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Fifa: arrestation aux Etats-Unis d’un dirigeant du foot guatémaltèque

décembre 4, 2015

Miami – Un dirigeant du football guatémaltèque visé par la dernière vague d’inculpations pour corruption au sein de la Fifa a été interpellé vendredi en Floride à bord d’un bateau de croisière, ont annoncé les autorités américaines.

Hector Trujillo, secrétaire général de la fédération guatémaltèque de football, a été interpellé ce matin à 06H00 sans incident sur un bateau de croisière par des membres du bureau des douanes et de l’immigration à Port Canaveral, dans le sud-est des Etats-Unis, a indiqué à l’AFP une porte-parole du FBI, Kelly Langmesser.

L’homme se trouvait à bord d’un navire du groupe Disney avec plusieurs proches, dont certains de ses petits-enfants, pour des vacances familiales, selon la chaîne locale WPLG.

L’arrestation d’Hector Trujillo, qui occupe également les fonctions de juge suppléant à la Cour constitutionnelle du Guatemala, avait été annoncée plus tôt par la présidente de la plus haute autorité judiciaire du pays.

J’ai constaté auprès de l’ambassade des États-Unis que le juge Trujillo a été arrêté aujourd’hui (vendredi) dans la matinée, a déclaré à des journalistes Gloria Porras, présidente de la Cour constitutionnelle du Guatemala.

C’est un événement qui nuit à la Cour constitutionnelle étant donné les sévères accusations qui pèsent contre le juge (Trujillo) et cela à des répercussions pour tout le peuple du Guatemala, a-t-elle ajouté.

La justice américaine poursuit son grand ménage à la Fifa, où la corruption atteint selon elle un niveau inconcevable. Elle a inculpé jeudi 16 responsables de l’organisation, tous latino-américains. Parmi eux, les vice-présidents de la Fifa arrêtés jeudi à l’aube à Zurich: le Paraguayen Juan Angel Napout et le Hondurien Alfredo Hawit Banegas.

Rafael Salguero, 70 ans, ancien membre du Comité exécutif de la Fifa et ancien président de la fédération guatémaltèque de football, figure également sur la liste des 16 inculpés par la justice des États-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 05 décembre 2015 02h11)

Un ex-cadre de la FIFA préfère éviter l’extradition aux Etats-Unis

novembre 11, 2015

L’ancien vice-président de la Confédération sud-américaine de football et de la FIFA Eugenio Figueredo a accepté d’être extradé vers l’Uruguay. L’ex-cadre est également dans le collimateur de la justice américaine, qui souhaite elle aussi l’extrader.

Lors d’une audition, M. Figueredo a accepté d’être extradé vers l’Uruguay, suite à une demande de Montevideo. L’Office fédéral de la justice (OFJ) a approuvé la demande d’extradition facilitée de l’Uruguay, sous réserve cependant que les Etats-Unis ne demandent pas à être prioritaires, a indiqué l’OFJ dans un communiqué diffusé mercredi.

En juillet dernier, Washington avait demandé l’extradition de M. Figueredo, une requête à laquelle les autorités suisses avaient donné leur aval en septembre. L’intéressé, qui possède les nationalités uruguayenne et américaine, a alors fait recours contre cette décision auprès du Tribunal pénal fédéral.

Les autorités américaines peuvent céder la priorité à l’Uruguay. Dans le cas contraire, c’est l’OFJ qui devra trancher la question de la priorité.

Deux cadres extradés
Montevideo reproche à l’ancien vice-président de la Confédération sud-américaine de football d’avoir abusé de sa fonction pour s’enrichir personnellement. Il aurait accepté des pots-de-vin de plusieurs millions en échange de l’octroi à une société américaine de droits de marketing pour la diffusion de matchs, précise l’OFJ.

Eugenio Figueredo fait partie des sept responsables de la FIFA arrêtés à Zurich en mai dernier. Deux autres cadres ont déjà été extradés. L’ex-vice-président de la FIFA Jeffrey Webb a été livré aux Etats-Unis en juillet, où il a plaidé non coupable. L’ancien président de la Confédération brésilienne de football José Maria Marin a lui été extradé vers les Etats-Unis début novembre.

Quatre autres fonctionnaires de la FIFA font l’objet d’une demande d’extradition des États-Unis.

Romandie.com

Fifa: Joseph Blatter hospitalisé

novembre 11, 2015
Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

FIFA : Sepp Blatter règle ses comptes avec Platini et l’UEFA

octobre 28, 2015
Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

Depuis le 8 octobre, le Suisse Joseph Blatter, 79 ans, ne met plus les pieds au siège de la Fédération internationale de football, imposant bâtiment perché dans les hauteurs de Zurich. Suspendu provisoirement pour quatre-vingt-dix jours par le comité d’éthique de son organisation, le président de la FIFA a été condamné à la même peine que son ancien protégé et actuel rival Michel Platini, patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et candidat à sa succession, lors du congrès électif du 26 février 2016.

« Nous sommes tous extrêmement tristes ! assurait au Monde l’entourage du patriarche, quelques jours après l’annonce de sa sanction. Mais il est étonnamment alerte et très très positif et confiant. Il reste un battant ! » Décidé à se défendre, le roué Valaisan s’est longuement confié, mercredi 28 octobre, à l’agence de presse russe Tass.

En « roue libre », Joseph Blatter accuse directement Michel Platini et l’UEFA d’être en partie responsables de la « crise » qui secoue la FIFA. « Je suis devenu la première cible des attaques car depuis trois ans déjà, et spécifiquement après le Mondial 2014 au Brésil, l’UEFA ne me voulait pas comme président, déclare le septuagénaire, en poste depuis 1998. Seule l’UEFA a essayé de m’écarter. Ils n’y sont pas parvenus. Malgré ce tsunami, j’ai été réélu président [le 29 mai]. Et qui a été impliqué dans ces attaques contre le président de la FIFA ? Les politiques. L’Union européenne. » Il égratigne notamment le « Parlement européen », qui a réclamé son départ.

« La victime de tout ceci est finalement Platini »

Joseph Blatter affirme notamment que Michel Platini « n’avait pas le courage de se présenter à la présidence. » « Si vous ouvrez les journaux, si vous allumez la télévision, tous les jours, il est dit : Blatter doit s’en aller.” La victime de tout ceci est finalement Platini. Malheureusement, Platini était dans le même bateau [que moi] », glisse-t-il, revenant sur la suspension prononcée à son encontre par le comité d’éthique, qu’il qualifie de « non-sens ». « C’était la pression des médias qui voulaient se débarrasser du président de la FIFA. Ils [les membres du comité d’éthique] ont voulu dire : “Nous, comité d’éthique, nous ne sommes pas au service du président, nous sommes totalement indépendants. C’est faux. Ils peuvent être indépendants, mais ils n’ont pas besoin d’être contre moi. » Le dirigeant a d’ailleurs rappelé qu’il avait « installé » les membres dudit comité d’éthique, déplorant le fait de n’avoir pas été « auditionné ».

Le natif de Viège estime que ses relations avec Platini se sont dégradées à cause du « virus anti-FIFA qui affectait l’UEFA des années avant [sa] présidence. » « En 2007, lorsqu’il fut élu président de l’UEFA, nous étions les meilleurs amis. Et un an après, lors de l’Euro 2008 en Suisse, j’ai été mis en cause par l’UEFA. Et depuis je ne vais plus aux compétitions de l’UEFA », explique-t-il, regrettant de n’avoir pas « eu le courage de dire » qu’il devait s’en aller après le Mondial 2014. Les cinq autres confédérations continentales l’auraient alors prié de « rester ».

Tout en attaquant Michel Platini, le patron de la FIFA pointe un conflit plus diplomatique, qui découlerait, selon lui, de la défaite de l’Angleterre et des Etats-Unis – ces « mauvais perdants » –, le 2 décembre 2010, lors du vote d’attribution des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar. « Vous travaillez pour l’agence Tass et vous savez quels sont les problèmes entre votre pays et les Etats-Unis. La Coupe du monde ou le président de la FIFA est un ballon au milieu du jeu des grandes puissances », assure-t-il.

N’ayant pas choisi son interlocuteur par hasard, l’Helvète garantit que la Russie ne « perdra jamais la Coupe du monde », louant le travail réalisé en amont par l’hôte du Mondial 2018. « L’Angleterre n’avait eu qu’un seul vote. Ils ont été éliminés au premier tour. Personne ne voulait de l’Angleterre (…) Il y a un an, j’ai parlé avec M. Poutine. Vladimir Vladimirovich est un bon ami de Joseph Josephovich, explique en souriant le Suisse. Ce que j’aime avec la Russie, c’est que je continue d’avoir le plein soutien du président Poutine dans les situations difficiles. »

« Tout allait bien jusqu’à ce que Sarkozy dise que ce serait bien d’aller au Qatar »

Celui qui rêvait de recevoir un jour le prix Nobel de la paix rapporte qu’il y aurait eu un « accord » pour que les Mondiaux 2018 et 2022 soient respectivement attribués à la Russie et aux Etats-Unis, « les deux plus grandes puissances politiques ». « Et tout allait bien jusqu’au moment où Sarkozy a tenu une réunion avec le prince héritier du Qatar, qui est aujourd’hui émir [Tamim Ben Hamad Al-Thani]. Et au déjeuner qui a suivi [à l’Elysée, le 23 novembre 2010] avec M. Platini il a dit que ce serait bien d’aller au Qatar. Et ceci a complétement changé la donne. Il y a eu un vote à bulletins secrets. Quatre suffrages européens se sont finalement écartés des Etats-Unis [dont celui de Michel Platini, qui a publiquement reconnu qu’il avait voté pour l’émirat], et le résultat a été de quatorze voix [pour le Qatar] contre huit [pour les Etats-Unis] (…). Si les Etats-Unis avaient eu le Mondial, nous aurions seulement parlé du merveilleux Mondial 2018 en Russie et nous n’aurions pas parlé de tous ces problèmes à la FIFA. »

Alors qu’il a fait appel de sa suspension auprès de la commission de recours de la Fédération internationale et entend saisir le « tribunal », « Sepp » Blatter espère pouvoir retrouver sa couronne afin de superviser l’élection de son successeur. « Si Dieu est avec moi, j’espère que je reviendrai comme président de la FIFA, confie-t-il. Alors je pourrais au moins diriger le Congrès. C’est mon rêve. »

Le Valaisan en a profité pour tacler Gianni Infantino, secrétaire général de l’UEFA, candidat déclaré à sa succession et possible suppléant de Michel Platini en cas de disqualification de ce dernier : « Il y a des gens en Europe, notamment dans sa partie nordique, qui disent que s’ils lancent Infantino, c’est la fin de l’Europe. La plupart des fédérations n’aiment pas Infantino. Mais, tout ce que je devrais aimer en lui, vient du fait qu’il est issu du même village que moi.»

Le quasi-octogénaire a également envoyé un message aux sept candidats qui briguent sa succession : « Au moins 140 fédérations ne peuvent pas exister sans la FIFA. Et ces gens veulent quelqu’un qui arrive avec la même idée que le football n’est pas seulement la Ligue des champions. C’est très important pour mon héritage que la personne qui vienne essaye de poursuivre le développement du football. » Avant de décocher une ultime flèche au président de l’UEFA : « Je pense que la plupart des candidats présents aimeraient faire cela, à l’exception de Platini. »

.lemonde.fr par Rémi Dupré Journaliste au Monde 

Présidence de la FIFA : Gianni Infantino candidat avec le soutien de l’UEFA

octobre 26, 2015

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Le secrétaire général de l’UEFA Gianni Infantino se lance dans la course à la présidence de la FIFA. C’est le comité exécutif de l’UEFA qui l’a fait savoir, lundi 26 octobre, en apportant son soutien au Suisse :

« Nous sommes ravis que Gianni se présente. Il est en pleine procédure pour présenter les parrainages nécessaires et fera un communiqué plus tard. »

Parallèlement, le président de la Fédération libérienne de football, Musa Bility, a lui aussi annoncé, lundi, qu’il avait déposé sa candidature à la présidence de la FIFA.

Appel rejeté

Dans son communiqué, l’UEFA semble lâcher son président, Michel Platini, actuellement suspendu mais toujours candidat à la tête de la FIFA. Il y a dix jours, l’institution avait pourtant apporté son « soutien total » à la candidature de son président.

Par ailleurs, un des deux appels de M. Platini déposés auprès de la FIFA a été rejeté, ont rapporté, lundi, les avocats du président de l’UEFA.

Michel Platini conteste sa suspension de quatre-vingt-dix jours dans l’affaire d’un paiement controversé de 1,8 million d’euros, en février 2011, reçu de Sepp Blatter, président démissionnaire de la FIFA, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Une élection très incertaine

Les candidats ont jusqu’à ce lundi minuit pour déposer leurs parrainages. Pour l’heure, en comptant Gianni Infantino, ils sont huit en lice :

  • Michel Platini, l’ex-favori. Il est aujourd’hui dans une situation inconfortable. Bien que suspendu jusqu’au 5 janvier, l’ex-meneur des Bleus a maintenu sa candidature en attendant la décision finale de la justice sportive.
  • Cheikh Salman, membre de la famille royale de Bahreïn. Président de la Confédération asiatique de football (AFC) depuis 2013, il connaît bien la FIFA, pour en occuper l’un des postes de vice-président.
  • Tokyo Sexwale, ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, et homme d’affaires sud-africain. Il n’est pas issu du sérail du football.
  • Le prince Ali, demi-frère du roi jordanien Abdallah. Il avait poussé Joseph Blatter au second tour en mai. Il était alors soutenu par l’UEFA.
  • Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la FIFA.
  • David Nakhid, ex-capitaine de la sélection nationale de Trinité-et-Tobago, passé par le Grasshopper Zurich.
  • Musa Bility, président de la Fédération de football du Liberia. Il a annoncé sa candidature lundi, au dernier jour possible.

L’élection est prévue pour le 26 février à Zurich. Elle n’a jamais été aussi ouverte et indécise, alors que la FIFA croule sous les affaires et les scandales.

Lemonde.fr

FIFA: l’OFJ autorise l’extradition du Britannique Costas Takkas

octobre 9, 2015

L’Office fédéral de la justice (OFJ) autorise l’extradition d’un cinquième dirigeant de la FIFA. Dans un communiqué diffusé vendredi, il annonce avoir accepté d’extrader Costas Takkas vers les Etats-Unis. Le Britannique a 30 jours pour faire recours.

L’ex-secrétaire général de la Fédération des îles Caïmans de football (CIFA) et attaché du président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF), est soupçonné d’avoir, « pour le compte du président de la CONCACAF, demandé et accepté des pots-de-vin de plusieurs millions de la part d’une société américaine pour l’attribution de droits de marketing » des qualifications pour les coupes du monde 2018 et 2022, précise l’OFJ.

La demande d’extradition a été envoyée par les Etats-Unis le 1er juillet. Elle se base sur un mandat d’arrêt du 20 mai 2015 émis par le parquet du district Est de New York, selon le communiqué de l’Office fédéral de la justice. Ce dernier a pu établir que toutes les conditions de l’extradition sont réunies.

Cinquième extradition validée
« A priori, en acceptant des dessous-de-table en échange de l’attribution de contrats de marketing sportif, Costas Takkas a mis à mal la libre concurrence et induit une distorsion du marché des droits médiatiques relatifs aux qualifications pour les coupes du monde », écrit l’OFJ.

Costas Takkas avait été interpellé le 27 mai 2015 à Zurich avec six autres cadres de la fédération internationale de football. C’est le cinquième dirigeant de la FIFA dont l’extradition a depuis été validée par l’OFJ, après le Costaricien Eduardo Li, le Vénézuélien Rafael Esquivel, l’Uruguayen Eugenio Figueredo et Jeffrey Webb, qui a la double nationalité britannique et des îles Caïman.

Ce dernier a accepté son transfert. Il est arrivé aux Etats-Unis en juillet, où il a plaidé non coupable.

Romandie.com

Fifa: Blatter et Platini suspendus 90 jours

octobre 8, 2015

Zurich (awp/afp) – Joseph Blatter, président de la Fifa démissionnaire, et Michel Platini, président de l’UEFA et candidat à la présidence de la Fifa, ont été suspendus 90 jours jeudi par la commission d’éthique de la Fifa, alors que l’instance suprême du foot est cernée par les scandales en tout genre.

Par ailleurs Chung Mong-joon, ex-vice président de la Fifa et candidat à la présidence de la Fifa, a été suspendu pour six ans de toute activité liée au football, tandis que Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa déjà relevé de ses fonctions mi-septembre, a été suspendu provisoirement 90 jours.

Romandie.com

Présidence Fifa : le Sud-Africain Sexwale pourrait être candidat

octobre 3, 2015
Tokyo Sexwale, le 2 octobre 2015. © Dan Balilty/AP/SIPA

Tokyo Sexwale, le 2 octobre 2015. © Dan Balilty/AP/SIPA

L’homme d’affaires sud-africain et ancien compagnon de cellule de Nelson Mandela, Tokyo Sexwale, a dit vendredi à Tel Aviv se laisser encore du temps pour décider de briguer ou non la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa.

« Il y a toujours une date butoir (pour se déclarer), autour du 26 de ce mois, nous avons donc encore quelques jours », a dit Tokyo Sexwale à la presse.

Ce militant contre l’apartheid a passé 13 ans dans les geôles de Robben Island aux côtés de Nelson Mandela. Après la fin de l’apartheid, il a occupé des fonctions politiques, dont celle de ministre pendant quelques années.

Hommes d’affaires, il a été nommé en 2015 président du Comité de surveillance de la Fifa pour Israël et la Palestine. C’est à ce titre qu’il était vendredi à Tel Aviv.

Les fédérations de football palestinienne et israélienne s’y sont rencontrées pour la deuxième fois pour tenter de résoudre sous l’égide de Tokyo Sexwale et de la Fifa la grave crise qui les oppose depuis mai. Les discussions ont été « très positives », a dit Tokyo Sexwale sans en préciser la teneur.

Les Palestiniens accusent Israël d’entraver la liberté de mouvements de leurs joueurs et souhaitent voir Israël suspendu des instances internationales du football parce qu’il permet à des clubs établis dans des colonies de Cisjordanie occupée d’évoluer dans les championnats israéliens.

Les présidents des fédérations israélienne et palestinienne, Ofer Eini et Jibril Rajoub, ainsi que des représentants de l’UEFA, dont Israël est membre, et de la Confédération asiatique de football, à laquelle la Palestine appartient, ont participé à cette rencontre à huis clos dans un hôtel de Tel Aviv. Ils s’étaient déjà réunis fin août à Zurich.

Lors d’une pause, MM. Eini et Rajoub se sont longuement serré la main devant les photographes, tout en refusant de s’exprimer.

« Nous comprenons que ces problèmes sont plus profonds et principalement sécuritaires et politiques et que nous ne pouvons pas les résoudre, mais dès que le football est affecté, nous nous devons d’être présents, ici, pour veiller au déroulé dans les règles et la bonne humeur du jeu », a déclaré Tokyo Sexwale.

Il a indiqué qu’il avait également été question des conséquences du récent refus de l’Arabie saoudite de venir jouer dans les Territoires palestiniens un match de qualification pour la Coupe du monde de 2018.

« Les Saoudiens ont l’impression que ça légitimerait l’occupation » israélienne, a commenté l’émissaire de la Fifa. De nombreux pays arabes refusent de se soumettre aux contrôles de l’armée israélienne qui tient tous les accès à la Cisjordanie.

Jeuneafrique.com

Un ex-cadre nicaraguayen de la FIFA accepte d’être extradé

août 14, 2015

L’ancien président de la fédération du Nicaragua de football Julio Rocha a accepté vendredi d’être extradé dans son pays d’origine, a indiqué vendredi l’Office fédéral de la justice (OFJ). Il pourrait toutefois être livré aux Etats-Unis.

Le 10 août 2015, l’ambassade du Nicaragua à Berne avait transmis à l’OFJ une demande formelle d’extradition concernant cet ancien responsable de la FIFA, a indiqué à l’ats le porte-parole Folco Galli. Cette dernière a été acceptée vendredi, sous réserve que les Etats-Unis ne demandent pas à être prioritaires.

Les autorités américaines peuvent en effet céder la priorité au Nicaragua. Dans le cas contraire, l’OFJ devra se prononcer formellement sur la question de la priorité.

Le Nicaragua, tout comme les Etats-Unis, soupçonnent M. Rocha d’avoir abusé de sa fonction pour s’enrichir personnellement, a précisé M. Galli.

En mai dernier, neuf hauts dirigeants du football ont été inculpés pour corruption aux Etats-Unis. Parallèlement, sept personnes, dont Julio Rocha, ont été arrêtées à Zurich.

Romandie.com

Football : pourquoi l’Afrique n’aime pas Platini

juillet 21, 2015

Probable candidat à la présidence de la Fifa, le patron de l’UEFA aura bien du mal à convaincre les 54 pays du continent de voter pour lui. Les raisons de cette défiance sont anciennes. Et nombreuses.

D’ici là, il ne va pas se contenter de gérer les affaires courantes ou d’engager quelques réformettes. Non, Blatter, en vrai animal politique, va sans nul doute passer au crible les noms des candidats, déclarés ou non, à sa succession. Certains spécialistes sont même convaincus que son rôle dans le scrutin sera déterminant. « Il va jouer les faiseurs de roi », estime l’un d’eux. Dans la longue liste des prétendants, un nom se détache, celui de Michel Platini (60 ans), ex-star du foot planétaire, vice-président de la Fifa et, surtout, président de l’UEFA, la puissante fédération européenne. Bien sûr, celui-ci n’a pas encore officiellement fait acte de candidature, mais une partie de son entourage le pousse à le faire. Lors de l’élection du mois de mai, il s’était contenté de soutenir le Jordanien Ali Ben Al Hussein…

Très apprécié en Europe, en Asie et en Océanie, Platini l’est un peu moins dans les Amériques, celle du Nord comme celle du Sud, et pas du tout en Afrique, où sa cote de popularité est proche de zéro. Et il peut être assuré que Blatter, qui murmure à qui veut l’entendre que le Français « n’aime pas les pauvres », ne ménagera pas ses efforts pour lui savonner la planche. Ce qui ne passe pas sur le continent ? La manière virulente dont le patron du foot européen s’en est pris à son ancien protecteur au cours des derniers mois. « N’oublions pas que si Platini est président de l’UEFA, c’est en partie à Blatter qu’il le doit, commente par exemple Abedi Pelé, l’ancien milieu de terrain des Black Stars ghanéens et de l’Olympique de Marseille. Ses propos très durs à son endroit n’étaient pas corrects. Il a le droit d’être en désaccord, mais il aurait pu dire les choses d’une autre manière. »

Blatter passe pour un grand ami de l’Afrique. Il a assurément beaucoup fait pour elle, même si cette générosité n’était évidemment pas désintéressée et qu’elle a contribué à asseoir son pouvoir sur le foot mondial. « Platini s’est souvent montré très critique visà-vis de l’action de Blatter sur le continent, s’agace un dirigeant africain sous le couvert de l’anonymat. Il a laissé entendre que les grands projets de développement, le programme Goal notamment, avaient favorisé la corruption dans la mesure où l’usage fait de l’argent versé avait été, selon lui, insuffisamment contrôlé. Cela revient à dire que si les Africains votaient Blatter, c’était parce qu’ils étaient tous corrompus. Ou que seuls les Européens sont propres, et que tous les autres ont les mains sales. »

Même son de cloche du côté d’Abedi Pelé : « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de corruption en Afrique – il y en a partout -, mais on entend souvent les Européens affirmer que si les Africains soutiennent Blatter, c’est parce qu’ils sont achetés. C’est un manque de respect ! Si Platini veut être candidat, et il a les qualités pour cela, il faudra qu’il apprenne à mieux connaître toutes les parties du monde. Et notamment l’Afrique. »

« Blatter est loin d’être parfait, mais il a beaucoup fait pour le développement du foot africain, estime pour sa part l’Algérien Adel Amrouche, ancien sélectionneur du Burundi (2007-2012) et du Kenya (2013-2014). Certains redoutent donc que, s’il venait à lui succéder, Platini soit tenté de revoir à la baisse les grands projets de développement. »

De manière générale, c’est la conception très « européiste » que le patron de l’UEFA a du football qui pose problème aux Africains. Abdeslam Ouaddou, ancien défenseur international marocain, n’y voit pas forcément une marque de mépris. « Il n’a pas tort de dire que les meilleurs joueurs sont en Europe. Mais parmi ceux-ci, il n’y a pas que des Européens, il y a aussi des Africains, des Sud-Américains. Je ne crois pas que Platini soit exclusivement tourné vers l’Europe, puisqu’il a voté en faveur du Qatar pour la Coupe du monde 2022, mais j’ai l’impression qu’il a de l’Afrique une vision un peu faussée, celle d’un continent mal organisé et gangrené par la corruption. Il ne faut pas oublier que le foot africain a contribué à faire de l’Europe ce qu’elle est aujourd’hui. »

Surtout, les dirigeants de l’UEFA ne comptent pas parmi les plus chauds partisans du principe « 1 pays = 1 voix » en vigueur à la Fifa. Il est certain que, lors d’un vote, l’application de ce principe donne par exemple autant de poids aux Comores qu’à la France… « Je sais qu’une partie des dirigeants européens y sont hostiles. C’est assez paradoxal de les entendre constamment se plaindre du manque de démocratie en Afrique, et, quand ça les arrange, de les voir prôner un système totalement inégalitaire », ironise Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Dans un autre registre, la création en 2014 de la Ligue des nations, compétition réservée aux sélections européennes dont la première édition aura lieu en 2018-2019, passe mal en Afrique. Créée par l’UEFA pour pallier le manque d’intérêt supposé des matchs amicaux, elle offrira quatre places en phase finale de l’Euro 2020, dont au moins une réservée à une « petite » équipe. « C’est la preuve que Platini n’est pas aussi élitiste qu’on le dit », commente Adel Amrouche. Sans doute, mais cette initiative renforce l’impression que les dirigeants européens rêvent d’un entre-soi footballistique. « C’est sûr que ça va limiter les contacts internationaux. Ce sera pénalisant pour les Africains, mais aussi pour les Européens, qui doivent enfin comprendre que le foot ne se résume pas à eux », tacle Senghor.

Le dirigeant sénégalais, qui assure ne pas avoir de relation particulière avec Blatter, s’étonne que Platini n’ait pas souhaité être candidat lors de l’élection du mois de mai : « Il n’a pas osé y aller parce qu’il savait qu’il avait de fortes chances d’être battu. A-til manqué de courage ? On peut se poser la question. Et puis la Fifa traverse une tempête assez violente. Blatter, qui n’a pas tout bien fait, est critiqué par des gens qui occupent des fonctions importantes. Et à un certain niveau de responsabilité, il y a des choses qu’on ne peut pas ignorer… » S’il finit par déclarer sa candidature, le triple Ballon d’or (1983, 1984, 1985) devra passer un grand oral devant les comités exécutifs de toutes les confédérations. On sait déjà que la CAF ne lui fera aucun cadeau.


Un ticket avec Anouma ?

Conscient de la méfiance – pour ne pas dire plus – qu’il suscite en Afrique, Michel Platini pourrait associer Jacques Anouma, ex-président de la Fédération ivoirienne de football et ex-membre du comité exécutif de la Fifa, à sa candidature à la présidence de la Fifa. Contacté par Jeune Afrique, celui-ci ne dément pas l’hypothèse, mais s’abstient soigneusement de donner davantage de détails. Lui qui dispose toujours de solides soutiens et de réseaux influents sur le continent pourrait dans un premier temps se consacrer à la restauration de l’image du Français, respecté pour son immense carrière de joueur mais peu estimé en tant que dirigeant. Platini et Anouma s’apprécient. En cas d’élection du premier, le second aurait de bonnes chances de redevenir membre du comité exécutif par le biais de la cooptation.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault