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Canada: Une victime de viol refoulée à l’urgence de Fredericton

septembre 12, 2022
L'affiche à l'entrée de l'Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton.

La femme s’est présentée à l’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers de Fredericton. Photo : Joe McDonald/CBC

Une femme de Fredericton est encore sous le choc après s’être rendue à l’urgence de l’hôpital local pour subir un examen médico-légal après une agression sexuelle et avoir reçu la consigne de prendre rendez-vous le lendemain.

Elle s’est fait dire qu’aucune infirmière qualifiée du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle n’était sur place ou de garde ce soir-là pour effectuer l’examen à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers.

La victime de 26 ans, dont l’identité n’est pas dévoilée, a raconté qu’on lui avait dit de rentrer chez elle en pleine nuit, de ne pas prendre de douche ni de se changer et d’utiliser la salle de bain le moins possible, pour aider à préserver toute preuve.

« Je voulais vraiment ne pas avoir à préserver mon corps dans l’état où il était pendant encore 12 heures. J’avais l’impression qu’on me demandait de garder cette expérience. Que je pouvais le sentir sur moi. »— Une citation de  La victime

Elle a rappelé la police pour obtenir des conseils sur ce qu’elle pouvait faire. Ce n’est que lorsqu’un agent est intervenu que l’hôpital a appelé une infirmière pour l’aider, a-t-elle indiqué.

Aucune femme qui a été violée ne devrait jamais se faire dire de revenir le lendemain pour obtenir de l’aide après avoir trouvé le courage de demander de l’aide, plaide la victime.

Une trousse d'examen médico-légal des agressions sexuelles.

Une trousse d’examen médico-légal des agressions sexuelles.Photo: CBC

Une expérience traumatisante

Elle a décidé de parler de son expérience, ajoute-t-elle, pour s’assurer que cela n’arrive à personne d’autre.

L’agression a eu lieu en août, pendant la longue fin de semaine de la fête du Nouveau-Brunswick, lorsqu’elle est allée à un rendez-vous avec un homme qu’elle avait rencontré en ligne.

Elle est rentrée chez elle vers 22 h 30 et a décidé d’appeler le service de police de Fredericton pour lui demander ce qu’elle devait faire lorsqu’elle a vu tout ce sang.

L’agent à qui elle a parlé lui a recommandé d’aller à l’hôpital pour se faire examiner, bien que ce soit ultimement son choix.

Il lui a également mentionné qu’elle pourrait obtenir une trousse médico-légale pour recueillir des preuves au cas où elle déciderait de porter des accusations contre l’homme.

« Le policier m’avait dit que je ne devrais pas avoir à attendre longtemps. Les mots qu’il a utilisés étaient qu’ils traitent cela aussi sérieusement que si vous aviez une blessure par balle. »— Une citation de  La victime

La femme a attendu anxieusement dans la salle d’attente d’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers. Une infirmière l’a finalement amenée dans la zone de triage et a commencé à lui poser des questions de routine.

Je l’ai interrompue et je lui ai dit que j’étais là pour une trousse de viol.

L’infirmière l’a ensuite emmenée dans une pièce calme avec une porte, où elle pouvait être seule, tandis qu’ils ont contacté une infirmière du programme des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (programme SANE).

Après environ de 15 à 20 minutes, elle a pu parler au téléphone avec une infirmière du programme qui lui a dit qu’elle était très courageuse d’être venue.

Toutefois, personne n’était de garde jusqu’au soir suivant à 20 heures, a déclaré la représentante du programme, mais elle était disposée à se déplacer pour lui faire passer l’examen elle-même le lendemain matin.

Sachant qu’il aurait pu y avoir de l’aide disponible et qu’il n’y avait personne autour, c’était difficile à entendre, se souvient la femme. Et j’étais un peu sous le choc de prendre rendez-vous pour voir quelqu’un pour ce traumatisme.

« Je voulais vraiment que ce soit fini. Et se faire demander d’attendre jusqu’au lendemain, c’était comme me demander de continuer à vivre cette expérience pendant 12 heures de plus, comme si c’était comme un rhume que je pourrais affronter demain. »— Une citation de  La victime

Elle ajoute avoir été surprise que l’hôpital ne lui offre pas de rester.

La police rappelée

Elle a alors rappelé la police peu après 1 heure du matin, depuis sa voiture dans le stationnement.

« Quand j’ai parlé à la police [la première fois], ils m’ont dit que c’était une grosse affaire, qu’elle serait traitée comme telle et que j’obtiendrais les soins médicaux dont j’avais besoin.  »— Une citation de  La victime

La victime a parlé au même agent, qui, selon elle, a été très surpris d’apprendre qu’elle avait été renvoyée chez elle sans aucun soin. Ça n’aurait pas dû t’arriver, lui aurait-il dit.

Son partenaire policier a également été surpris, à un point tel qu’il est allé directement à l’hôpital pour la rencontrer et parler ensuite aux infirmières.

Une autopatrouille de la police de Fredericton.

La victime d’agression sexuelle affirme avoir obtenu la collaboration de la police de Fredericton dans ses demandes. Photo : Archives

Il lui a dit que si personne n’était disponible à l’hôpital Chalmers cette nuit-là, ils pourraient avoir à conduire jusqu’aux hôpitaux d’Oromocto ou de Woodstock. Selon la victime, le policier lui a assuré qu’il allait trouver un endroit où elle pourrait être vue.

Personne à l’hôpital Chalmers ne lui avait mentionné que d’autres options existaient.

Après environ 30 minutes, l’agent est sorti pour lui dire que l’hôpital Chalmers avait appelé une infirmière et qu’elle arriverait sous peu.

Je suis très reconnaissante que la police ait pu trouver quelqu’un… pour m’aider ce soir-là, confie-t-elle.

La police de Fredericton a confirmé qu’un agent avait fourni de l’aide et fait un suivi auprès de l’hôpital Chalmers au nom d’une personne qui avait signalé un crime sexuel grave. Le dossier est maintenant entre les mains de la GRC, précise-t-elle.

Le Service de police de Fredericton prend très au sérieux toute allégation d’agression sexuelle et encourage les membres du public à demander de l’aide s’ils en ont fait l’expérience le plus rapidement possible. Nous sommes très fiers de la façon dont notre agent a géré la situation ce soir-là, a répondu la force dans un courriel.

Le réseau Horizon au courant de la situation 

Margaret Melanson, présidente intérimaire et chef de la direction du Réseau de santé Horizon, a confirmé qu’elle est au courant de cette situation.

Mes pensées sont certainement avec la victime en ce moment, déclare-t-elle dans un courriel.

En ce qui concerne le programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle, il est conforme aux normes de pratique que si un examen en personne ne peut être effectué immédiatement, le patient a alors la possibilité de retourner à la maison, dans un environnement confortable où il peut y avoir du soutien, plutôt que d’attendre à l’urgence, a indiqué Mme Melanson.

Margaret Melanson.

La présidente-directrice générale par intérim du Réseau de santé Horizon, Margaret Melanson Photo : Radio-Canada

Dans ces situations, et conformément aux protocoles du programme, les patients recevront de l’information sur la façon de préserver toute preuve jusqu’à ce qu’une trousse de collecte de preuves puisse être administrée en personne par l’infirmière en service du programme. Cela se fait habituellement dès que l’infirmière est disponible, souvent au plus tard le lendemain, a-t-elle poursuivi.

Le programme est offert dans 12 des 23 hôpitaux de la province, seulement ceux ouverts 24 heures sur 24. Mais les infirmières du SANE peuvent se rendre dans d’autres hôpitaux.

Environ 80 infirmières du Nouveau-Brunswick ont reçu une formation spéciale tenant compte des traumatismes pour traiter les survivantes de violence sexuelle et utiliser des trousses de preuve en cas d’agression sexuelle.

