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La Banque mondiale ne financera plus l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz après 2019

décembre 12, 2017

Paris – La Banque mondiale arrêtera de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz, a-t-elle annoncé mardi à l’occasion du sommet climat de Paris.

L’institution multilatérale souhaite ainsi « aligner sur les objectifs de l’accord de Paris » les financements qu’elle accorde aux Etats, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Si de plus en plus d’acteurs financiers affichent leur volonté de se désengager du charbon, énergie la plus polluante, la Banque mondiale est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz.

Toutefois, dans certaines « circonstances exceptionnelles », la Banque pourra continuer de financer des projets dans le gaz « dans les pays les plus pauvres où il y a un bénéfice clair en terme d’accès à l’énergie », et à condition qu’ils ne soient pas en contradiction avec les engagements de ces pays dans l’accord international de Paris sur le climat, signé en 2015.

En 2016, les financements de la Banque mondiale dans l’industrie pétrolière et gazière ont représenté près d’1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des financements accordés la même année.

Les financements dans l’exploration et la production comptaient eux pour environ 2% du portefeuille de la Banque, qui affirme être « en ligne » avec son objectif de dédier 28% de ses prêts à la lutte en faveur du climat d’ici 2020.

Par ailleurs, à partir de l’an prochain, l’institution, qui est la plus importante banque multilatérale du monde, publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l’énergie, a-t-elle encore annoncé.

Elle va également généraliser la prise en compte d’un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

La Banque mondiale est la co-organisatrice, avec l’ONU, du sommet climat qui se tient à Paris ce mardi.

L’objectif de ce rendez-vous, initié par le président français Emmanuel Macron, est de renforcer la mobilisation de la finance mondiale, privée et publique, pour lutter contre le réchauffement climatique.

De nombreux experts (associations, économistes) ont appelé ces derniers jours à supprimer les subventions aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) afin de pouvoir financer le développement des énergies renouvelables et ainsi limiter le réchauffement climatique sous les 2 degrés, objectif de l’accord de Paris.

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2017 15h27)                                            

Le mariage, plus tardif et personnalisé, se paie à crédit

octobre 8, 2017

Le mariage, plus tardif et personnalisé, se paie à crédit / © AFP/Archives / MYCHELE DANIAU

Convoler sans l’aide de papa-maman: de nombreux couples financent leur mariage à crédit, un phénomène dû au recul de l’âge moyen lors des noces désormais envisagées comme un achat plaisir, selon les spécialistes du secteur.

« L’âge du mariage recule en France et atteint aujourd’hui 32 ans pour les femmes et 34 ans pour les hommes », relève ainsi Stéphane Seban, qui organise à Nice, pour la seconde année consécutive, un salon du mariage où 10.000 visiteurs sont attendus ce week-end.

« Alors qu’avant papa-maman finançaient souvent la fête, aujourd’hui, à 30 ans passés, le mariage vient officialiser une situation de vie commune – avec souvent des enfants – et constitue l’occasion d’organiser une belle fête pour se faire plaisir ».

Et « comme les parents sont moins présents et qu’on paye soi-même la fête, on la personnalise davantage, on la veut réussie, ce qui coûte de l’argent », résume-t-il.

Croisés au salon du mariage de Nice, Damien, 36 ans, directeur d’une agence de nettoyage, et Laurence, 32 ans, employée de banque, prévoient ainsi un budget de 35.000 euros pour leur mariage prévu en septembre prochain.

« Notre apport personnel est de 20.000 euros que nous avons épargnés », expliquent ces parents de deux enfants, qui ont prévu d’emprunter le reste auprès de la banque où la future mariée travaille.

Autres visiteurs, Anthony, représentant, et Audrey, mère au foyer de trois enfants, âgés de 31 ans, prévoient un budget limité à 10.000 euros pour une centaine d’invités.

« On rogne sur tous les codes classiques coûteux: pas d’alliances mais un tatouage, un mariage l’après-midi dans un jardin qu’on va louer à un particulier, un food-truck pour la restauration, une robe de mariée commandée à une créatrice à l’étranger pour une somme dix fois moindre qu’une robe classique, un orchestre plutôt qu’un DJ », expliquent-ils.

