Posts Tagged ‘Félix Tshisekedi’

Le Président de l’UA uaFélix Tshisekedi en visite de travail dans trois pays

mai 10, 2021

Avec Voc info TV

RDC-Centenaire de l’église Kimbanguiste: Félix Tshisekedi attendu ce mardi à Nkamba

avril 6, 2021

Le président de la République, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, arrive ce mardi 6 avril 2021 à Nkamba, dans le Kongo central, pour célébrer, ensemble avec la communauté kimbanguiste, le centenaire de l’église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé special Simon Kimbangu (E.J.C.S.K). 

Félix Tshisekedi et le Chef spirituel de l’église kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani

Le programme de cette  journée de célébration prévoit, entre autres, un tête-à-tête entre le président de la République et le chef spirituel de l’église kimbanguiste, papa Simon Kimbangu Kiangani. Cette journee du centenaire sera egalement marquée par deux autres temps forts, à savoir une liturgie au Grand Temple de Nkamba et une cérémonie inaugurale du Musée papa Simon Kimbangu.

L’ambiance est déjà festive sur le terrain comme en témoigne le décor planté dans toute la cité Nouvelle Jérusalem, une vitrine à la hauteur de l’événement. Outre la présence remarquée des autorités provinciales et nationales, les délégations des kimbaguistes de l’étranger sont également attendues à Nkamba dans les prochaines heures. Lors de sa dernière visite, le 24 décembre 2019 à Nkamba, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avait promis d’assister personnellement aux festivités du centenaire et d’achever le projet du Musée papa Simon Kimbangu qui restitue la vraie vie du prophète.

Liant la parole aux actes, le chef de l’Etat sera bel et bien présent aux festivités marquant le centième anniversaire de l’église kimbanguiste. 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Barrage sur le Nil : reprise des négociations à Kinshasa

avril 5, 2021
Félix Tshisekedi, le 13 janvier 2021, lors d’une réunion du Bureau de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

L’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan ont repris dimanche à Kinshasa leurs négociations autour du méga-barrage éthiopien sur le Nil bleu, une centrale hydro-électrique présentée comme vitale par Addis-Abeba et perçue comme une menace par Le Caire et Khartoum.

Les ministres des Affaires étrangères et des questions hydrauliques des trois pays se sont retrouvés en présence du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui exerce la présidence annuelle de l’Union africaine (UA) depuis février. »La réunion de Kinshasa se fixe comme objectif de déclencher une nouvelle dynamique », a déclaré à cette occasion le président congolais.

« Je vous invite tous à prendre un nouveau départ, à ouvrir une ou plusieurs fenêtres d’espoir, à saisir toutes les opportunités, à rallumer le feu de l’espérance », a-t-il plaidé, saluant la volonté des participants de « chercher ensemble des solutions africaines aux problèmes africains ».

« La dimension humaine est à placer au centre de ces négociations tripartites », a-t-il ajouté, en défendant le droit des habitants des trois pays « à l’eau à l’alimentation et la santé ».

Source de tensions

L’ambassadeur des États-Unis, Mike Hammer, était également présent à l’ouverture des travaux de cette réunion présentée comme « la conférence ministérielle de Kinshasa sur la poursuite des négociations tripartites » sur le barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD).

La conférence doit se conclure ce lundi.

Le GERD est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre il y a tout juste dix ans en avril 2011.

Il est construit sur le Nil bleu (un bras du fleuve qui fait jonction avec le Nil blanc à Khartoum), dans le nord-ouest de l’Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan. Il pourrait devenir le plus grand barrage hydro-électrique d’Afrique avec une capacité annoncée de près de 6 500 mégawatts.

Énergie vitale

Addis-Abeba a annoncé en octobre que la première phase des opérations de remplissage a été menée en août 2020

L’Éthiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants.

L’Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau.

Le Soudan quant à lui craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Éthiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.

