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Gaza/ambassade américaine: l’UE exhorte à « la plus grande retenue » (Mogherini)

mai 14, 2018

Bruxelles – L’UE a exhorté lundi toutes les parties à « la plus grande retenue » à la suite des violents affrontements entre Palestiniens et soldats israéliens lors des manifestations dans la bande de Gaza contre l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

« Des dizaines de Palestiniens, dont des enfants, ont été tués et des centaines blessés par des tirs israéliens durant les manifestations massives en cours près de la barrière de Gaza. Nous demandons à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires », a affirmé la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

Elle a mis en garde contre « toute nouvelle escalade » dans une situation « complexe et déjà très tendue » qui rendrait « les perspectives de paix encore plus éloignées ».

« Israël doit respecter le droit à manifester pacifiquement et le principe de la proportionnalité dans l’usage de la force », a-t-elle insisté.

« Le Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza: ndlr) et ceux qui conduisent les manifestations à Gaza doivent faire en sorte qu’elles restent strictement non violentes et ne pas les exploiter à d’autres fins », a-t-elle ajouté.

Au moins 41 Palestiniens ont été tués lundi par l’armée israélienne à Gaza près de la frontière avec l’Etat hébreu où des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le transfert à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël, selon le dernier bilan des affrontements.
La haute-représentante pour les Affaires étrangères réitère l’engagement de l’UE à œuvrer en faveur d’une « reprise de négociations constructives » visant à une solution à deux Etats, palestinien et israélien, « dans les lignes de 1967 et avec Jérusalem comme capitale de chacun des deux Etats ».

Enfin, sur la question brûlante du statut de Jérusalem, Federica Mogherini rappelle « la position claire et unie » de l’Union, conforme au consensus international, selon laquelle le transfert des ambassades de Tel Aviv à Jérusalem ne pourra pas advenir avant que le statut de la Ville sainte ne soit réglé dans le cadre d’un règlement final du conflit israélo-palestinien.

Faisant fi de l’unité de l’UE, la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne critiquant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2018 15h03)                                                        

Crise au Liban: l’UE ne veut « aucune interférence extérieure »

novembre 13, 2017

La cheffe de la diplomatie européenne Frederica Mogherini (d) et le secrétaire général de l’OTAN lors d’un conseil européen, le 13 novembre 2017 à Bruxelles / © AFP / EMMANUEL DUNAND

L’UE ne veut « aucune interférence extérieure » au Liban, a affirmé lundi sa cheffe de la diplomatie Federica Mogherini, sans toutefois désigner l’Iran ou l’Arabie saoudite d’où le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission, provoquant une grave crise politique.

« Nous ne voulons d’aucune interférence extérieure » au Liban et « nous jugeons qu’il est essentiel d’éviter d’importer au Liban des conflits régionaux, des dynamiques régionales, des tensions régionales qui doivent rester en dehors du pays », a martelé Mme Mogherini à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’UE à Bruxelles.

La Haute représentante de l’UE pour les affaires extérieures a précisé qu’elle recevrait mardi matin à Bruxelles le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil.

« Le Liban risque de retomber dans de graves confrontations politiques et peut-être militaires. Afin de prévenir ceci, nous avons en particulier besoin du retour (au Liban) du Premier ministre actuel, d’une réconciliation dans le pays et d’empêcher une influence de l’extérieur », avait insisté lundi matin le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel.

Le Liban « ne doit pas devenir un jouet de (…) la Syrie, de l’Arabie saoudite ou d’autres », avait-il estimé.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a de son côté appelé à la « non-ingérence » au Liban, sans toutefois nommer l’Iran et l’Arabie saoudite, d’où M. Hariri a annoncé sa démission surprise le 4 novembre.

– ‘Non-ingérence’ –

« Pour qu’il y ait une solution politique au Liban, il faut que chacun des responsables politiques ait évidemment sa totale liberté de mouvement et que la non-ingérence soit un principe de base », a déclaré M. Le Drian en arrivant à la réunion des chefs de la diplomatie des 28.

« Pour l’instant », M. Hariri « déclare être libre de ses mouvements, nous n’avons pas de raison de ne pas le croire », a-t-il ajouté.

Mais « nous sommes préoccupés de la situation au Liban (…) nous sommes soucieux de sa stabilité, (…) de son intégrité, nous sommes soucieux de la non-ingérence et soucieux de la constitution libanaise », a-t-il martelé.

La porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne, a ensuite précisé que cet appel visait l’ensemble des acteurs régionaux impliqués dans la crise libanaise. « Nous souhaitons que tous ceux qui exercent une influence au Liban permettent aux acteurs politiques de ce pays d’exercer pleinement leurs responsabilités », a-t-elle souligné.

Saad Hariri a assuré dimanche qu’il allait rentrer « très bientôt » dans son pays, assurant être « libre » en Arabie saoudite. Lors d’un entretien avec la chaîne de télévision libanaise Future, M. Hariri a une nouvelle fois appelé l’Iran à ne pas s’ingérer dans les affaires du Liban et des pays arabes.

– Retour d’Hariri –

Dimanche, le président libanais Michel Aoun a estimé que « la liberté de M. Hariri a été restreinte » en Arabie saoudite.

