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Coronavirus : Royal Air Maroc cloue au sol plus d’un tiers de sa flotte

mars 12, 2020

Un Boeing de la RAM

Un Boeing de la RAM © airlines470 CC

 

Alors que sa demande diminue de 30 % entre mars et mai, la RAM engage un plan d’austérité pour limiter l’impact du coronavirus sur ses résultats.

« Gel des recrutements, gestion des congés, arrêt des achats hors besoins d’exploitation courante… ». La Royal Air Maroc (RAM) prend ses dispositions pour atténuer les conséquences du coronavirus « sur la trésorerie et les résultats ». Dans un entretien accordé nos confrères marocains de L’Économiste, Abdelhamid Addou, PDG de la compagnie aérienne marocaine, a annoncé le 11 mars la mise en place d’un plan d’austérité.

Enregistrant un « effondrement » de la demande de plus de 30 % entre le 1er mars et le 31 mai, la RAM a dû revoir ses capacités à la baisse, devant clouer au sol plus d’un tiers de sa flotte (une soixantaine d’appareils), a appris Jeune Afrique.

La compagnie, qui devait célébrer ce mois-ci son entrée dans l’alliance Oneworld a dû suspendre son Casablanca-Pékin le 31 janvier, deux semaines seulement après son lancement. Le 10 mars, la RAM a interrompu ses cinq liaisons vers l’Italie.

Mise en sommeil du plan de relance

Alors que 60 % du trafic de la RAM à Casablanca se fait en continuation avec l’Afrique subsaharienne, la compagnie subit un effet négatif sur tout son trafic. « Mais il y a aussi un impact considérable depuis la suspension (à partir du 27 février) de la Omra (le petit pèlerinage vers La Mecque) ainsi qu’une forte baisse de la demande sur l’Arabie saoudite. Même sur les pays où les vols ne se sont pas arrêtés, les programmes de vols sont également fortement impactés. En effet, après une croissance forte des ventes depuis janvier (+ 22 %), la tendance s’est subitement inversée à partir du 24 février dernier », a indiqué Abdelhamid Addou au quotidien économique marocain.

Comme l’avait confié son PDG à JA en novembre, la RAM avait déjà vécu une année 2019 compliquée en raison de la crise du Boeing 737 Max, dont elle a commandé quatre exemplaires, et de mauvaises conditions de change. « Une partie de notre chiffre d’affaires est en euros, donc automatiquement, quand il y a un repli d’une monnaie par rapport à une autre, nous avons été impactés » expliquait-il alors.

Il espérait dès lors une meilleure année 2020 … Alors que la compagnie attend la mise en place d’un plan de relance (mis en sommeil pour l’instant) depuis deux ans, la RAM doit désormais faire face à ce défi du coronavirus, qui devrait toucher durement ses activités et ses projets de développement.

Avec Jeuneafrique par Rémy Darras

Pauline Marois, à l’heure du Québec

septembre 4, 2012

  

Pauline Marois, femme d’expérience

Habillée d’une étoffe de persévérance

Tu as monté le vieux cheval Québec

Avec une belle cuirasse d’un beau bec

 

Pauline, tes idées te donnent raison

Car debout du haut de tes talons

Tu surplombes la nation en chef

Pour la libérer des autres griffes

 

Pauline, l’heure de la vérité a sonné

La fleur de lys symbole de la pureté

Flotte sur toute l’étendue du territoire

Attendant tes réalisations dans l’histoire.

Bernard NKOUNKOU

Nord-Mali : sous le drapeau noir des salafistes d’Ansar dine

avril 2, 2012

L’influence des salafistes d’Ansar dine de Iyad Ag Ghali se  fait de plus en plus sentir dans les villes du Nord-Mali tombées ce week-end aux  mains des rebelles touaregs. Le drapeau noir du groupe flotte désormais à  Tombouctou, d’où le MNLA a même été chassé par les islamistes.

Le rapport de force entre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les  salafistes d’Ansar Dine serait-il sur le point de basculer ? Difficile à  dire. Depuis le début de l’insurrection des rebelles touaregs dans le nord du Mali,  le 17 janvier, la faction islamique a été présentée comme un acteur mineur de la  rébellion, un simple allié du MNLA.

Mais à Kidal et Gao, c’est bien le groupe dirigé par d’Iyad Ag Ghali qui est  entré en premier dans les deux villes tombées vendredi 30 et samedi 31 mars. Des  habitants ont rapporté que les rebelles s’étaient rendus de magasin en magasin,  demandant aux commerçants d’enlever les photos considérées comme non-islamistes,  affirme Associated Press. Un coiffeur a également affirmé avoir été fermement  prié de retirer les photos de différentes coiffures qu’il avait affichées, parce  qu’elles montraient des femmes non voilées.

Pillages à Gao

Et à Gao, la plus grande ville du nord du pays tombée samedi, la situation  est très confuse. « C’est le chaos. Nous ne savons même pas qui contrôle la  ville et qui fait quoi », a affirmé lundi 2 avril un étudiant, Ahmed Ould Fneiny  cité par l’agence américaine. « Nous avons vu Ansar dine avec son drapeau. Nous  voyons le MNLA. Nous voyons d’autres groupes touaregs et arabes qui ont déserté  l’armée malienne. Il y a des gens en uniforme militaire qui ont volé toutes les  voitures, même les voitures privées de civils. Nous ne pouvons pas quitter la  ville. Un litre d’essence coûte désormais 1 000 francs CFA (1,5 euros), alors  qu’il valait 650 francs CFA (un euro) hier ».

À Tombouctou, prise dimanche et où les hommes du MNLA ont  mené l’attaque, l’influence d’Ansar dine semble désormais prédominante. Lundi  matin, un membre de l’armée malienne, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat,  a raconté avoir vu entrer des membre du groupe à bord d’un convoi de dix  véhicules, puis aller planter le drapeau noir salafiste dans le camp militaire  de la ville. « Iyad est venu ce matin avec cinquante véhicules. Ils ont pris la  ville, chassé les gens du MNLA qui étaient là, ont brûlé le drapeau du MNLA et  ils ont mis leur drapeau au camp militaire de la ville », a affirmé à l’AFP  Moussa Haïdara, un caméraman qui a filmé l’entrée dans la ville du rebelle qui  veut imposer la charia au Mali. Une  information confirmée par des  habitants de la ville, dont le responsable d’un des principaux hôtels de  Tombouctou.

Jeuneafrique.com avec AFP