Par Jeune Afrique avec AFP

Félix Tshisekedi décline sa vision stratégique d’une Union africaine au service des peuples

février 15, 2021

« J’en appelle à une mobilisation générale des leaders occidentaux et des peuples d’Afrique, des hommes, femmes et jeunes, pour la réalisation de la vision portée par l’Agenda 2063 ». Cette exhortation adressée aux membres du corps diplomatique accrédités en RDC, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’a faite le samedi 13 février au Palais de la nation, à la faveur du banquet de restitution du 34e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

Parlant justement des objectifs de cet agenda 2063 cristallisés autour du crédo « L’Afrique que nous voulons », le nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA) a néanmoins reconnu les progrès réalisés dans ce cadre en 2020.  Sa vision panafricaine et stratégique liée à sa mandature à la présidence de l’UA est fondée sur la perspective d’une « Union africaine au service des peuples » et qui met essentiellement en avant la pleine participation des peuples africains au développement du continent. Le respect des principes démocratiques et de bonne gouvernance, la promotion de la justice sociale, le respect de la dignité humaine et la consolidation de la solidarité africaine sont autant de pistes de réflexion qu’entend impulser cette vision stratégique. Les priorités du premier plan décennal (2013-2023) de mise en œuvre de l’Agenda 2063 en constituent des domaines d’intervention, la finalité étant de créer « une nouvelle Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur l’arène internationale ».

Cette vision stratégique de Félix-Antoine Tshisekedi s’articule sur neuf piliers prioritaires avec un accent particulier sur les questions relatives à la sécurité sanitaire, à la lutte contre la covid-19 et la couverture vaccinale. C’est sous le signe de la continuité qu’il place son mandat à la tête de l’UA. Rien, a-t-il déclaré, « n’est plus pressant aujourd’hui que de poursuivre les accomplissements majeurs accomplis dans le cadre des initiatives de promotion de l’intégration régionale intervenues avec le lancement effectif de la Zone de libre-échange continentale africaine ainsi que la campagne Faire taire les armes et la consolidation des initiatives de l’UA dans la lutte contre la covid-19 ». Toutefois, a-t-il indiqué, sa vision stratégique ainsi que le Plan d’action soutenant sa mandature ont été remis au secrétariat de la commission qui en assurera la traduction dans les langues officielles de l’UA avant d’en faire une très large diffusion.

Pour une renaissance africaine

Tirant les enseignements de la pandémie de covid-19 et de ses conséquences désastreuses, le chef de l’Etat a indiqué qu’elle aura offert à l’Afrique « l’occasion de réexaminer ses priorités socio-économiques, de réduire ses dépendances et vulnérabilités externes, d’accroître sa capacité de résilience, en rassemblant et mobilisant les énergies et forces de ses populations ». Il a, par ailleurs, ressassé son leitmotiv d’une « Afrique émancipée qui compte sur elle-même et trouve des solutions endogènes et collectives à ses problèmes ».  Bref, une Afrique qui réunit les conditions de la « Renaissance africaine » chère aux pères fondateurs de l’UA. Sur le plan sanitaire, Félix-Antoine Tshisekedi a appelé au renforcement du système de santé, à l’investissement dans les secteurs de l’éducation et de la recherche scientifique et au développement, par chaque pays, de son capital humain.

Le mandat de la RDC à la tête de l’UA étant placé sous le signe du renforcement des liens de coopération existant avec tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux, sans exclusive, il va sans dire que les Africains sont astreints « à agir ou réagir ensemble, dans une réponse commune ou partagée ». Là-dessus, le président de la République a salué toutes les initiatives internationales visant à promouvoir l’investissement, la croissance et le développement du continent africain à l‘instar des programmes AfricanGrowth et  Millenium challenge corporation (MCC), du Forum Chine-Afrique, de la Ticad, du Pacte du G20, etc.

« L’Afrique que nous voulons doit être une Afrique de paix. Une Afrique où du nord au sud et de l’est à l’ouest, la paix et la sécurité deviendront des cultures communes », a conclu le cinquième président du Congo indépendant qui, par-dessus-tout, tient à réaliser un mandat fructueux à la tête de l’UA avec l’appui et l’accompagnement de toutes les représentations diplomatiques présentes en RDC.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

UA : Moussa Faki Mahamat reconduit à la tête de la Commission, Félix Tshisekedi prend la présidence

février 7, 2021
Félix-Antoine Tshisekedi a reçu en audience Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, le 3 décembre 2020.

Au premier jour de son sommet en visioconférences, l’Union africaine a reconduit à sa tête le Tchadien Moussa Faki Mahamat, en plein débat sur la lutte contre le Covid-19 et l’approvisionnement vaccinal du continent.

« Profondément honoré par ce vote de confiance historique et écrasant », a commenté sur twitter Moussa Faki Mahamat, réélu en fin d’après-midi par 51 États membres sur 55. Il se voit reconduit pour un mandat de quatre ans à la tête de la Commission de l’Union africaine, organe exécutif et institution clé de l’organisation panafricaine.

Au passage, il a félicité Monique Nsanzabaganwa, vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda, élue son adjointe à la tête de la Commission.

Ancien Premier ministre du Tchad, Moussa Faki Mahamat était seul candidat à sa succession, et faisait face à des accusations -qu’il rejette- « d’une culture de harcèlement sexuel, de corruption et d’intimidation au sein de la commission », selon une récente note de l’International Crisis Group (ICG).

Certains États s’étaient également inquiétés du respect du secret de ce vote organisé à distance et par internet.

« Nationalisme vaccinal »

Organisé exceptionnellement en ligne pour éviter toute contamination, ce sommet se déroule exactement un an après la détection d’un premier cas de Covid-19 en Égypte. À l’époque, l’arrivée de l’épidémie sur le continent avait fait craindre une explosion des fragiles systèmes de santé africains, un scénario apocalyptique qui ne s’est pas réalisé.

L’Afrique reste pour l’instant relativement épargnée, avec 3,5% des cas et 4% des morts officiellement recensés dans le monde, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’UA (Africa CDC).

Mais de nombreux pays sont actuellement confrontés à une seconde vague préoccupante et ont du mal à accéder aux vaccins, alors qu’à raison de deux doses par personne, l’Afrique aura besoin d’1,5 milliard de doses pour vacciner 60% de ses environ 1,3 milliard d’habitants.

« Cette maladie a provoqué beaucoup de souffrance et de difficultés sur notre continent », a déclaré le chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa, président sortant de l’UA, dans son discours d’ouverture, soulignant que l’urgence sanitaire se doublait d’une « grave crise économique et sociale ».

Les dirigeants africains se montrent de plus en plus agacés face à la course effrénée aux vaccins, dans laquelle ils partent avec un lourd handicap.

Dans une récente interview, Moussa Faki Mahamat a dénoncé le « nationalisme vaccinal » et les « pays riches qui s’arrogent la priorité, certains pré-commandant même plus que ce dont ils ont besoin ».

« Sortir des salles de réunion »

Les débats à huis clos ont démarré par une intervention de Cyril Ramaphosa sur les actuels efforts africains face à la pandémie. Dans son discours il a également appelé le Fonds monétaire international (FMI) à débloquer de nouvelles ressources « pour corriger l’inégalité flagrante des mesures de relance fiscales entre les économies avancées et le reste du monde ».

Son successeur à la présidence tournante annuelle de l’organisation, son homologue de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, s’est engagé à rendre l’UA plus pertinente en la « faisant sortir des salles de réunion ».

Félix Tshisekedi a exposé un programme ambitieux portant à la fois sur la lutte contre la changement climatique, les violences sexuelles, la promotion de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), ou encore le méga-projet de barrage hydro-électrique Inga dans son pays.

Autre enjeu -interne celui-là- à l’UA, le Nigérian Bankole Adeoye a été élu la tête d’un super département regroupant les Affaires politiques, et le département Paix et sécurité. Il devrait jouer un rôle crucial, aux côtés de Moussa Faki Mahamat, pour tenter de régler de nombreuses crises africaines que l’UA est accusée de négliger.

Le Conseil de Paix et de Sécurité n’a, par exemple, quasiment pas abordé le conflit entre le gouvernement camerounais et les séparatistes anglophones, ou l’essor inquiétant des islamistes radicaux dans le nord du Mozambique.

La crise au Tigré qui secoue depuis trois mois l’Éthiopie, qui abrite le siège de l’UA, fait elle partie des dossiers les plus sensibles.

Dès le déclenchement des combats début novembre, Moussa Faki Mahamat avait appelé à la cessation des hostilités entre le gouvernement d’Addis-Abeba et les autorités dissidentes du Tigré, une région du nord de l’Éthiopie. Mais le Premier ministre éthiopien et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a refusé toute médiation de l’UA dans une opération « de maintien de l’ordre » relevant de la souveraineté nationale.