Lorsqu’il avait annoncé depuis Ryad sa démission, dans un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, le chef du gouvernement libanais avait dénoncé la « mainmise » de l’Iran et du Hezbollah, le puissant mouvement chiite membre de son gouvernement et proche de Téhéran, sur les affaires intérieures du Liban.

Son geste a très rapidement été perçu comme un nouveau bras de fer entre l’Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l’Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a accusé vendredi l’Arabie saoudite de « détenir » M. Hariri, qui a la double nationalité saoudienne et libanaise, et assuré que sa démission lui avait été dictée par Ryad.

« En tant qu’amis du Liban, nous tenons plus que tout à la stabilité de ce pays », a souligné Mme Mogherini. « Nous appelons les forces politiques (du pays) à se concentrer sur le Liban et sur ce qu’ils peuvent apporter aux citoyens (et exhortons) le Premier ministre Hariri à retourner dans le pays », a-t-elle insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 18h44)                

Crise politique en RDC: la Défense suit la situation de près, l’UE s’inquiète depuis Bruxelles

décembre 18, 2016

 

 Crise politique en RDC - La Défense suit la situation de près
Crise politique en RDC – La Défense suit la situation de près – © Belga

La Défense suit de près la situation, dans le contexte de la tension politique en République Démocratique du Congo, a affirmé dimanche un porte-parole du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

« Via nos services de renseignements, nous prenons le pouls de la situation. Nous ferons un pas supplémentaire si cela s’avère nécessaire. Comme c’est décrit dans la vision stratégique du ministre de la Défense, la protection des Belges à l’étranger constitue une tâche centrale pour la Défense », a commenté le porte-parole, sans autre détail.

Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique autour de la succession du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, ont été suspendues samedi faute d’accord. Présentées comme celles de la dernière chance, les discussions doivent reprendre mercredi, après l’expiration du mandat de M. Kabila qui s’achève le 19 décembre à minuit, a annoncé la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), médiateur de ces pourparlers.

Malgré la suspension des discussions – qui n’ont enregistré aucune avancée sur les questions les plus clivantes comme celle de l’avenir de M. Kabila – la coalition d’opposition, qui avait menacé de mobiliser dans la rue jusqu’au départ de M. Kabila à partir du 19 décembre, n’a pas appelé à manifester.

RDC: les inquiétudes de l’Union européenne

Pour Federica Mogherini (photo), s’ouvre une «période à haut risque» en RDC.
© REUTERS/Laurent Dubrule

Présidentielle au Gabon: Mogherini (UE) demande la publication des résultats par bureau de vote

août 31, 2016

Libreville – La responsable de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Federica Mogherini a demandé mercredi la publication des résultats par bureau de vote de l’élection présidentielle au Gabon, au moment où la commission électorale est réunie pour valider des résultats extrêmement controversés.

L’Union européenne réitère l’appel fait par l’observatrice en chef de la mission d’observation électorale de l’UE à publier les résultats par bureau de vote, a indiqué la porte-parole de Mme Mogherini dans une déclaration reçue par le bureau de l’AFP à Libreville.

Le président de la commission électorale nationale (Cénap), réunie en plénière depuis le matin, a refusé cette demande, invoquant la loi gabonaise. Les observateurs de l’Union européenne (UE) ont été invités à quitter le huis-clos de la Cénap qui précède la proclamation des résultats officiels provisoires.

Les délégués de l’opposant de Jean Ping contestent des résultats au niveau de la province du Haut-Ogooué, fief de son rival, le président sortant Ali Bongo Ondimba.

M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui doit servir de base au débat de la Cénap, auquel l’AFP a eu accès.

Ce score permettrait au président-candidat de remporter la victoire avec 49,80% sur l’ensemble des neuf provinces, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation nationale de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires. Cela représenterait 5.594 voix d’avance sur quelque 628.000 inscrits.

Il est donc essentiel que le processus de consolidation des résultats national se fasse dans une pleine transparence, a insisté la porte-parole de Mme Mogherini.

La demande de publication des résultats par bureau de vote – et non au niveau des neuf provinces ou national – avaient été formulée lundi par la responsable de la mission d’observation de l’UE, Maryia Gabriel, dans un premier bilan de sa mission.

La présence des observateurs de l’UE devait garantir un scrutin libre et transparent, ont plusieurs fois répété les autorités gabonaises, qui avaient invité les observateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2016 13h09)

Haïti: les observateurs de l’UE achèvent leur mission après l’annulation des élections

juin 8, 2016

Port-au-Prince – La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a décidé de clore la mission d’observation électorale de l’UE en Haïti, qui considère injustifiée la décision du conseil électoral provisoire (CEP) d’annuler le premier tour du scrutin présidentiel.

Cette annonce (du CEP) et ses conséquences vont à l’encontre des conclusions de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne, indique Federica Mogherini dans une déclaration diffusée mercredi matin.

Un peu plus tôt dans la matinée, la chef de la mission européenne en Haïti Elena Valenciano a expliqué dans un communiqué que l’analyse des documents électoraux, sur laquelle s’est basé le CEP pour annuler le vote, comporte de nombreuses faiblesses factuelles, légales, conceptuelles et méthodologiques.

