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Ethique : le président de la FIFA blanchi

août 5, 2016

Gianni Infantino, président de la FIFA, en février à Zurich.

Gianni Infantino, président de la FIFA, en février à Zurich. Ennio Leanza / AP
Le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a « pas violé le code d’éthique » de l’organisation, a estimé vendredi 5 août dans un communiqué la commission d’éthique de l’instance, qui a décidé de clore son enquête le concernant.

Les investigations portaient notamment sur des vols d’avion effectués par M. Infantino ainsi qu’un différend d’ordre contractuel entre l’Italo-Suisse et la FIFA, dont il est le président depuis le 26 février.

Les preuves rassemblées lors de l’enquête préliminaire « suggéraient au premier abord des cas de violations du code de l’éthique au vu de plusieurs vols effectués par M. Infantino lors des premiers mois de sa présidence », de questions de ressources humaines et « du refus de M. Infantino de signer le contrat spécifiant les conditions de sa relation de travail avec la FIFA », explique l’instance dans le communiqué.

Lire aussi :   Le nouveau président de la FIFA s’explique sur la polémique concernant son salaire

Pas de conflit d’intérêts

Début juin, des médias allemands avaient notamment affirmé que Gianni Infantino avait jugé le salaire que lui proposait la FIFA insuffisant et qu’il faisait l’objet d’une enquête de la commission d’éthique pour avoir demandé dans des courriels la destruction de l’enregistrement des minutes du dernier conseil de son instance, où la question de son salaire était évoquée. Selon les médias allemands, il risquait pour cela une suspension provisoire de quatre-vingt-dix jours.

La commission d’éthique avait démenti dans la foulée l’ouverture d’une enquête, et explique vendredi dans son communiqué l’avoir fait pour « s’assurer d’une procédure indépendante et impartiale ».

Lors de l’enquête formelle, « aucune situation significative de conflit d’intérêts concernant la position de M. Infantino à la FIFA n’a été identifiée », poursuit le communiqué, précisant que « les avantages dont a profité M. Infantino n’étaient pas considérés comme non conformes » aux régulations FIFA en vigueur.

Lemonde.fr avec AFP

Le président de la FIF félicite Didier Drogba pour sa nomination à la FIFA

mai 16, 2016

 

Le Président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) Augustin Sidy Diallo a adressé dans un communiqué dont APA a obtenu copie, ses ‘’félicitations’’ à Didier Drogba, nommé Vice-Président de la Commission des acteurs du football de la Fédération internationale de football association (FIFA).

‘’Le Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) et le Comité Exécutif ont appris avec fierté, la nomination de Didier Drogba en qualité de Vice-Président de la Commission des Acteurs du Football de la FIFA », stipule le communiqué qui date de dimanche.

A travers cette nomination, ajoute le texte signé par Augustin Sidy Diallo, ‘’la FIFA honore la Côte d’Ivoire mais manifeste surtout sa reconnaissance à l’un de ses fils qui, par son talent et sa personnalité, contribue au rayonnement du football dans le monde ».

‘’Le Président de la FIF et le Comité Exécutif, ainsi que la Famille du Football ivoirien adressent leurs sincères félicitations à Didier Drogba et le souhaitent plein succès dans la mission que vient de lui confier l’instance faîtière du football », conclut M. Diallo.

L’ex- capitaine des Eléphants Didier Drogba a été nommé, vendredi, Vice-président de la Commission des acteurs du football par le conseil de la FIFA lors du 66è congrès de l’instance internationale de football tenu à Mexico.

Apanews.net

La Sénégalaise Fatma Samoura désignée nouvelle secrétaire générale de la FIFA

mai 13, 2016

Le 66e congrès de la Fifa, le 13 mai à Mexico.

Le 66e congrès de la Fifa, le 13 mai à Mexico. ALFREDO ESTRELLA / AFP
La Sénégalaise Fatma Samoura, diplomate aux Nations Unies, a été nommée vendredi secrétaire générale de la FIFA. Elle devient la première femme à occuper ce poste.

A l’ONU depuis 21 ans, Mme Samoura, 54 ans, a occupé différents postes dans plusieurs pays d’Afrique. Elle a été nommée lors du 66e congrès de la FIFA, qui se tient à Mexico.

La nomination de Mme Samoura, qui prendra son poste à la mi-juin « après un contrôle d’éligibilité », a été annoncée par le nouveau président de la Fifa, Gianni Infantino, élu en février dernier pour succéder à Sepp Blatter, suspendu. Mme Samoura, qui n’a jusqu’à maintenant aucune expérience des organisations sportives, est « dotée d’une grande personnalité. Elle a l’habitude de gérer de grandes organisations et des budgets importants », a ajouté M. Infantino. « Elle va apporter un vent nouveau à la Fifa, elle vient de l’extérieur. Ce n’est pas quelqu’un du passé mais c’est quelqu’un de nouveau », a ajouté l’Italo-Suisse.

Mme Fatma Samoura, alors représentante de l'ONU à madagascar, le 25 octobre 2013 à Anatananarivo

Mme Samoura succédera au Français Jérôme Valcke, licencié puis suspendu 12 ans par la Fifa notamment pour son implication dans un trafic de billets pour le Mondial-2014 au Brésil.
C’est l’Allemand Markus Kattner, directeur financier, qui assure depuis lors l’intérim.

La FIFA est secouée depuis plus d’un an par le plus vaste scandale de corruption de son histoire.

Lemonde.fr

« Panama papers » : le contrat douteux signé par Gianni Infantino, le nouveau patron de la FIFA

avril 5, 2016

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars.

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars. Fernando Vergara / AP
Le 26 février, dans son discours de candidat à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino avait promis de restaurer la réputation de l’instance planétaire, minée par des scandales de corruption. Six semaines après l’élection du Suisse à la tête de l’organisation faîtière du ballon rond, son nom apparaît dans les « Panama papers ».

Selon les informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Helvète a signé en 2006 et 2007 des contrats commerciaux, au nom de l’Union des associations européennes de football (UEFA), avec une entreprise offshore détenue par des hommes d’affaires, actuellement inculpés par la justice américaine dans le cadre de l’enquête sur le scandale de la FIFA.

En septembre 2006, la société Cross Trading a ainsi acheté à l’UEFA les droits télévisés de la Ligue des champions pour la période 2006-2009 pour 111 000 dollars. En mars 2007, elle a également obtenu pour une saison les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe pour 28 000 dollars. Derrière Cross Trading figurent les hommes d’affaires argentins Hugo et Mariano Jinkis, placés en détention provisoire et inculpés en mai 2015 par le parquet fédéral de New York pour avoir versé des dizaines de millions de dollars de pots-de-vin en échange de droits de diffusion de compétitions FIFA en Amérique du Sud.

311 170 dollars de droits télévisés

Implantée dès 1998 sur l’île de Niue, dans le Pacifique, avant de s’exporter aussi aux Seychelles et dans le Nevada, Cross Trading a revendu pour 311 170 dollars les droits télévisés de la Ligue des champions (2006-2009) au groupe télévisé équatorien Teleamazonas. La société a par ailleurs vendu les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe au même groupe pour 126 000 dollars. Cross Trading a ainsi réalisé une marge de un à trois, voire de un à quatre, grâce à ces transactions, selon les documents consultés par la Süddeutsche Zeitung.

Cross Trading a été créée notamment grâce au cabinet d’avocats de l’Uruguayen Juan Pedro Damiani, membre fondateur du comité d’éthique de la FIFA depuis 2006. Ce dernier fait actuellement l’objet d’une enquête interne de la Fédération internationale.

Les deux contrats scellés entre la société offshore et l’UEFA ont été paraphés par Hugo Jinkis et par… Gianni Infantino, alors directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA (2004-2007), un poste qu’il a occupé avant de devenir secrétaire général de l’institution, puis le bras droit de son président, Michel Platini, en 2009.

En septembre 2015, la Süddeutsche Zeitung a demandé à l’UEFA si l’un de ses responsables a ou avait eu, au cours des vingt dernières années, des relations commerciales avec une ou plusieurs des quatorze personnes inculpées par la justice américaine dans le cadre de son enquête sur la FIFA, ou avec leurs entreprises. Le journal avait notamment envoyé à l’instance européenne la liste des prévenus, sur laquelle figuraient Hugo et Mariano Jinkis. L’UEFA a assuré qu’elle n’a ou n’avait jamais eu « aucune relation commerciale avec les personnes mentionnées ou leurs entreprises. »

Cinq jours après l’élection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA, la Süddeutsche Zeitung a posé la même question au nouveau patron du football mondial, en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ». Le 8 mars, la porte-parole de la FIFA assurait que « Gianni Infantino n’a jamais eu affaire personnellement ni en tant que secrétaire général de l’UEFA, en son temps, avec l’une des personnes ou organisations nommées. » La Süddeutsche Zeitung relance alors l’institution en posant la même question et en visant la période où auparavant Gianni Infantino occupait la fonction de directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA. « II n’a eu affaire dans aucune de ses fonctions à l’UEFA à l’une des personnes ou organisations nommées », a indiqué la FIFA.

« Nous ne savions pas qui étaient les véritables propriétaires »

Le 23 mars, le journal envoie par email à l’UEFA les contenus du contrat signés en 2006 par Gianni Infantino et Cross Trading. Six jours plus tard, l’UEFA admet la conclusion de cet accord. Selon la Süddeutsche Zeitung, cet accord inclurait par ailleurs, via un « hospitality sales agreement » la société Traffic Sports Europe, dirigée par le Brésilien José Hawilla. Ce dernier a été inculpé par la justice américaine et a plaidé coupable de fraude et d’obstruction à la justice, acceptant au passage de rembourser la bagatelle de 151 millions de dollars au gouvernement des Etats-Unis.

Pourquoi l’UEFA a-t-elle vendu des droits télévisés à des prix inférieurs au prix du marché ? D’autant que Cross Trading a vendu ces droits à Teleamazonas, dès juillet 2006, soit deux mois avant la conclusion de son contrat avec l’instance européenne. Selon des documents recueillis par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA avait scellé un accord similaire avec Cross Trading pour la période 2003-2006. Selon le journal allemand, les Jinkis ont gagné près de 600 000 dollars grâce aux droits télévisés accordés par l’UEFA pour l’Equateur.

Contactée par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA précise que « tous les contrats devraient être examinés, avant signature, par la division des affaires juridiques. » « Nous ne savions pas qui étaient à l’époque les véritables propriétaires de Cross Trading », ajoute l’instance européenne. Gianni Infantino a-t-il fait preuve d’une légèreté coupable en paraphant ces documents sans savoir avec qui précisément il faisait affaire? De son côté, la FIFA récuse tout soupçon d’irrégularité.

Monica Almeida ; Catherine Boss ; Mauritius Much ; Frederik Obermaier ; Bastian Obermayer ; Thomas Kistner (pour la Süddeutsche Zeitung) (Adaptation de Rémi Dupré et Adrien Pécout pour Le Monde)

 Lemonde.fr par Adrien Pécout , Journaliste au Monde

La Fifa réclame des comptes et des millions de dollars à ses ex-dirigeants

mars 16, 2016

(développement)

Zurich (awp/afp) – Deux semaines après l’élection de Gianni Infantino à la présidence en remplacement de Sepp Blatter, la Fifa demande des comptes à ses anciens dirigeants indélicats poursuivis aux Etats-Unis et accusés d’avoir détourné plus de 200 millions de dollars.

Secouée par le pire scandale de son histoire, la Fifa, se basant sur l’enquête de la justice américaine, accuse également l’Afrique du Sud d’avoir acheté le Mondial-2010, en versant 10 millions de dollars de pot de vin, notamment au sulfureux Jack Warner, selon des documents rendus publics mercredi.

« La Fifa a transmis des documents aux autorités américaines pour réclamer des dizaines de millions de dollars » auprès de 39 anciens dirigeants du football mondial, dont des anciens vice-présidents de la Fifa, poursuivis par la justice américaine pour corruption, a indiqué la Fifa.

