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RDC : le gouvernement enfin nommé, sept mois après l’investiture de Félix Tshisekedi

août 26, 2019

Félix Tshisekedi brandit la Constitution lors de son investiture, le 24 janvier 2019. © REUTERS/Olivia Acland

 

Cette nouvelle équipe de 66 membres, fruit de plusieurs mois de tractations entre le FCC et le Cach, est marquée par la nomination de nouvelles personnalités à des portefeuilles clés comme les Finances, les Mines, la Défense, les Affaires étrangères et le Budget.

L’interminable feuilleton a pris fin ce 26 août au terme d’une nuit blanche. Sept mois après l’investiture de Félix Tshisekedi, le 24 janvier, le président congolais a enfin un gouvernement. Après des mois de négociations entre le Cap pour le changement (Cach), sa coalition, et le Front Commun pour le Congo (FCC), celle de son prédécesseur, Joseph Kabila, majoritaire à l’Assemblée, les deux camps s’étaient initialement mis d’accord le 29 juillet sur une répartition de 65 portefeuilles. On savait déjà que 42 postes reviendraient au FCC et 23 au Cach. On connaît désormais les noms de la première équipe du président Tshisekedi.

Des changements importants ont été opérés notamment à la tête du ministère des Finances, qui sera dirigé par José Sele Yalaghuli, ancien directeur de cabinet de l’ex-premier ministre Matata Ponyo. Celui de la Justice sera dirigé par Célestin Tunda Y’a Kasende, ancien secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila.

17% de femmes

Au portefeuille des Affaires étrangères, on retrouve Marie Tumba Nzeza, cadre de l’UDPS tandis que le très stratégique ministère de l’Intérieur sera dirigé par Gilbert Kankonde lui aussi membre de l’UDPS. Chef de file des négociateurs de l’UNC pendant les tractations, Jean Baudoin Mayo Mambeke a été nommé vice Premier ministre du Budget. Le ministère des Mines revient à Willy Kitobo.

L’ancien gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a été nommé ministre de l’Industrie, Thomas Luhaka à l’Enseignement supérieur et Universitaire, et Azarias Ruberwa comme vice Premier ministre en charge de la Décentralisation. Aimé Ngoy Mukena a quant à lui été nommé ministre de la Défense.

76,9% des membres de ce gouvernement n’ont jamais pris part à un gouvernement et 17% des portefeuilles ont été attribués à des femmes, selon les déclarations du Premier ministre.

Pas d’ouverture

Les 65 membres qui composent ce premier gouvernement de Félix Tshisekedi sont tous membres, soit de l’UDPS de Félix Tshisekedi, soit de l’UNC de Vital Kamerhe, son directeur de cabinet, ou encore du FCC de Joseph Kabila.

Antipas Mbusa Nyamwisi, qui a quitté la plateforme d’opposition Lamuka, ou encore Tryphon Kin-Kiey Mulumba, qui avait pourtant retiré sa candidature lors de la présidentielle de décembre 2018 en faveur de Félix Tshisekedi, n’ont pas été nommés. Au banc des grands absents, on retrouve également le président de l’AFDC-A, Modeste Bahati Lukwebo et François Mwamba qui faisait parti de l’équipe des négociateurs du Cach.

Cette nouvelle équipe doit désormais être investie devant le Parlement en session extraordinaire jusqu’au 7 septembre. Nommé le 20 mai, Ilunga avait été choisi après d’intenses tractations entre les deux camps qui se partagent les pouvoirs. Des discussions marquées notamment par le refus par Félix Tshisekedi de certains candidats proposés par Joseph Kabila, comme le patron de la Gécamines, Albert Yuma.

Quelques jours plus tôt, Sylvestre Ilunga avait fixé certaines règles censées guider la composition des listes de candidats qui allaient lui être soumises. Les ministrables ne devaient pas avoir fait l’objet d’une « condamnation judiciaire ferme en RDC ou à l’étranger ». Les listes de candidats devaient également « doser anciennes et nouvelles figures et génération montante ». Les équipes du FCC avait à ce titre promis un renouvellement de génération lors d’une ultime conférence de presse organisée le 20 août.

Multiples blocages

Jusqu’au bout, les ultimes détails auront été débattus. L’attribution des portefeuilles des Affaires étrangères, de l’Intérieur, du Budget et de l’Économie ont fait l’objet d’intenses tractations qui ont retardé le processus. En vertu de l’accord de Nairobi, qui actait la naissance du Cach, le poste de Premier ministre devait initialement revenir à Vital Kamerhe. Le poste, finalement pourvu par Sylvestre Ilunga, les dernières négociations devaient permettre de trouver un compromis qui s’est avéré délicat à atteindre, révélant des dissensions au sein de la coalition du président.

