Posts Tagged ‘Femmes’

Espagne: arrêté pour avoir filmé à la dérobée l’entrejambe de centaines de femmes

août 21, 2019

 

Un homme de 53 ans a été écroué en Espagne pour avoir diffusé sur des sites porno des vidéos de centaines de femmes dont il filmait à leur insu les fesses ou l’entrejambe, notamment dans le métro, a annoncé mercredi la police.

Cet homme de nationalité colombienne est accusé d’être un voyeur pratiquant l’«upskirting», qui consiste à «enregistrer sans autorisation des vidéos sous les jupes et les robes des femmes pour les poster sur des sites pornographiques», selon le communiqué de la police. «L’enquête a débuté en mars quand les vidéos ont été découvertes sur des pages de contenu pornographique», a expliqué à la presse le policier Rafael Fernandez, inspecteur en chef des réseaux de l’unité de cyber-délinquance.

Au terme de mois d’enquête, l’homme a été arrêté en flagrant délit dans le métro de Madrid. Il posait sur le sol son sac à dos, dans lequel était caché un téléphone portable, caméra allumée, et filmait de près fesses et sous-vêtements, mais aussi parfois le corps entier et le visage. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire en Espagne pour «attentat à la pudeur» et «corruption, abus ou prostitution de mineures», certaines des femmes filmées à leur insu n’ayant pas 18 ans. Le quinquagénaire est soupçonné d’avoir publié 283 vidéos sur des sites pornographiques où ses images ont été vues plus d’un million de fois.

«Cinq cent cinquante-cinq femmes différentes y apparaissent, dont 29 ont pu être identifiées et entendues», a précisé Rafael Fernandez. L’homme aimait agir dans le métro et les trains de banlieue mais avait aussi suivi des femmes jusque dans des supermarchés, a relevé l’officier de police. Selon le communiqué, il agissait «de manière compulsive», étant capable de filmer près de trente femmes en cinq jours.

Ce type de voyeurisme, répandu grâce à la miniaturisation des caméras, est de plus en plus souvent dénoncé à travers le monde, notamment en Corée du Sud. En janvier, le Parlement britannique a adopté un projet de loi visant à punir de deux ans de prison le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes. En France, la «captation d’images impudiques» est punie par une loi promulguée en 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Menacé de ne «plus voir» ses enfants, il s’attaque aux yeux de son ex-compagne

juillet 1, 2019

 

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour tentative d’assassinat et écroué après avoir tenté de crever avec un couteau les yeux de son ex-compagne, qui l’avait selon lui menacé de ne «plus voir» ses enfants, ont indiqué ce lundi les parquets de Mont-de-Marsan et Dax. Opérée en urgence à Bordeaux, la jeune femme de 27 ans, mère de leurs trois enfants, aurait perdu son œil droit, le pronostic restant réservé concernant son œil gauche, a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax Jean-Luc Puyo.

Les faits ont eu lieu vendredi soir vers 22h30 dans la commune de Lit-et-Mixe dans les Landes, au domicile de la jeune femme, où l’homme a asséné une dizaine de coups de couteau à la victime. «Lors de ses auditions en garde à vue, a détaillé Jean-Luc Puyo, l’homme a expliqué que la jeune femme l’avait appelé pour l’injurier et lui dire qu’il ne verrait plus ses enfants. Il s’est rendu sur place et le ton est monté. Il a fait tomber la victime et il a expliqué que c’est à ce moment là qu’il a songé à lui crever les yeux, comme ça elle non plus ne pourrait plus voir ses enfants».

Au moment des faits, l’homme qui n’a pas pris la fuite et a été arrêté sur place par la gendarmerie à 2h30, était sous le coup d’un contrôle judiciaire après une altercation avec son ex-compagne quelques jours avant, qui lui avait valu une garde à vue. Écroué à Mont-de-Marsan, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité s’il est renvoyé aux assises sur le chef d’accusation de tentative d’assassinat. La jeune femme, séparée de son ex-conjoint depuis quelques semaines, n’a pas encore pu donner sa version des faits en raison de son état de santé.

Selon Sud-Ouest , l’homme avait déjà été placé en garde à vue et sous contrôle judiciaire par un juge des libertés plus tôt dans la semaine après deux altercations houleuses. Il avait interdiction de rentrer en contact avec la mère de ses enfants âgés de 3, 5 et 7 ans.

Chaque année en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. En 2017, 109 femmes et 16 hommes sont morts victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. La page Facebook «Féminicides par compagnons ou ex» a recensé 70 décès de ce type depuis le début de l’année 2019. Un collectif de familles et proches de victimes de féminicides appelle à un rassemblement le 6 juillet à Paris pour «demander solennellement au président de la République d’être le premier homme politique français à mettre fin à ce massacre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC/Kinshasa: Monique Kitoko lors d’une sensibilisation des femmes de l’UDPS sur le message de maman Denise TSHISEKEDI

juin 8, 2019

 

Publiée le 10 mars 2019 par Liberte Plus TV

Un réseau de prostitution roumain démantelé au Portugal

juin 4, 2019

 

Les autorités portugaises ont démantelé un réseau de prostitution actif dans plusieurs pays européens, arrêtant mardi dans le nord du pays huit Roumains dans le cadre d’une enquête menée depuis décembre en coopération avec Europol.

«Ce groupe qui opérait au Portugal et dans d’autres pays de l’Union européenne profitait de la vulnérabilité des victimes», a indiqué la police des frontières (SEF). L’opération a permis de libérer une vingtaine de femmes de nationalité roumaine qui ont reçu une assistance psychologique d’une équipe spécialisée dans l’aide aux victimes. Ce coup de filet a été lancé par plus d’une centaine d’inspecteurs de cette police et de ses collègues européens. Les suspects ont été mis en examen pour des crimes de trafic d’être humain, association criminelle, proxénétisme aggravé et blanchiment de capitaux.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mexique: un couple avoue le meurtre de 20 femmes

octobre 8, 2018

Vue d’Ecatepec, ville de la banlieue de Mexico, le 25 août 2016 / © AFP / MARIO VAZQUEZ

Un couple de Mexicains, arrêtés dans la banlieue de Mexico alors qu’ils transportaient des restes humains dans une poussette, a avoué avoir tué au moins 20 femmes, ont annoncé lundi les autorités judiciaires.

« Ce sont des faits vraiment inouïs, jamais nous n’avions été confrontés à une affaire de cette nature » a commenté le procureur de l’État de Mexico, Alejandro Gomez, sur Radio Formula.

Le couple, d’abord soupçonné d’avoir tué dix femmes, avait été arrêté jeudi à Ecatepec, une banlieue au nord-est de la capitale mexicaine, connue pour sa violence.

Mais l’homme a avoué le double de meurtres lors d’une première audience dans la prison où il est incarcéré. Et il a fourni des détails pour dix d’entre eux.

Le couple attirait les victimes en proposant à la vente des vêtements pour bébés. « Il s’agissait de mère célibataires (…) qui avaient besoin de vêtements à bas prix », a expliqué le procureur.

L’homme a admis avoir abusé sexuellement de plusieurs d’entre elles « avant de les tuer et de vendre leurs restes, ainsi que leurs affaires », selon M. Gomez, qui l’a qualifié de « tueur en série ».

Il aurait aussi reconnu avoir vendu le bébé de deux mois de l’une des victimes à un autre couple, qui a également été arrêté, selon le quotidien El Universal.

Le meurtrier a décrit les meurtres « avec un parfait naturel », a expliqué le procureur. « Je dirais même qu’il avait l’air content de l’avoir fait. Il veut que les gens voient sa photo, connaissent son nom ».

– Bougies et manifestations –

Les deux tueurs en série ont été identifiés comme Juan Carlos N. et sa femme Patricia N.

L’homme présente « un désordre mental avec psychose et trouble de la personnalité », tandis que la femme est « déficiente mentale depuis sa naissance, et sujette à des délires », selon un examen psychiatrique présenté au juge. « Mais les deux sont capables de distinguer le bien du mal ».

Le couple a trois enfants, dont un en bas âge.

Les enquêteurs ont fouillé leurs domiciles et découvert des restes humains, recouverts de ciment dans huit seaux d’une capacité de 20 litres chacun, ainsi que congelés dans un réfrigérateur à l’intérieur de sacs en plastique, selon un communiqué du parquet.

Les enquêteurs sont parvenus à remonter la piste des meurtriers en constatant que trois victimes avaient passé des coups de fil à un même numéro avant de disparaître.

Le fait divers a choqué les Mexicains, dans un pays pourtant habitué à la violence criminelle.

Après l’annonce de cette arrestation, des centaines de personnes ont défilé dans les rues d’Ecatepec avec des bougies et des fleurs blanches pour demander l’arrêt des féminicides.

Selon l’ONU, sept femmes sont assassinées chaque jour au Mexique. Dans l’État de Mexico, où est situé Ecatepec, 301 femmes ou jeunes filles ont été assassinées l’an dernier, selon des chiffres officiels.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 01h57)

Mukwege dédie son Nobel aux femmes « meurtries par les conflits et la violence de tous les jours »

octobre 5, 2018

Bukavu (RD Congo) – Le gynécologue congolais Denis Mukwege, co-lauréat du prix Nobel de la paix, a dédié vendredi sa récompense « aux femmes de tous les pays meurtries par les conflits et confrontées à la violence de tous les jours ».

« Ce prix Nobel traduit la reconnaissance de la souffrance et le défaut d’une réparation juste en faveur des femmes victimes de viols et de violences sexuelles dans tous les pays du monde et sur tous les continents », a-t-il déclaré dans une courte déclaration devant la presse dans sa clinique de Panzi à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

« C’est un pas important vers cette réparation tant attendue que nous devons tous à ces femmes qui ont tant souffert », a-t-il poursuivi, espérant que ce prix pourra aider les victimes en zones de conflit.

Le co-lauréat s’est déclaré « honoré » de partager son prix avec la Yazidie Nadia Murad « avec qui je partage ce combat ».

« Pendant près de 20 ans j’ai été témoin des crimes de guerre commis contre les femmes, des jeunes filles, des fillettes, des bébés », a rappelé le docteur Mugwege qui affirme avoir opéré quelque 50.000 femmes victimes des violences sexuelles au cours des conflits du Kivu dans l’est de la RDC.

« Je voudrais vous dire qu’à travers ce prix, le monde vous écoute et refuse l’indifférence. Le monde refuse de rester les bras croisés face à votre souffrance », a-t-il lancé à l’intention des femmes victimes.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 14h44)                                                        

En Mauritanie, les femmes violées risquent aussi la détention, dénonce HRW

septembre 5, 2018

Paris – Les femmes et filles victimes de viol en Mauritanie sont encore plus « mises en danger » par la criminalisation dans ce pays des relations sexuelles hors mariage, ou « zina », car elles peuvent être « poursuivies si elles ne parviennent pas à prouver l’absence de consentement », dénonce Human Rights Watch (HRW).

Dans un rapport de 101 pages publié mercredi, l’organisation de défense des droits de l’homme exhorte les autorités mauritaniennes à instaurer un « moratoire immédiat sur les poursuites et la détention des personnes pour +zina+ » et à « libérer sans tarder » celles détenues dans ce cadre.

« Les femmes et filles victimes de viol appréhendent le fait de porter plainte et d’intenter des poursuites judiciaires car, si elles ne parviennent pas à prouver leur absence de consentement, elles peuvent être pénalement poursuivies et détenues », relève HRW.

Celles qui portent plainte « malgré ce risque font souvent face à des policiers et autorités judiciaires qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux », déplore l’organisation, qui s’appuie notamment sur une trentaine d’entretiens avec des femmes et filles réalisés à Nouakchott et à Rosso (Sud).

HRW a rencontré cinq femmes et filles « qui ont dénoncé un viol, mais ont pourtant été elles-mêmes poursuivies pour +zina+ après avoir signalé leur agression à la police ». Celles auxquelles le tribunal avait accordé la liberté provisoire avant le procès « ont été obligées de pointer chaque semaine dans un commissariat », fustige HRW.

« Alors que selon la loi mauritanienne, le crime de +zina+ ne s’applique qu’aux +musulmans majeurs+, certains procureurs vont jusqu’à inculper des filles mineures de +zina+, surtout si elles sont enceintes, même si elles expliquent que leur grossesse est due à un viol », dénonce encore HRW.

« Peu de survivantes d’agressions sexuelles osent s’exprimer » en Mauritanie, rappelle HRW, qui a recueilli le témoignage de Mariama. Cette femme a rapporté avoir été « violée par un chauffeur de taxi à l’âge de 20 ans » et n’en a pas parlé à ses parents par peur. « Alors que j’étais enceinte de huit mois, ma mère s’en est rendu compte et m’a demandé comment c’était arrivé. C’est à ce moment là que je lui ai raconté le viol ».

Pris d’une « rage folle », son père l’a alors « amenée au commissariat et a dit aux policiers » que sa fille « devait être enfermée parce qu’elle avait couché avec un homme, et qu’il ne la voulait plus chez lui », rapporte HRW.

L’ONG rapporte aussi le calvaire de Rouhiya, qui dit avoir fui à 15 ans en juillet 2016 son père « qui abusait d’elle sexuellement » – et dont elle était enceinte – « pour chercher refuge chez un homme de 23 ans qui lui avait promis de l’épouser ». Peu après, a-t-elle rapporté, cet homme l’a « enfermée, droguée et violée collectivement avec trois autres hommes ».

La police l’a retrouvée au bout de deux semaines. Dans sa déclaration aux policiers, Rouhiya a révélé qu’elle connaissait un de ses agresseurs. Les policiers l’ont alors arrêtée et envoyée à la prison nationale pour femmes en l’accusant d’avoir eu des relations sexuelles hors mariage, selon HRW. Rouhiya a depuis été libérée grâce à une ONG et vit dans un foyer.

HRW pointe du doigt les « obstacles institutionnels, juridiques et sociaux que rencontrent les survivantes lorsqu’elles veulent rapporter à la police des incidents d’agressions sexuelles, amener les coupables devant la justice et obtenir un soutien médical et psychosocial ».

Si l’ONG relève des « avancées » ces dernières années concernant la protection juridique des femmes, elle estime que la loi mauritanienne « ne définit et ne pénalise pas convenablement les violences sexuelles ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 13h07

Au Pakistan, des femmes votent pour la première fois, d’autres en sont empêchées

juillet 25, 2018

Dans le village pakistanais de Mohri Pur, 3.200 femmes étaient inscrites sur les listes électorales, contre 8.000 hommes, pour les législatives du 25 juillet 2018. Aucune ne s’est rendue aux urnes. / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Voter ou ne pas voter ? Au Pakistan, société patriarcale, certaines femmes ont pu glisser mercredi pour la première fois de leur vie un bulletin dans l’urne. D’autres en ont été empêchées par leurs maris.

A Mohri Pur, petit bourg à 60 kilomètres de Multan, dans le centre rural du pays, le droit de vote est refusé aux femmes depuis environ 1947, époque de la fin du joug colonial britannique et de la naissance du Pakistan. Une décision prise par des anciens du village et restée inchangée depuis.

Cette année, nombre d’entre elles espéraient pourtant inverser la vapeur à l’occasion des élections législatives de mercredi et jouer enfin leur rôle dans le jeu démocratique. Environ 3.200 d’entre elles étaient inscrites sur les listes électorales, contre 8.000 hommes. Pourtant, aucune ne s’est rendue aux urnes.

« Pas une seule femme n’a voté », regrette Asia Bibi, l’adjointe du superviseur des élections à Mohri Pur, qui s’avoue « surprise et en colère ».

« Nos maris nous ont menacées de divorce si nous allions voter », explique Tanya Bibi, 25 ans, en passant devant le bureau de vote, une école de la ville, sans s’y arrêter.

La longue file d’attente qui s’étend devant le bâtiment est composée exclusivement d’hommes, leur carte d’identité à la main.

« Nous sommes ici pour voter. Mais nos femmes n’ont pas voté car il s’agit de notre vieille tradition, que nous avons préservée », affirme l’un d’eux, Muhammad Shamsher, à l’AFP.

Même Qasir Abbas, un avocat qui avait fait campagne pour le vote des femmes, est venu sans son épouse. « J’avais peur que les villageois mettent ensuite au ban ma famille », s’attriste-t-il.

Des villageois de Mohri Pur, que des hommes, font la queue pour aller voter le 25 juillet 2018. / © AFP / SS MIRZA

Selon Bismillah Iram, employée d’une ONG locale, des annonces ont été faites à la mosquée pour avertir les femmes de ne pas s’aventurer dans le bureau de vote.

Les anciens de Mohri Pur avaient à l’époque justifié leur décision d’interdire aux femmes de voter en affirmant qu’il en allait de l' »honneur » des hommes.

Ce concept, fréquent dans le code moral patriarcal en vigueur en Asie du sud, permet souvent de justifier l’oppression, voire le meurtre, de femmes. Qu’elles cherchent à étudier, travailler hors du domicile familial, ou simplement à choisir leur époux.

– « Complètement pakistanaise » –

Des femmes du bourg ont récemment expliqué à l’AFP qu’elles avaient déjà tenté, en vain, de voter lors de précédents scrutins. En 2015, seule l’une d’elles avait bravé l’interdiction. Elle s’était retrouvée ostracisée.

Mais une récente décision de la Commission électorale pakistanaise rendant obligatoire la participation d’au moins 10% de femmes dans chaque circonscription sous peine d’invalidation du résultat avait fait souffler un nouveau vent d’espoir.

Sur les près de 20 millions de nouveaux électeurs enregistrés pour ces législatives dans un pays de 207 millions d’habitants à forte croissance démographique, plus de 9 millions sont des femmes, selon la Commission.

A l’époque de l’indépendance, les anciens de Mohri Pur avaient justifié leur décision d’interdire aux femmes de voter en affirmant qu’il en allait de l' »honneur » des hommes.  / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

On ignorait dans l’immédiat combien d’entre elles ont effectivement voté mercredi. Mais de longues files de femmes attendant patiemment leur tour devant les bureaux de vote ont été vues à Karachi et Lahore, les deux mégapoles du pays.

Dans le district conservateur de Lower Dir (Nord-Ouest), elles ont même pour la première fois été incitées à voter. A Samarbagh, où les barbes blanches avaient jusqu’alors mis leur véto, les mosquées ont cette fois-ci enjoint aux femmes à se rendre aux urnes.

« J’ai voté aujourd’hui et me sens pleine de joie d’avoir exercé mon droit fondamental », se réjouit Bakht Sania Bibi, 46 ans, mère de trois enfants.

A 27 ans, Sajida Haleem, interdite de voter en 2013 et en 2015, crie victoire. « J’ai toujours pensé : +Pourquoi les hommes décident-ils pour nous ? Pouvons-nous en tant que femmes décider pour nous-mêmes+ », lance cette titulaire d’un Master en affaires sociales.

« Aujourd’hui, je me sens complètement pakistanaise, sourit-elle. On m’a rendu le droit dont on m’avait privée depuis mes 18 ans. »

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 18h51)

Céline Dion, 46e femme la plus riche des États-Unis

juillet 18, 2018

Céline Dion, au lancement de sa ligne de... (Renaud Philippe, archives The New York Times)

Céline Dion, au lancement de sa ligne de sacs à main, à Montréal, en août 2017.

Renaud Philippe, archives The New York Times

La chanteuse québécoise Céline Dion figure à la 46e place du palmarès 2018 des femmes autodidactes les plus riches des États-Unis dressé par le magazine Forbes.

La fortune de Céline Dion est évaluée à 430 millions de dollars US, ce qui équivaut à un peu plus de 565,1 millions de dollars CAD. Elle est sur un pied d’égalité au classement avec une femme d’affaires du domaine du design intérieur de la Californie, Adi Tatarko.

La liste est dominée par une femme d’affaires du Wisconsin, Diane Hendricks, qui possède 4,9 milliards US. L’éditrice et animatrice de télévision californienne Oprah Winfrey est au 6e rang en vertu d’une fortune évaluée à 3,1 milliards US.

La chanteuse Madonna est en 36e position avec ses quelque 590 millions US. Barbra Streisand est en 48e place avec 400 millions US devant Beyoncé Knowles, 53e, avec 355 millions US et Taylor Swift, en 60e place avec 320 millions US.

Céline Dion est considérée dans ce palmarès comme étant une résidante du Nevada.

La Presse Canadienne

Arabie saoudite: après la fin de l’interdiction des femmes au volant

juin 23, 2018

La Saoudienne Samar Al-Moqren conduit sa voiture dans les rues de Ryad le 24 juin 2018, à minuit, au moment où est levée l’interdiction aux femmes de conduire / © AFP / FAYEZ NURELDINE

L’interdiction aux femmes de conduire qui était en vigueur depuis des décennies en Arabie saoudite a été levée dimanche, et des conductrices ont aussitôt commencé à circuler dans les rues de Ryad.

Mettant fin à une interdiction unique au monde, l’Arabie saoudite autorise les femmes à conduire depuis dimanche 00h00 heure locale, une réforme historique pour le royaume ultraconservateur.

Aussitôt après l’expiration de l’interdiction, des femmes ont commencé dans la nuit à sillonner au volant les avenues brillamment éclairées de la capitale Ryad et d’autres villes du royaume. Certaines avaient mis à fond la stéréo de leur véhicule.

« C’est un événement historique pour chaque femme saoudienne », a déclaré Sabika al-Dosari, une présentatrice de la télévision saoudienne, avant de traverser la frontière avec le Bahrein à bord d’une berline.

« C’est une grande réussite », a dit un prince saoudien, le milliardaire Al-Walid ben Talal, dans une vidéo où l’on voit sa fille Reem en train de conduire un 4×4 tandis que ses petites-filles applaudissent sur la banquette arrière.

« Maintenant les femmes ont leur liberté », a déclaré le prince dans cette vidéo diffusée sur Twitter.

Annoncé en septembre 2017, ce changement historique inspiré par le prince héritier Mohammed ben Salmane fait partie d’un vaste plan de modernisation du riche pays pétrolier. L’interdiction de conduire était devenue le symbole du statut inférieur des Saoudiennes, décrié à travers le monde.

On s’attendait à ce que des milliers de conductrices prennent le volant dès dimanche, une journée attendue depuis longtemps par les Saoudiennes et qui, pour beaucoup, pourrait faire entrer dans une nouvelle ère la société de ce royaume régi par une version rigoriste de l’islam.

Une Saoudienne filme et apporte son soutien à Samar Al-Moqren (G) au volant de sa voiture à Ryad le 24 juin 2018, jour de la levée de l’interdiction aux femmes de conduire / © AFP / FAYEZ NURELDINE

« C’est un pas important et une étape essentielle pour la mobilité des femmes », a commenté Hana al-Khamri, auteure d’un livre à paraître sur les femmes dans le journalisme en Arabie saoudite.