Roxanne Paquette, coordonnatrice du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle pour les réseaux Horizon et Vitalité, n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

Radio-Canada d’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon et des informations de Sarah Déry, de CBC

Congo/Brazzaville : un pasteur écroué, la femme d’un colonel de la police criait son nom pendant l’orgasme

août 23, 2022
 Brazzaville : un pasteur écroué, la femme d’un colonel de la police criait son nom pendant l’orgasme

Un colonel de la police congolaise a fait enfermer le pasteur de l’église de son épouse pour intrusion dans le foyer d’autrui. A chaque fois qu’elle avait un orgasme lors des rapports sexuels, le nom du pasteur sortait de sa bouche.

Le colonel de la police a vite compris que son épouse entretenait une relation sentimentale avec son pasteur et ne pouvait le supporter. Il a instruit des éléments à sa charge d’aller l’embarquer et de le lui ramener au commissariat.

Depuis des semaines il a remarqué que son épouse était devenue trop régulière à toutes les activités organisées dans leur église surtout les veillées de prière. Le comble est qu’elle confondait maintenant son époux colonel à son pasteur.

Et c’est lors des rapports sexuels que son secret s’est fait dévoiler tout seul. Confondant son époux au pasteur, elle prononçait son nom pendant l’orgasme avant de se rétracter avec pour justification de la présence divine en elle. «  Ah ! Pasteur tu es trop bon ! Je te sens ! Plus fort encore ! » criait-elle au lit avec son époux colonel.

Avec Le Congolais.fr

Congo-Ouesso: 9 hommes accusent une femme mariée infidèle d’être l’auteure de leur faiblesse sexuelle

août 15, 2022
 Ouesso: 9 hommes accusent une femme mariée infidèle d’être l’auteure de leur faiblesse sexuelle

A Ouesso dans le département de la Sangha, 9 hommes qui sont eu des relations sexuelles avec une femme mariée l’accusent d’être l’auteur de la faiblesse sexuelle dont ils souffrent. Ils affirment avoir perdu leur virilité juste après avoir été avec cette femme dont l’époux aurait piégé le sexe. Tous les féticheurs consultés leurs conseillent de demander pardon à l’époux de la femme infidèle.

Une équation difficile que 9 hommes qui vivent à Ouesso dans la Sangha doivent résoudre pour retrouver leur virilité. Après avoir eu des rapports sexuels avec une femme mariée, ils présentent des signes aiguës d’une faiblesse sexuelle dont tous les traitements traditionnels n’arrivent pas à soigner.

Selon leurs témoignages, l’époux de leur maîtresse qui voyage beaucoup aurait piégé mystiquement son vagin afin de punir tout homme qui le ferai cocu. Cette punition s’avère être la perte de la virilité des amants de son épouse lesquels aujourd’hui ont été conseillés par les féticheurs de se rapprocher de lui pour des excuses.

Très serein, l’époux cocu exige un mouton et une somme de 25000 frs à tous ses hommes pour soigner leur faiblesse sexuelle.

Avec Le Congolais.fr

France : un congolais écroué pour avoir obligé sa propre femme à faire l’amour la nuit

juillet 29, 2022
 France : un congolais écroué pour avoir obligé sa propre femme à faire l’amour la nuit

Sa femme a porté plainte contre lui pour viol et le juge a décidé de le condamner à deux ans de prison dont une ferme. Au Pays, la famille de l’homme a déclenché les hostilités contre celle de la femme et la tension est vive. En couple depuis cinq ans, les deux amoureux du quartier Kinsoudi de Brazzaville, ne s’entendaient plus et les disputes étaient récurrentes. Devant les juges, l’homme de 35 ans s’est fondu en larmes , ne pouvant admettre comment faire l’amour à sa propre femme pouvait être apprécié comme un viol. «  Mr le juge, nous sommes africains et ce que vous venez de faire ne va pas avec nous ! Cette femme, je l’ai épousé et fait venir ici en France et c’est son droit de me satisfaire »… « Vous n’êtes pas au Congo, mais en France Mr » lui a retorqué le juge.

