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États-Unis: Un passager portant un string en guise de masque débarqué de l’avion

décembre 17, 2021

Se comparant à l’icône Rosa Parks, un Américain de 38 ans a été expulsé d’un vol en Floride après avoir dénoncé « l’absurdité » des mesures anti-Covid.

Contestant les mesures sanitaires dans l'avion, un homme a ete debarque pour avoir porte un string en guise de masque.
Contestant les mesures sanitaires dans l’avion, un homme a été débarqué pour avoir porté un string en guise de masque. © Capture Twitter

C’est une histoire improbable dont se sont fait l’écho les médias américains. Un passager d’un vol United Airlines, « couvert » par un string rouge sur le visage en guise de masque, a été contraint de débarquer avant le décollage à l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride.

Cet homme de 38 ans a expliqué à la chaîne locale NBC2 avoir ainsi voulu démontrer « l’absurdité » de la règle obligeant à porter un masque pour se protéger contre le Covid-19 à bord des avions tout en autorisant les passagers à les retirer pour boire et manger. Une vidéo de l’incident survenu mercredi, filmée par un autre passager, montre l’équipage l’informer qu’il ne pourra pas rester à bord de l’appareil s’il conserve son string sur le visage. Après discussion, l’homme finit par quitter son siège, résigné.

Une comparaison avec… Rosa Parks

Lors de son entretien à NBC2, le principal intéressé s’est ensuite comparé à l’Afro-Américaine Rosa Parks, icône de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis qui a refusé en 1955 de céder son siège à un homme blanc dans un bus, remettant en cause les lois discriminatoires en vigueur à l’époque. « Dans ce pays, chaque changement a été provoqué par des gens ordinaires », a-t-il expliqué avec sérieux. Et d’ajouter : « Rosa Parks n’était pas célèbre. Elle a changé le cours de l’Histoire. »

United Airlines a réagi dans un communiqué transmis à la presse locale. « Le client ne respectait clairement pas l’obligation fédérale de porter un masque et nous sommes reconnaissant à notre équipage de s’être occupé du problème au sol avant le décollage, évitant une quelconque interruption potentielle dans les airs », a fait savoir la compagnie aérienne.

Par Le Point avec AFP

Beau retour sur Terre

novembre 9, 2021

Sur les eaux paisibles du plateau de la Floride

Thomas Pesquet d’un sourire jovial et candide

À bord de l’ISS de la célèbre capsule Dragon

A fait très tôt mardi son amerrissage sur l’océan

Après deux cents riches jours en orbite

Pour une mission de grande réussite

L’astronaute regagne sa Terre sympathique

Avec du matériel et d’expériences scientifiques

Dans l’Espace où il nous envoyait des images

De voler comme un oiseau sans plumage

Thomas Pesquet pour sa condition physique

Doit subir une batterie d’examens toniques

À toi Thomas Pesquet, à l’ouverture de l’écoutille

Au Japonais Akihiko Hoshide autre fierté nationale

Aux Américains Shane Kimbrough et Megan Mc Arthur

Du pays de l’Aigle, vous êtes tous une fierté sûre

Bernard NKOUNKOU BOUESSO

Retour sur Terre réussi pour Thomas Pesquet

novembre 9, 2021

L’astronaute français a terminé sa deuxième mission à bord de l’ISS. La capsule Dragon, à bord de laquelle il a voyagé, a amerri dans la nuit de lundi à mardi au large de la Floride.

La deuxième tentative aura été la bonne. Après un premier report du voyage de retour vers la Terre à cause de mauvaises conditions météorologiques, l’astronaute français Thomas Pesquet et trois de ses coéquipiers ont quitté, lundi, la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’un vaisseau qui a, comme prévu, amerri au large de la Floride dans la nuit, mardi 9 novembre à 4 h 33, heure de Paris.

La capsule Dragon de la firme spatiale SpaceX a été freinée dans sa vertigineuse descente par l’atmosphère terrestre puis par d’immenses parachutes. Elle a amerri dans le Golfe du Mexique. Roussie par les températures extrêmes expérimentées durant sa chute, elle a été hissée à l’aide d’une grue sur un navire qui avait été posté en mer à proximité.

L’écoutille de Dragon a été ouverte, et les premières images de Thomas Pesquet l’ont montré, encore assis à bord dans sa combinaison spatiale, brandir un pouce en l’air. Les astronautes en ont ensuite été extraits un par un, Thomas Pesquet en dernier. Comme les autres, il a d’abord été placé sur un brancard par mesure de précaution.

Deux cent jours en orbite

« Une fierté d’avoir représenté la France une nouvelle fois dans l’espace ! », a tweeté quelques heures avant le départ celui qui, par ses abondantes publications sur les réseaux sociaux, a offert à des millions de personnes un goût de la vie en orbite. « La prochaine fois, la Lune ? », avait-il lancé.

L’astronaute de 43 ans, arrivé à la fin d’avril à bord de l’ISS, a passé quelque deux cents jours – soit plus de six mois – en orbite pour sa deuxième mission dans l’espace. « Sentiment doux-amer à l’idée de quitter l’ISS. Quand on y pense, c’est vraiment un lieu magique, presque impossible à atteindre et qui vous donne des superpouvoirs comme voler, ou faire le tour du monde en 1 h 30… Ça ressemble quand même un peu à un rêve éveillé… »avait-il confié sur Twitter.

Trois semaines de tests médicaux

Le Français et les autres membres de la mission Crew-2, – le Japonais Akihiko Hoshide et les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur –, rapportent avec eux 240 kg de matériel et d’expériences scientifiques.

Leur voyage de retour vers la Terre s’est fait en plusieurs étapes. Le désamarrage de la capsule a d’abord eu lieu à 20 h 05. Puis Dragon a fait le tour de la Station spatiale durant environ une heure et demie afin d’en photographier l’extérieur. Sur la retransmission vidéo en direct de la NASA, on pouvait alors apercevoir Thomas Pesquet ayant retiré sa combinaison, en train de prendre ces photos à travers un hublot.

La descente vers la Terre à proprement parler a ensuite commencé, le voyage ayant duré environ huit heures et demie au total. L’amerrissage est une première pour l’astronaute français. Lors de sa précédente mission, en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes à bord d’un Soyouz russe.

Une fois la capsule récupérée et les astronautes sortis, un hélicoptère les a ramenés sur la terre ferme d’où ils ont pris un avion pour le centre spatial de la NASA situé à Houston, au Texas. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet s’est envolé pour Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes.

Durant trois semaines, il y suivra « un programme intense de remise en forme », et sera soumis aux mêmes tests qu’avant et durant son séjour en apesanteur, afin de contribuer à la collecte de données scientifiques sur les effets sur le corps humain d’un séjour prolongé en orbite. Ses proches pourront cependant le voir. « Et ensuite j’espère, première semaine de vacances depuis de nombreux mois », a-t-il dit vendredi. « J’ai même l’impression que ça fait des années. » Retraçant les six derniers mois, il a qualifié la mission de « très, très intense ».

SpaceX choisie par la NASA

Crew-2 est la deuxième mission régulière assurée par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, pour le compte de la NASA – un partenariat récurrent, puisque l’agence spatiale américaine a également choisi SpaceX pour le prochain voyage sur la Lune. L’entreprise a permis à la NASA de reprendre les vols depuis le sol américain, après l’arrêt des navettes spatiales en 2011.h

Les remplaçants de Thomas Pesquet et de ses collègues – les Américains Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’Allemand Matthias Maurer, appelés Crew-3 – devraient partir de la Terre mercredi, à 21 h 03 heure de Floride (03 h 03 heure de Paris, jeudi) depuis le centre spatial Kennedy. Leur départ a déjà été plusieurs fois retardé, notamment à cause de la météo.

Dans l’intervalle, la Station spatiale ne sera pas inhabitée : deux Russes et un Américain restent en effet à bord.

Par Le Monde avec AFP

Canada-Des leçons à tirer au Québec après l’effondrement d’une tour en Floride

juillet 12, 2021

L’effondrement d’une tour résidentielle en Floride le mois dernier a eu des échos jusqu’au Québec, où plusieurs organisations et experts recommandent une surveillance obligatoire des chantiers et un meilleur entretien des bâtiments. Le gouvernement Legault se dit à l’écoute.

Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels. C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

© Darryl Dyck La Presse canadienne Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels.

C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« C’est tellement inexplicable. Un bâtiment qui s’effondre comme ça et qui s’émiette à ce point, c’est étonnant », lance au Devoir le président de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pierre Corriveau, encore soufflé par l’effondrement, le 24 juin dernier, de la Champlain Towers South, une tour de 12 étages. Le décompte des morts n’a cessé de grimper dans les derniers jours.

Les causes de cette tragédie, survenue à Surfside, demeurent nébuleuses. Un rapport d’une firme d’ingénierie avait néanmoins fait état en 2018 d’une importante détérioration de la structure de béton présente dans le stationnement souterrain du bâtiment, ont rapporté plusieurs médias américains. Quelques mois avant l’effondrement de l’immeuble, un autre rapport avait fait d’état d’une dégradation du béton situé près de la piscine de celui-ci, tandis que la présidente de l’assemblée des copropriétaires de la tour s’inquiétait dans une lettre datée du mois d’avril de la dégradation rapide du bâtiment.

Au nord de la frontière, une question émerge : une telle tragédie, aussi rare soit-elle, pourrait-elle survenir au Québec ? « Oui, ça peut arriver, mais les risques sont infimes », tranche M. Corriveau, qui assure que des règles encadrent la conception des bâtiments dans la province.

Resserrement des règles

Les normes entourant l’inspection des grands bâtiments résidentiels au Québec ont d’ailleurs été resserrées en 2013 à la suite d’accidents mortels survenus à Montréal quelques années plus tôt. En juillet 2009, une femme de 33 ans a perdu la vie après qu’un bloc de béton se fut détaché du 18e étage d’un hôtel de la rue Peel, au centre-ville de la métropole, pour aboutir sur la table du restaurant où elle se trouvait en présence de son compagnon, qui, lui, a survécu. Moins d’un an plus tôt, en novembre 2008, une partie du stationnement souterrain d’un immeuble résidentiel de 14 étages situé dans l’arrondissement de Saint-Laurent s’était effondrée, tuant un homme dans la trentaine. 

Ainsi, depuis mars 2013, les propriétaires d’immeubles de cinq étages et plus qui ont été construits depuis au moins 10 ans sont dans l’obligation de faire inspecter la façade et le stationnement étagé de ceux-ci de façon approfondie tous les cinq ans par un ingénieur. Ce n’est toutefois que lorsqu’un danger imminent est repéré que les rapports d’inspection sont acheminés à la Régie du bâtiment du Québec. Certains « gestionnaires d’immeubles » ignorent par ailleurs l’existence de ces exigences, constate l’ingénieur en structure André Houle.

« Ce n’est pas systématique […] Quand vous n’inspectez pas, vous ne savez pas. C’est là qu’il y a un trou dans le système », laisse-t-il tomber.

Les copropriétaires sont par ailleurs souvent réticents à approuver des travaux de rénovation de la structure de leur immeuble, de crainte que cela ait pour effet de faire gonfler leurs frais de copropriété, évoque pour sa part le secrétaire général du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec, Yves Joli-Cœur. « Il y a de la misère qui est en train de s’installer dans les immeubles », estime-t-il.

Pour remédier à cette situation, le professeur en génie civil à l’Université Concordia Adel Hanna propose que les inspecteurs du gouvernement Legault et des villes de la province inspectent les bâtiments résidentiels de façon « plus rigoureuse » et impose « une grande pénalité » aux propriétaires immobiliers qui négligent l’entretien de leurs immeubles. « L’entretien des bâtiments, c’est vraiment important », souligne-t-il.

Manque de surveillance

Par ailleurs, l’OAQ et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) déplorent que le gouvernement Legault n’ait pas encore rendu obligatoire la surveillance des chantiers par des professionnels, comme c’est le cas notamment en Ontario. Ainsi, les promoteurs immobiliers s’assureraient du respect des plans et des devis de leurs projets pendant la construction et éviteraient ainsi d’avoir à réaliser des travaux correctifs pour corriger un vice de construction après coup, souligne la présidente de l’OIQ, Kathy Baig.

« Au Québec, il n’y a aucun contrôle de qualité qui est fait en inspection continue [pendant la construction]. C’est-à-dire que vous pouvez monter une tour de 60 étages et que personne ne va vous dire s’il y a assez d’armatures dans les colonnes ou pas. Il faut s’en remettre à l’entrepreneur », explique également M. Joli-Cœur.

Dans son rapport annuel publié en juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé le problème du manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« On joue un peu avec le feu compte tenu du fait qu’on s’en tient à la compétence des entrepreneurs [sur les chantiers de construction]. Ça peut être une patate chaude. Il faut réagir rapidement à la surveillance », dit Pierre Corriveau.

Québec promet d’agir

Joints par Le Devoir, tant la RBQ que le gouvernement du Québec assurent que la possibilité de rendre obligatoire la surveillance des chantiers est envisagée. « Nous avons l’intention de nous y attaquer de façon imminente », souligne le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. « C’est un élément qui est à l’étude », indique pour sa part le porte-parole de la RBQ, Sylvain Lamothe, qui rappelle par ailleurs que les exigences contenues dans le Code de construction du Québec « sont revues de façon périodique ».

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) prévient pour sa part qu’une surveillance obligatoire des chantiers pourrait faire monter la facture de ceux-ci d’environ 7 %. « Ce n’est pas vrai que les gens sont prêts à payer ça, contrairement à ce que les ingénieurs disent », dit le directeur du service technique de l’APCHQ, Marco Lasalle. L’OIQ a pourtant mené des sondages qui montrent un appui de la population à une telle mesure, malgré la facture qui y est associée.

Chose certaine, tant les architectes et les ingénieurs que la RBQ et Québec attendent avec impatience de voir ce qui ressortira de l’enquête en cours pour élucider les causes du drame survenu en Floride le mois dernier. « Si jamais il y a des informations qui nous portent à croire qu’on devrait prendre des mesures [pour améliorer nos façons de faire au Québec], on va les prendre, ça c’est certain », affirme Kathy Baig.

Avec Le Devoir par Zacharie Goudreault 

États-Unis: Le corps d’un Canadien est retrouvé dans les décombres à Surfside, en Floride

juillet 6, 2021

SURFSIDE, Fla. — Le corps d’un Canadien a été retrouvé sur le site de l’immeuble en copropriété qui s’est effondré il y a près de deux semaines dans le sud de la Floride.

© Fournis par La Presse Canadienne

Affaires mondiales Canada indique mardi que le Canadien fait partie des 32 morts confirmés jusqu’ici dans l’effondrement survenu le 24 juin à Surfside. L’agence gouvernementale précise que trois autres Canadiens font partie des 113 personnes toujours portées disparues.

Affaires mondiales Canada a transmis ses condoléances à la famille et aux amis qui ont perdu un être cher dans l’effondrement de l’immeuble, et précise que ce sont trois familles canadiennes différentes qui ont été touchées par cette tragédie.

Un effort de sauvetage intensifié dans l’immeuble en copropriété effondré a été confronté à de nouvelles menaces météorologiques, alors que la tempête tropicale Elsa a commencé à frapper la Floride.

Les responsables locaux affirment que les équipes de recherche peuvent travailler sous la pluie, mais des éclairs les ont parfois forcées à faire une pause, et un garage souterrain dans les décombres s’est rempli d’eau.

Les responsables consulaires canadiens à Miami ont déclaré qu’ils fournissaient un soutien direct à la famille du défunt et aux familles des personnes disparues. Affaires mondiales Canada continuera également à assurer la liaison avec les autorités locales au cas où elles auraient des mises à jour à fournir.

Avec La Presse Canadienne par l’Associated Press

États-Unis/Immeuble effondré en Floride: les chances de retrouver des survivants « proches de zéro »

juillet 5, 2021
Immeuble effondre en Floride: les chances de retrouver des survivants "proches de zero"
Immeuble effondré en Floride: les chances de retrouver des survivants « proches de zéro »© AFP/Giorgio VIERA

Les opérations de recherches, interrompues le temps de la démolition du reste de l’immeuble qui s’était partiellement effondré à Surfside, ont repris lundi matin, même si les chances de retrouver des survivants sont « proches de zéro », selon un responsable.

A l’approche de la tempête Elsa et des vents violents qu’elle pourrait amener avec elle, les autorités avaient choisi d’accélérer la destruction du bâtiment, jugé trop instable.

La destruction « contrôlée » a eu lieu tard dimanche, et les recherches ont repris quelques heures plus tard dans les gravats, selon les médias locaux. La maire du comté de Miami-Dade, Daniella Levine, avait jugé « essentiel de faire tomber le bâtiment » pour « étendre » la zone accessible aux secouristes.

La majeure partie de l’édifice, baptisé Champlain Towers South, s’était écroulée en pleine nuit le 24 juin, faisant au moins 24 morts et 121 disparus, l’une des plus graves catastrophes urbaines de l’histoire des Etats-Unis.

Onze jours après l’effondrement, les chances de retrouver des survivants dans les décombres sont « proches de zéro », a affirmé Golan Vach, expert qui dirige une des équipes de recherche israélienne présentes sur place, à la chaîne Local 10.

« Nous essayons d’être optimistes, mais aussi réalistes », a-t-il ajouté.

« Les circonstances qu’on a vues sont trop difficiles pour dire, de façon professionnelle, qu’on pense avoir de bonnes chances de retrouver quelqu’un vivant », a déclaré M. Vach.

Un seul rescapé – un adolescent – a été extrait des décombres, aux premières heures des opérations de secours. Aucun autre survivant n’a été retrouvé malgré la mobilisation des sauveteurs, venus de partout aux Etats-Unis, et même d’Israël et du Mexique.

Parmi les personnes manquant à l’appel, des dizaines de Latino-Américains originaires d’Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et d’Uruguay.

L’effondrement reste encore largement inexpliqué, même s’il y a des questionnements sur l’entretien et la structure du bâtiment, sur des travaux de construction à proximité et sur la montée des eaux.

Un rapport notait dès 2018 des « dommages structurels majeurs », ainsi que des « fissures » dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés par la ville de Surfside.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: La Floride redoute le pire en fouillant les décombres d’un immeuble effondré

juin 25, 2021
La Floride redoute le pire en fouillant les decombres d'un immeuble effondre
La Floride redoute le pire en fouillant les décombres d’un immeuble effondré© AFP/Eva Marie UZCATEGUI

L’Amérique redoutait un bilan catastrophique vendredi après l’effondrement spectaculaire d’un immeuble résidentiel près de Miami, le nombre de morts comme celui des personnes manquantes s’étant alourdis, et les secouristes poursuivant leur course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants dans les décombres.

Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans cette catastrophe pour l’heure inexpliquée, survenue aux premières heures de jeudi. Les corps ont été évacués dans des housses mortuaires jaunes, et transportés pour que la police puisse confirmer leur identité et informer les familles.

En tout « 120 personnes ont été localisées (…) mais le nombre de personnes dont nous sommes sans nouvelles est monté à 159 », a déclaré lors une conférence de presse Daniella Levine Cava, la maire du comté de Miami-Dade.

« Nous confirmons une hausse du bilan des morts qui est désormais de quatre », a-t-elle ajouté tout en assurant que les recherches se poursuivaient dans les décombres car les autorités ont « encore un espoir de retrouver des personnes vivantes ».

Une opération de secours dangereuse

Pompiers, unités cynophiles et grues s’activaient ainsi sans relâche vendredi, en dépit des conditions météorologiques difficiles, dans les ruines de cet immeuble situé au sein du complexe Champlain Towers South dans la ville de Surfside, en Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.

Des bruits ont été entendus émanant des gravats, sans que les sauveteurs n’aient la certitude qu’ils étaient d’origine humaine.

Les secouristes « sont extrêmement motivés par la perspective de retrouver des gens. Il nous faut les obliger à effectuer leurs rotations, cela montre combien leur motivation est forte », a insisté Daniella Levine Cava.

« Les opérations sont effectuées avec un très fort risque pour ces individus. Des débris leur tombent dessus alors qu’ils font leur travail », a-t-elle précisé.

Une tempête s’est déclenchée vers 22H00 locales dans la nuit de jeudi à vendredi charriant de fortes pluies, sans que les recherches s’interrompent. Un incendie a aussi dû être maîtrisé au niveau du côté nord de l’immeuble. De fortes précipitations continuaient à tomber vendredi sur le site de l’effondrement d’où émanaient des odeurs de caoutchouc et de plastique brûlé.

Le président Joe Biden a déclaré l’état d’urgence vendredi afin de fournir une assistance fédérale pour les opérations de secours et de relogement d’urgence des rescapés.

Selon le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, « presque un tiers des disparus (…) sont étrangers ».

Figurent notamment parmi les personnes manquantes, neuf Argentins, trois Uruguayens et six Paraguayens, dont la soeur de la Première dame du Paraguay.

Les recherches pourraient durer « au moins une semaine », a estimé jeudi Andrew Hyatt, un autre responsable de Surfside.

La ville accueille une importante communauté juive et des rabbins ont été mobilisés pour apporter du soutien aux résidents juifs évacués et à leurs proches.

« Nous avons été durement frappés, mais il y a encore de l’espoir », a confié à l’AFP Zalmi Duchman, 41 ans.

L’homme, qui vit à Surfside depuis 20 ans, est venu apporter son aide aux résidents frappés par la tragédie.

« Nous, les Juifs, nous croyons très fort aux miracles et nous n’abandonnons jamais, nous sommes résistants et nous essayons de rester positifs dans les temps difficiles », explique-t-il.

Recherches d’explications

L’effondrement des douze étages de ce complexe donnant sur l’océan, qui a touché environ 55 appartements, s’est déroulé vers 01H30 du matin (05H30 GMT) jeudi, dégageant selon des témoins un grand nuage de poussière sur plusieurs pâtés de maisons.

« J’étais dans un sommeil profond, et j’ai entendu un grand fracas, que j’ai pris pour un crash et de la foudre. Mais ça a continué, pendant 15-20 minutes je dirais », a témoigné Barry Cohen, 63 ans, un habitant de l’immeuble effondré.

Les causes de l’écroulement de ce complexe résidentiel étaient toujours inconnues vendredi mais les hypothèses se multipliaient.

« Je ne sais pas si l’effondrement était prévisible mais nous avons détecté que l’immeuble bougeait dans les années 1990 », a expliqué sur CNN Shimon Wdowinski, professeur spécialisé dans l’environnement à la Florida International University (FIU).

M. Wdowinski est l’un des auteurs d’une étude de 2020 montrant que cet immeuble a subi un affaissement au moins dans les années 1990, à une vitesse d’environ 2 millimètres par an entre 1993 et 1999. L’étude ne dit pas si l’affaissement s’est poursuivi.

« En soi, l’affaissement des sols ne causerait pas l’effondrement d’un immeuble », explique toutefois la FIU dans un communiqué.

L’immeuble a été construit en 1981 et comprenait plus de 130 appartements.

Des travaux visant à mettre le bâtiment aux normes étaient en cours, notamment sur le toit, ont précisé plusieurs responsables, estimant néanmoins peu probable qu’ils soient la cause de l’effondrement.

L’enquête pour déterminer les causes exactes de ce sinistre risque de prendre des semaines, a prévenu un autre expert de la FIU, Atorod Azizinamini, spécialiste en infrastructure.

« Dans ce genre de cas, les ingénieurs spécialistes des structures (…) examinent les plans, la façon dont l’immeuble a été construit, prélèvent des échantillons d’acier, de ciment, examinent les signes de corrosion », a-t-il détaillé.

Par Le Point avec AFP

États-Unis/Floride : au moins un mort dans l’effondrement d’un immeuble, lourd bilan redouté

juin 24, 2021

Un immeuble résidentiel de 12 étages s’est effondré dans la nuit de mercredi à jeudi près de Miami. Les secours craignent un bilan humain « catastrophique ».

L'effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l'ocean a touche environ 55 appartements.
L’effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l’océan a touché environ 55 appartements.© JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Au moins une personne a trouvé la mort et les autorités étaient sans nouvelles de dizaines d’autres jeudi 24 juin, après l’effondrement spectaculaire d’un immeuble résidentiel près de Miami, où une opération de recherches massive était en cours, les secours redoutant un bilan catastrophique. «  Nous avons transporté au moins deux personnes à l’hôpital ce matin et l’une d’entre elles est décédée  », a déclaré sur NBC Charles Burkett, le maire de la ville de Surfside, où se trouve le complexe Champlain Towers South auquel appartenait l’immeuble en Floride, dans le sud-est des États-Unis.

Les douze étages se sont écroulés vers 1 h 30 du matin (5 h 30 GMT), dégageant, selon des témoins, un grand nuage de poussière sur plusieurs pâtés de maisons. On ignore pour l’heure la cause du sinistre. «  Un côté de l’immeuble est tombé, il n’existe plus  », a raconté à l’Agence France-Presse Nicolas Fernandez, un Argentin vivant à Miami et dont des amis logeaient dans le complexe. «  Je n’ai pas de nouvelles d’eux. Je ne sais pas s’ils sont vivants ou si…  » a balbutié le jeune homme de 29 ans.

« Nous nous préparons à recevoir de mauvaises nouvelles  »

Les services de secours craignent pour la vie de 51 personnes «  censées habiter  » dans la partie effondrée de l’immeuble et n’ayant «  ni appelé (pour signaler être en sécurité) ni demandé à quelqu’un d’appeler  » à leur place, a indiqué sur CNN Sally Heyman, une administratrice du comté de Miami-Dade. «  Mais on ne sait jamais, entre les vacances et autres… Donc, on continue d’attendre. Et malheureusement, même s’il en reste, l’espoir s’amenuise.  » «  Nous nous préparons à recevoir de mauvaises nouvelles, étant donné la destruction à laquelle nous avons assisté  », a prévenu le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, qui a salué la «  réponse rapide  » des secours, ce qui a, selon lui, «  sauvé des vies  ».

L’effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l’océan a touché environ 55 appartements, a précisé lors d’une conférence de presse Ray Jadallah, chef adjoint des services de secours du comté de Miami Dade, qui a ajouté que 35 personnes avaient été évacuées de l’immeuble, dont certaines de la partie effondrée.

«  Comme un tremblement de terre  »

Le ministère argentin des Affaires étrangères a confirmé jeudi matin la présence d’au moins quatre ressortissants argentins dans l’immeuble, trois adultes et une fillette de 6 ans, portés disparus. «  Nous avons soigné dix personnes sur place  », a indiqué le maire de Surfside, précisant que les unités canines n’avaient détecté aucune victime sous les gravats. Les recherches pourraient durer «  au moins une semaine  », a estimé lors de la même conférence de presse Andrew Hyatt, un autre responsable de Surfside.

Un habitant du quartier, Santo Mejil, a indiqué que sa femme, une aide à domicile, se trouvait dans l’immeuble au moment de son effondrement. «  Elle a dit qu’elle a entendu une grosse explosion. C’était comme un tremblement de terre  », a-t-il confié au quotidien Miami Herald, les larmes aux yeux alors que sa femme le rappelait pour lui dire qu’elle était en train d’être évacuée.

Causes encore inconnues

Les causes de l’écroulement de ce complexe résidentiel étaient toujours «  inconnues  » jeudi matin, a confié au Miami Herald Daniella Levine Cava, une autre administratrice du comté. Des travaux visant à le mettre aux normes étaient en cours, notamment sur le toit de l’immeuble, ont précisé plusieurs responsables, estimant néanmoins peu probable qu’ils soient la cause de l’effondrement.

Les services d’urgence ont dépêché près de 80 unités d’intervention sur les lieux, près de la plage. La police de Miami Beach a indiqué que ses agents étaient venus en aide à la ville de Surfside. Des médias locaux ont rapporté que l’immeuble avait été construit en 1981 et comprenait plus de 130 appartements.

Par Le Point avec AFP

Deux agents du FBI tués dans une fusillade en Floride

février 2, 2021

Deux agents du FBI ont été tués et trois autres blessés, mardi, à la suite d’une fusillade survenue lors d’une perquisition dans un complexe d’habitation de Sunrise, près de Fort Lauderdale. Le tireur a aussi trouvé la mort au cours de l’événement.

Des agents du FBI se réconfortent après la perte de deux de leurs collègues.

© Marta Lavandier/AP Des agents du FBI se réconfortent après la perte de deux de leurs collègues.

Selon le FBI, l’échange de coups de feu s’est produit vers 6 h du matin, lorsque des agents du FBI se sont présentés à l’appartement d’un individu pour y exécuter un mandat de perquisition fédéral concernant une affaire de pornographie juvénile et de violence envers des enfants.

C’est à ce moment que le suspect aurait ouvert le feu sur les agents, tuant deux d’entre eux et en blessant trois autres pendant que les voisins se barricadaient dans leurs appartements pour se protéger des coups de feu.

Les agents fédéraux ont battu en retraite avant de céder leur place à une équipe tactique d’intervention qui a mis fin au siège quelques heures plus tard.

Le suspect, qui s’était barricadé dans son appartement, est décédé, a déclaré le FBI dans un communiqué sans donner davantage de détails sur les circonstances de sa mort.

Le directeur du FBI, Christopher Wray, a identifié les policiers décédés comme étant l’agent spécial Daniel Alfin et l’agente spéciale Laura Schwartzenberger.

«Chaque jour, les agents spéciaux du FBI se mettent en danger pour assurer la sécurité du peuple américain. Les agents spéciaux Alfin et Schwartzenberger ont fait preuve d’héroïsme aujourd’hui pour défendre leur pays», a-t-il déclaré.

«Le FBI honorera toujours leur sacrifice ultime et leur sera à jamais reconnaissant pour leur bravoure», a-t-il assuré.

La fusillade a eu lieu dans le complexe d’appartements de Water Terrace, une riche communauté fermée située à l’extérieur de Fort Lauderdale, en Floride.

Il s’agit de l’une des fusillades les plus meurtrières dans l’histoire du FBI. La police fédérale a promis une enquête exhaustive et approfondie dans cette affaire.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Coronavirus: record d’hospitalisations à Los Angeles, la crise s’aggrave en Floride

juillet 20, 2020

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés à Los Angeles a atteint un nouveau record ce week-end, les autorités sanitaires de la mégalopole s’inquiétant particulièrement du taux d’infection élevé des jeunes adultes.

En Floride, autre foyer de l’épidémie sur le sol américain, la crise sanitaire a continué de s’aggraver et il ne restait plus lundi que 18% des lits disponibles dans les services de soins intensifs. Le comté de Los Angeles, qui représente dix millions d’habitants à lui seul, a recensé dimanche 2.216 malades hospitalisés après avoir contracté le nouveau coronavirus, contre 2.193 le 15 juillet, date du précédent record. Parmi les patients actuellement hospitalisés, 26% se trouvent dans une unité de soins intensifs et 19% ont été placés sous respirateur, soulignent les autorités sanitaires.

«Nous continuons à atteindre des niveaux préoccupants», a déclaré la directrice de la santé publique du comté, Barbara Ferrer. «En ce moment, les jeunes adultes sont hospitalisés à un rythme encore jamais vu», a-t-elle relevé, avant de mettre en garde cette catégorie de population. «Aussi jeunes que vous soyez, vous êtes vulnérables à ce virus». D’après les chiffres officiels, plus de la moitié de 2.848 nouveaux cas de Covid-19 recensés dimanche concernaient des malades de 40 ans ou moins.

Le record d’hospitalisations s’est accompagné en Floride d’une série de cas de syndrome inflammatoire sévère touchant des enfants. Quinze d’entre eux ont été diagnostiqués la semaine dernière après avoir développé ce syndrome inflammatoire multisystémique, lié à l’infection par le nouveau coronavirus. Au niveau national, ce syndrome a déjà provoqué la mort de six enfants.

Des réouvertures trop rapides

Le maire de Los Angeles Eric Garcetti a renouvelé dimanche ses avertissements face à la pandémie, répétant une fois de plus que la ville était «au bord» d’un nouveau confinement en raison de la flambée de cas de Covid-19 ces dernières semaines. Le maire a également estimé que la Californie avait levé trop tôt les restrictions sanitaires qu’elle avait pourtant été le premier Etat à imposer dès la fin du mois de mars. «Les maires n’ont souvent aucun contrôle sur ce qui rouvre ou pas, ça se joue au niveau de l’Etat ou du comté, et je reconnais que ces réouvertures sont arrivées trop rapidement», a dit Eric Garcetti sur la chaîne CNN.

En Floride, plus de 9.500 personnes souffrant du Covid-19 étaient à l’hôpital lundi, avec plus de 10.300 nouveaux cas recensés en 24 heures, et plus de 5.000 décès au total depuis le début de la pandémie. Critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et notamment son refus d’ordonner le port du masque généralisé, le gouverneur de Floride Ron DeSantis a appelé ses administrés à faire un test sérologique et à donner leur plasma s’ils possédaient des anticorps. Selon certains experts, cette transfusion de plasma pourrait aider les patients atteints par les formes les plus graves du Covid-19 à lutter contre l’infection.

Par Le Figaro avec AFP