« Les femmes en Arabie saoudite vivent dans un système patriarcal. Leur donner le volant aidera à défier les normes sociales et de genre qui entravent la mobilité, l’autonomie et l’indépendance », estime-t-elle.

Pour beaucoup de femmes, saoudiennes ou expatriées, cette mesure permettra de réduire leur dépendance à l’égard des chauffeurs privés ou des hommes de leurs famille, entraînant du même coup des économies financières.

« C’est un soulagement », a déclaré à l’AFP Najah al-Otaibi, analyste au centre de réflexion pro-saoudien Arabia Foundation.

« Les Saoudiennes éprouvent un sentiment de justice. Pendant longtemps, elles se sont vu refuser un droit fondamental qui les a maintenues confinées et dépendantes des hommes, rendant impossible l’exercice d’une vie normale », explique-t-elle.

– Impact économique –

En juin, le royaume a délivré les premiers permis de conduire à des femmes. Certaines ont échangé leur permis étranger contre un permis saoudien après avoir passé un test.

Des Saoudiennes participent à un atelier de conduite à Ryad, le 21 juin 2018 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Quelque trois millions de femmes pourraient se voir attribuer un permis et commencer à conduire d’ici 2020, selon le cabinet de consultants PricewaterhouseCoopers.

Des auto-écoles pour femmes ont vu le jour dans des villes comme Ryad et Djeddah. Certains Saoudiennes apprennent même à dompter des motos Harley Davidson, dans des scènes inimaginables il y a encore un an.

Beaucoup de Saoudiennes ont partagé sur les réseaux sociaux leurs projets pour dimanche, annonçant qu’elles accompagneraient leur mère boire un café ou manger une glace, une expérience à priori banale ailleurs dans le monde mais qui paraît exceptionnelle pour le pays.

Pendant des décennies, les conservateurs se sont servis d’interprétations rigoristes de l’islam pour justifier l’interdiction de conduire, certains allant même jusqu’à dire que les femmes ne sont pas assez intelligentes pour être au volant.

Sur le plan économique, les retombées peuvent être bénéfiques, selon des experts. La levée de l’interdiction devrait stimuler l’emploi des femmes, et, selon une estimation de Bloomberg, ajouter 90 milliards de dollars à l’économie d’ici à 2030.

Mais nombre de femmes craignent de rester la cible des conservateurs dans un pays où les hommes gardent le statut de « tuteurs » et décident à leur place.

En effet, les Saoudiennes doivent sortir voilées et restent soumises à de strictes restrictions: elles ne peuvent ni voyager, ni étudier, ni travailler sans l’autorisation de leur mari ou d’un homme de leur famille, ni manger seules dans un restaurant.

Une palestinienne vivant à Ryad s’entraîne sur un simulateur de conduite le 24 juin 2018, jour de la levée de l’interdiction de conduire des femmes / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Le gouvernement a récemment pris des mesures contre les abus masculins en punissant le harcèlement sexuel de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 300.000 rials (69.000 euros).

– Répression –

Sous l’impulsion du prince Mohammed, devenu héritier du trône il y a un an, le pays a aussi autorisé l’ouverture des salles de cinéma et les concerts mixtes, signe de son intention de revenir à un « islam modéré ».

Mais l’enthousiasme créé par l’annonce des réformes semble entaché par une répression contre les militantes qui se sont entre autres longtemps opposées à l’interdiction de conduire.

Selon les autorités, sur 17 personnes dernièrement arrêtées, neuf sont toujours en prison. Elles sont accusées d’avoir porté atteinte à la sécurité du royaume et d’avoir aidé les « ennemis » de l’Etat saoudien.

Des journaux progouvernementaux ont publié à la Une des photos de certaines de ces personnes, accompagnées du mot « Traîtres ».

Human Rights Watch (HRW) a indiqué cette semaine que deux autres militantes, Nouf Abdelaziz et Maya al-Zahrani, avaient été arrêtées, dénonçant « une vague incessante de répression ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 05h05)