales? Très +lâche!+ », a écrit Donald Trump dans un tweet qui laissait la porte ouverte à plusieurs interprétations.

Le président américain avait accusé James Comey de mentir vendredi, au lendemain de l’audition très suivie au Sénat de l’ex-chef du FBI, qu’il a limogé brutalement le 9 mai.

L’ancien premier policier des Etats-Unis a affirmé à cette occasion sous serment que le président lui avait demandé d’abandonner un volet de l’enquête sur de possibles ingérences russes portant sur le général Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale.

Lors de cette audition aux airs de pièce dramatique, James Comey a admis avoir fait fuiter à la presse en mai, via un ami, des notes dans lesquelles il avait consigné certains rendez-vous en tête à tête avec Donald Trump.

Un point dont s’est saisi l’avocat personnel du président pour menacer James Comey de poursuites. Comme Donald Trump dans son tweet dimanche, des proches de M. Trump s’étaient également rapidement emparés du fait que l’ex-chef du FBI soit passé par un ami pour dénoncer sa lâcheté présumée.

« Il a donné ses notes à un professeur de droit de (l’université de Columbia) parce qu’il n’a pas su agir en homme et donner ses notes directement aux médias quand il a voulu les transmettre aux médias », avait accusé vendredi le premier directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juin 2017 15h07)                                            

Etats-Unis: témoignage accablant de l’ex-chef du FBI contre Trump

juin 7, 2017

James Comey (g), ex-directeur du FBI limogé par Donald Trump (d), a livré mercredi un témoignage explosif sur les interventions du président américain dans l’enquête sur la Russie, risquant d’exposer le dirigeant à des accusations d’entrave à la justice. / © AFP/Archives / Drew Angerer, Jim WATSON

James Comey, ex-directeur du FBI limogé par Donald Trump, a livré mercredi un témoignage explosif sur les interventions du président américain dans l’enquête sur la Russie, risquant d’exposer le dirigeant à des accusations d’entrave à la justice.

A la veille de son audition publique et très attendue au Sénat, M. Comey a dans une déclaration écrite de sept pages confirmé que le milliardaire lui avait demandé d’abandonner toute enquête sur Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale mêlé à l’affaire de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle et évincé en février.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », lui aurait dit le président lors d’une rencontre en tête à tête le 14 février dernier dans le Bureau ovale.

Selon M. Comey, cette requête concernait toute investigation relative aux « fausses déclarations de M. Flynn concernant ses conversations avec l’ambassadeur russe en décembre », et non l’enquête plus large sur l’éventuelle collusion entre la Russie et la campagne du républicain.

« Cela m’a beaucoup inquiété, étant donné le rôle du FBI comme service d’investigations indépendant », écrit M. Comey.

Michael Flynn est accusé d’avoir menti au vice-président en ne révélant pas qu’il avait évoqué les sanctions américaines contre Moscou dans ces échanges.

L’ancien chef du FBI raconte aussi en détails un dîner à la Maison Blanche du 27 janvier, lors duquel Donald Trump lui aurait dit: « J’ai besoin de loyauté, je m’attends à de la loyauté ».

« Je n’ai pas bougé, parlé ou changé l’expression de mon visage », écrit l’ancien grand policier, décrivant « un silence gênant ».

Et quand le président, en fin de repas, l’a relancé sur la question de la loyauté, M. Comey a répondu qu’il « aurait toujours de l’honnêteté de sa part ».

« C’est ce que je veux, de la loyauté honnête », a dit M. Trump. « J’ai fait une pause et dit: +cela, vous l’aurez+ ».

– Trump pas visé par l’enquête –

Cette déclaration a été publiée par la commission du Renseignement du Sénat, où l’ancien chef du FBI témoignera lors d’une audition publique jeudi matin à 14H00 GMT, devant les caméras du monde entier.

Il y confirme également qu’il a consigné à l’époque dans des notes le contenu de ses conversations avec le président américain, comme l’avaient rapporté plusieurs médias.

Deux autres coups de fil ont également eu lieu entre les deux hommes, le 30 mars et le 11 avril. Dans ces conversations, le locataire de la Maison Blanche a demandé au patron du FBI ce qui pouvait être fait pour « lever le nuage » de l’enquête russe, dont l’ombre l’empêcherait d’agir efficacement au nom du pays, selon ce récit.

