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Classement Fifa : la RDC descend à la 60e place mondiale

novembre 28, 2020

Les Léopards de la RDC

La Fédération internationale de football association (Fifa) a actualisé son classement mensuel pour le mois de novembre. Et la République démocratique du Congo a perdu une place au niveau mondial, quittant la 59e place en octobre pour la 60e en novembre 2020. Cependant, elle garde sa 11e position au niveau de l’Afrique. Ce petit décalage au classement est certainement dû aux deux derniers matchs contre l’Angola à Kinshasa le 14 novembre (nul de zéro but partout) et à Luanda le 17 novembre (victoire d’un but à zéro), en troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) reportée en 2022 au Cameroun.

Notons que le Sénégal (20e rang mondial) garde la première position continentale, devant la Tunisie (26e rang mondial), l’Algérie (31e rang mondial et championne d’Afrique en titre), le Nigéria et le Maroc (ex aequo au 35e rang mondial) qui ferment le top 5 en Afrique. L’Egypte est 49e rang mondial, devant le Cameroun (50e rang mondial), le Ghana (52e rang mondial), le Mali (57e rang mondial) et le Burkina Faso (58e rang mondial) clôturant le top 10.

Avec Adiac-Congo par Martin Enyimo

CAF : Ahmad Ahmad suspendu pour cinq ans par la Fifa

novembre 23, 2020
Ahmad Ahmad, ici en Égypte en juin 2019, a été suspendu de son poste de président de la Confédération africaine de football le 23 novembre 2020 par la Fifa.

Le président sortant de la Confédération africaine de football a été condamné à l’interdiction d’exercer toute activité relative au football pour cinq ans par la chambre de jugement de la Commission d’éthique indépendante de la Fifa. Ahmad Ahmad est notamment accusé de détournements de fonds.

Cela faisait plusieurs semaines que la menace d’une suspension par la Fifa planait au-dessus de la tête  d’Ahmad Ahmad. La décision est tombée sous la forme d’un communiqué publié sur le site de la Fédération internationale de football association (Fifa). Le Malgache Ahmad Ahmad, président sortant de la Confédération africaine de football (CAF) et vice-président de la Fifa, est suspendu pour une période de cinq ans de toute activité liée au football professionnel.

La chambre de jugement de la Commission d’éthique indépendante « a jugé Ahmad Ahmad coupable d’avoir enfreint les articles 15 (Devoir de loyauté), 20 (Acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages) et 25 (Abus de pouvoir) de l’édition 2020 du Code d’éthique de la Fifa, ainsi que l’article 28 (Détournement de fonds) de son édition 2018 », détaille la Fifa.

Ahmad Ahmad a « manqué à son devoir de loyauté »

« L’enquête sur le comportement de M. Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités », précise le communiqué de la chambre de jugement de la Commission d’éthique, qui affirme avoir « établi » qu’Ahmad Ahmad « avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF. »

Il devra en outre verser une amende de 200 000 francs suisses (185 000 euros). Contacté par mail, le service de presse de la FIFA n’a pas répondu à nos sollicitations.

Il avait été entendu pendant plusieurs heures, la semaine dernière, par la Commission d’éthique via une visioconférence. La décision de sa suspension lui a été immédiatement notifiée, avec effet immédiat. D’ici soixante jours, il recevra l’intégralité des motivations de la sanction.

À partir de ce 23 novembre 2020, il n’est donc plus le président de la CAF. Selon les statuts de celle-ci, c’est le premier vice-président, le Congolais Constant Omari qui dirige désormais l’instance. Ce sera le cas jusqu’en mars prochain, date de l’élection du président de la CAF, et qui aura lieu à Rabat.

Élu président de la CAF en 2017, Ahmad Ahmad est candidat à un second mandat à la tête du football africain. Face à lui, quatre candidats s’étaient jusqu’à présent déclarés : l’Ivoirien Jacques Anouma, le Sud-Africain Patrice Motsepe, le Mauritanien Ahmed Yahya et le Sénégalais Augustin Senghor. Leurs dossiers seront examinés par les instances compétentes de la CAF, lesquelles communiqueront la liste des candidats autorisés à se présenter.

Ahmad Ahmad fera-t-il appel ?