Le cas de Modeste Bahati Lukwebo leader l’AFDC-A, deuxième force politique du FCC, exclu de la coalition de Kabila, a aussi occupé les discussions. Ce dernier réclamait, malgré son exclusion, le quota de quatre postes revenant théoriquement à son parti.

Jeuneafrique.com par Romain Gras avec Stanis Bujakera Tshiamala

RDC : le camp Kabila assure avoir proposé de « nouvelles figures » pour former un gouvernement

août 21, 2019

 

Le président congolais Félix Tshisekedi, à gauche, et le président sortant Joseph Kabila côte à côte lors de la cérémonie d’inauguration à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le jeudi 24 janvier 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Les partisans de l’ancien président congolais Joseph Kabila ont annoncé mardi 20 août avoir proposé en majorité des « nouvelles figures » pour le prochain gouvernement de la RDC, attendu depuis sept mois.

Le président Félix Tshisekedi avait refusé une première mouture de gouvernement mercredi dernier, estimant que la liste proposée ne respectait pas assez la parité hommes-femmes et l’équilibre entre ancienne et nouvelle génération, selon une source proche du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

« Nous avons proposé majoritairement des nouvelles figures. Il y aura de nombreuses personnes qui n’ont jamais siégé dans un gouvernement. Les autres vont jouer d’autres rôles à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans la diplomatie et ailleurs », a expliqué Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Kabila.

« Renouvellement de la classe politique »

« Le Front commun pour le Congo a joué la carte de la régénérescence et du renouvellement de la classe politique (…). Un quota significatif, important et surtout qualificatif a été attribué à la jeunesse mais également à la femme », a déclaré mardi à la presse Néhémie Mwilanya, son coordonnateur.

Investi en janvier dernier après la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a toujours pas de gouvernement, en dépit d’âpres négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur.

Un prochain gouvernement de 65 membres

Sur la base d’un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement sera composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du FCC, la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

En mai, le chef de l’État a nommé Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre, sur proposition de Joseph Kabila, dont les partisans ont obtenu la majorité des sièges au Parlement à l’issue des législatives.

Conséquence : Jeanine Mabunda, ancienne ministre et ex-conseillère de Joseph Kabila, a été élue à la tête de l’Assemblée nationale. Au Sénat, c’est l’ancien garde des Sceaux Alexis Thambwe Mwamba, plusieurs fois ministre, qui a été élu président.

Par Jeuneafrique avec AFP

RDC : la liste du gouvernement recalée pour « non respect de la parité »

août 15, 2019

Félix Tshisekedi, le 29 avril à Kinshasa. © DR / présidence RDC

 

Le président Félix Tshisekedi a refusé mercredi une première mouture de gouvernement, attendu depuis sept mois en République démocratique du Congo, estimant qu’il ne respectait pas assez la « parité » et le « renouvellement des générations », selon une source proche du Premier ministre.

« Le chef de l’État a invité le Premier ministre à revisiter la liste de l’équipe gouvernementale qu’il lui a présentée », a déclaré à l’AFP un proche du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. « Le président Tshisekedi a fait observer au Premier ministre que la liste ne respecte pas la recommandation sur la représentativité des femmes et qu’elle ne tient pas compte de l’équilibre entre les vielles figures de la politique de notre pays et les jeunes », a-t-il ajouté.

Interrogée, la présidence congolaise s’est abstenue de tout commentaire.

La Constitution congolaise stipule que l’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les institutions, sans fixer cependant de quota.

Négociations avec le camp Kabila

Investi en janvier, après la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a toujours pas de gouvernement, en dépit d’âpres négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le chef de l’État a nommé Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre au mois de mai, sur proposition de l’ancien président Joseph Kabila, dont les partisans ont obtenu la majorité des sièges au Parlement à l’issue des législatives.

Sur la base d’un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement sera composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

Une nouvelle mouture est attendue avant que le président ne s’envole pour Dar es-Salaam, en Tanzanie, ou se tiendra le sommet de la SADC les 17 et 18 août.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : Alexis Thambwe Mwamba, un pro-Kabila élu à la tête du Sénat

juillet 27, 2019

Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre congolais de la Justice, le 20 juin 2017 à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

 

Alexis Thambwe Mwamba, candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de l’ex-président Joseph Kabila, a été élu samedi à la présidence du Sénat en République démocratique du Congo.

L’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba n’a cependant obtenu que 65 voix contre 43 pour son adversaire, le dissident Modeste Bahati Lukwebo. Il est le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de Joseph Kabila, qui disposait de 90 sièges sur 108 selon le résultat des élections sénatoriales du mois de mars.

Avant le scrutin, le FCC avait radié de ses rangs Modeste Bahati Lukwebo, pour avoir maintenu sa candidature. Son propre regroupement AFDC-A revendique 13 sièges au Sénat. Certains sénateurs FCC pro-Kabila auraient donc voté pour le candidat dissident Bahati.

Le candidat pro-Kabila au poste de la première vice-présidence, l’ex-ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, a, lui, été platement battu par l’ancien Premier ministre Samy Badibanga (60 voix contre 34).

Ancien proche de l’actuel président de la République Félix Tshisekedi, Samy Badibanga a été brièvement Premier ministre sous Joseph Kabila (2016-2017). Il a été candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre.

Gouvernement de coalition

Evariste Boshab est l’une des 14 personnalités congolaises toujours sous sanction de l’Union européenne (UE) pour entrave au processus électoral dans les dernières années du régime Kabila (2016-2018).

Sénateur à vie selon la Constitution en tant qu’ancien président de la République, Joseph Kabila n’était pas présent au moment du vote au Sénat. Il a transmis le 24 janvier la charge de chef de l’État à Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle.

Le FCC de Kabila contrôle néanmoins l’Assemblée nationale, le Sénat, et une majorité des 26 Assemblées et gouvernorats provinciaux.

Les forces de Tshisekedi et Kabila ont annoncé vendredi la conclusion d’un accord pour la formation d’un gouvernement de coalition après six mois de pourparlers.

RDC : interdiction des marches politiques à Kinshasa cette semaine

juillet 21, 2019

 

Les autorités de la capitale de la République démocratique du Congo ont interdit l’organisation «cette semaine» de toute marche politique à Kinshasa à cause «du climat tendu» entre les partisans du président Félix Tshisekedi et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila, a annoncé dimanche la police.

«Compte tenu du climat tendu dans la capitale, Son Excellence M. le gouverneur a interdit toutes les marches» à caractère politique sur les rues de Kinshasa «pendant cette semaine», a déclaré à la télévision d’État le chef de la police de la capitale congolaise, le général Sylvano Kasongo. «Il a instruit la police de prendre des mesures idoines. Toute personne qui osera marcher ou troubler l’ordre public pendant cette semaine va trouver la police sur son chemin», a-t-il ajouté.

L’escalade a commencé mardi, lorsque des jeunes du parti du président Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont annoncé pour lundi une marche contre la candidature de l’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe, considéré comme un dur de l’ancien régime, à la présidence du Sénat. «Nous ne voulons plus voir les mêmes visages diriger les institutions du pays ou figurer dans l’équipe gouvernementale», avait déclaré lors d’une conférence de presse Fils Mukoko, l’un des porte-parole des jeunes de l’UDPS. En réaction, les jeunes pro-Kabila, les bérets rouges, ont promis eux aussi d’organiser ce même lundi une contre-marche pour soutenir la candidature de l’ancien garde des sceaux à la présidence du Sénat, en brandissant une autorisation du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila.

Le Sénat est contrôlé par des partisans de Joseph Kabila. Le ticket présenté par le FCC pour les sept postes du bureau du Sénat ne compte aucun membre de Cap pour le changement (Cach), la coalition du président Tshisekedi. Cap pour le changement a signé un accord de coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Kabila, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, aux assemblées provinciales et au Sénat. Six mois après l’investiture du président Tshisekedi et plus d’un mois après la nomination de son Premier ministre Ilunga Ilunkamba, proposé par l’ancien président Kabila, les négociateurs de Cach et du FCC peinent à se mettre d’accord sur la composition du gouvernement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Une pétition de 75 000 noms pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec

mai 25, 2019
 

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) a remis vendredi au gouvernement Legault une pétition de 75 000 noms réclamant le remboursement des sommes perçues en trop par Hydro-Québec.

Le groupe de défense des citoyens assujettis à l’impôt pense avoir fait la démonstration que le remboursement des trop-perçus représente une priorité pour les Québécois, quoi qu’en pense le premier ministre, François Legault.