Dans un document de 21 pages, la fédération internationale, qui se pose en « victime », explique que durant « de nombreuses années, les accusés ont largement abusé de leur position pour s’enrichir personnellement, causant un dommage significatif et direct à la Fifa ». « Alors que l’enquête se poursuit, les pertes peuvent être estimées à des dizaines de millions de dollars », ajoute le document.

« Nous ne savons pas encore combien précisément nous pouvons réclamer », a précisé une source proche de la Fifa. « Cela dépendra de la somme finale que les autorités américaines récupèreront auprès des accusés. Mais il s’agit d’un montant très substantiel. »

-‘Plus de 190 millions de dollars’ détournés-

Ce nouvel épisode d’une procédure américaine ouverte en mai 2015 marque une rupture. Il intervient juste après l’élection le 26 février de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa, alors que son prédécesseur Sepp Blatter, contraint à la démission, est lui mis en examen par la justice suisse.

« Quand la Fifa aura récupéré cet argent, il retournera à son but initial, le développement du football international », a réagi Gianni Infantino, cité dans un communiqué. « La Fifa veut récupérer cet argent et nous sommes déterminés à y parvenir, peu importe le temps que cela prendra », a poursuivi l’ancien secrétaire général de l’UEFA, qui s’est lancé avec succès dans la conquête de la Fifa alors que son président Michel Platini, a dû renoncer en raison d’une suspension de 6 ans pour un paiement controversé de 1,8 M EUR reçu de Sepp Blatter.

Selon l’acte d’accusation de la justice américaine, les 39 anciens responsables du football mondial et deux sociétés de gestion de droits marketing mis en cause ont détourné « plus de 190 millions de dollars ». A ce jour, « plus de 100 M USD ont été identifiés, récupérés ou gelés aux Etats-Unis et à l’étranger ».

Parmi les cerveaux présumés de ce vaste réseau de corruption figurent le Trinidadéen Jack Warner, ex-président de la Confédération d’Amérique du Nord et des Caraïbes (Concacaf) et ancien vice-président de la Fifa ainsi que Jeffrey Webb, originaire des îles Caïman, ex-président de la Concacaf et lui aussi ancien vice-président de la Fifa.

Arrêté à Zurich, Webb, qui plaide non coupable, a été extradé aux Etats-Unis tandis que Warner est sous le coup d’une demande d’extradition américaine.

-Webb mène grand train-

Sur la base de l’enquête américaine, la Fifa accuse également Warner et Chuck Blazer, ancien secrétaire général de la Concacaf, d’être les bénéficiaires d’une opération d’achats de vote pour l’attribution du Mondial-2010 en Afrique du Sud.

Pour obtenir ce Mondial, l’Afrique du Sud a « offert un pot-de-vin de 10 M USD en échange des voix de Warner, Blazer et d’un troisième membre du comité exécutif », assure la Fifa.

Mais la Fifa ne réclame pas seulement le fruit des pots-de-vin et autres fraudes, elle veut également récupérer les salaires et avantages versés aux accusés, pour un montant total, depuis 2004, de 28 M USD.

A Blazer, longtemps membre de son comité exécutif, la Fifa réclame 5,4 M USD (4,8 M EUR). La Fifa demande aussi 3,5 M USD à un autre membre du gouvernement du foot mondial, le Brésilien Ricardo Teixeira, gendre de l’ancien président de la Fifa Joao Havelange.

Mais reste encore à connaître précisément ce que les accusés ont véritablement amassé durant toutes ces années.

C’est dans ce sens que la Fifa a demandé à la justice américaine d’évaluer le patrimoine de Jeffrey Webb.

Extradé aux Etats-Unis et remis en liberté contre une caution de 10 M USD, Webb continue de mener grand train. A l’appui de leur demande, les avocats de la Fifa ont joint un article de presse qui, photos à l’appui, montre que le 8 février, Webb a encore célébré en grande pompe les 40 ans de son épouse Kendra, dans leur demeure d’Atlanta.

Romandie.com avec(AWP / 16.03.2016 14h31)

Gianni Infantino est le nouveau président de la FIFA

février 26, 2016

Gianni Infantino a été élu vendredi 26 février. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

Gianni Infantino a été élu vendredi 26 février. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI FABRICE COFFRINI / AFP
Gianni Infantino, jusque-là secrétaire général de l’UEFA, a été élu président de la FIFA, avec 115 voix au second tour de l’élection, devant le cheikh bahreïni Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa, président de la Confédération asiatique (88 voix), le prince jordanien Ali Ben Al-Hussein (4) et le Français Jérôme Champagne (0), vendredi 26 février à Zurich.

C’est la « semaine la plus importante des cent douze ans d’histoire de la FIFA », avait déclaré le natif de Brigue (Suisse). Il y a six mois, personne ne s’attendait à voir le zélé secrétaire général de l’UEFA briguer la fonction suprême.

« Restaurer l’image de la FIFA »

Mais depuis aujourd’hui, ce facétieux juriste au crâne glabre est officiellement le nouveau président de la FIFA. Agé de 45 ans, il succède à Joseph Blatter, en place depuis dix-sept ans, et est élu pour un mandat de quatre ans. Il aura pour mission de restaurer l’image et la crédibilité de la FIFA, engluée dans la pire crise de son histoire, sur fond de corruption à grande échelle.

« Nous allons restaurer l’image de la FIFA », a assuré Gianni Infantino juste après son élection. « Tout le monde doit être fier de la FIFA », a insisté l’ancien n°2 de Michel Platini, qui s’est félicité de ce « grand signe de démocratie ».

« J’ai fait un voyage exceptionnel, qui m’a fait rencontrer beaucoup de gens fantastiques, beaucoup de gens qui aiment le foot, respirent le foot chaque jour, et beaucoup de gens qui méritent que la FIFA soit hautement respectée. »

Lemonde.fr

Fifa : le prince Ali perd la bataille des isoloirs transparents

février 24, 2016

ARCHIVE. Avec Gianni Infantino, le cheikh Salman, Tokyo Sexwale et Jérôme Champagne, le prince Ali est l'un des cinq candidats à la présidence de la Fifa.

ARCHIVE. Avec Gianni Infantino, le cheikh Salman, Tokyo Sexwale et Jérôme Champagne, le prince Ali est l’un des cinq candidats à la présidence de la Fifa. Reuters / Pierre Albouy
L’élection du successeur de Joseph Blatter à la tête de la Fédération internationale de football (Fifa) aura bien lieu vendredi comme prévu, c’est-à-dire sans isoloirs transparents.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé ce mercredi de rejeter la demande du prince Ali, l’un des cinq candidats à la présidence, qui demandait l’installation de tels isoloirs. «La décision complète, avec les motifs, sera communiquée dans quelques jours», a indiqué le TAS dans un communiqué.

Alors que ses chances d’être élu vendredi à Zurich (Suisse) paraissent infimes, le prince Ali, qui a dit «regretter» la décision du TAS, faisait de la mise en place d’isoloirs transparents son cheval de bataille procédural. Après le refus de la Fifa de faire installer ces isoloirs transparents, comme il l’avait demandé dans un premier recours, le prince Ali avait saisi le TAS via ses avocats parisiens Mes Szpiner et Semerdjian. Il avait été rejoint dans ce combat par un autre «petit» candidat à la présidence de la Fifa, le Français Jérôme Champagne, qui lui avait apporté son soutien mardi en fin de journée.

Eviter que les bulletins soient pris en photo

«Seul un isoloir transparent permettrait de prouver (…) qu’il n’y pas de vote forcé, en empêchant les votants de photographier leur bulletin pour prouver qu’ils auraient suivi une éventuelle consigne de vote», avait expliqué Me Semerdjian. Interrogée sur la demande de mise en place d’isoloirs transparents, une porte-parole de la Fifa déclarait samedi que «les votants pourront avoir avec eux leur téléphone mobile dans la salle du congrès mais devront le laisser au moment où ils iront voter».

«Cette attitude est incompréhensible, sauf à vouloir s’obstiner à ne pas garantir la transparence des opérations de vote et la sincérité du scrutin», répliquait mardi les avocats du prince Ali, alors que la Fifa est embourbée depuis mai dernier dans un vaste scandale de corruption et se trouve dans le collimateur des justices américaine et suisse.

L’élection de vendredi sera la conclusion, au moins provisoire, d’une saga judiciaire de neuf mois. Les membres du Comité exécutif de la Fifa (surnommé «ExCo») sont à Zurich, où ils se réunissent ce mercredi à huis clos. Ils ont pris leurs quartiers au luxueux hôtel Baur au Lac, où avaient eu lieu deux vagues d’interpellations de responsables du foot mondial le 27 mai et le 3 décembre. Les représentants des 209 fédérations votantes, eux, arriveront à Zurich d’ici vendredi matin.

INTERACTIF. Nous vous proposons de découvrir les portraits de ces cinq candidats grâce à notre animation animée.

Leparisien.fr

Fifa: limogeage du secrétaire général français Jérôme Valcke

janvier 13, 2016

Zurich (awp/afp) – Le Français Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa, a été licencié mercredi par l’instance suprême du football, après avoir déjà été relevé de ses fonctions en raison de sa mise en cause dans une affaire de revente de billets au marché noir, a indiqué la Fifa.

Valcke, ancien bras droit du président Joseph Blatter lui-même suspendu pour 8 ans, avait été relevé de ses fonctions le 17 septembre.

En plus des 9 ans de suspension requis le 5 janvier, la justice interne de la Fifa a réclamé contre l’ex-n°2 une amende de 100.000 francs suisses (92.165 euros). Le juge instructeur de la Fifa avait également demandé que sa suspension provisoire de 90 jours infligée le 8 octobre soit prolongée le 5 janvier de 45 jours.

Cette suspension est donc toujours en vigueur et va au-delà de son poste de secrétaire général puisqu’elle lui interdit toute activité liée au ballon rond.

Le Français est accusé d’avoir violé plusieurs articles du code d’éthique de la Fifa, en se rendant coupable notamment de conflit d’intérêts, d’avoir offert ou accepté des cadeaux et autres avantages ou d’avoir refusé de collaborer.

La chambre d’instruction de la commission d’éthique de la Fifa « a choisi d’ignorer la conduite exemplaire de Jérôme Valcke et ses extraordinaires contributions durant son long mandat de secrétaire général », avait protesté le 5 janvier Harry Berke, l’avocat américain de Valcke, dans un communiqué transmis à l’AFP.

L’ancien journaliste de Canal+ avait été relevé de ses fonctions « jusqu’à nouvel ordre » le 17 septembre suite à sa mise en cause par la presse anglaise.

Les médias britanniques avaient fait état d’un système qui aurait permis au Français de recevoir des commissions dans le cadre d’une opération de revente sur le marché noir de milliers de places lors de la dernière Coupe du monde au Brésil, en 2014.

Ces accusations se basent sur des courriers électroniques livrés en septembre à la presse par Benny Alon, ancien joueur professionnel israélien et consultant pour la société JB Sports Marketing.

Valcke, via un communiqué de son avocat, avait alors vigoureusement nié mi-septembre « les allégations fabriquées et outrageuses ».

La Fifa, sur demande de la justice suisse, a ensuite transmis les courriers électroniques de Valcke au bureau du procureur général suisse.

Ancien directeur du marketing, déjà écarté de la Fifa en décembre 2006 lors de l’affaire Visa/MasterCard — litige entre la Fifa et deux de ses principaux sponsors — avant d’être rappelé et promu six mois plus tard par Blatter, Valcke avait déjà été mis en cause en juin dans un transfert de 10 millions de dollars de l’Afrique du Sud vers un compte du sulfureux Jack Warner, un des anciens vice-présidents de la Fifa.

Romandie.com avec(AWP / 13.01.2016 12h56)

FIFA: Berne gèle 80 millions et livre des preuves aux Etats-Unis

décembre 30, 2015

Les premiers moyens de preuve contre des hauts fonctionnaires de la FIFA ont été communiqués aux autorités américaines, annonce mercredi l’Office fédéral de la justice (OFJ). Celui-ci a également bloqué quelque 80 millions de francs sur 13 comptes bancaires.

« Ces montants resteront gelés jusqu’au terme de la procédure d’entraide », précise l’OFJ qui a transmis des moyens de preuve aux autorités américaines. Ils concernent l’octroi de droits de marketing sur des tournois de football organisés en Amérique latine et aux Etats-Unis.

Il s’agit de documents des comptes bancaires sur lesquels des dessous-de-table auraient transité, ajoute-t-il dans un communiqué.

Des fonctionnaires américains en Suisse
Les autorités américaines avaient sollicité une entraide judiciaire à la Suisse concernant une cinquantaine de comptes dans dix banques différentes dans le cadre du scandale de corruption autour de la FIFA.

Elles ont également demandé que leur soient transmis les dossiers de la procédure pénale suisse ouverte contre des employés de la Fédération, classée en 2010. Car les Etats-Unis jugent ces informations importantes pour leur propre instruction pénale.

Des fonctionnaires américains sont ainsi venus plusieurs jours en octobre pour assister au tri de ces volumineux dossiers pénaux, indique à l’ats la porte-parole de l’OFJ, Ingrid Ryser.

Plus de 40 personnes inculpées
L’annonce survient un peu plus de sept mois après l’arrestation à Zurich de plusieurs responsables de la FIFA sur la base de mandats d’arrêt américain. Quatre de ces neuf fonctionnaires ont été extradés aux Etats-Unis, un cinquième a été remis à l’Uruguay.

Les quatre autres personnes arrêtées continuent de s’opposer à leur extradition vers les Etats-Unis. Au total la justice américaine a inculpé 41 personnes et entités dans le cadre de son enquête sur la corruption dans les milieux du football international.

Romandie.com

Fifa: Blatter et Platini suspendus 8 ans de toute activité liée au football

décembre 21, 2015

Zurich – Joseph Blatter, président de la Fifa depuis 1998, et Michel Platini, président de l’UEFA depuis 2007, ont été suspendus 8 ans de toute activité liée au football, a indiqué lundi la justice interne de la Fifa dans son verdict pour l’affaire du paiement controversé de 1,8 million d’euros liant les deux dirigeants.

Les deux hommes, jusqu’ici les plus puissants de la planète football, peuvent faire appel devant la Fifa, puis devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais le calendrier des recours risque d’empêcher Platini de se présenter à la présidence de la Fifa le 26 février.

La justice interne de la Fifa estime que les deux hommes ont « abusé » de leur position. Platini écope par ailleurs d’une amende de 80.000 francs suisses (74.000 euros) plus élevée que Blatter, 50.000 francs suisses (46.295 euros).

L’ex-triple Ballon d’Or, 60 ans, pourrait saisir le TAS directement, mais il lui faudrait pour cela l’accord de la Fifa, ce qui paraît peu probable, selon des sources proches de l’instance du foot mondial.

Au cœur du dossier, il y a le versement contesté de 1,8 million d’euros en 2011 par Blatter à Platini, sans contrat écrit, pour un travail de conseiller achevé en 2002. Les deux hommes étaient pour cela déjà suspendus provisoirement jusqu’au 5 janvier, en attendant le jugement sur le fond ce lundi.

Les conséquences de ce jugement de la justice interne de la Fifa sont plus lourdes pour le Français que pour le Suisse. Ce dernier, 79 ans, n’aspirait qu’à présider son instance jusqu’à l’élection de son successeur, puis passer la main à cette date, contraint et forcé par l’accumulation des scandales autour de son instance.

Avec ce verdict, c’est une page de 40 ans d’histoire de la Fifa qui se tourne. Blatter y était entré en 1975 avant d’en gravir les échelons pour accéder au sommet depuis 17 ans. Réélu pour un 5e mandat le 29 mai, il avait annoncé le 2 juin sa démission future avec prise d’effet le 26 février. La pression était devenue trop forte en raison des enquêtes des justices suisse et américaine sur fond de corruption présumée à grande échelle autour de son instance.

Romandie.com avec (AWP / 21.12.2015 10h03)