Les résultats du scrutin du 25 octobre avaient été largement contestés par l’opposition, qui avait condamné un coup d’Etat électoral au profit de l’ancien président Michel Martelly.

Le candidat du pouvoir Jovenel Moïse avait recueilli 32,76% des voix contre 25,29% pour Jude Célestin.

Face aux contestations, le second tour de scrutin, initialement prévu le 27 décembre, a été reporté deux fois, obligeant l’instauration, en février, d’un pouvoir de transition dans le pays, suite au départ sans successeur élu du président Michel Martelly.

Pour sortir de cette crise politique, une commission indépendante d’évaluation a étudié les documents électoraux pendant un mois, travail à l’issue duquel elle a recommandé fin mai l’annulation du vote. Son président François Benoit a expliqué qu’il était notamment impossible de retracer l’origine de 40% des votes.

Plus de sept mois après la tenue du scrutin et suivant la recommandation de la commission d’évaluation, le conseil électoral provisoire a annoncé lundi la réorganisation complète de la présidentielle, le 9 octobre 2016 et le 8 janvier 2017.

Mais Elena Valenciano rappelle mercredi que, selon les observateurs européens, les élections de 2015 étaient globalement conformes aux normes internationales, ceci malgré un certain nombre de failles et d’irrégularités observées qui, cependant, n’étaient pas de nature à altérer les résultats dans leur ensemble.

Sur invitation des autorités haïtiennes, l’Union européenne avait déployé ses équipes d’observation électorale dans le pays dès juillet 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2016 17h43)

Congo: Le dictateur perd son bras de fer avec l’Union européenne

mai 19, 2016

 

On ne s’improvise pas ministre des Affaires étrangères, sauf au Congo-Brazzaville. Après 32 ans passés à la tête de l’Etat, le dictateur ne le sait pas encore. Que sait-il finalement ? Avec son ministre, Jean Claude Gakosso, qu’il aurait dû laisser au ministère de la Culture où sa spécialité était d’organiser le FESPAM avec ses belles invitées, le dictateur vient de ramasser une gamelle auprès de l’Union européenne, qui alimentera les conversations pendant de longues semaines dans le pays.

Assurément, Saskia de Lang (notre photo lorsque le couple présidentiel lui remettait l’otage polonais le 28 novembre 2014), n’est pas le genre de Jean-Pierre Vidon qui va, bientôt, quitter le Congo, après avoir mis la réputation de son pays, la France, par terre. Pour preuve, parlez de la France à la très grande majorité des Congolais du Congo, il n’y aura que des insultes pour François Hollande et Manuel Valls. Il en est de même de la diaspora dont un de ses représentants, Alain Mabanckou, a préféré, lui, écrire directement au chef de l’Etat français, pour lui signifier sa colère. Le monde entier lui a donné raison. Or, si les choses en sont arrivées là, c’est à cause, en grande partie, de l’ambassadeur français au Congo qui n’aura pas été, du tout du tout, à la hauteur, ce qui n’est pas le cas de Stephanie S. Sullivan, la dynamique ambassadrice des Etats-Unis, à qui Sassou avait voulu faire subir le même sort, l’année dernière, avant d’effectuer un rétropédalage dont il a gardé le secret. Après chacune de ces deux tentatives ratées, il a, à chaque fois, ravalé son chapeau. Mais comme il est né avant la honte…

Le dictateur, aidé en cela par son piètre ministre des Affaires étrangères, en demandant le rappel définitif de l’ambassadrice de l’Union européenne, alors que c’est une diplomate plutôt appréciée, à Bruxelles, a franchi la ligne rouge. Le pouvoir lui ferait, entre autres griefs, porter le chapeau du refus du visa essuyé par le premier ministre, Clément Mouamba.

Sassou qui n’apprécie les femmes que quand il a le dessus sur elles, se rend compte tous les jours qu’il ne représente pas grand-chose au sein de la communauté internationale, même si on l’avait bombardé, en son temps, facilitateur de la crise centrafricaine. C’était, juste, pour lui permettre de bien sortir de la politique, la tête haute. Mais il a raté cette excellente occasion à cause de son entêtement à la Nkurunziza.

Ainsi donc, c’est ce trio de femmes, Stéphanie S. Sullivan, Saskia de Lang et Federica Mogherini, qui lui donne du fil à retordre. C’est aussi ce trio de femmes qui permet à l’opposition de tenir le bon bout car, disons-le, elles sont, difficilement, corruptibles.

« Nous insistons toujours sur le fait que nos chefs de délégation doivent agir dans le plein respect de la Convention de Vienne, et sommes convaincus que Mme De Lang a respecté ses obligations à cet égard. Elle jouit de notre pleine confiance et de notre soutien », ont répondu les services de Federica Mogherini, à Bruxelles. Et d’ajouter sur un ton menaçant : « Toute décision de votre part à son égard aura un impact sur la relation confiante entre l’UE et la République du Congo ».

Depuis peu, le dictateur dort mal. Gakosso aussi.

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