Posts Tagged ‘Félix Tshisekedi’

RDC : Augustin Kibassa rame pour se maintenir à flot

octobre 15, 2021
Kash © Kash

Fragilisé par la polémique qui fait rage autour de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), le ministre des Télécommunications a gagné un sursis. Mais pour combien de temps ?

La barque commence à être bien chargée… Mais Augustin Kibassa Maliba a réussi pour le moment à conserver son poste. Mercredi 13 octobre, les députés ont rejeté une motion de défiance à son égard, initiée par le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) qui reproche au ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication sa volonté de maintenir la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM), vouée aux gémonies par de nombreux élus et représentants de la société civile.

Les députés de la majorité présidentielle ont volé au secours du ministre, faisant valoir qu’il fallait, avant de procéder à un vote d’une telle importance, lui laisser le temps de venir s’expliquer de vive-voix devant les élus.

« Sauver le soldat Kibassa »

Augustin Kibassa a pour sa part assuré avoir entendu les critiques. Et s’être même « senti personnellement interpellé par la pertinence des interventions des députés ». Il leur a promis de saisir le gouvernement à ce sujet lors d’un prochain conseil des ministres. Une manière pour lui de partager une part des attaques dont il fait l’objet depuis plusieurs semaines avec l’ensemble du gouvernement…

Au sein de l’Union sacrée, le mot d’ordre est encore de « sauver le soldat Kibassa ». Mais pour combien de temps ? Lors de la réunion qui s’est tenue, lundi 11 octobre, pour mobiliser les députés de la majorité sur ce dossier, certains d’entre eux ont rué dans les brancards lorsque Jean-Marc Kabund-a-Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale et patron de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, de Félix Tshisekedi), a pris la défense du ministre.

Kash

Avec Jeune Afrique par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

RDC-CHESD : Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso à la clôture de l’année académique 2020-2021

octobre 6, 2021

Le Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), situé sur l’avenue des Forces armées à Kinshasa, a connu une effervescence particulière, le 5 octobre, à la faveur de la clôture de l’année académique 2020-2021.

Félix Tshisekedi et Denis Sassou N’Guesso posant avec les heureux lauréats du Chesd

Un trait singulier à la manifestation qui marquait l’ouverture de la nouvelle année académique ; la présence remarquée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, et de son homologue Denis Sassou N’Guesso de la République sœur du Congo Brazzaville et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les deux chefs d’État se sont fait le plaisir de remettre aux heureux lauréats (Généraux, colonels, administrateurs militaires, officiers militaires et hauts fonctionnaires civils) les diplômes qui  consacrent la fin de leurs études supérieures au CHESD.

Ils étaient près de deux cents auditeurs et stagiaires de la sixième session ordinaire de la session spéciale du CHESD et de la quatrième promotion de l’Ecole supérieure d’administration militaire (ESAM) à avoir suivi le cursus de formation jusqu’à son terme. Parrain de la sixième session ordinaire du CHESD, le président Denis Sassou N’Guesso s’est réjoui de l’envergure prise par cette institution de formation en Afrique centrale. Le CHESD, a-t-il indiqué, « est le cadre par excellence au sein de la CEEAC où sont formés les cadres qui doivent mettre en œuvre la politique de l’Union aricaine« .

Et d’ajouter :  » L’architecture de paix, de sécurité et de défense de l’Union africaine prévoit que les communautés économiques régionales sont les lieux de base où s’élaborent toutes les stratégies de paix et de sécurité et de défense du continent « . 

Il est à noter que cette sixième session ordinaire du CHESD comprend des lauréats venus du Congo Brazzaville, du Cameroun, de la République centrafricaine et du Burundi. Les modules de formation dispensés ont porté notamment sur la conduite de la guerre, sur les opérations militaires, ainsi que sur les schémas de préparation de la paix.

Quant aux auditeurs de la session spéciale, leur formation a consisté à développer des aptitudes nécessaires pour comprendre les enjeux et les défis auxquels sont confrontés la sous-région d’Afrique centrale, l’Afrique et le monde. Pour leur part, les seize administrateurs militaires de la quatrième promotion de l’ESAM ont été préparés à assumer des fonctions d’État-major au sein de l’armée et de la police. Satisfait de ce dénouement heureux, le chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), le général Célestin Mbala, a eu des mots justes pour aiguiller la conscience des lauréats appelés à «  être des véritables moteurs de recherche des solutions dans le domaine sécuritaire. »

Créé en janvier 2016 dans le contexte de la réforme des Fardc, le CHESD a une vocation sous-régionale. Il est aujourd’hui le plus haut établissement de formation des officiers de l’armée en République démocratique du Congo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC-Evaluation de la gratuité de l’enseignement : Félix Tshisekedi pour la création d’une task force interministérielle

octobre 5, 2021

Près de deux millions d’élèves nouvellement inscrits vont intégrer, cette année scolaire, à la faveur du Programme de la gratuité de l’enseignement de base, le système éducatif national afin de bénéficier de ses avantages.

Des élèves à l’entrée des salles de classe

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, a fait de l’éducation l’une des priorités de sa mandature à la tête du pays. Il a réitéré cet engagement, lors de la vingt-deuxième réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée le 1er octobre, par visioconférence, à partir de la Cité de l’Union africaine. Dans sa communication au Conseil, le chef de l’État s’est réjoui de l’effectivité de la gratuité de l’école et de la valorisation de la formation professionnelle telle que reflétée par l’augmentation des effectifs des nouveaux inscrits attendus dans les établissements scolaires cette année. « Ce constat positif met en exergue les efforts réalisés par le gouvernement, d’une part, et la maturation de l’appropriation du programme de la gratuité par la population, particulièrement les parents, d’autre part », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil lu à la télévision nationale et relayant les propos du président de la République à ce sujet. 

Cette rentrée scolaire intervient, une fois de plus, sous la menace de la pandémie à covid-19, a fait observer Félix Tshisekedi qui a, par ailleurs, insisté sur l’impératif d’instruire les chefs d’Établissement à mettre en place des dispositifs pratiques pour le respect des gestes-barrières.

Dans sa quête pour relever le défi de l’éducation en République démocratique du Congo, le chef de l’État a rappelé, à l’intention des membres du gouvernement, les objectifs majeurs qu’il poursuit dans ce secteur. Il s’agit, précisément, de zéro paiement par enfant congolais, d’amélioration des infrastructures adéquates ainsi que des conditions de travail et de traitement des enseignants pour un rendement scolaire optimal et qualitatif.

Plusieurs recommandations et suggestions ont été faites au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) afin d’optimiser le programme de gratuité de l‘enseignement de base. Séance tenante, le président de la République l’a instruit de renforcer la collaboration avec son administration pour améliorer le partage d’information et la gestion des bases des données. Concernant les fictifs (enseignants, écoles, etc.), des orientations claires ont été données au ministre de l’EPST pour leur extirpation, laquelle passe notamment par l’introduction des concepts de mesure des résultats, mais aussi par le développement d’une culture de pilotage, de transparence et de redevabilité.

Au Premier ministre, Sama Lukonde, par contre, il lui a été recommandé une série d’actes à poser pour le bien de l’éducation, apprend-on du compte-rendu. Il lui a été demandé, entre autres, de prendre des dispositions nécessaires pour la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la République, avec les mesures exceptionnelles pour les provinces sous état de siège, et spécialement, sur la scolarité des enfants hébergés dans les orphelinats en âge de scolarité pour qu’ils bénéficient de l’égalité des chances en matière d’éducation.

En plus de cela, il a été recommandé au Premier ministre de créer une taskforce interministérielle, notamment entre les ministères du Budget, des Finances et de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, en collaboration avec son cabinet, en vue d’effectuer un suivi et une évaluation efficace du programme de la gratuité.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

New-York : Félix Tshisekedi ce mardi à la tribune de l’ONU

septembre 20, 2021

Président en exercice de l’Union africaine, le président congolais figure parmi les chefs d’État de la planète qui s’exprimeront ce 21 septembre, à l’ouverture de la 76 session de l’Assemblée générale des Nations unies.

C’est depuis l’aéroport international de Loano, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, s’est envolé le 19 septembre pour New-York, aux Etats-Unis. Il est allé participer à la 76session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le 20 septembre, aux premières heures, le chef de l’Etat congolais a foulé le sol newyorkais, par l’aéroport international John F. Kennedy. Il a été reçu au pied de l’avion par M. Balumuene, ambassadeur de la République démocratique du Congo aux États-Unis, avant de rejoindre sa résidence de circonstance, apprend-on des sources proches de la présidence. Déjà, au menu de ses premières activités, Félix Tshisekedi devrait s’entretenir en tête-à-tête avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avant son grand oral du 21 septembre du haut de la tribune des Nations unies.

Sauf imprévu, l’agenda mis à jour par le bureau de l’institution onusienne prévoit que le Félix-Antoine Tshisekedi -Tshilombo prenne la parole à la tribune en onzième position, à 14h00, heure de New-York (soit 19h00, heure de Kinshasa). Son oral sera le deuxième du genre après celui de sa première participation, en septembre 2019. Cette 76e session de l’Assemblée générale de l’ONU est une occasion pour les chefs d’Etat du monde d’échanger sur les grandes questions qui préoccupent la planète, entre autres, la pandémie de la covid-19 qui a privé les dirigeants de la planète de ce rendez-vous annuel en 2020.

Pour cette année, le thème retenu est « Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever de la covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l’organisation des Nations unies ».

Un discours très attendu

Le discours du président congolais et président en exercice de l’Union africaine est très attendu. Un discours aux multiples enjeux, notamment la question sécuritaire et sanitaire. Il est très attendu car il permettra au président Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo de faire entendre la voix de l’Afrique et de son pays. Le chef de l‘Etat congolais devra donner sa vision de la prévention au traitement pour arriver à immuniser le monde et, particulièrement, l’Afrique de la covid-19. Il aura donc à défendre ses propositions presque déjà publiques qui privilégient une vaccination de masse, la fabrication des vaccins en Afrique ainsi que la poursuite des recherches sur les différents traitements.  

Un autre sujet qui devrait revenir dans son discours, c’est la sécurité avec notamment la violence qui prévaut à l’est dans son pays et en Afrique. Du terrorisme en Afrique centrale et au Sahel en passant par la déstabilisation des institutions par les coups d’Etat, il est attendu du président en exercice de l‘Union africaine des réponses idoines et efficaces susceptibles de faire bouger les lignes. Il sera aussi question, pour Félix Tshisekedi, de faire le point sur l’économie du continent africain et sur les objectifs du développement durable.

D’autres thèmes comme le changement climatique, l’autonomisation de la femme, ou encore, les droits humains, devraient logiquement figurer dans le discours du Chef de l’Etat congolais à la 76ème session de l’Onu que va présider l’actuel ministre des Affaires étrangères des Maldives, Abdulla Shahid, élu le 7 juin 2021 par l’Assemblée  générale.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Chine-Afrique : quand Tshisekedi s’attaque au contrat signé par Kabila

septembre 14, 2021

Kash

Le président congolais a exigé la réévaluation des projets liés au contrat signé en 2008 par l’administration de Joseph Kabila avec un consortium chinois. Les investissements promis en échange de titres miniers ne sont pas à la hauteur…

LA RDC manque d’infrastructures, et c’est « une entrave au développement ». Lors du conseil des ministres, ce vendredi 10 septembre, Félix Tshisekedi a tapé du poing sur la table. Dans son viseur, les trop faibles retombées du contrat « sino-congolais », signé en 2008 par son prédécesseur Joseph Kabila, qui devait se traduire par un échange de bons procédés : à un consortium chinois les minerais extraits du sol congolais – sous forme de titres miniers sur le cobalt et le cuivre – ; aux Congolais des infrastructures dans lesquelles Pékin promettait d’investir plusieurs milliards de dollars.

Si le contrat initial prévoyait 9 milliards de dollars d’investissements, il a été ensuite revu à la baisse – à 6 milliards –, sous la pression du FMI, qui s’inquiétait du niveau de surendettement du pays. Et 13 ans après, seuls 2,74 milliards de dollars ont effectivement été décaissés par les entreprises chinoises.

Kabila ciblé ?

Si des « raisons techniques liées notamment à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière » sont avancées par les autorités congolaises, Félix Tshisekedi a réclamé au ministre des Infrastructures, Alexis Gizaro Muvuni, et à celle des Mines, Antoinette Nsamba Kalambayi, de lui dresser « l’état des lieux de l’exécution technique et financière des projets inscrits dans le contrat dit sino-congolais ».

Cette première étape marque-t-elle un pas supplémentaire vers une renégociation plus globale, déjà promise par le chef de l’État congolais ? La « réévaluation » de ce contrat qui avait, à l’époque de sa signature, été qualifié de « léonin » par l’opposition, pourrait également donner lieu à de nouvelles révélations, notamment concernant des avantages octroyés à certains hauts responsables de l’ancienne administration… Voire à Joseph Kabila lui-même.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Créé par Tshisekedi, le Grand prix panafricain de littérature en quête d’écrivains

septembre 13, 2021

Félix Tshisekedi est président de l’Union africaine depuis février 2021

À l’occasion de la présidence congolaise de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a décidé de lancer un prix littéraire international, avec 30 000 dollars à la clé. Il est encore temps de participer…

Il est encore temps de participer : les organisateurs du tout nouveau Grand prix panafricain de littérature attendent les ouvrages jusqu’au 15 octobre 2021 ! Passé cette date, le comité de présélection composé d’universitaires congolais se réunira pour choisir les cinq titres qui seront soumis au « jury international », lequel se prononcera le 27 février 2021, en marge du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), et remettra à son lauréat ou à sa lauréate la coquette somme de 30 000 dollars…

Pour cette première édition, le jury sera composé de Boubacar Boris Diop (Sénégal), Ananda Devi (Maurice), Abubakar Ibrahim (Nigéria), Abdourahman Waberi (Djibouti), Buthaina Khidir Mekki (Soudan), Fawzia Zouari (Tunisie), Julien Kilanga Musinde (RDC), Peter Kimani (Kenya), William Ndi (Cameroun) et Zukiswa Wanner (Afrique du Sud).

Ce grand prix panafricain, qui bénéficie d’une enveloppe budgétaire d’environ 200 000 dollars, est une initiative conduite par le président congolais Félix Tshisekedi à l’occasion de la présidence congolaise de l’Union africaine. Il s’agit de « considérer la culture, les arts et le patrimoine comme des leviers pour le développement de l’Afrique ».

Des textes en anglais ou en français

Sur le plan littéraire, les organisateurs attendent des livres publiés après le 1er janvier 2021, écrits par des Africains au sens large : vivant en Afrique ou appartenant aux diasporas. « Nous ne souhaitons fermer aucune porte », soutient le professeur Emmanuel Mateso Locha, membre du panel chargé d’accompagner la RDC à la présidence de l’Union africaine. Reste que sont pour l’instant exclus tous les livres publiés en langues locales, y compris le swahili, puisque ne sont sélectionnés que des textes publiés en anglais ou en français.

Les organisateurs soutiennent par ailleurs qu’aucun thème n’est imposé et qu’aucune censure ne sera exercée vis-à-vis du contenu… qui doit néanmoins, « dans toute la mesure du possible, refléter les valeurs consacrées par la charte de l’Union africaine telles que la solidarité, la cohabitation pacifique des peuples, l’émancipation et le rayonnement de l’Afrique ». Petit plus : le jury, en accord avec le comité organisateur, se réserve le droit d’accorder une mention spéciale dotée de 5 000 euros à « une ou plusieurs autres personnes physiques ou morales ».

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel

RDC-Turquie (Diplomatie): Félix-Antoine Tshisekedi en visite d’Etat à Ankara

septembre 7, 2021

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le 6 septembre dans la capitale de la Turquie, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.

Arrivée de Félix Tshisekedi à Ankara, en Turquie

Le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion par  le ministre turc des Transports, Karaoswanjelus; le gouverneur d’Ankara, Vastp Sahin; et le général de brigade, Hakan Buyekcula. Du côté congolais, l’on a noté la présence du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula; du Tourisme, Modero Nsimba; sans oublier le conseiller principal et diplomatique, Christian Bushiri. Il y a eu également la présence du doyen des ambassadeurs africains en poste à Ankara, le Djiboutien Aden Addillahi, et trois de ses collègues de la Mauritanie, du Gabon et du Sud-Soudan.

Le chef de l’État congolais est accompagné par son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi. Juste après son arrivée, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé déposer une gerbe de fleurs au mausolée Ataturk de la ville d’Ankara. Cet immense bâtiment au style pyramidal qui attire des milliers des visiteurs chaque jour a reçu un visiteur pas comme les autres. C’est, en effet, la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un président en fonction se déplace pour Ankara, et surtout visite le mausolée construit en hommage à Ataturk, le père de la Turquie moderne.

Dans le livre d’or, le chef de l’Etat congolais, dans ses écrits, a loué les qualités de Grazi Musthapha Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, dont la vision, appuyée par le peuple turc et les peuples amis, aura placé le pays sur la voie du progrès socio- économique tout en lui conférant une grandeur reconnue à travers le monde. « Mon souhait est que cette première visite d’un président de la République démocratique du Congo constitue la base d’une solide amitié et d’une coopération fructueuse, mutuellement bénéfique pour nos deux pays », a écrit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC-Mines : Félix Tshisekedi enfonce le clou vis-à-vis des exploitants étrangers

septembre 5, 2021
Le président congolais Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux côtés de Wang Qishan, vice-président de la République populaire de Chine, lors du Forum de la paix, à Paris, porte de la Villette, en novembre 2019.

Le gouvernement congolais entend prendre de nouvelles mesures pour mettre fin à l’exploitation illicite des sites miniers par les opérateurs étrangers. En première ligne, des entreprises chinoises, mais pas seulement.

« Le Premier ministre a appelé le gouvernement à sévir contre les auteurs de cette situation qui est aussi facilitée par la présence des groupes armés qui empêchent le contrôle de l’État », traduisent les équipes de la Primature congolaise.

Durant le conseil des ministres du 03 septembre 2021, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde – instruit par le président de la République Félix Tshisekedi – a indiqué très clairement au gouvernement la volonté de l’exécutif de sévir contre l’exploitation illicite des sites miniers dans les provinces de l’Est du pays. Des mesures doivent urgemment être prises pour mettre fin à l’exploitation illicite des mines par les opérateurs étrangers sur toute l’étendue du territoire national, insiste-t-on du côté de la Primature.

Suspension des activités

À la suite de la diffusion d’une vidéo du journaliste Alain Foka, devenue « virale » sur les réseaux sociaux, dénonçant diverses irrégularités dans l’exploitation minière artisanale ou semi-industrielle dans le territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu, le gouverneur de ladite province Theo Kasi, avait annoncé le 20 août la suspension des activités de neuf entreprises d’exploitation – considérée illicite – des minerais.

Engins roulants et machines d’exploitation appartenant à ces entreprises doivent être « immobilisés » d’ici à la fin des travaux d’une commission ad hoc chargée d’étudier « les dossiers cas par cas », explique-t-on dans l’entourage du gouverneur.

Dans un document consulté par Jeune Afrique, « les organisations membres du groupe thématique Mines et Ressources naturelles de la société civile du Sud-Kivu » accusent des opérateurs chinois, d’une part, d’exploitation illicite des minerais, et, d’autre part, d’utilisation de produits chimiques néfastes pour l’écosystème aquatique et pour les populations.

Ces accusations n’ont pour l’instant reçu aucune confirmation indépendante et n’ont pas été reprises formellement par les autorités judiciaires congolaises. Pour autant, plusieurs organisations de la société civile congolaise ont applaudi les « mesures conservatoires » prises par le gouverneur Theo Kasi, jugées nécessaires pour « remettre de l’ordre dans l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle », selon les représentants de ces structures.

De son côté, Pékin, par le biais de l’ambassadeur de la Chine en RDC, a indiqué avoir « saisi les autorités congolaises pour vérifier la réalité » des accusations portées contre les entreprises mises à l’index. Les autorités de Pékin ont rappelé avoir toujours demandé « aux entreprises et ressortissants chinois de respecter strictement les lois et réglementations congolaises ». Dans son message, l’ambassadeur a indiqué être ouvert aux enquêtes « menées en respectant les faits », tout en appelant à « résister à la diffamation, à la xénophobie et aux incitations à la haine ».

Une commission ad hoc

De fait, plusieurs opérateurs chinois actifs en RDC se retrouvent sur la défensive, depuis que Kinshasa a indiqué sa volonté de revisiter les contrats miniers signés avec les industriels de l’empire du Milieu sous la présidence de Joseph Kabila.

Début août, une commission ad hoc a été créée auprès du président Félix Tshisekedi, comprenant non seulement le chef de l’État congolais mais également son directeur de cabinet, Guylain Nyembo, et l’adjoint de ce dernier chargé des finances, André Wameso. Cette structure est chargée de clarifier les données relatives aux ressources minérales et aux réserves minières, et d’évaluer les activités de la Gécamines – dont l’État est l’unique actionnaire – en ce qui concerne les opérations de son partenaire, le groupe minier Tenke Fungurume Mining SA (détenu majoritairement par China Molybdenum).

« En dehors des [opérateur] chinois, il y a beaucoup d’autres [acteurs de diverses] nationalités qui sont en train d’exploiter […] illicitement. Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers dans notre pays, mais tout doit se faire dans le respect des textes [de loi] de notre pays », a martelé, pour sa part Antoinette Kalambayi N’Samba, ministre des Mines de la RDC, dans un message largement repris sur les réseaux sociaux.

Il est à noter que, dès mai 2021, le président Félix Tshisekedi s’était ému au nom des Congolais “qui croupissent toujours dans la misère”, affirmant son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus par son prédécesseur Joseph Kabila avec des opérateurs chinois. Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a souligné le besoin de réévaluer divers contrats dont la valeur est estimée à six milliards de dollars.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

RDC : le parcours d’obstacles de Félix Tshisekedi pour 2023

août 23, 2021
Kash

À mi-mandat, le président Félix Tshisekedi a déjà clairement la prochaine élection présidentielle en ligne de mire.

Arrivé au pouvoir en 2019 avec l’étiquette « pieds et poings liés », le président Félix Tshisekedi partait avec un handicap évident. Il ne détenait pas le contrôle de l’appareil sécuritaire et ne disposait de la majorité ni au sein du Parlement ni au sein du gouvernement. Il n’avait pas non plus la main sur les assemblées provinciales… Autrement dit, à Kinshasa et dans les chancelleries, on ne donnait pas cher de son avenir politique.

Deux ans après son investiture, il est parvenu à retourner la situation de manière spectaculaire en écartant Joseph Kabila, son prédécesseur et encombrant allié, et en prenant le contrôle de l’essentiel des institutions via sa nouvelle coalition, l’Union sacrée. Mais cette victoire, arrachée au terme d’une véritable guerre des tranchées, ne lui garantit pas un second mandat.

Pour être réélu en 2023, le président va en effet devoir faire des avancées sur le front social et sur le front sécuritaire, en particulier dans l’Est.

Renforts

Aidé de son nouveau gouvernement, dirigé par Sama Lukonde Kyenge, et du désormais célèbre inspecteur général des finances, Jules Alingete, Félix Tshisekedi s’est engagé dans la lutte contre la fraude et la corruption. Si l’on en juge par les chiffres qu’ont avancés les régies financières, cette stratégie est pour l’instant sur la bonne voie. Le gouvernement tente aussi, depuis plusieurs mois, de faire baisser les prix des produits de première nécessité et celui des billets d’avion – avec un succès jusque-là mitigé.

Sur le plan sécuritaire, le chef de l’État a, depuis le mois de mai, décrété l’état de siège dans deux des provinces le plus touchées par les violences armées : le Nord-Kivu et l’Ituri. Trois mois plus tard, difficile de dire si la mesure produit réellement des résultats. Les avis sur la question sont partagés. Malgré la récente purge d’officiers jugés corrompus (une grande première) et les succès que l’armée revendique sur le terrain, la société civile demande plus, surtout aux regard des nombreux massacres qui continuent d’être recensés.

Les forces armées pourront en revanche compter sur des renforts. Des troupes kényanes ont récemment posé le pied dans l’Est, tandis que des marines américains ont effectué un premier repérage. Des soldats népalais et sud-africains sont annoncés pour bientôt. Tout cela permettra-t-il à Félix Tshisekedi de marquer des points, sur le terrain et dans l’opinion, d’ici aux scrutins de 2023 ? Le temps nous le dira.

Avec par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Coronavirus en RDC : quand Félix Tshisekedi met du plomb dans l’aile de la campagne vaccinale

juillet 6, 2021
Kash

Les propos du président congolais, qui a assumé lors d’un entretien son refus de recourir pour lui-même au vaccin AstraZeneca, a provoqué la polémique, alors que le pays peine à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

« J’ai bien fait de ne pas me faire vacciner à l’AstraZeneca. D’ailleurs je n’étais pas convaincu ». Cette petite phrase de Félix Tshisekedi, glissée au détour d’un entretien accordé le 1er juillet à la radio Top Congo FM et à la RTNC, la télévision nationale, n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Dans le viseur du chef de l’État, les doutes quant à l’efficacité du vaccin AstraZeneca, qui ont conduit plusieurs pays, notamment en Europe, à suspendre son utilisation. « A partir du moment où ces pays ont pris les mesures de précaution vis-à-vis d’AstraZeneca, eux qui en connaissent les propriétés et qui l’ont fabriqué, nous aussi a fortiori, nous étions dans l’obligation de suspendre cela », a argué le président congolais.

Devant le tollé provoqué par ces propos, certains reprochant au président congolais d’entretenir la défiance d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis des vaccins, la présidence a partiellement rétropédalé dans les jours qui ont suivi, insistant sur le fait que Félix Tshisekedi avait aussi, au cours de la même interview, promis de très bientôt se faire vacciner à son tour, mais avec un autre vaccin.

Le jour même de cette fameuse déclaration présidentielle, le ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, tenait un discours aux antipodes. Lors d’une visite dans une clinique de Kinshasa, où il s’est prêté au jeu de l’injection d’une dose d’AstraZeneca, il a rappelé l’objectif que les autorités se sont fixé : « Atteindre 25% de la population congolaise vaccinée pour atteindre l’immunité collective ». Pas sûr, cependant, que sa voix porte autant que celle du président.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.