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« Quand 75 000 personnes prennent la peine d’aller signer une pétition, c’est parce que c’est justement un enjeu prioritaire pour les Québécois et c’est exactement ça qu’on vient démontrer aujourd’hui », a déclaré le directeur Québec de la FCC, Renaud Brossard.

Les trop-perçus d’Hydro-Québec auraient atteint 1,7 milliard de dollars entre 2005 et 2017. La société d’État explique que ces sommes correspondent aux écarts entre les rendements autorisés par la Régie de l’énergie et les rendements réels.

Le gouvernement ne devrait pas garder la différence [entre les rendements]. Cet argent-là devrait être retourné aux Québécois.

Renaud Brossard, directeur de la FCC pour le Québec

« Taxe déguisée »

En 2017, lorsqu’il était dans l’opposition, François Legault avait réclamé avec insistance que le gouvernement libéral rembourse les montants excédentaires payés par les clients d’Hydro-Québec, montants qu’il assimilait à une « taxe déguisée ».

Depuis qu’il a été élu premier ministre, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a changé de discours. Il accepte de rembourser les sommes qui seront payées en trop dans le futur, mais pas le 1,7 milliard qui a été perçu depuis le milieu des années 2000.

François Legault fait valoir que les contribuables québécois ont plus d’argent dans leurs poches grâce aux mesures annoncées par son gouvernement, telles que la réduction de la taxe scolaire et la hausse des crédits d’impôt pour les familles.

Ces économies représentent, en quelque sorte, un remboursement indirect.

Pas une promesse

Le premier ministre fait en outre remarquer que le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec n’était pas une promesse électorale de son parti. Un argument que n’achète pas Renaud Brossard.

« Est-ce que le seul moment où on doit croire les politiciens, c’est durant les 30 jours de campagne électorale?, demande-t-il. Les Québécois méritent mieux que ça et c’est exactement pourquoi on lui demande de respecter sa promesse. »

La Fédération canadienne des contribuables a l’intention de poursuivre la bataille pour le remboursement des trop-perçus d’Hydro-Québec. Le dépôt de la pétition ne représentait qu’une étape pour parvenir à ses fins.

« Tant que cet argent-là ne retournera pas dans le portefeuille des Québécois, on a l’intention de continuer à se battre », prévient Renaud Brossard.

La FCC annoncera au cours des prochaines semaines et des prochains mois les actions qu’elle compte entreprendre pour maintenir la pression sur le gouvernement Legault.

RDC: le FCC de Joseph Kabila ne ferme pas la porte au dialogue, mais fixe des limites

décembre 11, 2015
La coalition de l’ex-président Joseph Kabila, vient de se réunir à Kinshasa. Et alors que le président actuel Félix Tshisekedi mène depuis le début de la semaine dernière des consultations en vue de tenter de trouver une nouvelle majorité, le FCC se dit disposé à poursuivre le dialogue et l’accord de partage du pouvoir, mais uniquement à certaines conditions.

Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'État à Kinshasa, le 24 janvier 2019.

© REUTERS/ Olivia Acland Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’État à Kinshasa, le 24 janvier 2019.Tout d’abord, la famille politique de Joseph Kabila rejette en bloc les allégations lui faisant porter la responsabilité « d’un blocage supposé du pays ». Et par la voix du coordonnateur de la plateforme, Néhémie Mwilanya, les lieutenants de l’ancien chef d’État ont tenu à préciser que « Le FCC, qui est en coalition avec le Cach, famille politique du chef de l’État, porte à la connaissance de l’opinion publique, que ce dernier n’a pas formellement fait part à son partenaire de ses intentions, ni sur l’initiative des consultations en cours, encore moins sur le sort réservé à l’accord de coalition. »

Et la position face aux consultations est sans équivoque : « Le FCC reste ouvert au dialogue avec le chef de l’État, mais plutôt dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l’accord de coalition. »

Les pro-Kabila disent refuser le débauchage de leurs membres : « Le FCC ne peut cautionner aucune démarche tendant à la recomposition de la majorité parlementaire, en pleine législature, sur fond de la corruption des élus d’un partenaire… »

Quant à la menace répétée par l’entourage présidentiel d’une dissolution de l’Assemblée nationale, le FCC a rappelé au président que cette mesure ne peut être le fruit de sa seule initiative, en l’absence d’une crise persistante entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. L’alternative à cette démarche, selon le FCC, est d’organiser des élections générales anticipées à tous les niveaux, y compris la présidentielle.

Par RFI avec son correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa