Posts Tagged ‘Félix Tshisekedi’

RDC-Turquie (Diplomatie): Félix-Antoine Tshisekedi en visite d’Etat à Ankara

septembre 7, 2021

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le 6 septembre dans la capitale de la Turquie, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.

Arrivée de Félix Tshisekedi à Ankara, en Turquie

Le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion par  le ministre turc des Transports, Karaoswanjelus; le gouverneur d’Ankara, Vastp Sahin; et le général de brigade, Hakan Buyekcula. Du côté congolais, l’on a noté la présence du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula; du Tourisme, Modero Nsimba; sans oublier le conseiller principal et diplomatique, Christian Bushiri. Il y a eu également la présence du doyen des ambassadeurs africains en poste à Ankara, le Djiboutien Aden Addillahi, et trois de ses collègues de la Mauritanie, du Gabon et du Sud-Soudan.

Le chef de l’État congolais est accompagné par son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi. Juste après son arrivée, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé déposer une gerbe de fleurs au mausolée Ataturk de la ville d’Ankara. Cet immense bâtiment au style pyramidal qui attire des milliers des visiteurs chaque jour a reçu un visiteur pas comme les autres. C’est, en effet, la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un président en fonction se déplace pour Ankara, et surtout visite le mausolée construit en hommage à Ataturk, le père de la Turquie moderne.

Dans le livre d’or, le chef de l’Etat congolais, dans ses écrits, a loué les qualités de Grazi Musthapha Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, dont la vision, appuyée par le peuple turc et les peuples amis, aura placé le pays sur la voie du progrès socio- économique tout en lui conférant une grandeur reconnue à travers le monde. « Mon souhait est que cette première visite d’un président de la République démocratique du Congo constitue la base d’une solide amitié et d’une coopération fructueuse, mutuellement bénéfique pour nos deux pays », a écrit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC-Mines : Félix Tshisekedi enfonce le clou vis-à-vis des exploitants étrangers

septembre 5, 2021
Le président congolais Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux côtés de Wang Qishan, vice-président de la République populaire de Chine, lors du Forum de la paix, à Paris, porte de la Villette, en novembre 2019.

Le gouvernement congolais entend prendre de nouvelles mesures pour mettre fin à l’exploitation illicite des sites miniers par les opérateurs étrangers. En première ligne, des entreprises chinoises, mais pas seulement.

« Le Premier ministre a appelé le gouvernement à sévir contre les auteurs de cette situation qui est aussi facilitée par la présence des groupes armés qui empêchent le contrôle de l’État », traduisent les équipes de la Primature congolaise.

Durant le conseil des ministres du 03 septembre 2021, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde – instruit par le président de la République Félix Tshisekedi – a indiqué très clairement au gouvernement la volonté de l’exécutif de sévir contre l’exploitation illicite des sites miniers dans les provinces de l’Est du pays. Des mesures doivent urgemment être prises pour mettre fin à l’exploitation illicite des mines par les opérateurs étrangers sur toute l’étendue du territoire national, insiste-t-on du côté de la Primature.

Suspension des activités

À la suite de la diffusion d’une vidéo du journaliste Alain Foka, devenue « virale » sur les réseaux sociaux, dénonçant diverses irrégularités dans l’exploitation minière artisanale ou semi-industrielle dans le territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu, le gouverneur de ladite province Theo Kasi, avait annoncé le 20 août la suspension des activités de neuf entreprises d’exploitation – considérée illicite – des minerais.

Engins roulants et machines d’exploitation appartenant à ces entreprises doivent être « immobilisés » d’ici à la fin des travaux d’une commission ad hoc chargée d’étudier « les dossiers cas par cas », explique-t-on dans l’entourage du gouverneur.

Dans un document consulté par Jeune Afrique, « les organisations membres du groupe thématique Mines et Ressources naturelles de la société civile du Sud-Kivu » accusent des opérateurs chinois, d’une part, d’exploitation illicite des minerais, et, d’autre part, d’utilisation de produits chimiques néfastes pour l’écosystème aquatique et pour les populations.

Ces accusations n’ont pour l’instant reçu aucune confirmation indépendante et n’ont pas été reprises formellement par les autorités judiciaires congolaises. Pour autant, plusieurs organisations de la société civile congolaise ont applaudi les « mesures conservatoires » prises par le gouverneur Theo Kasi, jugées nécessaires pour « remettre de l’ordre dans l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle », selon les représentants de ces structures.

De son côté, Pékin, par le biais de l’ambassadeur de la Chine en RDC, a indiqué avoir « saisi les autorités congolaises pour vérifier la réalité » des accusations portées contre les entreprises mises à l’index. Les autorités de Pékin ont rappelé avoir toujours demandé « aux entreprises et ressortissants chinois de respecter strictement les lois et réglementations congolaises ». Dans son message, l’ambassadeur a indiqué être ouvert aux enquêtes « menées en respectant les faits », tout en appelant à « résister à la diffamation, à la xénophobie et aux incitations à la haine ».

Une commission ad hoc

De fait, plusieurs opérateurs chinois actifs en RDC se retrouvent sur la défensive, depuis que Kinshasa a indiqué sa volonté de revisiter les contrats miniers signés avec les industriels de l’empire du Milieu sous la présidence de Joseph Kabila.

Début août, une commission ad hoc a été créée auprès du président Félix Tshisekedi, comprenant non seulement le chef de l’État congolais mais également son directeur de cabinet, Guylain Nyembo, et l’adjoint de ce dernier chargé des finances, André Wameso. Cette structure est chargée de clarifier les données relatives aux ressources minérales et aux réserves minières, et d’évaluer les activités de la Gécamines – dont l’État est l’unique actionnaire – en ce qui concerne les opérations de son partenaire, le groupe minier Tenke Fungurume Mining SA (détenu majoritairement par China Molybdenum).

« En dehors des [opérateur] chinois, il y a beaucoup d’autres [acteurs de diverses] nationalités qui sont en train d’exploiter […] illicitement. Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers dans notre pays, mais tout doit se faire dans le respect des textes [de loi] de notre pays », a martelé, pour sa part Antoinette Kalambayi N’Samba, ministre des Mines de la RDC, dans un message largement repris sur les réseaux sociaux.

Il est à noter que, dès mai 2021, le président Félix Tshisekedi s’était ému au nom des Congolais “qui croupissent toujours dans la misère”, affirmant son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus par son prédécesseur Joseph Kabila avec des opérateurs chinois. Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a souligné le besoin de réévaluer divers contrats dont la valeur est estimée à six milliards de dollars.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

RDC : le parcours d’obstacles de Félix Tshisekedi pour 2023

août 23, 2021
Kash

À mi-mandat, le président Félix Tshisekedi a déjà clairement la prochaine élection présidentielle en ligne de mire.

Arrivé au pouvoir en 2019 avec l’étiquette « pieds et poings liés », le président Félix Tshisekedi partait avec un handicap évident. Il ne détenait pas le contrôle de l’appareil sécuritaire et ne disposait de la majorité ni au sein du Parlement ni au sein du gouvernement. Il n’avait pas non plus la main sur les assemblées provinciales… Autrement dit, à Kinshasa et dans les chancelleries, on ne donnait pas cher de son avenir politique.

Deux ans après son investiture, il est parvenu à retourner la situation de manière spectaculaire en écartant Joseph Kabila, son prédécesseur et encombrant allié, et en prenant le contrôle de l’essentiel des institutions via sa nouvelle coalition, l’Union sacrée. Mais cette victoire, arrachée au terme d’une véritable guerre des tranchées, ne lui garantit pas un second mandat.

Pour être réélu en 2023, le président va en effet devoir faire des avancées sur le front social et sur le front sécuritaire, en particulier dans l’Est.

Renforts

Aidé de son nouveau gouvernement, dirigé par Sama Lukonde Kyenge, et du désormais célèbre inspecteur général des finances, Jules Alingete, Félix Tshisekedi s’est engagé dans la lutte contre la fraude et la corruption. Si l’on en juge par les chiffres qu’ont avancés les régies financières, cette stratégie est pour l’instant sur la bonne voie. Le gouvernement tente aussi, depuis plusieurs mois, de faire baisser les prix des produits de première nécessité et celui des billets d’avion – avec un succès jusque-là mitigé.

Sur le plan sécuritaire, le chef de l’État a, depuis le mois de mai, décrété l’état de siège dans deux des provinces le plus touchées par les violences armées : le Nord-Kivu et l’Ituri. Trois mois plus tard, difficile de dire si la mesure produit réellement des résultats. Les avis sur la question sont partagés. Malgré la récente purge d’officiers jugés corrompus (une grande première) et les succès que l’armée revendique sur le terrain, la société civile demande plus, surtout aux regard des nombreux massacres qui continuent d’être recensés.

Les forces armées pourront en revanche compter sur des renforts. Des troupes kényanes ont récemment posé le pied dans l’Est, tandis que des marines américains ont effectué un premier repérage. Des soldats népalais et sud-africains sont annoncés pour bientôt. Tout cela permettra-t-il à Félix Tshisekedi de marquer des points, sur le terrain et dans l’opinion, d’ici aux scrutins de 2023 ? Le temps nous le dira.

Avec par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Coronavirus en RDC : quand Félix Tshisekedi met du plomb dans l’aile de la campagne vaccinale

juillet 6, 2021
Kash

Les propos du président congolais, qui a assumé lors d’un entretien son refus de recourir pour lui-même au vaccin AstraZeneca, a provoqué la polémique, alors que le pays peine à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

« J’ai bien fait de ne pas me faire vacciner à l’AstraZeneca. D’ailleurs je n’étais pas convaincu ». Cette petite phrase de Félix Tshisekedi, glissée au détour d’un entretien accordé le 1er juillet à la radio Top Congo FM et à la RTNC, la télévision nationale, n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Dans le viseur du chef de l’État, les doutes quant à l’efficacité du vaccin AstraZeneca, qui ont conduit plusieurs pays, notamment en Europe, à suspendre son utilisation. « A partir du moment où ces pays ont pris les mesures de précaution vis-à-vis d’AstraZeneca, eux qui en connaissent les propriétés et qui l’ont fabriqué, nous aussi a fortiori, nous étions dans l’obligation de suspendre cela », a argué le président congolais.

Devant le tollé provoqué par ces propos, certains reprochant au président congolais d’entretenir la défiance d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis des vaccins, la présidence a partiellement rétropédalé dans les jours qui ont suivi, insistant sur le fait que Félix Tshisekedi avait aussi, au cours de la même interview, promis de très bientôt se faire vacciner à son tour, mais avec un autre vaccin.

Le jour même de cette fameuse déclaration présidentielle, le ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, tenait un discours aux antipodes. Lors d’une visite dans une clinique de Kinshasa, où il s’est prêté au jeu de l’injection d’une dose d’AstraZeneca, il a rappelé l’objectif que les autorités se sont fixé : « Atteindre 25% de la population congolaise vaccinée pour atteindre l’immunité collective ». Pas sûr, cependant, que sa voix porte autant que celle du président.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

RDC : les « 500 Jeeps » de Tshisekedi aux députés ne passent pas

juin 28, 2021
Kash

La polémique autour des 500 véhicules offerts aux députés pour assurer leur fidélité à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi continue de faire couler beaucoup d’encre à Kinshasa.

« L’affaire » a été révélée le 18 juin par Jeune Afrique. Pour apaiser les tensions naissantes au sein de l’Union sacrée et s’assurer de la fidélité des députés, Christophe Mboso N’kodia Pwanga, le président de l’Assemblée nationale, a réuni la majorité nouvellement constituée pour leur garantir que Félix Tshisekedi « va tenir ses promesses ».

Et parmi celles-ci, la remise prochaine de 500 véhicules : « 250 jeeps sont déjà là (…). Le 12 juillet, les 250 autres jeeps seront là. Fin juillet, elles seront remises à tous les députés, y compris à ceux de l’opposition », a assuré Christophe Mboso, dans un audio ayant par la suite fuité sur les réseaux sociaux.

Sans surprise, la polémique a été à la hauteur du – présumé – cadeau. Joseph Lembi Libula, le rapporteur de l’Assemblée nationale, a bien tenté d’éteindre le feu des commentaires, en parlant de « prêts » plutôt que de « cadeaux » et en insistant sur le fait que ce geste « participe à la prestation sociale des députés et procède de l’engagement pris par le bureau de l’Assemblée nationale de donner un sens élevé au mandat représentatif des parlementaires ». Mais son intervention n’a finalement fait que rajouter de l’huile sur le feu. Du côté de la société civile et de l’opposition, au sein desquelles les députés affichent leur refus d’accepter le supposé « cadeau » automobile, on ne manque évidemment pas de crier au scandale et de réclamer l’ouverture immédiate d’une enquête.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste, peintre et designer publicitaire congolais installé à Kinshasa.

RDC : Félix Tshisekedi dénonce la « mafia » dans l’armée et les institutions

juin 20, 2021
Félix Tshisekedi le jour de sa prestation de serment, le 24 janvier 2019, à Kinshasa

Le président Félix Tshisekedi a dénoncé samedi des pratiques mafieuses et de « magouille » au sein des forces armées et des institutions de la RDC lors d’une visite dans le Nord-Est du pays en proie aux violences.

« Il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il y a la mafia, cette loi de l’omerta, cette loi du silence, c’est à ça qu’il faut s’attaquer », a déclaré le président Tshisekedi à Bunia, capitale de l’Ituri, lors d’un échange avec les représentants de la population de la province.

« Il s’est développé la mafia dans l’armée, dans nos institutions, on l’a vu récemment au Sénat (…) Il faut détricoter cela, patiemment », a insisté le chef de l’État, en visite depuis une semaine dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

À la frontière de l’Ouganda, les deux provinces ont été placées en état de siège depuis le 6 mai par Félix Tshisekedi qui y a aussi remplacé les autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.

« L’état de siège c’est pour votre intérêt »

En évoquant le Sénat, il faisait notamment allusion aux sénateurs ayant refusé de statuer sur l’immunité parlementaire de leur collègue, l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo (2012-2016), mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics.

JE NE SERAI PAS FIER DE MON MANDAT SI JE NE RÈGLE PAS DÉFINITIVEMENT LE PROBLÈME D’INSÉCURITÉ »

Lors de cet échange, les participants ont demandé au chef de l’État de doter l’armée de moyens conséquents pour accomplir sa mission dans la traque des groupes armés. « L’état de siège c’est pour votre intérêt (…) je l’espère d’ailleurs le plus court possible, soyez indulgents, soyez patients », leur a-t-il dit. « Je ne serai pas fier de mon mandat, si je ne règle pas définitivement le problème d’insécurité » dans l’Est du pays, a conclu Félix Tshisekedi.

Quelque 120 groupes armés de taille diverse ont été répertoriés dans l’Est de la RDC, d’après le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Depuis fin 2017, la province de l’Ituri a replongé dans les violences qui ont fait plusieurs centaines de morts. Ces violences sont majoritairement imputées aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) qui prétendent défendre la communauté Lendu, face aux autres communautés (Hema, Alur).

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC: Félix Tshisekedi et son épouse à Goma après l’irruption du volcan Nyiragongo

juin 13, 2021

Avec Congo Bwanya TV

RDC : face au rebond du Covid, Tshisekedi reporte l’hommage à Lumumba

juin 12, 2021
Félix Tshisekedi devant un portrait de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance, assassiné dans l’ex-Katanga en janvier 1961.

La RDC va reporter à janvier 2022 une série d’hommages à son « héros national » Patrice Lumumba, initialement prévus en juin, en raison d’une hausse « exponentielle » des cas de Covid-19, a annoncé samedi le président Félix Tshisekedi.

« Il faut privilégier la santé de nos compatriotes. Et donc malheureusement je suis au regret d’annoncer le report de cette cérémonie », a déclaré le chef de l’État lors d’un point presse. La cérémonie est « reportée au 17 janvier de l’année prochaine », 61e anniversaire de la mort du héros de l’indépendance Patrice Lumumba, exécuté avec deux frères d’armes par des séparatistes du Katanga, avec l’appui de mercenaires de l’ancienne puissance coloniale belge. « Il y aura la même chose, des hommages en Belgique », a poursuivi le président.

Inhumation de la relique

Selon le programme initial, la Belgique devait restituer le 21 juin au président congolais une « relique » de Patrice Lumumba lors d’une cérémonie à Bruxelles, présidée par le Premier ministre Alexander De Croo.

Dans le détail, la RDC doit récupérer auprès de la justice belge une dent qui aurait été prélevée sur le corps de Patrice Lumumba par un commissaire de police belge, qui prétend avoir contribué à faire disparaître le corps. Des hommages étaient ensuite prévus au Sankuru, la région natale de Lumumba dans le centre du pays, puis à Kisangani, avant l’inhumation de la relique à Kinshasa.

« Le nouveau programme de la récupération, du rapatriement et de l’inhumation de la dépouille aura lieu du 8 au 17 janvier de l’année prochaine », a déclaré le président.

Multiplier les variétés de vaccins

Le chef de l’État a annoncé « dans les jours qui viennent des mesures assez draconiennes pour faire face à cette recrudescence (des cas de Covid-19) qui a la particularité d’être plus virulente que les deux premières vagues ». « Les cas de contamination sont en augmentation exponentielle, dangereusement exponentielle, et les cas de décès également », a déclaré le président, ajoutant que « nos hôpitaux sont saturés.

La RDC a enregistré 254 nouveaux dont 210 dans la capitale Kinshasa, et trois décès, selon le dernier point épidémiologique en date de vendredi. Depuis mars 2020, le pays d’au moins 80 millions d’habitants a officiellement cumulé 34 949 cas, pour 834 décès.

La RDC a lancé le 21 avril une campagne de vaccination après avoir reçu 1,7 million de doses d’AstraZeneca. « AstraZeneca a posé des problèmes et continue à en poser, à la fois d’effets secondaires mais également de confiance », a estimé le chef de l’État. « Il serait mieux que nous multiplions les variétés de vaccins et nous avons très bon espoir d’en avoir de Pfizer, des Chinois et des Russes », a-t-il dit. « J’espère que d’ici la fin de l’année non seulement la RDC mais aussi toute l’Afrique sera vaccinée à 60% de sa population ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Célébration du 30 juin : le roi Philippe de Belgique ne se rendra pas en RDC

juin 8, 2021

Le roi de Belgique a décidé de reporter son voyage de Kinshasa, initialement prévu le 30 juin, pour assister aux commémorations du 61e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) et à l’enterrement des reliques de Patrice Lumumba.

Le président de la RDC et le roi de Belgique

Le palais royal de Belgique a fait savoir, le 8 juin, que le voyage du roi des Belges a été reporté de commun accord en raison des circonstances sanitaires en RDC et en Belgique, indique l’agence Belga. « En raison des circonstances sanitaires tant en RDC qu’en Belgique et des mesures en vigueur concernant les déplacements (en dehors de l’Union européenne), il a été décidé de commun accord de reporter le voyage du roi en RDC », a fait savoir le palais royal, précisant que  le roi Philippe et le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, se sont appelés le 7 juin. L’intention du souverain belge serait de se rendre en RDC « lorsque les conditions dans les deux pays le permettront », a poursuivi le palais.

Cette visite royale devait être la première depuis celle du roi Albert pour le 50e anniversaire de l’indépendance de la RDC en 2010. Le roi de Belgique devrait recevoir, le 21 juin, à Bruxelles une délégation congolaise, à l’occasion du transfert officiel des « reliques » de Patrice Emery Lumumba, ancien Premier ministre congolais, assassiné le 17 janvier 1961 sur le site de Shilatembo (province du Haut-Katanga), dans des circonstances restées obscures. Les reliques de Patrice Lumumba consistent en une ou deux dents, jadis ramenées en Belgique par l’ex-policier Gérard Soete, qui avait été chargé de faire disparaître définitivement le corps de l’ancien Premier ministre congolais. Ces reliques, selon Guy Patrice Lumumba, le fils cadet de l’ex-Premier ministre, sont aux mains de la justice belge, après avoir été saisies en 2016 chez la fille de Gérard Soete, En septembre 2020, la justice belge a autorisé la restitution de ces restes à la famille. En décembre 2020, Etienne Tshisekedi, avait annoncé le retour des reliques de Patrice Lumumba, à l’occasion de la fête nationale du 30 juin 2021.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Sommet sur les économies africaines : de Ouattara à Tshisekedi, Macron réunit les dirigeants du continent à Paris

mai 18, 2021
Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, le 17 mai 2021 avant le diner officiel des chefs d’État, à l’Élysée.

Une trentaine de dirigeants africains et européens se réunissent ce mardi à Paris avec les grandes organisations économiques internationales. Le sommet, à l’initiative de la France, se donne pour objectif d’éviter l’asphyxie financière qui menace le continent en raison de la crise provoquée par le Covid-19.

L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec seulement 130 000 morts du Covid-19 sur un total mondial de près de 3,4 millions de morts. Mais elle en sort financièrement exsangue. La réunion de Paris, qui débute à 13 heures locales (11h00 GMT), sous la houlette d’Emmanuel Macron, sera divisée en deux sessions, l’une sur le « financement et le traitement de la dette » publique, l’autre sur « le secteur privé africain ». Le dirigeant français conclura le sommet par une conférence de presse conjointe avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine (UA).

De nombreux dirigeants du continent sont attendus à ce sommet, aux côtés d’Emmanuel Macron. Parmi eux, Alassane Ouattara, Macky Sall, Muhammadu Buhari, Paul Kagame, Denis Sassou Nguesso, Roch Marc Christian Kaboré, Bah N’Daw, Nana Akufo-Addo, Cyril Ramaphosa, João Lourenço, Faure Essozimna Gnassingbé, Filipe Nyusi, Sahle-Work Zewde, Abdallah Hamdok, Kaïs Saïed ou encore Mohamed Ould Ghazouani. Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké représentera Mahamat Idriss Déby, le président de la transition au Tchad.

Plusieurs représentants d’institutions continentales seront également présents, comme Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, ou Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD).

L’outil des « DTS »

L’idée de ce « Sommet sur le financement des économies africaines » a germé à l’automne 2020, quand le Fonds monétaire international (FMI) a calculé que le continent risquait de se heurter à un déficit de financement de 290 milliards de dollars d’ici 2023.

Certes, la croissance du continent, qui a connu sa première récession en un demi-siècle l’an passé à cause de la pandémie, devrait rebondir de 3,4 % en 2021 et de 4 % en 2022. Et un moratoire mis en place dès avril 2020 a permis de donner un peu d’air au pays africains les plus endettés. Mais cela ne suffira pas. Les dettes publiques explosent sur le continent, comme la pauvreté: en 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Sur le front épidémique, « seule une victoire totale, incluant pleinement l’Afrique, pourra venir à bout de cette pandémie », ont mis en garde de leur côté 18 dirigeants africains et européens mi-avril. Réclamant un « moratoire immédiat sur le service de toutes les dettes extérieures (…) jusqu’à la fin de la pandémie » et une sanctuarisation de l’aide au développement, ils ont également exhorté le FMI à attribuer des droits de tirage spéciaux (DTS) aux pays africains pour leur fournir « les liquidités indispensables à l’achat de produits de base et de matériel médical essentiel ».

Ces « DTS » peuvent être convertis en devises par les pays qui en ont besoin sans créer de dette supplémentaire. Le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars est acquis, les États-Unis s’y étant déclarés favorables fin mars.

Reste à savoir ce qui sera alloué aux pays africains. En effet, ces fameux « DTS » sont répartis en fonction des quotes-parts de chaque pays au FMI: le plus gros va aux pays les plus riches. Sur le papier, l’Afrique ne bénéficierait que de 34 milliards de dollars. D’où la discussion qui va s’engager sur une réallocation par les pays développés de leurs précieux DTS aux pays les plus pauvres.

Sortir de la logique de l’assistance

Une autre solution, défendue par le président ivoirien Alassane Ouattara, consiste à réviser les quote-parts pour assurer une meilleure représentativité des pays africains au sein du FMI – et donc un meilleur accès à cet instrument de financement. La France entend aussi mobiliser l’investissement privé pour financer les besoins immenses de développement d’un continent qui aspire à sortir de la logique de l’assistance.

La communauté internationale s’est déjà engagée lundi à Paris à soutenir la transition au Soudan, pays riche en ressources pétrolières et minières, en lui donnant un bol d’air financier. Pour « permettre le retour du Soudan dans le concert des nations », le président français Emmanuel Macron s’est déclaré en faveur « d’une annulation pure et simple de notre créance envers le Soudan », soit « près de 5 milliards de dollars ».

Un entretien bilatéral entre le président français et celui du Mozambique est par ailleurs prévu en marge du sommet mardi matin, pour aborder notamment la situation dans le nord du pays, aux prises avec une guérilla jihadiste.

Par Jeune Afrique avec AFP