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France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Fermez les écoles et reconfinez le Grand Montréal, réclament des médecins

avril 2, 2021

 

Un groupe de médecins réclame la fermeture des écoles et le reconfinement immédiat du Grand Montréal, estimant que « c’est une question de jours avant que le feu prenne à Montréal aussi ».

Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

Le collectif COVID-STOP, notamment composé d’épidémiologistes et d’un microbiologiste-infectiologue, estime que les autorités devraient reproduire dans la métropole et ses banlieues ce qui a été annoncé mercredi pour les villes de Québec, Lévis et Gatineau.

Depuis jeudi soir, et pendant au moins une dizaine de jours, les citoyens de ces trois villes, où la situation est jugée «critique», reviennent au palier rouge pour lutter contre la troisième vague de COVID-19.

Tous les commerces non essentiels doivent fermer leurs portes, de même que les écoles primaires et secondaires, les restaurants, les cinémas, les salons de coiffure, les salles de spectacles, les gyms, les musées et autres lieux publics.

Aussi, pour éviter les contacts et les rencontres, le couvre-feu passe de 21 h 30 à 20 h, et ce, jusqu’à 5 h le lendemain matin.

À Montréal, le nombre de nouveaux cas est à la hausse. Il était de 269 dimanche, de 305 lundi, de 348 mardi et de 393 mercredi.

Prendre des mesures

Le Dr Amir Khadir, infectiologue et microbiologiste au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, croit qu’il faut cesser de se rabattre sur «la pensée magique» et de croire que Montréal «par magie va échapper» à une hausse marquée de cas de COVID-19 en raison des variants présentement en circulation.

«Je pense qu’il serait prudent de ne pas attendre qu’on soit complètement débordés pour prendre des mesures, parce que ce faisant, on s’épuise collectivement, on prolonge des choses inutilement», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission RDI Matin.

Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l'hôpital Pierre-Le Gardeur.

© Romain Schué/Radio-Canada Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l’hôpital Pierre-Le Gardeur.

Selon lui, le reconfinement constitue toutefois qu’une partie de la solution. «Il y a des mesures à prendre au-delà de juste confiner», affirme-t-il.

«Pour nous, ce temps d’arrêt c’est surtout pour rapidement déployer les tests rapides pour faire des dépistages massifs, des dépistages auto-administrés, parce qu’on n’a pas de personnel [suffisant] pour aller mettre un petit bâton dans le nez de tout le monde», dit-il.

Cela permettrait de «reprendre le contrôle» de l’épidémie dans les écoles et les milieux de travail, estime-t-il.

La question de la ventilation représente un autre problème à résoudre, d’après lui. La manière dont le ministère de l’Éducation prend pour contrôler la qualité de l’air «n’est pas la bonne», plaide-t-il. «Installez des purificateurs d’air de manière adéquate dans les écoles», réclame-t-il.

De la prévention

De son côté, la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame et membre de COVID-STOP, parle de prévention. «On voudrait prévenir plutôt que guérir», explique-t-elle.

Les variants sont très contagieux et font augmenter rapidement le nombre de cas. «On voit ce qui se passe en France et à Toronto, a-t-elle lancé. Quand le feu prend, c’est comme de mettre une étincelle dans de la paille.»

Le regroupement COVID-STOP a convoqué les médias vendredi matin pour expliquer son point de vue lors d’une conférence de presse virtuelle.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : déplacements limités partout en France, fermeture des écoles, vaccination… Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron

mars 31, 2021

Pour tenter d’endiguer la «troisième vague» de l’épidémie, le chef de l’État a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions qui s’appliquent à tout le territoire métropolitain.

Emmanuel Macron a tranché. Face à la «troisième vague» de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’État s’est résolu à étendre les «mesures de freinage» à l’ensemble du territoire et à aménager le calendrier scolaire. Devant la nouvelle flambée épidémique, le président appelle «à la mobilisation de chacun» au mois d’avril, «où beaucoup se joue»

Après un an de restrictions, il s’agit de «fournir chacun un effort supplémentaire», pour «protéger» les «malades» et «nos enfants», a-t-il insisté mercredi soir lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée. La nouvelle stratégie sanitaire de l’exécutif sera défendue jeudi par le premier ministre, devant le Parlement, et soumise à un vote consultatif des députés et des sénateurs.

● Les restrictions de déplacement étendues à l’ensemble du territoire

C’est la fin des mesures «localisées». «Plus aucune région n’est épargnée», a assuré le chef de l’État, insistant sur la puissance du variant anglais. En conséquence, la limitation des déplacements en journée, qui concernait depuis le 18 mars 19 départements en zone rouge, va être étendue à l’ensemble du territoire métropolitain. À partir de samedi soir, et pour quatre semaines, il ne sera plus possible de se déplacer dans un périmètre de plus de 10 km, sauf motif impérieux, a annoncé le chef de l’État.

L’attestation ne sera pas nécessaire pour ces déplacements dans un périmètre de 10 km en journée. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation sera en revanche exigée.

● Une tolérance pour se déplacer pendant le week-end de Pâques

Les Français pourront choisir leur lieu de confinement. Qu’il s’agisse d’un changement de région ou d’un retour en France depuis un pays étranger, une tolérance sera de mise pour les déplacements qui se feront durant ce week-end de Pâques. Les «contrôles et sanctions» seront en revanche «renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements» et pour «encadrer la consommation d’alcool».

● Les écoles fermées pendant trois semaines, les vacances de printemps unifiées

C’est le retour des cours à distance. Un an après une fermeture inédite des écoles, les établissements scolaires n’accueilleront plus d’élèves la semaine prochaine. Jusqu’au samedi 10 avril, les cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées se feront en «distanciel». Les vacances de printemps débuteront ensuite le 12 avril pour une durée de deux semaines pour toutes les zones. Enfin, à partir du 26 avril et pour une semaine, les cours reprendront en «présentiel» à l’école primaire et en maternelle, et à distance dans pour les collégiens et les lycéens. Le 3 mai marquera la réouverture générale des établissements scolaires avec des jauges adaptées.

De leur côté, les étudiants pourront continuer à se rendre à l’université pour une journée par semaine.

● Tous les dispositifs maintenus pour les parents qui doivent garder leurs enfants

En conséquence de la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois semaines, le chef de l’État a rappelé que les parents concernés qui doivent garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler «auront droit au chômage partiel». Pour les salariés, commerçants, indépendants, entrepreneurs et entreprises, «tous les dispositifs seront prolongés».

● La vaccination étendue aux plus de 50 ans le 15 mai

«Vacciner, vacciner, vacciner sans répit.» Une fois encore, Emmanuel Macron souhaite accélérer sur la vaccination en fixant de nouveaux objectifs : les personnes de plus 60 ans pourront se faire vacciner le 16 avril, celles de plus de 50 ans y auront accès au 15 mai. Enfin, tous les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront le faire dès la mi-juin. Une «stratégie spécifique» sera aussi adoptée pour «toutes les professions les plus exposées», comme les enseignants et les forces de l’ordre.

● Des renforts supplémentaires en réanimation

Emmanuel Macron a salué «l’action remarquable de nos soignants, en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques», et annoncé qu’ils «sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires». Le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000, a-t-il ajouté.

● Tous les commerces non essentiels fermés en France

Conséquence de l’élargissement à tout l’Hexagone des mesures de restriction imposées dans 19 départements, tous «les commerces seront fermés dans tout le territoire métropolitain selon la liste déjà définie», a précisé Emmanuel Macron. Seuls resteront ouverts les commerces considérés comme essentiels.

● Le télétravail doit être «systématisé»

Concernant le télétravail, qui «est sans doute la mesure la plus efficace» selon le chef de l’État, il sera «systématisé». «J’appelle tous les travailleurs et employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent», a déclaré Emmanuel Macron.

● Culture, bars, restaurants… Une réouverture progressive à partir de la «mi-mai»

Lieux de culture et de sport, bars, restaurants, cafés, commerces… Grâce aux «efforts d’avril» et au «déploiement de la vaccination», Emmanuel Macron souhaite «rouvrir progressivement le pays» à partir de la «mi-mai». «Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive», assorti de «règles strictes», promet-il, afin de «retrouver progressivement une vie normale».

● Des «erreurs» commises mais «nous avons bien fait» de ne pas reconfiner

Le chef de l’État a admis avoir commis «des erreurs» dans sa gestion de la crise sanitaire. Mais sur la stratégie de ne pas reconfiner au mois de janvier, contrairement à plusieurs pays européens, Emmanuel Macron considère qu’il a «bien fait». «Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que «croire en la responsabilité des Français» n’est «jamais un pari».

Par Le Figaro par Loris Boichot, Jim Jarrassé, Dinah Cohen et Coline Vazquez

Covid-19 : face à une troisième vague en Europe, le Maroc se calfeutre

mars 31, 2021
Un avion de la Royal Air Maroc (RAM).

Ces dernières semaines, le royaume a pris la décision de suspendre les liaisons aériennes avec une quarantaine de pays. La France et l’Espagne sont les derniers en date.

Le royaume a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les liaisons aériennes avec 39 pays, dont certains sont de gros pourvoyeurs de touristes pour le Maroc, pour freiner la propagation du Covid-19, dont le nombre de cas a fortement progressé en Europe depuis début mars. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que cette suspension concernent les vols de passagers, les « vols spéciaux de passagers » étant eux soumis à des contrôles renforcés.

Ces « vols spéciaux » sont des vols non-réguliers organisés pour une circonstance particulière, comme un rapatriement d’urgence. Les conditions d’accès à ces vols spéciaux demeurent néanmoins floues à l’heure qu’il est.

LA FRANCE, AVEC 1,9 MILLION DE TOURISTES QUI SE RENDENT CHAQUE ANNÉE AU MAROC, EST DE LOIN LE PREMIER PAYS DE DÉPART VERS LE ROYAUME

Depuis le 30 mars les liaisons régulières avec la France et l’Espagne en particulier sont suspendues, toutes compagnies aériennes confondues. Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec 1,9 million de touristes qui se rendent chaque année au Maroc, est de loin le premier pays de départ vers le royaume. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815 000 touristes par an. Sans compter que les deux Etats européens comptent une forte communauté marocaine binationale.

Baisse des recettes

Autant dire que le cru 2021 s’annonce particulièrement médiocre pour le tourisme marocain, un secteur déjà touché de plein fouet par la crise sanitaire mondiale depuis janvier 2020. En constante hausse depuis 2012, le nombre de visiteurs étrangers du Maroc avait atteint la barre des 13 000 000 en 2019, selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme. Sur l’année 2020, le secteur touristique marocain a été confronté à une baisse des recettes en devises de l’ordre de 60 %.

Parmi les autres pays européens concernés par les mesures marocaines, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Du côté africain, les liaisons avec l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore la Guinée-Conakry, ont elles aussi été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

SUR LE FRONT DE LA VACCINATION, LE MAROC SE CLASSE PARMI LES BON ÉLÈVES MONDIAUX, AVEC PLUS DE 8 % DES MAROCAINS QUI ONT REÇU LEURS DEUX DOSES DE VACCIN À CE JOUR

Sur le front de la vaccination, le Maroc se classe parmi les bon élèves mondiaux, avec plus de 8 % des Marocains qui ont reçu leurs deux doses de vaccin à ce jour. Sur le continent africain, le royaume est même le plus performant dans le domaine. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France, tous concernés par la suspension des liaisons aériennes avec le Maroc, se classent derrière le royaume en termes de vaccination de leur population.

Avec Jeune Afrique

États-Unis: Expulsé de Twitter, où ira maintenant Donald Trump?

janvier 11, 2021

WASHINGTON — Donald Trump a été réduit au silence sur les principaux réseaux sociaux après l’assaut lancé par ses partisans contre le Capitole des États-Unis la semaine dernière. Reste maintenant à voir s’il sera capable de se procurer un nouveau mégaphone virtuel pour rejoindre ses millions de fidèles.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’application Parler, très populaire dans les cercles de la droite, était un choix évident, du moins jusqu’à ce que Google, Apple et Amazon décident de sévir. Les deux premiers l’ont chassée de leurs boutiques numériques et le troisième l’a expulsée de ses services d’hébergement dans la nuit de dimanche à lundi.

Le PDG de Parler a indiqué que cela pourrait empêcher son application de fonctionner pendant une semaine, mais il rêve peut-être en couleurs. Même s’il déniche un nouvel hébergement pour son produit, sans moyen de l’installer sur les téléphones intelligents, on imagine difficilement Parler gagner en popularité.

Disponible depuis deux ans, Parler prétend compter 12 millions d’utilisateurs. La firme Sensor Tower évoque plutôt dix millions d’abonnés, dont huit millions aux États-Unis. En comparaison, M. Trump était suivi par 89 millions de personnes sur Twitter.

M. Trump pourrait quand même se tourner vers Parler, où ses fils Eric et Donald fils sont déjà présents. Parler a toutefois frappé un mur vendredi dernier quand Google l’a retirée de sa boutique virtuelle après la publication de messages «incitant à poursuivre la violence aux États-Unis». Apple a fait de même samedi, après avoir donné à Parler 24 heures pour répondre à des plaintes selon lesquelles elle était utilisée «planifier et organiser d’autres activités illégales et dangereuses». Ces problèmes de sécurité publique devront être résolus avant le retour de l’application, a dit Apple.

Un message demandant un commentaire et une réaction a été envoyé à Parler dimanche.

Amazon a asséné un autre coup samedi, quand il a informé Parler qu’elle devrait se trouver un nouvel hébergement en ligne à compter de minuit, dimanche. Dans une lettre tout d’abord dévoilée par Buzzfeed, Amazon rappelle à Parler 98 exemples de messages qui «incitaient clairement à la violence», ajoutant que la plateforme représentait «un risque bien réel pour la sécurité publique».

Le PDG de Parler, John Matze, a dénoncé «une campagne coordonnée pour étouffer la concurrence. Nous avons connu trop de succès trop rapidement», a-t-il prétendu dans un message transmis samedi, ajoutant que Parler ne serait pas disponible pendant une semaine, «pendant que nous reconstruisons tout».

«(Tout le monde) nous a abandonnés la même journée», a déclaré M. Matze dimanche au réseau Fox News. La compagnie essaie de revenir en ligne le plus rapidement possible, «mais si Apple n’approuve pas et si Google n’approuve pas, personne ne veut travailler avec nous», a-t-il dit.

Perdre accès aux boutiques d’Apple et de Google, dont les systèmes sont utilisés par des centaines de millions de téléphones à travers le monde, limite grandement la portée de Parler, même si le service demeure disponible en ligne. Parler devra toutefois se trouver un nouveau logis, après la décision d’Amazon Web Services.

M. Trump pourrait décider de lancer son propre service, mais cela ne se fera pas instantanément. Des experts de la liberté d’expression anticipent aussi une pression accrue sur tous les réseaux sociaux pour combattre le discours incendiaire après l’explosion de violence de mercredi dernier, quand une foule avivée par M. Trump a pris le Capitole d’assaut, faisant cinq morts.

Le professeur Ethan Zuckerman, de l’Université du Massachusetts à Amherst, s’attend à ce que la fermeture des comptes de M. Trump sur les réseaux sociaux ait un impact important, à commencer par la fracturation du secteur le long de lignes idéologiques.

«M. Trump attirera un grand public là où il ira, a-t-il dit. Cela pourrait vouloir dire davantage de plateformes s’adressant à des publics plus isolés idéologiquement.»

– Par Frank Bajak et Barbara Ortutay, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: Ouvert ou fermé pour Noël en temps de pandémie ?

décembre 25, 2020

Que ce soit pour acheter quelque chose ou pour bénéficier d’un service, évitez de vous heurter à une porte close.

Les magasins à grandes surfaces devront se limiter à la vente de produits essentiels.

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Les magasins à grandes surfaces devront se limiter à la vente de produits essentiels.

Ce qui sera fermé pour Noël :

La plupart des magasins ont fermé leur porte à 17 h le jeudi 24 décembre. Tous les commerces non prioritaires seront fermés jusqu’au 10 janvier inclusivement, et ce, dans toute la province en raison de la crise sanitaire.

Les épiceries à grande surface sont fermées le 25 décembre.

Les centres commerciaux de la région sont désormais fermés, mais les commerces prioritaires s’y trouvant sont tout de même accessibles à compter du 26 décembre.

Toutes les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) et de la Société québécoise du cannabis (SQDC) sont fermées le 25 décembre, mais ouvertes le 26.

Les banques sont fermées le 25 décembre.

Les quincailleries seront fermées le 25, mais vont rouvrir le 26 car elles sont considérées essentielles. Toutefois certains départements comme la décoration ne seront pas accessibles.

Certains départements sont fermés jusqu'au 11 janvier à la quincaillerie en raison du confinement.

© Alexane Drolet/Radio-Canada Certains départements sont fermés jusqu’au 11 janvier à la quincaillerie en raison du confinement.

La collecte des déchets prévue aujourd’hui dans certains secteurs de la ville de Saguenay est reportée au lundi suivant.

Le service de transport en commun n’est pas disponible le 25 décembre à Saguenay. Les autobus de la STS seront de nouveau disponibles pour les usagers le 26 décembre.

Les stations de ski sont généralement ouvertes le jour de Noël, mais le temps doux et les fortes pluies annoncées ont forcé la majorité des centres de la région à fermer cette année.

Le Valinouet et le Mont-Édouard suspendent leurs activités alors que le Mont Lac-Vert retarde son ouverture au dimanche 27 décembre.

Ce qui sera ouvert :

Les urgences des hôpitaux restent ouvertes en toutes circonstances.

Les autres services d’urgence (911).

Les épiceries de petite surface peuvent rester ouvertes.

Les dépanneurs et les stations-service.

Certaines pharmacies, mais certaines limitent leurs heures d’ouverture.

Certains restaurants qui offrent des mets pour emporter seulement.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : le Mali ferme écoles et restaurants face à une hausse des cas

décembre 18, 2020

Le Mali a annoncé vendredi 18 décembre la fermeture des écoles, bars, restaurants et de certains commerces pour contrer une hausse du nombre de cas de Covid-19 depuis plusieurs semaines.

Les bars et restaurants seront fermés durant 14 jours à compter de samedi minuit, et tous les établissements d’enseignement privés et publics seront fermés jusqu’au 10 janvier, a indiqué le porte-parole du gouvernement Hamadoun Toureh à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire. Un «état d’alerte sanitaire» pour six mois et un état d’urgence pour dix jours ont été adoptés vendredi, a ajouté Toureh L’état d’urgence, en vigueur quasiment sans interruption depuis 2015 au Mali, avait été abrogé de fait par la démission du gouvernement suite au coup d’État du 18 août, a détaillé une source proche du gouvernement. Quant à l’état d’alerte sanitaire, il permettra une «souplesse» administrative et le renforcement des services de santé, a-t-on ajouté de même source.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé la «fermeture des rues marchandes», à savoir les foires, mais les marchés, très prisés des Maliens qui s’y approvisionnent en très large majorité au jour le jour, resteront eux ouverts. Les rassemblements seront limités à cinquante personnes jusqu’au 10 janvier, a-t-il précisé. Le gouvernement avait fait état mercredi d’une «progression continue du nombre de cas testés positifs et de décès», une situation jugée «préoccupante». Relativement épargné au début de la pandémie, le Mali, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest confronté à une crise sécuritaire, sociale et économique, a enregistré un pic de plus de 150 cas par jour début décembre.

Les hôpitaux de Bamako sont saturés, et le nombre de tests effectués est passé de quelque 500 journaliers en mars à «près de 2500 aujourd’hui», selon le gouvernement. Depuis le début de la pandémie, 6049 cas ont été officiellement enregistrés, dont 211 mortels, pour une population d’environ 20 millions d’habitants.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: La Suisse va fermer ses restaurants pendant un mois

décembre 18, 2020

CORONAVIRUS: LA SUISSE VA FERMER SES RESTAURANTS PENDANT UN MOIS

© Reuters/DENIS BALIBOUS

ZURICH (Reuters) – La Suisse fermera mardi, pour une durée d’un mois, tous ses restaurants, salles de sports et terrains de jeux afin de lutter contre une hausse inquiétante des contaminations au coronavirus, a annoncé vendredi le gouvernement de la confédération.

Le nombre total d’infections en Suisse et au Liechtenstein voisin dépassent les 400.000 et le nombre de décès dus au COVID-19 a franchi la barre des 6.000.

La Suisse avait tout fait jusqu’ici pour éviter de rétablir un confinement strict après celui du printemps. Les restaurants, bars et magasins doivent cependant fermer à 19h00 dans la plupart des régions du pays. La majorité des stations de ski restent ouvertes.

Avec Reuters par (Brenna Hughes Neghaiwi et Silke Koltrowitz; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)

Canada: Les commerces pourraient être fermés au Québec à compter du 25 décembre, dit Legault

décembre 14, 2020

Aux prises avec une augmentation soutenue des cas de COVID-19 et des hospitalisations au Québec, le premier ministre François Legault confirme qu’il devra annoncer mardi de nouvelles restrictions impliquant la fermeture des commerces non essentiels, ce qui pourrait survenir à compter du jour de Noël.

François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault accordait une entrevue au journaliste Patrice Roy pour faire notamment le point sur la lutte contre la pandémie.

Lors d’une entrevue accordée à l’animateur Patrice Roy, le premier ministre a expliqué qu’il n’avait pas d’autre choix que de restreindre davantage les contacts sociaux en imposant ces nouvelles restrictions. «On va annoncer tout ça demain après-midi», a confirmé François Legault.

En entrevue à l’émission Le 15-18, le premier ministre a précisé que cette fermeture pourrait être décrétée à partir du 25 décembre.

«Les gens veulent avoir le temps de finir leur magasinage d’ici le 25 décembre pour acheter les cadeaux à leurs enfants, être prêts au moins dans leur bulle familiale», a expliqué M. Legault sur les ondes d’ICI Première.

Il reste à déterminer si cette fermeture sera d’une durée d’une ou deux semaines. «On discute avec la santé publique pour savoir […] c’est combien de temps qu’on a besoin pour vraiment casser la vague», a dit le premier ministre.

La stratégie du gouvernement est de profiter du congé des Fêtes pour tenter de ralentir le plus possible la contagion dans la province, sans causer trop de tort à l’économie, a ajouté François Legault en entrevue avec Patrice Roy.

Citant le cas de l’Allemagne qui fermera aussi la plupart de ses commerces jusqu’au 10 janvier pour tenter de contenir la propagation du coronavirus, François Legault explique que c’est principalement en raison du nombre trop élevé d’hospitalisations qu’il doit resserrer encore les mesures sanitaires.

Québec ne peut tout simplement pas se permettre un débordement de cas de COVID-19 dans les hôpitaux lors de la période la plus achalandée de l’année dans le réseau.

«On était dimanche à 880 hospitalisations. Ça, c’est 880 lits occupés par des patients COVID. Des lits qui ne peuvent pas être occupés par des patients qui ont d’autres problèmes, des traitements à avoir. Ce qui est le plus critique, c’est le nombre d’hospitalisations», déplore le premier ministre.

François Legault, premier ministre du Québec

Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault, premier ministre du Québec

Feu vert pour la vaccination

Confirmant qu’il allait se faire vacciner dès qu’il obtiendra le signal de la santé publique, François Legault s’est dit tout de même étonné par le fait que 60 % du personnel du CHSLD de Côte-Saint-Luc ne compte pas se faire vacciner pour le moment.

«Je ne m’attends pas à ce qu’il y ait beaucoup de gens qui refusent le vaccin. Actuellement, tous les pays ont accepté le vaccin. Donc, ça a été vérifié et contre-vérifié par à peu près tous les pays», a-t-il ajouté sur un ton positif.

Le début, aujourd’hui, de l’administration des premiers vaccins de Pfizer-BioNTech dans des CHSLD du Québec est très encourageant, selon le premier ministre, qui explique que dès que le personnel de la santé et les résidents des CHSLD et des RPA auront été vaccinés, la situation devrait s’améliorer rapidement.

«Actuellement, il y a 70 % des décès qui sont dans les CHSLD et les RPA. On a besoin de quelques centaines de milliers de vaccins pour vacciner tous les résidents et le personnel des CHSLD et des RPA. Techniquement, une fois que c’est fait, on vient d’éliminer 70 % des décès, ça va changer le portrait complètement», anticipe le premier ministre.

Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d'entrevues pour les médias.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le premier ministre Legault au Palais des congrès de Montréal effectuait une tournée d’entrevues pour les médias.

Une première vague douloureuse

En ce qui a trait au refus de son gouvernement d’ouvrir une enquête publique sur les 4000 personnes qui sont mortes dans des conditions très difficiles dans les CHSLD lors de la première vague de COVID-19 au printemps dernier, François Legault défend sa décision en rappelant que trois enquêtes sur le sujet sont déjà en cours.

Il y a entre autres l’enquête de la commissaire à la santé, Johanne Castonguay, une autre enquête de la protectrice du citoyen, qui a déposé la semaine dernière un rapport préliminaire, en plus d’enquêtes criminelles qui ont été ouvertes dans certains CHSLD, a-t-il énuméré.

«Moi, ce que je voulais surtout, c’est d’avoir des réponses rapides. Parce que, pour moi, ce qui est important, c’est que s’il y a des choses à corriger, il faut les corriger [rapidement].»

Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plus de 4000 personnes ont été emportées par la COVID-19 dans les CHSLD du Québec au printemps dernier.

Blâmant l’ancien gouvernement libéral pour avoir aboli les directeurs généraux dans les CHSLD, François Legault a démenti l’existence de pénuries de matériel de protection médicale lors de la première vague.

Selon lui, s’il y a eu manque de matériel dans certains établissements, c’est essentiellement dû à l’absence de supervision et de coordination dans les CHSLD, où il n’y avait plus de reddition de comptes.

«Quand un CHSLD nous demandait de l’équipement, c’était livré la journée même. On n’a jamais manqué d’équipement», soutient François Legault, en dépit du fait que 48 % du personnel hospitalier a rapporté avoir manqué d’équipements de protection à un moment ou l’autre lors de la première vague, selon la protectrice du citoyen.

Les étudiants ont-ils été oubliés?

Pendant que la situation se fait critique dans les hôpitaux, l’inquiétude est aussi palpable dans le réseau de l’éducation, notamment dans les cégeps et les universités où des milliers de jeunes n’ont pas mis les pieds dans un établissement d’enseignement depuis des mois maintenant.

Forcés d’étudier à temps plein à la maison devant des ordinateurs et privés d’activités sportives et sociales, de nombreux étudiants font face à l’échec, à des problèmes de santé mentale et ultimement au décrochage. «Les jeunes ont besoin de voir d’autres jeunes», reconnaît François Legault.

Pour tenter de leur offrir un peu de présence en classe, il affirme travailler avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, afin d’implanter un système où les étudiants pourraient aller en classe occasionnellement en groupes restreints.

«C’est une situation dont je discute depuis des mois et des semaines avec la santé publique et sur laquelle je reviens à la charge», assure-t-il.

La fermeture des restaurants

Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Toutes les salles à manger, les gyms, les bars, salles de cinéma et de spectacle et plusieurs autres ont été fermés de nouveau sur ordre de Québec en octobre dernier.

Questionné sur la proximité du Dr Horacio Arruda avec son gouvernement et sur la mise en place de restrictions qui allaient au-delà des recommandations de la santé publique, notamment la fermeture des restaurants cet automne, François Legault rappelle que c’est au gouvernement qu’appartient le dernier mot.

«Quand la santé publique a dit : « On pense que ce n’est pas nécessaire de fermer les restaurants », moi j’ai dit : « Je pense qu’il faut les fermer ». Je regardais ce qui se fait ailleurs et aujourd’hui, presque partout dans le monde, les restaurants sont fermés. J’ai toujours été aussi prudent ou même plus prudent que la santé publique. Mais en bout de ligne, c’est moi qui es au batte», rappelle le premier ministre.

Parlons d’argent…

Dans la mesure où la pandémie a engendré des dépenses gouvernementales astronomiques autant à Ottawa qu’à Québec, les Québécois sont en droit de se demander comment le gouvernement Legault compte faire pour redresser les finances publiques du Québec qui fait face à un déficit de 15 milliards de dollars cette année.

Déçu qu’Ottawa ait refusé d’augmenter de façon récurrente les transferts provinciaux en santé, le premier ministre Legault assure cependant que les finances publiques seront équilibrées, mais peut-être sur une période plus longue que prévu.

Pour y parvenir, M. Legault exclut tout retour à l’austérité. «Il n’y aura pas d’augmentation des impôts et des taxes et il n’y aura pas de coupures dans les dépenses de santé, d’éducation, dans les dépenses du gouvernement du Québec», assure-t-il.

Pour ce qui est des positions du gouvernement fédéral sur les transferts en santé, François Legault estime que le point de vue de Justin Trudeau peut encore évoluer, dans la mesure où le parti qui promettra des hausses des transferts en santé aux prochaines élections jouira, selon lui, d’un avantage certain sur ses adversaires.

«Pour les Québécois, c’est important la santé. Donc, si un parti fédéral dit : « Moi je vais mettre plus d’argent en santé », je pense que ça va l’aider», croit le premier ministre.

Avec  Stéphane Bordeleau par Radio-Canada

Les frontières du Canada resteront fermées jusqu’au 21 janvier

novembre 29, 2020

Le Canada a annoncé dimanche 30 novembre une nouvelle prolongation, jusqu’au 21 janvier 2021, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de quatorze jours afin d’éviter la propagation du coronavirus.

De son côté, la frontière du Canada avec les États-Unis reste fermée jusqu’au 21 décembre, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels. Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars et elle pourrait être prolongée après le 21 décembre, a indiqué le gouvernement canadien dans un communiqué.

Le gouvernement affirme qu’il «sera en mesure» à partir du 21 janvier d’harmoniser les éventuelles prolongations de fermetures de ses frontières entre les États-Unis et les autres pays dans le monde, ainsi que le décret de quarantaine obligatoire.

Ottawa annonce également la création d’un cadre pour «examiner les demandes présentées par des organismes de sport amateur de haut niveau qui veulent organiser» des événements comme des «championnats du monde, des qualifications olympiques ou paralympiques, ainsi que des coupes du monde»

Par Le Figaro avec AFP