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Congo-Diables Rouges: les joueurs congolais ont failli rôtir dans leur bus à Kinshasa

août 21, 2017

Congoéqu

Congo – Diables Rouges : Les joueurs congolais ont failli rôtir dans leur bus à Kinshasa

Les diables Rouges du Congo ont frôlé le drame après leur match samedi dernier à Kinshasa, quand le bus transportant les joueurs a subitement pris feu.

La nouvelle a été éclipsée par l’euphorie de la qualification. Une catastrophe a été évitée de justesse à Kinshasa samedi après la rencontre qui a vu la qualification au Chan, de l’équipe de Diables Rouges du Congo.

Alors que le bus parti du stade des Martyrs roulait vers la commune de la Gombé où les congolais avaient pris leurs quartiers, les joueurs assis à l’arrière ont constaté un grand panache de fumée, tandis que que les parois du bus s’échauffaient.

Les chansons de victoire se sont tues, aussitôt remplacées par des demandes pressantes au chauffeur de s’arrêter illico.

Aussitôt le bus immobilisé ses occupants en sont descendus avec une promptitude athlétique, constatant que le moteur logé à l’arrière du véhicule était en feu.

Le début d’incendie, quoique maîtrisé, a endommagé le moteur, contraignant les congolais à continuer à pieds le restant du chemin, à quelques encablures de leur camp de base.

De nombreux joueurs ont immortalisé ces instants sur leurs téléphones portables.

Lesechos-congobrazza.com par Bertrand BOUKAKA

Football : la Fifa suspend le Mali

mars 17, 2017

La Fifa a suspendu la Fédération malienne de football, ce jeudi 16 mars 2017. © ENNIO LEANZA/AP/SIPA

La Fédération internationale de Football (Fifa) a suspendu ce jeudi la Fédération malienne de football (Femafoot). Cette décision fait suite au limogeage de ses dirigeants par le ministère malien des Sports le 8 mars.

La Fifa « a été mis[e] au courant des décision du ministre des Sports qui dissolvent le comité exécutif de la Femafoot […] Dans ses circonstances, le Bureau du Conseil a décidé de suspendre la Femafoot avec effet immédiat à compter du vendredi 17 mars 2017 », indique l’instance, dans un communiqué diffusé le jeudi 16 mars.

« Par conséquent, la Femafoot perd tous ses droits de membre », ajoute le document. Autrement dit, « aucune des équipes représentatives et aucun des clubs affiliés de la Femafoot ne sont désormais plus en droit de prendre part aux compétitions internationales et d’entretenir de relations sur le plan sportif avec les autres associations membres de la Fifa ».

La Femafoot et ses membres ne peuvent plus bénéficier des programmes de développement de la Fifa ou de la CAF.

Par ailleurs, « la Femafoot et ses membres ne peuvent plus bénéficier des programmes de développement de la Fifa ou de la CAF », précise le texte. La Fifa indique pour conclure que « la suspension ne sera levée que lorsque les décisions ministérielles auront été annulées et que le comité exécutif de la Femafoot […] aura été réinstallé ».

Ingérence des autorités maliennes

Cette décision fait suite au limogeage le 8 mars de dirigeants de la Femafoot décidé par le ministère malien des Sports, et justifié par « la persistance de la crise au sein du football ».

Cette décision avait été maintenue malgré la protestation de la Fifa, qui dénonçait l’ingérence des autorités maliennes dans les affaires sportives. Devant la presse, le conseiller juridique du département des sports, Amadou Diarra Yalcouyé, avait réagi en déclarant que le gouvernement ne reviendrait pas sur sa décision, ajoutant que la Fifa ne pourrait pas l’obliger à le faire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Football : le Malgache Ahmad Ahmad élu président de la CAF

mars 16, 2017

Issa Hayatou, en février 2016, à Zurich, en Suisse. © Michael Probst/AP/SIPA

Le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis près de 30 ans, cède sa place au Malgache Ahmad Ahmad. Celui-ci a été élu mercredi président de la Confédération africaine de football pour un mandat de quatre ans, lors d’une assemblée générale à Addis Abeba.

À 57 ans, Ahmad Ahmad, le président de la fédération malgache, a été a été élu président de la CAF avec 14 voix d’avance sur Issa Hayatou, qui dirige l’instance depuis 1988, lors d’un congrès de l’instance à Addis Abeba, jeudi 16 mars.

L’unique rival du patron de football depuis plus de trente ans, candidat à un 8e mandat, avait profité de sa présence à Libreville le 13 janvier, à la veille du coup d’envoi de la CAN 2017, pour annoncer officiellement sa décision de se porter candidat.

Sa candidature avait obtenu quelques jours plus tard le soutien des présidents des 14 fédérations de la Cosafa  (Conseil des fédérations d’Afrique australe), une position qui avait crispé les relations entre la CAF et la Cosafa.

Jeuneafrique.com

Football : les hommages à Raymond Kopa se multiplient

mars 3, 2017

La mort du Français, Ballon d’or 1958, a suscité de nombreuses réactions dans le monde du football et ailleurs.

Après l’annonce de sa mort, vendredi 3 mars, à l’âge de 85 ans, les hommages à Raymond Kopa se sont enchaîné aussi vite que l’ancien footballeur multipliait les dribbles sur les pelouses, au sommet de sa carrière. « C’était comme un frère aîné, a commenté Just Fontaine, son ancien coéquipier en équipe de France, de deux ans son cadet. En 1958 [au Mondial], on partageait la même chambre, on passait des nuits à parler foot. Raymond avait du caractère, moi aussi, et ça a fait un duo magique. C’était la première légende du foot français, il est parti au Real, il a gagné trois Coupes d’Europe des clubs champions. Il dribblait et moi je marquais. C’était un dribbleur et tant qu’il n’avait pas fini, il ne donnait pas sa passe. Et j’étais toujours là quand il la faisait. »

Raymond Kopa lors d un entrainement le 16 janvier 1959

Raymond Kopa lors d un entrainement le 16 janvier 1959 Rue des Archives / © Rue des Archives/AGIP

Michel Hidalgo, son ancien coéquipier à l’époque glorieuse du Stade de Reims, avant d’être sélectionneur de l’équipe de France (1976-1984), a salué « un homme d’une qualité extraordinaire » et « l’un des plus grand noms du football français » . « La vie était facile avec lui. »

Lire aussi :   Raymond Kopa, figure du football français, est mort

En trois saisons au Real Madrid, Kopa a remporté trois fois la Coupe d’Europe (1957, 1958, 1959) et deux championnats d’Espagne. Entre 1956 et 1959, il a joué 103 matches avec le Real et inscrit 30 buts. Le club espagnol a observé une minute de silence lors de l’entraînement, vendredi. Sur le site du club, les Madrilènes ont présenté leurs condoléances, s’affichant « unis dans la douleur avec sa famille » et louant « un joueur à la technique exquise, avec une grande capacité à dribbler et à déséquilibrer l’adversaire en attaque ».

Le champion du monde français Zinédine Zidane, désormais entraîneur du… Real, souligne le rôle de précurseur de son prédecesseur, troisième de la Coupe du monde 1958 : « C’est lui qui nous a montré le chemin, c’est lui qui a ouvert la voie. Il est venu au Real Madrid à l’époque où ce n’était pas facile de venir dans un club comme celui-là. Il l’a fait de la plus belle des manières. Il a marqué son histoire. Avec sa disparition, on est très touché. »

« Journée très triste pour le football »

« A chaque fois qu’il est venu ici [en Espagne], il sentait le “cariño” [l’affection] de tout le monde, poursuit Zidane. (…) Quand il est venu au mois de janvier pour le Ballon d’or, à ce moment-là on a vu qu’il n’était pas très bien, que c’était plus difficile. » « C’est une journée très triste pour le football », a pour sa part commenté le président de la FIFA, Gianni Infantino.

Mais les hommages au Ballon d’or 1958 ne se sont pas limités au monde sportif. François Hollande a salué vendredi la mémoire de la « légende », qui « a inspiré bien des jeunes de son époque et qui suscite toujours la curiosité émerveillée des générations suivantes ».

« Il alliait l’intelligence du jeu à une technique remarquable », a ajouté le président de la République dans un communiqué, saluant « l’un des sportifs les plus admirés de France ».

Le premier ministre, Bernard Cazeneuve, a lui aussi salué la mémoire d’« un grand footballeur et un amoureux du beau jeu ».

Ce week-end, une minute de silence sera observée lors des rencontres de Ligue 1 et Ligue 2, en hommage à l’ancien milieu offensif.

Lemonde.fr

Ligue des champions : Kimpembe, un baptême du feu face au Barça

février 15, 2017

Pour son premier match européen, l’international français de 21 ans a plus que tenu son rôle de remplaçant du capitaine Thiago Silva, il a muselé l’attaque catalane.

Presnel Kimpembe au duel face à un Lionel Messi étouffé, le 14 février 2017.
Presnel Kimpembe au duel face à un Lionel Messi étouffé, le 14 février 2017. CHRISTOPHE SIMON / AFP

 

 

« C’est un rêve qui se réalise. » C’est Presnel Kimpembe qui le dit. Presnel Kimpembe ? A part les supporteurs du Paris-Saint-Germain, peu de Français avaient eu l’occasion de le voir jouer. Et encore moins en Ligue des champions. Pour cause, le jeune défenseur parisien de 21 ans n’avait encore jamais disputé de match européen avant la fameuse soirée du 14 février 2017.

Appelé à la rescousse au dernier moment après le forfait du capitaine Thiago Silva, blessé au mollet, il a vécu une soirée de rêve avec ses coéquipiers, le baptême du feu se transformant en feu d’artifice face au FC Barcelone, balayé 4-0 en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions.

En apprenant le forfait de l’expérimenté Silva, le trio infernal du Barça composé de Messi, Neymar et Suarez devait pourtant se frotter les mains à l’idée de s’amuser avec un bizut. Las. Avec l’autre Brésilien de la défense centrale parisienne, Marquinhos, le jeune Presnel, a parfaitement assuré l’intérim. Imprenable défensivement face à la redoutable attaque catalane, Kimpembe a réalisé une performance à l’image de son équipe : époustouflante. A l’issue de la rencontre, l’intéressé, peu habitué des micros, expliquait que sa « Saint-Valentin était sur le terrain avec les supporteurs, l’équipe, le staff, tout le monde ! On a senti beaucoup de chaleur au Parc aujourd’hui, c’était le plus important. » Comme s’il sortait d’un match comme les autres…

Issu du centre de formation du PSG

Comme son ami Adrien Rabiot, également virevoltant mardi soir, Presnel Kimpembe sort du centre de formation du PSG. Né à Beaumont-sur-Oise en 1995, il fait ses premiers pas de footballeur dans le petit club d’Eragny, dans le Val-d’Oise. En 2005, repéré par des recruteurs du PSG, il intègre le centre de formation. Il y fait ses classes, jusqu’à atteindre en 2013 les quarts de finale de la Youth League, l’équivalent de la Ligue des champions chez les jeunes. Toutefois, il peine à se faire une place avec les pros quand l’ami Rabiot multiplie les matchs en Ligue 1.

« J’ai toujours cru en moi. Toutes ces épreuves m’ont fait grandir et me donnent la rage aujourd’hui. Les gens n’imaginent pas la difficulté pour y arriver », dit-il aujourd’hui. Plus d’une fois, il aurait pu abandonner. Trop petit pour se mesurer aux grands attaquants, trop frêle pour tenir le poste de défenseur central… nombreux ont été les reproches entendus par le Francilien au bord du terrain au début de sa carrière. « J’ai galéré quand même. En préformation, je ne jouais pas beaucoup (…) Alors que tout le monde signait en pro, moi j’ai dû attendre la dernière année. J’ai vraiment eu du mal à décoller. (…) J’ai vécu au PSG des moments très difficiles. Ils ne m’ont pas fait de cadeau », expliquait-il à L’Equipe en début de saison.

« Thiago Silva m’aide énormément tactiquement »

Mais Presnel s’est accroché. Et progresse dans tous les domaines, technique ou physique. « A la fin de mes 19 ans, j’ai senti que je commençais à être présent. Physiquement [il mesure aujourd’hui 1,83 m], j’avais changé. Et j’avais une autre mentalité. » Laurent Blanc le lance dans le grand bain un soir d’octobre 2014, face à Lens (3-1), afin de reposer les cadres Thiago Silva, Marquinhos et David Luiz. Qui le lui rendent bien : « David Luiz m’a pris sous son aile. Il m’a aidé à être ce que je suis aujourd’hui. A la fin des entraînements, il me faisait bosser (…) Thiago Silva, lui, m’aide énormément tactiquement, à travers des vidéos. Ils sont derrière moi. Ce sont de bons mecs. »

 

Presnel Kimpembe le visage fermé avant son tout premier match de Ligue des champions face au FC Barcelone, le 14 février 2017.
Presnel Kimpembe le visage fermé avant son tout premier match de Ligue des champions face au FC Barcelone, le 14 février 2017. LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

 

 

Tout bascule durant l’été 2016. Alors que Marquinhos et Thiago Silva (déjà) sont indisponibles, il forme la charnière centrale parisienne aux côtés de David Luiz pour les premiers matchs de championnat. Ses prestations sont propres. On découvre un joueur qui aime le combat, en plus d’être juste techniquement. Depuis le début de la saison 2016-2017, il a déjà été titularisé à quinze reprises, dont les deux derniers matchs du PSG, face à Lille (2-1) et à Bordeaux (0-3), qui lui ont permis de définitivement gagner la confiance du vestiaire parisien. Et de recevoir l’hommage du latéral belge Thomas Meunier : « Presnel a cette élégance, cette facilité, c’est vraiment un joueur moderne, il veut toujours construire de derrière. » Idée partagée par l’expérimenté Maxwell, 35 ans, qui, dès le début du championnat, vantait son « énorme avenir ».

Kimpembe attend désormais sa première sélection avec les Bleus

Face au trident catalan, le défenseur a impressionné par sa sérénité. A aucun moment, il n’a donné l’impression de paniquer. « Je tiens à lui faire une mention spéciale, a lancé après le match Patrick Kluivert, le directeur du football du PSG. Il sort du centre de formation du PSG, un jour avant il apprend qu’il sera titulaire contre Barcelone et il a montré ses qualités en faisant un très grand match. » Un véritable test passé haut la main, qui n’a pas laissé de marbre son binôme d’une soirée hors du commun : « Tout le monde connaissait ses qualités, son talent. Aujourd’hui, il l’a démontré en Ligue des champions (…) Jouer face au FC Barcelone avec une ligne d’attaque Messi, Suarez et Neymar en face, ce n’est pas facile (…) Toute l’équipe est contente pour lui, pour le match qu’il a fait aujourd’hui », a déclaré un Marquinhos sous le charme.

Déjà dans les petits papiers du sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, qui avait fait appel à lui pour remplacer Eliaquim Mangala en octobre 2016, face à la Bulgarie et aux Pays-Bas en éliminatoires du Mondial, Presnel Kimpembe attend désormais sa première sélection avec les Bleus. Sa prestation face au Barça le rapproche un peu plus d’un autre rêve.

Lemonde.fr par Léo Anselmetti

 

Football : Didier Drogba en route pour le Brésil ?

janvier 16, 2017

L’Ivoirien Didier Drogba, lors de sa présentation à Montréal. © Paul Chiasson/AP/SIPA

L’international ivoirien Didier Drogba, 38 ans, est en discussion avancée avec le club brésilien le Sport Club Corinthians Paulista de Sao Paulo. Il pourrait bien y jouer pour la saison 2017.

Sans contrat et sans club depuis son départ en décembre dernier du club canadien de l’Impact de Montréal, qui évolue dans le championnat nord américain MLS, Didier Drogba était en vacances à Abidjan, avec le Gabonais Daniel Cousin et le Camerounais Samuel Eto’o fils en décembre. Eto’o et Drogba sont même allés saluer le président Alassane Ouattara à Assinie, le 1er janvier.

Même s’il s’accorde des congés bien mérités, Didier Drogba cherche activement un nouveau club. Il a bien fait des appels de phares à l’Olympique de Marseille − le club où il est devenu une star pendant la saison 2003-2004 − mais la porte a vite été refermée par Rudi Garcia, l’entraîneur du club phocéen.

Finalement, le joueur pourrait bien évoluer d’ici peu avec les gagnants du championnat brésilien lors de la saison 2015 : les Corinthians.

« Depuis quelques temps, des discussions étaient en cours avec les Brésiliens de Corinthians pour un contrat de six à douze mois. Drogba attendait un retour qui semble être favorable » explique un proche du footballeur qui reste vague sur le montant du contrat. La presse brésilienne confirme.

Les exigences de Drogba acceptées

Lors d’une récente conférence de presse donnée à São Paulo, Flavio Adauto, le directeur sportif des Corinthians a de fait évoqué, être en négociations avancées avec le joueur.

« Les Corinthians ont pris connaissance hier [vendredi 13 janvier ] des exigences de Drogba, qui ne sont pas excessives, et ont envoyé une proposition ferme au représentant du joueur, disant qu’elles étaient acceptées », a-t-il développé.

L’ancien sociétaire des blues de Chelsea FC avait été tenté de retourner dans le club londonien fin 2015 pour intégrer le staff, mais ses obligations contractuelles avec le canadiens de l’Impact avait contrarié ce projet de retour.

En cas de signature de Drogba chez les Corinthians, il sera l’un des rares Africains à évoluer dans le championnat brésilien.

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu

Football : yes, la CAN !

janvier 14, 2017

Des supporters Ethiopiens pendant le match contre la Zambie, le 21 janvier 2013. © Armando Franca/AP/SIPA

Nous y sommes. Enfin ! Le 14 janvier à 16 heures (GMT), le coup d’envoi de la première rencontre de la Coupe d’Afrique des nations 2017 a été donné au stade de l’Amitié de Libreville.

Les Gabonais ont pu pousser un soupir de soulagement, tant les derniers mois n’ont pas été de tout repos. Appels au boycott de l’opposition, chantiers en retard, invalidation par la Confédération africaine de football du stade omnisports Omar-Bongo, à Libreville…

Les couacs et les embûches, dont certaines venues d’Algérie, qui aurait volontiers récupéré la compétition, n’ont pas épargné les organisateurs. Mais ils n’ont pas suffi à priver le Gabon de sa grand-messe. C’eût été cruel : alors que la Guinée équatoriale n’avait eu en 2015 que quelques semaines pour se préparer, le Gabon planche sur sa copie depuis deux ans.

Organisation démentielle pour un événement exceptionnel

Huit mille personnes enrôlées au sein du Comité d’organisation (Cocan), deux stades construits, à Oyem et Port-Gentil, et de multiples travaux effectués dans le secteur hôtelier… Les Gabonais ont amélioré leur « brouillon » de 2012 pour mieux affirmer leur capacité à accueillir de grands événements sportifs internationaux. Avec la Tropicale Amissa Bongo, en cyclisme, ou le marathon du Gabon, ils ont pu se faire la main. Avec la CAN 2017, ils espèrent marquer les esprits et faire vibrer les stades sous les olas des supporters.

Moyennant des places à partir de 500 F CFA (0,80 euro), nul ne doute que l’enceinte du stade de l’Amitié sera bondée, le 22 janvier, pour ce qui fait figure de derby d’Afrique centrale, la rencontre entre les Gabonais et les Camerounais. Mais le sera-t-elle également lors du match entre le Zimbabwe et la Tunisie le lendemain ? Rien n’est moins sûr. Le comité d’organisation n’a cependant pas trop d’inquiétude à avoir.

Du haut niveau pour 2017

Pour son 60e anniversaire, la CAN présente en 2017 un plateau sportif de très haut standing et affiche un niveau technique global sans précédent. Bien sûr, certains poids lourds ont échoué à se qualifier, comme le Nigeria ou la Zambie. Les nostalgiques iront même jusqu’à regretter les Yaya Touré, Didier Drogba, Samuel Eto’o ou George Weah, ces superstars qui ont si bien su faire chavirer les foules surchauffées des éditions précédentes.

Mais, s’il est impensable d’oublier ces aînés, faut-il pour autant sous-estimer leurs potentiels successeurs et les croire incapables de gestes de grande classe et de chevauchées époustouflantes ? Avec le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et l’Algérien Riyad Mahrez, pour ne citer qu’eux, ce serait une grossière erreur. Autant l’assumer : le football africain peut se targuer d’aligner sur ses pelouses deux des phénomènes de l’année 2016, encensés en Allemagne et en Angleterre. Et bon nombre de jeunes pousses pourraient bien profiter du climat tropical pour éclore.

Un rendez-vous qui unit l’Afrique

Quant au suspense, il s’annonce haletant ! Le tableau a rarement eu aussi fière allure : la Côte d’Ivoire, décidée à défendre son titre, le Gabon, qui rêve d’un dernier carré jamais atteint, l’Algérie, le Sénégal, la RD Congo, la Tunisie… Sans même compter l’éternel Ghana, la revancharde Égypte ou l’outsider burkinabè, le jeu des pronostics a des allures de casse-tête chinois ! Il ne sera résolu que le 5 février, au soir de la grande finale.

Sonnera alors l’heure du bilan. Des affaires de prime seront sans doute sur le point d’éclater, le politique aura certainement tenté de s’immiscer dans les débats, et les querelles de vestiaires n’auront pas manqué de fleurir. Mais, surtout, de la Tunisie au Zimbabwe, chaque foyer, maquis ou café aura vibré, pleuré et chanté. Dans les rues d’Alger, de Bamako et de Kinshasa, c’est cette CAN un temps menacée qui aura fait battre le cœur des gamins rêveurs. Et c’est bien le plus important.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Féru d’infographies et de réseaux sociaux, journaliste spécialiste des droits de l’homme. Il travaille aussi sur le Cameroun et le Gabon.

Football: Un espoir français en garde à vue pour une agression très grave

décembre 9, 2016

Le joueur de Reims Antoine Conte se trouve actuellement en garde à vue, rapporte la radio Europe 1.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue. Image: AFP

Antoine Conte, défenseur de 22 ans formé au PSG, se trouve en garde à vue après une violente agression, relate Europe 1 sur son site internet.

Le joueur de Reims en Ligue 2, présent dans toutes les sélections juniores de l’équipe de France, a poursuivi sa compagne dans la rue après une dispute. Il a continué à la frapper avant qu’un jeune homme de 19 ans ne s’interpose.

Hors de lui, Antoine Conte est allé chercher une batte de baseball pour frapper le jeune homme à la tête. Ce dernier souffre d’une hémorragie cérébrale et se trouve entre la vie et la mort selon la radio français. (Le Matin)

Lematin.ch (Créé: 09.12.2016, 09h04)

Football: L’Atlético Nacional sur le point d’offrir le titre à Chapecoense

novembre 29, 2016

Le monde du football se mobilise pour honorer la mémoire des disparus. Six passagers, dont quatre joueurs du club brésilien, ont été sortis vivants de la carcasse.

C’est un geste de classe que s’apprête visiblement à faire l’Atlético Nacional, après le crash de l’avion transportant le club brésilien de Chapecoense ayant fait 75 victimes.

Alors que la finale de Copa Sudamericana qui devait opposer les deux équipes (match aller ce mercredi à Medellin) a été logiquement suspendue par la Conmebol, la formation colombienne aurait demandé à l’instance d’attribuer le titre à son adversaire, selon plusieurs médias.

Six survivants dont quatre joueurs

Le joueur brésilien de 27 ans Alan Ruschel avait été le premier des six survivants du crash à avoir été acheminé à l’hôpital San Juan de Dios, à La Checa (Colombie), une commune proche du lieu de l’accident.

