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France : des hommes Congolais deviennent de plus en plus des mario

mai 9, 2023

C’est un constat très inquiétant dans la diaspora congolaise de France où des hommes vivent de plus en plus chez des femmes en plan Mario. Si certains justifient cette mode à cause du système social qui favorise les femmes dans la concession d’une maison, d’autres pensent que c’est une affaire qui ne concerne que des hommes fainéants, gigolos et profiteurs ennemis de la responsabilité.

Il est presque 20 heures dans un nganda non loin de la gare du nord bourré des congolais qui y tuent le temps fuyant le vacarme à la maison. Deux d’entre eux se lancent des invectives qui ne tardent pas à déborder quand l’un traître l’autre de MARIO.

Il est pris à partie par le reste des clients qui se sont avérés des Mario aussi. Ils défendent l’un des leurs et leur cause.« Je ne le cache pas, je vis chez ma femme qui a eu la chance d’avoir un F3 par son assistante sociale après son divorce du père de ses enfants. Mais je contribue aux charges de la maison comme un époux responsable» affirme un Congolais qui est très vite recadré par un autre qui lui fait remarquer vivre en concubinage et non dans un mariage.

« C’est logique, chez nous au pays le fait de vivre en couple avec une femme, c’est considéré comme un mariage» renchéri-t-il. On lui a rappelé qu’ici c’est la France et non le Congo.

La plupart de ces congolais qui ont élu domicile chez des femmes sortent d’un divorce catastrophique et tente de connaître le bonheur du foyer. Mais d’autres sont simplement des opportunistes qui n’aiment pas trop dépenser et profitent de ces femmes seules qui peuplent la France.

Gérard Loko est à son quatrième concubinage et dans le bar tout le monde l’appelle le «Mario en chef». Il se défend en prétendant c’est son pénis qui paie auprès des femmes, il serait une bombe sexuelle dont les femmes seules raffolent. Mais à la question de savoir pourquoi est-il à son quatrième mario ? Il responsabilise son infidélité chronique.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

La France compte 30.000 centenaires, un nombre en forte hausse

avril 5, 2023
La France compte 30.000 centenaires, un nombre en forte hausse
La France compte 30.000 centenaires, un nombre en forte hausse© AFP/Archives/Christof STACHE

La France compte 30.000 centenaires, dont une nette majorité de femmes, un nombre en forte hausse depuis les années 1960, indique une étude de l’Insee publiée mercredi.

Depuis les années 1960-1975, le nombre de personnes âgées de 100 ans ou plus a été multiplié par près de 30, constate l’Institut national de la statistique.

La probabilité de devenir centenaire a nettement augmenté au cours du temps: 0,9 % des femmes nées en 1900 sont devenues centenaires, contre 3 % de celles nées en 1922.

Cette tendance devrait se poursuivre. Parmi les personnes nées en 1940, 6 % des femmes et 2 % des hommes atteindraient l’âge de cent ans, selon les projections de l’Insee. La France pourrait ainsi compter 76.000 centenaires en 2040.

En 2070, leur nombre pourrait être compris entre 100.000 et 600.000, selon les différentes estimations, qui dépendent notamment de l’évolution de l’espérance de vie.

Actuellement, sur les 30.000 centenaires qui vivent en France, 86 % sont des femmes, précise l’Insee.

« À tout âge, la mortalité des femmes est plus faible que celle des hommes », rappelle l’institut. A partir de la soixantaine, en particulier, l’écart entre le nombre de personnes de chaque sexe se creuse: les femmes représentent 53 % des sexagénaires, 61 % des octogénaires et 73 % des nonagénaires.

Un peu plus d’une personne centenaire sur deux vit en institution. Parmi les autres, 33 % habitent seuls, 12 % sont logés avec une autre personne, la plupart du temps un de leurs enfants, et 4 % vivent en couple.

« La fréquence assez élevée de la vie à domicile pour les centenaires s’explique en partie par le fait qu’ils sont les moins fragiles de leur génération et donc les plus susceptibles d’être autonomes », détaille l’Insee.

Devenir centenaire est nettement plus fréquent chez les diplômés du supérieur, qui ont « en général un niveau de vie plus élevé, ce qui favorise leur accès aux soins », relève par ailleurs l’Insee.

Comparé au nombre total d’habitants en France, le nombre de centenaires reste toutefois « modeste »: ils représentent 0,04 % de la population.

La France est le pays européen qui compte le plus de centenaires, selon l’Insee.

Par Le Point avec AFP

Pourquoi le nez de certaines femmes gonfle pendant la grossesse

mars 16, 2023
Le corps d'une femme subit beaucoup de changements lorsqu'elle est enceinte. Mais tout varie selon les personnes et les taux d'hormone.
Le corps d’une femme subit beaucoup de changements lorsqu’elle est enceinte. Mais tout varie selon les personnes et les taux d’hormone.© SERGEI SUPINSKY / AFP

Envies alimentaires inhabituelles, teint « lumineux » ou nausées matinales… Lorsque l’on est enceinte, on s’attend à vivre un certain nombre de changements. Mais certains peuvent s’avérer déconcertants. Récemment, derrière le hashtag #PregnancyNose (« nez de grossesse »), des femmes ont fait part sur les réseaux sociaux des transformations subies par leur nez au cours de leur grossesse. Photos à l’appui, elles montraient que ce dernier avait grossi et changé de forme alors qu’elles étaient enceintes. Ce phénomène, qui n’a rien d’inquiétant et n’est que temporaire, disparaît généralement six semaines après l’accouchement.

Il est dû à l’augmentation significative, durant la grossesse, des niveaux d’hormones, en particulier les œstrogènes. Ces derniers provoquent une dilatation des vaisseaux sanguins dans tout l’organisme. Conséquence : davantage de sang pénètre dans les tissus du nez, qui se dilate et change de forme, paraissant plus gros et plus gonflé.

@kaylyn.hillIt gets progressively worse����#momtok#newmom#ftm#rainbowbaby#pregnancy#ttc#ttcjourney#librababy#pregnancynose♬ Devil Eyes – There I Ruined It

Il est difficile de déterminer la fréquence de ce phénomène, car les niveaux d’hormones varient d’une personne à l’autre, et chacune réagit différemment aux changements qui s’opèrent. La modification peut être plus visible chez certaines femmes que chez d’autres. Ces changements hormonaux peuvent également provoquer un écoulement nasal et un nez bouché (rhinite de la femme enceinte) ainsi que des saignements de nez, lesquels touchent une femme sur cinq pendant la grossesse.

Mais l’augmentation de volume de votre nez n’est pas le seul changement que votre corps peut subir lorsque vous attendez un enfant. En voici quelques autres.

• Un cœur plus gros

Le cœur subit lui aussi un certain nombre de modifications au cours de la grossesse, afin de s’adapter à la croissance du bébé. Tout comme les organes abdominaux sont comprimés et déplacés pour faire de la place au fœtus en pleine croissance, le cœur est lui aussi poussé plus haut dans la poitrine.

Il change également de taille durant la grossesse, devenant plus épais. Le cœur doit en effet travailler beaucoup plus dur à ce moment-là, car le volume de sang qu’il doit pomper dans l’organisme de la femme enceinte et du bébé est beaucoup plus important qu’à l’accoutumée : dans certains cas, la quantité de sang circulant dans le corps d’une femme double pendant sa grossesse.

Cette augmentation du rythme cardiaque permet de s’assurer que le bébé reçoit suffisamment d’oxygène pour son développement.

• Changement de couleur de peau

Nous avons tous entendu parler du « teint éclatant » que confère la grossesse. La peau de certaines femmes aurait un éclat plus lumineux lorsqu’elles sont enceintes. Mais d’autres, au contraire, souffrent d’une affection connue sous le nom de mélasma, qui provoque un assombrissement de la peau autour des yeux, du nez, du menton et de la lèvre supérieure. Cette hyperpigmentation est le plus souvent due à une surproduction de mélanine.

Plus fréquente chez les femmes au teint plus foncé, cette affection extrêmement courante touche environ 75 % des femmes enceintes. Ces modifications varient d’une femme à l’autre et disparaissent généralement peu après la naissance ou à la fin de l’allaitement.

La cause exacte de la survenue de mélasma au cours de la grossesse est inconnue, mais on pense que l’augmentation du taux d’œstrogènes et de progestérone est en cause.

La peau entourant le mamelon (appelée aréole) peut également s’assombrir pendant la grossesse. Là encore, on ne sait pas exactement pourquoi cela se produit, mais cela pourrait aider les nouveau-nés à mieux identifier le mamelon lors de la tétée.

En effet, non seulement les nouveau-nés ont une distance de vision restreinte (ils ne distinguent pas nettement ce qui se situe à plus d’une trentaine de centimètres de leur visage), mais de plus ils ne sont pas en mesure de distinguer pleinement les couleurs – ils perçoivent seulement les choses très saturées et rouges. Ils distinguent beaucoup mieux la différence entre lumière et obscurité, de sorte que le contraste de l’aréole sombre par rapport à la peau plus claire qui l’entoure peut les aider. Chez la plupart des femmes, l’aréole peut rester définitivement un peu plus foncée après la grossesse.

• Pousse (et perte) de cheveux

Les cheveux de nombreuses femmes enceintes poussent plus et paraissent en meilleure santé pendant la grossesse. Leurs follicules pileux demeurent en effet en mode « croissance », en raison de l’augmentation du niveau des œstrogènes.

Malheureusement, ces changements hormonaux affectent tous les follicules pileux, et pas seulement ceux du cuir chevelu. Cela signifie que pendant la grossesse, des poils indésirables peuvent également pousser sur la lèvre supérieure, le haut des cuisses, l’abdomen ou le dos… Ils disparaîtront cependant après l’accouchement.

