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Côte d’Ivoire/Le RDR avertit: « Affi N’guessan sera tenu pour responsable si des ivoiriens descendent dans la rue »

août 12, 2016

 

Le RDR avertit:

Le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel) tient le Président d’une des tendances du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, pour ‘’responsable des dérives’’ qui pourraient survenir lors des manifestations annoncées par l’opposition, indique un communiqué, transmis, jeudi, à APA.

Selon le texte signé par le Porte-parole du RDR, Joël N’guessan, ‘’il est bon que M. Affi retienne qu’il sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir si ses militants descendaient dans la rue sous les fallacieux prétextes qu’ils avancent’’.

A la mi-journée, jeudi, Pascal Affi N’guessan a annoncé, au nom de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de l’opposition) la ‘’rupture’’ entre le pouvoir et l’opposition, prévenant que ‘’si jusqu’à fin septembre, il n’y a pas de solution à nos préoccupations, nous descendrons dans la rue jusqu’à ce que Ouattara recule’’.

Pour Joël N’guessan, ‘’le gouvernement et les militants du RHDP (coalition au pouvoir) n’accepteront pas le désordre et la chienlit’’, soulignant que sous la houlette du président Ouattara, ‘’ le pays connaît une embellie’’.

‘’Il n’est point question qu’une minorité vienne mettre en péril nos avancées politiques, sociales et économiques’’, a prévenu M. N’guessan.

Dans son discours à la faveur du 56è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé samedi qu’un Comité d’experts a été mis en place pour l’élaboration d’une nouvelle constitution conformément aux accords qui ont été signés dans le cadre de la résolution de la crise militaro-politique déclenchée en 2002.

Cette nouvelle constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre prend en compte la création d’un sénat et d’un poste de vice-président de la République. Réagissant à ce discours, le FPI a estimé dans un communiqué que le Chef de l’Etat veut opérer un ’’passage en force’’ concernant le projet d’une nouvelle Constitution.

Imatin.net avec Apanews.net

Mali : le Premier ministre Cheick Modibo Diarra affirme qu’il ne démissionnera pas

juillet 29, 2012
Cheick Modibo Diarra, le 22 juin 2012 à Ouagadougou. Cheick Modibo Diarra, le 22 juin 2012 à Ouagadougou. © Ahmed Ouoba/AFP/Archives

Le Premier ministre malien de transition Cheick Modibo Diarra affirme qu’il ne démissionnera pas de son poste comme le réclament les grands partis politiques maliens, dans un entretien diffusé samedi soir par la chaîne de télévision privée Africable.

« Je ne démissionnerai pas. Si je dois démissionner, à qui je dois remettre ma démission ? Parce que l’accord-cadre (de Ouagadougou) dit que le président (intérimaire) ne peut pas accepter ma démission », a déclaré M. Diarra dans cet entretien avec Africable, une chaîne de télévision basée à Bamako.

Cet accord signé le 6 avril entre l’ex-junte qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et la médiation ouest-africaine avait prévu la remise du pouvoir aux civils, un président et un Premier ministre de transition.

« La deuxième chose, c’est que je suis un enfant de ce pays, le Mali qui m’a tout donné. Et quand ce pays me confie une tâche, tant que je resterai debout, je ne vais jamais démissionner », a ajouté M. Diarra, en poste depuis le 17 avril.

Cette déclaration de Cheick Modibo Diarra a lieu au lendemain du retour à Bamako du président de transition Dioncounda Traoré, après deux mois passés à Paris suite à une agression le 21 mai dans la capitale malienne par une foule hostile.

Contesté

Dioncounda Traoré doit décider s’il maintient à son poste Cheick Modibo Diarra, astrophysicien de renommée internationale mais qui est de plus en plus contesté.

Dans un virulent communiqué publié mardi, le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), qui regroupe 140 partis politiques dont l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) du président Dioncounda Traoré, syndicats et organisations de la société civile, avait demandé la démission de M. Diarra.

Le FDR, qui s’était opposé au coup d’Etat du 22 mars, lui reproche de n’avoir « aucune stratégie » pour libérer le Nord du Mali occupé depuis quatre mois par des groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

« C’est moi le chef du gouvernement qui propose une équipe au président. J’ai déjà en tête l’architecture de la future équipe. Evidemment des gens qui ont des moyens et qui n’aiment pas le gouvernement, (ont le) droit d’utiliser leurs moyens pour payer (des) journaux pour faire du lobbying », a-t-il précisé.

Reconquête et élections

« On m’a confié une responsabilité, celle de diriger ce pays pendant la transition, de reconquérir le Nord, d’organiser des élections crédibles, transparentes pour qu’il n’y ait pas de conflits post-électoraux », affirme Cheick Modibo Diarra.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) a donné jusqu’au mardi 31 juillet aux autorités de transition pour former un gouvernement d’union nationale qui ait, en particulier, la légitimité de demander une intervention militaire pour combattre Aqmi et ses alliés dans le Nord, ce que n’a jamais fait M. Diarra.

 Jeuneafrique.com avce AFP

Mali : le front anti-putsch demande l’aide de l’UA et de la Cedeao pour reconquérir le Nord

juin 7, 2012

Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), association anti-putschiste du Mali, demande l’aide de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour « sécuriser » la transition à Bamako et aider à reconquérir le nord du pays contrôlé par des groupes armés.

Sécuriser la transition menée par Dioncounda Traoré et reconquérir par les armes le nord du Mali, tenu depuis le 22 mars par les rebelles touaregs et une nébuleuse de groupes islamistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). C’est en substance ce que demande le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), coalition de partis et d’associations opposés aux putschistes et à leurs soutiens.

Pour preuve de l’urgence qu’il y a à intervenir, le FDR met en avant l’agression perpétrée par des membres d’associations favorables à la junte malienne, le 21 mai dernier, sur la personne de Dioncounda Traoré, président intérimaire du Mali. Mais aussi, bien-sûr, le triomphe du djihadisme qui s’est installé à Tombouctou, Gao, Kidal… à la faveur d’Aqmi, qui a su consolider ses liens avec Ansar Eddine, le groupe rebelle de Iyad Ag Ghali, qui ne jure que par l’instauration de la charia au Mali,

Afin de mettre hors d’état de nuire cette rébellion nordiste dont font aussi partie les laïcs du Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), la lettre du FDR signée par son président, Siaka Diakité, appelle à « la mise à la disposition du Mali des troupes et de la logistique nécessaires pour appuyer l’armée nationale dans sa mission de reconquête des régions du Nord occupées. »

Nouveau souffle

L’armée nationale, elle-même soumise aux dissensions depuis son coup d’État qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), cherche un nouveau souffle. Amadou Haya Sanogo, chef de la junte, dit pouvoir « prendre le Nord en quelques jours » si l’on en donne les moyens à l’armée.

Le déclenchement d’un plan d’aide logistique et militaire est entre les mains des présidents béninois Thomas Boni Yayi et ivoirien Alassane Ouattara, respectivement dirigeants en exercice de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’installation prochaine – le terme « imminent » étant à bannir des perspectives – d’un éventuel nouveau Premier ministre et d’un gouvernement d’ « union nationale », en lieu et place de celui de transition actuel, dépend en grande partie de leur influence.

Jeuneafrique.com