Posts Tagged ‘Félix Tshisekedi’

RDC : les Congolais majoritairement opposés à l’alliance Tshisekedi-Kabila, selon un sondage

juin 6, 2019

Première rencontre entre le Président de la République Felix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila depuis la cérémonie de remise et reprise le 25 janvier 2019 au Palais de la Nation. © Présidence RDC

 

Félix Tshisekedi est populaire en RDC et la cote d’opinion de Joseph Kabila, si elle est relativement basse, remonte. Mais l’alliance formée par leurs coalitions politiques respectives est rejetée par plus de la moitié des Congolais. Ce sont les conclusions de deux enquêtes d’opinion réalisées aux mois de mars et mai.

C’est un résultat qui peut sembler paradoxal. Si 67% des Congolais interrogés ont une « très bonne » opinion de la gouvernance de Félix Tshisekedi depuis son investiture, en janvier dernier, plus de la moitié désapprouve l’alliance que forme sa coalition politique avec celle de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce ne sont pas un, mais deux sondages qu’ont publié ce mercredi le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci). Ils ont été réalisés par téléphone entre le 27 mars et le 6 avril pour le premier (sur un échantillon de 1 212 personnes) et du 4 au 9 mai pour le second (sur un échantillon de 1 294 personnes).

Les deux instituts ont également interrogé les personnes sondées sur les élections organisées le 30 décembre 2018. Là encore, le résultat peut sembler paradoxal. Une majorité de répondants (56%) affirme ne pas faire confiance à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), alors que, dans le même temps, 62% des personnes interrogées se disent « satisfaits de la façon dont la démocratie fonctionne dans le pays ».

Félix Tshisekedi à 67% d’opinions favorables

« La plupart des répondants soutiennent les premiers pas de Félix Tshisekedi » note l’enquête d’opinion intitulée « Les 100 premiers jours de Tshisékedi au Pouvoir, une élection ambiguë ». « 67% ont une opinion favorable des performances de Félix Tshisekedi en tant que président de la République », notent les enquêteurs, qui soulignent par ailleurs que, « pour la première fois depuis plusieurs années, la majorité des répondants sont optimistes quant à la direction que prend le pays : 51% en mars et 61% en mai 2019, contre 19% dans un sondage de février 2018 et 27% en novembre 2017 ». Vital Kamerhe est, pour sa part, crédité de 62 % d’opinions favorables.

L’ancien président Joseph Kabila est pour sa part crédité d’une cote de popularité en relative hausse depuis qu’il a quitté le pouvoir. « Bien que Kabila soit considéré plus favorablement qu’avant les élections de décembre 2018, où seulement 22% des répondants avaient une bonne opinion de lui, en  mars 2019, il demeure toujours impopulaire, avec seulement 33% de personnes de bonne opinion », notent le rapport.

Surtout, une large majorité des personnes interrogées désapprouve l’alliance actuelle entre la coalition de Félix Tshisekedi (Cap pour le Changement) et celle de Joseph Kabila (Front Commun pour le Congo). Et cette désapprobation est croissante : 53% en mars, pour 58% en mai. En cause, selon le rapport, « la perception négative du FCC ».

La percée de Fayulu parmi les opposants

© Source : GEC / Berci

Dans l’opposition, c’est Moïse Katumbi qui remporte la palme des bonnes opinions, avec 70% des personnes sondées qui ont une « bonne opinion » de l’ancien gouverneur du Katanga.

Vient ensuite Martin Fayulu, qui continue de se présenter comme « président élu », qui affiche 65% d’opinions favorables. Surtout, « les élections ont propulsé Martin Fayulu à la tête du palmarès des politiques pouvant diriger l’opposition », estiment les sondeurs.

En mai 2019, à la question « Quelle personnalité devrait diriger l’opposition », 48% ont répondu Martin Fayulu, soit une progression de 10% par rapport à l’enquête menée en mars. C’est plus du double des résultats obtenus sur la même question par Jean-Pierre Bemba (16%) et Moïse Katumbi (23%). « Si l’alliance entre ces trois leaders se défaisait, il sera intéressant de voir l’évolution de leur popularité », notent les auteurs du rapport.

Steve Kivuata, un des porte-parole de la coalition Lamuka – qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu – pose cependant la crédibilité de ces sondages. « La popularité de Martin Fayulu reste intacte », affirme-t-il, tout en martelant son rejet, par principe, de le voir devenir chef de l’opposition. « Il est président de la République élu, il ne peut pas diriger l’opposition », martèle simplement Steve Kivuata.