L’ex-policier a alors confirmé que le président lui-même n’était pas visé par l’enquête. « Il m’a dit à de nombreuses reprises: +nous devons révéler ce fait+ », écrit M. Comey.

« Le président a ajouté que si certains de ses proches +satellites+ avaient fait quelque chose de mal, ce serait bien de le découvrir, mais qu’il n’avait rien fait de mal et qu’il espérait que je trouve une façon de dire que nous n’enquêtions pas sur lui », poursuit-il. « Je lui ai dit que je verrais ce que nous pourrions faire ».

Dans le coup de téléphone d’avril, le président l’a relancé.

Le récit de M. Comey est frappant par la description sans équivoque du malaise suscité par les requêtes à répétition du président.

Après son tête-à-tête du Bureau ovale, que le président avait préalablement vidé de tous ses conseillers, James Comey a « imploré » le ministre de la Justice Jeff Sessions « d’empêcher toute future communication directe entre le président et moi ».

Ces faits minutieusement détaillés confirment des informations de presse publiées depuis le limogeage soudain du 9 mai, et qui avaient conduit plusieurs élus du Congrès à soupçonner une tentative d’entrave à la justice et, pour quelques uns, à réclamer l’ouverture d’une procédure de destitution.

Afin de protéger l’indépendance de l’enquête du FBI sur la Russie et une éventuelle collusion avec les équipes de campagne Trump, la Justice a nommé un procureur spécial, Robert Mueller, le 17 mai.

Les réactions ont commencé à tomber mercredi quelques minutes après la publication du document.

« Toute cette histoire est folle », a tweeté la sénatrice Elizabeth Warren.

A l’inverse, le parti républicain a fait valoir que trois fois, en janvier et en mars, James Comey avait confirmé à Donald Trump ce que celui-ci clame haut et fort depuis des mois: à savoir qu’il n’est pas lui-même visé par les investigations russes.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2017 21h25)                

États-Unis/Trump: aucun homme politique n’est traité « plus injustement » que moi

mai 17, 2017

Washington – Donald Trump a estimé mercredi qu’il n’y avait pas d’homme politique traité « plus injustement » que lui, après des révélations du New York Times selon lesquelles il aurait demandé au chef du FBI de clore une enquête visant un de ses conseillers.

« Aucun homme politique dans l’histoire, et je dis cela avec beaucoup d’assurance, n’a été traité plus injustement », a déclaré devant l’Ecole des gardes-côtes le président américain, qui est accusé aussi d’avoir divulgué des informations confidentielles à la Russie.

« Vous ne pouvez pas les laisser vous abattre », a ajouté le dirigeant républicain, élu en novembre au terme d’une campagne dans laquelle la Russie est accusé d’ingérence au détriment de sa rivale démocrate Hillary Clinton.

« Vous devez baisser la tête et combattre, combattre, combattre. Ne laissez jamais, jamais tomber », a-t-il lancé. « Regardez comment j’ai été traité dernièrement. Notamment par les médias ».

Donald Trump est confronté à de multiples crises depuis qu’il a limogé la semaine dernière le chef du FBI, James Comey, qui enquêtait sur une éventuelle « coordination » entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe.

Le 14 février, au lendemain de la démission forcée d’un influent conseiller de Trump, qui avait omis de mentionner des contacts avec un diplomate russe, Donald Trump aurait demandé à M. Comey de clore l’enquête visant ce conseiller, Michael Flynn, a révélé mardi le New York Times.

Selon le Washington Post, le président aurait aussi divulgué des informations sensibles confiées par Israël à propos du groupe Etat islamique (EI), lors d’un entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères.

La commission du Renseignement du Sénat a pressé mercredi dans une lettre l’ex-directeur du FBI à venir témoigner publiquement devant les élus.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2017 18h54)                                            

États-Unis/FBI: communication cacophonique de l’administration Trump

mai 13, 2017

Donald Trump sur la base Marine One d’Andrews Base dans Maryland, le 13 mai 2017 / © AFP / Brendan Smialowski

Le limogeage du patron du FBI James Comey ne provoque pas seulement une onde de choc politique à Washington. Il révèle aussi une communication cacophonique de l’administration de Donald Trump.

La semaine a été particulièrement compliquée pour le nouveau président américain qui est allé jusqu’à menacer sur Twitter – son canal de communication préféré – de supprimer le sacro-saint briefing de la Maison Blanche suivi tous les jours à la télévision et sur internet.

Devant la tempête déclenchée mardi par le renvoi brutal de James Comey, la presse américaine et l’ancienne équipe de communicants de l’ex-président Barack Obama, que Donald Trump accuse de lui être hostile, ont dénoncé ces couacs et le manque supposé de « crédibilité » du milliardaire, qui a fait fortune dans l’immobilier et la télé-réalité.

Il faut dire que la Maison Blanche s’est enferrée dans des explications hasardeuses et contradictoires du limogeage, rarissime, du chef du FBI.

Le président l’a d’abord justifié par le comportement de M. Comey à la fin de l’enquête sur les emails de Hillary Clinton, avant la présidentielle de novembre.

« Histoire inventée »

Mais il a ensuite brutalement changé de version en affirmant qu’il avait de toute façon l’intention de se séparer du premier policier des Etats-Unis. Il a même lié sa décision à l’affaire de la collusion supposée de la Russie avec son entourage sur laquelle le FBI enquête.

« Une histoire inventée », selon M. Trump.

Il a aussi sommé sur Twitter l’ex directeur du FBI de se taire, de ne pas faire fuiter d’informations sur son limogeage. Le président l’a menacé en évoquant des « enregistrements » de leurs « conversations ».

Mal à l’aise vendredi, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer n’a pas voulu dire si Donald Trump enregistrait ses discussions dans le Bureau ovale, mais il a nié toute « menace » présidentielle contre James Comey.

Reste que M. Trump a reconnu lui-même une communication confuse.

Il a d’ailleurs prévenu qu’il pourrait supprimer le point de presse quotidien de la présidence, une institution pour les médias américains et internationaux, suivi en direct à la télévision bien au-delà de Washington. Ce briefing est animé depuis fin janvier par Sean Spicer, secondé par Sarah Huckabee Sanders.

Se décrivant comme un « président très actif », l’homme d’affaires a concédé vendredi que ses substituts ne pouvaient pas toujours être parfaitement précis sur le podium.

« Annuler » les briefings

Et il a menacé sur Twitter « d’annuler tous les +points de presse+ à l’avenir et de remettre des réponses par écrit pour davantage d’exactitude ».

Samedi, Donald Trump a enfoncé le clou sur FoxNews: « Nous n’aurons plus de conférences de presse à moins que je les fasse moi-même toutes les deux semaines. Je pense que c’est une bonne idée », lance-t-il dans un entretien diffusé dans la soirée et dont la chaîne a dévoilé des extraits.

Le septuagénaire dénonce « le niveau d’hostilité incroyable et très injuste » contre « Sarah Huckabee (Sanders), une jeune femme charmante (et) Sean Spicer, un être humain merveilleux et un homme gentil ».

Quant au briefing quotidien du département d’Etat, également très suivi par la presse diplomatique et les chancelleries du monde entier, il n’a toujours pas repris depuis fin janvier, hormis durant quelques jours en mars.

Manque de « crédibilité »

Si bien que l’équipe de communication sous l’ère Obama est sortie du bois pour tacler l’absence supposée de « crédibilité » de l’équipe Trump.

« L’administration n’a pas encore été confrontée à une crise de sécurité nationale. Quand cela arrivera, l’opinion publique et la communauté internationale regarderont si le président, le vice-président et la Maison Blanche parlent d’une seule voix », souligne auprès de l’AFP Jennifer Psaki, qui dirigea la communication de la Maison Blanche de 2015 à janvier dernier.

A ses yeux, « ce qui s’est passé cette semaine soulève davantage de questions sur leur préparation et sur la valeur qu’ils attachent à la crédibilité et à l’honnêteté ». « C’est inquiétant, non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour le monde », critique Mme Psaki, qui fut aussi porte-parole du secrétaire d’Etat John Kerry.

De son côté, l’ancien porte-parole du président Obama, Josh Earnest, a dénoncé sur MSNBC le fait que si son successeur « Sean Spicer n’a pas accès au Bureau ovale avant de faire son briefing (…) c’est de la faute du président des Etats-Unis ».

« Rien n’est plus facile ou pathétique que de critiquer », a répliqué Donald Trump devant des milliers de partisans en Virginie.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 22h37)                

États-Unis: L’enquête russe continue malgré le limogeage du chef du FBI (chef du FBI par intérim)

mai 11, 2017

Washington – Le directeur par intérim du FBI Andrew McCabe a assuré jeudi au Congrès que l’enquête sur les ingérences russes durant la campagne électorale se poursuivait normalement, malgré le limogeage par Donald Trump de l’ancien directeur, James Comey.

« Le travail des hommes et des femmes du FBI continue quels que soient les changements de circonstances, quelles que soient les décisions », a déclaré Andrew McCabe lors d’une audition au Sénat. « Il n’y a eu aucune tentative d’entraver notre enquête à ce jour. On ne peut pas arrêter les hommes et femmes du FBI de faire ce qu’il faut, protéger les Américains et défendre la Constitution ».

Cette audition était la première apparition en public d’Andrew McCabe, qui a pris les rênes de la police fédérale au pied levé, en remplacement de James Comey, congédié soudainement par le président américain mardi soir.

L’audition devant la commission du Renseignement du Sénat, consacrée aux menaces mondiales, incluait aussi cinq hauts responsables du renseignement américain dont les patrons de la CIA et de la NSA. James Comey devait initialement y participer.

M. McCabe pourrait être interrogé, surtout par les sénateurs démocrates, sur les circonstances de l’éviction de M. Comey et sur le statut de l’enquête sur les ingérences russes.

Cette enquête s’intéresse aussi à une éventuelle coordination entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

L’opposition s’inquiète de l’indépendance des investigations, mais la Maison Blanche a justifié le départ de M. Comey par son mauvais traitement d’Hillary Clinton lors de l’enquête sur ses emails l’an dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 17h19)                                            

États-Unis: Trump dans une tempête politique après le limogeage du patron du FBI

mai 11, 2017

Le président américain Donald Trump, le 10 mai 2017 à la Maison-Blanche, à Washington / © AFP / JIM WATSON

Le président américain Donald Trump est pris dans une tempête politique depuis qu’il a limogé le directeur du FBI James Comey, une décision selon lui sans lien avec l’enquête de la police fédérale sur une éventuelle collusion avec la Russie.

Le directeur par intérim du FBI Andrew McCabe doit témoigner publiquement jeudi devant la puissante commission du Renseignement du Sénat, une des trois commissions enquêtant sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine.

Des élus des deux partis s’interrogent depuis mardi soir sur les motifs et le calendrier du limogeage. L’opposition soupçonne le président américain de vouloir entraver une enquête qui entache son nom et cible certains de ses proches.

Ces investigations, ouvertes l’été dernier, s’intéressent aux piratages russes contre le camp démocrate et à une éventuelle « coordination » entre des membres de l’équipe de campagne Trump et la Russie.

Le dirigeant américain dément toute collusion et a souligné, dans sa lettre à M. Comey, que le directeur lui avait dit qu’il n’était pas lui-même ciblé.

Malgré cette mention de l’affaire russe, la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders a déclaré que le limogeage n’avait rien à voir avec la Russie et était due aux « atrocités » et aux « faux pas et erreurs » du directeur lors de l’enquête sur les emails de la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton l’an dernier.

« Il envisageait de congédier le directeur Comey depuis le jour où il est entré en fonction », a-t-elle déclaré. « Le président ne lui faisait plus confiance depuis des mois ».

Mercredi matin, Donald Trump a justifié ainsi sa décision: « Il ne faisait pas du bon travail, c’est très simple ».

L’argument utilisé pour justifier le départ du patron du FBI, dont le mandat courait jusqu’en 2023, est étonnant.

Il lui est reproché d’avoir commenté publiquement l’affaire Clinton durant la campagne, contrairement à l’usage au FBI mais à la grande satisfaction, à l’époque, du candidat républicain. Pourquoi, demande en substance la Maison Blanche, les démocrates crient-ils au scandale, alors qu’ils avaient eux-mêmes dénoncé le comportement de M. Comey?

« Maintenant qu’il a été viré, ils prétendent être mécontents. Des hypocrites! », a tweeté Donald Trump.

Quant au revirement de M. Trump, sa porte-parole a expliqué qu’être candidat était différent d’être président.

