Posts Tagged ‘Fonction publique’

[Tribune] RDC : pourquoi Félix Tshisekedi doit réformer la fonction publique

octobre 13, 2020

Politologue et ancien conseiller à la direction de l’Afrique centrale et occidentale au ministère canadien des Affaires étrangères et du commerce international.

Le président congolais Félix Tshisekedi le 9 octobre 2020.

Le fonctionnement de l’administration publique congolaise demeure un obstacle majeur à l’attraction et à la mobilisation des ressources financières nécessaires pour mettre en œuvre les politiques publiques initiées par le président Tshisekedi.

Les enquêtes préliminaires récemment menées par la police judiciaire des Parquets de Kinshasa sur la paie des agents et fonctionnaires de l’État mentionnent environ 133 000 agents fictifs et 43 000 doublons qui bénéficient indûment de l’enveloppe salariale de la Fonction publique.

Au regard de ces révélations, on constate non seulement qu’il y a un sérieux problème dans la maîtrise des effectifs réels de la Fonction publique et que l’opacité qui entoure sa gestion est persistante mais aussi, et surtout, que les réformes précédentes n’ont pas été efficaces et n’ont pas non plus produit les résultats escomptés.

Salaire décent

Ces centaines de millions de dollars du Trésor public détournés chaque année, depuis 2011, ont eu pour effet de porter gravement atteinte au droit fondamental des fonctionnaires de l’État à avoir un salaire décent. Ces détournements de deniers publics affectent non seulement les conditions de vie et de travail des fonctionnaires et leur bien-être socio-économique, mais aussi et surtout la qualité des services offerts aux citoyens et aux entreprises nationales et étrangères, privées ou publiques, qui voudraient investir dans le pays.

Depuis son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi s’est lancé dans une série de réformes, notamment avec la création de nouvelles agences gouvernementales chargées de promouvoir l’État de droit, la bonne gouvernance, l’intégrité et la transparence dans la gestion de la chose publique, indispensables pour améliorer le climat des affaires dans le pays, promouvoir le développement du secteur privé, stimuler la création d’emplois et d’améliorer les conditions socio-économiques des Congolais.

Un cadre efficace et transparent

La création des nouvelles agences et autres organismes gouvernementaux devrait aller de pair avec la réforme profonde de la Fonction publique congolaise, qui constitue la pierre angulaire de toute gouvernance démocratique. Cela passe inévitablement par la création d’un cadre institutionnel efficace et transparent, d’une part, et par le renforcement accru des capacités humaines et institutionnelles, d’autre part, dans le respect des principes de bonne gestion des affaires publiques.

En dépit de la volonté politique et de la détermination affichées, les réformes sectorielles en vue d’améliorer le climat des affaires risquent ne pas aboutir à des résultats adéquats, faute de majorité au Parlement pour leur donner force de loi.

De plus, les efforts de Félix Tshisekedi risquent de se heurter à une administration publique moins transparente et peu efficace dans sa traduction des engagements politiques du gouvernement en matière de politiques publiques concrètes.

Le fonctionnement de l’administration publique congolaise actuelle demeure un obstacle majeur à l’attraction et à la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques initiées par le président congolais afin de soulager la souffrance et d’améliorer les conditions de vie de son peuple.

Plus efficace, plus efficiente, plus respectueuse

La crise sanitaire actuelle due au Covid-19 représente un défi énorme pour toutes les administrations publiques, qui doivent adapter leur mode de fonctionnement. Il est impératif de faire des changements, non pas tape-à-l’œil, mais qui réforment profondément la Fonction publique congolaise pour qu’elle soit le reflet d’un État moderne. Elle doit devenir plus efficace, plus efficiente, plus transparente et plus respectueuse du principe de responsabilité.

Tant que le gouvernement congolais n’intensifiera pas ses efforts pour renforcer les capacités des institutions publiques et améliorer la situation des fonctionnaires, il rencontrera des difficultés à réaliser ses objectifs

Avec Jeune Afrique par  Isidore Kwandja Ngembo

Le Nigeria purge la fonction publique de 50.000 travailleurs fantômes

décembre 27, 2016

Abuja – Le gouvernement nigérian a débarrassé la fonction publique de 50.000 travailleurs fantômes, ce qui lui a permis d’économiser près de 630 millions d’euros dans le cadre de la lutte contre la corruption, a annoncé mardi la présidence.

La masse salariale du gouvernement fédéral a été débarrassée de 50.000 travailleurs fantômes, permettant d’économiser la somme gigantesque de 200 milliards de nairas (627,8 millions d’euros) en 2016, a écrit le porte-parole de la présidence, Garba Shehu, dans un communiqué.

13 milliards de nairas ont été économisés sur les salaires payés de février à décembre 2016, tandis que l’audit des retraites a permis de récupérer 1,1 milliard de nairas par mois sur la même période, a-t-il précisé.

M. Shehi a affirmé que 11 des principaux suspect avaient été traduits devant la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC).

Le programme phare de l’administration Muhammadu Buhari pour débarrasser le système de la fraude et instiller la bonne gouvernance est en cours, a ajouté le porte-parole. Le gouvernement a entrepris une vérification continue des salaires dans la fonction publique.

Le président nigérian Muhammadu Buhari, élu en 2015, a fait de la lutte contre la corruption endémique au Nigeria son principal cheval de bataille, accusant l’administration de l’ex-président Goodluck Jonathan d’avoir pillé les caisses de l’Etat.

Des dizaines d’anciens barons proches du pouvoir, dont des ministres et des juges très haut placés, ont été accusés de corruption ou de blanchiment d’argent et doivent aujourd’hui en répondre devant les tribunaux.

Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour critiquer cette répression, affirmant qu’elle se fait au détriment de l’économie du pays et vise uniquement les proches de l’ancien gouvernement Jonathan.

La semaine dernière, le gouvernement avait promis de récompenser financièrement et de protéger ceux qui dénonceraient des détournements de fonds publics, alors que l’économie nigériane traverse une période difficile.

Le pays est entré en récession cet été, dans un contexte de prix du pétrole bas, un secteur qui représente 70% des recettes publiques du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 27 décembre 2016 20h19)             

CAN 2015 – Guinée équatoriale : les joueurs percevront désormais un salaire mensuel

février 12, 2015

Teodoro Obiang Nguema avec le trophée de la CAN en décembre 2014.
Teodoro Obiang Nguema avec le trophée de la CAN en décembre 2014. © Stephane De Sakutin / AFP

380 euros mensuels pour les footballeurs de la Guinée équatoriale qui deviennent désormais des agents de la fonction publique. L’annonce a été faite mardi par le président Teodoro Obiang Nguema qui souhaite ainsi récompenser le parcours de la sélection à la CAN 2015.

C’est au cours de l’audience accordée à l’ensemble de la sélection de football de la Guinée équatoriale, le 10 février, que le président Teodoro Obiang Nguema a annoncé la décision de faire des joueurs du Nzalang national, des agents de la fonction publique payés 380 euros par mois.

« L’émotion que vous avez provoquée a mobilisé tout le peuple de la Guinée équatoriale » a déclaré le chef de l’État, faisant allusion à la quatrième place obtenue par le pays lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2015. Les joueurs pourront également recevoir les primes classiques payées après les matchs joués sous les couleurs du Nzalang. Le statut d’agent de la fonction publique cessera avec la fin de la carrière internationale du joueur.

Un statut inédit

Les sportifs des sélections nationales, notamment les footballeurs, sont habituellement rétribués après chaque match. Ils perçoivent parallèlement des salaires mensuels payés par leurs clubs respectifs. Lorsqu’ils sont appelés en sélection nationale, ils perçoivent des primes et quelques fois des récompenses particulières. Le président ivoirien Alassane Ouattara avait par exemple annoncé une série de primes pour récompenser la victoire finale des Eléphants à la CAN 2015. La décision d’en faire des fonctionnaires a donc de quoi surprendre.

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a souhaité que cette mesure se poursuive sous les gouvernements à venir en Guinée équatoriale.

Jeuneafrique.com  par Edmond d’Almeida

Côte d’Ivoire/Fonction publique: voici les concours annulés

juin 6, 2011

Le président de la République, Alassane Ouattara, dès sa prise de pouvoir, en avril 2011, a averti que les différents concours de la Fonction publique dont les résultats ont été publiés ou le déroulement s’est effectué à partir du 4 décembre 2010 seraient annulés.

Car, selon le nouveau pouvoir, les décisions prises pendant cette période par l’ex-gouvernement en place (Aké N’Gbo, pro-Gbagbo) étaient illégales et frappées de nullité. C’est chose faite depuis le vendredi dernier 3 juin, à travers un communiqué lu sur Télévision Côte d’Ivoire (Tci).

Il s’agit, en effet, selon une source proche du ministère de la Fonction publique et de l’Emploi, des concours spéciaux. Notamment, du Trésor, des Impôts, de l’Administration civile dont les résultats de l’admissibilité étaient disponibles en décembre, en attendant les épreuves orales. A ces concours, il faut ajouter ceux de l’inspectorat de l’enseignement primaire qui avaient déjà soulevé la polémique à travers la protestation de plusieurs candidats criant à la fraude et à la corruption. Les concours contractuels qui se sont déroulés en février, concernant les ministères de l’Economie et des Finances et les Centres hospitaliers universitaires (Chu), font également partie des concours qui sont annulés par la mesure prise par le chef de l’Etat. Les concours de l’Institut national de la formation des agents de santé (Infas), précisément pour le recrutement de sages-femmes et d’infirmiers, qui avait été fait en février 2011, sont aussi frappés par ladite décision.

Par ailleurs, la rumeur d`annulation de la session 2010-2011 du concours de police, qui a circulé la semaine dernière, a été confirmée par une source proche de la direction de la police nationale. Autorisé par le gouvernement Aké Ngbo, ce concours n`est pas pris en compte par les nouvelles autorités.

Notre source lie ce fait aux ordonnances présidentielles n° 2011-004 et n° 2011-005 du 11 avril 2011 qui annulent tous les décrets et ordonnances pris par le gouvernement de Laurent Gbagbo, qualifié d`illégitime, sur la période du 4 décembre 2010 au 11 avril 2011. « Le concours de police s`étant déroulé dans la période indiquée, il va sans dire qu`il est annulé », a expliqué notre interlocuteur qui a requis l`anonymat.

Fofana Mambé et M’BRA Konan

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