Publiée par Stanis Tshiamala Bujakera

RDC: Emmanuel Macron et Charles Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

mai 23, 2019

 

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi leur intention d’ inviter le président français Emmanuel Macron et le premier ministre belge Charles Michel aux funérailles du père de l’actuel président Tshisekedi prévues de jeudi à samedi prochains à Kinshasa.

«Le directeur de cabinet du président de la République m’a confirmé qu’une invitation sera envoyée au président Macron et au premier ministre Charles Michel», a déclaré à l’AFP le coordonnateur général du comité d’organisation des obsèques, Lucien Lundula. Ce dernier a détaillé devant la presse le programme des obsèques de l’ex-opposant et premier ministre Étienne Tshisekedi. Décédé à Bruxelles le 1er février 2017, son corps n’avait pas été rapatrié faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime Kabila.

«Nous célébrons le père de la démocratie congolaise», a déclaré Lundula. «Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l’accomplissement du rêve d’Étienne Tshisekedi, désormais incarné par l’avènement de son fils au sommet de l’État», détaille-t-il dans un communiqué de presse.

La dépouille d’Étienne Tshisekedi doit arriver jeudi matin 30 mai à l’aéroport de Ndjili en présence de son fils et chef de l’État, et de toutes les autorités de la RDC. Un cortège funéraire doit ensuite traverser Kinshasa pendant toute la journée jusqu’à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, en passant par la résidence du défunt et sa famille à Limete. Vendredi 31 mai, le corps doit être conduit en procession au stade des Martyrs pour un recueillement populaire, une messe et une veillée mortuaire ouverte au public. Samedi, une cérémonie officielle et une messe seront célébrées au stade des Martyrs, avant la procession vers l’endroit de l’inhumation au monument funéraire de N’Sele.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Étienne Tshisekedi est passé dans l’opposition et a fondé l’UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois premier ministre pendant la transition multipartite des années 90, avant de s’opposer au régime des Kabila père et fils.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : Félix Tshisekedi nomme Mgr Gérard Mulumba, son oncle, chef de la maison civile

mai 22, 2019

Félix Tshisekedi, le 29 avril à Kinshasa. © DR / présidence RDC

 

Le président congolais a nommé Mgr Gérard Mulumba, l’un de ses oncles, à l’intendance des services de la présidence. Il a par ailleurs confirmé dans ses fonctions de chef d’état-major le général Célestin Mbala Munsense, nommé par son prédécesseur Joseph Kabila, de même que le général major Jean-Claude Yav, qui a été nommé chef de la maison militaire.

Félix Tshisekedi a nommé Mgr Gérard Mulumba, « chef de la maison civile » du chef de l’État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d’État congolaise. Évêque émérite du diocèse de Mweka dans la province du Kasaï, Gérard Mulumba est le frère de feu Étienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l’annonce du rapatriement du corps et des funérailles d’Étienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime du président Kabila.

Placée sous l’autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l’État est chargée de la gestion du service de l’intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l’État et du service médical présidentiel.

Le chef d’état-major et le chef de la maison militaire de Kabila reconduits

Le président congolais a également reconduit le général Célestin Mbala Munsense au poste du chef d’état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de « général d’armée ». Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l’ancien président Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi a par ailleurs nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Ce dernier occupait déjà le même poste sous la présidence de Joseph Kabila.

Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l’État.

Jeuneafrique.com avec

RDC: Voici la biographie du nouveau Premier ministre Ilunga Ilunkamba

mai 20, 2019

PM

Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été nommé ce lundi 20 mai Premier ministre par le président de la République Félix Tshisekedi.

Le nouveau chef du gouvernement, du haut de 73 ans, a une longue expérience de la chose publique pour avoir été plusieurs fois membres de plusieurs gouvernements sous le président Mobutu.

Avant sa nomination, ce professeur d’économie à l’Université de Kinshasa était directeur général de la société nationale de chemin de fer (SNCC).

Voici les grandes étapes de sa carrière :

  1. Professeur à l’Université de Kinshasa/Sc. Eco/Entreprises publiques et Multinationales (1979- à ce jour ) ;
  2. Directeur de cabinet du Ministre du Plan (1979-1980) ;
  3. Directeur de la Coopération et des Relations Internationales au Rectorat de l’UNAZA (Université Nationale du Zaïre (1980-1981) ;
  4. Vice-ministre à l’Economie, Industrie et Commerce Extérieur (1981-1983) ;
  5. Vice-Ministre au Plan (1983-1984) ;
  6. Vice-Ministre au Portefeuille (1984-1986) ;
  7. Conseiller Principal à la Présidence de la République en matière économique et financière (1986-1987) ;
  8. Vice-Ministre au Plan (1987-1990) ;
  9. Ministre du Plan (1990) ;
  10. Ministre des Finances (1990-1991) ;
  11. Associé-gérant de la Société RETIMEX (spécialisée dans le montage des financements avec Equator Bank et dans l’Import et Export pour l’industrie des métaux non ferreux de la RDC), Cape Town, RSA (1993-2003) ;
  12. Secrétaire Exécutif du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat (COPIREP) : 2003-2014 ;
  13. Directeur Général de la SNCC en mars (2014-2019).

Publié par 7sur7.cd

RDC : le nom du Premier ministre dévoilé « dans la semaine »

mai 19, 2019

Félix Tshisekedi, à son arrivée à Windhoek, en Namibie, le 26 février 2019. © DR / Présidence RDC

 

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a reçu les ambassadeurs de l’Union européenne puis la présidente de l’Éthiopie, samedi à Kinshasa, à la veille d’une semaine chargée pendant laquelle il devrait annoncer le nom de son Premier ministre.

Le président a profité de ces réunions diplomatiques pour faire passer un message de politique intérieure, d’après son porte-parole, Kasongo Mwema Yamba Yamba. Aux ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne, le président de la République a lancé : « Nous avons la fumée blanche ». Les diplomates ont compris : « Le Premier ministre est trouvé ».

Un proche du chef de l’État a confirmé que le nom de ce Premier ministre devrait être connu dans la semaine.

Le chef du gouvernement doit être à la fois compatible avec l’actuel président et son prédécesseur Joseph Kabila. Félix Tshisekedi est en effet dans une démarche d’« alliance » ou de « coalition » avec le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, qui a conservé tous les autres leviers du pouvoir.

Calendrier chargé

Un nom revient souvent dans la presse congolaise, celui de Sylvestre Ilunga Ilukamba, le patron de la Société national des chemins de fer du Congo (SNCC), qui serait en pole position après l’abandon de la piste de l’homme d’affaires Albert Yuma.

La semaine s’annonce donc chargée en RDC avec le retour annoncé lundi à Lubumbashi de Moïse Katumbi après trois ans d’exil. Le jour du retour de l’ex-opposant à Joseph Kabila, Félix Tshisekedi doit recevoir à Kinshasa le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, première visite d’un haut-responsable européen depuis son élection.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : de retour à Kinshasa, Sindika Dokolo va rencontrer Félix Tshisekedi

mai 9, 2019

Sindika Dokolo, à Kinshasa avec des militants de son mouvement Les Congolais debout, le mercredi 8 mai 2019. © DR / Twitter Les Congolais Debout 

L’homme d’affaires et beau fils de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, Sindika Dokolo est rentré à Kinshasa mardi. Il affirme être rentré pour « accompagner le changement ». Une rencontre avec le nouveau président de la République « est prévue ce jeudi ou dans les prochains jours », affirment ses proches.

« Finalement à Kinshasa, parmi les miens, mes compagnons de lutte, Congolais(es) Debout ! C’est une grande fierté d’appartenir à un groupe de compatriotes courageux, déterminés, engagés pour la cause nationale ». Sindika Dokolo, rentré à Kinshasa dans la nuit de mardi à mercredi, ne cachait pas sa joie, hier, sur les réseaux sociaux.

L’hommes d’affaires, qui vivait en exil depuis 2014, est rentré à Kinshasa dans la nuit de mardi à mercredi. « Un exil forcé, Sindika Donkolo a été persécuté par le régime de Kabila », insiste Herve Diakiesse, porte-parole du mouvement citoyen Les Congolais debout (LCD), que Dokolo a créé en août 2017, depuis l’étranger, pour tenter de contrer le maintien de Joseph Kabila au pouvoir et exiger l’organisation des élections.

Une rencontre avec Félix Tshisekedi

Le retour de Sindika Dokolo va « permettre à son mouvement de redéfinir sa stratégie au regard de la situation actuelle », a précisé à Jeune Afrique Cédric Mala, coordonnateur du mouvement qui a lui-même passé 16 années en exil. Il a par ailleurs annoncé « la tenue prochaine d’un congrès » de LCD. Selon l’entourage de l’homme d’affaires, une rencontre entre ce dernier et le président Félix Tshisekedi « est prévue ce jeudi, ou, à défaut, dans les prochains jours ».

Page d’accueil du « mouvement citoyen » « les Congolais debout », lancé par l’homme d’affaire Sindika Dokolo. © DR

Nous devons nous adapter à la situation, pour mieux aider et conseiller la population

« Notre mouvement ne change pas de vision. Le congrès que nous allons bientôt tenir nous permettra de définir les nouvelles lignes directrices », détaille Cédric Mala. « Aujourd’hui, Joseph Kabila n’est plus président, mais son système reste présent. Nous devons nous adapter à la situation, pour mieux aider et conseiller la population ».

Sindika Dokolo a plusieurs fois déclaré que sa priorité, une fois de retour dans son pays, serait de relancer la banque crée par son père, Augustin Dokolo Sanu, lui aussi connu pour être un grand collectionneur d’art, qui fut le premier Africain à créer une banque dans les 1970, sous l’ère Mobutu.

Époux d’Isabel dos Santos, qualifiée de « femme la plus riche d’Afrique » et désormais aux prises avec plusieurs affaires judiciaires, Sindika Dokolo est par ailleurs le gendre de l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos.

Proximité avec Katumbi et déboires judiciaires

Il y a un an, il ne cachait pas ses doutes sur la volonté de Joseph Kabila de lâcher le pouvoir. « Joseph Kabila n’organisera jamais un scrutin qui pourrait lui faire perdre le pouvoir. Il est illusoire de croire que l’on peut lui faire entendre raison. La seule solution, c’est de le contraindre à remettre son tablier. C’est ce qui est arrivé à Mobutu à bord de l’Outenica, à l’issue de la guerre. Pour Kabila, il faut faire en sorte que cet Outenica arrive par des voies politiques et diplomatiques », lâchait alors Dokolo, qui n’a jamais caché son admiration pour l’opposant Moïse Katumbi – « Il est l’antidote à Kabila, le seul qui lui fasse véritablement peur » -, qui a, lui aussi, annoncé son retour prochain en RDC.

Sindika Dokolo est toujours sous le coup d’une condamnation à un an de prison et 15 000 dollars de dommages et intérêts après avoir été reconnu coupable de « faux et usage de faux » dans un conflit immobilier, en juillet 2017. Mais Herve Diakiesse assure avoir bon espoir que cette page judiciaire soit rapidement tournée. « Le magistrat qui avait rendu cet arrêt se trouvant aujourd’hui en prison pour usurpation de titre de la fonction de magistrat. Cela prouve le caractère politique du dossier, et remet en cause cette condamnation », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.

Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Élections en RDC: la liste des candidats officialise l’exclusion de Bemba et Katumbi

septembre 19, 2018

Kinshasa – Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l’exclusion de deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le « dauphin » du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d’une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections « crédibles, transparentes, apaisées » sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l’écart de MM. Katumbi et Bemba.

Allié du président Kabila passé à l’opposition fin 2015 et qui vit en exil à l’étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s’est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l’humanité.

« Kabila a eu peur de moi », a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l’opposition cherche un candidat commun pour défier le « dauphin » du président Kabila, mais n’exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de « machines à voter » controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que « si l’opposition s’unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu’un et je le ferai gagner ».

Un boycott des élections « ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l’opposition. Nous n’en sommes pas là », a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’un des principaux partis d’opposition.

– « Des actes qui rassurent » –

L’opposition en dira plus sur sa stratégie d’ici une réunion publique qu’elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n’a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

« Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l’alternance au sommet de l’État », écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l’unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

« Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais », a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l’arrivée d' »un premier lot de 17.944 isoloirs » et « la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter ».

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines « seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote », selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L’opposition et la société civile demandent l’abandon de ces machines qu’elles surnomment « machines à tricher, à voler ou à frauder ».

Des experts britanniques ont énuméré « quinze risques à atténuer » dans son utilisation.

L’opposition critique également les millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l’instar de l’ANC mardi, les « partenaires » de la RDC redoutent « le chaos, l’instabilité et la violence » en cas d’échec du processus électoral dans cet immense pays au coeur du continent.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 10h41)                                                        

Bruxelles: Réunion Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Katumbi, Kamerhe et Muzito

septembre 13, 2018

 

RDC: Félix Tshisekedi vient de déposer sa candidature à la présidentielle ce 7 août 2018

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RDC: Rencontre Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe (Unité de l’opposition)

août 4, 2018