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Canada-Québec: La tempête prévue lundi force la fermeture de plusieurs écoles

janvier 16, 2022

La « première grosse tempête de neige » de l’hiver attendue lundi, et qui prévoit de 15 à 30 centimètres de neige, force la fermeture de nombreuses écoles au Québec, ce qui perturbe la rentrée en présence qui était prévue après un début des classes en virtuel.Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête démarrera en force tôt lundi.

© Marie-France Coallier Le Devoir Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête démarrera en force tôt lundi.

Le Centre de services scolaire de Montréal a pris la décision de fermer ses établissements, et aucun cours ni enseignement à distance ne sont prévus. La même décision a été prise au Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île, au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys et au Centre de services scolaire de Laval.

Il n’y aura pas non plus de cours en présence ou à distance au Centre de services scolaire Marie-Victorin, au Centre de services scolaire des Patriotes, au Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries, au Centre de services scolaire des Hautes-Rivières, au Centre de services scolaire de Sorel-Tracy et au Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe.

Ce sera la même chose au Centre de services scolaire des Affluents, au Centre de services scolaire des Laurentides, au Centre de services scolaire des Samares, au Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, au Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, au Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais et au Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy.

Les services de garde de tous ces centres seront aussi fermés.

La Commission scolaire English-Montréal, la Lester-B.-Pearson School Board et la Sir Wilfrid Laurier School Board fermeront également leurs écoles en raison du mauvais temps.

Le Collège de Montréal sera fermé et il n’y aura pas d’enseignement à distance. Les cours seront toutefois donnés en ligne au Collège Jean-Eudes. Le Collège Charles-Lemoyne et l’Académie internationale Charles-Lemoyne, campus Longueuil-Saint-Lambert et Ville de Sainte-Catherine, seront eux aussi fermés lundi, et les examens sont reportés à mardi et mercredi. Le Collège français à Longueuil, au primaire et au secondaire, sera lui aussi fermé, ainsi que le Collège Boisbriand.

En Outaouais, les cours se tiendront à distance au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau, au Collège Saint-Joseph de Hull et au Collège Nouvelles frontières.

Neige et vent

Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête devait démarrer en force tôt lundi. « La neige combinée aux vents forts du secteur nord-est réduira la visibilité à presque nulle dans la poudrerie sur ces régions », écrit-on. On prévient que la circulation sur les routes et les trottoirs sera difficile à cause des accumulations de neige.

Des « répercussions importantes » sont ainsi à prévoir sur les déplacements aux heures de pointe lundi dans les zones urbaines de la province, en raison d’une accumulation rapide de neige. « Si les gens pouvaient éviter d’être sur les routes au moment où la neige et les vents seront les plus forts, ce serait une bonne idée », recommande Anna-Belle Filion, météorologue d’Environnement Canada. CAA-Québec s’attend d’ailleurs à recevoir un nombre élevé de demandes de remorquages lundi, notamment en lien avec des enlisements. « C’est ce type de service là qui risque d’être sollicité », entrevoit la porte-parole, Andrée-Ann Déry.

Les accumulations de neige sont attendues dans plusieurs régions du Québec situées le long du fleuve Saint-Laurent, dont la Montérégie, le Centre-du-Québec, Lanaudière, les Laurentides et Montréal.

Les mauvaises conditions météorologiques persisteront jusqu’en soirée.

Avec Le Devoir par Anne-Marie Provost avec Zacharie Goudreault

Canada-Québec: Le café-bar Zénob de Trois-Rivières ferme ses portes

décembre 23, 2021
L'enseigne du Zénob à l'avant-plan et la pancarte À vendre, en arrière-plan.

Le café-bar Zénob, situé à Trois-Rivières, a été mis en vente. Photo: Radio-Canada/François Genest

Le café-bar Zénob, une institution culturelle à Trois-Rivières, ferme ses portes. Une pancarte « À vendre » a fait son apparition devant l’édifice de la rue Bonaventure, au centre-ville. Si le milieu culturel est sous le choc, l’actuel propriétaire Yves Lafrenière fait le souhait de passer le flambeau à un entrepreneur qui reprendrait la vocation artistique de l’endroit.

Yves Lafrenière ne s’en cache pas, les mesures sanitaires et le manque de personnel ont joué dans sa décision de mettre la clé sous la porte, bien avant que le gouvernement ordonne la fermeture des bars. C’était devenu un exploit, avec les normes qui changeaient à peu près toutes les semaines de pouvoir continuer à conserver la clientèle, explique-t-il en entrevue à l’émission Toujours le matin.

À la fin de l’été et avec la fermeture des terrasses, il ne restait plus beaucoup d’espace pour assurer la distanciation exigée par les mesures sanitaires. Dès qu’on est rentré en dedans, la petitesse des lieux a joué beaucoup, ajoute-t-il.

En plus des règles en vigueur, le propriétaire a fait face à différents problèmes du personnel. Certains sont tombés malades pour une période prolongée. D’autres ont eu des problèmes aux lignes frontalières. Finalement, on était juste sur la corde, mentionne Yves Lafrenière.

La pénurie de main-d’oeuvre a mis beaucoup de poids sur le dos du gérant, ce qui a fait en sorte qu’il a déserté l’établissement également.

Un lieu culte pendant 37 ans

Au fil des 37 années de son existence, le café-bar Zénob a reçu des artistes de plusieurs disciplines. En plus de devenir un lieu de diffusion privilégié pour les poètes du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, l’établissement a aussi présenté des spectacles de musique, de l’improvisation, de la performance.

« Ce n’est pas un lieu normal, c’est un centre culturel qu’on a perdu. »— Une citation de  Guy Marchamps, poète et cofondateur de la revue Art Le SabordUn poète fait la lecture au micro devant des spectateurs au Zénob, dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Soirée de poésie au Zénob dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières (archives).

Photo: Radio-Canada/Festival International De La Poésie De Trois-Rivières

En 2015, le Zénob avait même tenu une soirée d’hommage aux victimes de l’attentat au journal Charlie Hebdo en France en recevant la journaliste Zineb El Rhazoui, ainsi que le président du comité français Laïcité République Patrick Kessel. Ils avaient été invités au Québec par l’auteure Djemila Benhabib et ils avaient pris la parole au café-bar devant une salle bondée. C’est dire à quel point l’établissement était un lieu aux publics multiples.

Pour les artistes et les clients qui ont fréquenté le café-bar Zénob, les souvenirs sont nombreux. J’ai travaillé une dizaine d’années comme DJ, animateur, barman… psychologue aussi parfois!, lance le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche. Comme plusieurs, il décrit l’endroit comme un incubateur culturel.

Jean Lamarche au micro

Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières Photo: Radio-Canada/Michelle Raza

La popularité du Zénob tenait entre autres du fait qu’autant les jeunes que les plus vieux s’y fréquentaient. [Des gens de] tous les âges. C’était un endroit vraiment magique, se rappelle le poète Guy Marchamps, avec nostalgie.

Une personne donne une performance musicale.

Alexandre Dostie et son groupe FullBlood au Zénob. Photo: Radio-Canada/Alexandre Dostie

L’écrivain a connu la genèse du café-bar au milieu des années 1980. Moi-même, à mon époque, j’ai organisé des rencontres avec des écrivains, par exemple. J’ai invité 55 écrivains, pendant 7 ans. Donc, régulièrement, les gens pouvaient rencontrer des écrivains québécois et leur poser des questions.

Une relance possible?

Le propriétaire Yves Lafrenière espère qu’un acheteur poursuivra l’oeuvre de son frère Jean, qui a été à l’origine du projet de café-bar et qui est maintenant décédé.

Mon frère était reconnu comme un poète. Il était dans toutes sortes d’activités culturelles. Il a été un pionnier au Festival de la poésie, entre autres. J’aimerais beaucoup que ça continue dans le même sens. Je travaille là-dessus présentement, indique-t-il. Yves Lafrenière n’en fait toutefois pas une condition à la vente de la bâtisse.

Bien qu’il s’agisse d’une entreprise privée, le maire de la ville croit qu’il y a encore un potentiel pour ce genre d’activités. Il demeure optimiste de voir la relance du Zénob. Il faudra que quelqu’un y voie un potentiel ou une niche à développer. Je pense que c’est encore possible. Et, il y aura toujours de la place pour de la poésie à Trois-Rivières, moi, j’en suis persuadé, conclut Jean Lamarche.

Avec Radio-Canada par Mylène Gagnon

Omicron : face à une hausse record des cas, le Danemark va fermer cinémas, théâtres et salles de concert

décembre 17, 2021

Lors des dernières vingt-quatre heures, le pays scandinave a enregistré plus de 11 000 cas, un record absolu.

Vaccination d’un enfant de 11 ans, à Amagar (Danemark), le 28 novembre 2021.
Vaccination d’un enfant de 11 ans, à Amagar (Danemark), le 28 novembre 2021. OLAFUR STEINAR GESTSSON / AFP

Le Danemark a annoncé, vendredi 17 décembre, la fermeture des cinémas, des théâtres et des salles de concert et une nouvelle limitation de la vie nocturne pour tenter de freiner la flambée de cas de Covid-19 et du nouveau variant Omicron. Le pays scandinave a enregistré un nouveau record absolu de plus de 11 000 cas lors des dernières vingt-quatre heures, dont un nouveau sommet de plus de 2 500 du variant Omicron, a annoncé le gouvernement lors d’une conférence de presse.

« Les théâtres, les cinémas, les salles de concerts vont devoir fermer », a déclaré la première ministre, Mette Frederiksen, lors d’une conférence de presse. « Nous avons besoin de limiter notre activité. Nous devons tous limiter nos contacts sociaux », a-t-elle appelé.

Le Danemark, en pointe en matière de séquençage, est un des pays à avoir détecté le plus de cas d’Omicron sur son sol, et les autorités s’attendent à ce qu’il devienne majoritaire dans les prochains jours. Les mesures annoncées vendredi doivent encore être approuvées par le Parlement. Danemark : où en est l’épidémie de Covid-197 226 cas et 10 morts en moyenne chaque jour pendant la semaine du vendredi 10 au jeudi 16 décembre 2021.77,6 % de la population complètement vaccinée (au 14 décembre 2021, source JHU). Ouverture de la vaccination à la population générale déc. 20fév.avriljuinaoûtoct.déc.

Fermeture des bars et restaurants à 23 heures

« Notre objectif reste de garder la société aussi ouverte que possible », a affirmé Mme Frederiksen, excluant des confinements comme celui décidé au printemps 2020 « car nous avons des vaccins ». Le gouvernement va également demander la fermeture d’autres lieux de rassemblement, comme les parcs d’attractions, les centres de congrès ou les musées.

Si les vacances de Noël ont déjà été étendues pour contrer la flambée des cas, l’exécutif prévoit toujours le retour à l’école lors de la rentrée du 5 janvier. La vie nocturne, déjà rabotée la semaine dernière, va être encore raccourcie, avec une fermeture des bars et restaurants à 23 heures, et l’interdiction de servir de l’alcool après 22 heures.

Près d’un mois après son identification, le variant Omicron apparaît très contagieux et semble échapper en partie aux vaccins, avec toutefois une inconnue sur la gravité des infections qu’il entraîne.Lire aussi  Covid-19 : « Hausse préoccupante » des cas du variant Omicron au Danemark, nouvelle manifestation anti-restrictions en Belgique

Par Le Monde avec AFP

Canada: Québec et Ottawa ferment des sites et services internet gouvernementaux

décembre 13, 2021

(Québec) Québec a ordonné la fermeture préventive de l’ensemble de ses systèmes informatiques accessibles depuis l’internet – pas moins de 3992 sites et services – à la suite de la découverte d’une faille de sécurité majeure touchant des serveurs à travers le monde.

À Ottawa, le gouvernement fédéral a décidé d’en faire autant en fermant bon nombre de services qui pourraient être vulnérables pendant que l’on évalue la situation. L’Agence du revenu du Canada (ARC) est du nombre.

« L’Agence a pris connaissance d’une vulnérabilité de sécurité qui affecte des organisations à travers le monde. Par précaution, nous avons de façon proactive pris la décision de suspendre nos services en ligne pendant que nous apportons les mises à jour nécessaires à nos systèmes. Rien n’indique à présent que les systèmes de l’Agence ont été compromis ou qu’un accès non autorisé aux informations de contribuables a eu lieu en raison de cette vulnérabilité », a indiqué l’ARC dans une déclaration.

CAPTURE D’ÉCRAN LA PRESSELe site web du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur n’était pas accessible dimanche.

Revenu Québec a également suspendu ses services en ligne, bien que son site demeure ouvert pour la consultation d’informations de base. « Rien n’indique que nos systèmes soient touchés par cette vulnérabilité, mais nous agissons proactivement afin d’en préserver l’intégrité. Nos services seront à nouveau disponibles dès que possible », peut-on lire sur son site web.

En fin de journée, dimanche, la Ville de Montréal a emboîté le pas et annoncé la suspension préventive de certains de ses services numériques.

Faille « Log4Shell »

La faille « Log4Shell » permet à un cyberpirate de faire exécuter des codes informatiques sur le serveur des organismes et de prendre le contrôle de leur système. Une bibliothèque Java de la société Apache, largement utilisée dans le monde, est concernée. À Québec, le Centre gouvernemental de cyberdéfense a pris connaissance de cette vulnérabilité le 10 décembre et a demandé à tous les responsables de la sécurité informatique de détecter cette faille dans les systèmes de l’État québécois.

« [En fin de journée samedi], nous avons convenu que la menace de préjudice était plus grande que le préjudice de fermer l’ensemble des systèmes du gouvernement accessibles depuis internet », a expliqué le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire, lors d’une conférence de presse en compagnie du dirigeant principal de l’information, Pierre Rodrigue, dimanche.

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNEÉric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique

Nous étions face à une menace d’un niveau critique de 10 sur 10. Une criticité de 10 entraîne automatiquement la fermeture du système qui est visé.

Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique

Il a donc été ordonné de fermer de manière préventive les 3992 sites et services internet de l’État, une décision exceptionnelle et jamais vue au gouvernement du Québec.

« C’est l’ensemble de l’appareil public qui est visé par la directive », les ministères et les organismes publics comme parapublics, a insisté Éric Caire. L’ordre touche, entre autres, les services gouvernementaux offerts aux citoyens sur l’internet – comme ceux utilisant CLICSÉQUR – et les sites web du réseau de l’éducation et de la santé. Le système de prise de rendez-vous pour un vaccin contre la COVID-19 « a déjà été corrigé » et est accessible, et les données du passeport vaccinal ne seraient pas concernées par le danger, selon les explications du ministre.

Québec précise qu’aucune activité laissant croire qu’un pirate informatique a exploité cette faille n’a été détectée à ce jour. Il n’y aurait donc pas eu fuite de données personnelles ou d’informations sensibles du gouvernement pour le moment, par exemple.

« Il y a peut-être des gens qui ont scanné des systèmes. Ça, ça ne laisse pas de trace et on ne le sait pas. Mais il n’y a pas eu de tentative d’introduction, donc personne qui a essayé d’utiliser cette brèche pour s’introduire dans un serveur et causer du dégât. Il n’y en a pas au moment où on se parle », a affirmé Éric Caire.

Tous les ministères et organismes publics et parapublics doivent vérifier s’ils utilisent la bibliothèque Java en cause et donc si leurs systèmes informatiques sont vulnérables. « On cherche un peu une aiguille dans une botte de foin, je ne vous le cache pas ! », a lâché le ministre.

« Excusez l’expression, mais il faut scanner l’ensemble de nos systèmes, parce qu’on n’a pas un inventaire. C’est comme dire combien de pièces dans tous les immeubles du gouvernement du Québec utilisent des ampoules 60 watts. Je ne le sais pas. Donc on fait le tour des pièces et on fait le tour des ampoules pour savoir si c’est une 60 watts. C’est un travail de moine. »

Les sites et services internet seront rouverts rapidement si l’on constate qu’ils ne sont pas concernés par la faille de sécurité. Les autres devront installer un correctif informatique et vérifier ensuite si un problème persiste. « Il y a une batterie de tests à faire », a indiqué Éric Caire. Plusieurs jours seront nécessaires pour terminer l’opération et rétablir l’ensemble des systèmes informatiques. Pour le ministre, il n’est pas question de « tourner les coins ronds ».

Si des sites web du gouvernement sont accessibles en ce moment, c’est soit parce qu’ils n’ont pas encore exécuté l’ordre de fermeture – ce serait une très faible minorité –, soit parce que l’on a conclu rapidement qu’ils ne sont pas concernés par la faille ou que leurs systèmes ont été corrigés – c’est le cas pour des sites du réseau de la santé. La plateforme Québec.ca, qui utilise la bibliothèque en cause, a été fermée et remise en ligne rapidement, puisque les correctifs ont été apportés.

« Les sites critiques, plus névralgiques et utilisés, seront priorisés pour minimiser les impacts et s’assurer qu’ils sont rendus disponibles le plus rapidement possible », a indiqué le ministre Caire. Lundi, le gouvernement devrait rendre publique une liste des sites et services qui sont rouverts comme de ceux qui demeurent fermés.

Les citoyens ayant besoin d’un service offert en ligne et se butant à un site fermé devront « utiliser une autre voie de passage », et « des fonctionnaires peuvent répondre aux besoins des citoyens », s’est contenté de dire Éric Caire.

À Ottawa, la ministre de la Défense, Anita Anand, a affirmé que tout est mis en œuvre pour protéger l’intégrité des sites du gouvernement fédéral et des données confidentielles qu’ils abritent.

« Le gouvernement du Canada est au courant d’une vulnérabilité signalée par Apache. Cette vulnérabilité pourrait permettre à des auteurs malveillants de mener des attaques ciblées et à portée limitée. […] Le gouvernement du Canada dispose de systèmes et d’outils permettant de surveiller, de détecter et d’analyser les menaces potentielles, et de prendre des mesures le cas échéant. Par excès de prudence, certains ministères ont interrompu leurs services en ligne afin de procéder à l’évaluation et à l’atténuation de vulnérabilités potentielles. À ce stade, rien ne nous laisse croire que ces vulnérabilités ont été exploitées sur les serveurs gouvernementaux », a-t-elle affirmé dans une déclaration.

Le Centre canadien pour la cybersécurité a diffusé une alerte à l’intention de l’ensemble des ministères et organismes fédéraux pour qu’ils effectuent des mises à jour visant à assurer la sécurité de leurs sites.

Les gouvernements ont-ils pris la bonne décision ?

Selon Marc-Etienne Léveillé, chercheur sénior en logiciels malveillants chez ESET, entreprise de sécurité informatique, les gouvernements ont pris la bonne décision en fermant temporairement leurs sites et services. « L’impact d’avoir un site fermé pour quelques heures, pour quelques jours dans certains cas, est très minime comparativement aux risques qu’un de ces systèmes-là se fasse pirater », estime le chercheur.

La faille rend les logiciels vulnérables à l’exécution de codes à distance, explique pour sa part Jean-Philippe Décarie-Mathieu, chef de la cybersécurité aux Commissionnaires du Québec. « C’est la pire vulnérabilité qu’il peut y avoir. »

Avis d’experts

Les gouvernements ont-ils pris la bonne décision ?

Selon Marc-Etienne Léveillé, chercheur sénior en logiciels malveillants chez ESET, entreprise de sécurité informatique, les gouvernements ont pris la bonne décision en fermant temporairement leurs sites et services. « L’impact d’avoir un site fermé pour quelques heures, pour quelques jours dans certains cas, est très minime comparativement aux risques qu’un de ces systèmes-là se fasse pirater », estime le chercheur.

La faille rend les logiciels vulnérables à l’exécution de codes à distance, explique pour sa part Jean-Philippe Décarie-Mathieu, chef de la cybersécurité aux Commissionnaires du Québec. « C’est la pire vulnérabilité qu’il peut y avoir. »

Quand la faille a-t-elle été détectée ?

Des sites web spécialisés rapportent que la faille était connue de la société Apache dès le 24 novembre, après qu’un expert de l’entreprise chinoise Alibaba l’eut mise au jour, et qu’un correctif aurait été publié le 6 décembre. Les experts interrogés par La Presse indiquent pour leur part avoir été mis au courant de la faille « Log4Shell » le jeudi 9 décembre.

« Ce qui a dû se passer, c’est qu’elle n’a pas été rendue publique le 24 novembre, mais le chercheur a dû avertir Apache », croit Sébastien Gambs, professeur au département d’informatique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Selon lui, Apache a dû préférer attendre la publication d’un correctif avant de divulguer la faille au grand public, puisqu’elle n’aurait rien pu faire pour y remédier.

Les gouvernements ont-ils réagi trop tard ?

Pas selon M. Gambs. « Souvent, les mises à jour prennent quelques jours ou quelques semaines à être faites. Donc, c’est vraiment rare que les mises à jour soient faites le premier jour où le correctif sort, explique-t-il. Divulguer la faille publiquement, c’est justement une façon de dire aux gens : c’est un problème très sérieux, faites votre mise à jour. »

Qui peut exploiter la faille ?

La faille est « relativement facile » à exploiter pour ceux qui possèdent des connaissances en programmation, indique Marc-Etienne Léveillé. Des personnes malintentionnées pourraient, notamment, exécuter un logiciel malveillant sur un site web visé. Les pirates informatiques qui exploiteraient la faille « Log4Shell » pourraient aussi avoir accès à toutes les informations contenues sur un site web, dont les données personnelles qui s’y trouvent, dans le cas des sites web gouvernementaux.

La faille est-elle l’œuvre d’un pirate ?

Non, estime Marc-Etienne Léveillé. « C’est une erreur des développeurs des logiciels », croit le chercheur.

Avec Coralie Laplante et La Presse par Tommy Chouinardla et Joël-Denis Bellavancela

Maroc : le maintien de la fermeture des frontières inquiète les opérateurs du tourisme

décembre 10, 2021
Les liaisons aériennes avec le Maroc ne devraient pas reprendre avant janvier 2022. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

Après la décision du Royaume de prolonger la suspension des liaisons aériennes, le secteur touristique, touché de plein fouet par la crise, désespère de voir le bout du tunnel.

À l’issue du conseil de gouvernement qui s’est tenu le 9 décembre, le Maroc a annoncé la prorogation de la fermeture des frontières, entrée en vigueur le 29 novembre et prévue initialement jusqu’au 12 décembre. « Tous les vols vers et depuis le Maroc sont donc suspendus du 9 décembre jusqu’au 31 décembre minimum », a précisé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Cette décision intervient au lendemain d’une série de manifestations, les 7 et 8 décembre, devant les ministères du Tourisme et du Transport, à l’initiative de la Fédération nationale du transport touristique (FNTT).

Depuis plusieurs mois, les professionnels du tourisme réclamaient des mesures d’ampleur pour faire face à la crise liée au Covid-19. Un communiqué de la FNTT faisait état d’une « incapacité du gouvernement à prendre des mesures pour sortir le secteur du transport touristique de la crise », ainsi que d’une « absence de réponse aux demandes de la fédération d’ouvrir la porte au dialogue pour étudier la crise et les solutions possibles ».

Pourtant, avant la pandémie, le tourisme avait le vent en poupe. En 2019, le nombre d’entrées sur le territoire avait crû de 5,2 %, mais la crise du coronavirus est venue bousculer un secteur en pleine expansion. Pour la seule année 2021, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a évalué les pertes à 2 000 milliards de dollars à l’échelle planétaire.

En avril 2020, Abdellatif Kabbaj, le patron de la Confédération nationale du tourisme (CNT), déclarait à JA : « L’année 2020 étant compromise, il faut commencer à préparer la saison 2021 avec de gros moyens aussi bien étatiques que privés. »

LA FERMETURE DES FRONTIÈRES A PERTURBÉ LA STRATÉGIE DES ACTEURS TOURISTIQUES, QUI PENSAIENT VOIR ENFIN LE BOUT DU TUNNEL.

C’était compter sans l’arrivée de la cinquième vague de Covid-19 et l’émergence du variant Omicron, le Maroc ayant décidé, le 25 novembre, de suspendre ses vols avec la France, avant de fermer totalement ses frontières aériennes et maritimes pour une durée de deux semaines.

Alors que le Royaume avait mis en place un plan pour maintenir son attractivité, cette annonce est venue perturber la stratégie des acteurs touristiques, qui pensaient voir enfin le bout du tunnel.

Sonnette d’alarme

Dans une lettre datée du 29 novembre adressée au chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), Lahcen Zelmat, tire la sonnette d’alarme : « En l’absence de mesures d’accompagnement urgentes et spécifiques, nous craignons une difficulté grandissante à envisager l’avenir de notre industrie, et in fine, une implosion du tissu socio-économique de notre pays. Toutes les réservations ont été annulées et la plupart des hôtels devront fermer, sachant que la moitié d’entre eux le sont depuis le début de la pandémie [en mars 2020]. »

Même son de cloche du côté de la Fédération nationale des agences de voyage du Maroc (FNAVM). « Quelque 80 % des agences de voyages sont déjà à l’arrêt et les récentes décisions vont aggraver notre situation », a regretté son président, Mohamed Semlali.

En 2019, le tourisme représentait 11 % du PIB et 5 % des emplois. Sur les 13 millions de touristes venus visiter le pays l’année précédant l’apparition du coronavirus, plus de 30 % étaient français, suivis par les Espagnols et les Anglais. Les recettes se chiffraient alors à 80 milliards de dirhams (7,5 milliards d’euros), contre 28 milliards seulement au début de 2021, soit une baisse de 65 % sur l’année 2020.

L’optimisme était revenu après les chiffres encourageants du troisième trimestre de 2021 – 15,9 milliards de dirhams (1,5 milliard d’euros) de recettes –, même si ce montant reste inférieur de 40 % à ce que réalise en temps normal le Maroc sur cette période.

Des mesures jugées insuffisantes

Lors de la présentation de son budget devant la commission des secteurs productifs – réalisée avant la nouvelle fermeture des frontières –, la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, avait annoncé une augmentation de 8 % du budget de son ministère, passé de 626,59 millions  à 679,8 millions de dirhams.

Une mesure louable mais insuffisante au regard de la baisse du nombre de touristes. Ainsi, au cours de l’été 2020, ce sont 165 000 visiteurs qui ont été comptabilisés par le ministère de l’Économie, contre… 2 millions l’année précédente.

CONTRAIREMENT À L’ANNÉE DERNIÈRE, OÙ NOUS POUVIONS FAIRE DES ESTIMATIONS POUR 2021, NOUS NE SOMMES PAS EN MESURE D’IMAGINER DES SCÉNARIOS POUR L’ANNÉE QUI ARRIVE »

Pour faire face à la crise, Fatim-Zahra Ammor a récemment annoncé le retour de l’aide mensuelle de 2 000 dirhams, déjà mise en place au début de la crise sanitaire pour accompagner les salariés des entreprises en difficulté.

« Contrairement à l’année dernière, où nous pouvions faire des estimations pour 2021, nous ne sommes pas en mesure d’imaginer des scénarios pour l’année qui arrive », a déclaré, le 7 décembre, Wissal El Gharbaoui, secrétaire générale de la Confédération nationale du tourisme (CNT), sur le plateau de Medi1 TV. « La subvention ne sert qu’à rester debout le temps d’y voir un peu plus clair. Or, à l’heure actuelle, nous n’avons aucune visibilité », abonde Saïd Tahiri, spécialiste du secteur, lui aussi présent sur le plateau.

« Plan Marshall »

À l’unisson, ils ont réclamé un « plan Marshall » pour sauver le secteur et dénoncé une « absence totale de visibilité », rappelant, à titre d’exemple, que l’économie d’une ville comme Marrakech repose entièrement sur le tourisme. Afin d’atténuer l’impact négatif que cette décision devrait avoir sur les opérateurs touristiques, qui seront privés des recettes de la période des fêtes de fin d’année, le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas a annoncé l’adoption d’un projet de décret qui vise à étendre l’indemnisation des professionnels du tourisme affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale jusqu’au 31 décembre.

Avec Jeune Afrique Soufiane Khabbachi

Canada: Fermeture des écoles en Mauricie et au Centre-du-Québec

décembre 6, 2021

Des dizaines d’écoles en Mauricie et au Centre-du-Québec sont fermées en raison de la tempête qui frappe le Québec. Tous les centres de services scolaires (CSS) ont annoncé la suspension des classes lundi.

Une tempête de neige frappe l'ensemble du Québec, forçant la fermeture dans la région.

© Luc Paradis/Radio-Canada Une tempête de neige frappe l’ensemble du Québec, forçant la fermeture dans la région.

Jusqu’à 25 centimètres de neige, de pluie verglaçante et de grésil sont attendus dans la région, rendant les conditions routières difficiles.

Voici les centres de services scolaires qui ferment leur écoles :

  • CSS du Chemin-du-Roy
  • CSS de l’Énergie
  • CSS de la Riveraine
  • CSS des Chênes
  • CSS des Bois-Francs

Les CSS du Chemin-du-Roy, de l’Énergie et de la Riveraine ferment également leurs services de garde. Ces services demeurent ouverts pour le CSS des Bois-Francs. Quelques services de garde du CSS des Chênes sont aussi disponibles. Des parents ont reçu une communication à cet effet.

Le Collège Marie-de-l’Incarnation, l’Institut secondaire Keranna, le Séminaire Saint-Joseph sont fermés.

Les institutions collégiales comme le Cégep de Shawinigan et le Centre d’études collégiales de La Tuque maintiennent les cours en ligne mais annulent les activités pédagogiques en personne. Le Cégep de Trois-Rivières et le Collège Laflèche ferment également leurs salles de cours.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Près de 3.000 centrales au charbon doivent fermer pour contrer le changement climatique, selon une étude

octobre 28, 2021

PRÈS DE 3.000 CENTRALES AU CHARBON DOIVENT FERMER POUR CONTRER LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, SELON UNE ÉTUDE

© Reuters/David Gray 

SHANGHAI (Reuters) – Près de 3.000 centrales au charbon doivent être fermées globalement avant 2030 si le monde veut avoir une chance d’arriver à limiter l’élévation des températures sous les 1.5 degrés Celsius, montre un rapport du cercle d’études TransitionZero.

Dans un rapport publié en amont de la conférence de l’Onu sur le climat (COP26) à Glasgow, TransitionZero a indiqué qu’actuellement, plus de 2.000 gigawatts (GW) de centrales à charbon sont en service dans le monde, et que ce chiffre devrait être réduit de près de moitié.

La fermeture de près de 1.000 GW de capacité de production au charbon obligerait la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre où sont situées environ la moitié des centrales au charbon du monde, à accélérer sa transition vers une électricité plus propre.

« La conclusion logique est que la moitié de l’effort à fournir devra venir de Chine », a déclaré Matt Gray, analyste chez TransitionZero et auteur du rapport.

La Chine a réduit la part du charbon dans son mix énergétique, qui est passée de 72,4% en 2005 à 56,8% l’année dernière, mais le volume absolu de consommation a continué à augmenter. Le président Xi Jinping a promis au début de l’année que la Chine commencerait à réduire sa consommation de charbon, mais seulement après 2025.

Sa stratégie en matière de charbon a également fait l’objet d’un examen plus approfondi ces dernières semaines, les régulateurs tentant de trouver le volume supplémentaire nécessaire pour résoudre une pénurie d’énergie qui a forcé les usines à fermer et mis en danger le chauffage hivernal et l’approvisionnement en électricité.

Selon Matt Gray, même si la consommation de charbon va augmenter à court terme, la crise oblige la Chine à accélérer les réformes qui l’aideront à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles.

Une récente politique visant à forcer les exploitants de centrales électriques au charbon à vendre de l’électricité via le marché de gros les exposera à la concurrence des énergies renouvelables et soulignera davantage leur manque de compétitivité, a-t-il ajouté.

« Je pense qu’il est juste de dire que l’accès à l’électricité et au chauffage sera la priorité exclusive du gouvernement chinois à l’approche de l’hiver », a-t-il déclaré.

« Mais notre espoir est que cette crise soit perçue comme un signal d’alarme sur la dépendance à l’égard de l’électricité produite par le charbon. »

Avec Reuters (Reportage David Stanway; version française Camille Raynaud

Canada: Journée de fermeture pour 500 organismes communautaires du Québec

octobre 25, 2021

MONTRÉAL — Se disant à bout de souffle, plus de 500 organismes communautaires de partout au Québec seront fermés lundi, dans l’espoir d’alerter les élus sur leurs besoins.

© Fournis par La Presse Canadienne

Cette journée est la première d’une série d’actions et de fermetures ponctuelles pour les organismes, qui doivent culminer en une vague de grèves, de fermetures et d’interruptions d’activités lors de la semaine du 20 février 2022.

Les organismes dénoncent ce qu’ils qualifient de «long historique de sous-financement chronique, de mauvaises conditions de travail et d’atteintes à leur autonomie».

Par communiqué, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome se dit choqué qu’aucune mention du milieu communautaire n’ait été faite dans le discours inaugural du premier ministre François Legault mardi dernier.

Au lendemain de ce discours, à l’initiative du gouvernement, une motion a été adoptée visant à reconnaître l’apport de l’ensemble des organismes communautaires autonomes à la transformation sociale et économique du Québec, mais le réseau souhaite voir des actions concrètes.

« Le gouvernement de la CAQ s’était engagé lors des dernières élections à mieux soutenir les organismes, mais nous attendons toujours. Nous sommes un maillon essentiel du filet social. La journée d’aujourd’hui représente un premier coup de sifflet pour la CAQ et annonce une série de fermetures et d’actions qui s’échelonneront jusqu’à l’adoption du prochain budget», a indiqué la coordonnatrice du Réseau québécois de l’action communautaire autonome Caroline Toupin.

Les organismes d’action communautaire autonome demandent le respect de leur autonomie, un investissement supplémentaire récurrent et indexé de 460 millions $ pour financer adéquatement la réalisation de leur mission d’ici le budget 2022, ainsi que des gestes concrets pour la justice sociale.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: Le CIUSSS ordonne la fermeture d’une résidence pour aînés de Trois-Rivières

octobre 20, 2021

Les résidents de la résidence privée pour aînés (RPA) le Cénacle St-Pierre, dans le secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières, devront déménager. Les autorités de la santé ont retiré le certificat de ce lieu d’hébergement sans en expliquer les raisons aux résidents et à leur famille.

Le Cénacle St-Pierre est l'un des cinq établissements pour aînés du groupe Les résidences Chemin du Roy.

© Martin Chabot/Radio-Canada Le Cénacle St-Pierre est l’un des cinq établissements pour aînés du groupe Les résidences Chemin du Roy.

C’est un choc pour les 17 résidents qui n’ont qu’un mois et demi pour déménager. Le père de Marc Hélie, âgé de 94 ans, est du nombre. Il habite le Cénacle St-Pierre depuis environ huit ans. Marc Hélie a rapidement commencé à chercher un autre milieu de vie, mais il anticipe que ce sera difficile pour son père qui s’était fait une amie à la résidence.

Tous les résidents devront avoir trouvé un autre endroit pour vivre d’ici la date du 30 novembre prochain. Il s’agit de la quatrième résidence à voir son certificat révoqué par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) au cours de la dernière année.

Par voie de communiqué, le CIUSSS MCQ précise que la décision de retirer le certificat d’une RPA est une option de dernier recours, qui s’appuie sur plusieurs éléments pouvant mettre à risque la santé et la sécurité des résidents.

Marc Hélie déplore le manque de transparence du CIUSSS MCQ, qui n’a pas expliqué les circonstances exactes ayant mené au retrait de la certification du Cénacle St-Pierre. Pour sa part, il rapporte que son père y est bien traité, bien nourri.

Ce n’est pas la première fois qu’un établissement de l’entreprise Les résidences Chemin du Roy, qui opère cinq milieux de vie pour aînés dans la région, dont le Cénacle St-Pierre, attire l’attention des autorités de la santé. En juillet 2019, des allégations de maltraitance, de négligence et d’abus avaient été rapportées à la résidence Notre-Dame, qui fait aussi partie du groupe. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, avait demandé une visite surprise de quatre inspecteurs du réseau de la santé.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

Canada-Montréal: Le deuil mis sur pause le dimanche au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

octobre 20, 2021

La fermeture le dimanche du cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal depuis le début de la pandémie suscite l’incompréhension chez plusieurs personnes endeuillées qui aimeraient pouvoir visiter la tombe de leurs proches.

La fille de Michael Musacchio, décédée il y a quelques mois, repose au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Pancarte à la main, l’homme dénonce le fait que le cimetière ne soit ouvert que de 8h à 17h, et qu’il soit fermé les dimanches.

© Valérian Mazataud Le Devoir La fille de Michael Musacchio, décédée il y a quelques mois, repose au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Pancarte à la main, l’homme dénonce le fait que le cimetière ne soit ouvert que de 8h à 17h, et qu’il soit fermé les dimanches.

« Je ne comprends pas dans quel monde on vit. Un cimetière fermé le dimanche, je n’ai jamais entendu ça », lance Michael Musacchio. Sa fille est décédée il y a quelques mois à l’âge de 26 ans. Depuis, lui et sa femme visitent régulièrement sa tombe. Mais le cimetière Notre-Dame-des-Neiges n’est ouvert que de 8 h à 17 h, et est fermé les dimanches.

« Je travaille maintenant six jours par semaine, sauf le dimanche, donc je ne peux pas visiter ma fille », dit-il. À cela s’ajoute le fait que le cimetière a été fermé pendant la longue fin de semaine de la fête du Travail. « Je n’accepte pas ça, d’autant plus que nous avons payé un bon montant pour l’enterrer », souligne le père endeuillé.

Eliane Maire, dont le fils repose au cimetière depuis quelques années, estime aussi que cet horaire restreint est incompréhensible. « J’ai fait plusieurs appels, et les autres cimetières sont tous ouverts, lance-t-elle. Il y a des gens qui veulent visiter après leur journée de travail, mais ça ferme à 17 h. »

Michael Musacchio milite depuis plusieurs semaines pour changer les choses. Dimanche dernier, il a manifesté devant les lieux, pancarte à la main. Dimanche prochain, de 10 h à 14 h, l’homme de 56 ans tiendra un rassemblement à l’entrée du cimetière, sur le chemin de la Côte-des-Neiges. « Les gestionnaires du cimetière me répètent “on travaille sur ça” chaque fois que je les interpelle, mais rien ne change », dénonce-t-il.

Contradictions

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est géré par la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal. L’organisation n’a pas donné suite à nos multiples demandes de clarification.

Dans un échange de courriels que Le Devoir a pu consulter, un représentant affirme que le cimetière est fermé le dimanche pour permettre la désinfection de ses bureaux et installations, dont ses 10 mausolées et chapelles, aux fins de conformité avec les exigences de la Santé publique. « Nous devons essayer d’éviter toute propagation possible de ce virus en constante évolution, écrit-il. Nous nous excusons pour les inconvénients que cela a pu vous causer, à vous et à votre famille. » Il précise aussi que le cimetière prévoit rouvrir le dimanche « dans un avenir proche ».

La Santé publique de Montréal a toutefois indiqué au Devoir ne pas avoir demandé ou conseillé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges de fermer le dimanche.

Le syndicat des employés du cimetière, de son côté, conteste la véracité des raisons avancées par les gestionnaires. « Ils ont pris cette décision pour des raisons purement économiques : ils veulent économiser sur les salaires », commente Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN. « Nous ne sommes pas d’accord avec cette décision. »

Les membres du syndicat sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans, et 23 postes saisonniers ont été abolis en mars dernier. « Ça se reflète sur l’entretien des terrains », note le représentant.

La Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal fait face à d’importantes difficultés financières. Dans une lettre envoyée à ses employés en novembre 2020, elle indiquait notamment que le cimetière Notre-Dame-des-Neiges avait enregistré des pertes totalisant près de 103 millions de dollars entre 2008 et 2019, soit environ 8,6 millions par année.

Dans un communiqué diffusé en juin dernier, la fabrique affirme également que les dépenses du cimetière dépassent ses revenus d’environ 40 % chaque année, et que près de 75 % des sommes récoltées vont à la rémunération du personnel responsable du fonctionnement, de l’entretien et du service à la clientèle. « Toutes les activités doivent être revues », et « plusieurs décisions difficiles » devront être prises, mentionne-t-on.

Le syndicat, quant à lui, réclame un accès aux états financiers du cimetière.

Avec Le Devoir par Anne-Marie Provost