Père de deux enfants, J.NK purge depuis quelques semaines une peine de deux ans de prison pour viol sur sa propre femme. Originaire du Congo Brazzaville, il vit en France depuis plus de huit ans et travaille comme préparateur de commande pour le compte de plusieurs agences intérim.

J.NK, selon sa version, est rentré du Congo après y avoir été contraint par la pandémie du Coronavirus de rallonger son séjour. Parti pour deux mois, en février 2020, il y est resté confiné jusqu’en juillet 2020. A son retour en France, il affirme avoir voulu profiter au maximum de son épouse, du fait qu’il lui est resté fidèle pendant son séjour au pays. Une version que la femme battait en touche.

« La première nuit, elle n’a pas voulu me donner et je l’ai un peu forcé avant qu’elle ne cède sans violence d’ailleurs…Je me souviens encore, qu’elle n’arrêtait de gémir et me demander de la rassurer de ne la pas avoir trompé au Congo. » racontait J.NK devant la salle du tribunal de Bobigny avant de poursuivre : « …Je crois qu’on l’a fait trois fois la nuit et tôt le matin, c’est elle-même qui m’en a demandé une pour la route avant d’aller au boulot, alors je ne comprends pas qu’elle m’accuse de viol ! ».

Devant la barre, son épouse lui en enfoncé, rappelant que ce n’était pas pour la première fois que son mari l’obligeait à avoir des rapports sexuels. «  Mais, tu m’as toujours dit que t’aimes bien qu’on se chamaille avant pour t’exciter non ? » a exclamé l’homme avant d’âtre rappeler à l’ordre par le juge.

Pour la femme, son mari est un violent qui n’hésite pas à la frapper quand elle refuse de le satisfaire sexuellement. «  Cette nuit, il m’a tellement brutalisé qu’à bout de force et de peur, je me suis laissé faire…Oui, on l’a fait trois fois , mon époux ne se fatigue jamais et peut même aller jusqu’à 6 coups… »

Le juge a décidé de le condamner à deux ans de prison assorti d’une interdiction de se rapprocher d’elle de moins de 500 mètres.

Avec Le Congolais .fr

Congo-P/Noire : il publie les photos nues de son ex, son propre père veuf la récupère et en fait sa femme

juillet 19, 2022
 P/Noire : il publie les photos nues de son ex, son propre père veuf la récupère et en fait sa femme

Le malheur d’un fils peut faire le bonheur d’un père et le veuf Elion en est un exemple depuis qu’il a pris la décision de faire de l’ex petite amie de son fils sa femme. Son fils qui a cru l’humilier se voit contraindre de l’appeler maman et de se soumettre à ses caprices. Le fils d’Elion avait partagé ses photos nues sur les réseaux sociaux avant que son père n’en tombe amoureux.« La vie est un choix mon fils et j’ai fait le mien » se justifie Elion.

Dans l’avenir Cédric Elion réfléchira deux fois avant de chercher à humilier à une fille avec laquelle il aura entretenu une relation sentimentale malgré la façon dont la séparation serait survenu. Aujourd’hui, il assiste avec colère comment son propre père a laissé derrière son veuvage pour se mettre en couple avec son ex.

C’est la propre fille accompagnée de ses amies qui a débarqué au domicile de Cédric pour s’indigner sur son comportement. Monsieur Elion qu’elles ont trouvé n’a pas du tout apprécié le geste de son fils après les explications de la fille et a cherché à voir les photos en question largement sur Whatsapp.

C’était aussi une occasion pour monsieur Elion de prendre le numéro de téléphone de la fille après avoir présenté des excuses au nom de son fils. Il a invité la fille et ses deux amies à prendre un pot dans un bar du quartier Siafoumou et c’est de là que tout est partie.

Quelques semaines plus tôt, Cédric son fils a été plaquée par cette fille à cause des violences répétées qu’il exerçait sur elle. Une séparation qu’il a mal digérée et a voulu humilier la fille comme représailles en partageant sa nudité sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui la fille est devenue la femme officielle de son père malgré son opposition. Il lui a été donné deux possibilités par son père, soit admettre la réalité ou quitter la maison.

Avec Lecongolais.fr

France : un Blanc ouvre le feu sur sa femme congolaise qu’il a surpris dans son lit avec son amant congolais

juillet 2, 2022
 France : un Blanc ouvre le feu sur sa femme congolaise qu’il a surpris dans son lit avec son amant congolais

Il n’a pas supporté être cocufié dans sa propre maison et a fait recours de son arme contre son épouse et son amant. Un acte qui lui a conduit directement en prison accusé de tentative d’homicide. Âgé de 62 ans, un breton marié à une congolaise a ouvert le feu sur elle et son amant après les avoir surpris entrain d’avoir des rapports sexuels dans le lit conjugal.

A Brest au nord-ouest de la France, JM un homme de race blanche de 62 ans a été arrêté pour tentative d’homicide sur deux personnes. Il s’agit de son épouse et son amant qu’il a surpris entrain de le faire cocu dans sa propre maison. Les deux sont grièvement blessés et reçoivent des soins au centre hospitalier de la ville.

Le couple qui est marié depuis 12 ans traversait une période de crise et se parlait à peine selon les propos de l’épouse. L’homme soupçonnait d’infidélité son épouse Congolaise qui aurait d’abord eu une relation sentimentale avec un ami de son épouse.

Alors qu’il rentrait d’un déplacement à Rennes, JM a entendu des gémissements de son épouse depuis le salon. Et c’est quand il s’est rapproché de la porte de la chambre qu’il a réalisé réellement ce qui se passait. Sans se poser des questions, il est allé prendre son fusil de chasse et a ouvert le feu sur les deux adultères.

C’est lui-même qui a appelé la police et les secours. Il a été détenu dans son salon entrain de boire tranquillement un verre d’alcool. Sa femme et son amant blessés gravement aux jambes ont été conduits au centre hospitalier de la ville.

Avec Le congolais.fr

États-Unis: « Le droit des femmes de choisir est fondamental », dit Joe Biden

mai 3, 2022
Joe Biden parle aux médias avant d'embarquer dans l'avion présidentiel.

Le président Joe Biden a dû répondre à des questions sur la possible annulation de la décision Roe c. Wade lors d’une visite en Alabama. Photo : Reuters/ Jonathan Ernst

Le président américain Joe Biden assure qu’il compte défendre le droit à l’avortement, au lendemain d’une fuite d’un document de la Cour suprême révélant qu’elle pourrait annuler la décision historique Roe c. Wade. Le juge en chef de la Cour suprême a d’ailleurs ordonné une enquête sur cette fuite, qu’il a qualifiée de « trahison ».

Lundi soir, le journal Politico a révélé que la Cour suprême des États-Unis pourrait annuler la décision Roe c. Wade, qui protège le droit à l’avortement depuis 1973. Le juge en chef de la Cour suprême a confirmé mardi que le document est authentique, mais pas final. Les juges doivent rendre un avis officiel avant le 30 juin.

Joe Biden a assuré mardi matin que son administration sera prête à protéger le droit à l’avortement. Je crois que le droit des femmes de choisir est fondamental.

Mais il aura besoin de l’aide des Américains lors des élections de mi-mandat, soit le moment où ils choisissent qui occupera les 435 sièges de la Chambre des représentants et le tiers des 100 sièges du Sénat.

« Ce sera aux élus de notre nation, à tous les niveaux, de protéger le droit des femmes à choisir. Et il appartiendra aux électeurs de choisir des candidats favorables. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-UnisDes militants pro-choix manifestant devant la Cour suprême.

« Antiavortement = anti-femmes », peut-on lire sur une pancarte, et « Les catholiques appuient l’avortement », sur une autre, lors d’une manifestation devant la Cour suprême des États-Unis mardi. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Pour l’instant, le droit à l’avortement aux États-Unis est protégé par la jurisprudence, grâce à la décision Roe c. Wade, mais il n’est pas écrit dans la loi. Pour ce faire, davantage de sénateurs pro-choix sont nécessaires, en plus d’une majorité à la Chambre des représentants, explique Joe Biden.

Et les sénateurs devront peut-être afficher leurs couleurs avant les élections de mi-mandat. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré mardi matin qu’il demandera aux sénateurs de voter sur la codification du droit à l’avortement dans la loi.

Tous les Américains pourront voir de quel côté se situe chaque sénateur, a-t-il dit, sans préciser la date de ce vote.Deux groupes de femmes s'opposent, pancartes en main, et scandent des slogans devant les médias rassemblés en face du bâtiment de la Cour suprême.

Des militantes pro-choix et antiavortement manifestent devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, le 3 mai 2022. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Vers une enquête pour comprendre les circonstances de la fuite

Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a quant à lui demandé une enquête sur la fuite du document de la Cour suprême. Il s’agit là selon lui d’une action illégale qui devrait être soumise à des poursuites pénales de la part du département de la Justice.

Le juge en chef de la Cour suprême a par la suite ordonné aussi une enquête. La fuite, une violation singulière, est un affront à la Cour et à la communauté de fonctionnaires qui y travaillent.

Si cette trahison de la confidentialité de la Cour avait pour but de porter atteinte à l’intégrité de nos opérations, ça ne fonctionnera pas, a ajouté le juge Roberts. Le travail du tribunal ne sera pas compromis.

Une classe politique divisée, à l’image de la population

Plusieurs démocrates se sont rapidement exprimés lundi soir sur la possibilité de l’annulation de Roe c. Wade par la Cour suprême.

La décision constituerait une abomination, l’une des pires et des plus dommageables de l’histoire moderne, ont estimé dans un communiqué conjoint la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et Chuck Schumer. Si ces informations sont justes, la Cour suprême est prête à infliger la plus forte restriction des droits des cinquante dernières années – pas seulement aux femmes, mais à tous les Américains.

Des sénatrices, dont la démocrate Elizabeth Warren, ont rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.La sénatrice démocrate Elizabeth Warren parlant aux manifestants.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.

Photo : Reuters/Evelyn Hockstein

Des républicains ont au contraire salué une victoire très attendue. C’est la meilleure et la plus importante nouvelle de notre vie, a commenté la représentante Marjorie Taylor Green. Son confrère Josh Hawley, sénateur au Missouri, a appelé la Cour à publier dès maintenant son arrêt.Des jeunes filles manifestent devant la Cour suprême. L'une d'entre elles porte un chandail où on peut lire qu'elle représente la génération « pro-vie » et l'autre une pancarte où il est écrit « protection dès la conception ».

De jeunes militants antiavortement se sont aussi réunis devant la Cour suprême des États-Unis, pour appuyer la possible annulation de la décision Roe c. Wade. Photo : Reuters/Elisabeth Frantz

L’annulation de Roe c. Wade serait effectivement le point culminant d’un projet de plusieurs décennies de l’aile conservatrice sociale des républicains.

Durant la campagne électorale de 2016, Donald Trump avait d’ailleurs promis qu’il ne nommerait que des juges qui annuleraient automatiquement Roe c. Wade à la Cour suprême. Durant son mandat, il y a fait entrer trois magistrats, confortant sa majorité conservatrice (six juges sur neuf).

Par Radio-Canada avec les informations de CNN, The Associated Press, l’Agence France-Presse et Reuters

Canada: Une femme de 95 ans sort d’un hôpital vêtue d’une simple blouse par -10 °C

février 2, 2022

Lorsqu’il est allé chercher sa grand-mère au Centre des sciences de la santé de London (LHSC), la semaine dernière, Greg Mitchell a été surpris de la trouver dans son fauteuil roulant, simplement vêtue d’une blouse d’hôpital, alors que la température était de -10 °C.

M. Mitchell affirme que la concierge de l’hôpital lui a dit que la femme était maintenant son problème.

Ils ont renvoyé ses vêtements à la maison dans un sac à dos. […] J’aurais aimé qu’ils prennent le temps de l’habiller», explique-t-il.

Lorsque la concierge me l’a déposée à l’extérieur, elle a dit quelque chose comme : « Elle est difficile, elle n’est pas heureuse et elle est toute à vous maintenant», précise-t-il.

Attristé, Greg Mitchell veut que le LHSC examine le cas de sa grand-mère dans l’espoir qu’aucun autre patient ne reçoive son congé sans être entièrement habillé.

Si quelqu’un avait simplement dit, vous pourriez apporter une veste d’hiver pour votre grand-mère, cela aurait probablement fait une grande différence pour sa dignité», indique-t-il.

Il ne veut pas que le nom de cette dernière, qui est atteinte de démence, soit utilisé pour des raisons de vie privée et par crainte de représailles.

Attristé

La grand-mère de M. Mitchell avait été transportée d’urgence à l’hôpital le 23 janvier après avoir souffert d’un épisode de délire.

Selon lui, son mari, âgé de 96 ans, a du mal à s’occuper d’elle ces derniers jours dans leur appartement de la résidence pour retraités Chartwell Riverside et il avait besoin d’aide.

Il affirme que sa grand-mère a passé trois nuits aux urgences parce qu’il n’y avait pas de lit disponible, et lorsque le personnel l’a appelé pour la faire sortir, elle avait également été déclarée positive à la COVID-19.

Greg Mitchell souhaite que l'Hôpital tire des leçons de l'incident.

© Gracieuseté de Greg Mitchell Greg Mitchell souhaite que l’Hôpital tire des leçons de l’incident.

M. Mitchell a pris contact avec l’Hôpital, et a reçu des excuses sur Twitter ainsi que des instructions sur la manière de déposer une plainte officielle, ce qu’il a fait lundi matin.

Sara Wilson, porte-parole de l’Hôpital, indique que l’établissement de santé était attristé par cette situation.

Notre objectif est de fournir des soins exceptionnels centrés sur le patient, qui sont empreints de compassion, de respect et de sécurité à chaque étape, y compris au moment de quitter l’hôpital. Nous sommes attristés d’entendre quand les expériences individuelles ne reflètent pas cela et nous prenons ces questions au sérieux», explique-t-elle.

Mme Wilson déclare que l’Hôpital enquêtera sur cette affaire et partagera ses conclusions avec la haute direction et la famille Mitchell.

S’il y a des améliorations à apporter à un processus, elles seront faites», indique-t-elle.

Pour Donald Pollock, président de la section London St-Thomas de l’Association canadienne des individus retraités (CARP), un groupe de défense des personnes âgées, quelque chose doit être fait.

Je m’attendrais à ce que l’Hôpital, s’il reçoit une plainte pour des soins horriblement mauvais, veuille faire enquête», explique-t-il.

S’il affirme que son expérience avec l’hôpital en question a été incomparable, M. Pollock pense que des manquements sont envisageables.

Mais est-ce que cela signifie que lorsque vous avez un million d’employés, un hôpital en sous-effectif, un hôpital surchargé de travail, un hôpital stressé, ne va pas parfois faire une erreur?», interroge-t-il.

Examiner de près

La famille Mitchell a pris des dispositions pour soutenir le couple âgé, au cas où il aurait de nouveau besoin d’aide.

Même si Greg Mitchell comprend que le personnel est surchargé de travail depuis le début de la pandémie, il espère que l’Hôpital pourra tirer des leçons de l’histoire de sa grand-mère.

Je comprends que tout le monde est très occupé dans le système de santé, et je suis sensible à tout le travail qu’ils font. […] Mais il y a des ruptures de communication qui se produisent», indique-t-il.

M. Mitchell espère également que l’Hôpital réexaminera le cas de sa grand-mère.

J’espère que l’Hôpital pourra peut-être tirer des leçons pour que quelque chose comme ça ne se reproduise pas», indique-t-il.

Il souhaite également que les gouvernements financent mieux les hôpitaux et embauchent davantage de personnel.

Avec  CBC/Radio-Canada

France: Marche blanche à Nice en souvenir d’une femme tuée par son ex-conjoint

janvier 9, 2022
Marche blanche a Nice en souvenir d'une femme tuee par son ex-conjoint
Marche blanche à Nice en souvenir d’une femme tuée par son ex-conjoint© AFP/Valery HACHE

Une marche blanche a rassemblé dimanche après-midi à Nice cinq cents personnes, selon la préfecture, venues afficher leur soutien à une mère de famille tuée par son ex-compagnon le 1er janvier, l’un des quatre féminicides depuis le début de l’année en France.

Les personnes présentes à ce rassemblement se sont rendues du domicile de la victime, situé dans un quartier populaire de la ville, jusqu’à la promenade des Anglais en bord de mer où un lâcher de ballons a eu lieu en hommage à Lisa, une mère de famille de quatre enfants, âgée de 45 ans, retrouvée morte étranglée dans le coffre d’une voiture huit jours auparavant.

Au sein du défilé, de nombreuses personnes portaient un T-shirt blanc avec le portrait de la victime, tandis que d’autres tendaient des pancartes « Elle le quitte, il la tue » ou « Aimer = ? tuer », a constaté sur place un photographe de l’AFP.

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte lundi par le parquet de Nice, après la découverte du corps de cette femme que son ex-compagnon a reconnu avoir étranglée, avait indiqué le procureur de la République.

Samedi 8 janvier, un homme a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir tué de plusieurs coups de couteau sa conjointe de 29 ans et leur fille de deux ans à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), portant à quatre le nombre d’homicides par conjoint ou ex-conjoint en France depuis le début 2022.

Le 1er janvier, une femme de 27 ans avait été tuée dans le Maine-et-Loire par son compagnon, tandis qu’une autre, âgée de 56 ans, en Meurthe-et-Moselle, connaissait le même sort dans des circonstances identiques.

Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 102 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Elles étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021.

Par Le Point avec AFP

France : une jeune femme condamnée pour une vingtaine de faux pass sanitaires en une semaine

septembre 22, 2021
France : une jeune femme condamnee pour une vingtaine de faux pass sanitaires en une semaine
France : une jeune femme condamnée pour une vingtaine de faux pass sanitaires en une semaine© AFP/Pascal GUYOT

Une femme de 19 ans, qui travaillait au plus grand centre de vaccination de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, a été condamnée mercredi à 18 mois de prison avec sursis pour avoir édité une vingtaine de faux pass sanitaires au bénéfice de proches auxquels elle voulait rendre service.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux qui la jugeait l’a également condamnée à une inéligibilité de deux ans et à cinq ans d’interdiction d’exercer un emploi public.

Interpellée lundi après le signalement d’un médecin pompier et une enquête de police, la jeune contractuelle qui était employée depuis le 1er septembre dans ce centre a reconnu avoir participé à la contrefaçon de 24 faux pass sanitaires au bénéfice de 16 personnes.

« J’ai fait n’importe quoi », a admis la jeune femme à la barre, réfutant avoir agi pour de l’argent.

« Je ne crois pas que cela a été fait sans contrepartie financière », a au contraire estimé le procureur de la République.

En exploitant le téléphone de Samia G., les policiers ont retrouvé des cartes vitales, des cartes d’identité et une quinzaine de QR codes, fabriqués sans grande précaution, parfois avec de grossières incohérences comme des dates de prescription qui pouvaient être postérieures aux dates d’injection des vaccins.

Devant ses juges, cette femme, qui travaille depuis ses 16 ans, a expliqué avoir seulement voulu rendre service à des amis, à sa famille ou à des proches d’amis, des personnes « qui ne voulaient pas se faire vacciner », selon elle. « Je voulais sortir avec eux (ses amis) au ciné, au resto », a-t-elle affirmé.

L’alerte avait été donnée dimanche par un médecin pompier du centre de vaccination qui avait notamment remarqué des connexions informatiques alors que le centre était vide de tout patient.

L’enquête se poursuit concernant les bénéficiaires des faux documents, mais aussi pour vérifier l’existence d’éventuelles autres fraudes.

Par Le Point avec AFP