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Aléna: Trump confirme sa ligne de fermeté extrême envers le Canada

août 31, 2018

Donald Trump à la Maison Blanche, le 31 août 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a rappelé vendredi sa ligne de fermeté extrême envers le Canada dans les négociations commerciales en cours, en confirmant d’un tweet des propos très durs ayant fuité dans la presse canadienne.

Dans son tweet, M. Trump s’est indigné que ses propos, tenus en toute confidence devant des journalistes, aient été publiés, mais « au moins, le Canada sait à quoi s’en tenir! », a-t-il écrit.

La fuite a fait dérailler les négociations qui se tiennent depuis mardi à Washington pour rénover l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Selon le quotidien canadien Toronto Star, le président républicain a confié à ses interlocuteurs que son administration entend ne faire aucun compromis avec le Canada et qu’un accord potentiel se ferait « uniquement à nos conditions ».

Donald Trump souligne qu’il s’abstient de le dire publiquement, car « ce serait si insultant qu’ils ne pourraient pas trouver d’accord ».

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 21h15)

États-Unis/Italie: Trump et Conte défendent la fermeté de Washington et Rome sur l’immigration

juillet 30, 2018

Donald Trump et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, s’apprêtent à donner une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, le 30 juillet 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump a salué lundi la fermeté sur l’immigration du nouveau chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, reçu avec chaleur à la Maison Blanche, où le président des Etats-Unis a mis l’accent sur ses affinités avec ce dirigeant européen populiste.

« Nous sommes tous les deux des outsiders en politique », a lancé le milliardaire républicain lors d’une conférence de presse commune.

« Mon gouvernement et l’administration Trump représentent tous deux le changement. Ils ont été choisis par les citoyens pour changer le statu quo et améliorer leurs conditions de vie », a renchéri Giuseppe Conte.

Selon la presse italienne, la visite à Washington de ce professeur de droit sans expérience politique devait lui permettre de se doter d’une stature internationale, lui qui, en Italie, est régulièrement dans l’ombre de ses deux encombrants vice-Premiers ministres qui l’ont choisi pour diriger le gouvernement: Luigi Di Maio, chef des antisystème du Mouvement 5 Etoiles, et Matteo Salvini, patron de la Ligue, une formation d’extrême droite.

Le président du Conseil italien a en tout cas reçu un hommage appuyé de Donald Trump pour sa politique migratoire résolument ferme — adoptée sous l’impulsion de Matteo Salvini, également ministre de l’Intérieur.

« J’ai décrit au président Trump l’approche novatrice de l’Italie », a-t-il dit, assurant que, grâce au bras de fer engagé par Rome, le reste de l’Union européenne avait désormais la « responsabilité de ne pas laisser toute la charge de la gestion de l’immigration sur les épaules des pays » en première ligne face aux arrivées par la mer Méditerranée.

Le président américain Donald Trump (à droite) reçoit le premier ministre italien Giuseppe Conte, dans le Bureau ovale, le 30 juillet 2018 / © AFP / SAUL LOEB

« C’est un homme qui fait un travail formidable », « je sais qu’il a une position très ferme à la frontière », a estimé le président américain, qui en a profité pour plaider la cause d’une réforme restrictive sur l’immigration aux Etats-Unis, qu’il peine à imposer au Congrès.

« Beaucoup d’autres pays en Europe devraient faire pareil », a estimé le locataire de la Maison Blanche, volontiers critique à l’égard de l’UE.

« Giuseppe » et « Donald » ont échangé plusieurs marques de chaleur et de proximité tout au long de leur rencontre, comme ils avaient commencé à le faire lors du sommet du G7, début juin au Canada, lorsque M. Trump avait trouvé le Premier ministre italien « super ». Ce dernier a assuré que son interlocuteur américain avait reconnu le rôle de l’Italie en faveur de la stabilisation de la Libye.

– Amis de la Russie –

Autre point commun entre les deux hommes: leur volonté d’améliorer les relations avec la Russie.

Photo des dirigeants du G7, le 8 juin 2018 à La Malbaie, au Canada / © POOL/AFP/Archives / Ludovic MARIN

« L’Italie est favorable à un dialogue avec la Russie, mais l’Italie considère également que le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie est fondamental », a dit l’Italien alors que le récent sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine a été vivement critiqué à Washington. Il a aussi estimé que les sanctions contre Moscou ne devaient pas être « une fin en soi », tout en reconnaissant qu’elles ne pourraient pas être levées du jour au lendemain.

Tout en défendant à nouveau sa « magnifique rencontre » avec le président russe, l’Américain a lui tenu à préciser que les sanctions américaines contre la Russie seraient « maintenues en l’état », soucieux de ne pas donner prise à ceux qui l’accusent de faiblesse face au maître du Kremlin.

Sur le commerce, les deux hommes partagent le même scepticisme à l’égard du libre-échange: M. Trump a dénoncé plusieurs accords internationaux comme l’Aléna (avec le Canada et le Mexique) ou l’accord de libre-échange transpacifique (TPP), tandis que le gouvernement de M. Conte refuse de ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA).

Donald Trump a toutefois estimé que « quelque chose » serait fait pour réduire le déficit commercial américain à l’égard de l’Italie.

Selon Nick Ottens, de l’Atlantic Council, le président américain « risque de ne pas trouver l’allié auquel il s’attend » avec le chef du gouvernement italien.

Sur les échanges commerciaux, le rejet par le nouveau gouvernement italien des accords multinationaux risque de compromettre l’objectif de M. Trump de parvenir à éliminer tout tarif douanier avec l’Union européenne, explique cet expert.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 22h02)

Poutine ordonne à l’armée russe de répondre à toute menace en Syrie avec une extrême fermeté

décembre 11, 2015

Moscou – Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l’armée russe de répondre avec une extrême fermeté à toute force qui la menacerait en Syrie, près de trois semaines après la destruction par l’aviation turque d’un bombardier russe près de la frontière syrienne.

J’ordonne d’agir avec une extrême fermeté, a déclaré M. Poutine lors d’une réunion avec les responsables du ministère de la Défense. Toute cible menaçant les unités russes ou nos infrastructures au sol sera détruite immédiatement.

Il est important de coopérer avec tout gouvernement qui est réellement intéressé par l’élimination des terroristes, a-t-il toutefois poursuivi, citant comme exemple l’accord pour éviter les incidents dans le ciel syrien conclu avec la coalition internationale menée par les États-Unis.

La Russie avait déjà pris des mesures supplémentaires pour protéger ses avions en Syrie après le crash le 24 novembre d’un Su-24, abattu par l’aviation turque près de la frontière syrienne, une action qui a provoqué une grave crise dans les relations entre Moscou et Ankara.

Les bombardiers russes effectuent ainsi désormais leurs missions en Syrie sous la protection de chasseurs. Des systèmes de DCA S-400 ont été déployés sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Le croiseur lance-missiles Moskva, navire-amiral de la flotte de la mer Noire, mouille également depuis l’incident au large de Lattaquié.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2015 12h08)