Si beau-papa participe à hauteur de 3.000 euros, le couple en a déjà emprunté 5.000 à un organisme de crédit.

« Vu ma situation professionnelle, j’ai essuyé quatre refus avant de trouver finalement ce prêt à la consommation remboursable en trois ans à un taux de plus de 5% », témoigne le futur marié.

– Un marché d’environ 3 milliards –

Selon les organisateurs du salon du mariage, le budget moyen d’un mariage en France, en progression de 4% sur l’année 2016, avoisine 12.000 euros. Avec 240.000 unions par an, le marché du mariage pèse environ 3 milliards d’euros, soit l’équivalent du secteur du jouet.

Les banques commencent pourtant tout juste à investir cette niche. La Caisse d’Épargne Ile-de-France était ainsi présente pour la première fois au salon du mariage de Paris dont la dernière édition a attiré 40.000 visiteurs mi-septembre.

« Nous avons été surpris du nombre de personnes qui nous ont sollicités », indique Guirec Provoyeur, responsable de l’offre bancarisation et crédit de la banque. Cette dernière proposait une offre spéciale jeunes mariés, à des taux compris entre 1,50% et 2,50% pour des montants allant jusqu’à 50.000 euros remboursables de 2 à 4 ans.

« Dans le contexte actuel de forte mobilité bancaire, c’est évidemment un moyen de séduire de nouveaux clients », indique le banquier, qui précise que le montant moyen emprunté par mariage est de 9.000 euros.

« L’idée pour une banque, c’est d’acquérir une clientèle qui reviendra la voir plus tard, notamment dans le cadre d’un projet immobilier », ajoute Stéphane Seban.

Cependant, tous les futurs mariés ne cèdent pas aux sirènes du crédit. Justine, 24 ans, comptable, et Romain, conducteur de travaux de 25 ans, projettent de se marier en 2019, mais n’envisagent pas d’emprunter.

« On vient déjà de le faire pour acheter notre appartement, alors on ne va pas recommencer pour notre mariage, on préfère économiser d’ici là, pour si possible ne rien demander à nos parents », explique le couple, qui prévoit de dépenser 20.000 euros pour ces noces.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 12h43)                

Zimbabwe: Mugabe vend des vaches pour financer l’Union africaine

juillet 3, 2017

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, remet un chèque d’un million de dollars tirés de la vente de bétail pour financer l’Union africaine, au sommet de l’organisation à Addis Ababa le 3 juillet 2017 / © AFP / SOLAN KOLLI

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait don d’un chèque d’un million de dollars (879.000 euros) à l’Union africaine (UA), tiré de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail, lors du sommet de l’organisation lundi à Addis Abeba.

M. Mugabe, âgé de 93 ans, a voulu montrer par ce geste que l’UA, qui cherche à réduire sa dépendance financière à l’égard de ses donateurs étrangers, avait les moyens de s’auto-financer.

« En tant qu’Africain et fermier, l’idée de donner du bétail m’est venue naturellement, étant donné que notre continent est riche en bétail et que le bétail est un réservoir de richesse », a déclaré M. Mugabe, au pouvoir au Zimbabwe depuis l’indépendance en 1980.

Les chefs d’Etat africains avaient adopté en juillet 2016 le principe d’une taxe de 0,2% sur les importations pour financer l’organisation et la rendre moins dépendante des donateurs étrangers qui contribuaient à hauteur de 73% de son budget.

Les fonds tirés de cette taxe sont censés couvrir 100% des coûts d’opération de l’UA, 75% de ses programmes et 25% de son budget de maintien de la paix. Jusqu’à présent, seuls quelques-uns des 55 Etats de l’Union ont commencé à mettre en oeuvre cette taxe.

« Tant que nous ne pourrons pas financer nous-mêmes nos propres programmes, l’Union africaine ne sera pas réellement nôtre », a ajouté le chef de l’Etat zimbabwéen.

M. Mugabe a précisé que certains de ses soutiens zimbabwéens avaient eux aussi vendu aux enchères des têtes de bétail pour contribuer à ce don d’un million de dollars.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2017 17h28)                

Élections en RDC: l’exécutif promet un financement « interne »

avril 12, 2017

Kinshasa – Le nouveau Premier ministre de la République démocratique du Congo Bruno Tshibala a déclaré mardi soir à l’AFP qu’il comptait financer le scrutin devant désigner le successeur du président Joseph Kabila avec des ressources « internes », dont il n’a pas précisé l’origine.

« Nous allons mettre tout en oeuvre pour mobiliser les ressources financières internes en vue de financer les élections », a déclaré à Kinshasa M. Tshibala, ajoutant cependant qu’il ne voyait « pas d’inconvénients à ce qu’il y ait un appoint qui viendrait des (…) partenaires » étrangers dans le financement des élections, considérées comme « la priorité des priorités » de son gouvernement.

Mais pour le principal allié de M. Tshibala, Joseph Olenghankoy, chef de la dissidence du Rassemblement – la coalition créée par l’opposant historique Étienne Tshisekedi, décédé en février – « la priorité », avant les élections, « est de répondre aux besoins (du) peuple notamment dans le social, dans la sécurité ».

M. Olenghankoy a tenu ces propos en référence à la crise économique que traverse le pays, après avoir rencontré M. Tshibala dans le cadre de consultations précédant la formation du gouvernement.

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, a expiré le 20 décembre 2016, mais faute de la tenue de l’élection devant désigner son successeur, le chef de l’État se maintient au pouvoir.

La raison officielle avancée pour le report de la présidentielle et des législatives devant avoir lieu en même temps, a été un manque de moyens de l’État congolais pour les financer.

Depuis le début de l’année 2016, la situation des finances publiques du pays n’a cessé de se détériorer avec la baisse des prix des matières premières sur les marchés mondiaux alors que le cuivre et le cobalt extraits en RDC représentent 80% des recettes d’exportation du pays.

Ingérence étrangère’ exclue –

Dans ce contexte particulièrement difficile, M. Tshibala n’a pas précisé par quels moyens il comptait améliorer la marge de manoeuvre budgétaire de l’État.

Dans un discours devant le Parlement, M. Kabila a assuré le 5 avril que « les élections (auraient) bel et bien lieu », sans dire à quelle échéance, et en excluant d’avance toute « ingérence étrangère » dans le pilotage et le déroulement du processus électoral.

M. Tshibala a été nommé Premier ministre vendredi, quelques jours après avoir été exclu du Rassemblement.

M. Kabila soutient que sa nomination est conforme à l’accord conclu le 31 décembre 2016 par la majorité et l’opposition, sous l’égide de l’Église catholique, afin de sortir le pays de la crise liée à son maintien au pouvoir.

Ce compromis politique (que le président n’a pas signé) prévoit le maintien de M. Kabila à la tête du pays jusqu’à l’entrée en fonction d’un successeur élu lors d’une présidentielle devant avoir lieu fin 2017, qui apparaît aujourd’hui hypothétique. En contrepartie, le poste de Premier ministre d’un nouveau gouvernement élargi doit revenir au Rassemblement. Pour le parti de Tshisekedi, le choix de M. Tshibala est une violation de l’accord et une « prime à la trahison ».

État continent au coeur de l’Afrique dévasté par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Romandie. com avec(©AFP / 12 avril 2017 18h06)

 

France/Financement de campagne électorale: un proche de Marine Le Pen inculpé

février 25, 2017

Paris – Un proche de la candidate de l’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a été inculpé dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales de son parti, le Front National, en 2014 et 2015, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, est l’ex-dirigeant du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite.

Il a été mis en examen (inculpé) le 15 février, pour « abus de biens sociaux » dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin octobre sur les élections municipales et européennes de 2014 ainsi que sur les départementales de 2015, a précisé cette source, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Les juges soupçonnent la société Riwal d’avoir accordé indirectement un crédit au parti frontiste alors que les personnes morales n’ont pas le droit de contribuer au financement des partis politiques, selon une source proche de l’enquête.

En octobre, Frédéric Chatillon avait déjà été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre du financement de la campagne des législatives de 2012 avec des responsables du FN.

La justice soupçonne le parti d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Et, elle reproche à Frédéric Chatillon d’avoir mené grand train grâce à ces montages.

Cette inculpation de M. Chatillon intervient alors que l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen s’est accélérée ces derniers jours.

Le siège du Front national, près de Paris, a été une nouvelle fois perquisitonné et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été inculpée.

Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle, a refusé de s’y rendre. « Je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice », a-t-elle expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2017 15h18)             

Enquête sur le financement libyen : les soupçons qui pèsent sur les réseaux Sarkozy

novembre 3, 2016

« Le Monde » révèle les détails de l’instruction judiciaire sur le soupçon de financement illicite de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

 
Le Monde a eu accès aux détails de l’enquête menée par les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi qui tentent depuis avril 2013 de déterminer si la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy a bien fait l’objet d’un financement illicite provenant de la Libye. Les magistrats disposent désormais de centaines de documents : notes des services déclassifiées, interceptions téléphoniques, témoignages sous X… Trois ans et demi d’investigations poussées, toujours pas l’ombre d’une preuve définitive, mais de très forts soupçons.

L’accumulation de témoignages et d’indices

Les juges ont recueilli de nombreux témoignages d’anciens dignitaires libyens, de diplomates français, fonctionnaires ou hommes d’affaires qui viennent renforcer le soupçon de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi. L’ambassadeur de France en Libye entre janvier 2008 et février 2011, François Gouyette, leur a ainsi indiqué avoir entendu parler d’un possible financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, mais ces rumeurs lui sont parvenues après 2011 et le début de la révolution libyenne. Deux personnes lui en ont fait état. Moftah Missouri, l’ancien interprète du guide, et une autre personne dont il a préféré taire le nom devant les magistrats. L’un d’eux parlait de 5 millions d’euros, l’autre de 50. Mais les magistrats n’ont pas pu recouper les faits révélés.

Fin septembre, le site Mediapart dévoilait l’existence de carnets d’un ancien ministre du pétrole libyen qui confirmait plusieurs versements pour un montant de 6,5 millions d’euros. Le Monde révèle les notes exactes des carnets de cet ancien dignitaire retrouvé mort dans le Danube en Autriche le 29 avril 2012. Cinq ans plus tôt, le 29 avril 2007, il se trouvait dans la propriété de Bachir Saleh, directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi et notait : « A midi, j’ai déjeuné avec El Baghdadi [premier ministre] et Bachir Saleh à la ferme de Bachir. Bachir a parlé, disant avoir envoyé 1,5 million d’euros à Sarkozy quand Saïf [Al-Islam Kadhafi, fils du numéro un libyen] donnait 3 millions d’euros. Mais on leur a dit que l’argent n’était pas arrivé. Il semblerait que les “mecs” en chemin l’ont détourné, tout comme ils lui ont pris 2 millions en provenance de Abdallah Senoussi [chef des services de renseignements libyen]. »

Une enquête sous surveillance de la « Sarkozie »

Tout au long de l’instruction, l’ancien président Nicolas Sarkozy et ses proches ont suivi de près les avancées de l’enquête, comme le démontrent de nombreuses retranscriptions des écoutes sous lesquelles ils étaient placés. L’un des proches de l’intermédiaire Alexandre Djouhri, l’avocat Mohamed Aref lâche au téléphone que les enquêteurs « cherchent le lien avec Kadhafi mais ils ne cherchent pas au bon endroit ». Pour Nicolas Sarkozy lui-même, il est impératif de « surveiller l’affaire de nos amis d’outre-Méditerranée », comme il le dit à son directeur de cabinet, Michel Gaudin, en février 2014, lors d’une conversation écoutée.

Le rôle central de l’intermédiaire Alexandre Djouhri

Très proche de Nicolas Sarkozy, l’homme d’affaires français Alexandre Djouhri se retrouve au cœur du système notamment au travers de ses circuits financiers liés à la Libye. Les juges soupçonnent que ces montages aient pu bénéficier au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Comme l’acquisition d’une villa dans le sud de la France, à Mougins (Alpes-Maritimes) qu’il revendra à prix largement surestimé au Libyan African Investment Portfolio (LAP) dirigé par son ami, Bachir Saleh. Ou encore son utilisation des comptes en banque de membres de la richissime famille saoudienne, Bugshan, pour loger dans des palaces parisiens M. Saleh et subvenir à ses besoins. Et ce après avoir mené son exfiltration en lien avec le patron de la direction centrale du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, de Libye en France en 2011, puis de France vers l’Afrique du Sud à l’entre deux-tours de l’élection présidentielle l’année suivante.

En mars 2014, Nicolas Sarkozy lui confiera par l’intermédiaire de Michel Gaudin une autre mission sensible. Organiser la contre-attaque judiciaire en lui faisant rédiger une lettre au nom de Bachir Saleh pour qu’il démente catégoriquement toute idée de financement libyen de la campagne de l’ancien chef de l’Etat.

Lemonde.fr par Joan Tilouine et Simon Piel, Journalistes

France : Ben Laden aurait financé la campagne de Sarkozy en 2007

octobre 14, 2016

 

France : Ben Laden aurait financé la campagne de Sarkozy en 2007
Nicolas Sarkozy n’en a pas encore fini avec les scandales. Une information publiée par le site belge Nord presse, vient bouleverser l’image déjà ternie du président des Républicains en France. Outre Mohamar Kadhafi, Oussama Ben Laden aurait également financé la campagne de Nicolas Sarkozy, lors de la présidentielle de 2007 en hexagone.
Selon la même source, la découverte d’extraits de compte de la famille Ben Laden est accablante. Cela confirme l’hypothèse que Ben Laden en personne aurait versé à Nicolas Sarkozy une somme de plus de 20 millions d’Euro (plus de 13 milliards de FCFA) durant sa campagne pour la présidentielle de 2007. De quoi tout remettre en question.
Le terroriste milliardaire, Ben Laden aurait pris contact avec l’équipe de Sarkozy en décembre 2006. Celui-ci aurait proposé son aide financière à Sarkozy. Et ce en échange la libération de plusieurs radicalisés islamistes et l’offre de 5 Rafales une fois Sarkozy élu.
Ces révélations tombent mal, parce que Nicolas Sarkozy est déjà en campagne pour les primaires, afin de représenter le parti dont il est le président, à la présidentielle de 2017..

Imatin.net

200 millions de dollars pour protéger la forêt du Congo

avril 22, 2016

Dans la province de l'Equateur, dans le nord du Congo en 2004.

Dans la province de l’Equateur, dans le nord du Congo en 2004. Crédits : David Lewis/Reuters
Le chemin aura été long et semé d’obstacles avant de parvenir à l’accord qui a été signé, vendredi 22 avril, entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Norvège pour protéger 7 % des forêts tropicales. Soit 155 millions d’hectares, dans un pays de 70 millions d’habitants, aussi grand que l’Europe occidentale, et parmi les plus pauvres de la planète.

Lire aussi : La RDC, paradis du commerce illégal du bois ?

La somme mise sur la table par la Norvège — 200 millions de dollars (177,3 millions d’euros) au cours des cinq prochaines années — n’est en rien comparable au milliard de dollars offerts au Brésil en 2008, ni à celui offert à l’Indonésie deux ans plus tard. Elle est inférieure au contrat passé avec le petit Guyana — 1 million d’habitants, 15 millions d’hectares de forêt — en 2009. Cela en dit long sur la prudence avec laquelle le bailleur a choisi d’avancer avec ce pays où, comme l’on dit pudiquement dans les organisations internationales, il subsiste des problèmes de « bonne gouvernance ». La Norvège — dont l’argent est depuis une dizaine d’années derrière tous les grands programmes de protection des forêts tropicales — a cependant choisi d’ouvrir la voie.

Les preuves d’un argent bien investi

« La déforestation dans le bassin du Congo est moins importante qu’en Amazonie ou en Asie du Sud-Est, mais elle s’accélère. Nous devons intervenir maintenant, même si c’est plus complexe qu’ailleurs. C’est notre responsabilité. La protection des forêts tropicales représente un quart de la solution dans le combat contre le changement climatique », défend le ministre du climat et de l’environnement norvégien, Vidar Helgesen.

Il y avait aussi urgence à envoyer un signal positif à un pays qui, depuis la conférence de Copenhague, en 2009, s’est engagé dans le laborieux processus REDD (réduction des émissions liées à la dégradation des forêts et à la déforestation), censé récompenser en monnaie sonnante et trébuchante les pays qui préservent leurs puits de carbone forestiers.

Près de 25 millions de dollars ont été dépensés simplement pour évaluer le stock de carbone en jeu (27 milliards de tonnes), échafauder des scénarios mettant en scène l’impact d’une démographie galopante sur la consommation de terres, la poussée de l’agrobusiness dans le secteur de l’huile de palme, la multiplication des grandes concessions forestières, financer quelques projets pilotes et, finalement, élaborer un plan d’action aux standards exigés par la Convention des Nations unies sur le climat.

Lire aussi : 171 pays ont rendez-vous à New York pour signer l’accord de la COP21

L’accord signé vendredi dans le cadre de l’initiative pour les forêts d’Afrique centrale — un partenariat regroupant six pays de la région (Congo, RDC, Gabon, Centrafrique, Cameroun, Guinée-Equatoriale) et une coalition de bailleurs (Norvège, Allemagne, France, Royaume-Uni, Union européenne) — vise donc à soutenir la stratégie nationale de lutte contre la déforestation officiellement adoptée en 2012. « Cet accord va nous permettre d’engager des réformes clés sur l’utilisation de terres et le droit foncier, puis d’agir sur tous les moteurs de la déforestation », explique Victor Kabengele, son coordinateur national, qui donne pour exemple le projet d’orienter les grands investissements agricoles sur les 8 millions d’hectares de savane abandonnés plutôt que dans les zones forestières. Ou encore de proposer aux ménages urbains des foyers améliorés fonctionnant au gaz pour réduire la consommation de charbon de bois qui, avec l’agriculture sur brûlis, est la principale cause du recul du couvert forestier.

Campagne de Greenpeace pour alerter sur la déforestation mondiale et le commerce illégal de bois, notamment au Congo, le 22 mai 2014 au port de La Rochelle.

Campagne de Greenpeace pour alerter sur la déforestation mondiale et le commerce illégal de bois, notamment au Congo, le 22 mai 2014 au port de La Rochelle. Crédits : XAVIER LEOTY / AFP

Compte tenu de l’immensité du territoire, les actions se concentreront surtout dans deux provinces où le taux de déforestation est plus élevé : l’Equateur et Maï-Ndombe, limitrophe de la capitale, Kinshasa, et de ses 11 millions d’habitants.

L’argent promis par la Norvège sera décaissé en deux étapes, dont la seconde, en 2018, sera soumise à l’évaluation des résultats. Il sera versé dans un fonds national, et le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), qui a accompagné le gouvernement congolais au cours de toutes ces années de préparation, en sera l’administrateur. « Il faut que nos contribuables soient sûrs que leur argent est bien investi si nous voulons aller plus loin avec le Congo, a averti le ministre norvégien. Nous devons montrer que cet argent va servir à développer le Congo, à créer des emplois tout en préservant l’environnement. »

Mauvaise réputation

La RDC va devoir rompre avec sa mauvaise réputation qui lui vaut depuis des années de la part des organisations écologistes des campagnes dénonçant l’ampleur d’une exploitation illégale pratiquée sous le regard consentant de l’administration forestière. « Près de 90 % de l’exploitation forestière en RDC est à petite échelle, illégale ou informelle. La récolte de bois réelle est actuellement environ huit fois la récolte officielle, écrivait en 2014 Sam Lawson, dans une étude de Chatham House. Le gouvernement n’a apporté qu’une piètre réponse au problème de l’exploitation illégale des forêts, traduisant le faible niveau de gouvernance du pays. » La consultation insuffisante des communautés a par ailleurs débouché sur de violents conflits avec des grandes entreprises détentrices de concessions.

Victor Kabengele assure qu’il s’agit là d’une époque révolue : « Notre droit foncier reconnaît les droits des communautés locales et autochtones. La RDC défend le principe du consentement libre et préalable [principe imposé par les Nations unies] qui doit précéder toute transaction foncière. » A voir. Tout comme sera mise à l’épreuve la capacité du gouvernement à ne pas sacrifier les aires naturelles protégées à l’exploitation minière et pétrolière. Dans l’est du pays, l’avenir du parc national des Virunga, le plus vieux parc naturel d’Afrique, reste toujours suspendu aux visées des pétroliers.

Lire aussi : En République démocratique du Congo, le rêve fou des mégabarrages Inga

Pour protéger sa forêt, la RDC aura besoin de davantage que 200 millions de dollars. M. Kabengele avance le chiffre de 1,1 milliard de dollars. Mais il n’est plus question des 3 milliards de dollars par an — autant que le budget national de l’époque — que sollicitait le ministre de l’environnement, José Endundo, à la veille de la conférence de Copenhague pour « compenser les populations qui vivent de la forêt et à qui on ne peut demander de ne pas couper les arbres sans leur offrir quelque chose ». C’était au temps où certains pays forestiers croyaient pouvoir rêver d’une nouvelle rente alimentée par le marché du carbone. La réalité a montré que l’argent ne pousse pas si facilement sur les arbres.

Hongrie : arrestation de deux Britanniques condamnés pour financements terroristes

novembre 18, 2015

Budapest – La police hongroise a annoncé mercredi avoir arrêté deux Britanniques condamnés au Royaume-Uni pour financement d’actes terroristes et qui avaient quitté leur pays en violation de leur contrôle judiciaire.

Les deux hommes, âgés de 40 et 44 ans, ont été interpellés samedi au poste-frontière ferroviaire de Loköshaza, entre la Hongrie et la Roumanie, alors qu’ils avaient pris place à bord d’un train pour Bucarest.

Ils ont été immédiatement placés en garde à vue, n’ayant pu fournir de documents d’identité adéquats : l’un n’avait sur lui qu’un permis de conduire et l’autre qu’un coran, a précisé la police hongroise dans un communiqué.

Des recherches dans les fichiers du système d’information Schengen (SIS) ont établi que les deux hommes étaient soumis à un contrôle judiciaire leur interdisant de quitter le Royaume-Uni, après avoir purgé l’un comme l’autre deux peines d’un an et demi et trois ans et demi de prison dans ce pays pour financement d’actes terroristes, selon cette source. Ils avaient été libérés en 2009.

Les deux suspects ont été incarcérés et doivent comparaître devant un tribunal de Budapest en vue de leur extradition, a indiqué une porte-parole de la police hongroise à l’AFP mercredi.

Selon le site internet du quotidien hongrois Blikk, l’un des suspects serait Abu Izzadeen, de son vrai nom Trevor Brooks, un musulman extrémiste connu au Royaume-Uni notamment pour avoir chahuté en 2006 le ministre britannique de l’Intérieur de l’époque, John Reid, en direct à la télévision, le traitant d’ennemi de l’islam.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2015 15h32)

Financement présumé de Sarkozy par Kadhafi : ATT entendu comme témoin à Dakar

mars 31, 2015

Seif el-Islam Kadhafi et le président Amadou Toumani Touré, à Bamako en septembre 2009.
Seif el-Islam Kadhafi et le président Amadou Toumani Touré, à Bamako en septembre 2009. © Mahmud Turkia/AFP

L’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré, a été entendu en qualité de témoin le 24 mars à Dakar par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

L’information est restée secrète pendant près d’une semaine. L’ancien président du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), a été entendu en qualité de témoin le 24 mars à Dakar par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L’audition a eu lieu en présence de deux juges d’instruction français du tribunal de grande instance de Paris et a duré plusieurs heures. La DIC exécutait ainsi une commission rogatoire de la justice française.

Le Mali fut l’un des terrains de jeu préférés de Kadhafi et le premier bénéficiaire de ses investissements en Afrique – environ 250 milliards de F CFA (380 millions d’euros) entre 2002 et 2011. Les juges français veulent vérifier le rôle de Bamako dans d’éventuels versements occultes et soupçonnent certains hommes d’affaires maliens d’être impliqués dans l’affaire.

Dans le cadre de l’enquête, ils avaient déposé en août 2014 une demande d’entraide judiciaire internationale au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France. Outre des politiciens et des hommes d’affaires de l’entourage d’ATT, son ancien conseiller Cheick Amadou « Bany » Kanté est cité dans la demande d’entraide.

« Bany » Kanté gérait certains investissements libyens au Mali. Ex-DG d’Air Mali, représentant de la Libyan Africa Investment Portfolio (LAP), secrétaire national adjoint du parti pour le développement économique et social (PDES) – le parti d’ATT – et proche de Béchir Salah, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de « porteur de valises » dans l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi.
Jeuneafrique.com par Vincent Duhem