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Mondial 2014 : les Lions camerounais très gourmands ont obtenu gain de cause

juin 9, 2014
L'équipe de football camerounaise, les Lions indomptables. © JOHN MACDOUGALL / AFP

L’équipe de football camerounaise, les Lions indomptables. © JOHN MACDOUGALL / AFP

L’affaire aura vampirisé la préparation des Camerounais pendant presque trois semaines. Finalement, les Lions ont obtenu (à peu près) ce qu’ils voulaient, et leur avion s’est envolé pour le Brésil lundi matin, avec plus de vingt-quatre heures de retard.

Le Cameroun ne serait pas à la hauteur de sa réputation sans ces petites crises financières qui pimentent les jours précédant son entrée dans une grande compétition. Ce n’était plus arrivé depuis un bout de temps : après une Coupe du monde ratée en Afrique du Sud, en 2010, les Lions indomptables avaient suivi les Coupes africaines des nations 2012 et 2013 chez eux, sur leur poste de télévision, privant la presse locale et étrangère d’un sujet vendeur.

Mais à peine avaient-ils posé le pied à Walchsee (Autriche) pour leur stage de préparation à la Coupe du monde (12 juin-13 juillet) que les bonnes vieilles habitudes avaient repris le dessus… Certes, les joueurs, représentés notamment par Samuel Eto’o, leur capitaine, ont immédiatement accepté la prime versée par leur gouvernement. En plus d’un fixe de 76 225 euros (50 millions de F CFA), les Lions auront droit au premier tour à 15 250 euros par victoire, à 10 670 euros par match nul et à… une simple poignée de main en cas de défaite. S’ils se qualifient en huitièmes de finale, une réunion pour déterminer un nouveau barème de primes sera organisée.

Mais si ce premier volet du dossier a été rapidement expédié, le second n’était toujours pas réglé. Et la situation, supposée se débloquer au plus tôt avant la fin du stage en Autriche, s’est éternisée jusqu’au 8 juin, au lendemain du match amical remporté à Yaoundé face à la Moldavie (1-0). Les Lions, bien décidés à ne rien concéder, ont même refusé, à l’issue de cette rencontre, de recevoir le drapeau national des mains du Premier ministre – c’est le sélectionneur allemand Volker Finke qui s’est plié à la tradition – et d’embarquer dans l’avion spécialement affrété pour rejoindre le Brésil.

Car la Coupe du monde va rapporter beaucoup d’argent à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), qui devrait empocher la prime accordée par la Fifa et les sommes versées par les sponsors, parmi lesquels figurent l’équipementier Puma et l’opérateur téléphonique Orange. Joseph Owona, le président du comité de normalisation de la Fecafoot, a été renvoyé dans les cordes par Eto’o et ses coéquipiers après qu’il a fait une proposition jugée insuffisante.

L’avion est enfin parti

Mais au Cameroun, tout fini par s’arranger au gré des multiples réunions et des palabres de coursives. L’avion a décollé de Yaoundé tôt le lundi 9 juin, et les joueurs, en plus des 50 millions de F CFA (76 225 euros) promis par le gouvernement, ont empoché un bonus de 10 millions de F CFA (15 245 euros).

Ailleurs, cette question ne pose pas de problème, même si certaines fédérations restent d’une discrétion de violette. Les Algériens ont touché entre 150 000 et 200 000 euros de prime de qualification. Les Nigérians verront leur compte bancaire gonfler de 7 300 euros pour chaque victoire au premier tour, et il leur sera octroyé des bonus de 8 800 euros (en huitièmes de finale), 11 000 euros (en quarts de finale), 14 700 euros (en demi-finale) et 22 000 euros (en finale). Réservés sur le sujet, les Ghanéens ont fait savoir qu’ils percevront au moins 56 000 euros. Quant aux Ivoiriens, ils toucheront 76 000 euros s’ils figurent dans la liste des 23 joueurs retenus, les primes d’objectif ayant été fixées à 25 000 euros en huitièmes de finale, 30 000 euros en quarts, 50 000 euros pour une place en demi-finale et 100 000 euros en cas de victoire en finale.

À titre de comparaison, les Français repartiront avec 74 700 euros en cas d’élimination au premier tour, et 329 300 euros s’ils (re)deviennent champions du monde. Mais les Bleus, comme les autres Européens, ne touchent pas un euro de leur gouvernement.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

Camreroun: Le président de la FECAFOOT chez le procureur de la république depuis lundi matin

juin 10, 2013

Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Mohammed Iya, est depuis lundi matin dans le bureau du procureur de la république près le Tribunal criminel spécial (TCS) de la capitale du pays, Yaoundé, a appris APA de sources autorisées.

A peine revenu du Togo, où la sélection a perdu (0-2) face aux «Eperviers», dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde «Brésil 2014», il a été cueilli dans la journée par des éléments du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) en charge de la gendarmerie, venus lui notifier une convocation urgente à leurs services.

Après quelques formalités d’usage, il a été transporté au bureau du procureur où il se trouvait encore en milieu d’après-midi.

Mohammed Iya, selon les mêmes sources serait poursuivi non pas dans le cadre d’affaires liées au football mais de sa gestion de la Société de développement du coton (SODECOTON), dont il est non moins directeur général.

Le 27 mars dernier en effet, le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) du Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE) avait retenu contre lui 9 fautes de gestion de cette entreprise «ayant induit un préjudice financier évalué et à lui imputé», pour la période allant de 2005 à 2010.

Il a été reconnu débiteur envers la SODECOTON de plus de 9,052 milliards FCFA, a écopé d’une amende spéciale de 2 millions FCFA, avec déchéance valant interdiction, pour une durée de 7 ans, «d’être responsable de l’administration ou de la gestion des services publics ou des entreprises d’Etat, à quelque titre que ce soit».

S’agissant de la FECAFOOT, Mohammed Iya aussi été entendu plusieurs fois par des inspecteurs du CONSUPE afin de répondre de sa gestion financière de cette association.

Les questions des enquêteurs, selon des indiscrétions, portaient sur l’utilisation des retombées financières liées au sponsoring de l’équipe nationale depuis de longues années, mais aussi des 4 milliards FCFA destinés à la construction d’un centre technique dans la banlieue de la capitale, Yaoundé.

Mohammed Iya occupe la présidence de la FECAFOOT depuis le 11 avril 2000

APA-Yaoundé (Cameroun)

Cameroun: Eto’o dénonce la corruption de la Fédération, se dit victime de « menaces de mort »

février 10, 2013
Cameroun: Eto'o dénonce la corruption de la Fédération, se dit victime de 'menaces de mort' Cameroun: Eto’o dénonce la corruption de la Fédération, se dit victime de « menaces de mort » © AFP

La star camerounaise de football Samuel Eto’o a accusé les dirigeants de la Fédération camerounaise d’incompétence et de corruption, se disant victime de « menaces de mort », lors d’un échange vidéo avec des internautes publié mercredi sur le site internet camerounais Je Wanda.

« Il y a certains Messieurs qui veulent continuer à gérer l’argent que nous autres (joueurs) nous générons pour voyager en première classe, construire de très belles maisons, rouler dans de belles voitures à la sueur de nos fronts », a déclaré le footballeur.

« La réalité c’est que ces gens se remplissent les poches (. . . ) chaque personne à la Fécafoot (Fédération camerounaise de football) se disent +moi je veux m’enrichir+ », a répondu Samuel Eto’o aux internautes qui lui demandaient ce qui n’allait pas aujourd’hui dans le football camerounais.

Pour Eto’o, il faut « chasser ces gens parce qu’ils ont montré leur incompétence (. . . ) Les tontons, c’est bon là, vous avez assez mangé, laissez nous! »

« Pour dénoncer tout ce que je dénonce là (. . . ) j’ai été plusieurs fois menacé de mort », a également affirmé Eto’o.

L’international camerounais affirme être « gardé par des gendarmes » lorsqu’il se rend au Cameroun pour jouer avec les Lions indomptables (nom de l’équipe nationale).

« Quelqu’un est devant ma porte jour et nuit, a-il assuré. Je ne peux même pas porter le maillot de l’équipe nationale du Cameroun, je suis obligé de venir avec mes maillots directement pris de l’usine de Puma parce qu’il faut me faire taire coûte que vale. . .  »

D’après Eto’o, « il y a beaucoup de personnes qui sont mêlées à ça, vous ne savez pas d’où ils viendront pour essayer de m’assassiner ».

« Nous écouter et réécouter Eto’o (dans la vidéo). Il n’y a rien de concret dans ce qu’il a dit. Il n’a pas avancé un seul chiffre, un seul lieu, et encore moins un nom (concernant les menaces de mort) », a réagi Junior Bynyam, chargé de communication de la Fécafoot, joint par l’AFP samedi.

Après huit mois de suspension de l’équipe nationale pour le boycott d’un match amical contre l’Algérie, Eto’o avait été convoqué le 25 août, mais il avait fait savoir qu’il n’était pas disposé à revenir tant que certains problèmes n’étaient pas résolus, notamment « l’amateurisme et la mauvaise organisation » au sein de l’équipe.

En septembre, il avait finalement annoncé son retour au sein de la sélection nationale, affirmant avoir été sollicité par le président Paul Biya.

« Je suis revenu en équipe nationale parce que on me l’a demandé, parce que j’aime ce pays et parce que j’ai une cause à défendre (. . . ) il est inadmissible qu’on gère notre football comme ça », a assuré le joueur.

Jeuneafrique.com avec AFP