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Côte d’Ivoire – Yacine Idriss Diallo : « Je veux travailler avec Didier Drogba et Sory Diabaté »

mai 1, 2022

Élu le 23 avril, le nouveau président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) explique à Jeune Afrique vouloir associer ses rivaux d’hier à la construction du football de demain. Et souhaite améliorer la gouvernance de l’instance.

Yacine Idriss Diallo, nouveau président de la FIF. © Facebook YID.

Yacine Idriss Diallo ne perd pas de temps. Quarante-huit heures après avoir été porté à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), le 23 avril, il s’est envolé en direction de La Mecque pour un pèlerinage de quelques jours.

Dès son retour en Côte d’Ivoire, place à l’action : il a désormais quatre ans pour redresser le foot ivoirien et sortir la FIF de la crise dans laquelle elle est embourbée depuis le décès de son précédent patron, Augustin Sidy Diallo.

Jeune Afrique : Quelle sera votre priorité ?

Yacine Idriss Diallo : Nommer un sélectionneur national [le contrat du Français Patrice Beaumelle, arrivé à son terme le 6 avril dernier, n’a pas été renouvelé]. Les Éléphants disputeront au moins deux matchs en juin. Ils sont qualifiés d’office pour la CAN  [Coupe d’Afrique des nations] 2023, puisque la Côte d’Ivoire organise la compétition. Il nous faut donc trouver un sélectionneur dès le mois de mai.

J’AI DÉJÀ PLUSIEURS NOMS EN TÊTE

J’ai une idée très précise de ce que je veux. Mon idée est de confier la sélection à un duo composé d’un coach étranger, ayant de solides références, et d’un Ivoirien, qui possède ses diplômes d’entraîneur. Au bout de deux ans, il y aura eu un transfert de compétences entre le premier et le second, et l’Ivoirien pourra alors prendre la place du sélectionneur étranger. J’ai déjà plusieurs noms en tête. Nous continuerons de travailler sur ce que nous attendons, puis une liste sera soumise au ministre des Sports, puisque c’est l’État qui prendra en charge les salaires des membres du staff technique.

Vous avez également prévu plusieurs déplacements en Europe… 

Je vais me rendre au siège de la Fifa [Fédération internationale de football association], à Zürich, en Suisse. Mais je souhaite au préalable aller à Paris afin de rencontrer les dirigeants de Canal+, qui détient les droits de retransmission du championnat ivoirien à la télévision, pour les remercier. C’est un partenaire fidèle, à qui notre football doit beaucoup, et je souhaite encore renforcer nos relations. C’est essentiel, à un peu plus d’un an d’un évènement comme la CAN, que la Côte d’Ivoire va organiser.

Vous avez l’intention d’organiser un grand séminaire sur le football ivoirien…

Oui, d’ici à la fin du mois d’août, et ce séminaire sera destiné aux 81 membres du collège électoral [autrement dit, aux clubs et groupements d’intérêt qui ont choisi le nouveau président de la FIF]. D’importants dossiers nous attendent : le statut des joueurs – notamment la mise en application d’un salaire minimum pour les professionnels –, celui des entraîneurs, le football féminin, la formation des jeunes…

SI NOUS PROPOSONS DE BONNES CONDITIONS AUX JOUEURS, ILS NE CHERCHERONT PAS À PARTIR TRÈS JEUNES

Il faut que nous parvenions à rendre le football professionnel ivoirien plus attractif. Si nous proposons de bonnes conditions aux joueurs, ils ne chercheront pas à partir très jeunes. Certes, les meilleurs partiront sans doute, mais pas tout de suite. En outre, un championnat de meilleure qualité nous permettra d’attirer davantage de monde dans les stades, et donc d’augmenter les recettes de billetterie, d’attirer de nouveaux partenaires économiques, de revoir les droits télé à la hausse, de développer la vente de produits dérivés, comme les maillots…

J’insiste sur le fait que je souhaite être un président d’ouverture, et c’est d’ailleurs pour cela que j’aimerais travailler avec Sory Diabaté et Didier Drogba, mes deux adversaires lors de cette élection. Lors de ma campagne, j’avais dit que si j’étais choisi, je leur proposerais de collaborer.

Quels sponsors comptez-vous attirer ?

Je ne peux évidemment pas dévoiler les noms, mais il existe déjà un pool de partenaires économiques qui sont prêts à travailler avec la FIF. Ce pool n’est pas figé, et d’autres sponsors pourraient venir l’agrandir.

NOUS POUVONS SOLLICITER L’ÉTAT, MAIS PAS TOUT LE TEMPS ET PAS POUR TOUT. IL FAUT ÊTRE RAISONNABLE

Il faut bien comprendre que la FIF doit trouver de nouvelles ressources : nous ne pouvons pas tout demander à l’État ivoirien, qui a d’autres priorités que le football. Il est déjà chargé d’organiser la prochaine CAN – soit un investissement financier considérable –, et a beaucoup aidé, notamment pour la reprise des championnats après les mois d’arrêt en raison de la crise sanitaire. En résumé, nous pouvons solliciter l’État, mais pas tout le temps et pas pour tout. Il faut être raisonnable.

Lors de votre campagne, vous avez beaucoup insisté sur la notion de bonne gouvernance…

Les gens qui me connaissent et ceux qui travaillent avec moi savent que je suis intransigeant sur cette question. Je veux que chaque franc CFA qui entre dans les caisses de la FIF soit utilisé pour le football ivoirien. En matière de gestion, il ne faut pas faire n’importe quoi. Mes objectifs sont à la fois ambitieux et raisonnables : la première année, je souhaite faire passer le budget de l’instance de 6 à 9 milliards de F CFA [environ 13,7 millions d’euros], et le faire évoluer ensuite. Et je peux vous assurer que je serai un président très attentif à tous les mouvements financiers.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Côte d’Ivoire : Drogba, Diabaté, Diallo, Kouakou… Six candidats en lice pour la tête de la FIF

avril 11, 2022

Six prétendants à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 23 avril, ont officiellement déposé leur candidature, dont l’ancien attaquant vedette Didier Drogba, a annoncé la direction de la FIF dimanche.

De gauche à droite, Idriss Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba. © DR / Fédération ivoirienne de football.

« Le dépôt de candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de football est clos. Six candidats ont été enregistrés : Yatte Ellele Jean-Baptiste, Arnaud Aka, Laurent Kouakou, Idriss Diallo, Sory Diabaté et Didier Drogba », a déclaré Mariam Dao Gabala, présidente du Comité de normalisation de la FIF, lors d’une conférence de presse.

« Enfin nous y voilà ! »

Didier Drogba est venu déposer sa candidature plus tôt dans l’après-midi au siège de la fédération. « Enfin nous y voilà ! J’ai hâte que la campagne démarre. Faites-moi confiance pour donner vie au football ivoirien si je suis élu », a-t-il déclaré, vantant une candidature « d’unité ». Malgré son statut, il n’est pas forcément favori, faute de soutiens suffisants au sein des clubs ivoiriens.

Cette élection a déjà été maintes fois reportée depuis 2020, en raison d’un imbroglio sur le système de parrainage pour les candidats. La FIF avait été mise sous tutelle en décembre 2020 par la Fifa qui a installé un « Comité de normalisation » pour tenter de régler cette crise.

« Nous sommes prêts pour ces élections et nous devons montrer une bonne image de la Côte d’Ivoire à travers un scrutin apaisé. Je demande aux uns et aux autres de ne pas en rajouter », a déclaré dimanche Mariam Dao Gabala. Cette dernière doit quitter son poste à l’issue de l’élection du nouveau président, le 23 avril.

Par Jeune Afrique avec AFP

Football – Côte d’Ivoire: la FIFA suspend son aide financière à une Fédération en pleine crise

mai 18, 2018
L’équipe de foot de Côte d’Ivoire à l’entraînement au Gabon, le 17 janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

La FIFA a annoncé ce 17 mai avoir suspendu « tout nouveau paiement ou virement en faveur de la Fédération ivoirienne de football (FIF) ». Une décision qui fait suite aux difficultés rencontrées par des auditeurs qu’elle a missionnés, en vue de vérifier une partie de la gestion de Augustin Sidy Diallo, président de la FIF.

Les choses sont allées très vite. Dans un courrier rendu public, contrairement à ses habitudes, dans ce genre de situation, la Fédération internationale de football association (FIFA) a décidé de suspendre « tout nouveau paiement ou virement en faveur de la FIF, protégés par la FIFA ». La crise au sein de la FIF, née de la volonté d’un groupe de clubs frondeurs d’exiger une assemblée générale à l’équipe conduite par Augustin Sidy Diallo, connaît un rebondissement inespéré par ceux à l’origine de la commande de l’audit.

Le 20 mars dernier, pour tenter de calmer les tensions au sein de la maison de verre de Treichville (Abidjan), siège de la FIF, la FIFA convoque les protagonistes à une série de rencontres à Zurich (Suisse). Les parties n’arrivent pas à s’accorder. Les dissidents remportent cependant une victoire : porteurs d’un rapport documenté sur de prétendus détournements de fonds gérés par l’équipe de Sidy Diallo, ils demandent et obtiennent que la FIFA commandite un nouvel audit de la FIF.

Des pans de la gestion de Sidy Diallo audités

Depuis ce 14 mai, les auditeurs sont à Abidjan. Après plusieurs malentendus alimentés par la presse, la FIFA a fini par réorienter la mission de ses auditeurs. Désormais, il n’est plus question d’un audit judiciaire, mais bel et bien d’un audit financier, alors que la feuille de route des auditeurs s’étend à d’autres programmes. Deuxième défaite pour la FIF.

« Le point sur lequel la FIF a émis des réserves depuis le début, quant au présent audit, est relatif au champ d’intervention de cet audit », explique Sam Etiassé, directeur exécutif de la FIF. En effet, la FIF aurait aimé que cet audit ne concerne que ses fonds alloués par l’instance suprême du football mondial, au titre de son programme de développement et d’investissement baptisé « Forward ».

Ainsi donc, la FIFA compte bien auditer plusieurs pans de la gestion de Sidy Diallo, à savoir les « règlement général des programmes de développement, règlement Goal, règlement du programme d’assistance financière de la FIFA, règlement performance, règlement programme challenger, règlement programme win-win et règlement projet ballon Adidas Goal ». Fait nouveau, l’audit va s’étendre à la gestion de Jacques Anouma, qui a dirigé la FIF de 2002 à 2011, date à laquelle Sidy Diallo a pris le relais.

Sanctions éventuelles de la FIFA

Une décision qui fait grincer des dents, aussi bien au sein de l’équipe actuelle, que de certains frondeurs qui étaient aux affaires pendant le mandat d’Anouma. En attendant, les auditeurs continuent leur mission qui s’achève le 25 mai prochain. D’ores et déjà, la FIFA a mis en garde la FIF contre d’éventuelles sanctions aussi bien contre des dirigeants que contre l’instance dirigeante nationale, enjoignant les responsables à « autoriser les auditeurs à accéder aux locaux et à tous documents précédemment requis ».

Un front ouvert contre la FIFA aurait de sérieuses conséquences sur le football ivoirien, déjà miné par une crise interne », commente le journaliste sportif Fernand Dédeh

Les réticences de la FIF, qui a toujours dit privilégier la transparence en matière de gestion, surprennent quelque peu les observateurs de l’actualité footballistique en Côte d’Ivoire. « La FIF gagnerait à ne pas développer une communication craintive et collaborer sereinement avec la FIFA. Un front ouvert contre la FIFA aurait de sérieuses conséquences sur le football ivoirien, déjà miné par une crise interne », commente le journaliste sportif Fernand Dédeh.

Ce n’est pas la première fois que la FIFA audite la FIF et suspend des décaissements en sa faveur. Ce qui est nouveau, c’est la médiatisation de l’audit consécutive à la crise du football ivoirien. En deux ans, c’est le troisième audit que commande Gianni Infantino, président de la FIFA.

En octobre 2016, la commission d’audit et de conformité de la FIFA, sur la foi d’un rapport d’audit qui pointait du doigt la gestion de Sidy Diallo, avait suspendu temporairement l’accès de la FIF aux fonds de développement qui lui sont alloués. La mesure avait été levée trois mois plus tard.

Jeuneafrique.com

Football : Hervé Renard, attendu à Lille, se sépare de la Côte d’Ivoire

mai 23, 2015

L'entraîneur Hervé Renard avec le président ivoirien Alassane Ouattara.
L’entraîneur Hervé Renard avec le président ivoirien Alassane Ouattara. © AFP

 Le Français Hervé Renard, attendu à Lille, n’est plus le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, qu’il a mené au titre continental en février, a-t-on appris vendredi auprès de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

La FIF a accepté vendredi, à la demande d’Hervé Renard, de mettre fin de « façon anticipée » à son contrat.

« Je me suis dit qu’après le succès à la CAN, il était difficile de faire mieux et qu’il me fallait relever d’autres challenges », a déclaré l’entraîneur français à la presse.

Il est désormais attendu à Lille, où il devrait s’engager dans les prochains jours après l’officialisation mardi du départ de l’actuel entraîneur René Girard.

Hervé Renard, 46 ans, avait signé en août 2014 un contrat de 2 ans renouvelables avec la FIF, six mois avant de remporter avec « Les Eléphants » la CAN-2015 disputée en Guinée équatoriale.

Il s’était révélé en 2012 en remportant une première fois la compétition africaine, avec la Zambie, à la surprise générale.

Jeuneafrique.com