À l’inverse, certaines femmes enceintes constatent qu’elles ont plutôt tendance à perdre leurs cheveux pendant la grossesse. Cette situation est généralement le résultat du « choc » que produit la grossesse sur leur organisme : en réaction, les cheveux entrent en phase de « repos », puis tombent. Normalement, ce phénomène s’atténue au fur et à mesure que la grossesse progresse.

La perte de cheveux peut également survenir après l’accouchement, lorsque les niveaux d’hormones reviennent à la normale, en raison de la baisse des œstrogènes. Elle atteint généralement son maximum environ quatre mois après l’accouchement. Dans la plupart des cas, les cheveux repoussent ensuite.

• Changements dans la santé bucco-dentaire

La grossesse peut entraîner diverses modifications de la santé bucco-dentaire.

En raison de l’augmentation des œstrogènes et de la progestérone, les gencives peuvent notamment devenir plus sensibles aux saignements, aux infections et aux lésions. Environ 70 % des femmes enceintes souffrent de gingivite. Le risque de caries et de dommages dentaires est accru également pendant la grossesse, en particulier chez les femmes souffrant de nausées matinales, car l’acide gastrique peut dissoudre le revêtement protecteur des dents.

Certaines femmes ont aussi l’impression que leurs dents bougent pendant la grossesse. Cela est dû à la fois au niveau d’œstrogènes et à l’augmentation d’une hormone appelée relaxine. Cette dernière assouplit en effet tous les ligaments du corps, ce qui facilite l’accouchement. Mais si l’utilité de la relaxine est claire dans certaines parties du corps comme le bassin, cette hormone affecte également le ligament qui maintient chaque dent en place, ce qui donne l’impression que les dents se déchaussent…

Dans de rares cas, une perte de dents peut effectivement se produire. Si le nombre de femmes concernées est difficile à évaluer, on sait en revanche que les femmes qui ont été enceintes plusieurs fois sont davantage concernées, tout comme les femmes issues de milieux socio-économiques défavorisés. En général, une telle perte de dents durant la grossesse n’est pas uniquement liée à cette période particulière, mais plutôt la conséquence de plusieurs années de mauvaise santé bucco-dentaire.

En définitive, si certains des changements subis pendant la grossesse sont loin d’être idéaux, ils ont tous pour but d’assurer le bon développement du bébé dans l’utérus. Heureusement, la plupart d’entre eux ne sont que temporaires, et disparaissent peu après la naissance.

Avec Le Point.fr par Adam Taylor, pour The Conversation

*Adam Taylor, professor and Director of the Clinical Anatomy Learning Centre, Lancaster University

Au Burkina, 62 femmes libérées alors que les attaques jihadistes se multiplient

janvier 21, 2023

Enlevées dans le nord du pays il y a une semaine, ces femmes ont été libérées vendredi par l’armée, ainsi que leurs quatre bébés. Mais une série d’attaques jihadistes a fait en parallèle une trentaine de morts.

Des soldats patrouillent près de Dori, dans le nord du Burkina Faso, le 3 février 2020. © AFP / OLYMPIA DE MAISMONT

Vendredi soir, la Radio-Télévision du Burkina (RTB) a montré des images des femmes, libérées et ramenées à Ouagadougou, évoquant une « opération » des forces armées, sans davantage de détails.

Ces femmes et leurs bébés avaient été enlevés les 12 et 13 janvier aux alentours d’Arbinda, dans la région du Sahel (nord) alors qu’elles étaient sorties de leur village pour aller chercher de quoi se nourrir.

Des recherches, terrestres et aériennes, avaient été lancées pour les retrouver. Selon des responsables sécuritaires, les victimes ont été localisées dans la zone de Tougouri, dans la région voisine du Centre-nord, 200 km plus au sud, avant d’être héliportées vers la capitale burkinabè dans la soirée où elles ont été accueillies par des hauts-gradés. « Leur débriefing permettra d’en savoir plus sur leurs ravisseurs, leur détention et leur convoi », indique une de ces sources.

Blocus jihadiste

Une partie du pays, notamment la région du Sahel où se trouve Arbinda est depuis plusieurs mois sous blocus des groupes jihadistes et les localités sont difficilement ravitaillées en vivres ce qui pousse les habitants à sortir de leurs villages pour trouver de la nourriture.

Jeudi, le Burkina Faso a été endeuillé par une série d’attaques dans plusieurs régions du nord et du nord-ouest du pays faisant une trentaine de morts, dont une quinzaine de Volontaires de la défense de la patrie (VDP), des supplétifs de l’armée, selon plusieurs sources sécuritaires, jointes vendredi.

Une première attaque a visé un poste avancé des VDP à Rakoegtenga, une ville située dans la province de Bam (nord), tuant six d’entre eux ainsi qu’une femme, a indiqué un responsable local des VDP. Plus à l’ouest, dans la province de Nayala, une « embuscade » a eu lieu « contre un convoi escorté par des militaires et des VDP sur l’axe Siena-Saran », a ajouté cette même source.

