Posts Tagged ‘Fermeture’

Immigration : Darmanin en faveur des camps fermés comme en Grèce

octobre 11, 2021

En visite sur le camp de Samos (Grèce), le ministre de l’Intérieur a appelé à l’ouverture de camps similaires en Espagne ou en Italie.

En visite en Grece, Gerald Darmanin a appele a la construction de camps d'accueil fermes dans tout le sud de l'Europe.
En visite en Grèce, Gérald Darmanin a appelé à la construction de camps d’accueil fermés dans tout le sud de l’Europe.© Sebastien JARRY / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP), lundi 11 octobre, Gérald Darmanin a fait part de son intérêt pour le « modèle grec » de gestion de l’immigration clandestine. Concrètement, le ministre de l’Intérieur fait référence aux camps d’enregistrements sécurisés, comme il en existe par exemple sur les îles grecques de Samos et Lesbos. Pour assurer une meilleure gestion européenne, Gérald Darmanin suggère par ailleurs que de tels camps d’accueil soient installés dans les pays méditerranéens, comme l’Italie, l’Espagne ou Malte.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur s’était rendu sur l’île grecque de Samos en mer Égée face à la Turquie où les autorités grecques avaient inauguré fin septembre un camp « fermé et à accès contrôlé » entouré de barbelés et de miradors. Les demandeurs d’asile ne peuvent sortir que de 8 heures à 20 heures, et sont contraints de présenter leurs empreintes digitales et un badge électronique au portail magnétique à l’entrée.

Ce camp a remplacé l’ancien camp surpeuplé et sordide, situé près du port de Vathy. La Grèce s’est engagée à construire d’autres camps « fermés » comme celui de Samos, grâce à des fonds européens, sur quatre autres îles de la mer Égée.

Les ONG pas convaincues

« Nous demandons aux pays du sud de l’UE de faire comme les Grecs de contrôler davantage les frontières extérieures et aux autres pays d’accepter un système de solidarité », a déclaré le ministre français. Pour de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, ce nouveau camp « empêche d’identifier de manière efficace les personnes vulnérables » et « limite l’accès des demandeurs d’asile aux services ».

« De l’avis de personnes qui travaillaient dans l’ancien camp de Vathy, mais aussi de demandeurs d’asile, les conditions de vie sont meilleures », a pourtant assuré le ministre français. « Ce camp impressionnant a été pensé comme un centre d’attente et permet aux Grecs de bien tenir leurs frontières », a-t-il ajouté.

Par rapport à 2015, où certains djihadistes s’étaient infiltrés dans le flot de réfugiés arrivés en Grèce et avaient pu participer aux attentats du 13 Novembre à Paris, la sécurité a été renforcée sur les îles grecques. « Il existe toujours des craintes d’attaques terroristes, mais aujourd’hui en France, la menace est essentiellement endogène », a précisé Gérald Darmanin.

La France qui exercera la présidence semestrielle de l’Union européenne à partir de janvier compte faire du renforcement des frontières extérieures de l’Europe une priorité. « Nous aimerions que tous les pays qui sont aux frontières de l’Europe puissent avoir la même politique de contrôle et d’enregistrement des personnes qui entrent sur le territoire européen », a noté le ministre français.

Inquiétude sur de nouvelles arrivées

« Beaucoup d’étrangers entrent en Europe sans être enregistrés et on ne sait pas, quand ils arrivent en Allemagne ou en France, quel âge ils ont, quelle est leur nationalité, par où ils sont rentrés », constate-t-il. Athènes se félicite de la décongestion des camps sur les îles de l’Égée, mais les ONG expliquent cette baisse par le refoulement des migrants vers la Turquie, ce que la Grèce nie.

« Nous faisons confiance aux Grecs pour faire la transparence nécessaire sur ce qu’il s’est passé. Nous devons aux Grecs beaucoup de solidarité, mais nous devons aussi exiger d’eux de la responsabilité, comme tous les pays qui se trouvent aux frontières de l’Europe », a réagi Gérald Darmanin.

Il s’est prononcé pour une politique migratoire européenne commune. « Regardez ce qui se passe en Afghanistan ou en Biélorussie, nous ne savons pas de quoi sera fait demain ! » a averti le ministre, se disant « attaché à ce que l’agence Frontex voie ses moyens humains et financiers augmentés ».

Par Jeune Afrique avec AFP

L’Algérie ferme son espace aérien au Maroc

septembre 24, 2021

Avec TV5/Afrique

COVID-19 (Trois-Rivières): la Terrasse aux Confluents ferme de façon préventive

août 5, 2021

 

C’est maintenant au tour de la Terrasse aux Confluents du musée Boréalis de fermer ses portes de mesure préventive jusqu’à lundi en raison d’un cas de COVID-19 chez les employés, même si la Santé publique ne l’obligeait pas. Le manque de personnel a forcé cette décision.

Un employé de la Terrasse aux Confluents a testé positif à la COVID-19, forçant une fermeture préventive en raison du manque d’employés.

© SYLVAIN MAYER Un employé de la Terrasse aux Confluents a testé positif à la COVID-19, forçant une fermeture préventive en raison du manque d’employés.

L’absence de l’employé en question allait empêcher le restaurant de fonctionner correctement, étant déjà à court de personnel depuis un bout, comme plusieurs établissements du même domaine. Rappelons que des établissements du centre-ville de Trois-Rivières avaient également fermé par mesure préventive la semaine dernière

«On était déjà en pénurie de main-d’oeuvre sur la terrasse. Le fait que cette personne ne soit pas disponible pour les 14 prochains jours nous a un peu pris de court. On était déjà sur la fesse sur le plan des ressources humaines et c’est pour ça qu’on a décidé de fermer», a fait valoir la directrice générale adjointe chez Culture Trois-Rivières, Valérie Bourgeois.

Selon l’enquête épidémiologique de la Santé publique, le cas au sein de l’équipe de la Terrasse aux Confluents n’entraîne pas de tests préventifs au sein des employés, ni de devoir contacter la clientèle qui est venue au restaurant cette semaine. Toutefois, l’administration voulait laisser la liberté aux employés de le faire quand même.

«On s’est dit qu’on allait être plus blanc que blanc. On va donc nettoyer toute la terrasse, comme ça quand on va rouvrir mardi, on va être certains. Même s’il n’y avait pas de risques, on va quand même tout faire en sorte pour que la réouverture se passe bien», a soutenu Mme Bourgeois, qui était en mode réaction jeudi après-midi, n’ayant pas de plan concret encore pour mardi.

Il faut également que l’équipe s’ajuste à la situation. «Il faut refaire les horaires, revoir les services, revoir nos menus parce qu’il faut vraiment passer la fin de la saison avec nos ressources disponibles», de continuer la directrice générale.

Depuis le début de la pandémie, la sécurité des employés est au coeur des valeurs de Culture Trois-Rivières, qui veut les accompagner à travers cette crise en étant à l’écoute de leurs besoins. En outre, de fermer de façon préventive se veut aussi une façon de rassurer les clients.

«On est super rigoureux dans nos mesures, on applique la distanciation, le port du masque de procédure, le nettoyage des mains. […] Justement, si les employés n’ont pas besoin d’aller se faire tester, c’est que les mesures ont vraiment été respectées dans le milieu de travail et au sein de la clientèle.»

En plein coeur de la pénurie de main-d’oeuvre

Selon Valérie Bourgeois, ce sont deux problématiques qui se touchent en ce moment, soit le manque de personnel et la hausse des cas de COVID-19. «On est habitués à une capacité organisationnelle et là, elle est réduite en ce moment parce qu’il nous manque des gens. Les éclosions actuelles viennent juste ajouter une pression supplémentaire sur les employés qui sont là», a-t-elle soulevé.

Les organisations doivent désormais mettre les bouchées doubles pour maintenir leurs services à plein potentiel sans quoi elles pourraient être contraintes de les réduire. «La réduction de services et des heures d’ouverture, c’est possible que ce soit des choses qu’on envisage pour le reste de la saison. Si on n’est pas capables de recruter de nouvelles ressources, on devra revoir nos heures et le menu pour être dans quelque chose de plus simple», d’émettre Mme Bourgeois.

Différents scénarios sont donc évalués pour la réouverture de mardi pour laquelle on espère avoir suffisamment de personnel pour offrir le minimum de services pour la Terrasse aux Confluents. À noter que la fermeture du restaurant n’influe pas sur le musée Boréalis, qui reste ouvert au public.

Avec Rosie St-André – Le Nouvelliste 

Canada: La frontière entre le Québec et l’Ontario fermée dès lundi

avril 16, 2021

Le Québec a emboîté le pas au gouvernement ontarien et a décidé de fermer lui aussi sa frontière la plus à l’ouest, vendredi soir, au moment où l’Ontario est en proie à une situation sanitaire qui n’a rien de rassurante, selon les experts. À partir de lundi, des barrages routiers seront érigés par les deux provinces pour restreindre les déplacements non-essentiels.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

© Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

« Dès lundi, nous fermerons notre frontière avec l’Ontario et nous assurerons un contrôle serré des déplacements. Nous sommes en discussion avec le gouvernement ontarien pour déterminer les modalités », a annoncé la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, vendredi soir.

Son annonce est survenue peu après celle du premier ministre ontarien, Doug Ford, qui s’est dit inquiet de « perdre la bataille entre les variants et les vaccins ». Il a annoncé la fermeture de ses frontières avec le Québec et le Manitoba, parmi une série nouvelles mesures sanitaires.

Les seules exceptions permises pour se rendre en Ontario seront pour le travail, l’obtention de soins médicaux et le transport de marchandises. Le premier ministre Ford a également exhorté le fédéral de restreindre encore plus les déplacements internationaux.

« Si une personne n’a pas de raison valide pour se rendre en Ontario, elle devra faire demi-tour », a averti la solliciteuse générale de l’Ontario, Sylvia Jones, lors d’un point de presse, vendredi après-midi.

L’Ontario a également prolongé à six semaines son « ordonnance de rester à la maison », décrétée la semaine dernière et ayant pour but de réduire les déplacements non essentiels. La province a rejeté l’idée d’imposer un couvre-feu similaire à celui en vigueur au Québec. Elle imposera toutefois de nouvelles restrictions à la pratique de sports extérieurs, comme le golf, et interdira dès samedi les rassemblements extérieurs de personnes issues de foyers différents.

Nouveaux barrages

Les villes d’Ottawa et de Gatineau seront ainsi une nouvelle fois séparées par des barrages policiers, après une première interdiction des déplacements interprovinciaux non-essentiels au printemps dernier, imposée par le Québec. « J’espère que les raisons humanitaires seront permises. On a besoin d’exceptions », a réagi le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, peu après l’annonce de l’Ontario qui n’en faisait pas mention. Le maire invite le gouvernement Ford à tenir compte de la réalité de la région frontalière, où les résidants ont l’habitude de se déplacer d’une rive à l’autre de la rivière des Outaouais. « Mais c’est une décision qui leur appartient », conclut-il.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a pour sa part critiqué plus sévèrement la mesure de son gouvernement. « Je n’ai jamais été un grand adepte des barrages », a-t-il laissé tomber, vendredi soir, dans un appel avec des journalistes. « Nous n’avons pas été consultés. C’est une loi de la province de l’Ontario, nous n’avons pas beaucoup de choix, et ça va nous coûter beaucoup d’argent pour les services policiers. »

Bientôt 15 000 cas ?

Les nouvelles mesures imposées par l’Ontario sont justifié par une importante dégradation de sa situation sanitaire, et des projections qui laissent entrevoir une catastrophe à venir. La province enregistrait vendredi un autre record de nouveaux cas de COVID-19, à 4812. Des modélisations présentées par des experts gouvernementaux vendredi ont dressé un portrait encore plus inquiétant : si des mesures fortes n’étaient pas prises par l’Ontario, le nombre de ses nouveaux cas par jour pourrait dépasser les 15 000. Déjà, tant les cas de COVID-19 et les hospitalisations sont à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie dans cette province.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a par ailleurs offert vendredi matin au gouvernement Ford de déployer en Ontario des effectifs de la Croix-Rouge, dont des unités mobiles de vaccination et un coup de main dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée. Une porte-parole du premier ministre Ford a toutefois indiqué aussitôt que le gouvernement déclinait l’offre d’Ottawa, parce qu’inutile. Selon son gouvernement, l’Ontario a besoin de plus de vaccins, pas de vaccinateurs.

Appel aux autres provinces

Le gouvernement Ford a par contre demandé à d’autres provinces de lui prêter des infirmières et d’autres travailleurs de la santé, alors que les hôpitaux sont poussés à bout, surtout aux soins intensifs, par la flambée des infections et la pénurie de personnel.

Dans une lettre à ses homologues des autres provinces et territoires, la sous-ministre de la Santé de l’Ontario, Helen Angus, explique que sa province aura besoin de 4145 infirmières de plus dans le seul secteur hospitalier au cours des quatre prochains mois. Elle demande aussi 620 autres professionnels de la santé, y compris des infirmières et des inhalothérapeutes. Le besoin est le plus aigu dans le sud de l’Ontario, plus précisément dans le Grand Toronto et les environs immédiats.

Avec La Presse canadienne par  Boris Proulx

Canada-Québec: Une 4e école ferme ses portes en raison des variants en Mauricie

avril 12, 2021

L’École secondaire des Chutes, à Shawinigan, sera fermée jusqu’au 22 avril en raison de la présence de deux cas de variants. Les élèves devront donc suivre tous leurs cours en ligne.

Archives

© /iStock Archives

Environ 750 élèves fréquentent cet établissement, selon le site Internet du Centre de services scolaire de l’Énergie.

«Nous savons maintenant que 2 cas positifs du COVID reliés à un variant ont été identifiés à notre école», a indiqué dimanche la direction de l’école sur sa page Facebook. Il s’agit d’un élève et d’un membre du personnel.

Comme il y a présence d’un variant, 40 élèves et 14 membres du personnel, majoritairement des enseignants, sont donc en isolement préventif.

160 périodes d’enseignement et de surveillance auraient été à combler en l’absence d’autant d’employés. La direction n’a donc eu d’autre choix que de suspendre l’enseignement en présentiel.

Les élèves peuvent aller récupérer leurs effets personnels lundi, à l’exception de ceux qui se trouvent dans les groupes visés par les cas et qui seront contactés par la direction à ce sujet.

Trois autres écoles du Centre de services scolaire de l’Énergie sont déjà fermées en raison du grand nombre de personnes en retrait préventif, ce qui nuit au fonctionnement des établissements scolaires.

Il s’agit de l’École secondaire Paul-Le Jeune et de l’École primaire La Providence, toutes deux situées à Saint-Tite, ainsi que de l’École du Rocher à Shawinigan où les élèves font l’école à distance.

Au Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, neuf classes sont fermées dans six écoles différentes.

Par  CBC/Radio-Canada avec des informations de Jacob Côté

France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Fermez les écoles et reconfinez le Grand Montréal, réclament des médecins

avril 2, 2021

 

Un groupe de médecins réclame la fermeture des écoles et le reconfinement immédiat du Grand Montréal, estimant que « c’est une question de jours avant que le feu prenne à Montréal aussi ».

Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

Le collectif COVID-STOP, notamment composé d’épidémiologistes et d’un microbiologiste-infectiologue, estime que les autorités devraient reproduire dans la métropole et ses banlieues ce qui a été annoncé mercredi pour les villes de Québec, Lévis et Gatineau.

Depuis jeudi soir, et pendant au moins une dizaine de jours, les citoyens de ces trois villes, où la situation est jugée «critique», reviennent au palier rouge pour lutter contre la troisième vague de COVID-19.

Tous les commerces non essentiels doivent fermer leurs portes, de même que les écoles primaires et secondaires, les restaurants, les cinémas, les salons de coiffure, les salles de spectacles, les gyms, les musées et autres lieux publics.

Aussi, pour éviter les contacts et les rencontres, le couvre-feu passe de 21 h 30 à 20 h, et ce, jusqu’à 5 h le lendemain matin.

À Montréal, le nombre de nouveaux cas est à la hausse. Il était de 269 dimanche, de 305 lundi, de 348 mardi et de 393 mercredi.

Prendre des mesures

Le Dr Amir Khadir, infectiologue et microbiologiste au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, croit qu’il faut cesser de se rabattre sur «la pensée magique» et de croire que Montréal «par magie va échapper» à une hausse marquée de cas de COVID-19 en raison des variants présentement en circulation.

«Je pense qu’il serait prudent de ne pas attendre qu’on soit complètement débordés pour prendre des mesures, parce que ce faisant, on s’épuise collectivement, on prolonge des choses inutilement», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission RDI Matin.

Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l'hôpital Pierre-Le Gardeur.

© Romain Schué/Radio-Canada Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l’hôpital Pierre-Le Gardeur.

Selon lui, le reconfinement constitue toutefois qu’une partie de la solution. «Il y a des mesures à prendre au-delà de juste confiner», affirme-t-il.

«Pour nous, ce temps d’arrêt c’est surtout pour rapidement déployer les tests rapides pour faire des dépistages massifs, des dépistages auto-administrés, parce qu’on n’a pas de personnel [suffisant] pour aller mettre un petit bâton dans le nez de tout le monde», dit-il.

Cela permettrait de «reprendre le contrôle» de l’épidémie dans les écoles et les milieux de travail, estime-t-il.

La question de la ventilation représente un autre problème à résoudre, d’après lui. La manière dont le ministère de l’Éducation prend pour contrôler la qualité de l’air «n’est pas la bonne», plaide-t-il. «Installez des purificateurs d’air de manière adéquate dans les écoles», réclame-t-il.

De la prévention

De son côté, la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame et membre de COVID-STOP, parle de prévention. «On voudrait prévenir plutôt que guérir», explique-t-elle.

Les variants sont très contagieux et font augmenter rapidement le nombre de cas. «On voit ce qui se passe en France et à Toronto, a-t-elle lancé. Quand le feu prend, c’est comme de mettre une étincelle dans de la paille.»

Le regroupement COVID-STOP a convoqué les médias vendredi matin pour expliquer son point de vue lors d’une conférence de presse virtuelle.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : déplacements limités partout en France, fermeture des écoles, vaccination… Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron

mars 31, 2021

Pour tenter d’endiguer la «troisième vague» de l’épidémie, le chef de l’État a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions qui s’appliquent à tout le territoire métropolitain.

Emmanuel Macron a tranché. Face à la «troisième vague» de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’État s’est résolu à étendre les «mesures de freinage» à l’ensemble du territoire et à aménager le calendrier scolaire. Devant la nouvelle flambée épidémique, le président appelle «à la mobilisation de chacun» au mois d’avril, «où beaucoup se joue»

Après un an de restrictions, il s’agit de «fournir chacun un effort supplémentaire», pour «protéger» les «malades» et «nos enfants», a-t-il insisté mercredi soir lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée. La nouvelle stratégie sanitaire de l’exécutif sera défendue jeudi par le premier ministre, devant le Parlement, et soumise à un vote consultatif des députés et des sénateurs.

● Les restrictions de déplacement étendues à l’ensemble du territoire

C’est la fin des mesures «localisées». «Plus aucune région n’est épargnée», a assuré le chef de l’État, insistant sur la puissance du variant anglais. En conséquence, la limitation des déplacements en journée, qui concernait depuis le 18 mars 19 départements en zone rouge, va être étendue à l’ensemble du territoire métropolitain. À partir de samedi soir, et pour quatre semaines, il ne sera plus possible de se déplacer dans un périmètre de plus de 10 km, sauf motif impérieux, a annoncé le chef de l’État.

L’attestation ne sera pas nécessaire pour ces déplacements dans un périmètre de 10 km en journée. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation sera en revanche exigée.

● Une tolérance pour se déplacer pendant le week-end de Pâques

Les Français pourront choisir leur lieu de confinement. Qu’il s’agisse d’un changement de région ou d’un retour en France depuis un pays étranger, une tolérance sera de mise pour les déplacements qui se feront durant ce week-end de Pâques. Les «contrôles et sanctions» seront en revanche «renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements» et pour «encadrer la consommation d’alcool».

● Les écoles fermées pendant trois semaines, les vacances de printemps unifiées

C’est le retour des cours à distance. Un an après une fermeture inédite des écoles, les établissements scolaires n’accueilleront plus d’élèves la semaine prochaine. Jusqu’au samedi 10 avril, les cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées se feront en «distanciel». Les vacances de printemps débuteront ensuite le 12 avril pour une durée de deux semaines pour toutes les zones. Enfin, à partir du 26 avril et pour une semaine, les cours reprendront en «présentiel» à l’école primaire et en maternelle, et à distance dans pour les collégiens et les lycéens. Le 3 mai marquera la réouverture générale des établissements scolaires avec des jauges adaptées.

De leur côté, les étudiants pourront continuer à se rendre à l’université pour une journée par semaine.

● Tous les dispositifs maintenus pour les parents qui doivent garder leurs enfants

En conséquence de la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois semaines, le chef de l’État a rappelé que les parents concernés qui doivent garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler «auront droit au chômage partiel». Pour les salariés, commerçants, indépendants, entrepreneurs et entreprises, «tous les dispositifs seront prolongés».

● La vaccination étendue aux plus de 50 ans le 15 mai

«Vacciner, vacciner, vacciner sans répit.» Une fois encore, Emmanuel Macron souhaite accélérer sur la vaccination en fixant de nouveaux objectifs : les personnes de plus 60 ans pourront se faire vacciner le 16 avril, celles de plus de 50 ans y auront accès au 15 mai. Enfin, tous les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront le faire dès la mi-juin. Une «stratégie spécifique» sera aussi adoptée pour «toutes les professions les plus exposées», comme les enseignants et les forces de l’ordre.

● Des renforts supplémentaires en réanimation

Emmanuel Macron a salué «l’action remarquable de nos soignants, en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques», et annoncé qu’ils «sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires». Le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000, a-t-il ajouté.

● Tous les commerces non essentiels fermés en France

Conséquence de l’élargissement à tout l’Hexagone des mesures de restriction imposées dans 19 départements, tous «les commerces seront fermés dans tout le territoire métropolitain selon la liste déjà définie», a précisé Emmanuel Macron. Seuls resteront ouverts les commerces considérés comme essentiels.

● Le télétravail doit être «systématisé»

Concernant le télétravail, qui «est sans doute la mesure la plus efficace» selon le chef de l’État, il sera «systématisé». «J’appelle tous les travailleurs et employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent», a déclaré Emmanuel Macron.

● Culture, bars, restaurants… Une réouverture progressive à partir de la «mi-mai»

Lieux de culture et de sport, bars, restaurants, cafés, commerces… Grâce aux «efforts d’avril» et au «déploiement de la vaccination», Emmanuel Macron souhaite «rouvrir progressivement le pays» à partir de la «mi-mai». «Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive», assorti de «règles strictes», promet-il, afin de «retrouver progressivement une vie normale».

● Des «erreurs» commises mais «nous avons bien fait» de ne pas reconfiner

Le chef de l’État a admis avoir commis «des erreurs» dans sa gestion de la crise sanitaire. Mais sur la stratégie de ne pas reconfiner au mois de janvier, contrairement à plusieurs pays européens, Emmanuel Macron considère qu’il a «bien fait». «Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que «croire en la responsabilité des Français» n’est «jamais un pari».

Par Le Figaro par Loris Boichot, Jim Jarrassé, Dinah Cohen et Coline Vazquez

Covid-19 : face à une troisième vague en Europe, le Maroc se calfeutre

mars 31, 2021
Un avion de la Royal Air Maroc (RAM).

Ces dernières semaines, le royaume a pris la décision de suspendre les liaisons aériennes avec une quarantaine de pays. La France et l’Espagne sont les derniers en date.

Le royaume a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les liaisons aériennes avec 39 pays, dont certains sont de gros pourvoyeurs de touristes pour le Maroc, pour freiner la propagation du Covid-19, dont le nombre de cas a fortement progressé en Europe depuis début mars. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que cette suspension concernent les vols de passagers, les « vols spéciaux de passagers » étant eux soumis à des contrôles renforcés.

Ces « vols spéciaux » sont des vols non-réguliers organisés pour une circonstance particulière, comme un rapatriement d’urgence. Les conditions d’accès à ces vols spéciaux demeurent néanmoins floues à l’heure qu’il est.

LA FRANCE, AVEC 1,9 MILLION DE TOURISTES QUI SE RENDENT CHAQUE ANNÉE AU MAROC, EST DE LOIN LE PREMIER PAYS DE DÉPART VERS LE ROYAUME

Depuis le 30 mars les liaisons régulières avec la France et l’Espagne en particulier sont suspendues, toutes compagnies aériennes confondues. Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec 1,9 million de touristes qui se rendent chaque année au Maroc, est de loin le premier pays de départ vers le royaume. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815 000 touristes par an. Sans compter que les deux Etats européens comptent une forte communauté marocaine binationale.

Baisse des recettes

Autant dire que le cru 2021 s’annonce particulièrement médiocre pour le tourisme marocain, un secteur déjà touché de plein fouet par la crise sanitaire mondiale depuis janvier 2020. En constante hausse depuis 2012, le nombre de visiteurs étrangers du Maroc avait atteint la barre des 13 000 000 en 2019, selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme. Sur l’année 2020, le secteur touristique marocain a été confronté à une baisse des recettes en devises de l’ordre de 60 %.

Parmi les autres pays européens concernés par les mesures marocaines, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Du côté africain, les liaisons avec l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore la Guinée-Conakry, ont elles aussi été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

SUR LE FRONT DE LA VACCINATION, LE MAROC SE CLASSE PARMI LES BON ÉLÈVES MONDIAUX, AVEC PLUS DE 8 % DES MAROCAINS QUI ONT REÇU LEURS DEUX DOSES DE VACCIN À CE JOUR

Sur le front de la vaccination, le Maroc se classe parmi les bon élèves mondiaux, avec plus de 8 % des Marocains qui ont reçu leurs deux doses de vaccin à ce jour. Sur le continent africain, le royaume est même le plus performant dans le domaine. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France, tous concernés par la suspension des liaisons aériennes avec le Maroc, se classent derrière le royaume en termes de vaccination de leur population.

Avec Jeune Afrique

États-Unis: Expulsé de Twitter, où ira maintenant Donald Trump?

janvier 11, 2021

WASHINGTON — Donald Trump a été réduit au silence sur les principaux réseaux sociaux après l’assaut lancé par ses partisans contre le Capitole des États-Unis la semaine dernière. Reste maintenant à voir s’il sera capable de se procurer un nouveau mégaphone virtuel pour rejoindre ses millions de fidèles.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’application Parler, très populaire dans les cercles de la droite, était un choix évident, du moins jusqu’à ce que Google, Apple et Amazon décident de sévir. Les deux premiers l’ont chassée de leurs boutiques numériques et le troisième l’a expulsée de ses services d’hébergement dans la nuit de dimanche à lundi.

Le PDG de Parler a indiqué que cela pourrait empêcher son application de fonctionner pendant une semaine, mais il rêve peut-être en couleurs. Même s’il déniche un nouvel hébergement pour son produit, sans moyen de l’installer sur les téléphones intelligents, on imagine difficilement Parler gagner en popularité.

Disponible depuis deux ans, Parler prétend compter 12 millions d’utilisateurs. La firme Sensor Tower évoque plutôt dix millions d’abonnés, dont huit millions aux États-Unis. En comparaison, M. Trump était suivi par 89 millions de personnes sur Twitter.

M. Trump pourrait quand même se tourner vers Parler, où ses fils Eric et Donald fils sont déjà présents. Parler a toutefois frappé un mur vendredi dernier quand Google l’a retirée de sa boutique virtuelle après la publication de messages «incitant à poursuivre la violence aux États-Unis». Apple a fait de même samedi, après avoir donné à Parler 24 heures pour répondre à des plaintes selon lesquelles elle était utilisée «planifier et organiser d’autres activités illégales et dangereuses». Ces problèmes de sécurité publique devront être résolus avant le retour de l’application, a dit Apple.

Un message demandant un commentaire et une réaction a été envoyé à Parler dimanche.

Amazon a asséné un autre coup samedi, quand il a informé Parler qu’elle devrait se trouver un nouvel hébergement en ligne à compter de minuit, dimanche. Dans une lettre tout d’abord dévoilée par Buzzfeed, Amazon rappelle à Parler 98 exemples de messages qui «incitaient clairement à la violence», ajoutant que la plateforme représentait «un risque bien réel pour la sécurité publique».

Le PDG de Parler, John Matze, a dénoncé «une campagne coordonnée pour étouffer la concurrence. Nous avons connu trop de succès trop rapidement», a-t-il prétendu dans un message transmis samedi, ajoutant que Parler ne serait pas disponible pendant une semaine, «pendant que nous reconstruisons tout».

«(Tout le monde) nous a abandonnés la même journée», a déclaré M. Matze dimanche au réseau Fox News. La compagnie essaie de revenir en ligne le plus rapidement possible, «mais si Apple n’approuve pas et si Google n’approuve pas, personne ne veut travailler avec nous», a-t-il dit.

Perdre accès aux boutiques d’Apple et de Google, dont les systèmes sont utilisés par des centaines de millions de téléphones à travers le monde, limite grandement la portée de Parler, même si le service demeure disponible en ligne. Parler devra toutefois se trouver un nouveau logis, après la décision d’Amazon Web Services.

M. Trump pourrait décider de lancer son propre service, mais cela ne se fera pas instantanément. Des experts de la liberté d’expression anticipent aussi une pression accrue sur tous les réseaux sociaux pour combattre le discours incendiaire après l’explosion de violence de mercredi dernier, quand une foule avivée par M. Trump a pris le Capitole d’assaut, faisant cinq morts.

Le professeur Ethan Zuckerman, de l’Université du Massachusetts à Amherst, s’attend à ce que la fermeture des comptes de M. Trump sur les réseaux sociaux ait un impact important, à commencer par la fracturation du secteur le long de lignes idéologiques.

«M. Trump attirera un grand public là où il ira, a-t-il dit. Cela pourrait vouloir dire davantage de plateformes s’adressant à des publics plus isolés idéologiquement.»

– Par Frank Bajak et Barbara Ortutay, The Associated Press avec La Presse Canadienne