Le défenseur souffrirait de fractures multiples, notamment au bassin, et de lacérations sur la tête, ainsi que d’un traumatisme crânien. Mais il était conscient et aurait demandé à ce que l’on «garde précieusement son alliance de mariage» à son arrivée à l’hôpital.

Trois de ses coéquipiers ont également survécu au crash, même si la plupart souffrent de sévères traumatismes qui engagent leur pronostic vital. Il s’agit du gardien Danilo, de Jackson Follmann et de Hélio Hermito Zampier Neto. Alan Ruschel. Les deux autres survivants sont une hôtesse de l’air et un des nombreux journalistes qui accompagnaient la délégation brésilienne.

Tragédie sur la planète football

Trois jours de deuil national ont été décrétés au Brésil. Le vice-président de Chapecoense, Ivan Tozzo, a réagi sur SportTV, du groupe brésilien Globo, déplorant une «telle tragédie». Ses joueurs se rendaient à Medellin pour y affronter l’Atletico Nacional dans le match aller de la finale de la Copa Sudamericana, deuxième plus grande compétition de clubs d’Amérique latine.

Le directeur de l’Aviation civile, Alfredo Bocanegra, a précisé que parmi les passagers se trouvaient «22 footballeurs, 28 accompagnants et membres de l’équipe technique, 22 journalistes».

La fédération Conmebol a annoncé que la finale avait été suspendue, et le congrès de l’organisme du football sud-américain prévu ce mercredi à Montevideo reporté. Le président de la Conmebol, Alejandro Domínguez, était en route pour Medellin, selon un communiqué.

Les plus grands clubs de football du monde, tels le Real Madrid, le FC Barcelone ou Manchester United ont réagi en envoyant «leurs pensées» pour les victimes de la catastophe, dans des communiqués. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a évoqué «un jour très triste pour le football.»

Juan Carlos de la Cuesta, président du club Atletico Nacional, qui s’est rendu sur les lieux, a pour sa part déploré une «si grande tragédie», et exprimé, sur radio Caracol, sa «solidarité pour soutenir le club Chapecoense et les familles».

Le modeste club Chapecoense avait supris le football latino-américain en arrivant en finale de la Sudamericana pour la première fois de son histoire, après avoir éliminé en demi-finale la puissante équipe argentine de San Lorenzo.

 

(Le Matin.ch Créé: 29.11.2016, 15h06)

Football : décès de l’ancien international ivoirien Laurent Pokou

novembre 14, 2016

L’ancien attaquant international ivoirien Laurent Pokou, figure emblématique du football africain qui avait également brillé au stade rennais, est décédé à l’âge de 69 ans, a annoncé ce dimanche le club breton sur son site internet.

Considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du football ivoirien, il a longtemps détenu le record de buts inscrits en Coupe d’Afrique des nations. Ceux qui l’ont connu se souviennent de lui comme d’un footballeur d’instinct. On le savait malade, mais sa disparition a plongé le monde du football ivoirien dans la consternation.

C’est une figure du football ivoirien qui s’est éteinte. Dimanche soir, l’ancien attaquant des Éléphants, Laurent Pokou, est décédé à l’âge de 69 ans. Le quotidien français Ouest France précise que le joueur est décédé à la Polyclinique internationale de Cocody, à Abidjan.

L’information avait été dévoilée un peu plus tôt par le stade rennais, l’un des clubs qui a vu l’attaquant briller sous ses couleurs. Le club breton a rendu hommage à son ancien joueur, auteur de 52 buts en 82 matchs sous le maillot rouge et noir.

Une légende de la sélection ivoirienne

Mais c’est avec sa sélection que Laurent Pokou s’est le plus distingué. L’attaquant a en effet marqué l’histoire des Éléphants, mais aussi du football continental : il est resté pendant plusieurs décennies le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations avec 14 réalisations, six en 1968, huit en 1970.

Laurent Pokou, l’enfant de Treichville, ne verra pas les Eléphants de Côte d’Ivoire défendre leur titre l’hiver prochain, lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017 au Gabon.« C’est une grande douleur pour le pays. Il a marqué non seulement l’histoire du football ivoirien, mais également celui de l’Afrique.»

Laurent Pokou (maillot foncé) lors d’un Côte d'Ivoire-Tunisie en 1973.

Laurent Pokou n’a jamais gagné la CAN, une compétition qui lui a pourtant permis de se faire connaître au niveau international. Et de s’exiler sur le tard, à 27 ans seulement, car les autorités ivoiriennes ne voulaient pas le laisser partir. A l’époque, le football n’était que semi-professionnel dans le pays. Francis Ouégnin, vice-président de l’ASEC Mimosas, le grand club d’Abidjan où le prodige a passé dix ans de sa vie (1966-1973 et 1979-1982), raconte : « On faisait tout pour lui offrir les meilleures conditions de vie et il avait un bon salaire. Pokou, ce sont des titres de champion, des coupes de Côte d’Ivoire, beaucoup de buts, mais aussi un style de jeu très spectaculaire. Il était capable de faire des choses incroyables avec le ballon. Les gens se déplaçaient pour le voir. Quand un derby ASEC-Africa Sport était programmé à 16 heures, le stade était plein à midi ! »

Il quitte la Côte d’Ivoire à 27 ans

L’attaquant a finalement signé son premier contrat professionnel avec le Stade rennais en 1974. Bientôt surnommé le « Duc de Bretagne », Pokou a inscrit quarante-six buts en quatre saisons, malgré des blessures à répétition. Bertrand Marchand, qui fut son coéquipier à Rennes avant d’entamer une longue carrière d’entraîneur et de sélectionneur, notamment en Tunisie et au Maroc, était aux premières loges pour observer le talent de l’Ivoirien. « Pour lui, le foot était avant tout un plaisir. Il adorait les matches. Il pouvait gagner des rencontres à lui tout seul. C’était vraiment un footballeur qui avait du génie. Il venait de Côte d’Ivoire, où il s’entraînait deux ou trois fois par semaine, et quand il est arrivé en France, il s’est adapté aux séances quotidiennes, même s’il a plusieurs fois été blessé. C’était aussi un mec joyeux, qui aimait la vie, tout simplement. »

Il n’a été détrôné qu’en 2008, par un autre grand du foot africain : Samuel Eto’o, auteur de 16 buts en phases finales de la CAN. Autre fait d’armes notable, il est le seul joueur à avoir inscrit un quintuplé en phase finale de la CAN. C’était en 1966, à Asmara, contre l’Éthiopie. Ces performances avaient même valu à Laurent Pokou d’être adoubé par Pelé en personne. L’attaquant brésilien avait déclaré : « Jai trouvé mon successeur. Il s’appelle Laurent Pokou. Il n’a qu’un défaut, il n’est pas Brésilien. »

Laurent Pokou salue le président du Stade Rennais, Alfred Houget, en 1977.

Si l’attaquant ivoirien n’a pas autant marqué l’histoire de son sport que Pelé, il peut se consoler. Aujourd’hui, de nombreux amoureux du football le pleurent, de la Côte d’Ivoire à la Bretagne.

Après un passage manqué à Nancy (1977-septembre 1978), où il enchaîne les blessures et doit faire face à la concurrence, Laurent Pokou repasse par Rennes. Mais son retour en Bretagne se termine mal. En décembre 1978, il assène un coup de pied à l’arbitre lors d’un match de Coupe de France et est suspendu par la Fédération française de football (FFF), ce qui précipitera son retour à l’ASEC. Il y jouera encore trois ans, le temps de disputer une dernière CAN en 1980, passera par le RS Ayama, un modeste club d’Abidjan qu’il a fait monter en division 1 en 1983, et mènera ensuite une courte carrière d’entraîneur. « Le roi Pelé disait de lui le plus grand bien. Il a marqué les esprits en Côte d’Ivoire, en Afrique et en France », résume Kouadio. La date des funérailles de Laurent Pokou, marié et père de cinq enfants, n’est pas encore connue.

Jeuneafrique.com avec AFP et Lemonde.fr par Alexis Billebault