Une dizaine de terroristes neutralisés

« Une dizaine d’autres VDP et un civil sont tombés dans cette deuxième attaque », a précisé ce responsable et une dizaine de personnes ont été blessées, certains gravement. Dans la province du Sanmatenga (centre-nord) une équipe mixte composée de militaires et de VDP a été « prise à partie » à Zincko, indique une autre source sécuritaire.

« Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Malheureusement, quatre civils ont également péri », précise cette source. Enfin, dans la soirée, plus au sud, des hommes armés ont fait incursion dans la ville de Sanaba, dans la province des Banwa, tuant huit civils.

Cette commune est située à quelques kilomètres de Solenzo, dont l’armée avait annoncé la reconquête fin décembre face aux groupes jihadistes. C’est dans cette dernière ville que le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, avait livré son message de fin d’année.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

France-Violences conjugales : l’Assemblée vote à l’unanimité une aide d’urgence

janvier 16, 2023

L’hémicycle a voté la proposition de loi visant à créer une aide financière universelle d’urgence à destination des victimes de violences conjugales.

L'Assemblee nationale a vote a l'unanimite une proposition de loi visant a creer une aide financiere d'urgence pour les victimes de violences conjugales.
L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une proposition de loi visant à créer une aide financière d’urgence pour les victimes de violences conjugales.© Fred Dugit / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Pour ce texte, les députés présents étaient unanimes : lundi 16 janvier, l’Assemblée nationale a voté sans difficultés une proposition de loi visant à créer une aide financière universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales. Reste encore à préciser le barème de l’aide, modulée selon les besoins : cela sera fait par décret. L’objectif du texte étant de permettre aux victimes de se mettre le plus rapidement possible à l’abri, sans soucis de dépendance financière.

Les députés ont repris en la modifiant une proposition de la sénatrice centriste Valérie Létard, votée également à l’unanimité par la chambre haute en octobre en première lecture. Députés et sénateurs devraient s’accorder sans difficulté sur un texte final en vue d’une adoption définitive dans les semaines qui viennent, puis d’une promulgation dans un délai maximal de neuf mois.

L’amendement de Sandrine Rousseau adopté contre l’avis du gouvernement

Avec cette aide, « le premier départ » du foyer ne doit plus être « un faux départ », a souligné la ministre Isabelle Rome, chargée de l’égalité femmes-hommes. Car actuellement, des victimes sous « emprise ou dépendantes financièrement n’ont parfois pas d’autres choix que de revenir à la case départ, dans ce huis clos avec leurs agresseurs », a-t-elle déploré.

Les députés ont soutenu un amendement du gouvernement pour pouvoir verser cette aide sous forme de don et pas seulement d’un prêt sans intérêt comme l’avait voté le Sénat. Ce soutien financier sera conditionné à une ordonnance de protection, un dépôt de plainte ou un signalement adressé au procureur de la République. Au moins une partie devra être versée dans un délai de trois jours. Lorsque l’aide sera attribuée sous forme de prêt, son remboursement sera à la charge de la personne reconnue coupable de violence le cas échéant, avec une peine complémentaire « d’obligation de remboursement ».

Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée a adopté un amendement de l’écologiste Sandrine Rousseau pour créer une loi pluriannuelle des financements destinés à la lutte contre les violences faites aux femmes. Son sort est toutefois incertain durant la suite de la navette parlementaire.

122 femmes tuées par leur conjoint en 2021

Inspirée d’une expérimentation dans le département du Nord, la proposition de loi a reçu un soutien unanime. Les députés du Rassemblement national avaient au départ tenté de la reprendre dans leur niche parlementaire, une journée dédiée à leurs textes le 12 janvier.

Mais la conférence des présidents de l’Assemblée, qui réunit présidente de l’Assemblée, chefs de file des groupes politiques et des commissions notamment, a décidé d’inscrire ce sujet transpartisan lors d’une « semaine de l’Assemblée », débutée ce lundi. Le RN ne s’y est pas opposé. Un député RN, Emmanuel Taché de la Pagerie en était co-rapporteur, avec l’élue du groupe indépendant Liot Béatrice Descamps.

Le ministère de l’Intérieur a recensé 207 743 victimes de violences conjugales en France en 2021, essentiellement des femmes. 122 ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint cette même année, selon le ministère.

Par Le Point avec AFP

Le Burkina Faso sous le choc après le rapt d’une cinquantaine de femmes

janvier 16, 2023

ALERTE. Elles ont été enlevées jeudi et vendredi par des djihadistes présumés à Arbinda, dans le nord. C’est le premier enlèvement de cette ampleur dans ce pays.

Depuis le debut des violences terroristes en 2015 au Burkina Faso, c'est la premiere fois que des femmes sont victimes d'enlevement. (Image d'illustration)
Depuis le début des violences terroristes en 2015 au Burkina Faso, c’est la première fois que des femmes sont victimes d’enlèvement. (Image d’illustration)© Philippe ROY / Aurimages via AFP

Les recherches sont toujours en cours pour retrouver une cinquantaine de femmes enlevées jeudi et vendredi dans deux localités au nord et à l’ouest de la commune d’Arbinda, située dans le nord du pays, par des djihadistes présumés. « Dès leur disparition signalée, des recherches ont été entreprises en vue de retrouver l’ensemble de ces victimes innocentes, saines et sauves », a précisé le lieutenant-colonel Rodolphe Sorgho, le gouverneur de la région du Sahel, dans un communiqué. « Tous les moyens sont mis en œuvre, sur le plan terrestre et aérien, pour retrouver ces femmes », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire, assurant que « des aéronefs survolent la zone pour détecter tout mouvement suspect ». 

Arbinda et ses environs sont régulièrement le théâtre d’attaques djihadistes meurtrières (80 morts en août 2021, 42 fin 2019). Mais des enlèvements d’une telle ampleur, en particulier visant des femmes, constituent une nouveauté au Burkina, selon plusieurs observateurs.

Ce que l’on sait

Selon le témoignage de plusieurs habitants et de responsables locaux souhaitant rester anonymes, un premier groupe d’une quarantaine de femmes a été enlevé jeudi, et un autre d’une vingtaine le lendemain. Certaines ont pu s’échapper et regagner leur village pour témoigner, une cinquantaine ne sont pas revenues. « Nous pensons que les ravisseurs les ont emmenées dans leurs différentes bases », a affirmé un habitant d’Arbinda. « C’est le premier enlèvement massif depuis le début de la crise sécuritaire et il faudra bien gérer cette situation pour éviter tout drame ou une récidive », a déclaré pour sa part un officier supérieur, proche de l’état-major.

Une ville sous blocus

La commune d’Arbinda se situe dans la région du Sahel, une zone sous blocus de groupes djihadistes et qui est difficilement ravitaillée en vivres. Près d’un million de personnes vivent actuellement dans des zones sous blocus, dans le nord ou l’est du pays, selon les Nations unies. Le Burkina Faso, en particulier dans sa moitié nord, est confronté depuis 2015 aux attaques de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui se multiplient. Elles ont fait des milliers de morts et au moins deux millions de déplacés. Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition issu d’un coup d’État militaire le 30 septembre – le deuxième en huit mois –, s’est donné pour objectif « la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes ».

Les enlèvements massifs, une nouvelle stratégie des groupes armés ?

« C’est la première fois qu’on voit un enlèvement de plusieurs dizaines de femmes. On avait enregistré des cas isolés, mais aujourd’hui c’est comme s’il y avait une nouvelle donne dans l’insécurité », abonde Daouda Diallo, secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, une association de défense des droits de l’homme.

« Avant, les femmes étaient épargnées. Ce sont les hommes qui étaient traqués. Si on enlève maintenant ces femmes qui pouvaient sortir pour rapporter quelque chose à manger, que va-t-il se passer ? C’est la mort assurée pour tout le monde, car c’est la famine en ce moment. On n’a rien à manger », a expliqué un habitant d’Arbinda, joint lundi par l’AFP. « Depuis que l’information de l’enlèvement s’est propagée, personne n’ose s’aventurer hors de la ville. Si ce ne sont pas les terroristes, c’est la faim qui va nous tuer », ajoute un autre résident.

Lundi, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exigé « la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les femmes enlevées », appelant les autorités burkinabées à « mener rapidement une enquête efficace, impartiale et indépendante pour identifier les responsables et leur demander de rendre des comptes ». 

La France a condamné lundi cet enlèvement « avec la plus grande fermeté », et a appelé « à leur libération immédiate ». Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Paris a réaffirmé « sa solidarité ainsi que son engagement aux côtés du Burkina Faso ».

On se souvient qu’au Nigeria, en 2014, le groupe djihadiste Boko Haram avait enlevé près de 300 adolescentes à Chibok (Nord-Est), suscitant une émotion mondiale avec le slogan « Bring Back Our Girls » (« Ramenez-nous nos filles »), relayé à l’époque jusqu’à la Maison-Blanche. Plus de cent sont toujours portées disparues.

Par Le Point avec AFP

France: Suspecté de violences sur 32 femmes, le gynécologue Émile Daraï mis en examen

novembre 24, 2022

Le gynécologue est visé par une information judiciaire depuis janvier 2022 après plusieurs plaintes pour « viols » et « violences ».