Ahmad Ahmad, qui se remet de sa contamination au Covid-19 depuis son fief de Mahajanga, à Madagascar, « va bien », a assuré l’un de ses proches à Jeune Afrique. Avec ses avocats, il décidera dans les prochains jours s’il fait appel ou non de la décision de la Fifa. Un seul recours s’ouvre à lui : devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais un éventuel appel n’est pas suspensif.

Ahmad,  qui a décidé de garder le silence dans un premier temps, pourrait également communiquer à court terme, après avoir consulté sa garde rapprochée.

La CAF, face à cette situation inédite, s’est rapidement fendue d’un communiqué expliquant « prendre acte de cette décision qui met Ahmad Ahmad en position de ne plus pouvoir exercer ses responsabilités », s’inquiétant au passage « des conséquences sur sa réputation de cette longue procédure. » L’instance du football africain a néanmoins décider de maintenir le calendrier de l’ensemble de ses activités et programmes.

Plusieurs hypothèses sont désormais ouvertes. « Soit Ahmad Ahmad fait appel devant le TAS, sachant que la procédure peut se révéler longue, afin de pouvoir être candidat. Soit il décide de ne pas faire appel et de rentrer à Madagascar, expose le dirigeant d’une fédération africaine, contacté par JA. Il faut rappeler qu’il avait beaucoup réfléchi, et même hésité, avant d’annoncer sa candidature à un second mandat. Il s’est décidé parce qu’il est soutenu par de nombreuses fédérations. Il ne faut pas exclure qu’il accepte la sanction et se retire du monde du football. »

Un autre dirigeant de fédération, partisan d’Ahmad Ahmad, résume un sentiment assez largement répandu parmi les partisans de président de la CAF qui vient d’être suspendu : « Gianni Infantino (le président de la FIFA, ndlr) ne souhaitait pas qu’Ahmad soit candidat à sa réélection, car les relations entre les deux hommes sont très tendues. Il ne veut plus de lui à la tête du football africain. Cette sanction de la Commission d’éthique n’arrive pas par hasard… »

Les tensions au sein de l’instance étaient devenus récurrentes ces derniers mois. Licencié en avril 2019, le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, avait ainsi envoyé une lettre à la Fifa dans laquelle il accusait Ahmad Ahmad de corruption et de harcèlement sexuel à l’encontre de plusieurs salariées de la Confédération.

En juin 2019, Ahmad Ahmad a été brièvement placé en garde à vue et interrogé par la justice française, avant d’être remis en liberté sans poursuite. Il avait, à la même époque, demandé l’aide de la Fifa pour superviser une CAF fragilisée par plusieurs polémiques et des problèmes de gouvernance. La numéro 2 de la Fifa, Fatma Samoura, avait effectué un mandat de six mois en tant que « déléguée générale pour l’Afrique », mais celui-ci, qui visait à « apporter son expertise pour évaluer la situation et aider à accélérer la mise en place du processus de réforme en cours », n’avait pas été renouvelé quand il était arrivé à son terme, en février dernier.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Léopards Football : le sélectionneur adjoint Oualembo s’exprime sur les binationaux

avril 12, 2020

 

Christopher Nkunku, Nordi Mukiele et Axel Tuanzebe sont dans le collimateur du staff technique national de la République démocratique du Congo qui s’active pour ramener ses trois joueurs binationaux à intégrer la sélection nationale du Congo Kinshasa, eux qui sont tous nés à l’étranger. Le sélectionneur adjoint Christopher Oualembo s’est exprimé à leur sujet.

 

Dans une interview récemment accordée au site du football leopardsfoot.com, Christopher Oualembo, sélectionneur adjoint des Léopards de la République démocratique du Congo, a largement parlé des binationaux qui pourraient venir renforcer la sélection rd-congolaise pour des futures échéances.

L’ancien vice-capitaine de l’Académica Coimbra au Portugal, promu sélectionneur adjoint a clairement suscité de l’espoir pour la sélection A du Congo Kinshasa. Le premier nom cité a été celui du jeune talentueux Christopher Nkunku qui réalise une saison exemplaire avec Leipzig en Allemagne, avec 4 buts et 14 passes décisives en 23 matchs dont 15 titularisations.

Selon Christopher Oualembo, le milieu offensif de 22 ans « ne ferme pas la porte aux Léopards », lui que les supporters congolais voudraient tant le voir avec la sélection congolaise. Le sélectionneur adjoint qui porte le même prénom que le joueur a paru rassurant à ce sujet : « Evidemment, nous le suivons. C’est un très bon joueur, d’origine congolaise, qui réalise une très grosse saison en Bundesliga. On est directement en contact avec lui, via son agent. Il se montre sensible à l’intérêt du Congo, et ne ferme pas la porte pour le moment, loin de là ».

Certes, le joueur formé par Paris Saint Germain ne va pas choisir dans un avenir proche. Et Oualembo d’ajouter par rapport à tous ces jeunes binationaux :« Ils ont besoin de temps, et c’est normal. Demain, si l’équipe de France se manifeste pour Nkunku, ça va être compliqué de rivaliser ». L’on encore fait en mémoire le cas du défenseur central du PSG Presnel Kimpembe ou très celui du joueur de Lille Jonathan Ikone.

Et à propos du jeune latéral droit congolais de souche Nordi Mukiele, coéquipier de Nkunku à Leipzig, Christopher Oualembo a indiqué qu’il y a aussi un contact direct avec le joueur, et il y aussi de tentative le rapprochement pour la sélection par personne interposée.

Et au sujet d’un autre défenseur, Axel Tuanzebe de Manchester United, le sélectionneur adjoint a fait savoir : « Guy Bukasa m’a transmis les coordonnées de son papa, avec qui j’ai discuté. C’est une famille très patriote qui s’est dite honorée de l’intérêt du Congo ». Et il a assuré : « Son père est séduit par le projet que nous lui avons présenté, mais souhaite laisser du temps, notamment qu’il s’installe en club ».

Le staff technique a aussi tenté un rapprochement avec Eduardo Camavinga de Rennes avant que la jeune pépite n’obtienne sa nationalité française en novembre 2019. « Sa mère était très contente de l’intérêt de la RDC, mais le joueur réfléchissait encore », a confié le sélectionneur adjoint à Leopardsfoot. Né en Angola, Eduardo Camavinga qui est d’origine de la République démocratique du Congo semble aujourd’hui inaccessible pour les Léopards, étant très suivi par la France et aussi intéresse de grosses écuries européennes.

L’adjoint du sélectionneur Christian N’sengi Biembe a également donné de bonnes nouvelles sur Axel Disasi de Reims et Streli Mamba de Paderborn en Allemagne. « Axel Disasi aurait dû faire ses débuts avec les Léopards en mars contre l’Angola », a-t-il dit. Pré-convoqué par Christian Nsengi, le défenseur Rémois de 22 ans a clairement opté pour les Léopards de la RDC. Titulaire indiscutable, il fait partie de la meilleure défense de la Ligue 1, après le Paris Saint Germain, avec seulement 21 buts encaissés à l’arrêt du championnat à cause de la pandémie du Coronavirus.

La deuxième bonne nouvelle d’Oualembo, c’est l’attaquant Streli Mamba, auteur de six buts avec Paderborn pour sa première saison en Bundesliga. Le joueur de 25 ans est quasi prêt à enfiler le maillot de la RDC après des contacts avancés avec le sélectionneur Christian Nsengi, a rassuré Christopher Oualembo.

 

Avec Adiac-Congo par Martin Enyimo

Football : le Sénégalais Sadio Mané sacré meilleur joueur africain de l’année

janvier 8, 2020

L'international sénégalais Sadio Mané.

L’international sénégalais Sadio Mané. © Paul Harding/AP/SIPA

 

L’attaquant a reçu hier à Hurghada (Égypte) le titre de meilleur joueur africain de l’année 2019, devant son équipier égyptien Mohamed Salah et l’Algérien Riyad Mahrez.

Quatrième au classement du Ballon d’Or, remporté pour la 6e fois par l’Argentin Lionel Messi, Sadio Mané a connu une année faste tant avec Liverpool (victoires en Ligue des champions et au Mondial des clubs), qu’avec sa sélection, battue en finale de la CAN.

Il a terminé aussi co-meilleur buteur de la saison 2018-2019 de Premier League, avec 22 buts.

Premier titre

Au total, le virevoltant ailier de 27 ans a marqué 34 buts pendant l’année 2019 et réalisé 12 passes décisives en 61 matches.

Le joueur de Liverpool devance son équipier égyptien Mohamed Salah, qui avait remporté les deux précédentes éditions, et l’Algérien Riyad Mahrez, capitaine et l’un des principaux artisans de la victoire des Fennecs lors de la Coupe d’Afrique des nations.

C’est la première fois que Mané décroche cette récompense.

Le dernier Sénégalais sacré était El-Hadji Diouf en 2002, une année marquée également par une finale de la CAN, mais aussi par un quart de finale au Mondial au Japon et en Corée du Sud.

« Je suis vraiment content et fier de remporter ce trophée » a réagi sur le podium le Sénégalais, seul joueur présent parmi les trois nommés sur les bords de la mer Rouge.

Asisat Oshoala sacrée meilleure joueuse

Riyad Mahrez, 28 ans, pourra se consoler un peu avec le prix du plus beau but de l’année, pour son coup franc en lucarne qui a offert la qualification en finale de la CAN à l’Algérie dans les tous derniers instants du match contre le Nigeria.

Son pays a également été sacré meilleure équipe africaine de l’année, et son sélectionneur, Djamel Belmadi, a également été primé.

Le milieu offensif de Manchester City est pourtant le seul joueur algérien dans l’équipe type africaine de l’année, où figurent le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, le Sénégalais du PSG Idrissa Gueye ou le défenseur du Cameroun et de Liverpool Joël Matip.

La Nigériane Asisat Oshoala a été sacrée meilleure joueuse africaine.

L’attaquante de Barcelone a atteint la finale de la Ligue des champions et a aidé le Nigeria à sortir des poules lors du Mondial-2019 en France, conclu par une élimination en huitièmes de finale.La seconde équipe africaine qui est sortie des poules, le Cameroun, a remporté le prix de la meilleure équipe de l’année.

Samuel Eto’o, quadruple vainqueur du trophée, a animé la cérémonie organisée par la Confédération africaine de football en présence également du président de la Fifa Gianni Infantino ou de l’entraîneur français Arsène Wenger.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Cameroun : le footballeur Samuel Eto’o prend sa retraite

septembre 7, 2019

Le Camerounais Samuel Eto’o, en décembre 2017 à Moscou. © Dmitri Lovetsky/AP/SIPA

 

« The end, vers un nouveau défi » : c’est ainsi que l’attaquant star du Cameroun, Samuel Eto’o, considéré comme l’un des plus grands joueurs africains de tous les temps, a annoncé sa retraite, à 38 ans.

« Merci à tous, big love, adrénaline », écrit-il également dans le message posté sur son compte Instagram dans la nuit de vendredi à samedi. Quelques mots accompagnés d’une photo où l’on voit le buteur vêtu de noir dans l’obscurité, casquette sur la tête, éclairé par un halo de lumière.

Samuel Eto’o Fils, son état-civil complet, a remporté les Jeux olympiques (2000) et deux Coupes d’Afrique des nations (2000, 2002) avec le Cameroun, compétition dont il est le meilleur buteur historique (18 réalisations). Il a disputé quatre Coupes du monde, de 1998 à 2014, et été élu quatre fois Joueur africain de l’année (record codétenu avec l’Ivoirien Yaya Touré).

Idole absolue

À l’instar du mythique Roger Milla, c’est une idole absolue au Cameroun, où il a l’oreille du président Paul Biya. Longtemps capitaine des Lions indomptables, le buteur a souvent usé de son influence en équipe nationale et dans les instances pour faire passer ses options, mais il a aussi parfois eu maille à partir avec certains dirigeants ou sélectionneurs.

Car il s’agit d’un homme charismatique, sûr de lui, au franc-parler bien trempé. Début 2019, il lâchait, par exemple : « Il y a beaucoup de corruption en Afrique. L’argent donné par la CAF et par la Fifa doit être dépensé pour les infrastructures et pour ceux qui font le spectacle. »

Recalé en France

Il a souvent demandé davantage de considération pour le foot et les joueurs africains. Comme lorsqu’il avait exprimé sa rancoeur de n’être pas reconnu à sa juste valeur en Europe, ne figurant sur aucun podium du Ballon d’Or, avec pour seul accessit dans les distinctions individuelles non africaines la troisième place du Joueur Fifa de l’année 2005.

Enfant, il a grandi à Douala, avant de vivre un certain temps à Paris, sans papiers, à l’adolescence. Recalé par plusieurs clubs français, il signera son premier contrat avec le Real Madrid. L’institution espagnole le prête par trois fois mais ne mise pas sur lui.

3 Ligues des champions

Le jeune homme explose enfin à Majorque (2000-2004), mais c’est en Catalogne (2004-2009) et en Lombardie (2009-2011) que l’avant-centre vivra ses plus belles heures en club.

Avec le FC Barcelone, il remporte deux Ligues des champions (2006, 2009) et une troisième avec l’Inter Milan (2010). Il participe à l’âge d’or du Barça, notamment l’année 2009 où les Blaugranas remportent les six titres possibles. Et à l’Inter, il fait valoir son abnégation au service de l’équipe dirigée par José Mourinho, en jouant arrière gauche lors d’une épique demi-finale retour de la C1 2010, sur le terrain du Barça.

Globe-trotter

Il connaît ensuite une fin de carrière de globe-trotter aux choix étonnants : en Russie, au sein du club tchétchène de l’Anji Makhatchkala ; en Angleterre, où il retrouve Mourinho à Chelsea, avant d’aller à Everton ; puis une brève expérience en Italie à la Sampdoria de Gênes ; un séjour en Turquie (Antalyaspor et Konyaspor) ; et une ultime pige au Qatar SC.

Au total, Eto’o a marqué 359 buts en 718 matches, toutes compétitions de clubs confondues, et compte 118 sélections (56 buts, record national) en équipe nationale, selon le site spécialisé Transfermarkt.

Un « nouveau défi »

Eto’o, qui œuvre en Afrique à la tête de la Fondation qui porte son nom, a déjà fait part de son « rêve » de devenir entraîneur. Il a par ailleurs écarté toute ambition politique, alors que beaucoup, du fait de son entregent, le voyaient briguer de hautes responsabilités, à l’instar d’un George Weah.

À la mi-juillet, le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, avait annoncé qu’Eto’o et Didier Drogba, légende ivoirienne fraîchement retraitée, allaient devenir ses « collaborateurs », avec « des fonctions officielles ».

« Didier Drogba réfléchira sur l’amélioration du statut du joueur africain. Samuel Eto’o va se charger des relations avec les fédérations et les confédérations », avait-il précisé.

Par Jeune Afrique avec AFP

Football : Ahmad Ahmad, le président de la CAF, ressort de sa garde à vue sans poursuites

juin 7, 2019

Ahmad Ahmad, le président de la CAF, lors d’une conférence de presse le 16 mars 2017 (image d’illustration). © STR/AP/SIPA

 

La garde à vue à l’Office de lutte contre la corruption de la police judiciaire française d’Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football (CAF) interpellé jeudi à Paris, a été levée sans poursuites, a annoncé vendredi le procureur de Marseille.

Ahmad Ahmad avait été interpellé dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille le 28 mai, notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance et faux et usage de faux, a précisé le procureur Xavier Tarabeux.

Comme le révélait Jeune Afrique, le patron du football africain avait été interpellé la veille vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Une arrestation intervenue alors qu’il se trouvait à Paris pour assister au congrès de la Fifa, qui a abouti à la réélection du président Gianni Infantino.

Football : Ahmad Ahmad, le président de la CAF, interpellé à Paris

juin 6, 2019

Ahmad Ahmad, le patron malgache de la CAF, lors d’une visite à Marrakech, au Maroc, en mars 2017. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

 

Selon nos informations, le président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi matin dans un hôtel à Paris, où il séjournait pour assister au congrès de la Fifa.

Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a appris Jeune Afrique. Selon nos informations, cette interpellation serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer.

Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros). « Toutes les décisions ont été prises de manière collégiale » et « transparente », s’était défendu mi-avril le patron du foot africain.

L’arrestation intervient alors qu’Ahmad Ahmad se trouvait à Paris pour assister au congrès de la Fifa, qui a abouti à la réélection du président Gianni Infantino.

Mercredi soir, la CAF a pris la décision de faire rejouer la finale retour de la Ligue des champions africaine, après l’interruption controversée du match pour un problème lié à l’assistance vidéo à l’arbitrage. Une vive polémique s’en est suivie, les Tunisiens de l’Espérance sportive de Tunis, déclarés vainqueurs mais déchus de fait du quatrième titre continental de leur histoire, ayant annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Congo: des joueurs du club Diables noirs agressés à Bacongo

septembre 21, 2018

 

Bus du club Diables noirs du Congo

 

Le bus des Diables noirs transportant les joueurs de la section football de retour de leur lieu d’entraînements a essuyé des jets de pierre, vendredi 21 septembre aux environs de 14 heures 15, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville.

Alors qu’il roulait entre le croisement des avenues Matsoua et Cinq chemins dans le quartier Bacongo où la population est pourtant en majorité acquise au club, le bus des Diables noirs a été l’objet d’un caillassage d’une violence telle que deux vitres latérales ont éclaté sous l’impact des projectiles qui auraient pu causer de graves dommages corporels à quelques occupants du bus.

Les débris de verres ont provoqué des coupures à certains joueurs et quelques membres du staff technique. Les blessés ont été pris en charge pour des soins.

 

 

La police arrivée sur les lieux n’a pu mettre la main sur les agresseurs. Des jeunes gens, selon des témoins. Ils se sont enfuis après avoir balancé d’imposants cailloux contre le bus.

 

 

Cette agression, en plein jour et en une heure de pointe, dans un quartier résidentiel, densément peuplé, pose une fois encore le problème des agressions somme-toutes gratuites, qui deviennent la règle auprès de certains jeunes congolais.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Mondial-2018-Football pour tous dans un stade de Téhéran, une première

juin 20, 2018

Téhéran – Plusieurs milliers de spectateurs, hommes, femmes et enfants, ont assisté mercredi soir au stade Azadi de Téhéran à une retransmission inédite, en direct sur écran géant, du match Iran-Espagne disputé en Russie pour le Mondial-2018 de football.

Dans une République islamique d’Iran où les femmes n’ont pas le droit d’aller au stade voir des hommes jouer au football, c’est « la première fois qu’une telle » retransmission pour un public mixte « a lieu dans une enceinte sportive », comme l’a relevé l’agence de presse iranienne Isna.

La soirée avait cependant mal commencé pour les candidats aux gradins du stade emblématique de la capitale iranienne. Vers 20H00 (15H30 GMT), soit deux heures et demie avant le coup d’envoi, le bruit courait que la retransmission avait été « annulée ».

Plusieurs centaines de supporteurs de la Team-e Melli (« Équipe nationale » en persan) en vert-blanc-vert piaffaient d’impatience, soufflant tant qu’ils pouvaient dans leur vuvuzelas pour un grand bourdonnement de protestation face à un cordon de policiers qui leur refusaient l’entrée.

Interrogée par l’AFP, une jeune femme retenait ses larmes pour tenter de contenir sa déception: elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu’elle avait été au stade, si ce n’est qu’elle était toute jeune et que sa famille l’avait fait passer pour un garçon.

L’interview n’a pu être achevée, des policiers anti-émeutes ayant prié les journalistes de l’AFP de quitter les lieux alors que la tension montait aux abords du stade, dont les forces de l’ordre bloquaient les accès routiers, provoquant un embouteillage monstre.

La police a finalement laissé les portes s’ouvrir, et quelque 4.000 personnes ont pu assister au coup d’envoi, selon un photographe présent sur place, loin des 10.000 spectateurs qu’avait pronostiqués dans la matinée l’agence Isna.

Des photos de la foule bigarrée à l’intérieur du stade ont été publiées sur Twitter. A quelques minutes de la fin de la rencontre, l’Iran était mené 1-0 par l’Espagne, malgré une belle résistance.

Mises en vente en ligne au prix de 150.000 rials (moins de deux euros), les places avaient rapidement trouvé acquéreurs. Le capacité du stade Azadi (« Liberté » en persan) est estimée à 100.000 personnes.

– « Début pour les familles » –

Le flottement avant l’ouverture de l’arène montre combien la question de l’admission des femmes dans les stades avec les hommes reste sensible en Iran.

Vendredi, pour l’entrée en lice de l’Iran dans la compétition, les autorités avaient d’abord annoncé que les familles pourraient se rendre au stade Azadi pour suivre Iran-Maroc sur écran géant, avant de faire brusquement machine arrière et d’annuler la retransmission de la rencontre dans le stade et les jardins publics de la capitale sans fournir d’explication.

L’espoir pour les fans est revenu mercredi matin après qu’une députée, Tayebeh Siavoshi, eut annoncé que le Conseil provincial de Téhéran avait autorisé la retransmission d’Iran-Espagne au stade Azadi « en présence de familles ».

« Avec le respect des règles dont feront preuve les spectateurs, nous espérons qu’il sera possible de retransmettre le match Iran-Portugal (le 25 juin) dans ce même stade, et que cela sera le début de la présence de familles au stade Azadi pour assister à de vrais matches », a dit à Isna Mme Siavoshi, qui milite pour l’admission des femmes dans les stades.

Depuis la révolution islamique de 1979, les Iraniennes n’ont pas le droit d’assister aux matches de football masculins, officiellement pour les protéger des injures et du comportement vulgaire des supporteurs.

Certaines bravent l’interdiction en se travestissant à l’aide de perruques ou de barbes ou moustaches postiches.

Quand ils s’agit de football féminin, seules les femmes ont le droit d’assister aux rencontres.

Après la victoire de l’Iran (1-0) contre le Maroc vendredi, une foule jeune et largement féminine a célébré pendant plusieurs heures cette performance dans les rues de Téhéran, comme si l’équipe nationale avait remporté le trophée planétaire.

(©AFP / 20 juin 2018 19h52)                                                        

Burundi: Nkurunziza emprisonne deux responsables qui l’ont empêché de bien jouer au football

mars 3, 2018

Nkurunziza amortit un ballon de la poitrine, le buste incliné à en arrière

 

Deux responsables administratifs burundais ont été écroués, pour avoir « permis » que le président, Pierre Nkurunziza, soit malmené physiquement au cours d’un match de football, indiquent aussi bien une source judiciaire que des témoins.

 

L’administrateur de la commune de Kiremba (nord), Cyriaque Nkezabahizi, et son adjoint chargé du sport, Michel Mutama, ont été écroués jeudi à la prison de Ngozi, à 130 km au nord de Bujumbura, pour des faits liés à un match qui a eu lieu le 3 février.

Ce match opposait l’équipe de M. Nkurunziza, le Alléluia FC, au club de Kiremba. Pour l’occasion, les deux responsables auraient recruté des joueurs parmi les réfugiés congolais du camp de Musasa, à Kiremba, selon des témoignages recueillis au téléphone.

« Ces Congolais ne connaissaient apparemment pas le président Nkurunziza, parce qu’ils l’ont fortement rudoyé. Ils l’ont attaqué à chaque fois qu’il avait la balle et l’ont fait tomber à plusieurs reprises, alors que les joueurs burundais prenaient soin de ne pas l’approcher de trop près », a indiqué l’un de ces témoins.

Les deux responsables, pourtant membres du parti présidentiel, le CNDD-FDD, ont été arrêtés jeudi par la police et le SNR, le Service national de renseignement, qui dépend directement du président.

« Les deux responsables administratifs ont été arrêtés et écroués pour +complot contre le chef de l’État+, sur mandat du procureur de la République près la cour d’appel à Ngozi », a annoncé par téléphone à l’AFP une source judiciaire, qui a requis l’anonymat et confirmé que c’était en lien avec ce match.

M. Nkurunziza, un chrétien « born again » évangélique, passe au moins la moitié de son temps à l’intérieur du pays, où il joue au football avec le Alléluia FC, ou chante et danse avec sa chorale « Komeza gusenga » (« Priez sans cesse » en kirundi, la langue nationale).

Il participe aussi à des travaux de développement communautaire, au cours desquels il n’hésite pas à donner de sa personne en transportant des grosses pierres ou en mélangeant le ciment au sable.

A 54 ans, l’ancien professeur de sport à l’Institut d’éducation physique et du sport de l’Université du Burundi continue d’alterner quotidiennement le football, la natation ou encore le cyclisme.

Il y a encore quelques années, il n’hésitait pas à dévaler les montagnes qui séparent Ngozi de Bujumbura, sur une route dès lors fermée à la circulation et réservée à son usage exclusif.

M. Nkurunziza, qui joue parfois deux à trois matches par semaine, a fait construire un stade de plus de 9.000 places dans son village natal de Buye, situé dans la province de Ngozi, et des dizaines d’autres à travers le pays.

Il marque un ou deux buts « de complaisance » à chaque fois selon ses détracteurs, qui notent qu’aucun joueur adverse n’ose d’ordinaire l’attaquer sérieusement.

Sacer-infos.com par Stany Franck avec AFP