Dans une lettre d’adieu à ses collègues, révélée par CNN, M. Comey a écrit: « Je pense depuis longtemps qu’un président peut limoger un directeur du FBI pour n’importe quelle raison, ou pour aucune raison du tout. Je ne m’étendrai pas sur la décision ou la manière dont elle a été appliquée. J’espère que vous non plus. C’est fait, et tout ira bien pour moi ».

Comey convoqué au Sénat

Entre MM. Trump et Comey, les divergences s’intensifiaient depuis des mois, a fortiori dans les derniers jours, alors que l’enquête du FBI s’accélérait, selon plusieurs médias.

En mars, le premier flic des Etats-Unis avait confirmé au Congrès l’existence de l’enquête sur une éventuelle « coordination » entre proches de Donald Trump et Moscou. Il avait contredit M. Trump sur la mise sur écoute de la Trump Tower par l’ex-président Barack Obama (2009-2017).

En outre, M. Comey aurait réclamé la semaine dernière au ministère de la Justice des moyens supplémentaires pour l’enquête de ses agents, selon des médias.

« Cela rendrait le calendrier du limogeage encore plus suspect », a déclaré Chuck Schumer, chef des démocrates du Sénat.

L’opposition démocrate réclame la nomination d’un procureur spécial pour superviser l’enquête, ce que la Maison Blanche a jugé « pas nécessaire ».

Si de nombreux républicains soutiennent le président, plusieurs ténors ont exprimé leur embarras ou leur mécontentement, notamment John McCain ou le chef de la commission du Renseignement du Sénat, Richard Burr.

Le président doit désormais nommer un remplaçant, qui devra être confirmé par le Sénat, où la minorité démocrate devrait batailler dur.

En attendant, M. Comey a lui aussi été invité à s’expliquer mardi prochain, à huis clos, devant la commission du Renseignement.

Les sénateurs de la commission ont en outre émis mercredi une assignation pour que l’ancien conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, le général Michael Flynn, leur mette à disposition tous les documents qui pourraient les éclairer sur les liens éventuels de proches du président Trump avec Moscou.

M. Flynn avait été poussé à la démission le 13 février après la révélation de contacts répétés avec l’ambassadeur russe à Washington avant et après l’élection. La commission du Renseignement note qu’il lui a déjà été demandé de remettre ces documents, mais qu’il n’a pas obtempéré.

Du côté de Moscou, on prenait ses distances avec cette affaire: le limogeage du patron du FBI est « une affaire interne » américaine, a affirmé le Kremlin, disant « espérer que cela n’aura pas d’impact » sur les relations, aujourd’hui exécrables, entre les deux pays.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 11h00)                

Limogeage du chef du FBI: une « affaire interne » américaine (Kremlin)

mai 10, 2017

Moscou – Le limogeage du patron du FBI James Comey par le président Donald Trump est « une affaire interne » américaine, a affirmé mercredi le Kremlin, disant « espérer que cela n’aura pas d’impact » sur les relations entre les deux pays.

« C’est une affaire absolument interne aux Etats-Unis, une décision souveraine du président américain et qui n’a absolument rien à voir et ne doit rien avoir à voir avec la Russie », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Cette décision du locataire de la Maison Blanche a provoqué mardi une onde de choc à Washington, alors que la police fédérale est notamment chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d’avoir interféré dans la présidentielle américaine.

« Nous espérons que cela n’aura aucun impact » sur les relations russo-américaines, a ajouté M. Peskov interrogé sur une conséquence éventuelle sur les relations entre les deux puissances.

Ce limogeage surprise, avec un seul précédent dans l’histoire du FBI, intervient alors que Donald Trump recevra mercredi à la Maison Blanche le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui ne devait initialement que rencontrer son homologue américain Rex Tillerson au sujet du conflit en Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2017 14h01)                                            

États-Unis: Donald Trump limoge le directeur du FBI

mai 9, 2017

Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi James Comey, patron du FBI, la police fédérale américaine, une décision surprise qui a provoqué une onde de choc à Washington.
Le FBI est en particulier en charge de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.
« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué M. Trump dans un communiqué.
La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute « immédiatement », a précisé la Maison Blanche.
Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par la Maison Blanche, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ».
« Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », ajoute-t-il.
Ex-procureur fédéral et ancien vice-ministre de la Justice, James Comey, 56 ans ans, a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel.
À son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump lui avait demandé de rester en fonction.