Le gynecologue exercait a l'hopital Tenon, a Paris.
Le gynécologue exerçait à l’hôpital Tenon, à Paris.© THOMAS COEX / AFP

Émile Daraï, gynécologue parisien renommé, a été mis en examen mercredi pour violences volontaires par personne chargée d’une mission de service public à l’égard de 32 plaignantes, a indiqué jeudi une source judiciaire, confirmant une information de France Info. Ce spécialiste de l’endométriose a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec les victimes et interdiction de tenir des consultations privées de gynécologie, selon cette source.Une avancée pour les plaignantes

« Mes clientes voient une avancée dans l’enquête, elles attendaient ça depuis un an pour certaines. Sur la qualification, certaines sont déçues, mais de toute façon, on n’en est qu’au stade de l’information judiciaire », a réagi, My-Kim Yang-Paya, avocate d’une quinzaine de plaignantes ayant dénoncé des violences aggravées ou des viols. « Mes clientes ont déposé plainte pour qu’il n’y ait pas d’autres victimes, en pensant à leur fille ou petite-fille », a-t-elle précisé, voyant également dans l’interdiction de tenir des consultations privées « une avancée ». Cette « qualification a minima peut évoluer au cours de l’instruction. Le contrôle judiciaire est quand a lui nécessaire et était attendu par les nombreuses victimes », a réagi mmaître Mourad Battikh, qui défend une plaignante majeure.

Mis en retrait de ses responsabilités de chef de service

À la suite d’une première plainte, le parquet de Paris avait ouvert le 28 septembre 2021 une enquête préliminaire pour viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans, élargie par la suite à viol en réunion. En décembre, un rapport de l’enquête interne, déclenchée par l’AP-HP et Sorbonne Université, avait conclu que « l’obligation d’information de ces patientes, le soulagement de leur douleur, le respect de leurs volontés n'(avaient) pas été respectés ». Ce document ajoutait toutefois que « la commission (d’enquête) ne retient aucune connotation sexuelle alors que certains manquements ont été relevés dans le recueil du consentement à certains gestes ». La commission a estimé en outre que la situation était « le fruit de dysfonctionnements individuels, mais aussi collectifs et systémiques ».

Le 3 janvier, une information judiciaire a été finalement ouverte pour violences par personne chargée d’une mission de service public. Émile Daraï est depuis définitivement mis en retrait de ses responsabilités de chef de service et de sa mission pédagogique. Il continuait toutefois de consulter. Son avocat n’est pas en mesure de réagir dans l’immédiat. Au mois de mai, face à la polémique, le Pr Daraï avait renoncé à intervenir lors d’un congrès de gynécologues, où le collectif féministe Stop aux violences obstétricales et gynécologiques (StopVOG) – à l’origine de la révélation en septembre 2021 des plaintes pour viols visant le praticien – appelait à manifester contre sa présence.

« Depuis un an, nous demandons aux instances de santé la suspension du Pr Daraï afin de garantir la sécurité des patientes. À présent, il est suspendu pour ses consultations privées de gynécologie, mais ce n’est pas suffisant, car il peut toujours intervenir dans le public », a estimé la fondatrice et porte-parole du collectif StopVOG, Sonia Bisch.

Par Le Point avec AFP

Zimbabwe : Emmerson Mnangagwa, l’affaire de viol et la maltraitance des femmes en politique

août 21, 2022

En juillet, une jeune femme a accusé le président de l’avoir violée dans les années 2000. Des accusations qui font écho à celles d’opposantes et militantes, selon lesquelles le gouvernement ne protège pas suffisamment leurs droits.

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et son épouse Auxillia, à Harare, en 2018. © Philimon Bulawayo/REUTERS

L’affaire est potentiellement explosive et pourtant, elle n’a eu qu’un retentissement modéré. En juillet, une jeune femme vivant en Australie, Susan Mutami, a affirmé sur Twitter avoir été abusée sexuellement par plusieurs hommes politiques de son pays, le Zimbabwe, dans les années 2000. Parmi les accusés, Emmerson Mnangagwa, devenu chef de l’État depuis les faits présumés, mais aussi l’ancien ministre de la Sécurité nationale, Owen Ncube, l’ex-ministre des Affaires étrangères, Sibusiso Moyo (aujourd’hui décédé), et le vice-ministre des Mines, Polite Kambamura. Elle a déposé une plainte auprès de la police australienne.

Des accusations auxquelles Harare n’a pas souhaité réagir. Le porte-parole de la présidence, George Charamba, a lui-même refusé de les commenter, se contentant de dire qu’il « ne s’occup[ait] pas des rumeurs » et n’avait de toute façon « rien à cacher ». « Il est très peu probable que ces allégations de viols aient un impact sur l’ambition de Mnangagwa d’être reconduit à la présidence de la Zanu-PF [parti au pouvoir] lors du congrès d’octobre et de briguer un second mandat à la tête du pays lors des élections de l’année prochaine », commente l’analyste politique Eldred MasunungureAdmire Mare, chercheur à l’université de Johannesburg, estime néanmoins que les accusations portées contre le chef de l’État « vont jeter le discrédit sur ce qu’il a fait jusqu’à présent pour promouvoir l’émancipation des femmes ».

Sexe, mensonges et fuites

Ce n’est pas la première fois que de hauts responsables zimbabwéens sont accusés de maltraitance, voire de violence. En 2021, l’adjoint de Mnangagwa, Kembo Mohadi, a été contraint de démissionner après qu’ont été divulgués dans les médias des appels privés dans lesquels il sollicitait des faveurs sexuelles de jeunes femmes, y compris de la part de ses assistantes.

Sous l’administration de Mnangagwa, les attaques contre des femmes par l’appareil d’État, y compris les agents de la force publique travaillant de concert avec le pouvoir judiciaire, se sont poursuivies. La députée Joana Mamombe, et les militantes Netsai Marova et Cecilia Chimbiri, ont affirmé avoir été enlevées, abusées sexuellement et torturées pour avoir manifesté contre le fait que le gouvernement n’avait pas fourni d’équipements de protection individuelle aux Zimbabwéens pendant la pandémie de Covid-19. Au lieu d’être entendues et protégées, elles ont été accusées d’avoir menti et trainées devant les tribunaux.

Selon Barbara Gwangwara Tanyanyiwa, de la Coalition des citoyens pour le changement (CCC), « Mnangagwa n’est pas favorable à l’égalité des sexes, au contraire ! » « Il revient sur les acquis obtenus au fil des ans, ajoute-t-elle. Les femmes sont maltraitées sous sa présidence, et lui-même ne s’est jamais exprimé dans ces affaires. Il déchaîne les soldats et la police pour qu’ils harcèlent des citoyens innocents au lieu de les protéger. »

De fait, après son arrivée au pouvoir, Emmerson Mnangagwa avait promis d’œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, mais il tarde à appliquer les réformes envisagées. Son gouvernement ne respecte pas davantage la disposition de la Constitution qui veut que hommes et femmes soient également représentés dans les nominations publiques. En novembre 2017, sur les 39 membres de son cabinet et du gouvernement, seuls six étaient des femmes.

« Il n’a pas fait assez pour atteindre l’égalité des sexes telle qu’elle est inscrite dans la section 17 de la Constitution du Zimbabwe, déclare Linda Masarira, défenseuse des droits humains et présidente du parti d’opposition Travail, économistes et démocrates africains. Nous ne pouvons mesurer l’égalité que dans la pratique. En l’état actuel des choses, il n’y a pas de femme dans les hautes sphères de l’État. » Aujourd’hui, sur les 53 ministres, ministres d’État et vice-ministres qui composent le gouvernement, 17 sont des femmes. « Mnangagwa ne soutient pas les réformes visant plus d’inclusivité », regrette encore Barbara Gwangwara Tanyanyiwa.

Au Parlement, après les élections générales de 2018, les femmes occupaient 35 % des 350 sièges. Cela était en grande partie dû à un quota introduit en 2013. Il devait être supprimé en 2022, mais les législateurs zimbabwéens l’ont finalement prolongé pour dix années supplémentaires.

Par Jeune Afrique – Avec Farai Shawn Matiashe – The Africa Report

Congo-Genre : les femmes plaident pour leur représentativité dans le secteur maritime et portuaire

mai 24, 2022

Célébrée sur le thème « La place de la femme congolaise dans le secteur maritime », la première édition de la Journée internationale des femmes du secteur maritime a eu lieu à Pointe-Noire sous le patronage de Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

Le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya entouré de plusieurs femmes/Adiac

En plus du thème principal, quelques autres sous-thèmes ont été développés par différentes oratrices, notamment « Challenges et retour d’expériences » ; « L’implication des femmes en faveur d’une pêche et d’une aquaculture durables » ; « L’atelier de sensibilisation des jeunes filles aux métiers de la mer ».

Au terme des exposés, des recommandations ont été  formulées, à savoir la représentativité de la femme du secteur maritime et portuaire dans les sphères de décisions, la promotion de la prospérité professionnelle et l’autonomisation dans le secteur maritime pour permettre un avenir meilleur, la sensibilisation et la facilitation à la formation des métiers de la mer.

Après avoir rappelé le rôle de l’Organisation maritime internationale en faveur des femmes, le ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya a signifié l’intérêt de la célébration de cette journée pour permettre à la femme de créer un cercle de concertation et de réflexion, sur la visibilité efficiente de la femme évoluant dans le secteur maritime et portuaire du Congo. S’appuyant sur le thème national de cette journée, il a rappelé que l’égalité des sexes joue un rôle fondamental dans les progrès en matière de développement et de nombreux efforts doivent être fournis pour atteindre les objectifs souhaités.

« Le secteur maritime figure encore parmi les secteurs d’activités où les femmes sont sous-représentées, avec très peu de modèle référentiel permettant aux jeunes filles d’aspirer à devenir dirigeantes dans le secteur des transports. Cette journée doit nous amener à prendre conscience de l’engagement de l’Organisation maritime internationale à l’égard des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, particulièrement l’ODD n°5, visant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles par rapport au secteur maritime. Le président de la République a toujours placé la représentativité des femmes aux postes de décisions et leurs formations au métier de la mer au centre de ses préoccupations », a-t-il déclaré.

Précisons que la Journée internationale des femmes du secteur maritime est célébrée le 18 mai de chaque année. Le thème choisi pour cette édition a été « Formation-Visibilité-Reconnaissance : soutenir la mise en place d’un environnement de travail exempt d’obstacles ».

Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Documentaire: « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » projeté à Brazzaville

mars 31, 2022

Dans le cadre de la clôture des activités du mois dédié à la lutte pour les droits de femme, la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM) a projeté, le 30 mars à l’Institut français du Congo, le documentaire « Femmes et science en Afrique, une révolution silencieuse ».

1- Une capture du film « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » lors de sa projection à l’IFC/Adiac

C’est en présence de Kate Thompson-Gorry, Michel Welterlin et de la Pre Francine Ntoumi, respectivement réalisatrice, producteur et l’une des héroïnes du film, que s’est faite la projection du documentaire « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse ». Cette cérémonie s’inscrit dans la vision du programme « Femmes & Sciences » de la Fondation congolaise pour la recherche médicale dont les actions incluent des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire, l’encouragement des femmes engagées dans les sciences par l’attribution du prix d’encouragement scientifique et des bourses aux étudiantes.

« Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » est un documentaire inédit au cœur d’une communauté bouillonnante de femmes du continent, réservoir unique de talents pour la science et l’innovation. Des femmes qui, par leur dynamisme, leur travail acharné et leur implication pour l’égalité des droits, ont réussi à briser les stéréotypes dans le milieu de la recherche, tout en participant aujourd’hui au développement de l’Afrique.

Pre Tebello Nyokong (Chimiste) de l’Afrique du Sud, Pre Francine Ntoumi (Biologiste moléculaire) de la République du Congo et enfin, Zara Randriamanakoto (Astrophysicienne) de Madagascar, sont les trois protagonistes du film. En 51 min, l’œuvre les met en lumière et apporte des réponses aux questions ayant un lien direct avec leurs parcours et leurs exploits : qui sont ces femmes ? Quels obstacles ont-elles dû surmonter pour arriver au sommet de leur art ? Quel impact ont-elles sur leur communauté ? Sauront-elles trouver des solutions concrètes aux défis majeurs du XXIe siècle ? Et si le Einstein de demain était une femme africaine ?

2- Une vue des panélistes durant les échanges/DR

La projection du film s’est suivie d’une causerie-débat avec l’assistance composée, entre autres, des cadres ministériels, scientifiques, enseignants et chercheurs, étudiants, élèves, communicants, cinéastes, etc. « Mon métier de réalisatrice est avant tout de raconter des histoires qui peuvent porter, inspirer et faire découvrir des choses et des personnes qu’on ne connaît pas forcément. En étudiant le sujet de la science, j’ai découvert ces trois femmes exceptionnelles que je ne connaissais pas. Et d’ailleurs, le titre révolution silencieuse, c’est parce qu’il y a des femmes scientifiques en Afrique, mais peu d’entre elles sont connues. A travers ce film, j’ai voulu donner une voix à ces femmes et faire connaître cette révolution », a fait savoir Kate Thompson-Gorry, réalisatrice du documentaire sorti en 2019.

A ce propos, la Pre Francine Ntoumi, engagée dans la lutte contre le paludisme et présidente de la FCRM, a remercié toute l’équipe de production du film d’avoir bien voulu mettre sous les projecteurs les efforts des femmes africaines afin de porter haut cette science qui est importante pour l’avenir du continent. Aux jeunes filles intéressées par les métiers scientifiques, elle les a exhortées à se projeter à grande échelle en vue d’aller le plus loin possible. Ce, en s’appuyant sur la formation comme participation à la construction de ce rêve. « La femme ne doit pas limiter ses ambitions. Ce film est un outil formidable de plaidoyer, d’éducation et d’encouragement pour les filles et les femmes de science en Afrique », a-t-elle indiqué.

De ce temps de partage, Channie Rhonda Kono, étudiante en troisième année de biologie à l’Université Marien-Ngouabi, a exprimé sa satisfaction qu’aujourd’hui la société comprend de plus en plus que la femme est indispensable et qu’elle a beaucoup apporté dans le développement. « C’est juste magnifique de voir toutes ces femmes scientifiques rayonner, elles qui n’ont pas abandonné et qui pour nous jeunes sont de véritables modèles et sources d’inspiration », a-t-elle confié.

Notons que « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » a été produit par Michel Welterlin et la compagnie Taxi-Brousse, avec le soutien de Canal + international et de la fondation L’Oréal.

Lien pour suivre gratuitement le film en ligne : https://vimeo.com/418381005.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo