Posts Tagged ‘Fonctionnaires’

Canada-Québec reporte encore le retour en milieu de travail des fonctionnaires

septembre 20, 2021

Le gouvernement du Québec reporte à une date ultérieure le retour au bureau de ses fonctionnaires qui était prévu le 4 octobre.

La ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

© Jacques Boissinot/The Canadian Press La ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

La situation épidémiologique nous pousse à reporter de nouveau le retour dans les milieux de travail», a annoncé la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, dans un communiqué.

Le personnel de la fonction publique continuera donc d’effectuer du télétravail, comme l’a recommandé la Santé publique dans ses avis.

À titre d’employeur responsable, la santé et la sécurité des employés de la fonction publique sont primordiales», a poursuivi la ministre LeBel. Je tiens d’ailleurs à remercier l’ensemble du personnel pour leur excellent travail et leur collaboration depuis le début de la pandémie.»

En juin, Mme LeBel et son collègue, le ministre du Travail Jean Boulet, avaient annoncé qu’environ 60 000 fonctionnaires québécois devraient se présenter obligatoirement un minimum de deux jours par semaine au bureau à compter de janvier 2022. Pour les trois autres journées, les employés pourraient faire du télétravail.

Puis, fin août, Québec a annoncé que le personnel de la fonction publique, qui devait réintégrer les bâtiments gouvernementaux le 7 septembre, le ferait plutôt le 4 octobre. La situation serait alors réévaluée avec une situation épidémiologique plus favorable.

La recrudescence des cas de COVID-19 qui entraîne la quatrième vague en cours, de même que la présence marquée du variant Delta, a forcé le gouvernement à repousser le retour progressif de ses employés dans les milieux de travail.

Les autorités sanitaires avaient constaté qu’une majorité des éclosions observées lors des précédentes vagues de la pandémie avaient eu lieu dans les milieux de travail.

La grande majorité des employés de la fonction publique québécoise est actuellement en télétravail, à l’exception du personnel enseignant et des travailleurs de la santé.

Avec CBC/Radio-Canada 

Congo: 4.909 fonctionnaires fictifs embauchés par Jean-Jacques Bouya et Gilbert Odongo

mars 3, 2018

Jean-Jacques Bouya et Gilbert Odoongo

Au total, 4.909 agents fictifs percevant illégalement plus de 8 milliards de F CFA (environ 15,6 millions USD) par an, ont été décelés dans la fonction publique congolaise, à la suite des contrôles physiques des effectifs menés dans les diverses administrations, a révélé une source gouvernementale.

Selon un rapport secret, l’information a été livrée personnellement au chef de l’État par Philipe Obara de la DGST, dans une communication sur le contrôle des éléments de rémunération des agents de l’État. Des fraudeurs pour la plupart placés par le ministre Bouya et son acolyte Elongo aujourd’hui en prison.

« Il en est résulté de grandes irrégularités qui se rapportent notamment aux indemnités et primes indûment perçues, à l’usage de faux textes d’intégration, à l’usurpation de grades de militaires et policiers, à l’usage de fausses décisions d’engagement, soit un total de faux et fictifs agents civils et militaires de 4.909, représentant une incidence financière annuelle de 8.312.575.488 francs CFA, au détriment de l’État », a-t-il précisé .

En 2010 et 2011, le ministère congolais des Finances avait entrepris le contrôle physique des fonctionnaires émargeant au budget de l’État, en vue de la maîtrise des effectifs de la masse salariale et des effectifs de la fonction publique qui compte quelque 60.000 agents civils et militaires.

Ces révélations ne font que confirmer l’état de corruption et d’impunité qui règnent dans la société congolaise où personne n’est inquiété malgré le flagrant délit constaté. De tous ces fonctionnaires frauduleux pris main dans le sac, aucun malheureusement en répondra devant la justice qui elle-même souffre des mêmes maux. Le gouvernement dénonce mais ne prend pas des mesures disciplinaires contre ces personnes animées par la mauvaise foi et qui ont volé l’État.

Cela n’est pas étonnant dans un pays où presque personne n’a jamais été condamné pour enrichissement illicite jusqu’à ce que le FMI n’apparaisse. Logique quand un ministre nommé quelques jours à peine roule carrosse et étale ses nouvelles acquisitions devant tous, narguant de passage tous les moralisateurs de la nation, qui eux assistent impuissants aux délires des « nouveaux riches ». « Que peut me dire le ministre si lui-même est un voleur ! » est la phrase qu’on entend tous de ceux qui sont indexés d’enrichissement illicite.

La fraude dans les forces armées est connue de tous, car au sortir de la guerre qui a ramené le chef de l’État actuel aux affaires au prix du sang des congolais tous les guerriers se sont enrôlés dans l’armée, et ce désordre a permis à la hiérarchie militaire de gonfler le nombre de soldats, percevant ainsi le salaire eux-mêmes des soldats fictifs aux yeux de tous.

Saisis du filon plusieurs sous-officiers ont emboîté le pas des officiers, ainsi que de nombreux civils qui perçoivent tranquillement plusieurs salaires sans remords et devant la passivité du gouvernement qui à ce moment tolérait la situation comme effort de guerre jusqu’à ce que les organisations de Breton Wood épinglent le Congo qui frappait fort à leur porte pour obtenir le statut PPTE qui du reste a été célébré par le gouvernement comme un but marqué.

Dans la cour du roi Sassou, règne le laisser aller, et le Congo ressemble un peu à cela. Car comment tout un directeur d’impôt peut se faire voler par son neveu 60.000.000 de francs cfa sans être interpellé ni inquiété, mais que bien au contraire soit promu conseiller du chef de l’État, après avoir tué sa sentinelle qu’il accusa à tort du vol ? « C’est le Congo mon frère » c’est la réponse que donnent souvent les fraudeurs de la république.

Profitant de cette situation, nombreux entretenaient plusieurs maîtresses, roulaient carrosse, possédaient plusieurs véhicules de luxe et avaient même un bar dancing spécial où chaque samedi la fête était assurée. La boisson et la nourriture étaient à volonté, les billets de banque étaient distribués comme des arachides. Et pour semer le doute, ne pas livrer le secret de leur enrichissement, ils se faisaient appelé «  Karachika » nom des séries Nigérianes où la richesse a une provenance mystique et fétichiste.

A la découverte du filon, l’étonnement est de voir ces fraudeurs continuer à vivre tranquillement comme si de rien n’était. Parfois même se tarissent d’éloges devant tout le monde. Un vieux intègre de Poto-poto (un arrondissement de Brazzaville) ne s’étonnait il pas de la vie accélérée de son voisin en ces termes : « je comprends pourquoi comment un simple caporal chef de l’armée pouvait disposer de plusieurs villas, maîtresses, et envoyer ses enfants étudier au Maroc »

Sacer-infos.com par Stany Franck

Plusieurs milliers de fonctionnaires défilent à Paris

octobre 10, 2017

Manifestation à Paris pour dénoncer un gouvernement qui « maltraite » le service public et ses agents, le 10 octobre 2017 / © AFP / Eric FEFERBERG

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler mardi après-midi à Paris pour dénoncer un gouvernement qui, selon eux, « maltraite » le service public et ses agents, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le défilé s’est élancé peu avant 14H30 de la place de la République, en direction de Nation, derrière une banderole: « Pour une fonction publique de progrès social, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour l’emploi public ».

« Il n’y a déjà pas assez d’effectifs et on veut encore en supprimer », a lancé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, avant le départ du défilé.

Les fonctionnaires, « souvent traités de feignants et de profiteurs », ont « besoin de respect », a-t-il affirmé, en se félicitant de la mobilisation unitaire des syndicats, un phénomène « pas inédit mais suffisamment exceptionnel pour être souligné ».

L’ensemble des syndicats de la fonction publique dénoncent notamment la suppression de 120.000 postes d’ici la fin du quinquennat, le gel des rémunérations et le rétablissement du jour de carence, « une provocation » selon eux.

Pour Mylène Jacquot (CFDT), l’absence de hausse du pouvoir d’achat, une promesse de campagne « pas tenue » par Emmanuel Macron, est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » auprès des fonctionnaires.

Il s’agit d’un « premier coup de semonce » avant le rendez-vous salarial du 16 octobre, a prévenu Christian Grolier (FO). Pour éviter une nouvelle grève, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devra « arriver avec de nouvelles propositions » sur le pouvoir d’achat et les effectifs.

« La démonstration d’aujourd’hui est éclatante, cela doit convaincre Darmanin d’ouvrir de véritables négociations », a renchéri Baptiste Talbot (CGT).

Pour Luc Bérille (Unsa), la mobilisation n’a rien d’une « action corporatiste », il s’agit plutôt de défendre un service public de qualité.

« Quand on maltraite des fonctionnaires en supprimant des emplois, ce sont des services qui ne sont pas rendus aux citoyens », a-t-il, en ajoutant que les agents « en ont marre d’être montrés du doigt ».

Dans l’Éducation nationale, l’appel à la grève a donné lieu à une « mobilisation très forte des enseignants », s’est réjouie Bernadette Groison (FSU) qui « espère que le gouvernement prendra la mesure » du « ras-le-bol ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2017 14h48)                

Les fonctionnaires ivoiriens restent en grève en attendant les « réponses concrètes » du gouvernement

janvier 18, 2017

Des lycéens à la sortie des cours à Abidjan en mars 2016. © Jacques Torregano pour JA.

En dépit de l’appel du gouvernement à reprendre le travail, le mouvement de grève au sein de la fonction publique est maintenu jusqu’en fin de semaine. Un contexte social explosif sur lequel est revenu mercredi le porte-parole du gouvernement après un conseil des ministres très chargé, en plein mouvement de colère au sein des forces de sécurité.

« S’agissant des revendications des fonctionnaires, des mesures seront proposées lors de la rencontre du jeudi 19 janvier à 10h » [entre le ministre de la Fonction publique, Pascal Abinan Kouakou, et les syndicats, NDLR], a affirmé Bruno Koné mercredi 18 janvier. La veille, ce dernier avait promis que le gouvernement chercherait « avec tous les acteurs des solutions justes, supportables et durables ».

En attendant la concertation de jeudi, les syndicats ont décidé de maintenir leur mouvement social jusqu’à vendredi, adressant ainsi une fin de non-recevoir au gouvernement qui leur avait demandé de reprendre le travail. Conséquence, une grande partie des services publiques, dont le secteur de la santé et de l’éducation, mais aussi celui des impôts, restaient très perturbés mercredi.

« Aucune réponse concrète ne nous a été adressée »

« La grève se poursuit car jusqu’à présent, aucune réponse concrète ne nous a été adressée. Nous attendons la rencontre jeudi avec le ministère de la Fonction publique pour aviser », explique Mesmin Komoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), contacté par Jeune Afrique.  Avant d’ajouter : « Nous sommes également en attente d’un retour du ministère de l’Éducation sur les doléances propres aux professeurs ».

Parmi les principales revendications des fonctionnaires, le retrait d’une réforme repoussant l’âge de départ à la retraite à 60 ans, contre 55 auparavant. Les grévistes de la fonction publique – qui emploie quelque 200 000 personnes – demandent aussi le paiement de leurs arriérés de salaires.

Grogne sociale généralisée 

Une grogne à laquelle s’est rajoutée lundi celle des étudiants et lycéens des établissements publics, qui ont manifesté dans les rues d’Abidjan pour demander la reprises des cours. Des rassemblements émaillés de heurts, avant d’être dispersés par les gaz lacrymogènes de la police.

L’agenda social du gouvernement s’annonce d’autant plus chargé que ces mouvements sociaux coïncident avec une nouvelle vague de colère au sein de l’armée. Au départ circonscrit à certaines casernes début janvier, le vent de protestation semblait mardi avoir gagné les corps de la gendarmerie et de la police dans plusieurs villes du pays, dont la capitale politique Yamoussokro.

Ce nouveau mouvement d’humeur au sein des forces de sécurité pourrait-il faire passer les revendications des fonctionnaires au second plan ? Certains le craignent, admet le responsable du mouvement, Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme nationale des syndicats des organisations professionnelles du secteur public. « Depuis cinq mois maintenant, nous exposons nos revendications, mais celles des militaires, qui sont purement d’ordre financière, semblent avoir relégué nos demandes au second plan. Nous déplorons ce système de deux poids deux mesures ».

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy

Plus de 10’000 fonctionnaires limogés en Turquie, des médias fermés

octobre 30, 2016

Les autorités turques ont limogé plus de 10’000 fonctionnaires supplémentaires dans le cadre des enquêtes ouvertes après la tentative de coup d’Etat en juillet, selon deux décrets. Ceux-ci annoncent par ailleurs la fermeture de plusieurs médias prokurdes.

Au total, 10’131 employés de l’Etat, notamment des ministères de l’Education, de la Justice et de la Santé, ont été limogés, selon ces décrets publiés samedi soir au Journal officiel. De nombreux fonctionnaires ont déjà été touchés par des purges depuis le coup de force du 15 juillet.

Ces décrets annoncent par ailleurs la fermeture de 15 médias, prokurdes pour la plupart, et la suppression des élections de recteurs dans les universités, qui seront désormais choisis par le président Recep Tayyip Erdogan parmi des candidats sélectionnés par le Conseil de l’enseignement supérieur (YÖK).

Ces mesures sont prises dans le cadre de l’état d’urgence instauré après la tentative de putsch de juillet. Les autorités turques accusent Fethullah Gülen, un prédicateur exilé aux Etats-Unis, d’avoir ourdi le coup d’Etat raté, ce que l’intéressé dément.

Partenaires inquiets
Depuis le putsch manqué, plus de 35’000 personnes ont été arrêtées en Turquie et plusieurs dizaines de milliers de professeurs, policiers et magistrats, notamment, ont été limogés ou suspendus.

D’une ampleur inédite en Turquie, ces purges suscitent l’inquiétude des partenaires occidentaux de la Turquie et d’organisations de défense des droits de l’Homme qui redoutent que l’état d’urgence en vigueur ne serve de prétexte pour réprimer toute voix dissidente.

Peine de mort évoquée
Le président Erdogan a affirmé samedi que le rétablissement de la peine de mort, évoqué depuis le putsch manqué, serait soumis au Parlement par le gouvernement. Le chef de l’Etat n’a pas donné de calendrier à ce sujet.

Dès le surlendemain du coup d’Etat manqué, le président Erdogan avait évoqué un possible rétablissement de la peine capitale afin d’éliminer « le virus » factieux au sein de l’Etat, provoquant l’indignation de l’Union européenne.

« Appliquer la peine de mort est incompatible avec l’appartenance au Conseil de l’Europe » a mis en garde dimanche sur Twitter Daniel Holtgen, porte-parole du Conseil de l’Europe, dont fait partie la Turquie.

Eliminer les risques
Les autorités turques affirment pour leur part que les mesures d’exception prises dans le cadre de l’état d’urgence sont nécessaires pour éliminer les risques de sédition et faire face à la double menace « terroriste » du groupe Etat islamique (EI) et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Réagissant à la fermeture des médias prokurdes annoncée par décret, le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), Selahattin Demirtas, a déclaré: « Bientôt, toutes les chaînes de télévision feront des retransmissions en direct dès qu’Erdogan se mettra à tousser ».

« Pourquoi limogent-ils toutes ces personnes ? Parce qu’elles ne prêtent pas allégeance à Erdogan », a-t-il lancé lors d’un discours à Diyarbakir, dans le sud-est, dimanche.

Romandie.com avec(ats / 30.10.2016 12h04)

Congo Brazaville: Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires…

août 10, 2016

 

Congo Brazaville: Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires…
 

Selon nos confrères de Congo Austria News, au début de ce mois de juillet 2016, Denis Sassou Nguesso était parti en fanfare pour une énième visite d’Etat à la Chine, sa terre promise : celle des contrats faramineux, des barrages hydroélectriques inadaptés, des routes accidentogènes à deux voies, des palaces perdus dans des villages de pêcheurs et des aéroports condamnés à rester vides comme celui d’Olombo ; ou fermés comme celui de Pointe Noire qu’il vient d’inaugurer. Ce bon client crédule et peu regardant méritait son tapis rouge. Il fut très épais comme le matelas de réserves financières, à son nom propre ou à celui du Congo bananier, qui venait de lui être confisqué ; pour non-remboursement des énormes crédits qui lui avaient été consentis. Des milliards de dollars dépensés à sa guise… !

Le kleptocrate en chef n’avait pu faire mieux que ses précédents émissaires (Kiki, Ondongo, Bouya) et n’était rentré de ce voyage qu’avec des broutilles destinées à amuser la galerie… Pour preuve le pays est encore totalement à sec ! Les entreprises locales qui espéraient encore des règlements hypothétiques ferment les unes après les autres. Les licenciements s’accélèrent dans le secteur privé et les salaires des fonctionnaires ne seront pas encore payés cette fin de mois de Juillet. Certains cumuleraient des arriérés de 4 ou 5 mois… Les seuls commerces qui prospèrent sont ceux des armes et des jets privés à l’usage du petit clan familial ; et toujours pas d’un Bokamba Yangouma de service 1990, version 2016, pour lancer un mot d’ordre de grève générale pour des travailleurs qui pointent encore au boulot sans contrepartie financière ; esclavage modernisé au Congo des Nguesso …

Jamais deux sans trois. Le tyran avait conduit le Congo une première fois à la quasi-faillite, à la fin des années 1980. Ce qui amena au début 1991 la Conférence Nationale. La ruine et la destruction apparurent avec sa guerre civile déclenchée le 5 juin 1997 au matin, au prétexte que des chars l’avaient dérangé dans son sommeil. Aujourd’hui, nous y sommes pour une troisième fois ! Trente mille milliards de FCFA (30.000 milliards de FCFA), convertibles ou pas en Yuan, ont disparu dans les poches des rejetons, neveux et gendres. Ce pays riche de pétrole, de forêts et de minerais a été poussé à la ruine complète et à la cessation de paiements pour avoir enrichi un petit clan de très grands voleurs qui n’ont laissé que des dettes !

Dans le tintamarre des accords conclus à Pékin, les Dépêches de Brazzaville, très provocantes comme à leur habitude, avaient fait leurs choux gras de la convertibilité du Yuan en FCFA. Elles titraient : « Denis Sassou N’Guesso met le yuan chinois au centre des transactions dans la zone Franc ». Réponse du berger-putschiste à la France-bergère qui tardait à reconnaître sa réélection… ? Ou bien, l’instituteur Sassou Nguesso n’avait pas bien retenu les leçons particulières d’économie délivrées à domicile par le professeur Dominique Strauss Kahn ?

«… Prenant de court Paris et la réunion de la zone Franc qui concourent à la prise de décisions entre la France et ses ex-colonies entérine(sic). Nous sommes aux prémices d’une nouvelle culture monétaire en Afrique centrale. L’éclaireur Denis Sassou N’Guesso devrait convaincre ses homologues… »

Bien entendu le tyran, qui n’avait jamais éclairé quiconque, n’a convaincu personne ; et Pigasse-Pravda, devenu censeur fort à propos, a effacé toute trace de cet article-pamphlet de son « journal officiel ». L’initiative visait tout autant à dynamiter la zone franc Afrique qu’à contourner les contrôles du Trésor Public français, du FMI et la Banque Mondiale.

Imatin.net

Sassou organise la répression contre les grévistes au Congo de la journée ville morte

avril 3, 2016

2031

Après la journée de grève lancée le 29 mars par l’opposition pour contester la réélection du président Sassou, ce dernier lance les représailles contre les fonctionnaires.

Contestant la victoire très controversée de Denis Sassou NGuesso avec 60% des voix dès le premier tour de la présidentielle congolaise, l’opposition a appelé à une journée « ville morte » le 29 mars dernier. Cinq candidats malheureux au scrutin ont appuyé ce mouvement de grève générale lancé dans les principales villes du pays.

Malgré une participation inégale selon les zones, cette initiative a provoqué la colère du président reconduit, Denis Sassou Nguesso, qui s’est empressé de lancer des représailles contre les fonctionnaires ayant pris part aux protestations.

L’administration dans le viseur

Dans la matinée, le président a sillonné les administrations publiques afin d’identifier les personnes absentes de leur poste. Après la présidence de la République, le ministère de la justice et des droits humains et le ministère de la santé, il s’est rendu au ministère de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat où il a menacé de retirer leur statut de fonctionnaire aux grévistes. « Je voudrais rayer ceux qui ne sont pas là parce qu’ils ne méritent pas d’être là. Il me faut cette liste au plus vite, je les raye… », a t-il déclaré dans les locaux du ministère. Petit détail, ce dernier a été occupé de 2007 à 2015 par une grande figure de l’opposition congolaise, Guy Brice Parfait Kolélas qui a obtenu 15,05% des voix à la présidentielle. Sassou prend sa revanche…

Brutal, le traitement infligé par Sassou aux fonctionnaires frondeurs suscite de virulents commentaires. « Mon pays est tombé trop bas et on frôle la catastrophe. De grâce arrêtez- la le ridicule. », s’emporte Suturnin Okabé, ancien ministre congolais des finances en exil en France.

La méthode n’est pourtant pas nouvelle. Au Congo-Brazzaville, les manifestations y compris pacifiques sont réprimées brutalement dans le sang par le régime en place depuis plus de trente ans. Outre l’utilisation souvent abusive des gaz lacrymogènes, les forces de sécurité n’hésitent pas à tirer à balle réelle sur des manifestants.

Aux lendemains de la présidentielle anticipée du 20 mars, des rafles policières ont été menées contre des membres de l’opposition, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Ces arrestations interviennent après celles d’Anatole Libongo-Ngoka et de Jean Ngouabi, respectivement coordinateur et directeur de campagne pour le général Jean Marie Michel Mokoko, principal rival de Sassou lors de la présidentielle.

Allafica.com

RDC : 13 morts dans l’attaque d’un convoi transportant la solde de fonctionnaires

septembre 28, 2015

Kinshasa – Treize personnes ont été tuées dans l’est de la République démocratique du Congo dans l’attaque d’un convoi transportant environ 40.000 dollars destinés à régler la solde de fonctionnaires, a déclaré lundi le ministre l’Économie congolais Modeste Bahati.

L’attaque a eu lieu dimanche après-midi dans le district d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon la Trust Merchant Bank (TMB), chargée de convoyer les fonds, et une source militaire, 11 soldats escortant le convoi et deux civils ont été tués.

Le convoi a été attaqué vers la fin de sa tournée, alors qu’il montait vers Lemera, sur les Moyens Plateaux, après être passé par Uvira, au bord du lac Tanganyika et Sange, dans la plaine de la Ruzizi, zone instable livrée périodiquement à la violence de groupes armés de bandes criminelles organisées ou de troubles intercommunautaires.

Deux militaires et quatre civils ont été grièvement blessés, a déclaré à l’AFP un officier des Forces armées de la RDC (FARDC) sous couvert d’anonymat.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, la TMB indique que ses quatre collaborateurs à bord du convoi ont survécu, ce qu’a confirmé l’officier, soulignant que tous étaient sortis indemnes.

La RDC, pays-continent au coeur de l’Afrique, est une des nations les moins développées au monde. Moins de 5% de la population dispose d’un compte en banque.

Le transfert de fonds via les téléphones portables commence à se développer mais il est généralement de coutume de se déplacer avec de fortes sommes d’argent pour effectuer des transactions, payer des factures ou régler des salaires.

Pour éviter les détournements qui privaient les fonctionnaires d’une bonne partie de leur paie, le gouvernement congolais a lancé en 2011 une opération de bancarisation de la paie de ses agents (près de 900.000 personnes) en coopération avec les principales banques et les opérateurs téléphoniques.

Les banques ont été chargées d’ouvrir des comptes pour les fonctionnaires, mais l’opération n’est pas encore terminée à l’échelle du pays. Commencée à Kinshasa, elle s’est étendue aux chefs-lieux de province et de districts, mais au-delà, faute d’infrastructures, il est souvent difficile de trouver une banque.

Ainsi, s’il existe bien une agence TMB à Uvira, il n’y en a ni à Sange, ni à Lemera, où la TMB doit acheminer elle-même les fonds jusqu’à leurs destinataires. Dans bien d’autres coins reculés du pays, c’est l’ONG catholique Caritas Congo qui est chargée, par contrat avec l’Etat, de la distribution de la paie des fonctionnaires.

Selon M. Bahati, qui s’exprimait sur la télévision publique, le convoi de la TMB transportait environ 36 millions de francs congolais, soit quelque 40.000 dollars, destinés à payer des enseignants. Après l’attaque, près de 6 millions de francs congolais ont été retrouvés et remis à la TMB, a précisé l’officier des FARDC.

La TMB a qualifié l’attaque du convoi d’acte de barbarie et d’événement tragique et sans précédent de cette ampleur dans le secteur bancaire en général et particulièrement dans le contexte de la paie des fonctionnaires.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2015 19h12)