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Présidentielle française : Marine Le Pen au Tchad pour saluer Barkhane

mars 17, 2017

La présidente du Front national Marine Le Pen, le 20 novembre 2015 à Vannes. © AFP

Marine Le Pen, candidate du parti d’extrême droite Front national à la présidentielle française, a prévu de se rendre au Tchad le 22 mars. Objectif : rendre visite aux soldats de la force Barkhane.

C’est la porte-parole du ministère de la Défense, Valérie Lecasble, qui a confirmé l’nformation à l’AFP. Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la prochaine présidentielle française, a prévu de rencontrer les militaires français de la force Barkhane, mercredi 22 mars, à son QG de N’djaména, la capitale tchadienne. Une source au sein du FN avait confirmé que cette visite prendrait place les 21 et 22 mars.

« Tous les candidats qui en font la demande peuvent se rendre sur les théâtres d’opérations », explique-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. En décembre, François Fillon s’est rendu à Gao au Mali et à Niamey au Niger auprès de la force Barkhane. Emmanuel Macron s’est quant à lui immergé en janvier sur une base de Jordanie d’où décollent les Rafale français pour aller frapper le groupe État islamique en Irak et Syrie.

Une visite pas trop médiatique ?

Les candidats doivent également s’engager à ne pas trop médiatiser leur visite, condition dont François Fillon, alors favori des sondages, s’était largement affranchi au Sahel, donnant lieu à un reportage de l’hebdomadaire Paris Match accompagné de photos du candidat au côté de militaires ou descendant du cockpit d’un Mirage. « On ne dit pas non mais on ne veut pas de choses ostensibles », explique la porte-parole du ministère.

La visite de Marine Le Pen devrait se faire sans journalistes mais pourrait donner lieu à une conférence de presse à son issue. Au total, 4 000 soldats sont engagés dans l’opération Barkhane, présente dans cinq pays du Sahel. Marine Le Pen souhaite porter « dès la première année le budget de la défense à 2% du PIB, puis tendre vers 3% à l’horizon de la fin du quinquennat ». Si elle est élue, bien sûr.

Jeuneafrique.com avec AFP

Diffusion d’images d’exécution de l’EI : l’immunité de parlementaire européen de Marine Le Pen menacée

février 28, 2017

La levée de l’immunité de la candidate est demandée par le parquet de Nanterre qui a ouvert une information judiciaire à son encontre pour « diffusion d’images violentes ».

L’enquête du parquet de Nanterre fait suite à la diffusion par la présidente du FN le 16 décembre 2015 de trois photos d’exécution de prisonniers de l’EI sur Twitter.

L’enquête du parquet de Nanterre fait suite à la diffusion par la présidente du FN le 16 décembre 2015 de trois photos d’exécution de prisonniers de l’EI sur Twitter. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Une commission du Parlement européen a ouvert la voie, mardi 28 février, à la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, demandée dans le cadre d’une enquête sur la diffusion par la présidente du Front national de photos de l’organisation Etat islamique (EI) sur Twitter.

Les eurodéputés de la commission affaires juridiques se sont prononcés en faveur de la levée de cette immunité, réclamée par la justice française. L’ensemble des députés doit se prononcer jeudi sur cette question, mais les votes en commission parlementaire sont généralement suivis en plénière.

La levée de l’immunité de la candidate à la présidentielle française est demandée par le parquet de Nanterre qui a ouvert une information judiciaire à son encontre pour « diffusion d’images violentes ».

Protester contre Jean-Jacques Bourdin

L’enquête du parquet de Nanterre fait suite à la diffusion par la présidente du FN le 16 décembre 2015 de trois photos sur Twitter avec le texte « Daech, c’est ça ! » : un homme vêtu d’une combinaison orange sous les chenilles d’un char, un homme vêtu de la même manière enflammé dans une cage et un corps d’homme décapité avec la tête posée sur le dos.

Elle entendait protester contre le « parallèle ignoble » effectué selon elle par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur les chaînes BFMTV et RMC entre l’organisation EI et le Front national.

« Ça ne fait que montrer aux Français ce qu’est l’UE, ce qu’est le Parlement européen et que tout cela participe du système qui cherche à empêcher la candidate de la France du peuple que je suis », a réagi Marine Le Pen mardi, interrogée sur une éventuelle levée de son immunité avant le vote en commission parlementaire.

Information judiciaire contre Gilbert Collard

Une information judiciaire a également été ouverte contre le député français apparenté FN Gilbert Collard, qui avait lui aussi tweeté une image violente ce jour-là, pour la même raison.

En France, le bureau de l’Assemblée nationale a rejeté le 22 février une demande de levée de son immunité, la requête de la justice ayant été jugée pas « suffisamment précise ».

Lemonde.fr avec AFP

France/Financement de campagne électorale: un proche de Marine Le Pen inculpé

février 25, 2017

Paris – Un proche de la candidate de l’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a été inculpé dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales de son parti, le Front National, en 2014 et 2015, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, est l’ex-dirigeant du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite.

Il a été mis en examen (inculpé) le 15 février, pour « abus de biens sociaux » dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin octobre sur les élections municipales et européennes de 2014 ainsi que sur les départementales de 2015, a précisé cette source, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Les juges soupçonnent la société Riwal d’avoir accordé indirectement un crédit au parti frontiste alors que les personnes morales n’ont pas le droit de contribuer au financement des partis politiques, selon une source proche de l’enquête.

En octobre, Frédéric Chatillon avait déjà été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre du financement de la campagne des législatives de 2012 avec des responsables du FN.

La justice soupçonne le parti d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Et, elle reproche à Frédéric Chatillon d’avoir mené grand train grâce à ces montages.

Cette inculpation de M. Chatillon intervient alors que l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen s’est accélérée ces derniers jours.

Le siège du Front national, près de Paris, a été une nouvelle fois perquisitonné et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été inculpée.

Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle, a refusé de s’y rendre. « Je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice », a-t-elle expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2017 15h18)             

France: Les trois affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national

février 2, 2017

La présidente du Front national est citée dans trois affaires politico-financières distinctes : les assistants européens, le financement des campagnes et la sous-évaluation de son patrimoine.

La présidente du Front national au Parlement européen, le 15 décembre 2015.

La présidente du Front national au Parlement européen, le 15 décembre 2015. FREDERICK FLORIN / AFP
Les affaires Fillon aurait pu être une occasion rêvée pour Marine Le Pen de brocarder le « système », pour jouer sur la corde du « tous pourris » et de se présenter comme la candidate irréprochable. Le silence de la présidente du Front national a donc peut-être à voir avec les trois fronts judiciaires auquels elle doit faire face à moins de trois mois de l’élection présidentielle.

Le dernier en date est l’affaire des assistants parlementaires supposés fictifs, dans laquelle Mme Le Pen a engagé un bras de fer avec le Parlement européen : faute d’avoir remboursé en janvier les 300 000 euros que lui réclamait l’assemblée (pour les salaires de deux de ses assistants qui ne l’étaient visiblement pas vraiment), la députée européenne va se voir ponctionner une grande partie de ses indemnités parlementaires. Mais ses ennuis pourraient ne pas s’arrêter là.

  1. Les assistants parlementaires européens
  2. Le financement des campagnes
  3. Le patrimoine sous-évalué de Marine et Jean-Marie Le Pen

1. Les assistants parlementaires européens

Marine Le Pen inquiétée

  • De quoi s’agit-il ?

Les vingt-trois députés européens Front national emploient, comme le leur permettent les règles européennes, une soixantaine d’assistants parlementaires pour les aider dans leur mandat depuis leur élection en 2014. Ceux-ci sont directement payés par le Parlement, dans la limite d’une enveloppe globale d’environ 24 000 euros par député.

En 2015, les instances dirigeantes du Parlement ont émis des doutes sur la réalité du travail de 29 de ces assistants parlementaires : occupant par ailleurs des postes stratégiques au sein du FN ou directement auprès de Marine Le Pen, ceux-ci ne seraient embauchés à l’Assemblée européenne que pour en percevoir les indemnités, en travaillant pour le FN plutôt que sur les dossiers européens. Certains assistants « accrédités », contractuellement tenus de vivre à Bruxelles, mettraient même très rarement les pieds dans la capitale belge.

Pourtant, les règles européennes sont claires : « Seuls peuvent être pris en charge les frais correspondant à l’assistance nécessaire et directement liée à l’exercice du mandat parlementaire des députés (…) Ces dépenses ne peuvent en aucun cas couvrir des frais liés à la sphère privée des députés. »

Si les allégations étaient confirmées, il s’agirait donc d’emplois fictifs financés par le contribuable européen – pour un préjudice évalué à 7,5 millions d’euros, étalé sur plusieurs années (2010-2016).

  • Où en est l’affaire ?

Saisi par les instances du Parlement en mars 2015, l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) a mené l’enquête pendant plusieurs mois, en interrogeant les assistants soupçonnés et en examinant leurs agendas. Il a ainsi établi que l’une de ses assistantes bruxelloises de Marine Le Pen, Catherine Griset, n’avait jamais eu de bail à Bruxelles en cinq ans et que ses apparitions au Parlement étaient rarissimes ; ou qu’un autre de ses assistants, Thierry Légier, occupait en parallèle la fonction de garde du corps.

Depuis juin 2016, l’OLAF a déjà demandé à six députés frontistes de rembourser les salaires de leurs « assistants fictifs » (Marine et Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Mylène Troszczynski, Sophie Montel et Dominique Bilde).

Faute de s’être acquittée avant le 31 janvier 2017 des 300 000 euros qui lui étaient réclamés, Mme Le Pen va voir ses prochaines indemnités d’eurodéputée largement ponctionnées pour rembourser la somme (à laquelle s’ajouteront 40 000 euros supplémentaires en février pour Thierry Légier). La même sanction avait été appliquée à son père à l’été 2016.

Une enquête judiciaire est également en cours côté français : saisi en mars 2015 par le Parlement européen, le parquet de Paris a ouvert une instruction judiciaire en décembre 2016. Il soupçonne une « escroquerie en bande organisée » pouvant s’assimiler à du financement illégal de parti politique.

Marine Le Pen a dénoncé une persécution politique orchestrée par l’ancien président (social-démocrate) du Parlement européen Martin Schulz, avec la complicité de Manuel Valls, qui était encore premier ministre.

Elle a contre-attaqué en déposant en janvier 2017 une plainte pour « faux intellectuel » pour dénoncer une supposée collusion entre l’OLAF et le secrétaire général du Parlement européen, auteur du signalement.

Son avocat a également sous-entendu que le fait d’employer des assistants parlementaires pour effectuer un travail partisan était monnaie courante au Parlement européen, en citant les cas des socialistes espagnols ou des conservateurs polonais.

Plus globalement, l’ensemble des députés FN incriminés dénoncent le fait de devoir rembourser une somme sur la seule base d’une enquête administrative de l’OLAF, sans même avoir été jugés par la justice. C’est pourtant une procédure tout à fait classique : l’utilisation indue des indemnités fait partie du domaine de compétence de l’OLAF, qui a le pouvoir de recouvrer les sommes indues.

L’une des manières de « judiciariser » de telles enquêtes serait de substituer à l’OLAF un « parquet européen » doté de pouvoirs d’enquête et de poursuite. Problème : ce projet, dans les tuyaux européens depuis 2013, est vivement combattu par les eurodéputés FN.

2. Le financement des campagnes

Marine Le Pen pas inquiétée pour l’heure

  • De quoi s’agit-il ?

Le Front national est soupçonné d’avoir mis en place un système de financement frauduleux pour toutes ses campagnes électorales depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa présidence : cantonales 2011, présidentielle et législatives 2012, municipales, européennes et sénatoriales 2014, départementales et régionales 2015.

Si les personnes et les structures suspectées varient d’une élection sur l’autre, le mécanisme serait toujours le même :

  • Pour imprimer leurs tracts ou construire leurs sites web de campagne, les candidats frontistes font appel à des prestataires proches du FN (Riwal et Les Presses de France, les sociétés de Frédéric Chatillon et Axel Loustau, deux proches de Marine Le Pen).
  • Ces prestations seraient largement surfacturées aux candidats – ce qui permettrait à ces prestataires d’empocher de fortes marges (et d’en détourner une partie vers des paradis fiscaux).
  • Cela ne coûte rien aux candidats, puisque l’Etat rembourse les frais de campagne à condition de réaliser un score convenable.

Outre l’escroquerie, ces montages supposés pourraient poser trois problèmes supplémentaires :

  • Le FN aurait imposé à ses candidats de faire appel à ces prestataires en contrepartie de leur investiture, ce qui est interdit par le code électoral.
  • Le micro-parti Jeanne, utilisé comme intermédiaire dans certains cas, aurait empoché de fortes sommes en consentant des prêts très onéreux aux candidats frontistes pour financer leur campagne avant le remboursement par l’Etat.
  • Des conventions de prêt auraient été antidatées pour être éligibles au remboursement public.
  • Où en est l’affaire ?

Une première enquête judiciaire, ouverte en 2013, portait sur les campagnes présidentielle et législative de 2012. Elle a donné lieu, en octobre 2016, au renvoi en correctionnelle du FN, du parti Jeanne, de la société Riwal, de deux dirigeants du FN (le trésorier Wallerand de Saint-Just et l’un de ses vice-présidents Jean-François Jalkh) et de cinq proches de Marine Le Pen (Frédéric Chatillon, Axel Loustau, Olivier Duguet, Sighild Blanc, Nicolas Crochet). Tous devront répondre à la barre de chefs d’accusation allant de l’escroquerie au recel d’abus de biens sociaux, en passant par le faux et usage de faux.

Marine Le Pen n’a pas été inquiétée : entendue comme témoin assistée, elle a réussi à convaincre les enquêteurs qu’elle n’avait pas participé à l’organisation des législatives.

La deuxième enquête, ouverte sur la base de la cellule anti-blanchiment Tracfin, vise les quatre élections suivantes (municipales, européennes, sénatoriales et départementales). L’information judiciaire ouverte en octobre 2016 doit permettre de faire la lumière sur d’éventuelles irrégularités impliquant les mêmes prestataires du FN (Chatillon, Loustau, Duguet et Blanc).

Enfin, une troisième enquête, encore à l’étape préliminaire, a été ouverte en décembre 2016 sur la campagne pour les élections régionales. La justice s’intéresse encore une fois aux sociétés d’Axel Loustau.

  • La défense de Marine Le Pen

Elle tient en trois points :

  • Il s’agit d’un acharnement politique instruit par une justice hostile au FN.
  • Elle ne s’est jamais occupée personnellement de l’organisation des campagnes.
  • La Commission des comptes de campagne (CNCCFP) a toujours validé les comptes des campagnes du FN.

C’est oublier que c’est la CNCCFP qui a alerté la première la justice sur les soupçons pesant sur le financement des législatives, en 2013. N’ayant pas elle-même les moyens de mener ce genre d’enquête, il est classique que des enquêteurs judiciaires prennent le relai.

Mme Le Pen n’a en tout cas pas coupé les ponts avec Axel Loustau, qu’elle a chargé de gérer les finances de sa campagne présidentielle en 2017.

3. Le patrimoine sous-évalué de Marine et Jean-Marie Le Pen

Marine Le Pen suspectée

  • De quoi s’agit-il ?

Dans leurs déclarations de patrimoine de députés européens, remises en 2014, Marine Le Pen et son père Jean-Marie auraient minoré la valeur de plusieurs bien immobiliers. Ils auraient notamment sous-estimé de deux tiers la valeur de leurs parts dans la SCI détenant le célèbre manoir familial de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Cela représenterait plus de un million d’euros pour Jean-Marie Le Pen et plusieurs centaines de milliers d’euros pour sa fille.

  • Où en est l’affaire ?

Saisie par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui s’occupe de vérifier les déclarations de patrimoine, le parquet national financier a ouvert en janvier 2016 une enquête préliminaire visant les Le Pen.

S’il était prouvé qu’elle a omis de déclarer « une partie substantielle de son patrimoine » ou qu’elle en a fourni « une évaluation mensongère », la présidente du FN risquerait trois ans de prison, 45 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité.

Son père risque plus gros, car il aurait aussi omis de déclarer un compte en Suisse et des lingots d’or repérés par la cellule anti-blanchiment Tracfin. Il fait également l’objet d’une plainte du fisc pour fraude fiscale aggravée.

La HATVP le soupçonne enfin d’avoir utilisé l’argent de son micro-parti Cotelec pour financer l’achat de la villa de La Bonbonnière, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en 2013. Une opération du relèverait du détournement de fonds public et pourrait retomber sur Marine Le Pen, qui a participé à l’opération immobilière grâce à un prêt de son père et siégait au conseil d’administration de Cotelec.

  • La défense de Marine Le Pen

Comme à son habitude, Marine Le Pen a dénoncé « une volonté de nuire désormais systématique et outrancière » de la HATVP et de la justice.

Sur le fond, la dirigeante du FN a estimé que « l’évaluation de parts minoritaires de SCI » du manoir Montretout effectuée par la HATVP « est totalement contradictoire et gravement surévaluée avec celle opérée, depuis de nombreuses années, par l’administration fiscale » – ce que le parquet financier pourra rapidement vérifier.

Quelques jours plus tard, le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just avait indiqué à Mediapart que la bonne foi de Marine Le Pen était « totale », car elle avait « repris ce que déclarait son père » sur le manoir.

Lemonde.fr par  Maxime Vaudano, Journaliste au Monde.fr

Le Parlement européen réclame 339’000 euros à Marine Le Pen

octobre 31, 2016

 

Le Parlement européen réclame 339’000 euros à Marine Le Pen après une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) sur l’emploi de deux assistants parlementaires, a appris Reuters auprès de son avocat. La présidente du FN n’a pas réagi à ces accusations.

Le parlement de l’UE avait déjà réclamé 320’000 euros à son père Jean-Marie Le Pen, exclu du parti mais toujours président d’honneur, et d’autres sommes à d’autres eurodéputés mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (FN).

L’Olaf soupçonne la présidente du FN d’avoir fait payer les salaires de deux assistants par le Parlement européen alors qu’ils travaillaient en réalité pour le parti, selon Mediapart et Marianne, qui ont révélé l’information. L’organisme a demandé en août dernier au Parlement européen de lancer une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine Le Pen.

Quelques dizaines de milliers d’euros alloués par Bruxelles correspondraient à la rétribution de Thierry Légier, embauché comme assistant local de la présidente du parti d’extrême droite pendant quelques mois à la fin de l’année 2011. Or, à cette date, Thierry Légier, qui a travaillé pendant vingt ans comme garde du corps de Jean-Marie Le Pen, assurait la protection permanente de la présidente du FN.

L’autre partie de la somme provient du salaire alloué à Catherine Griset pour son travail d’assistante de Marine Le Pen au Parlement européen. Selon Marianne et Mediapart, ce poste n’était pas compatible avec celui de secrétaire, puis de chef de cabinet de la dirigeante du FN.

« Manoeuvre politique » dénoncée
Me Marcel Ceccaldi, l’avocat de Marine Le Pen, dénonce une « manoeuvre politique » de certains dirigeants européens à l’approche de l’élection présidentielle française. Il affirme vouloir porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE).

« Madame Le Pen avait jusqu’au 30 octobre pour faire ses observations à un rapport que les différentes instances ont refusé de nous communiquer », dit-il à Reuters. « Nous avons des institutions qui bafouent l’ordre européen sur un procès équitable, raison pour laquelle nous allons saisir la cour de justice », a-t-il ajouté.

Selon l’avocat, les griefs faits à Marine Le Pen ne tiennent pas. « Comment voulez-vous segmenter le travail des assistants d’un député et découper en tranche de chronomètre ses activités, a fortiori lorsqu’il s’agit de la présidente d’une formation politique de premier plan' », dit-il.

Enquête préliminaire à Paris
Le Parlement européen avait annoncé en mars 2015 avoir saisi l’Office européen de lutte antifraude à propos d’irrégularités concernant une vingtaine d’assistants des eurodéputés FN. Certains des assistants mis en cause occupaient des postes stratégiques au Front national, conseillant directement Marine Le Pen ou Jean-Marie Le Pen.

Le parquet de Paris, qui a reçu des éléments de l’Olaf, a ouvert de son côté une enquête préliminaire et effectué une vague de perquisitions en 2015 et 2016 au siège du FN et au domicile et dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen.

Le vice-président du FN Florian Philippot avait alors accusé le premier ministre, Manuel Valls, d’être à l’origine de cette saisie et d’avoir sollicité le président du Parlement, Martin Schulz, pour « monter une affaire bidon ».

Romandie.com avec(ats / 31.10.2016 18h47)

France: Le Pen au tribunal pour réintégrer son parti d’extrême droite

octobre 5, 2016

Nanterre – Le fondateur du parti d’extrême droite français Front national, Jean-Marie Le Pen, s’est à nouveau présenté devant un tribunal mercredi, espérant l’annulation de son exclusion du FN, décidée par sa fille Marine en raison de ses dérapages racistes récurrents.

Le vieux tribun, 88 ans, qui a cofondé le FN en 1972 et l’a présidé pendant 40 ans, est arrivé au tribunal de Nanterre, près de Paris, en déclarant à la presse vouloir la victoire, celle de la justice dans ce nouveau round judiciaire contre sa fille.

Il souhaite que les juges annulent son exclusion du FN, lui rendent son titre de président d’honneur et lui octroient deux millions d’euros en réparation du très grave préjudice porté à sa dignité.

Le tribunal rendra sa décision le 17 novembre.

Depuis qu’elle a pris les rênes du FN en 2011, sa fille, Marine Le Pen, tente de normaliser l’image du parti. Cette stratégie dite de dédiabolisation lui a permis de progresser dans les urnes et, selon les sondages, lui assure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle de 2017.

Dans cette logique, elle a peu à peu pris ses distances avec son père, condamné à plusieurs reprises pour ses déclarations racistes ou antisémites.

La rupture a été définitive en avril 2015, quand le tribun a de nouveau qualifié les chambres à gaz de détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, ce qui lui a valu une nouvelle condamnation.

A l’été 2015, Marine Le Pen l’a fait exclure du FN à l’issue d’un long bras de fer qui lui valu de perdre trois premières manches judiciaires contre son père.

Le tribunal de Nanterre avait annulé la suspension de l’octogénaire, qui a pu retrouver son statut d’adhérent du parti. Puis le vote par correspondance destiné à le priver de son titre de président d’honneur a lui aussi été suspendu, une décision confirmée en appel. Reste l’exclusion.

Le Front national, par la voix de son avocat, Me Georges Sauveur, s’est attaché mercredi à rappeler la gravité des provocations de Jean-Marie Le Pen qui justifient une exclusion. Aujourd’hui, c’est M. Le Pen qui est devenu un détail de l’histoire du Front national, a-t-il conclu.

Détail’ Nous sommes tous destinés à ça, quand nous partirons dans une caisse en bois, a ironisé Jean-Marie Le Pen à la sortie de l’audience, en faisant remarquer qu’en écoutant la défense du FN, il avait cru entendre l’avocat du MRAP, association antiraciste et l’un de ses principaux adversaires devant les tribunaux depuis des décennies.

Autant que sa vie durera, Jean-Marie Le Pen sera président d’honneur du FN, a martelé son avocat, Me Frédéric Joachim, qualifiant de dérisoires, ridicules les griefs à son encontre et évoquant un parricide.

Dans l’attente de son hypothétique réintégration au FN, Jean-Marie Le Pen fait durer le suspense sur son éventuel soutien à sa fille et au FN pour la présidentielle et les législatives de 2017.

Pour l’instant non, avait-il lâché mercredi dernier lors d’un dîner avec ses soutiens, même s’il pourrait s’y résigner.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2016 18h31)

L’eurodéputé FN Nicolas Bay sanctionné pour avoir voté à la place de Marine Le Pen

mars 10, 2016

Nicolas Bay, député européen du Front national, le 15 novembre 2015.

Nicolas Bay, député européen du Front national, le 15 novembre 2015. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’eurodéputé Front national (FN) Nicolas Bay a été sanctionné financièrement par la présidence du Parlement européen, pour avoir voté en octobre dernier à la place de Marine Le Pen, a annoncé jeudi 10 mars un des vice-présidents de l’institution.

M. Bay, qui est le secrétaire général du FN, a utilisé la machine de vote électronique de Marine Le Pen, qui siège à côté de lui dans l’hémicycle de Strasbourg, le 28 octobre, alors qu’elle venait de s’absenter, avant la fin d’une longue séance de votes.

Or le règlement du Parlement européen interdit aux députés de voter en lieu et place d’un ou d’une collègue. Les votes, lorsqu’ils ne se déroulent pas à main levée, s’effectuent à l’aide d’une carte électronique nominative, que chaque élu doit insérer dans un appareil placé devant lui. Les faits avaient été publiquement dénoncés, quelques minutes après le vote controversé, par une eurodéputée suédoise du groupe du Parti populaire européen (PPE – droite), Anna Maria Corazza Bildt.

1 530 euros d’indemnités retenues

En conséquence, Nicolas Bay verra ses indemnités parlementaires réduites de 1 530 euros ; ce qui correspond à cinq fois l’indemnité versée aux élus pour chaque jour de présence effective. L’eurodéputé, qui était tête de liste du FN lors des régionales en Normandie, a annoncé qu’il allait, « bien sûr, déposer un recours contre cette décision (…) qui ne s’appuie sur aucun élément de preuve », et qui selon lui repose sur des « accusations fantaisistes ».

La même sanction avait été appliquée le 17 décembre, pour les mêmes raisons, à l’eurodéputé néerlandais Marcel de Graaff, qui copréside avec Mme Le Pen le groupe Europe des nations et des libertés (extrême droite). Ce dernier avait également voté à la place de la présidente du Front national, qui avait alors affirmé qu’elle ne l’y avait pas autorisé.

Lemonde.fr avec AFP

L’extrême droite ne remporte aucune région au second tour

décembre 13, 2015

L’extrême droite a échoué dimanche à gagner la moindre région, lors du dernier scrutin avant la présidentielle de 2017, selon des estimations d’instituts de sondage. Et ce malgré le succès enregistré par le Front national (FN) au premier tour une semaine auparavant.

Ces résultats, selon de premières estimations, sont un camouflet pour les trois figures emblématiques du FN :sa présidente Marine Le Pen, perdante dans le Nord, sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui a dû s’incliner dans le Sud, et Florian Philippot, stratège du parti, dans le Grand Est.

La droite remporte au moins cinq régions tandis que la gauche sort victorieuse dans trois régions, sur treize au total.

Romandie.com

Le Front national en tête dans au moins six régions françaises

décembre 6, 2015

Le parti Front national est arrivé dimanche en tête dans au moins six régions sur 13, au premier tour d’élections régionales en France. La formation de Marine Le Pen enregistre un score record de 27,2 à 30,8%, selon des estimations d’instituts de sondage.

Le FN devance largement l’opposition de droite et les socialistes du président François Hollande dans trois régions clés: au nord (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), où se présente sa présidente Marine Le Pen, dans le sud-est (Provence-Alpes-Côte d’Azur), où il est emmené par sa nièce Marion Maréchal Le Pen, et dans l’est (Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine), avec le stratège du parti, Florian Philippot.

Marine Le Pen a obtenu dans sa région entre 40,3 et 43% des voix devant l’opposition de droite (24 à 25%) et les socialistes (entre 18 et 18,4%), selon des estimations des instituts de sondage.

La nièce bat sa tante
Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen réussit encore mieux que sa tante: elle est créditée de 41,2% à 41,9% des voix, largement devant la droite (24 à 26%) et le Parti socialiste (15,8 à 18,1%).

Dans ces deux régions, les deux héritières de Jean-Marie Le Pen sont en nette position de force pour le second tour. Le FN est « largement premier parti de France » a réagi dès 20h00 son vice-président Florian Philippot.

Le compagnon de Mme Le Pen, Louis Aliot, arrive lui aussi en tête avec 30,9% en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, plus de cinq points devant Carole Delga (PS, 25,5%), le candidat LR Dominique Reynié se retrouvant en position de retrait à 18,6%.

Après avoir déjà réalisé une percée spectaculaire en pourcentage lors des européennes de 2014 (24,9%) puis aux départementales de mars (25,2%), deux records consécutifs, le FN atteindrait ainsi une nouvelle marque maximale, moins d’un an et demi avant la présidentielle de 2017.

Les premières estimations concernant l’Ile-de-France, où la droite est donnée favorite, devaient être connues autour de 21h00.

PS bien placé dans trois régions
A gauche, le PS limite la casse dans les trois régions qu’il espère conserver. Le parti confirme son statut de favori en Bretagne, malgré la campagne en pointillé de la tête de liste Jean-Yves Le Drian, assuré s’il s’impose de rester ministre de la Défense. Selon Ipsos, le PS obtient 34,7% des suffrages, LR 22,4% et le FN 18%

En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Alain Rousset (PS) est crédité de 31,5%, nettement devant la liste de droite de Virginie Calmels (25,9%) et le FN (22,8%).

Côté abstention, selon les projections publiées par cinq instituts de sondages publiées en fin d’après-midi, l’abstention devrait s’établir à la clôture du scrutin entre 49% et 49,8%. Elle serait ainsi près de quatre points inférieurs à celle du premier tour des régionales de 2010 (53,6%).

Le deuxième tour des régionales est prévu le 13 décembre.

Romandie.com

France/élections: le PS se désiste dans deux régions clés pour faire barrage à l’extrême droite

décembre 6, 2015

Paris – Le Parti socialiste (PS) au pouvoir en France a annoncé dimanche soir son retrait au deuxième tour des élections régionales le 13 décembre dans au moins deux régions clés, au nord et au sud du pays, pour faire barrage à une victoire de l’extrême droite.

Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain, en particulier en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-côte d’Azur, a déclaré le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Pendant cinq ans, les socialistes ne siègeront pas dans ces régions, a-t-il ajouté, à l’issue d’une réunion exceptionnelle de la direction du parti du président François Hollande.

Le parti d’extrême droite Front national (FN) est sorti dimanche grand vainqueur du premier tour des élections régionales françaises, avec un score national record de 27,2 à 30,3% des voix selon des estimations d’instituts de sondages.

Il devance l’opposition de droite et le PS dans au moins six régions sur 13.

Sa présidente Marine Le Pen au nord et la nièce de cette dernière, Marion Maréchal-Le Pen, au sud sont toutes deux créditées de plus de 40% des voix par les estimations, ce qui les place en position d’emporter les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur au second tour.

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2015 22h40)