Ce sommet coïncide également avec l’annonce d’une nouvelle politique diplomatique des États-Unis par Joe Biden, qui souhaite renouer des liens avec les institutions multilatérales, notamment l’Union africaine.

Par Jeune Afrique avec AFP

Ce que la réforme de l’Union africaine va changer

février 6, 2021
Au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en 2016.

Le 34ème sommet de l’Union africaine s’ouvre samedi à Addis-Abeba et devrait notamment reconduire Moussa Faki Mahamat à la tête de la Commission. Il s’agira de la première élection depuis le processus de réformes entamé en 2016.

Ce samedi 6 février s’ouvre, à Addis-Abeba, le 34ème sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA). Au cours de ce rendez-vous, qui se déroulera pour l’essentiel en visioconférence, le Congolais Félix Tshisekedi prendra le relais du Sud-Africain Cyril Ramaphosa à la présidence tournante de l’organisation et Moussa Faki Mahamat devrait être reconduit à la tête de la Commission de l’UA.

Si le Tchadien est l’unique candidat à sa propre succession, cette élection n’est pas pour autant dénuée d’enjeux : il s’agira de la première depuis que le processus de réformes confié au Rwandais Paul Kagame et porté par Moussa Faki Mahamat a été lancé. « Nous sommes à la fin d’un processus qui a commencé en juin 2016 », commente Pierre Moukoko Mbonjo, ex-ministre camerounais des Relations extérieures, qui pilote la cellule de mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l’UA. Ces changements sont censés rendre l’organisation plus efficace mais aussi la recentrer sur ses missions prioritaires.

Parité et fiches de poste

S’il est réélu, Moussa Faki Mahamat devra nécessairement être secondé par une vice-présidente – c’est désormais la règle. À l’inverse, si une femme devait reprendre les rennes de cette instance, son vice-président serait un homme. Que Moussa Faki Mahamat soit le seul candidat induit que le mandat du Ghanéen Kwesi Quartey à la vice-présidence ne sera pas reconduit. Kigali, qui vise le poste, a présenté la candidature de l’économiste Monique Nsanzabaganwa, gouverneure adjointe de la Banque nationale du Rwanda. La même règle s’appliquera désormais pour l’élection des commissaires : une parité parfaite devra être respectée, dans le respect des équilibres régionaux.

Les modalités de présélection ont quant à elles radicalement changé et sont d’ores et déjà en cours d’expérimentation. Pour le renouvellement des membres de la Commission, les chefs d’État ont ainsi élaboré des fiches de poste précises pour chaque département retenu. La réforme ayant réduit à six le nombre de commissaires, huit postes sont à pourvoir, dont la présidence et la vice-présidence.

Fin mai, les fiches ont été adressées au conseiller juridique de la Commission, lequel a publié sur le site internet de l’organisation un appel à candidatures ouvert aux ressortissants des États membres de l’Union. Ceux-ci disposaient alors de trois mois pour déposer leurs dossiers sur le bureau du doyen des ambassadeurs – accrédités auprès de l’UA – de leurs régions respectives. Une étape censée inciter les États à se concerter au préalable au niveau régional.

Ensuite, ledit doyen saisit le Conseiller juridique de la Commission, qui lui-même transmet les dossiers à un panel de « sages » composé de personnalités africaines choisies dans chacune des cinq régions du continent. Si celui-ci est supposé compter cinq membres, on n’en recense pour l’instant que quatre, l’Afrique du Nord n’ayant pas encore pu désigner son représentant : le Camerounais Philémon Yang (Centre), l’Éthiopienne Konjit Sinegiorgis (Est), le Namibien Tuliameni Kalomoh (Sud) et le Gambien Hassan Bubacar Jallow (Ouest).

Pouvoir sur les commissaires

Pour assister le panel dans son travail de présélection des dossiers de candidature, l’Union africaine a recruté le cabinet de conseil et d’audit PwC Afrique. Chaque prétendant, soutenu par son gouvernement, est ainsi évalué. La liste définitive, établie à la suite des entretiens, a été envoyée le 7 octobre aux États-membres et en particulier aux dix-huit pays ayant présenté un ou des candidats.

S’agissant du président et de la vice-présidente, le processus de sélection est plus politique. Il prévoit, entre autres étapes, un débat radiodiffusé opposant les candidats. Moussa Faki Mahamat étant le seul candidat en lice, cette confrontation n’aura pas lieu cette année.

L’ORGANISATION NE TIENDRA DÉSORMAIS QU’UN SEUL GRAND SOMMET ANNUEL, AU LIEU DE DEUX

Jusqu’à présent, les États membres de l’UA élisaient non seulement le président de la Commission mais aussi, directement, son vice-président et chacun des commissaires. Cela avait pour conséquence de saper l’autorité du président de la Commission, qui n’avait pas le pouvoir de nommer ou de révoquer un commissaire. Cette situation avait été identifiée comme problématique dès 2007 dans un rapport signé par le Nigérian Adebayo Adedeji, mais dont les conclusions étaient restées lettre morte. Lors du sommet extraordinaire de juin 2018, le problème avait été de nouveau posé dans la proposition de réforme, mais la majorité des États s’était opposée à l’idée de faire du président de la Commission un « dictateur » ayant pouvoir de nommer et révoquer les commissaires.

Décision a également été prise de ne garder qu’un seul grand sommet annuel de l’organisation au lieu de deux. Le sommet anciennement convoqué en juin est censé ne plus être qu’une réunion de coordination entre les communautés économiques régionales.

Il fallait également recentrer l’UA sur ses missions prioritaires. Quatre domaines ont donc été identifiés et serviront de boussole à la nouvelle commission : les affaires politiques ; la paix et la sécurité ; l’intégration économique (Zlecaf) et la représentation globale du continent.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

RDC : le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, destitué par l’Assemblée nationale

janvier 27, 2021
Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le 7 septembre 2020

Les députés ont voté en faveur de la destitution du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Un mois et demi après avoir rompu avec Joseph Kabila, le président Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape vers la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Il était l’un des derniers remparts de la majorité détenue par Joseph Kabila. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre de Félix Tshisekedi depuis mai 2019, a été destitué ce mercredi 27 janvier à la suite du vote d’une motion de censure. Déposé le 22 janvier par le député Chérubin Okende (Ensemble pour le changement, la plateforme de Moïse Katumbi), le texte avait été signé par 301 députés.

Sur les 382 députés présents à l’ouverture de la séance, 367 se sont prononcés en faveur de la chute du Premier ministre et de son gouvernement. Selon la Constitution, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a désormais vingt-quatre heures pour remettre sa démission et celle de son gouvernement au président Félix Tshisekedi.

Ilunga boude la plénière

La plénière s’est déroulée sans le Premier ministre. La veille, son absence avait entraîné le report du vote d’une journée. Mais cette fois-ci, les députés sont allés au bout de la procédure.

En déplacement à Lubumbashi depuis le 24 janvier (voyage pour lequel il disposait d’un ordre de mission signé par le vice-Premier ministre, Gilbert Kankonde), Sylvestre Ilunga Ilunkamba est revenu à Kinshasa dans la soirée du 26. Dans le Haut-Katanga, le chef du gouvernement avait été reçu par l’ancien président, Joseph Kabila, qui y est installé depuis plus d’un mois. Rien ou presque n’avait filtré de ce tête-à-tête mais l’entourage d’Ilunga Ilunkamba avait confirmé que ce dernier ne comptait pas se présenter devant les députés.

Le chef du gouvernement a toutefois adressé une lettre, datée du 27 janvier, au président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale. Dans ce document de douze pages, il répond aux différents points de la motion de censure qui le vise et dénonce une « manœuvre politicienne sans fondement factuel et au mépris des exigences de l’État de droit ».  « La quasi-totalité des 52 réunions du Conseil des ministres ont été présidées par le président de la République, lequel donnait des orientations sur bon nombre de dossiers au titre de communications », écrit-il.

Sous pression

Sous pression depuis plusieurs semaines, à la suite de la rupture de la coalition que Félix Tshisekedi formait avec Joseph Kabila, Ilunga Ilunkamba avait une première fois refusé de démissionner le 7 décembre. Il souhaitait obtenir au préalable l’aval de l’ancien président qui, disait-il, avait proposé son nom pour la primature.

DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES, LE CAMP DE KABILA DÉNONÇAIT UN PASSAGE EN FORCE DE FÉLIX TSHISEKEDI

Face au ralliement de plus en plus massif de députés du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila à l’Union sacrée, la nouvelle coalition de Tshisekedi, la position du Premier ministre semblait de plus en plus précaire et ce malgré les protestations des députés pro-Kabila.

Après avoir quitté prématurément la plénière du 26 janvier sous les hourras de certains élus, les pro-Kabila ont cette fois refusé de siéger pour manifester leur mécontentement. Selon eux, le bureau d’âge outrepassait ses compétences en procédant à l’examen de la motion de censure. Depuis plusieurs semaines, le camp de Kabila dénonçait un passage en force de Félix Tshisekedi. En ouverture de la plénière, le président du bureau d’âge, Christophe Mboso, a tenu a répondre à ces accusations. « Le Premier ministre ne vient pas répondre au bureau d’âge, il vient répondre à la plénière », a-t-il rétorqué.

Bureau définitif

Un mois après la chute du bureau de Jeanine Mabunda, qui est issue, comme Ilunga Ilunkamba, du FCC, Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape dans son offensive pour reprendre en main la majorité.

LES PROCHAINES ÉTAPES VONT ÊTRE CRUCIALES ET DÉLICATES À GÉRER POUR LE PRÉSIDENT CONGOLAIS

Si les députés ont massivement voté en faveur du départ du bureau de Jeanine Mabunda et de la destitution du Premier ministre, les prochaines étapes vont être cruciales et délicates à gérer pour le président congolais.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale doit prendre fin le 3 février, et le bureau d’âge a pour mission d’ici là de procéder à l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Le dépôt des candidatures est prévu le 28 janvier. L’élection, elle, aura lieu le dernier jour de la session extraordinaire.

Kabund de nouveau vice-président ?

Félix Tshisekedi souhaite que ce nouveau bureau soit dirigé par l’un des transfuges du FCC, ce qui a généré certaines crispations chez ses nouveaux alliés, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. « Pour le moment, seul Jean Marc Kabund-a-Kabund est assuré d’être le candidat de l’Union sacrée au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, le reste se discute encore », assure une source impliquée dans les négociations.

Après quelques jours d’hésitations, les députés membres de la plateforme de Katumbi et du parti de Bemba avaient finalement signé la motion de censure contre le Premier ministre. Ils ont également officialisé leur adhésion à l’Union Sacrée ce mercredi. « Les discussions ont repris et vont dans la bonne direction », explique une source proche de Katumbi.

Signe que cette nouvelle majorité reste néanmoins fragile, à la veille du vote de la motion, certains députés s’inquiétaient encore de potentielles « trahisons » de dernière minute et appelaient leurs collègues à se mobiliser pour faire tomber le Premier ministre avec la plus large majorité possible.

Avant de s’atteler à la formation de son nouveau gouvernement, le président congolais devrait recevoir dans les prochains jours le rapport de l’informateur, Modeste Bahati Lukwebo, chargé depuis le 1er janvier de constituer une nouvelle majorité. S’il fait peu de doutes qu’il y parviendra, il faudra observer la manière dont seront répartis les postes.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

RDC-Présidence : Félix Tshisekedi nomme un nouveau directeur de cabinet

janvier 26, 2021

Guylain Nyembo, le nouveau patron de l’administration présidentielle, est connu pour sa rigueur et son efficacité dans le travail. 

Guylain Nyembo

Alors que de nombreux Congolais avaient les yeux rivés sur leurs postes récepteurs, le lundi 25 janvier, en train de suivre la rencontre RDC-Niger comptant pour la phase de pool du Chan/Cameroun 2021, c’est le moment que le porte-parole du chef de l’Etat a choisi pour lire, à la télévision nationale, une ordonnance signée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette ordonnance portait sur la nomination de Guylain Nyembo en qualité de directeur de cabinet du président de la République en remplacement de Vital Kamerhe qui a connu des sérieux démêlés judiciaires dans le cadre du dossier 100 jours au terme duquel il fut condamné à vingt ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics.

Toujours en détention à l’ex-prison centrale de Makala après sa condamnation, le leader de l‘UNC a connu beaucoup de déboires sur fond d’une dégradation continue de son état de santé. Tout, à ce stade, porte à croire qu’il lui serait difficile de retrouver son poste et de gérer l’administration présidentielle avec efficacité comme autrefois.

C’est aux fins de pallier la vacance à ce poste que le chef de l’Etat s’est résolu finalement de nommer Guylain Nyembo, qui était jusque-là adjoint en charge des questions économiques et de la reconstruction. Quant au prof. Kolongele Eberande qui assumait l’intérim du directeur  de cabinet  du chef de l’Etat, il retrouve son poste de directeur de cabinet adjoint chargé des questions  juridiques et administratives.

Diplômé d’économie d’une université belge, Guylain Nyembo avait fait ses premiers pas au sein d’une multinationale hollandaise, avec des affectations en Afrique, précisément au Nigéria et au Rwanda. L’homme est connu comme un très proche du président congolais, qui aurait même influé pour sa nomination comme secrétaire national de l’UDPS à la jeunesse au Benelux, à en croire des sources. De son Katanga natal, il est connu pour sa rigueur et son efficacité dans le travail.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC: Propos d’un fils de Laurent Kabila sur la libération d’Eddy Kapend

janvier 2, 2021

Par Congo Euro Bis

RDC : Tshisekedi confie à Bahati Lukwebo la mission d’identifier une nouvelle majorité

janvier 1, 2021
Modeste Bahati Lukwebo, ici lors d’une rencontre avec Félix Tshisekedi en novembre 2020, a été nommé « informateur », ce 1er janvier 2021.

Le président congolais a annoncé avoir confié la mission d’information et d’identification de la nouvelle majorité parlementaire au sénateur Modeste Bahati Lukwebo, un dissident du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila.

Plusieurs noms avaient circulé ces dernières semaines, dont ceux de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba. Finalement, Félix Tshisekedi a décidé de confier la mission à Modeste Bahati Lukwebo, sénateur issu des rangs du Front commun pour le Congo (FCC) en rupture de ba au sein du camp de Joseph Kabila depuis plusieurs mois.

Une majorité pour l’« union sacrée »

Dans un communiqué lu à la télévision nationale dans les premières heures de ce vendredi 1er janvier, Désire Cashmir Kolongele Eberande, directeur de cabinet du président de la République, a annoncé que ce dernier a décidé de « confier, conformément à l’article 78 de la Constitution, une mission d’information à Modeste Bahati Lukwebo, en vue d’identifier une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale ».

Face au refus du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba de démissionner, Félix Tshisekedi a préféré faire cette annonce par voie de communiqué, plutôt qu’en prenant une ordonnance nommant formellement l’informateur à qui revient désormais la lourde tâche de dégager une nouvelle majorité au profit de l’« union sacrée » souhaitée par le président congolais.

Cette décision du chef de l’État congolais est consécutive à « la fin de l’accord politique entre les forces politiques membres du Cap pour le Changement et celles du Front commun pour le Congo, en vue de la formation d’un gouvernement de coalition représentatif de ces deux regroupements politiques », précise encore le communiqué.

La mission est confiée à Modeste Bahati Lukwebo pour une période de 30 jours à compter de ce 1er janvier. Un mandat « renouvelable une seule fois ».

En rupture avec Kabila

Modeste Bahati Lukwebo, le président de l’Alliance des forces démocratiques et alliés (AFDC-A), a pris ses distances avec Joseph Kabila ces dernières années. En 2018, il espérait que l’ancien président congolais fasse de lui son dauphin, mais Joseph Kabila lui a préféré Emmanuel Ramazani Shadary, candidat malheureux du FCC à la présidentielle du 30 décembre 2018.

La rupture avec le FCC a encore été consommée en juillet 2019, lorsque Modeste Bahati Lukwebo, candidat à la présidence du Sénat, a été écarté au profit d’Alexis Thambwe Mwamba, choisi par Kabila. Bahati avait cependant maintenu sa candidature et, s’il a été battu par l’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, il avait tout de même recueilli 43 voix – alors que son parti ne compte que 13 sièges de sénateurs – , contre 65 pour celui qui a été élu à la tête du Sénat.

L’AFDC-A, le parti de l’informateur nommé ce 1er janvier par Tshisekedi, était, avec ses 145 députés, la deuxième force politique au sein du FCC, juste derrière le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de l’ancien président.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tsiamala